-- 3ième Partie --
Voici, comme promis, la suite de la restauration:
Bien que, l’année passée, j’espérais que Saint-Nicolas m’apporterai certains pièces pour la restauration ou l’éclairage, j’ai du constater une fois de plus que l’homme sage n’a pas trouvé le chemin vers moi, ni vers la ferme de mon frère, où mon tracteur est stocké.
Après octobre 2002, fin de la
2ième partie de mon relais, j’avais la chance de pouvoir faire
un petit travail utile à la ferme, pendant la récolte des
pommes de terre. Puisque le tracteur ne dispose pas d’un relevage, ce n’est
pas si évident de trouver un travail qui est un peu plus dur que
de rouler sur le chemin. C’aurait été bon pour roder le moteur
sous charge, mais j’ai du arrêter très vite cet entreprise.
Dès que la température de l’huile montait
un peu plus, il y avait la pression d’huile qui chutait énormément,
si fortement qu’il ne m’en restait encore à peine en dessous de
900 tours.
J’ai vérifié tout de suite les 2 bielles les plus endommagées avant la restauration, mais je ne pouvais constater rien d’anormale. Ensuite, j’ai vérifié une fois de plus la pompe d’huile: elle était usée, je le savais d’ailleurs depuis le début de la restauration, mais je croyais qu’elle pouvait servir....

Peut-être que la soupape de sécurité
restait coincée: apparemment non, mais je l’ai donné tout
de même un coup de rodage, et puis remonté la pompe.
En même temps, j’ai fait la vidange: il y avait
un peu de poudre de métal dans le carter, suite à la rodage.
Entre-temps, il était temps pour le repos d’hiver du tracteur; aller se promener sans cabine sur le tracteur n’était plus agréable. Puis, il devait rentrer de nouveau dans son abri, où il a resté pendant 18 ans, et là, il ne pouvait plus sortir une fois que tous le pommes de terre étaient arrachés et stockés.
Avec de grands entre-temps, et un peu selon la température dans l’abri du tracteur, je montait l’éclairage. J’ai opté pour un éclairage réglementaire, plus tôt qu’un éclairage d’origine: pour se promener sur des routes, il vaut mieux qu’il soit en ordre et réglementaire.

