african masksobjets blesses
Start ] Omhoog ] New-Museum-Paris ] BBC video Branly ] Arts Premiers Paris ] Branly-Kerchache ] branly ] Axa-Dogon-Branly ] Ouverture Branly ] musee-arts-premiers ] Heart of Darkness ] livres Branly ] regards miroirs ] art exotique ] un regard autre ] musee du quai Branly ] [ objets blesses ]

A fine Eastern Pende Panya-Gombe African mask. Coll.: David Norden

African Art books I like | Genuine African Masks

 Objets blessés La Réparation en Afrique

Objets blessés : La réparation en Afrique
Auteur : Gaetano Speranza

Une exposition du Quai Branly à Paris jusqu'au 16 Septembre 2007


groupe de discussion sur l'Art Africain

Par amour pour l'Art Africain.

L'activité de réparation est très répandue sur tout le continent africain. Toutefois, pour des raisons économiques, esthétiques ou de prestige, les collecteurs qu'ils soient militaires, religieux, scientifiques. marchands ou simples voyageurs ont privilégié les objets intacts et négligé ceux qui présentent des cassures et des réparations. Ainsi les " objets blessés " sont presque absents de nos collections, comme de nos expositions. En Afrique. la détérioration d'un objet, et notamment d'un objet rituel, quelle qu'en soit la cause. n'est pas considérée uniquement comme un fait matériel. Elle représente, dévoile, un dysfonctionnement de la société. L'objectif de la réparation n'est donc pas de redonner à l'objet son aspect ou sa lisibilité initiale. mais. d'une façon plus subtile, de rendre à l'objet. qu'il soit rituel ou usuel, un nouveau pouvoir et une nouvelle vie. Cet ouvrage, abondamment illustré par des objets choisis dans les collections du musée du quai Branly, est publié à l'occasion d'une exposition qui pose pour la première fois les questions de l'importance et du sens de la réparation dans le continent africain.

Objets blessés

objets_bless_sd_tail_oeil

Masque anthropomorphe Bena Biombo. République démocratique du Congo
Fente sur l'oeil réparée avec des agrafes.

Posté par florizelle trouvé sur http://florizel.canalblog.com/ mercredi 25 juillet 2007

Des ligatures, des sutures, des agrafes, des broches, des pièces métalliques, des vis : autant de blessures, autant de cicatrices n'avaient auparavant été livrées au regard. C'est en effet  une pratique presque invisible dans les musées d'ethnographie que la superbe exposition Objets blessés, la réparation en Afrique se propose d'explorer : la réparation. Les collecteurs - colonisateurs ou ethnographes -, qui ont fourni la plupart des objets qui forment leurs collections aujourd'hui, ont toujours privilégié les objets intacts, parfois pour mieux les épurer comme les masques de Côte d'Ivoire dont ne fut conservée que l'âme de bois après suppression des parties végétales ou textiles. Sur les 60 000 objets africains que comptent les collections du musée du Quai Branly, seulement un pour cent est réparé, alors que  la réparation a toujours été une activité intense en Afrique. De cet écart, le commissaire de l'exposition, Gaetano Speranza, a voulu faire naître une réflexion sur la représentation de la culture des autres, tout en réparant un oubli, tout en comblant une lacune.

Le but n'est pas de proposer une recontextualisation originaire de ces objets : ce qui est exposé, ce sont des réparations et non des objets. Et pour que les interventions paraissent plus évidentes encore aux yeux du visiteur, des dessins (d'Emmanuelle Duparchy) offrent, comme à la loupe, le luxe de leurs détails, où sont mis en lumière l'ingéniosité et la dextérité des forgerons et autres réparateurs. Les sutures des calebasses surtout forcent l'admiration et constituent un embellissement de l'objet.  Les réparations africaines, toujours visibles, s'accompagnent en effet souvent d'un parti pris esthétique, qui ajoute à la force de l'objet. Contrairement aux termes français - réparer, rapiécier, raccomoder, repriser, rapetasser, ravauder -  la notion de réparation ne comporte pas de valeur itérative marquée par le préfixe -re, elle manifeste plutôt la notion de "préparer, apprêter, être bien". Deux termes dogon plus ou moins synonymes expriment ainsi couramment l'idée de réparation dans le sens d'"arranger les choses", de résoudre un problème d'ordre pratique mais aussi de "travailler afin que les choses ou les gens soient bien".

Il s'agit encore moins d'opposer un Occident consumériste et gaspilleur, prêt à tout jeter, à une Afrique morale et économe. Tout n'y est pas conservé, bien évidemment. Dans les sociétés traditionnelles, certains objets sont purement et simplement jetés ou brûlés ;  d'autres, usés ou cassés, sont réutilisés avec une autre fonction. Les objets qui méritent réparation sont les objets utilitaires difficilement remplaçables ou certains objets rituels. La réparation implique une répartition codifiée des rôles, du forgeron au griot ou au marabout, des hommes aux femmes, et une mise à l'épreuve du statut social de chacun mais elle suppose aussi une réflexion du groupe sur lui-même car qui dit réparation, dit atteinte préalable à l'équilibre du corps social.

