african masksAfrique scandale
Start ] Omhoog ] artistes africains ] Artistes Africains Remix ] Pompidou ] [ Afrique scandale ] Remix critique ] Simon Njami ] Africa Remix en Afrique ]

A fine Eastern Pende Panya-Gombe African mask. Coll.: David Norden

African Art books I like | Genuine African Masks

L’Afrique est un scandale
L’Afrique en art, maintenant

Peut-il exister un art africain ? C’est-à-dire un art d’aujourd’hui qui ne soit pas soumis aux grilles de lecture appliquées au continent le plus en souffrance de notre temps ? Une création contemporaine. Question posée et réponses multiples. 

mots clefs:

 

trouvé sur http://www.humanite.presse.fr/journal/2005-06-25/2005-06-25-809363 

En Champagne-Ardenne, la série d’expositions « Champs libres » souhaite clairement évoquer l’Afrique vivante, « non pas celle des manuels d’histoire, des catalogues d’objets exotiques, mais celle des créateurs d’aujourd’hui. Ceux qui, traversés par leur histoire, celle donc de notre monde post-colonial, nous adressent des propositions déployées sur plus d’un demi-siècle, fruits de leurs expériences d’hommes ou de femmes ancrés ou déplacés des périphéries au centre de notre village global ». 

L’Afrique est un scandale

Au Centre Pompidou à Paris, la grande exposition « Africa Remix », en cours actuellement, présentant une centaine d’artistes, porte d’une certaine façon les mêmes questions, avec plus d’ampleur encore. Pourquoi l’Afrique, interroge l’une des commissaires de l’exposition, Marie-Laure Bernardac ? « Parce qu’elle était jusqu’à présent le morceau de puzzle manquant de la nouvelle carte mondiale de l’art. Parce qu’il était grand temps de donner la parole aux artistes qui nous disent quelque chose sur l’état du monde, de l’humanité, car leurs productions sont des voies possibles pour sortir l’Afrique de la quadrature du cercle. Aussi parce que la France avait un retard et un devoir vis-à-vis du continent. »

Pour autant, il faut sans doute, pour poser ce regard moderne sur la création africaine, franchir bien des barrières. D’où le choix de présenter dès l’entrée de l’expo les barres coloriées, en fatras, de concours hippique de Mounir Fatmi, appelées précisément obstacles. 

Qui concourait dans l’Afrique coloniale et sur le dos de qui, si l’on ose dire ? Quel monde est tombé aujourd’hui avec les colonies et avec quels désordres ? Obstacles oui, car s’il y a bien à regarder l’art d’Afrique comme un art et non comme un témoignage relevant de l’ethnologue, du regard du touriste ou du combat politique, on ne saurait en même temps le vouloir conforme à la vision actuellement dominante de l’art contemporain, relevant essentiellement de la création occidentale, et plus particulièrement encore du marché de l’art à New York ou Francfort.

« Comme si l’Afrique, écrit encore Marie-Maure Bernadac, pour être reconnue par l’Occident, devait se débarrasser de tout particularisme, de toute tradition, de tout passé, afin de se conformer à notre propre vision de l’art. » Ainsi, écrit pour sa part le commissaire général de l’exposition, Simon Njami, s’il fallait bien que les artistes africains crient : « Je ne suis pas un Africain, je suis un artiste », l’art africain ne saurait se dissocier de ce que « l’Afrique est un scandale. Ses villes n’ont pas de centres. Ses quartiers périphériques ne sont pas des quartiers. Ses langues mêmes sont des hybrides, et l’on ne s’étonnera pas d’entendre telle expression française dans une conversation en bambara ou en arabe. Quand aux idiomes hérités des puissances coloniales, ils ne sont plus que des leurres (...). Le scandale est un voile pudique et hypocrite que nous jetons sur ce que nous ne voulons ni voir ni entendre (...). Tous les fondamentalismes, à commencer par celui des Américains de monsieur Bush, s’entendent pour cacher ce sein que l’on ne saurait voir ». 

Et le scandale de l’Afrique, écrit-il encore, c’est que dans ce continent où il faut « se réinventer » tous les jours, « des hommes et des femmes rient et dansent, s’aiment, donnent naissance à des enfants dont ils ignorent si certains leur survivront. C’est scandaleux, c’est vrai. Au regard des sociétés industrialisées ou tout est planifié, calibré, décortiqué, cette manière tient de l’infantilisme. Au regard d’un monde où on cache ce qu’on ne voudrait pas montrer aux autres. D’un monde où les fous sont retranchés dans les asiles dont Michel Foucault a démonté les mécanismes. On s’abrite derrière des portes fermées pour danser, boire ou manger. Comme s’il était moralement condamnable de laisser voir son humanité. Son animalité serait-t-on tenté d’écrire ».

