Galerie OTT de Düsseldorf
Galerie Ott
Rethelstrasse 3
40237 Düsseldorf Duitsland
T 0211 / 6913781
F 0211 / 6218163
mobil: 0171.5758514
e-mail: infoATgalerie-ott.de
Emmanuel
Idowu: „Osun Groove“ – Acryl auf Leinwand, 91 x 122 cm, 2006
Une fenêtre ouverte sur l’Afrique
trouvé sur Le Patriote No. 2177 du Vendredi 5 Janvier 2007
La passion du continent noir. Située sur la Rethelstrasse 3, à quelques mètres du célèbre quartier commercial Am Wehrhahn de Düsseldorf, capitale de Nordrhein-Westfalen, important Etat de l’Ouest de l’Allemagne, une bâtisse exprime son attachement à l’Afrique. Précisément à l’art et la culture africaine. Là, tout fait allusion à l’Afrique : les murs sont «peints» de tableaux. Au sol, une montagne de statuettes, pour l’essentiel en bois, de masques, ou encore de sculptures savamment « taillées », obstruent légèrement l’entrée et rappelle immédiatement au visiteur qu’il est bel et bien dans un univers artistique. Mais pas n’importe lequel. Celui d’une terre riche d’inspirations et aussi de créations dans toutes ses composantes : du nord au sud, d’est à l’ouest.
C’est la galerie OTT, du nom d’un amoureux fou, doublé d’un collectionneur, d’art africain : Wilhem Ott. Cheveux grisonnants, lunettes intello, cet homme, d’un certain, âge, affiche fièrement sa passion pour l’Afrique. «C’est un amour profond» confie-t-il avec enthousiasme. «Je collectionne l’art africain depuis 30 ans. C’est un art qui me séduit par sa créativité et le côté saisissant de sa thématique», poursuit-il. Mais, ce n’est véritablement en 1994 qu’il songe à monter enfin une galerie pour «montrer la diversité infinie de la création artistique de l’Afrique». Bien, Wilhem Ott revendique, pour sa galerie, plus de 1000 œuvres d’art originaires de toute l’Afrique. «Ce continent est présent ici dans son ensemble. J’ai des pièces de l’Afrique australe, centrale, orientale et occidentale. J’ai même des sculptures qui viennent de la Côte d’Ivoire» s’enorgueillit-il. Cet analyste financier, de formation, spécialisé dans les impôts ne se contente pas uniquement d’amasser les œuvres d’art africain. Il leur offre également une tribune de visibilité et s’échine surtout à promouvoir les créateurs. «C’est vrai, avoue-t-il, j’expose en permanence l’art africain et j’aide les artistes à faire connaître leurs créations.»
Une tribune pour «vendre» la création artistique contemporaine africaine
La galerie Ott abrite en effet environ 5 fois par an des expositions uniques d’artistes (hommes et femmes), couronnées, selon Wilhem Ott, de succès. Et les plasticiens africains y occupent une place de choix. Récemment, la galerie Ott a donné à voir les créations de Paton Chidi Kwubiri, jeune peintre nigérian, qui étudie aujourd’hui à la Kunstakademie( académie des arts) de Düsseldorf. Elle a aussi exposé, avec le concours du Goethe Institut de Lagos, du 26 novembre au 15 décembre dernier, 31 tableaux de quatre autres jeunes peintres venus du Nigeria : Peter Uka, Emmanuel Idowu, Harriet Oparah et Olusegun Olumide. Des toiles qui parcourent avec fracas, les déboires, d’un continent martyrisé: la détresse des femmes, les conflits d’intérêts, les souffrances des populations… «Cette exposition a été bien accueillie par le public allemand qui a été séduit par l’esprit de créativité des artistes. C’était leur premier pas en Europe et ils n’ont pas déçu» se réjouit Wilhem Ott. Mais, de toute évidence, l’un de ses souvenirs mémorables reste sans doute l’exposition sur l’histoire de l’art de 2000 ans du Nigeria. «Ça a été très captivant. Nous avions une collection riche composée de beaucoup d’œuvres d’art extraordinaires et vieilles de cet immense pays de l’Afrique de l’ouest. Cette exposition a eu un grand impact ici.
L’art africain intéresse beaucoup de gens en Europe et nous recevons de nombreux visiteurs » se remémore-t-il. L’année prochaine, la galerie Ott poursuivra son initiative de promotion des œuvres artistiques africaines et de leurs créateurs. «Bien sûr que nous continuerons de les exposer» renchérit Wilhem Ott. En attendant, il meuble ses journées au milieu de «ses» œuvres, qu’il contemple avec admiration. Aussi, affûté qu’il est sur leurs origines, leurs dates et leur thématique. A Düsseldorf, l’art africain n’est pas orphelin. Alors-là, pas du tout !
Y. Sangaré, envoyé spécial
Note: D'apres ce que je voit sur le site http://www.galerie-ott.de
la majorité des sculptures sont des créations contemporaines. Je recommande
cette galerie si vous etes interessé dans la peinture africaine contemporaine,
pas pour les antiquités !
David Norden