african masksLes sortilèges de l'art africain
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A fine Eastern Pende Panya-Gombe African mask. Coll.: David Norden

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Les sortilèges de l'art africain.

Jadis confidentiel, le marché des objets d'«art premier» explose. Mais attention, les faux abondent et les prix s'envolent. Pour vous y retrouver, une seule technique : visiter les musées et expositions, aller chez les marchands, recouper les conseils des experts et acheter des livres de référence.

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01/04/2002 trouvé sur http://www.afrikara.com/index.php?page=contenu&art=59 

Enquête réalisée par Valérie Duponchelle et Béatrice de Rochebouët
Publié le 17 octobre 2001

Le reliquaire de byeri des marins

«S'il fallait ne retenir qu'une paire d'objets parmi la centaine de Byeri connus, l'ancêtre suitant de la collection Pierre Guerre serait probablement l'un des deux», observe l'ethnologue africaniste Louis Perrois, dans le catalogue de l'exposition au Centre de la Vieille Charité à Marseille en 1992 sur les «Byeri Fang. Sculptures d'ancêtres en Afrique» qui, inexplicablement, ne présentait pas les magnifiques Fang de la Fondation Dapper. Avec sa «patine incoerciblement suitante», ce chef-d'œuvre de l'art fang par son accumulation de volumes courbes, oblongs et sphériques en si parfaite harmonie dynamique, a été adjugé 5,5 MF le 20 juin 1996 chez Me Loudmer, la surprise de Drouot à l'époque (estimé 3 MF). Rapporté, dit-on, en 1842 «par un marin» dans la Cité phocéenne aux portes de l'Afrique - alors, lieu idéal pour acheter les «objets nègres» rapportés par les soldats, missionnaires, fonctionnaires de l'administration coloniale -, cet objet est d'un style répandu au nord du Gabon, peut-être au sud de la Guinée équatoriale, chez les Fang et spécialement les Betsi. Le laquage noir de ces statues était obtenu par un enduit appliqué à chaud, de copal, de poudre de charbon de bois et d'huile de palme. Mais il est certain qu'il a été entretenu par les libations et les sacrifices, ainsi que par les onctions de matières grasses. Objet de culte pendant plusieurs générations, le Byeri était fixé sur un pilier de vannerie. En dehors des pièces exceptionnelles (Christie's en a vendu deux en 1992 pour 2,5 MF et 2 MF), le marché a vu passer certaines statuettes plus simples, plus rustiques, plus abordables (de 150 000 F à 700 000 F).

Un Fang à la crinière cubiste

Au lendemain du triomphe Goldet (88,4 MF, pour une estimation de 30 à 40 MF), le lundi 2 juillet 2001, tous les africanistes de Paris ou de Bruxelles étaient à Drouot (ou au téléphone) pour le seul objet d'art africain d'une vente Millon-&-Associés qui brillait des ors du XVIIIe . Alerté par la curiosité d'un clerc de l'étude Mathias, l'expert André Schoeller était venu à la rencontre de cette rarissime statuette fang (Gabon), à la crinière en arrière comme soufflé par une bourrasque, au visage triangulaire à l'extrême. Un collectionneur européen est monté jusqu'à 2,9 MF au marteau (près de 3,2 MF avec frais, cinq fois l'estimation haute) pour cet exemplaire du style des Okak (nord du Rio Muni), vraie sculpture d'art moderne qui contient des morceaux de calotte crânienne ou de phalanges, reliques d'illustres défunts, sous ses pieds (nos éditions du 20 juillet 2001). L'expert parisien soulignait alors qu'«il n'y en a que trois au monde: celle de l'ancienne collection Antony Moris et Charles Ratton aujourd'hui à la Fondation Dapper, la deuxième à la Smithsonian Institution, la troisième à la Barnes Fondation». Mais, insiste-t-il, «le plus grand chef-d'œuvre de l'art fang reste la Vénus noire qui se trouve à la Fondation Dapper. Provenant de l'ancienne collection G. de Miré, Louis Carré, Jacob Epstein, Carlo Monzino, cette figure de reliquaire (43 cm de haut, 56 cm avec son support) fut exposée à la galerie Pigalle en 1933. Aujourd'hui, si elle passait sur le marché, elle ferait beaucoup plus cher que la statue bangwa, record inégalé pour un objet d'art africain.»

