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A fine Eastern Pende Panya-Gombe African mask. Coll.: David Norden

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Africalia - Dak'Art

MIRKO POPOVITCH, DIRECTEUR EXECUTIF D’AFRICALIA : « La fonction de la Biennale est essentielle en Afrique » 


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La sélection de David Norden.

Durant l’année 2005, Africalia, un programme de la Coopération belge au développement, a soutenu, à hauteur de plus d’un 1278668 euros, 74 projets touchant multiples aspects des cultures africaines. Son Directeur exécutif, Mirko Popovitch, présent à la 7é Biennale de l’Art contemporain africain, aborde, dans cet entretien, l’intérêt d’Africalia pour le Dak’Art et la fonction essentielle de cet événement sur le continent.
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*Interview réalisée par Omar Diouf trouvé sur www.lesoleil.sn

Pourquoi Africalia-Belgique porte un intérêt à la Biennale Dak’Art ?

MIRKO POPOVITCH : « La Biennale de Dakar, parce que c’est un des rares, trop rares évènements consacrés aux Arts plastiques contemporains en Afrique. Alors, on peut se poser la question : à quoi ça sert de mettre en valeur les Arts contemporains en Afrique ? Mais, la réponse est simple : les arts plastiques, c’est la porte ouverte sur l’imagination, sur les identités, sur la modernité culturelle. On peut se dire que la deuxième raison est que trop souvent, dans le choc des civilisations, des produits culturels très commerciaux envahissent les pratiques culturelles des peuples. Donc, à un moment, il faut des formations, parce qu’on est dans la consommation, les choses sont vite faites, sans référence, sans beaucoup d’identité. Il faut donc mettre en valeur et renforcer la Biennale d’art contemporain africain de Dakar ; donner les moyens de sa fonction d’élever le niveau de la création africaine, voire du monde. Il faut aussi donner une alternative à la production commerciale ; quitter le petit aspect commercial de l’artisanat mimétique. Ce qu’il faut, c’est le grand commerce. Donc, il faut donner un niveau de référence à la Biennale. »

Vous évoquez quelque part une absence de critique ; de critique d’art. A quoi faites-vous allusion ?

Il y a trois grands problèmes qui se posent. Premièrement, y a-t-il des politiques culturelles offensives, volontaristes en Afrique ? Il y en a eu par-ci, par-là. Pour le cas du Sénégal, je pense qu’il y a des bribes, mais on est quand même tout à fait en dessous du minimum nécessaire. C’est parce que, peut être, la Culture n’est pas prise comme une nécessité. Et puis , on peut se dire en quoi la Culture participe à la cohésion sociale, au dialogue des peuples ? En quoi la culture participe aussi à l’économie ? Tout cela, ce sont des questions qu’on se pose.

C’est pourquoi Africalia existe. Parce qu’Africalia a pour mission de participer au développement durable à travers la Culture. Parce qu’à travers les gestes culturels on peut mieux s’entendre avec les peuples voisins, mieux appréhender le monde ; être fier. Parce les gens sont fiers à un moment, quand ils ne sont pas envahis culturellement. Donc, la Culture est un vecteur de développement, de dialogue et de cohésion sociale.

Est-ce que les politiciens sénégalais ont conscience qu’il y a une dimension très importante de la Culture dans le futur ? Senghor était le premier à y penser, mais est-ce qu’il a été suivi ? C’est vrai que le Président de la République était à la cérémonie d’ouverture, cela montre qu’il s’intéresse à la Biennale. Mais, est-ce que le Ministère de la Culture a les moyens de soutenir la Biennale ? Parce que c’est le seul événement de ce type en Afrique. Si le Ministère de la Culture, les politiciens sénégalais ne croient pas à la Biennale, à un moment, les partenaires vont dire « bon, s’ils n’y croient pas, pourquoi nous, nous allons y croire ? ». Donc, il faut un geste fort de la part des politiciens.

L’autre aspect, c’est pourquoi la presse ne développe pas la critique. On remarque que la presse développe seulement l’information. Développer la critique, signifie développer la formation de critique en Arts plastiques. En cinéma, c’est un peu plus avancé. Mais, dans la Culture en général, il faut que la critique soit plus grande. C’est vrai que pour cela il faut beaucoup voyager pour avoir des lieux de références. A Dakar, il y a la Biennale, c’est une chance. Donc, il faut que les critiques rencontrent beaucoup de gens ; et pas seulement les Européens, il y a les Sud américains, les Sud africains, etc. Des gens qui ont un point de vue sur l’art. Il faut que vous, les Sénégalais, les Africains en général, vous défendiez des positions sur l’Art. Se demander ce qui est important ; est-ce que l’artiste a une fonction ? Pourquoi les Africains, les Sénégalais n’amènent pas chez eux des œuvres d’art ?

Donc, il faut de la formation pour développer la critique. A notre niveau à Africalia, on attend les demandes, on soutient les initiatives. Par exemple, au cinéma, on soutient l’initiative d’Africultures, avec l’association des critiques africains en cinéma. Pour les Arts plastiques, on est encore à l’ état d’embryon. Il faut d’abord que les gens s’organisent en réseau et fassent aussi la demande. Parce qu’Africalia ne fait que répondre à la demande africaine. Nous, nous sommes critiques sur le plan des organisations, nous faisons des évaluations. Cela nous permet d’avoir notre point de vue. Mais l’important est que les Africains, les Sénégalais fassent la demande. Il faut aussi savoir qu’Africalia ne répond pas aux demandes individuelles, mais à des associations volontaires. Donc, que les critiques s’organisent en associations et fassent la demande.

Africalia soutient aussi la circulation des œuvres africaines…

C’est un grand problème. D’abord en Afrique, les oeuvres, ça ne circulent pas. Par exemple au Théâtre, lorsqu’une pièce est créée, elle part dans les centres culturels français et parfois dans un festival en Europe. On a remarqué qu’un bon spectacle africain tourne très peu par rapport aux moyens mis par les bailleurs de fonds. Pourquoi ? Parce qu’il y a des structures difficiles, les politiques culturelles aussi.

Il y a le Burkina Faso qui a fait un effort : sa Culture est à l’écoute du monde moderne. Cela a joué et, aujourd’hui, son cinéma est la tête de pont du cinéma africain. Il y a aussi des efforts, en Arts plastiques et en Théâtre. Donc, tout cela, ce sont des politiques culturelles. La création, formation, la diffusion et la production, toutes ces questions sont à prendre en compte.

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