Poème secret L'enlèvement des Sabines O ma tendre putain Il me souvient Mon très cher petit Lou |
Con large comme un estuaireCon large comme un estuaire Où meurt mon amoureux reflux Tu as la saveur poissonnière l'odeur de la bite et du cul La fraîche odeur trouduculière Femme ô vagin inépuisable Dont le souvenir fait bander Tes nichons distribuent la manne Tes cuisses quelle volupté même tes menstrues sanglantes Sont une liqueur violente La rose-thé de ton prépuce Auprès de moi s'épanouit On dirait d'un vieux boyard russe Le chibre sanguin et bouffi Lorsqu'au plus fort de la partouse Ma bouche à ton noeud fait ventouse. ![]() Poème secretVoilà de quoi est fait le chant symphonique de l'amour qui bruit dans la conque de Vénus Il y a le chant de l'amour de jadis Le bruit des baisers éperdus des amants illustres Les cris d'amour des mortelles violées par les dieux Les virilités des héros fabuleux érigées comme des cierges vont et viennent comme une rumeur obscène Il y a aussi les cris de folie des bacchantes folles d'amour pour avoir mangé l'hippomane sécrété par la vulve des juments en chaleur Les cris d'amour des félins dans les jongles La rumeur sourde des sèves montant dans les plantes tropicales Le fracas des marées Le tonnerre des artilleries où la forme obscène des canons accomplit le terrible amour des peuples Les vagues de la mer où naît la vie et la beauté Et le chant victorieux que les premiers rayons de soleil faisaient chanter à Memnon l'immobile Il y a le cri des Sabines au moment de l'enlèvement Le chant nuptial de la Sulamite Je suis belle mais noire Et le hurlement précieux de Jason Quand il trouva la toison Et le mortel chant du cygne quand son duvet se pressait entre les cuisses bleuâtres de Léda Il y a le chant de tout l'amour du monde Il y a entre tes cuisses adorées Madeleine La rumeur de tout l'amour comme le chant sacré de la mer bruit tout entier dans le coquillage ![]() L'enlèvement des Sabines (fragment)![]() P.P. Rubens (1577-1640) Il y a le cri des Sabines au moment de l'enlèvement Le chant nuptial de la Sulamite Je suis belle mais noire Et le hurlement de Jason Quand il trouva la toison Et le mortel chant du cygne quand son duvet se pressait Entre les cuisses bleuâtres de Léda Il y a le chant de tout l'amour du monde Il y a entre tes cuisses adorées Madeleine La rumeur de tout l'amour comme le chant sacré De la mer bruit tout entier dans le coquillage ![]() O ma tendre putainTes mains introduiront mon beau membre asinin Dans le sacré bordel ouvert entre tes cuisses Et je veux l'avouer en dépit d'Avinain Que me fait ton amour pourvu que tu jouisses Ma bouche à tes seins blancs comme des petits suisses Fera l'honneur abject des suçons sans venin De ma mentule mâle en ton con féminin Le sperme tombera comme l'or dans les sluices O ma tendre putain tes fesses ont vaincu De tous les fruits pulpeux le savoureux mystère L'humble rotondité sans sexe de la terre La lune chaque mois si vaine de son cul Et de tes yeux jaillit quand tu les voiles Cette obscure clarté qui tombe des étoiles. ![]() Il me souvient...Ma queue éclatait sous tes lèvres Comme une prune de Juillet La plume au vent qu'on taille en rêve N'est pas plus folle je le sais Que la volage aux amours brèves Il me souvient de Félicie Que je connu le jour de Pâques Et dont la moniche roussie S'ouvrait en coquille Saint-Jacques De septembre à la fin Avril Il me souvient de la dona Qui faisait l'amour en cadence Et dont la figue distilla Un alcool d'une violence Mais je ne vous dit que cela. ![]() Mon très cher petit Lou je t'aime![]() 'Lou' (Louise de Coligny-Châtillon) Mon très cher petit Lou je t’aime Ma chère petite étoile palpitante je t’aime Corps délicieusement élastique je t’aime Vulve qui serre comme un casse-noisette je t’aime Sein gauche si rose et si insolent je t’aime Sein droit si tendrement rosé je t’aime Mamelon droit couleur de champagne non champagnisé je t’aime Mamelon gauche semblable à une bosse du front d’un petit veau qui vient de naître je t’aime Nymphes hypertrophiées par tes attouchements fréquents je vous aime Fesses exquisément agiles qui se rejettent bien en arrière je vous aime Nombril semblable à une lune creuse et sombre je t’aime Toison claire comme une forêt en hiver je t’aime Aisselles duvetées comme un cygne naissant je vous aime Chute des épaules adorablement pure je t’aime Cuisse au galbe aussi esthétique qu’une colonne de temple antique je t’aime Oreilles ourlées comme de petits bijoux mexicains je vous aime Chevelure trempée dans le sang des amours je t’aime Pieds savants pieds qui se raidissent je vous aime Reins chevaucheurs reins puissants je vous aime Taille qui n’a jamais connu le corset taille souple je t’aime Dos merveilleusement fait et qui s’est courbé pour moi je t’aime Bouche Ô mes délices ô mon nectar je t’aime Regard unique regard-étoile je t’aime Mains dont j’adore les mouvements je vous aime Nez singulièrement aristocratique je t’aime Démarche onduleuse et dansante je t’aime Ô petit Lou je t’aime je t’aime je t’aime. ![]() |

