COURS DE RELIGION ISLAMIQUE A L'ECOLE LIBRE CATHOLIQUE (1978)

WEDERKERIGHEID (DIVERSITEIT - VICE VERSA)  - STARTPAGINA - AGENDA  - OVERZICHT - NIEUW -

jaartal - nieuw - A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - Z
allochtonen, armoede, bijbeluitleg, bijbel en koran, boeddhisme, christendom, extreemrechts, fundamentalisme, globalisering en anti-globalisering, interlevensbeschouwelijke dialoog, islam, levensbeschouwing, levensbeschouwing / godsdienst en onderwijs migratie, racisme, samenleving, sikhisme, tewerkstelling van allochtone leerkrachten, vluchtelingen en asielzoekers,  witte scholen, multiculturele scholen en concentratiescholen
,

levensbeschouwing / godsdienst en onderwijs

Islamonderricht op katholieke scholen, dossier islamonderricht en moslims in het katholiek onderwijs:  http://www.flwi.rug.ac.be/cie/dossierkatholiek.htm . kerkelijke regelgeving, http://www.flwi.rug.ac.be/cie/katholiek3.htm  staatkundige regelgeving, http://www.flwi.rug.ac.be/cie/katholiek1.htm . toestemming om islamonderricht op katholieke scholen te geven (1978),
concrete richtijnen (1986), visietekst (1996): 
http://www.flwi.rug.ac.be/cie/katholiek10.htm . Werknota (1998) : http://www.flwi.rug.ac.be/cie/katholiek11.htm . uitvoeringsnota 6 (2000): http://www.flwi.rug.ac.be/cie/katholiek12.htm .
wet van 17 juni 1997 (personeelsformatie, voorstellen van prof. Verstegen om het conflict in Heusden-Zolder ten gevolge van het uitdoofbeleid op te lossen (2000)


Remarque préliminaire: La communauté catholique est consciente de son devoir d’accueil à l’égard  des groupes d’ouvriers étrangers qui sont au service  de notre vie industrielle et appartiennent à d’autres religions. Cela suppose que nous nous intéressons et que nous soyons ouverts à la culture  et aux conceptions religieuses de ces personnes.

Dans la mesure du possible, nos écoles catholiques apporteront  leur aide dans l’approche de leurs enfants dans leurs besoins culturels et religieux.

1. Un cours de la religion autre que catholique ou un cours de morale laïque peut-il être  donné dans une école libre catholique?

Il faut distinguer le point de vue de la législation et celui de l’enseignement  catholique comme tel. Il faut aussi distinguer  l’enseignement primaire et l’enseignement secondaire.

Légalement:

Enseignement   primaire:

L’article  50 des lois coordonnées prévoit que  l’enseignement comprend soit l’enseignement de la religion et de la morale basée sur cette religion, soit l’enseignement de la morale non-confessionelle, soit ces deux enseignements.

Comme il y a  quatre cultes reconnus: les cultes catholique, protestante, israélite et islamique, les élèves qui seraient dispensés  du cours  de religion catholique devraient nécessairement choisir  un cours d’une autre religion ou un cours de morale non-confessionnelle.

Enseignement secondaire:

Le programme de l’enseignement catholique tel qu’il a été déposé auprès de la Commission du Jury d’homologation comporte le cours de religion catholique. De ce fait une dispense éventuelle du cours de religion  catholique pourrait plus que probablement mettre en danger l’homologation  d’une diplôme.

Toute dispense du cours de religion ou l’organisation d’un cours de morale laïque  ou d’un cours d’une autre religion  supposerait  une modification du programme auprès  de la Commission du Jury d’homologation.

Point de vue de l’enseignement catholique comme tel:

 

Cet enseignement est essentiellement confessionel.

Tous les parents qui envoient leurs enfants à l’école catholique sont censés être conscients, et même  doivent être rendus conscients, du caractère  confessionel de cette école. En d’autres mots, l’école catholique n’est pas catholique en cachette, mais ouvertement.

L’école catholique ne répondrait plus à sa mission si elle devait organiser un cours de religion autre que catholique, ou un cours de morale laïque, tout comme une école libre rationaliste a le droit de se considérer comme infidèle à sa mission si elle  organise un cours  de morale  autre que celui qui répond  à sa tendance philosophique.

2. Que faire dans nos écoles catholiques pour les enfants qui sont croyants tout en appartenant à d’autres religions?

Il faut distinguer la pratique  religieuse (actes cultuels) et le cours de religion.

Il est évident  qu’il faut laisser à ces enfants toute liberté au point de vue de la pratique  religieuse et ne les obliger en aucun cas à participer à l’un  ou l’autre acte cultuel. Si eux-mêmes ou leurs parents le désirent, il n’y a pas d’inconvénient à ce qu’ils se joignent à un groupe de prière ou même  à ce qu’ils assissent à une célébration eucharistique ou autre.