Dans les sociétés animistes, tout se passe ainsi comme s'il existait un lien direct de cause à effet entre la perte de l'équilibre des propriétés mécaniques de l'objet de culte et la perte de l'équilibre du système d'organisation de la société. Le rite réparateur devient alors un point de suture, un noeud nécessaire à la croissance, à la consolidation et à la continuité du groupe social uni.

Mais toute détérioration d'objet rituel n'appelle pas réparation. Prolonger ou non la vie d'un objet fait l'objet d'intenses débats. Chez les Dogon, il apparaît toutefois clairement qu'une statuette rongée par les termites sera simplement remplacée, même si le degré de détérioration acceptable avant un tel remplacement suscite des dissensions. A l'inverse, une statuette brisée, même partiellement, est considérée comme étant abîmée ou gâtée : elle perd sa force, sa puissance, et par voie de conséquence son efficacité rituelle. Le dommage annonce d'autres "dégâts" et est interprété très souvent  comme les conséquences de fautes antérieures au sein du lignage ou du village. (cf article d'Eric Jolly dans le catalogue).

Dans les sociétés musulmanes, réparer, c'est associer, dans un acte de renaissance et de reconnaissance, le geste d'un forgeron et le savoir d'un marabout. La réparation renouvelle l'acte de créer en réutilisant quelques fragments que l'homme semble avoir abandonnés après en avoir trop usé. La réparation, plus encore que la création, indique que le pardon fonctionne, que l'origine est proche comme peut soudainement se rapprocher la fin, qu'on ne lit jamais aussi bien un texte sacré qu'on ne le relit. Lorsque l'on veut croire à un nouveau début, plutôt que de condamner au rebut un objet qu'on néglige, la question est devenue bien plus morale que technique ou artistique. Le croyant cherche par la réparation rien moins qu'une rédemption. (cf article de Kadidia Kane-Devautour).


Pour nous qui sommes habitués à la réparation comme restauration, où l'intervention doit être la moins visible possible et bien évidemment sans ajout, un effort de pensée est indispensable pour s'approcher de la réparation africaine. Reste ouverte cette interrogation de Gaetano Speranza : "pourquoi l'Occident cache-t-il les blessures et les réparations, les siennes et celles des autres ? "

objetsbless_scalebasse

Calebasse de mariage Bozo, Mali

Calebasse, cuir, plastique, fibres végétales, métal. Fentes réparées par des ligatures simples et d'autres enserrant un ou plusieurs fibres végétales.

Achetez le catalogue :

Objets blessés : La réparation en AfriqueObjets blessés La Réparation en Afrique


Auteur : Gaetano Speranza

Objets blessés, la réparation en Afrique.
Musée du Quai Branly, Paris
jusqu'au 16 septembre 2007

 

buy african masks
African masks from Known Collections

African Antiques Newsletter

Build Your Dream Collection !

I never thought I would receive so much information's about the African art world !
Free Newletter.
Subscribe today : 

Free African Art Authenticity Report
 

 

african art on facebookDear African Art Collectors,

Discover the African Art books I like or join me on facebook

African Antiques is the archive and not growing much anymore but still updated.

Visit African Art to join our free newsletter and read recent African Art News.

For the last news about  objets blesses you should join our African Art Club and become an insider of the African art market.

And if you are a collector of African Art, have a look at our exclusive African Art Collection for sale.

David Norden


Mail David Norden
Sint-katelijnevest 27
ANTWERPEN-Belgium

Any questions?
Call us at +
32 3 227 35 40

african art | home | african art shop

In this section:
Start
Omhoog
New-Museum-Paris
BBC video Branly
Arts Premiers Paris
Branly-Kerchache
branly
Axa-Dogon-Branly
Ouverture Branly
musee-arts-premiers
Heart of Darkness
livres Branly
regards miroirs
art exotique
un regard autre
musee du quai Branly
objets blesses 

African art books

The Tribal Arts of Africa

The Tribal Arts of Africa
Author: Jean-Baptiste Bacquart

more African Art books I like


read also : Start ] New-Museum-Paris ] BBC video Branly ] Arts Premiers Paris ] Branly-Kerchache ] branly ] Axa-Dogon-Branly ] Ouverture Branly ] musee-arts-premiers ] Heart of Darkness ] livres Branly ] regards miroirs ] art exotique ] un regard autre ] musee du quai Branly ] [ objets blesses ]

Buy David Norden's African Antiques | AA group English | AA Français | Privacy & Earning disclaimer | Become our partner |  The African Antiques newsletter | African Art Club | facebook african art

 mail David Norden phone +32 3 227.35.40