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Dollars virtuels cherchent escroqués réels

Des centaines d'internautes se laissent toujours berner par des mails alléchants. Une vieille arnaque venue du Nigeria.

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Par Ludovic BLECHER et Fabrice DROUZY jeudi 15 septembre 2005 (trouvé sur liberation  )

lls s'appellent Maria Konan, Toundé Guei, Gloria Nguessan ou Mohamed Abacha. Ils sont mineurs, vivent au Nigeria, en Côte-d'Ivoire ou en Sierra Leone et racontent une histoire triste comme l'Afrique d'aujourd'hui. Leur père a été assassiné, ainsi qu'une partie de leur famille, et depuis ils se cachent dans un camp de réfugiés ou un bidonville de Lagos. Mais dans leur malheur, il leur reste un espoir. Ou plutôt un legs. Oh, trois fois rien, juste quelques dizaines de millions de dollars sur un compte bloqué. Car ce ne sont pas des orphelins comme les autres : fils ou filles de général, de diamantaire ou de négociant en cacao, ils ont à la banque une fortune qui n'attend qu'une signature pour être débloquée : la vôtre.

C'est en tout cas ce que ces «malheureux» prétendent dans les mails qu'ils envoient par dizaines de milliers aux adresses occidentales glanées sur le web. Leur but : dénicher le parrain qui leur permettra de toucher dès à présent leur héritage. Et pour l'appâter, ils sont prêts à lui reverser 15 % à 40 % de la somme. Extrait : «Je suis Toundé Guei, le premier fils du défunt Général Guei, l'ancien chef militaire de la rébellion en Côte-d'Ivoire qui a été tué pendant une bataille dans sa tentative de saisir la puissance. J'ai la somme de 16 700 000 dollars que je veux déplacer hors d'ici. [...] En raison de la situation actuelle, ma mère m'a conseillé de partir du pays et de rechercher un associé étranger qui peut m'aider de transférer l'argent...»

Mirifique. Emu ou alléché par ce courrier ? Alors vous êtes mûr pour être victime d'un scam («ruse» en anglais) également appelée «fraude 419», du nom de l'article du code pénal nigérian qui la réprime. Des milliers de mails de ce type circulent sur les messageries du monde entier depuis des années. Et pourtant, la combine fonctionne toujours. «Ces courriers finissent généralement à la poubelle. Mais ceux qui marchent suffisent à rentabiliser l'affaire», explique Stéphane Quéré, chercheur au DRMCC (1) et auteur en 2002 d'une étude sur les clans nigérians, inventeurs de l'arnaque que se sont approprié depuis des escrocs sénégalais, ivoiriens, maliens, gabonais... Leur méthode est simple : une fois le dialogue enclenché avec la future victime, un intermédiaire conditionne le versement de la mirifique commission à un transfert immédiat d'argent destiné à régler les premiers frais: charges administratives, change, droit de licence, d'enregistrement, de dédouanage... Tout devient prétexte à racket. «Cela commence petit et, si le type est accroché, ça peut aller jusqu'à un voyage au Nigéria», assure Stéphane Quéré, qui a recensé ces dix dernières années des centaines de cas dans le monde, dont certains se seraient conclus par des assassinats d'hommes d'affaires américains.

Contactés par retour de mail, les faussaires mettent moins de 48 heures à renvoyer les coordonnées d'un prétendu avocat local ainsi qu'un certificat de dépôt alignant les millions promis. Au téléphone, une voix peu assurée explique: «Il faut changer les documents du jeune Toundé en tant que bénéficiaire de cette somme par votre nom. Vous pouvez venir à Cotonou ou faire tout par mail grâce à mon intermédiaire si vous me payez mes honoraires». Première demande : envoyer diverses pièces dont des coordonnées bancaires et la photocopie du passeport. Autant de documents qui peuvent déjà permettre de puiser dans les fonds du «généreux donateur». Les étapes suivantes consisteront en divers virements jusqu'à épuisement de la patience ou des fonds du gogo.

Versions. La combine n'est pas neuve. Le premier cas a été recensé en août 1949 : des étudiants nigérians aux Etats-Unis et au Canada proposaient alors diamants, ivoire ou art africain. Envoyées à l'époque dans de grandes enveloppes marron, puis par fax et finalement par mail, ces lettres ont longtemps ciblé les pays anglophones avant d'essaimer, via l'Internet, dans le monde entier. L'escroquerie a d'abord visé les entreprises puis, après quelques affaires retentissantes aux Etats Unis, les fraudeurs ont ciblé les associations caritatives et les particuliers. En variant les versions : outre les orphelins, on retrouve des veuves de présidents ou de prétendus banquiers découvrant qu'un de leur client est décédé en laissant une fortune sur son compte. Les escrocs jonglent avec l'actualité ­ accident d'avion, guerre civile, événements internationaux ­ pour rendre crédibles leurs demandes. Les internautes ont ainsi vu fleurir les appels à l'aide en faveur des rescapés du tsunami ou, plus récemment, du cyclone Katrina en Louisiane. Ultime raffinement : leur forfait accompli, certains envoient à leur victime un mail dans lequel ils se présentent comme... des membres des services antifraudes. Avec, à la clé, bien sûr, de nouveaux frais.

Coup de filet. Chaque année, des centaines de personnes plongent dans cette filouterie. «Leur nombre ? C'est faramineux, et malgré les alertes, les mises en garde, les gens ne veulent pas entendre...» lâche un policier. A l'Office centrale de répression de la grande délinquance financière, à Nanterre, on confirme l'ampleur du phénomène même si «les gens hésitent à porter plainte, pour ne pas passer pour des imbéciles ; ce qui ne permet pas de donner des chiffres précis». Seule certitude : en 2005, quatorze plaintes pour escroquerie ou tentative d'escroquerie ont été déposées. Et un vaste coup de filet mené en juillet dernier en Espagne avec la collaboration des services français a abouti à l'arrestation de dizaines de personnes dans le pays. 

«Le plus étonnant, note un policier, c'est que cette arnaque touche tout le monde. On voit aussi bien des notables de province, des professions libérales que des étudiants ou des retraités se laisser émouvoir ou être attiré par l'appât du gain. Mais les sommes soutirées sont généralement assez faibles.» Philosophe, ce commissaire souligne que le nombre d'acteurs de cette escroquerie est tellement élevé qu'il est «illusoire de penser mettre fin au système», d'autant que les enquêtes à l'étranger sont difficiles à mener à terme. «Les Nigérians s'arrêteront le jour où les gens arrêteront de répondre à ces mails», conclut-il.

Reste, pour se consoler, à consulter le site anglo-saxon 419eater (2), qui s'est donné pour mission, dans un joyeux esprit potache, de prendre les escrocs à leur propre piège en leur extirpant photos, réservations d'hôtels ou missions impossibles. Ainsi une vraie-fausse victime se présentant comme importateur d'animaux africains a effectué une commande de mogwais ­ les mignons petits animaux imaginaires qui se transforment en gremlins dans le film de Steven Spielberg. Son interlocuteur cherche encore.



(1) Département de recherche sur les menaces criminelles contemporaines.
(2) www.419eater.com/index.htm  

 

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