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Musée du quai Branly

Chronique d’une naissance difficile

Avril 2000, inauguration du Pavillon des sessions au Louvre. Jacques Chirac et Jacques Kerchache (amateur et marchand d'art, mentor du président), à l'origine du projet musée des Arts et des civilisations extra-européennes, quai Branly.(Photo : AFP)
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Avril 2000, inauguration du Pavillon des sessions au Louvre. Jacques Chirac et Jacques Kerchache (amateur et marchand d'art, mentor du président), à l'origine du projet musée des Arts et des civilisations extra-européennes, quai Branly.
(Photo : AFP)

trouvé sur http://www.rfi.fr/  De la rencontre, en 1992, de deux hommes férus d’art et de culture des civilisations extra-européennes, le président Jacques Chirac et Jacques Kerchache -un grand collectionneur à la réputation sulfureuse dans le milieu scientifique-, a surgi l’idée de créer un musée entièrement consacré aux arts et aux civilisations d’Afrique, des Amériques, d’Asie et d’Océanie. Après les polémiques scientifiques et les retards pris dans l’exécution des travaux, le musée du quai Branly ouvre le 23 juin prochain. La passion et la volonté du président l’ont emporté. Retour sur les étapes qui ont marqué cette naissance difficile.

1992 : une passion présidentielle et une rencontre

Jacques Chirac est passionné par les « arts du bout du monde ». Qu’elles soient asiatiques, africaines, indiennes, orientales, toutes les cultures extérieures au creuset indo-européen passionnent le président français -et ce depuis son adolescence. En 1992, en vacances sur l’île Maurice, le président rencontre un amateur éclairé (voyageur, collectionneur et marchand), Jacques Kerchache, dont la réputation est sulfureuse, tant dans le milieu scientifique de l’ethnologie et des sciences humaines, que dans le domaine du marché de l’art. L’homme, à la vaste culture, séduit le président : Jacques Chirac et Jacques Kerchache mûrissent l’idée de créer un musée qui rende aux cultures minoritaires « une juste place dans les institutions muséales de la France », selon le mot du président. En mai 1995, une commission de réflexion est ouverte. Le 23 juin prochain, le musée ouvrira ses portes. Le projet ne s’est pas fait en un jour, le musée du quai Branly a traversé bien des tempêtes.

1995 : le projet est lancé

« L’arrogance et l’ethnocentrisme des défenseurs du classicisme européen » insupportent Jacques Chirac. A peine élu président de la République, il s’empresse de déclarer que « le Louvre ne peut rester un grand musée s’il ignore les arts de 70% de la population mondiale ». C’est donc décidé. En mai 1995, considérant que « furent nombreux, ces passeurs de rêve qui, depuis la fin du XIXe siècle, d’André Derain à André Breton, de Claude Lévi-Strauss à André Malraux en passant par Picasso, ont appelé de leurs vœux une vraie reconnaissance des civilisations oubliées d’Afrique, d’Asie, d’Antarctique, d’Océanie, et des Amériques » -comme il le déclare dans la brochure de présentation de « son » musée-, Jacques Chirac constitue alors une commission de réflexion sur la place des arts primitifs dans les institutions muséales françaises. La commission est présidée par l’homme d’affaire et ami de 30 ans, Jacques Friedmann. Les dés sont jetés et les dagues sont tirées. Il est entendu que les collections qui alimenteront ce nouveau musée proviendront des fonds du musée de l’Homme et de celui du musée des Arts d’Afrique, d’Amérique et d’Océanie (MAAO) : c’en est fait, la guerre des musées est déclarée.

1996 : premières polémiques

Un an plus tard, en octobre 1996, sous l’égide des ministères de la Culture et de l’Education, Jacques Chirac décide la création d’un musée des Arts et des Civilisations ainsi que l’ouverture, au Louvre, de salles qui présentent des chefs d’oeuvre d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques. Remous dans le milieu scientifique, et manifestations au sein des institutions qui ont le sentiment que l’on déshabille Paul pour habiller Pierre. Les détracteurs sont nombreux : certains dénoncent des acquisitions malhonnêtes de pièces qui auraient enrichi les collections à prix d’or (faisant par là-même grimper les spéculations et les prix sur le marché de l’art) ; d’autres déplorent un caprice présidentiel et des préoccupations esthétisantes qui dénaturent l’ethnologie : ces pièces, soulignent les scientifiques, n’ont aucun sens, extraites de leur réalité culturelle.