La reine bamiléké d'Helena Rubinstein

Cette femme de bois, légèrement de biais comme un être en mouvement, la bouche entrouverte sur des dents pointues, les petites oreilles comme des balcons plantés sur le crâne nu, le chapeau conique, les colliers entassés masquant le cou comme une collerette, est la reine bamiléké (petite chefferie bangwa sur les hauts plateaux au centre du Cameroun) qui trônait déjà dans la célèbre collection d'Helena Rubinstein. Souveraine idole de la vente de l'esthète (Art déco, «art nègre», Art moderne) chez Parke-Bernet Galleries, à New York, le 21 avril 1966, elle fut alors vendue 29 000 $ au marteau. Quelque vingt-cinq ans plus tard, le 21 avril 1990 chez Sotheby's à New York, elle était adjugée 3,41 M$, soit plus de 19 MF, à la vente de la collection Harry A. Franklin Family, record absolu pour une pièce d'art africain en vente publique. La qualité de la sculpture (abandon de la position frontale, recherche sur le mouvement) et la belle provenance (Charles Ratton et Helena Rubinstein) avaient propulsé cette haute figure (82 cm) sur la couverture du catalogue avec son pendant masculin, plus académique, plus figé, nettement moins cher (330 000 $, près de dix fois moins!).

Le masque en cœur kwélé

Ce masque en forme de cœur Pibibuzè, visage humain à la face concave peinte au blanc de kaolin, cerné d'une large bande noire épousant les arcades sourcilières et les joues, semble implorer comme l'acteur d'une muette pantomime africaine. Déjà en 1931, le grand collectionneur Charles Ratton s'était extasié sur la beauté de cette œuvre typique de l'art kwélé du Gabon (24 cm de haut), d'une patine d'usage qui en fait aussi le prix (chevilles de fixation de parure) dans son ouvrage Masques africains (alors présenté comme masque du moyen Congo). Adjugé 2 MF à la célèbre vente de la collection du surréaliste Tristan Tzara le 24 novembre 1988 à Drouot, ce masque kwélé est toujours l'un des plus beaux exemplaires connus, avec celui de la collection Barbier-Müller, recueilli par l'administrateur Aristide Courtois (28 cm de haut), d'une facture moins soignée selon les experts. Aucun autre Kwelé aussi important n'est passé en vente depuis.

L'ancêtre tshokwe de Rasmussen

Statuette d'ancêtre ou de chef, le corps trapu légèrement penché en avant, les bras musclés repliés aux mains puissantes et tendues qui se rejoignent (38 cm de haut). Portant l'énorme coiffe des chefs tshokwe (Angola), formée d'un double bandeau relevé en éventail, aux ailes latérales recourbées vers le haut, cette statuette provient vraisemblablement des trésors des grandes chefferies tshokwe disparues à la fin du XIXe . Le menton conserve les traces d'une barbe de poils humains. Elle fut adjugée 2,2 MF (sans les frais) lors de la vente du collectionneur René Rasmussen, le 14 décembre 1979 à Drouot (Mes Loudmer, Poulain et Libert, Castor), record pour un objet africain à l'époque. Elle a été revendue depuis à l'amiable à «un prix énorme». Avec ses mains et pieds aux doigts exagérément représentés, elle symbolise l'adresse et la force divine du chef. Lors de la vente Goldet par Me François de Ricqlès, le samedi 30 juin 2001 à la Maison de la chimie, les Tshokwe étaient de nouveau à l'honneur: 7,5 MF, plus de trois fois l'estimation haute, adjugé au téléphone pour la «table» rituelle tshokwe (région frontière Angola, Congo), ou plutôt un lit d'apparat utilisé lors de ses audiences par un haut dignitaire du XIXe , «l'un des trois grands objets de la vente», selon le très exigeant Philippe Guimiot, le marchand français de Bruxelles. Feu Hubert Goldet, le collectionneur fou de ses fétiches (nos éditions du 20 avril 2001), l'avait emporté aux enchères dans une petite vente de province, contre Pierre Dartevelle, autre marchand bruxellois, homme au charme discret et baroudeur bien connu des amateurs.