Le 12 janvier, le tracteur pouvait sortir en compagnie
d’une dizaine de d’autres collectionneurs de la région, pour la
bénédiction annulaire des tracteurs à Rolleghem-Courtrai.
Si je ne pouvais pas avoir confiance en Saint-Nicolas, peut-être
Saint-Antoine monterait-t-il plus d’intérêt: tout aide est
bon pour sauf garder mon tracteur.
Il y avait juste assez de place libre dans l’hangar des
pommes de terre pour sortir mon tracteur, et c’était une sortie
très froide, mais le ‘hutsepot’ bouillant, ainsi que l’ambiance
très chaleureuse nous rendait très vite la bonne température.
Les autocollants étaient déjà collés,
et les nouveaux instruments mis. Cela me rappelait qu’il me faillait encore
un thermostat. L’éclairage était installé également,
mais l’électricité n’était pas encore branchée.
A une température extérieure de 2 ou 3
degrés, l’huile du moteur n’avait pas de chance de chauffer, donc
pas de problèmes de pression à ce moment.
Au début de la saison, le faisait de nouveau un petit travail avec le tracteur, et très vite, les mêmes problèmes de pression d’huile se montraient de nouveau. Une autre inspection des coussinets ne montrait pas de dégâts, ce qui me faisait conclure que la pompe était donc trop usée tout de même. Finalement, cela n’est pas si étonnant, si on considère le nombre de litres d’huile de vidange qu’elle a pompée et la crépine d'aspiration colmatée. La pompe n’était plus réparable.
Entre-temps, depuis plusieurs mois, j’avais du contact
par email avec Ludo
JOIRIS , qui habite CORBREUSE, une 30-aine de kilomètres en
dessous de Paris.
Ludo possède – entre autre - également
un tracteur pareil, et pour le restaurer, il s’est servi de beaucoup de
pièces d’un Farmall qui n’était plus restaurable.
De tracteur de Ludo JOIRIS, magnifiquement restauré.
Il pouvait me fournir une telle pompe d’huile. Il avait
également le chapeau rond du filtre à air, la plaque en bas
près du volant et les lamelles devant le radiateur, ce qui rendait
la restauration complète.
J’ai reçu un accueille chaleureuse chez lui, et
avec tous ces pièces tant désirées pour compléter
la restauration, cela valait bien le trajet de 650 Kms aller et retour.
Pour ceux qui y sont intéressé, il y a
encore d’autres pièces de disponible, entre autre un vilebrequin,
un train avant large, pompe d’injection (à régulateur pneumatique
?), … Ludo les vend à un prix raisonnable pour les vrais collectionneurs.
Peu à peu, l’électricité de l’éclairage
atteindrait sa finition. Juste avant qu’il soit complet, je constate tout
d’un coup que la dynamo Lucas refuge tout service. J’avais apporté
un autre de chez Ludo, mais celui n’était pas mieux que le mien.
Les deux avait le coussinet en arrière - une bague en plastic –
usé, de sorte que le rotor a frotté contre le bobinage extérieur,
causant ainsi des courts circuits dans le rotor.
Le rotor devait être rembobiné, mais cela
me coûtait trop cher. J’ai préféré installer
un alternateur, qui donne plus de puissance, et qui est aussi plus fiable.
Il faillait donc construire un autre support, ce qui
m’a occupé pendant toute une journée, surtout que je souhaitait
qu’il soit bien camouflé dans le capot de moteur pour ne pas endommager
l’aspect original du tracteur.
Ensuite il fallait changer la polarité du système
complet : comme cela convient à un bon Anglais toujours contrarier,
il y avait d’origine le ‘+’ à la masse, ce qui ne convenait pas
avec l’alternateur Bosch que j’étais en train de placer.
Comme j’avais une bougie de préchauffage en mauvais état, et des problèmes au niveau de la résistance de contrôle dans le tableau (d’ailleurs très difficile à trouver), j’avais décidé de les changer par des bougies 12 V, accouplé en parallèle. Je les avais trouvé par Internet en Angleterre, chez K. J. Lutkin.

Il faut les monter avec une adaption. Prenez soin de bien nettoyer le filetage (3/4" UNF), sinon vous casserez les bougies pendant le montage ; je parle d’expérience !

Dans le trou dans le tableau où il y avait la résistance
de contrôle, j’ai mis une clé de contact, qui sert en même
temps pour l’éclairage. Le bouton d’origine pour l’éclairage
a été enlevé (il était grippé depuis
que je connaît le tracteur), et dans ce trou-là, je pouvait
monter un compteur d’heures VDO. Certains tracteurs ont en option un compteur
d’heures en arrière de la pompe d’injection, mais cela n’était
pas le cas pour le mien.
Cela fait que l’éclairage, le tableau et le système
d’électricité ne sont plus comme d’origine, mais enfin, soit
: je trouve ça plutôt des détails.

L’éclairage, surtout en arrière, je le trouve
moi-même moins réussi : cela n’a pas du tout amélioré
l’aspect du tracteur, mais, bon, il le fallait pour qu’il soit réglementaire.
D’ailleurs, il n’est pas si évident que ça
de placer quelque chose de bonne et belle sur des gardes boue si bombés,
tout en prendre soin qu’on puisse encore monter sur le tracteur, ce qu’on
doit faire obligatoirement par derrière.
Heureusement, les autocollants ont bien amélioré
l’aspect général du tracteur, ce qui fait que je suis néanmoins
très content du résultat.

Ce qui m’a posé aussi bien de problèmes,
c’était le réservoir de carburant, qui était à
l’intérieur fort enrouillé, suite à son séjour
de 18 ans - avec le réservoir presque vide ! - dans l’abri non utilisé,
par moments fort humide.
J’espère que maintenant, après un nettoyage
très profond, à la laine glacée et nettoyeur haute
pression, ce sera fini.
Carl DEVLIES, Wevelgem, 31 mai 2003.