Le petit monde des sciences humaines se mobilise et s’oppose : les débats portent alors sur la remise en question d’une conception évolutionniste de l’Homme (principe fondateur sur lequel repose la création du musée de l’Homme dans les années 1930). Selon ce concept, l'homme des sociétés industrielles produirait un art « abouti », tandis que les arts premiers seraient l’expression d’un chaînon manquant entre l’homme de la préhistoire et l’homme industriel. Pour se débarrasser définitivement du discours colonialiste, soulignent les opposants à cette thèse évolutionniste, il faut en finir avec ce concept de « premier » ou « primitif », et ces représentations poussiéreuses, désuètes, voire néo-coloniales, des modes de vie de ces civilisations, éloignés des nôtres.

1998 : le choix du site quai Branly

Opiniâtre, la passion chevillée au corps, et détenant les rênes du pouvoir, le président continue de défendre son projet. En juillet 1998, en accord avec le gouvernement de Lionel Jospin, Jacques Chirac choisit un terrain d’emplacement pour « son » futur musée. Il sera construit sur un site d’exception, face à la colline de Chaillot, au pied de la tour Eiffel. Un concours international de maîtrise d’œuvre est lancé en janvier 1999, et en décembre de la même année, le projet du groupement Architectures Jean Nouvel AJN-OTH bâtiment –Ingérop est lauréat du concours.

2000 : le Louvre en lever de rideau

En avril 2000, les arts et civilisations extra-européens entrent au Louvre. Quelque cent-dix-sept chefs d’œuvre, longtemps relégués dans de poussiéreux laboratoires d’ethnologie des collections nationales et territoriales, sortent de l’ombre et sont présentés avec élégance dans un nouvel écrin, baptisé le Pavillon des Sessions. Ce dernier préfigure-t-il le musée du quai Branly, et l’antenne restera-t-elle au Louvre, une fois que le musée aura vu le jour ? A l’époque, Pierre Rosenberg, le directeur du Louvre ne partage pas l’enthousiasme du président de la République pour la présentation d’objets d’art « primitif » dans son établissement. Il accepte du bout des lèvres l’idée d’une antenne temporaire consacrée à cet art que l'on a longtemps désigné comme « l'art nègre». Mais il cèdera : le Pavillon des Sessions ne fera pas seulement office d’ambassadeur du futur musée. L'antenne sera maintenue, une manière de marteler que ces œuvres sont aussi respectables et belles que les tableaux impressionnistes ou ceux de la Renaissance italienne.

Juin 2002 : une campagne de fouilles interrompt le début des travaux

Le permis de construire sur le site du quai Branly est accordé en janvier  2001 et, quelque dix mois plus tard, en octobre, débute le chantier sur le site du quai Branly. Au mois de juin 2002, surprise des ouvriers : ils découvrent une pirogue sur le chantier et une campagne de fouilles archéologiques retarde le calendrier des travaux. Pendant ce temps, la même année, les collections en provenance du MAAO et du laboratoire d’ethnologie du musée de l’Homme (définitivement fermé en janvier 2003) sont, pièce par pièce, nettoyées, restaurées et inventoriées. Le recensement complet des fonds sera achevé en janvier 2003, les opérations de reliure, numérisation et documentation ainsi que la préparation des objets, terminées en juin 2004.

2005 : réception du bâtiment musée

L’automne 2005 marque la réception du bâtiment musée et des aménagements muséographiques. Les réserves sont livrées et attendent leur mise en scène dans ce nouveau lieu qui a l’ambition d’être, sous l’égide d’un comité d’experts scientifiques, une cité intellectuelle susceptible de réconcilier esthètes et scientifiques. Stéphane Martin, le président du musée du quai Branly, souligne la volonté de l’ensemble de l’équipe de « réconcilier deux approches longtemps séparées (…) » et de mettre en avant « un message de nature politique, humaniste, celui de la reconnaissance, de la considération (…) ».

23 Juin 2006 : ouverture du musée au public

Georges Pompidou conçut « son » centre d’Art moderne, Beaubourg -encore appelé centre Pompidou-, Valéry Giscard d’Estaing fit « le musée d’Orsay », François Mitterrand lança « son » Grand Louvre et créa « sa » bibliothèque. A l’instar de ses prédécesseurs, Jacques Chirac inaugure « son » musée des Arts et des civilisations (Mac), le musée du quai Branly , qui ouvrira le 23 juin prochain.

par Dominique  Raizon

Article publié le 27/04/2006

 

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