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ET SI ON LISAIT ...
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Vous retrouverez
ici chaque mois la critique d'un livre que j'ai particulièrement aimé.
Si vous voulez participer à cette rubrique en m'envoyant vos "coups de coeur",
n'hésitez pas je les publierai avec plaisir.
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vos lectures préférées,
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Nous
sommes à Alexandria, modeste bourgade arc-boutée aux
champs de coton du Mississippi. Le jour de la Fête des mères,
chez les Cleve, alors qu'un gospel grésille sur le
transistor de la cuisine, le petit Robin disparaît. On
l'appelle, on le cherche. Et c'est l'horreur: on le retrouve
mort, pendu à un arbre du jardin familial. Un crime? Sans
doute. L'assassin? Mystère. Depuis ce jour maudit, les
Cleve sont devenus des ombres. La mère reste confinée dans
sa chambre. Le père s'enfuit du côté de Nashville. Et les
années passent.
Un
plongeon dans des eaux très troubles.
C'est alors que la jeune Harriet, la soeur de Robin, entre
en scène. A l'époque du drame, elle n'avait que quelques
mois. Elle a grandi, elle a maintenant 12 ans. C'est une
vraie sauvageonne, une délurée «bâtie comme un petit
blaireau», avec ses cheveux au carré et cette divine
insolence qui la fait ressembler aux ados légendaires des
romans de Mark Twain. Bien sûr, Harriet n'a qu'une idée en
tête: retrouver l'assassin de son frère. Elle enquête,
fouille les archives, fouine dans tous les coins, harcèle
ses proches pour découvrir quelques indices. Sa soeur aînée.
Sa grand-mère, la Walkyrie sudiste. Ses vieilles tantes, si
drôles, si fantasques, qui semblent sortir d'une comédie
à l'anglaise.
Vaudeville,
tragédie, thriller, Donna Tartt mêle tous ces registres au
fil d'un suspense qui va crescendo. Et qui finit par plonger
dans des eaux très troubles, où croupit une famille de désaxés.
Il y a Curtis, le garçon débile, Eugene, le prédicateur dément
au visage balafré, Farish, l'ex-taulard qui fabrique des
amphétamines dans sa caravane, et ce ravagé de Danny, que
Harriet soupçonne d'avoir tué le petit Robin. Il faut donc
qu'il paie, coûte que coûte, et l'adolescente ne le lâchera
plus. La romancière fait monter la pression en accumulant
scènes intimistes et séquences chocs, dans des décors où
rôdent les crotales et les enfants perdus. Jusqu'à ce
final d'anthologie, dans les entrailles putrides d'un
gigantesque château d'eau.
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| Je voudrais vous
faire découvrir les textes d'un ami, Stéphane
Valente, allez faire un tour sur ce site et laissez vous
emporter par ses mots.
Un autre site
de poèmes que j'ai découvert récemment, les textes de Renée-Jeanne
Mignard.
Je vous invite à aller les découvrir par vous-mêmes.
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