Les dents acérées du reliquaire ambété

Cette statue d'ancêtre masculin ambété (Gabon, Congo) en bois polychrome a un extraordinaire visage plat losangé, une bouche armée de fines dents de fer et un cou puissant orné de perles de verre bleu (79 cm). Une «icône» d'avis unanime, un «objet sauvage» qui broyait le cœur des puristes dès l'annonce au printemps de la vente Goldet. Une estimation jugée déjà forte (4 à 6 MF) pour un des plus beaux représentants d'un petit groupe très rare, «très proche en qualité de celui de la collection Pierre Matisse», selon Pierre Amrouche, expert de la vente avec Alain de Monbrison. Et un pedigree royal (anciennes coll. Courtois, Charles Ratton, Madeleine Rousseau, René Rasmussen) qui explique le déferlement des enchères. Le public a applaudi les 14 MF (soit 1,85 M$), deux fois l'estimation haute, adjugés au téléphone. André Schœller, expert de la vente Rasmussen, se souvient avec émotion l'avoir vendu 630 000 F à Alain de Monbrison pour le compte du collectionneur Wertheimer. L'expert barbu, réputé pour son laconisme, l'a racheté à la mort de son client pour le vendre ensuite au boulimique Hubert Goldet.

La mélancolie orientale des Punu

Avec son visage féminin peint au kaolin, sa haute coiffe au nattage curviligne laquée noir, ses scarifications en écailles de poisson, ses yeux fendus en amande, ce masque mukuyé a tous les canons du grand style Punu des masques blancs du Gabon. Le public de la Maison de la chimie a vu l'«auctioneer» de Phillips, Simon de Pury, emporter cette beauté mystérieuse comme une Joconde orientale, sans doute pour un collectionneur... à 3,4 MF, plus de quatre fois l'estimation haute! Un «prix fou, du jamais vu ni aux enchères ni en galerie», s'étonnaient le Bruxellois Pierre Dartevelle comme le Parisien Daniel Hourdé, un intime de Goldet qui supporta vaillamment tous ses caprices avant de lui rendre, sans rancune, un bel hommage dans le catalogue, devenu également un «collector».

La moue cuivrée du Kota

Sa taille (71 cm) le place parmi les plus grands exemplaires de tous les types connus (entre 65 et 75 cm) et les plus beaux, selon André Schœller, collectionneur passionné, orateur infatigable, surnommé le «marchand de casseroles» pour en avoir eu plus d'une centaine. Les cuivres jaune et rouge martelés, l'étain, ainsi que les larmes de fer, donnent cette chaleur douce, typique des Kota (frontière Gabon, Congo, Brazza). Rapportée en France par un missionnaire avant la Première Guerre mondiale, d'une patte similaire à ceux des anciennes collections Rasmussen, Ratton, et des grands musées, cette figure de reliquaire d'ancêtre a été adjugée 3,3 MF (sans les frais) à une vente de Mes Ader-Picard-Tajan, le 27 février 1989. On en connaît dans ce style au maximum entre huit et dix. Le plus beau des six proposés lors de la vente Goldet (57 cm de haut), avec son grand visage concave-convexe, a plus que doublé son estimation à 2,2 MF sans les frais (téléphone). Sous-tribu kota, le Mahongwe du Gabon avait déjà fait sensation lors de la vente du couple de marchands flamands van Bussel (2,2 MF, le 25 juin 1996 à Drouot) chez Me Viviane Jutheau de Witt, aujourd'hui la rousse marraine du nouveau Salon de mars à Genève.

 

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