Restauration d'une charrue traînée
International Harvester F8 - 3-socs






Ce que je considerais au départ comme un petit travail, (voir partie 5 Restauration de mon Super BWD-6), était en fait un boulot beaucoup plus important.

D'abord, j'ai commencé par demonter les plus petites pièces, telles que les disques et la roue arrière.
Puis, après avoir pulvérisé un détergent très fort sur la charrue, je l'ai nettoyée très intensément à haute pression afin d'enlever le plus possible la rouille, la graisse et autre saleté.
Cela donnait un résultat très satisfaisant, de sorte qu'un sablage n'était plus nécessaire. J'avais peur de la faire sabler, et d'avoir ainsi du sable dans les coussinets et les articulations, ne sachant pas encore à ce moment ce qui serait démontable ou non. Ce qui, par la suite, s'avéra une sage décision.
 
 

Après, c'était l'inspection générale de toute pièce tournante ou articulante.
Au démontage des disques, j'ai constaté que les boulons autour desquels les disques tournaient, étaient fort usés. Pareil pour les moyeux des disques. Une fois que toute la graisse durcie et la rouille étaient enlevées, il y avait trop de jeu.
J'ai donc rectifié tous les moyeux au diamètre 16.5, et puis fabriqué 3 nouveaux axes Ø16, de sorte que les disques tournent maintenant sans jeu.
Apparemment, un des disques a touché une grosse pierre, et le propriétaire précédent l'a très mal réparé: le disque a sauté, et le moyeu également. Il a soudé tout simplement les deux pièces, mais à cause de cela, le disque s'est ondulé, et n'est donc plus redressable. La fourche pivotante qui porte le disque est aussi cassée au niveau de l'articulation, et l'arbre est légèrement plié. Les pinces de l'arbre sont également endommagées. En fait, tout l'ensemble est en mauvais état.




Après, c'était la roue arrière, qui a plusieurs fonctions. C'est une roue pivotante, qui sert aussi pour lever la charrue au bout de la ligne. Elle donnait une très mauvaise impression: Le chapeau du moyeu était cassé, de sorte que la terre pouvait y entrer librement et le graisseur était parti. Les conséquences étaient donc prévisibles: l'arbre était mangé à l'arrière d'une dixaine de millimètres, et le moyeu également de quelques millimètres.
D'abord, j'ai donc soudé l'arbre le mieux possible, puis je l'ai rectifié à la meuleuse. Etant donné la forme particulière de l'arbre, il n'y avait pas moyen de le rectifier (Ø38.1 = 1"1/2) dans un tour.
Le moyeu même, je l'ai agrandi à l'intérieur, afin de pouvoir y mettre deux coussinets en bronze à l'avant et à l'arrière, de sorte que le jeu est redevenu acceptable maintenant.
Bien sûr, j'ai réparé également le chapeau, et puis repercé le canal pour le graisseur qui était complètement bouché.
 
 




Je voulais également mettre des coussinets en bronze dans le moyeu de pivotage, mais je ne parvenais pas à démonter le grand écrou courrone en haut, au dessus du ressort, même pas après un bon échauffement. Forcément, j'ai dû laisser cela dans l'état où il était, et je devais me contenter de libérer le canal pour le graisseur et d'y mettre le graisseur manquant.
Comme la roue sert aussi à lever la charrue au bout de la ligne, l'ensemble pivote autour d'un boulon, traversant les deux tôles qui tiennent la roue. Le boulon était grippé dans le moyeu, de sorte que les trous dans les tôles étaient aussi fort usés. J'ai dû souder 2 petites buselures dans les trous pour y avoir de nouveau la bonne mesure.
Sans doute parce que la roue pivotait difficilement lors des manoeuvres au bout du champ, les deux tôles étaient tordues, ce qui plaçait la roue dans une très mauvaise position. Après redressage des tôles, cet inconvénient avait disparu.




Restaient maintenant encore les deux roues avant. La roue gauche, où se trouve également le système de relevage, était en bon état. Là il suffisait d'un nettoyage et d'une petite rondelle pour limiter un peu plus le jeu du levier qui commande le système de relevage.
Seulement, j'ai eu une mauvaise surprise en démontant le chapeau anti-poussière de la roue. Ce chapeau est fabriqué en fonte, et a un filetage gauche (pour ne pas qu'il se déserre lors du travail). Suite à une faible force pour l'enlever, il a cassé tout de suite. J'ai donc dû en fabriquer un autre.
Pour la roue droite, j'ai chauffé tout de suite le chapeau pour ne pas le casser également. J'ai pu ainsi le retirer très facilement. Mais cette roue-là avait beaucoup plus de jeu: c'était le moyeu qui était usé à l'intérieur. L'arbre était peu touché.
Comme la roue était trop grande pour la prendre dans un tour, j'ai dû corriger le diamètre intérieur à la main, afin de pouvoir y mettre un coussinet en bronze. Cela m'a pris beaucoup de temps.

Techniquement, tout me semblait maintenant acceptable, et je pouvais donc commencer le travail préparatoire pour peindre la charrue. Comme elle était déjà bien dérouillée au nettoyeur à haute pression, et que la plupart de la charrue était bien accessible à la meuleuse, ce travail était fini en une seule journée.
Ce qui me frappait c'était le grand pourcentage de restants de couleur bleue, mais je n'arrivais pas à trouver un sytème; il y avait plusieurs pièces égales qui avaient une couleur différente. J'avais déjà remarqué sur le site 'les Tracteurs Rouges', dans le rubrique 'Catalogues', que les deux couleurs apparaissaient pour les charrues, mais la plupart sont tout de même rouges.
Alors j'ai peint la charrue entièrement en rouge, sauf les roues, qui sont en blanc RAL-1015. J'ignore si cette composition de rouge et blanc est la bonne.
 
 





Afin de pouvoir transporter ma charrue, même pour aller aux champs de mon frère ou beau-frère, il me fallait aussi une remorque. Cette remorque, je voulais la construire de façon que je pouvais l'atteler non seulement derrière mon tracteur, mais aussi derrière ma voiture. Pour cela, il fallait que le poids de l'ensemble de charrue et remorque ne dépassait pas le 750 kgs, sinon j'aurais du demander une 'plaque remorque', et payer le taxe et l'assurance y attaché. Après quelques essaies et avec un peu de chance, j'ai y suis réussi; j'ai même 10 kgs de reserve.





Carl DEVLIES.
Wevelgem, 18/07/2004.
 

Voici le réportage d'un évennement organisé par un collègue collectioneur que j'ai très bien apprécié.
Lui et son père nous offraient un champs où l'on pouvait démonstrer nos outils. J'étais présent bien sûr, avec ma charrue.
Voir Labourer à Béselaere, (seulement en Néerlandais malheureusement)
 

Mon premier concours, c'était en 2005, à Hoogstaden, près de Furnes. (Seulement en Néermandais).
 

Un autre évènement qui me plaît toujours bien, c'est celle des Fêtes des Moissons à l'Abaye de Bonne-Espèrance chacque année à la fin du mois d'août.
 


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