african masksFondation Barnes
Start ] Omhoog ] Dapper Bresil ] le Louvre ] Smithsonian-Disney ] Tatouages ] Ethnologie Geneve ] masques-Barbier-Mueller ] [ Fondation Barnes ] quai branly ] musee de l homme ] cultures jacobins toulouse ] confluences Lyon ] tresors exotiques ] retour patrimoine ] Tervueren sons Afrique ] Zoo humain ] Wamp Musees Afrique Ouest ] Enquete sur le traffic d Art Africain ]

A fine Eastern Pende Panya-Gombe African mask. Coll.: David Norden

African Art books I like | Genuine African Masks

Fondation Barnes


groupe de discussion sur l'Art Africain

Par amour pour l'Art Africain.

Librairie d'Art Africain
La sélection de David Norden.

www.barnesfoundation.org 
300, North Latch's Lane  
Merion, Pennsylvania 19066. 

Google  

L'héritage en péril du Dr Barnes et de son anti-musée

English translation ? Or the official website: http://www.barnesfoundation.org/

LE MONDE | 03.01.04 | 14h39  Low Merion (Pennsylvanie) de notre envoyée spéciale

En 1922, Albert C. Barnes créait dans sa propriété de Pennsylvanie une fondation abritant son inestimable collection d'art. Son transfert dans le centre de Philadelphie est envisagé pour améliorer sa rentabilité.



Albert C. Barnes (1872-1951), physicien diplômé doublé d'un homme d'affaires, avait fait fortune dans les premières années du vingtième siècle en commercialisant un antiseptique de son cru. Ce n'est cependant pas l'Argyrol qui a fait sa célébrité, mais son immense collection de peintures comptant 181 Renoir, qui ne sont évidemment pas tous bons, mais tout de même, 69 Cézanne, presque tous de première importance, 60 Matisse, dont Luxe, calme et volupté, 46 Picasso, une dizaine de Douanier Rousseau et le portrait du facteur Roulin par Van Gogh, soit une quantité de chefs-d'œuvre impressionnistes et postimpressionnistes qui, aujourd'hui, rapporteraient des millions de dollars aux enchères publiques.
Paris les découvrit il y a une dizaine d'années lors d'un périple des tableaux majeurs de la collection. C'était le premier et unique voyage des œuvres hors de la fondation de Low Merion, en Pennsylvanie, où Barnes les avait installées à sa manière, et où, après l'exposition itinérante, elles retrouvèrent la place qu'il leur avait attribuée sur les murs de la fondation.

Tout rentrait dans l'ordre après une entorse autorisée (par un tribunal) aux dispositions testamentaires du docteur. Celui-ci avait demandé que ses peintures restent "exactement" à la place où elles étaient de son vivant. Elles ne devaient être ni vendues ni prêtées.

La Fondation Barnes est un cas. Sa visite est un délice pour les œuvres qu'elle abrite, bien évidemment, mais aussi pour l'approche de l'art proposée par un collectionneur hors normes, dont la réflexion personnelle sur l'art est beaucoup plus d'actualité aujourd'hui qu'il y a dix, vingt et trente ans. Ceux qui sont fatigués des musées modernes aseptisés et à très haut débit touristique trouveront un rare plaisir à fréquenter l'univers particulier de la fondation.

23 PIÈCES DE TABLEAUX

Il faut s'y prendre deux mois à l'avance. Le nombre des entrées est limité. Et mieux vaut ne pas tarder, car on ne sait trop ce que l'avenir réserve. Malgré ses trésors, la maison Barnes va financièrement mal, si mal que, pour une meilleure rentabilité, le transfert de la collection au centre de Philadelphie est envisagé. Ce serait la fin d'une histoire.

La fondation a été créée en 1922 dans un grand parc, avec son arboretum de la fin du XIXe siècle, à une quinzaine de miles de Philadelphie. Le bâtiment principal en pierre blanche du Val-de-Loire a été dessiné par un architecte français, Paul Cret. Il est d'un classicisme "postmoderne" sobre, à la Puvis de Chavannes. Des bas-reliefs en métope du sculpteur cubiste Jacques Lipchitz ponctuent la façade. Les frises à motifs africains juxtaposées aux colonnes doriques de l'entrée principale donnent un avant-goût des associations qu'aimait Albert Barnes.

La galerie de tableaux occupe vingt-trois pièces meublées de dimensions variables, sur deux niveaux. La salle la plus importante est celle des trois grandes baies vitrées surmontées des figures de La Danse, commandée à Matisse en 1930, et dont par chance Paris possède une version : le peintre, qui s'était trompé dans les mesures, avait dû recommencer le travail. C'est dans cette même salle ouverte sur le jardin que sont accrochés Les Joueurs de cartes et Les Grandes Baigneuses de Cézanne, Les Poseuses de Seurat et plusieurs grands Renoir.

Dans les pièces les plus reculées et à l'étage, il reste une quantité d'œuvres à découvrir, qui sont rarement mises en avant lorsqu'est évoquée la richissime fondation. On oublie généralement qu'elle a aussi des collections de peintures américaines, de sculptures africaines, de tissus navajos, ainsi que des objets d'art populaire, des poteries, des meubles. La fondation abrite au total quelque 8 000 objets, dont le premier inventaire systématique est entrepris depuis peu.

