
![]() Sonnet XXIILuisant Soleil, que tu es bien heureus,De voir toujours de t'Amie la face: Et toy, sa soeur, qu'Endimion embrasse, Tant te repais de miel amoureus. Mars voit Venus : Mercure aventureus De Ciel en Ciel, de lieu en lieu se glasse: Et Jupiter remarque en mainte place Ses premiers ans plus gays et chaleureus. Voilà du Ciel la puissante harmonie, Qui les esprits divins ensemble lie: Mais s'ils avoient ce qu'ils ayment lointein, Leur harmonie et ordre irrevocable Se tourneroit en erreur variable, Et comme moy travailleroient en vain. Sonnet XXIISchitterende Zon, wat een zaligheidOm het aanschijn van je Lief weer te vinden, Terwijl jij, Maan, Endymions beminde, Je mond met ambrozijnen zoenen wijdt. Mars kijkt naar Venus: Mercurius glijdt Avontuurlijk door het zwerk op de winden, En Jupiter laat zich alom verblinden Door wat zijn jeugd gekoesterd heeft en verblijd. Zie de sterke harmonie van de Hemel, Die samensmeedt dit goddelijk gewemel: Indien hun liefde zou vluchten uit hun blik, Dan zou hun evenwicht en strenge orde Een wisselvallige dwaling worden, Waarbij zij nutteloos lijden, zoals ik. ![]() |
BiographieLouïse Labé (ca. 1520 - 1565) était née à Lyon dans une famille de cordiers. On la marie également à un cordier (de trente ans son aîné). Elle était une femme cultivée et d'une beauté célèbre. Louise apprend le latin, l’italien, la musique ( "La dame au luth"), mais aussi tous les arts des armes traditionnellement réservés aux hommes. Louïse Labé tenait un salon qui attirait chez elle l'élite de la société Lyonnaise. Son caractère indépendant et une liaison avec un poète de La Pléiade -Olivier de Magny- lui firent une réputation de femme légère. A l'encontre de ce que l'on trouve chez ses contemporains (et chez Dante & Pétrarque), c'est la femme qui souffre et l'homme qui est l'objet du désir. -Ses principales oeuvres sont: 24 "Sonnets" dont un en langue italienne. 3 "Elégies". "Débats de folie et d'amour". ![]() |