Quant au cours de religion, il faudrait veiller aux différents points suivants:

2.1.            Le ou la catéchiste donnera son cours en veillant à n’offusquer d’aucune façon  les enfants appartenant à d’autres religions;

2.2.1.      Dans l’enseignement primaire, il faudrait permettre à ces enfants de ne pas participer activement au cours de religion, pourvu qu’ils  ne dérangent  personne; on peut leur donner un travail qui soit même à caractère religieux et même, au moment opportun, les intéresser à la leçon qui se donne (cfr 2.1.).

2.2.2.      Dans l’enseignement secondaire la situation  est différente et la question d’une exigence plus grande peut être posée; ne peut-on  pas demander que les élèves suivent au moins passivement  le cours et fasse preuve d’une connaissance théorique  de la matière lors d’un examen par exemple? Connaître   une autre religion que la sienne, n’est-ce pas aussi une manière  d’assurer la liberté  de choix? Un des Vicaires généraux souligne que l’Eglise, si elle se veut missionnaire, a le devoir   d’appeler à la conversion ce qui peut très bien se faire sans opprimer les consciences.

2.3.      Si plusieurs cas analoques se présentent à l’école, ne serait-il  pas intéressant qu’un responsable   de cette religion  soit trouvé qui en dehors de l’horaire légal mais sous forme de cercle d’étude, réunnirait ces enfants dans les locaux mêmes de l’école  pour un enseignement religieux qui leur  conviendrait. Dans certaines écoles  on a déjà appliqué  cette solution pragmatique, après  s’être concert avec le Vicaire général.

3. Que faire si, comme c’est le cas pour certaines écoles, le nombre d’élèves  appartenant  à une autre religion atteint un chiffre important, voire majoritaire (in casu des enfants musulmans)?

De fait, il y a des écoles qui comportent une majorité d’étrangers, parfois jusqu’à 90 à 95 %, avec un chiffre impressionnant d’enfants  musulmans.

Dans ce cas, il semble qu’une solution pragmatique s’impose. Le principe de l’école catholique n’organisant que le cours de religion catholique ne peut raisonnablement  être maintenu dans ce cas: on considère  cette école comme mise à la disposition  de la communauté  musulmane (la communauté catholique fournissant  les bâtiments, les finances et même tout le travail administratif); un cours de religion musulmane, subsidié par l’Etat, sera dès lors  organisé  dans cette école.

Si une école ne comporte que quelques élèves musulmans, elle tombe sous le même principe que celle qui comporte quelques élèves protestants ou israélites. Doit-on renoncer au principe précité pour quelques élèves musulmans? Dans ce cas, il faut le faire également pour les protestants et les israélites. Il faut cependant attirer l’attention sur l’anomalie qu’il y aurait pour les orthodoxes dont le culte n’est pas reconnu par l’Etat belge.

Si la Conférence épiscopale trouve que, dans un esprit oecuménique, même  pour quelques cas, un cours de religion autre que la religion catholique doit être organisé, les Vicaires généraux sont évidemment disposés à l’accepter. Ne faudrait-il pas le faire en dehors de l’horaire légal, comme indiqué au 2.3? Ils pensent cependant qu’il ne faudra au grand jamais permettre d’organiser un cours de morale laïque puisque celle-ci, comme son nom l’indique, exclut toute confession. Il ne faut cependant pas se faire d’illusion sur les demandes qui pourraient nous arriver si nous renonçons au projet de l’école catholique qui, en principe, n’organise que le seul cours de religion catholique.

Conclusion:

Pour la question posée à la Conférence épiscopale au sujet de l’organisation officielle d’un cours de religion musulmane dans les écoles catholiques, les Vicaires généraux chargés  de l’enseignement sont d’avis qu’il ne serait pas souhaitable que la Conférence épiscopale exprime officiellement son accord de principe pour réaliser la possibilité administrative d’instituer  un cours de religion islamique dans les écoles catholiques, mais permettre dans chaque diocèse à son Vicaire générale d’accorder ad actum les permissions qui s’imposent  par le nombre important d’élèves appartenant à une autre religion.

C’est le problème de l’identité et de la spécificité de notre enseignement  chrétien qui est en jeu.

Malines, le 20 janvier 1978

Les Vicaires généraux et épiscopaux  chargés de l’enseignement

P.S. Lettre du Ministre Ramaekers: 14.12.'77

1.      On ne sait pas encore qui sont les chefs du culte islamique cométents.

2.      Les cours de religion islamique doivent être donnés dans la lanque de la région linguistique.