Association sans but lucratif
Créée le 29 décembre 1997
par Karen Welters
Siège Social: Avenue du Jonc 51 – B 1190 Forest
Belgique
 
 

Asmaa et Double You K... le même combat.

NOUS SOMMES L'AVENIR DE CE PAYS, NOUS Y CROYONS, PENSEZ À NOUS QUAND NOUS SOMMES MALADES.

17 ANS ET LA MALADIE M'AGRESSE!

J'ai 17 ans. Depuis le 23 avril 1999 je suis victime d'une grave maladie que l'on n'aime pas nommer mais qui existe et qui a pour nom le cancer, la leucémie plus précisément dans mon cas.

J'ai subi la chimiothérapie, la radiothérapie et tous ces traitements lourds qui doivent, et qui vont, m'aider à guérir.

Ma sœur m'a permis de subir une greffe de moelle osseuse. Mes parents font tout pour moi et me soutiennent à fond.

Après d'autres graves problèmes comme une cystite grave, depuis le 30 juillet 2000, je suis de retour chez moi, à la maison.

Avant ma maladie, je fréquentais tous les jours les cours du Centre Scolaire Ma Campagne à la rue africaine à Ixelles. Depuis mon retour à la maison, je n'y ai plus mis les pieds. Et je me sens fort seule, même si fort entourée par les miens.

Je voudrais que l'on comprenne qu'il y a beaucoup de choses qui ne vont pas dans le monde hospitalier et dans tout ce qui accompagne ces maladies dites lourdes.

L'HÔPITAL, UN MONDE SI LOIN DE L'ENFANCE ET DE L'ADOLESCENCE!

A l'hôpital, il n'y a pas assez de places. Je me suis retrouvée avec des personnes âgées, qui méritent tout le respect du monde, mais qui n'étaient pas les personnes idéales pour mon moral. Que l'on fasse des crèches jumelées à des maisons de repos, c'est formidable, mais il s'agit de personnes valides et les échanges entre générations y sont enrichissants. Dans un hôpital, ce n'est pas vrai ! Les jeunes y ont besoin d'espoir et de jeunesse. Pourquoi n'y pense-t-on pas ?

Les infirmières sont beaucoup trop peu nombreuses, et pourtant combien certaines sont gentilles et dévouées ! Souvent, cependant, nous nous retrouvons avec des infirmières intérimaires, trop peu mises au courant de ce qui les attend et des milliers de choses que l'on attend d'elles.

Et puis, il y a mes médecins ! Ne savent-ils pas que nous pouvons comprendre les choses quand on nous les explique ? Pratiquement aucun n'a jamais eu un discours clair avec moi et je le leur reproche. Moi aussi je veux savoir ce que j'ai et où je vais. J'estime que c'est mon droit. Pourquoi ne pas le respecter ?

L'ENSEIGNEMENT, UN MONDE POUR LES BIEN PORTANTS !

Cela peut paraître une évidence mais cela ne l'est visiblement pas pour tout le monde: Quand on est malade, on ne peut pas aller à l'école. Et pourtant on garde un cerveau qui fonctionne, une envie d'apprendre et un besoin de savoir. Nous nous angoissons aussi de savoir ce que nous allons faire lorsque nous serons guéris et lorsque l'école nous ouvrira à nouveau ses portes.

Que devons nous faire pour avoir une scolarité normale ? L'école de " Ma Campagne " est formidable et fait le maximum pour m'aider. Je ne rendrai jamais assez hommage à ces professeurs qui, après leurs heures, sur leur temps libre, viennent m'aider à rester plus ou moins " à jour ". Ils font un travail formidable, mais ce n'est pas assez. I1 faudrait que les responsables qui s'occupent de l'Enseignement dégagent des moyens pour permettre à des enseignants de nous donner des vrais cours, en rapport avec nos programmes scolaires, qui nous permettraient de ne pas décrocher du monde scolaire et que, lorsque notre santé nous permet de revenir à l'école, nous ne soyons pas totalement dépassés.

Le fait d'être malade nous éloigne trop du monde scolaire et beaucoup d'amitiés se diluent dans l'absence.

A l'heure où tant de gens sont à la recherche de travail, où tant d'enseignants sont menacés par la dépression, voilà peut-être une nouvelle voie que le Ministère pourrait suivre pour garder plus de monde au travail ?

Il faudrait aussi que l'on explique aux étudiants ce que sont les maladies, ce qu'elles impliquent pour les jeunes qui en souffrent, leur montrer que les malades ne sont pas systématiquement des personnes contagieuses ou dangereuses. L'ignorance fait bien souvent beaucoup plus de dégâts que tout autre comportement. On donne bien des explications sur le SIDA, peut-être incomplètes, mais des maladies comme la leucémie, le cancer ou d'autres, quand en parle-t-on ? Et pourtant, quand se rendra-t-on compte de l'importance qu'a, pour le malade, le fait d'être compris ?

CONCLUSIONS...

A une époque où la science et la médecine font tant de progrès, où, une fois par an s'organise le TÉLÉVIE ou 48.81.00, il serait temps de penser au quotidien des malades en général, et des adolescents en particulier dans le cas qui me préoccupe.

Puissiez-vous, Mesdames et Messieurs qui nous dirigent entendre la voix de votre jeunesse pour que:

  • LES HÔPITAUX SOIENT ADAPTES AUX ADOLESCENTS
  • LES INFIRMIÈRES SOIENT SUFFISAMMENT NOMBREUSES ET SUFFISAMMENT FORMÉES
  • LES MÉDECINS AIENT UNE VOLONTÉ DE DIALOGUE AVEC LEURS MALADES
  • LE MONDE SCOLAIRE S'ADAPTE AUX MALADES
  • LES JEUNES MALADES PUISSENT CONTINUER À SUIVRE LES COURS A DOMICILE
  • L'INFORMATION SOIT DONNÉE DANS LES ÉCOLES
Asmaa BENSALAH
     
Tél. +32 (0)2 332 04 12 - GSM +32 (0)475 27 29 32 - Fax +32 (0)2 376 14 39
Compte en Banque: 800-2259976-51
Dernière modification webmestre