| DOSSIER : LA FORMULE DE DRAKE (2) |
Découvrir le nombre de planètes et surtout préciser le nombre de celles idéales pour abriter une forme de vie |
News (27/08/99)
Le deuxième
élément de l'équation concerne le nombre d'étoiles
qui possèdent effectivement un système solaire. Les récentes
découvertes font apparaître que de nombreuses jeunes étoiles
sont entourées d'un disque de poussière, siège d'intense
formation de planètes. Avec de tels astres évoluant autour
d'étoiles similaires à notre Soleil, ces découvertes
confirment ce que pensaient déjà les astronomes. Les planètes
sont somme toutes assez courantes. Ces disques protoplanétaires ont
été détectés par de nombreux observatoires dans
l'infrarouge et dans le visible, par le télescope spatial Hubble et
notamment dans une scène spectaculaire de la nébuleuse d'Orion,
une des régions les plus prolifiques en étoiles. Toutes ces
observations semblent indiquer qu'au moins 50 pour-cent des étoiles
nouvellement nées sont accompagnées de planètes. De
récentes observations dans les ondes submillimétriques ont
montré de nombreux disques de poussières ténus autour
d'étoiles plus âgées et notamment une des premières
cibles de Francis Drake, Epsilon Eridani. Beaucoup de ces disques ont en
fait une forme de beignet. Selon certains théoriciens, les trous
pourraient être provoqués par des planètes en plein processus
de formation/accrétion des poussières et du gaz environnant.
D'après les résultats de différentes équipes
spécialisées dans la traque de planètes extrasolaires
évoluant autour d'étoiles similaires à notre Soleil,
un certain consensus semble se dégager sur la valeur FP. Ces travaux
impliqueraient qu'environ 5 pour-cent des étoiles (non binaires)
possèdent un système planétaire. Cela impliquerait donc
une valeur de 0,05 pour FP. Cependant, un petit bémol. Nos technologies
actuelles ne nous permettent pas de détecter de planètes aux
masses équivalentes à celle de la Terre. Seuls des astres aussi
massifs que Jupiter sont actuellement catalogués avec certitude. De
plus, il est très difficile aux astronomes de les détecter
si leur orbite est
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similaire à celle de la Terre, même si le système Iota
Or semble abriter un de ces objets. Avec une telle carence de données,
le taux actuel retenu de 5 pour-cent des étoiles possédant
un système planétaire pourrait vraisemblablement décoller
dans la prochaine décennie pour atteindre 50, voir 100 pour-cent
(attention, on parle d'astres de type solaire).Ce qui veut dire que la valeur
FP n'est absolument pas figée et qu'il est vraisemblable qu'elle restera
pour de nombreuses années une valeur variable en hausse. NE ou le nombre de planètes idéales pour abriter une forme de vie Ce facteur représente le nombre moyen de mondes évoluant autour d'une étoile de type solaire et qui rassembleraient l'ensemble des conditions nécessaires au développement de la vie. Dans son livre publié en 1992, l'astronome Francis Drake évoque la valeur minimum de NE. Pour lui et l'ensemble des scientifiques qui travaillaient sur ces travaux, cette valeur devait être comprise entre un et cinq. Autrement dit, chaque système planétaire devait abriter imperceptiblement au moins un endroit de type environnement terrestre, et en conséquence il pourrait aisément y avoir trois, quatre ou cinq objets hospitaliers par système planétaire. Cette vue optimiste se basait sur la supposition que notre système solaire était caractéristique des autres. Aujourd'hui, Mars et Europe - une des lunes de Jupiter - sont considérées comme des régions propices à une biologie balbutiante. Malheureusement, les planètes extrasolaires détectées ces dernières années nous ont enseigné une leçon d'humilité. Notre système solaire, avec ses mondes aussi différents que beaux, et ses lunes aussi nombreuses que stupéfiantes, évoluant selon des orbites dites stables, semblerait plus une exception qu'un système solaire très courant. Le prochain article traitera de la valeur FL de l'équation de Drake. |
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