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Ce langage était à l'origine un système de numération
de base 2, appelé pour cette raison système binaire. Il
ne s'agit pas là d'une simple convention, mais d'une découverte dont
l'histoire jette une lumière sur la compréhension de l'ordinateur.
On trouve partout des multiples de 2 dans le jargon de l'informatique.
Nous savons déjà ce que c'est qu'un octet. Un ensemble de
mille octets donne un kilo-octet, "K" en abrégé.
Un ordinateur qui est de 64 Megas veut dire que sa mémoire
peut contenir 64 000 000 000 octets ou 1024 Ko.
Ne serait-ce qu'à cause de l'usage qu'on en fait dans les ordinateurs, le système binaire
apparaît désormais comme une découverte majeure. Or
on l'utilise dans les communications en général et notamment
dans l'enregistrement des oeuvres musicales.
Quand nous faisons tourner un disque compact par exemple, les sons qui
parviennent nos oreilles ont subi des transformations semblables celle de
la lettre "a" entre le moment où je frappe la touche "A" sur le clavier
et celui où la lettre "a" apparaît sur l'écran.
Pourtant, si celui qui a découvert ce système, le philosophe allemand Gottfried Wilhelm Leibniz n'avait pas accédé la gloire
par d'autres moyens, il n'aurait sans doute jamais eu son nom dans les
dictionnaires. Le système binaire passa d'abord inaperçu.
Même au XVIIe siècle, il n'eut que très peu de partisans; puis on a fini par n'en plus parler du tout. Leibniz aurait-il commis l'erreur d'en souligner la beauté, même
le caractère divin, à une époque où les découvertes
s'imposaient d'abord par leur utilité. Quand il a créé le
monde, Dieu, ne pouvait penser qu'en binaire, l'unité et le zéro
(Dieu et le néant) : Leibniz l'assimila à l'acte créateur. C'est
pourquoi il proposa au duc de Brunswick, son protecteur, de faire frapper
un médaillon pour rehausser son prestige en soulignant cette découverte.
Moins d'un siècle plus tard, en 1854, le mathématicien anglais
George Boole, conçoit une sorte d'algèbre, un système
de symboles et de règles, applicable à la pensée logique. De cette manière, il était possible de coder des propositions
en langage symbolique puis de les traiter comme des nombres ordinaires.
A un ensemble de propositions liées par des opérations (formules), on peut donc associer un circuit, 'faux' si le courant ne passe pas, 'juste' si le courant passe. Communiquer avec l'ordinateur, au moyen du seul langage machine (binaire), est une opération longue et compliquée
et durant laquelle les erreurs sont fréquentes.
C'est pourquoi, pour parler plus facilement avec les machines, l'homme
a créé des langages symboliques ou évolués.
Ce sont des programmes qui convertissent les diverses instructions et
données en langage machine, le seul compréhensible par l'ordinateur.
Parmi les langages les plus utilisés actuellement, on trouve "le
Logo", "le Basic", "le Pascal", "l'xml", "le C", "le C++", "le C#", "le VBA",
"le fortran", "le cobol", "l'html", "l'asp" ou "le .net", "le php".
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