Multiplicité des formes Africaines

Sans doute tout cela fait-il que l’expo du Centre Pompidou est un choc, de par la multiplicité des formes proposées comme par ce qu’elles nous disent. 

Certes, du strict point de vue plastique, la quasi-totalité des oeuvres n’innove pas réellement et plusieurs d’entre elles pourraient se rattacher même à des courants datés de l’art occidental, nouveau réalisme ou pop art notamment.

 Mais ici un totem fait de bidons d’essence entassés semble prendre un autre sens qu’une simple accumulation quand on sait que certains pays on attaque les pipelines pour s’approvisionner. L’essence, symbole aussi d’une domination qui n’est plus coloniale mais économique et géo-politique. D’où, au passage, un sourire un peu crispé quand on apprend que l’expo a bénéficié du mécénat du groupe Total. 

Avec Townishipwall, Antonio Olle, qui a assemblé sur une vaste surface des tôles ondulées, portes, fenêtres et autres, nous rend sensibles physiquement le bric-à-brac et la misère de ces villages des damnés de la terre. 

Inspiration proche pour Otobong Nkanga, qui a photographié des ébauches de masures, des constructions ébauchées puis laissées en plan, tandis qu’El Anatsui, recyclant des bouchons en aluminium dans un geste créateur magique en les assemblant par des fils de cuivre, a créé une immense et somptueuse tenture, semblant dessiner ainsi la splendeur d’un nouveau monde qui renaîtrait des rebuts (des surplus), de la marchandise. 

Berry Bickle, avec des moulages de foetus d’éléphant, a la volonté d’évoquer clairement plus qu’un message « écolo », mais les ravages du colonialisme dans le continent. Yinka Shonibare propose une pièce entière dans un style victorien avec buste de la reine de l’empire anglais du XIXe siècle sur la cheminée, mais crée le choc des cultures avec un papier peint aux murs d’origine africaine représentant des footballeurs. 

Hassan Musa propose en peinture un saint Georges terrassant d’un même mouvement le dragon et le musée de Bagdad. 

Marlène Dumas a aquarellé des séries d’hommes aux yeux bandés. Les vidéos présentées tranchent avec le narcissisme souvent à la mode. 

Zineb Zedira a longuement filmé ses parents parlant de la guerre d’Algérie. Et sa mère raconte doucement comment elle pinçait violemment son bébé dans ses bras pour le faire hurler afin de dissuader du viol les soldats français. 

Jane Alexander fait se côtoyer dans un salon bourgeois des personnages à corps d’hommes et aux têtes d’animaux. Malaise garanti.

Nous sommes tous africains

Récupération des signes, recyclage, accumulation, décalage, ironie, dénonciation, l’art contemporain africain n’est pas dans un ailleurs du monde. Nous sommes bien nous-mêmes des Africains, n’est-ce pas, au sens où nous ne saurions ignorer cette histoire, la nôtre. 

Jusqu’à cette sérénité presque mystique au sens du soufisme des photographies de Jellel Gastelli. Sept photographies d’une petite mosquée blanche, prises aux différents moments d’une même journée et où seule se déplace l’ombre portée par le mur de gauche puis le mur de droite. La course du soleil, la fragilité du monde et son étrange mais irréductible réalité.

Centre Pompidou à Paris. Jusqu’au 8 août 2005.

Maurice Ulrich

buy african masks
African masks from Known Collections

African Antiques Newsletter

Build Your Dream Collection !

I never thought I would receive so much information's about the African art world !
Free Newletter.
Subscribe today : 

Free African Art Authenticity Report
 

 

african art on facebookDear African Art Collectors,

Discover the African Art books I like or join me on facebook

African Antiques is the archive and not growing much anymore but still updated.

Visit African Art to join our free newsletter and read recent African Art News.

For the last news about  Afrique scandale you should join our African Art Club and become an insider of the African art market.

And if you are a collector of African Art, have a look at our exclusive African Art Collection for sale.

David Norden


Mail David Norden
Sint-katelijnevest 27
ANTWERPEN-Belgium

Any questions?
Call us at +
32 3 227 35 40

african art | home | african art shop

In this section:
Start
Omhoog
artistes africains
Artistes Africains Remix
Pompidou
Afrique scandale
Remix critique
Simon Njami
Africa Remix en Afrique 

African art books

The Tribal Arts of Africa

The Tribal Arts of Africa
Author: Jean-Baptiste Bacquart

more African Art books I like


read also : Start ] artistes africains ] Artistes Africains Remix ] Pompidou ] [ Afrique scandale ] Remix critique ] Simon Njami ] Africa Remix en Afrique ]

Buy David Norden's African Antiques | AA group English | AA Français | Privacy & Earning disclaimer | Become our partner |  The African Antiques newsletter | African Art Club | facebook african art

 mail David Norden phone +32 3 227.35.40