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A fine Eastern Pende Panya-Gombe African mask. Coll.: David Norden

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masque Fang 

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La vente record à Paris d’un masque fang du Gabon, adjugé à 5,9 millions d’euros à une semaine de l’inauguration du Musée du quai Branly, est venue rappeler combien les œuvres issues de ce petit pays de l’Afrique équatoriale sont prisées en Occident.

 

Batailles pour l’art en Afrique

Retour à Libreville

par Christine Holzbauer, Journaliste, Dakar trouvé sur Le Monde diplomatique octobre 2006

Merveille d’épure géométrique, ce masque « ngil » du XIXe siècle a été emporté par un acheteur anonyme. Il était mis aux enchères avec cinq cent treize autres pièces de la collection entamée dans les années 1920 par Pierre Vérité, marchand d’arts premiers à Paris, et poursuivie par son fils. Dans le magnifique catalogue de la vente, M. Pierre Amrouche, expert en « arts primitifs, art tribal, art populaire », décrit l’imaginaire dans lequel s’inscrit cet engouement : « C’est une collection purement française qui regroupe tous les archétypes du collectionnisme français tant par l’origine des objets venant de nos anciennes colonies que par le goût qu’ils mettent en évidence. Pour l’art africain, l’atlas qu’elle compose épouse l’histoire de la France coloniale, il nous trace le parcours des collectionneurs d’art primitif de la première période des collections ; (...) le Mali, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée et le Gabon. »

L’inflation du prix des œuvres n’est pas sans incidence sur la manière dont, à Libreville, on considère ce legs du culte des ancêtres. Ce culte était si abouti au Gabon que, dès la fin du XIXe siècle, des sculptures fangs, « kotas » et punus défrayaient la chronique. Il inspirera des œuvres majeures à de grands artistes occidentaux.

Recherchés depuis des décennies, de nombreux masques sont aujourd’hui entre les mains de collectionneurs privés partout dans le monde. « Ils sont sortis du Gabon depuis très longtemps, à une époque où nous ne leur prêtions pas une grande valeur », avoue M. Paul Miyoghe Mba, ministre gabonais du commerce. « Les ventes en Occident portent sur des pièces anciennes, en circulation depuis parfois un siècle dans des collections privées. Elles sont totalement externalisées par rapport aux lieux de production », nous explique le professeur Robert Mayer, de l’université Lyon-II.

Cet universitaire, qui partage son temps entre la France et le Gabon, regrette également que le marché des arts premiers échappe totalement aux autorités gabonaises. La rareté des œuvres est aussi due aux missions catholiques et protestantes venues évangéliser le Gabon et qui incitaient à la destruction de ces pièces païennes. Le Musée national des arts et traditions du Gabon (1), à Libreville, qui regroupe deux mille cinq cents objets d’art et d’artisanat, la plupart collectés entre 1954 et 1975 sur l’ensemble du territoire gabonais par des chercheurs de l’Institut français de recherche scientifique pour le développement en coopération (Orstom) (2), donne une idée de la richesse de ce patrimoine. Les ethnologues et ethnomusicologues de l’Orstom ont également recueilli quelque neuf cents heures d’enregistrements sonores, soit mille deux cents morceaux catalogués.

Mais le pillage continue, et il constitue un fléau pour l’art ancien comme pour l’artisanat d’aujourd’hui. C’est pourquoi, conscient aussi du rôle économique que pourrait jouer ce secteur, le gouvernement réfléchit à l’établissement d’un certificat d’origine. « Nous avons des génies créateurs qui font de très belles choses avec des bois précieux car le Gabon est un pays de bois », explique ainsi M. Miyoghe Mba. Mais beaucoup reste à faire pour mettre en valeur et protéger le patrimoine. « Je n’ai jamais entendu parler, remarque Mme Gwenaëlle Dubreuil, conservatrice du musée, de tentatives pour récupérer des œuvres détenues par des collectionneurs à l’étranger. En revanche, à l’aéroport, le service des douanes est de plus en plus vigilant et n’hésite pas à retenir des objets artisanaux, dans le doute. »

Le pillage n’est pas la seule menace. Ainsi, l’incapacité à budgétiser la conservation des collections soumises aux aléas des subventions provenant des ambassades ou des entreprises privées, les conditions de stockage dans les réserves du musée (humidité d’un sous-sol qui a subi des inondations), les invasions d’insectes xylophages conduisent à des dégradations brutales et irréversibles des œuvres conservées à Libreville. L’exode rural menace aussi l’art ancestral, car c’est dans les campagnes que cet art s’est développé et a été transmis.

L’inventaire des œuvres, la recherche historique et scientifique, la vulgarisation des connaissances constituent un enjeu pour tous les pays africains. Le Bénin a ainsi créé, en 1998, l’Ecole du patrimoine africain (EPA). Basée à Porto Novo, elle est spécialisée dans la conservation et la médiation du patrimoine culturel « tangible et intangible » (3). Au Gabon, la formation aux arts plastiques se fait dans le cadre de l’Ecole nationale des arts et manufacture (ENAM) de Libreville, à un niveau d’entrée de seconde et pour une formation qui aboutit au niveau bac. A Libreville, le Musée des arts et traditions se trouve au cœur de la politique nationale dans ce secteur.

Pour permettre aux jeunes citadins de s’approprier leur patrimoine, il propose la découverte des masques tsoghos, sangos, dumas ainsi que les fameux « ngils » et ngon’tangs des Fangs, le très réputé mukudji des Punus, les masques rares des Tékés, des Kwélés et des Kotas et l’okukwé des Galoas. La visite réservée, le matin, aux scolaires est agrémentée du film Dissumba, diffusé sur grand écran, qui met en scène quelques-uns des masques exposés, notamment le très impressionnant mowei, masque « de la mort » des Tsoghos. « Le musée s’est donné une mission : celle d’offrir aux jeunes Gabonais, en pleine construction identitaire, une image valorisante de leur culture », précise le très raffiné et cultivé directeur du musée, M. Ludovic Emane Obiang.

La trentaine, ethnomusicologue de formation et musicien, il parie sur les ateliers de formation, qui ont été conçus avec des enseignants pour séduire les enfants. Joignant la tradition à la pratique, ceux-ci peuvent manipuler des instruments de musique, principalement les trompes en ivoire au corps finement gravé, les cloches surmontées d’une tête humaine sculptée, les harpes anthropomorphes. « Ces objets sont réalisés avec d’autant plus de soin qu’ils accompagnent les cérémonies cultuelles, notamment celle du bwiti (4) », précise-t-il.

Pour Mme Yveline Nnoh, secrétaire de direction au Centre international des civilisations bantoues de Libreville, l’Afrique est restée « traumatisée et embrigadée par une colonisation qui, en lui imposant une sorte d’iconoclasme, a nié toutes ses valeurs culturelles ». Cette situation a d’emblée, selon cette conférencière internationale spécialiste des danses traditionnelles, limité sa mémoire (historique, géographique, culturelle et spirituelle), qu’elle a pourtant multiple, à l’instar de ses peuples et de ses traditions.

Christine Holzbauer 

 

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