Partout les œuvres sont volontiers côte à côte ou les unes par-dessus les autres, soumises à des exigences de symétrie que soulignent des lignes de fer forgé : les serrures et les ferrures qu'Albert Barnes s'était mis à collectionner dans les années 1930. Cette ponctuation formelle insolite, doublée d'une charge symbolique qui fait penser à des signes maçonniques, contribue à la singularité d'un accrochage à l'encontre des principes de muséographie en vigueur. On a envie de dire tant mieux, même si le sens de l'ordre imposé nous échappe quelque peu : ni par artiste ni par tendance, sans fil chronologique, mais par associations, contrastes et liens secrets... Un parti pris qui ne déplaît pas aujourd'hui et que les plus grands musées proposent parfois, mais plutôt provisoirement.

EXPOSÉS DANS L'USINE

Albert C. Barnes achetait massivement à Paris, où il allait souvent (il passait ses vacances en Bretagne), chez Durand-Ruel et chez Ambroise Vollard. Mais il n'accumulait pas pour son seul plaisir, ni même avec l'envie de faire partager sa dévorante passion pour Renoir, le peintre de la joie de vivre qu'il opposait à Cézanne, le tragique.

Le bon docteur Barnes, dont ont dit plutôt qu'il avait un épouvantable caractère, était un démocrate convaincu qui voulait mettre l'art à la portée de tous, sans distinction de classe ou de race. Avant de créer sa fondation, le docteur avait pris l'habitude d'accrocher ses acquisitions dans son usine et d'en parler avec ses ouvriers. Il était d'origine très modeste.

Sa fondation ne serait pas un musée, mais une école du regard, pour "promouvoir le progrès de l'éducation et l'appréciation des beaux-arts". Il imaginait une galerie d'études où les étudiants de toutes conditions travailleraient dans la proximité des œuvres. Un luxe !

Et le docteur de trier les visiteurs sur le volet, surtout s'il s'agissait de conservateurs de musées ou des notables de Philadelphie, qu'il détestait. A sa mort, en 1951, dans un accident de voiture, il laissa un testament qui bloquait toute possibilité de transformer la fondation. Il avait tout prévu, sauf l'évolution actuelle des institutions muséales et la culture de masse...

Pendant de longues années, ce verrouillage juridique mis en place a tenu bon. Jusqu'à la mort de Violette de Mazia, en 1988. Elève, assistante, directrice des études et probablement maîtresse d'Albert Barnes, "Vio" a entretenu scrupuleusement la mémoire du docteur. Avec elle, la fondation resterait une école. Celle-ci avait 159 étudiants en 2003, les deux tiers en art et un tiers en horticulture, l'autre école créée par Barnes, qui aimait la mise en relation des choses de la nature et de la culture.

Quant à l'ouverture de la galerie aux visiteurs, elle restait limitée, par principe, mais aussi pour des raisons de nuisances et de voisinage. Les résidents de Lower Merion ne veulent pas voir passer de cars de touristes.

En 1961, il avait fallu un jugement du tribunal pour ouvrir la fondation à 200 visiteurs par jour, deux jours par semaine. Depuis, un autre jugement a permis 400 entrées par jour, trois jours par semaine, au tarif de 5 dollars par personne. Dans ces conditions, les mécènes ne se précipitent pas pour renflouer les caisses de la fondation.

Geneviève Breerette

• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU Monde  04.01.04

The Barnes Foundation, 300, North Latch's Lane, Merion, Pennsylvania 19066.

site officiel: http://www.barnesfoundation.org/

Read also in English:  Barnes Foundation Pennsylvania or Barnes Foundation and permanent collection

buy african masks
African masks from Known Collections

African Antiques Newsletter

Build Your Dream Collection !

I never thought I would receive so much information's about the African art world !
Free Newletter.
Subscribe today : 

Free African Art Authenticity Report
 

 

african art on facebookDear African Art Collectors,

Discover the African Art books I like or join me on facebook

African Antiques is the archive and not growing much anymore but still updated.

Visit African Art to join our free newsletter and read recent African Art News.

For the last news about  Fondation Barnes you should join our African Art Club and become an insider of the African art market.

And if you are a collector of African Art, have a look at our exclusive African Art Collection for sale.

David Norden


Mail David Norden
Sint-katelijnevest 27
ANTWERPEN-Belgium

Any questions?
Call us at +
32 3 227 35 40

african art | home | african art shop

In this section:
Start
Omhoog
Dapper Bresil
le Louvre
Smithsonian-Disney
Tatouages
Ethnologie Geneve
masques-Barbier-Mueller
Fondation Barnes
quai branly
musee de l homme
cultures jacobins toulouse
confluences Lyon
tresors exotiques
retour patrimoine
Tervueren sons Afrique
Zoo humain
Wamp Musees Afrique Ouest
Enquete sur le traffic d Art Africain 

African art books

The Tribal Arts of Africa

The Tribal Arts of Africa
Author: Jean-Baptiste Bacquart

more African Art books I like


read also : Start ] Dapper Bresil ] le Louvre ] Smithsonian-Disney ] Tatouages ] Ethnologie Geneve ] masques-Barbier-Mueller ] [ Fondation Barnes ] quai branly ] musee de l homme ] cultures jacobins toulouse ] confluences Lyon ] tresors exotiques ] retour patrimoine ] Tervueren sons Afrique ] Zoo humain ] Wamp Musees Afrique Ouest ] Enquete sur le traffic d Art Africain ]

Buy David Norden's African Antiques | AA group English | AA Français | Privacy & Earning disclaimer | Become our partner |  The African Antiques newsletter | African Art Club | facebook african art

 mail David Norden phone +32 3 227.35.40