M. et L.
Nous faisons la connaissance de M. et de L.
à lhôpital pendant que nous accompagnons
Karen dans ses derniers jours.
L. est déjà handicapé, il
a perdu un bras. Il doit donc en plus lutter contre
un cancer.
Tout de suite il se mobilise et contacte ses nombreux
amis afin que ceux-ci deviennent donneurs de sang
ou de plaquettes.
Il devient membre adhérent de notre association,
nous verse une cotisation mensuelle et devient lange
gardien de M. qui est fort isolée et ne reçoit
que peu de visites.
Notre L. nous quitte sereinement fin 1998 et
nous offre généreusement son fax.
Selon ses volontés nous organisons ses obsèques
et veillons à ce que le déroulement
de celles-ci se passent comme notre L. lavait
demandé.
Nous avons été aidés par lASBL
Mes funérailles, association particulièrement
active qui sattache à limiter les frais
de la cérémonie et à éviter
tout abus qui pourrait être commis lorsque les
personnes sont confrontées avec un deuil et
sont complètement prises par leur douleur.
Nous nous relayons aussitôt auprès
de M.. Une de nos bénévoles assure
son ravitaillement et une autre soccupe de sa
lessive. M. adore le bon pain frais
avec une omelette ! ! ! Sophie, la sur aînée
de Karen, cuit le pain, cuit lomelette pour
M. et les lui apporte. M. la surnomme " sa
petite maman ".
Aucun traitement nétant plus possible
pour elle, M. est placée en maison de " convalescence "
pendant quelques semaines. Ensuite, malgré
notre opposition, elle est ramenée à
son domicile et livrée à elle-même.
Dans les heures qui suivent elle parvient à
nous contacter et nous avertir. Dès le lendemain
nous nous rendons chez elle. Trop tard
. Elle
a été emmenée durant la nuit
à un service durgence où nous
nous rendons aussitôt. Malheureusement M.
était tombée dans un coma profond et
rejoint son grand ami L. au bout de quelques jours.
Nous prenons contact avec sa famille et laidons
à organiser les obsèques.
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