Ombre
et lumière du Coach
Etre
coach : une profession, une vocation
et pas seulement une technique.
Cette
réflexion sur la vocation ouvre
sur plusieurs questions essentielles
qui se posent au coach.
La
première d'entre elle concerne sa
formation. Elle a à voir, pour ML Von
Franz avec le développement de la fonction
Pensée
L'envie
d'accompagner autrui et l'intégrité morale ne
sont, en effet, pas suffisantes car elles risquent
de provoquer une identification à l'archétype
du guérisseur .
Pour
le coach d'aujourd'hui, cela pourrait signifier :
-
travailler
les théories et les techniques du coaching,
-
se
familiariser avec les différents courants
et épistémologies du coaching,
-
lire,
écrire des articles,
-
participer
à des conférences, en donner,
-
s'impliquer
dans des groupes de travail,
-
être
en formation continue en restant ouvert
aux autres courants de pensée.
Il
est donc question de l'hygiène mentale
du coach, de sa formation de base et
continue....
La
deuxième question concerne le côté
"coeur" tel que M.L Von Franz le nomme et qu'il
faut entendre comme un profond engagement dans
une démarche de connaissance
de soi.
Elle
permet ainsi au futur coach de se confronter
à une certaine usure de ses positions idéales,
d'être confronté à la dépression, à l'incomplétude,
au manque, à la castration et aussi à l'ombre.
En
langage jungien, il s'agir de développer le
sentiment, fonction de valeur.
Il
est question de l'hygiène psychologique
du coach.
La
troisième question concerne le
rapport au monde concret du coach,
sa connaissance de l'entreprise et de ses rouages,
l'expérience qu'il a pu y acquérir, son rapport
à l'argent, les conditions matérielles qu'il
crée pour exercer en tant que coach et son rapport
au corps, son corps et le corps de l'autre.
Dans
le rapport au corps au sien et à celui de l'autre,
il a beaucoup d'éléments trop peu souvent aborder :
le corps, la respiration, l'écoute, le silence,
la maladie, la détente, la décontraction, le
temps, la limite etc...
C'est
chez Jung, la dimension Sensation.
C'est
un aspect essentiel de l'hygiène corporelle
du coach
Il
y a aussi une quatrième question, tout
à fait essentielle, qui concerne l'intuition,
telle que Jung la décrit dans sa typologie.
Il
s'agit de la possibilité de faire des liens,
d'anticiper sur des situations à venir, d'enrichir
le travail de coaching par des apports extérieurs,
d'être disponible pour accueillir l'inconnu,
le surgissement, la transformation, la dimension
méta-physique du coaching.
C'est
l'hygiène de l'ouverture et de disponibilité
Tous
ces aspects renvoient en permanence le coach
à ce qui l'a conduit à devenir coach, à vouloir
devenir coach.
Le
coach s'accompagne lui-même sur le chemin du
coaching. Faire l'économie de cette prise de
conscience remet en cause la démarche de coaching.
La
formation des coachs
Il
me semble que se dessinent aujourd'hui deux
grands courants dans la formation des
coachs.
Le
premier s'inscrit dans un courant mécaniste
, technique Il encourage le coach à
rechercher l'obtention des résultats observables
à partir de changements de comportements chez
le coaché. Il s'agit alors de mesurer l'efficacité
du coaching, d'apprécier des résultats tangibles.
Le
coach est encouragé à se former à des techniques
et à des outils, à apprendre son métier de coach.
Toutes ces techniques peuvent être utiles mais
elles sont insuffisantes si elles font l'économie
de la question centrale du désir du coach, du
sens que le devenir à pour lui, de la transformation
profonde qui doit s'opérer en lui pour légitimer
son projet.
Le
deuxième s'inscrit dans un courant plus
centré sur la personne du coach et
du coaché. Il interroge le premier sur son désir
de devenir coach et l'oriente vers une position
de travail où il est son seul « outil ».
La
formation de « Coachingways » s'inscrit
plus dans le deuxième courant. L'aspect technique
n'est naturellement pas négligé, en effet si
on ne vous fournit qu'un « marteau »,
vous finirez peut-être par ne voir que des « clous ».
L'ombre
du coach
Intéressons-nous
à l'ombre du coach, c'est à
dire au revers de la vocation, l'ombre du coach
dominé par un complexe de puissance.
Cette
ombre, le plus souvent, on ne la voit pas et
pour cause, elle est dans l'ombre, dans l'angle
mort.
Tentation
d'utiliser la position de coach pour nous renarcissiser
en permanence et vampiriser ainsi l'énergie
du coaché à notre profit.
C'est
l' hygiène de la supervision et/ou de
l'intervision ( groupe d'échanges de
pratiques) qui permet de la débusquer et de
s'y confronter.
Il
me semble que la supervision doit être régulière
et s'inscrire dans la durée, tout au long de
la vie professionnelle du coach.
La
créativité du coach
Dernier
point de l'hygiène du coach et pas le moindre,
c'est la place que le coach accorde à sa
créativité personnelle. "
Créativité
personnelle , cela veut dire être relié
à l'enfant en soi , se mettre
régulièrement en position de jeux ou d'apprentissage,
pratiquer une discipline artistique, sportive
ou autres.
C'est
une des façons de ne pas se confondre avec l'archétype
du gourou ou d'être pris en permanence dans
son ombre.
Ce
thème de « ombre et lumière du coach »
sera exploré lors du premier module de la formation.
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Vous
souhaitez en savoir plus, contactez Daniëlle
De Wilde
(0495 66 07 00).