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A l'origine du projet
Trouvés en plein jour dans un fossé, les 2 jeunes blaireaux ont été pris en charge le 21 avril 2001 par le CREAVES de Wansin. Un vétérinaire a constaté qu'ils étaient en hypothermie et déshydratés. La mère avait disparu et ils étaient sans soins depuis plus de 24 heures (accident avec un véhicule?). En avril, les jeunes sont partiellement sevrés de lait maternel et la littérature fait état de ce que les adultes régurgitent des aliments pour les nourrir. A cette époque, ils ne pouvaient donc pas subvenir à leurs besoins.
Fin juin, le GT Blaireaux d'AVES a été contacté par le gestionnaire du CREAVES qui souhaitait se voir proposer un lieu propice où relâcher les animaux ultérieurement. Sur proposition de la DNF (dont dépendent les CREAVES), le GT Blaireaux a ainsi pris en charge l'organisation du relâchage: choix et proposition du lieu, méthode et suivi.
Sur base du dossier qui a alors été constitué et sur recommandation de la DNF, un subside a été accordé par le Ministère de la Région wallonne (Ministre de l'Agriculture et de la Ruralité).
Sur le plan administratif, le projet a reçu l'aval de la Commission des Monuments et Sites, du Conseil Supérieur Wallon de la Conservation de la Nature, de la Direction Générale des Ressources Naturelles et de l'Environnement (DGRNE) et du Collège des Bourgmestre et Echevins de la commune de Honnelles, où se situe le lieu de relâchage.
Objectifs du projet:
Les objectifs de ce projet sont doubles:
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Justifications: Si le blaireau
n'est pas menacé actuellement à l'est
de la Meuse, en Région wallonne, la
couverture géographique de cette
espèce n'a cessé de se réduire
dans les 100 dernières années. La
période de lutte contre l'extension de la
rage (années 70 et 80) lui a
été fatale dans certaines
régions (Hainaut, Brabant...). Ailleurs,
c'est la disparition de son habitat avec les
pratiques agricoles aujourd'hui remises en question
qui lui ont été très
dommageables (remembrement, disparition des haies
et chemins creux...). Le piégeage et les
destructions de terriers ont toujours cours
malgré le statut de protection dont il
bénéficie. La répression et la
protection active ne sont que peu ou pas
pratiquées en Région wallonne.
Partout, l'augmentation du trafic automobile a fait
de l'homme son principal prédateur. La
méconnaissance de la part du public et des
planificateurs de l'espace public ont permis de
laisser la situation se dégrader
progressivement. Note: en
l'absence de recensement, les chiffres de
population sont mal connus. Par contre sa
disparition de certains sites refuges peut
être constatée. Sources: Service de
la Conservation de la Nature et des Espaces verts
du Ministère de la Région wallonne
(1994); De das in Vlaanderen - Dirk Criel (1997);
Complément 2002: le GT Blaireaux -
AVES. |