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A fine Eastern Pende Panya-Gombe African mask. Coll.: David Norden

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"You Do", 1993-1994. | KARA WALKER, SIKKEMA JENKINS &CO. NEW YORK"You Do", 1993-1994. | KARA WALKER, SIKKEMA JENKINS &CO. NEW YORKEsclavage Kara Walker

L'esclavage mis en formes


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Par amour pour l'Art Africain.

Librairie d'Art Africain
La sélection de David Norden.

KARA WALKER, SIKKEMA JENKINS &CO. NEW YORK
"You Do", 1993-1994
Trouvé sur LE MONDE | 27.07.07
La traite, l'esclavage, le racisme : impossible, pense-t-on, d'en faire des thèmes pour des oeuvres d'art, à moins que celles-ci soient de dénonciation ou de commémoration, les seules tonalités acceptables. Ce sont des sujets trop graves et douloureux pour qu'une autre manière soit seulement possible.
Il suffit de traverser le pont en face du Musée du Quai Branly et de monter les marches pour se trouver au "Palais de Tokyo" ou a lieu cette exposition interessante. David Norden

"Kara Walker : mon ennemi, mon frère, mon bourreau, mon amour", 
Musée d'art moderne de la Ville de Paris, 11, avenue du Président-Wilson, Paris-16e
Tél. : 01-53-67-40-00. Jusqu'au 9 septembre. Du mardi au dimanche, de 10 heures à 18 heures ; vendredi et samedi jusqu'à 20 heures. 5 €.

Kara Walker montre qu'il n'en est rien. Que le rire léger ou gras, la facétie poétique ou scabreuse, l'allégorie absurde ou fantastique sont autant de modes acceptables s'ils sont employés avec justesse ; et qu'ils sont aujourd'hui bien plus troublants que la réprobation grandiloquente, devenue la plus banale figure de style du "politically correct", en France autant qu'ailleurs.

Dès l'entrée de l'exposition, des silhouettes noires vous sautent aux yeux. Elles se contorsionnent, se poursuivent, se dédoublent, s'éparpillent, bondissent, s'envolent même. Il y a là des négresses à moitié nues et des femmes du monde aux larges robes XVIIIe, des danseuses et des assassins, des enfants et des arbres, tous réduits à des découpages de papier noir ou brun fixés sur les murs. On reste d'abord stupéfait devant cette prolifération de personnages et d'histoires, si rare dans l'art actuel. Dès cet instant, on le sait : Kara Walker est une exception.

Elle est née en Californie en 1969. Le titre de l'une des installations graphiques fait humoristiquement l'éloge de La Main habile de Kara Elisabeth Walker, négresse émancipée et leader de sa cause. Ses premières expositions ont eu lieu à partir de 1995 aux Etats-Unis. Celle qu'accueille le Musée d'art moderne de la Ville de Paris est la plus vaste qui ait jamais eu lieu en Europe, où ses travaux n'ont été jusqu'ici qu'assez peu présentés en dépit de leur excellence.

Cette réticence peut avoir deux raisons, inséparables. La première, c'est donc que Walker se refuse à simplement entonner l'hymne des lamentations. La seconde, c'est que son oeuvre surprend d'autant plus qu'elle se fonde sur le dessin, le découpage et le théâtre d'ombres, procédés généralement tenus pour anciens, sinon pour obsolètes. Or ces choix révèlent vite leur pertinence.

 

ETREINTES ET CHÂTIMENTS

 

Les dessins, qu'accompagnent souvent de longues légendes et de courts textes - aphorismes ou soliloques ironiques -, s'imposent à l'instant par leur intensité expressive. Saynètes, caricatures, fables, ils mettent en scène les personnages de Walker, maîtres et maîtresses blancs, esclaves noirs. Tout est possible entre eux, tortures et amours, crimes et séductions, étreintes et châtiments. Au crayon, à l'aquarelle, à l'encre, l'artiste a développé des suites d'oeuvres, Notes d'une négresse en 1995, Aimez-vous la crème dans votre café et le chocolat dans votre lait ? en 1997. Ce sont des histoires de couleur, couleur de peau et couleurs du peintre. Les raccourcis, le penchant pour le grotesque, l'absence absolue de censure, la dextérité aussi font songer à Goya et à Gillray.

Hasard ? L'Espagnol et l'Anglais sont deux artistes contemporains à la fois de la création des Etats-Unis d'Amérique et du plein essor de la traite destinée aux plantations, à laquelle la France de Napoléon a participé largement. Dessiner à leur manière permet d'en revenir à la période décisive de l'esclavagisme dans le style de l'Europe d'alors. A cette époque, les théâtres d'ombres, les découpages animés ou fixes étaient un divertissement qui avait cours aussi bien dans les salons que dans les foires. Quand elle s'en empare, Walker détourne ce qui était un loisir des Blancs pour inventer son propre théâtre d'ombres, panorama lubrique et scatologique dans Un trou perdu de la vieille Virginie, parodie railleuse de La Case de l'oncle Tom, fantasmagorie d'une Rébellion dans la ville noire.

Découpées dans du papier noir et collées sur fond blanc - ou inversement -, les silhouettes sont stylisées en lignes sinueuses, d'une mobilité et d'une variété d'attitudes stupéfiantes. Plus la frise est longue et l'échelle proche de la grandeur nature, plus le dispositif est efficace ; et plus il demande d'attention, car Walker multiplie à loisir incongruités et allusions.

Ces profils et ces fantômes se retrouvent depuis quelques années dans des films d'animation, en noir et blanc évidemment. Rien n'est fait pour dissimuler les artifices, les fils et les baguettes qui meuvent les personnages articulés. Allez voir Témoignage, sous-titré "Récit d'une négresse accablée de bonnes intentions". Ce court métrage est à l'histoire du "Deep South" américain ce que le Persepolis de Marjane Satrapi est à celle de l'Iran.

 

"Kara Walker : mon ennemi, mon frère, mon bourreau, mon amour", Musée d'art moderne de la Ville de Paris, 11, avenue du Président-Wilson, Paris-16e. Tél. : 01-53-67-40-00. Jusqu'au 9 septembre. Du mardi au dimanche, de 10 heures à 18 heures ; vendredi et samedi jusqu'à 20 heures. 5 €.

Philippe Dagen
 

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