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| Retour au projet 'Val' | Etapes de la construction |
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Le premier vol a eu lieu le 22 février 2005. L'avion était presque fini, mais je ne comptais pas voler ce jour-là car la météo n'annonçait rien de bon...
Le matin pourtant, grand soleil! Je mets tout à charger et je termine de monter les servos à toute vitesse.
Après trois heures de précipitation, je suis sur le terrain. Un léger vent souffle complètement de travers mais la visibilité est bonne et il ne gèle pas.
Test radio? Avec et sans moteur: OK. Centrage? Euh... avec le vent, pas facile à contrôler. De toutes façons, les accus sont au plus loin vers l'avant.
Il doit être bien centré, enfin je crois...
Un essai de taxi pour voir si le moteur tire bien. Waaow! Le Twister 60 est en forme et l'hélice 13x8 APC fait bondir l'avion malgré l'herbe irrégulière. La roulette semble très efficace. Je respire un grand coup et pousse doucement le 'manche des watts'. Le Val accélère rapidement dans l'axe. Il faut très peu de pied à droite pour le maintenir en ligne. Je lui laisse avaler trente mètres de piste puis tire tout doucement... C'est alors que le paisible bombardier monte en chandelle comme un 3D! Panique, manche à piquer et le voilà le nez dirigé vers la planète! Au gré des montagnes russes, je parviens à lui faire prendre son altitude de sécurité. De grosses embardées ont mis l'avion en vent arrière, les ailerons fullspan sont aussi très sensibles. Alors qu'il a tendance à monter comme un fou, deux crans de trim vers le bas le rendent piqueur... Je parviens à le remettre à plat, mais il vole queue basse. Il est maintenant bien placé pour une approche, je décide d'abréger la torture...
Retour au hangar... Le verdict est clair: centrage trop arrière. A l'atelier, je mesure 36% de la corde à la jonction d'aile... Il faudrait 30 à 33%, ce qui fait 10,8 à 12cm du bord d'attaque. Je décide d'ajouter une cale en balsa pour pouvoir avancer les accus à la limite du moteur. En cas de choc, la cale les fera glisser au-dessus de la cage, enfin j'espère... L'avant du capot-moteur reçoit 150gr de plomb et l'accu de réception NiCd déménage dans le compartiment avant. Avec tout ça, l'avion pèse 4.140gr et il est centré à 32%. Ca devrait aller pour le deuxième essai... Recommandations Suite à cette mésaventure, je vous recommande d'adopter une structure ultralégère pour l'empennage. La mienne est il est vrai un peu 'béton'. Il devrait être possible de gagner une trentaine de grammes bien placés. Par ailleurs, si vous n'êtes pas puriste, un allongement du nez de quatre centimètres serait le bienvenu. Il permet de voler sans plomb, même avec des accus plus légers que les miens (1.050gr tout de même!). Le plan à télécharger contient désormais aussi la version allongée.
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L'avion a été fort endommagé peu après sur faute de pilotage. Je l'ai reconstruit en allongeant le nez.
Cela a permis un centrage à 30% de la corde à l'emplanture sans ajout de plomb. Compte tenu de la légère flèche inverse, cela correspond à 1/3 de la corde moyenne. Le comportement en vol est dès lors excellent.
C'est un tout autre avion qui a repris son envol: docile et assez facile à piloter. Cela me permet de vous livrer ce carnet de vol...
Il faut un peu de pied à droite mais la large voie permet de garder facilement l'axe au décollage. Le train est peu suspendu et l'avion sautille sur les irrégularités de la pelouse. Un décollage en dix mètres est possible, mais il vaut mieux accélérer lentement et décoller à 2/3 des watts, ce qui est plus réaliste. À fond, le taux de montée est excellent, comme celui de l'avion réel. Vol normal Je conseille un débattement modéré aux ailerons et à la profondeur, qui sont très efficaces. L'Aichi Val peut voler très lentement. Il freine bien grâce à la grande hélice et l'utilisation de volets n'est pas nécessaire. Le décrochage est classique et facile à récupérer. Plein pot, l'avion n'accélère pas franchement, le profil épais 'bourre' et l'avion monte à plat. Comme le vrai, il a tendance à déclencher en virage serré, même à grande vitesse et surtout si le centrage est trop arrière. Il vaut mieux suivre des trajectoires amples et coulées. Avec 50% de différentiel, le lacet inverse est assez faible. L'usage de la grande dérive n'est pas obligatoire, mais recommandé pour la beauté des courbes. Voltige Cet avion n'est pas fait pour la voltige. Le type de construction n'autorise d'ailleurs pas les figures violentes telles que déclenchés, virages serrés et ressources brutales. Son domaine de vol est celui d'un bombardier en piqué, pas d'un chasseur maniable comme le 'Zéro' avec lequel on le confond parfois. Le Val excelle par contre aux passages à l'anglaise, aux piqués avec sortie progressive et aux loopings larges, avec une légère prise de vitesse au préalable. Le tonneau barriqué lent est un vrai régal, tout comme les dégagements 'en oreille'. Le moteur Twister 60 en 16 éléments est exactement ce qui convient à cette cellule pour un vol réaliste et confortable. Si vous désirez un avion plus remuant, avec plus d'éléments, il faudra renforcer les ailes en doublant la clef. Atterrissage L'atterrissage se fait en gardant un peu de moteur jusqu'au dernier moment car la grande hélice freine franchement. L'avion se pose 'de piste', sur son train principal. Il vaut mieux ne pas poser 'trois points', tant pour le réalisme que pour éviter un décrochage. Les énormes roues permettent d'opérer depuis une piste en herbe et les pantalons de train ne posent aucun problème. Le Val est très facile à taxier, profondeur à fond à cabrer tant que le moteur souffle les commandes. La tendance à passer sur le nez typique de ce type d'avion est heureusement réduite. |