ACOUSTIC DIALOGUES

REVIEWS

DE MORGEN (09.02.96), D.W.

‘Isbin is autodidakt, maar daar heeft hij in zijn gitaarspel opmerkelijk weinig last van. In duo met pianist Rudy de Sutter draagt hij de onorthodoxe elementen aan, onverwachte wendingen en zelfs tegenwerpingen tegen de zorgvuldig opgebouwde pianistieke uitweidingen.’

HET LAATSTE NIEUWS (20, 21.02.96),

S.G.: ‘…muziek met een sterke slagkracht.

DE STANDAARD (20.02.96),

V.P.B: ‘Persoonlijke muziek die zich onbewust vasthecht.’

JAZZ HOT (n° 529, 04.96, F)

Michel Maestracci : ‘Voilà un album…qui risque de constituer l’essence de la musique improvisée européenne des décennies à venir.

VIVA LA MISICA (n° 182, 05.96, CH

Norberto Gimelfarb : ‘Dans ce nouveau cd, c’est à un tête à tête avec un pianiste qu’il se livre et à une exploration des rencontres possibles entre des musiques non populaires de notre époque et les formes du jazz contemporain…Cependant, Rudy de Sutter se montre enclin de à une certaine abondance dans son solo, ‘Colours’, et plus près d’une sensibilité jazzique…’

OCTOPUS (n° 4, 05.96, F)

J.-B.A. : ‘Il s’agit ici d’un vrai jazz de chambre au sens ‘espace clos’ du terme, la tension et la claustrophobie ont fair leur nid dans se disque. On pourrait presque imaginer ERIK SATIE faire un jam avec JIM O’ROURKE, et pourquoi pas?

IMPROJAZZ (n° 26, 06.96, F)

: ‘…ce disque est le reflet du caractère de deux hommes qui s’experiment par la magie de l’instant, du fugitif qui sait faire rèver pendant longtemps.’

MARTIAL SOLAL (06.06.96, F)

: ‘Il s’agit d’une musique très recherchée, résolument contemporaine, mais faite par des musiciens qui connaissent bien le langage du jazz.’

LE SOIR (10.07.96, B), A.J.

: ‘Froidement intéressant…’

PEACE WARRIORS (n° 4, Printemps ’96, F)

T.J. : ‘Rudy de Sutter et Gilbert Isbin se détachent des codifications du jeu instrumental. Pour la guitare, on pense aux travaux de JIM O’ROURKE, pour le piano, à ceux de MARILYN CRISPELL entre autres, dans les passages les plus improvisés. Ils improvisent sur des thèmes conçus sous forme de dialogues, sorte de pièces à structures variables et interchangeables pour rendre toutes communications audibles et vivantes. ‘Acoustic Dialogues’ fait la liaison entre l’intellect et l’émotion.’

BAD ALCHEMY (n° 28, 08.96, D)

: ‘…Beispiele für die Belebung von Klassik mit den Mitteln der Improvisationskunst…eine pure, abstrakte, allerdings nur gemässigt moderne Musik, die meist vom Allegretto ins schnellfingrige Allegro und staccato- und arpeggioreiche Presto beschleunigt wird.’

CADENCE (Vol.22, n° 8, 08.96, USA)

Stuart Broomer : ‘There’s something of the improvisational spirit of TRISTANO at it’s more abstracted in the piano/guitar duo of Rudy de Sutter and Gilbert Isbin. They engage in a series of varied duets, often at low volume, sometimes suggesting the bee-hive effect of TRISTANO and BILLY BAUER. Part of the connection comes, no doubt, from the way they regurarly refer to more orthodox tonal languages (diatonic scales, triadic harmony) and refined traditional timbres than have been usual in the improvising community.’

THE BILBOARD GUIDE OF PROGRESSIVE MUSIC (Ed. 1998, USA)

: ‘Digitally recorded in one day on January 18, 1995 at the concert studio Conservatory in Kortrijk, Belgium, Acoustic Dialogues, is an excellent collection of adventurous acoustic guitar/acoustic piano duets, done without calculation in a sophisticated way. Gilbert Isbin, the classical guitarist from the group Extensions (see review) , and Rudy de Sutter are both surprisingly good for being relative unknowns on a small obscure label. Not many people record like this anymore, even in jazz. It’s the sort of recording with a sense of spontaneous immediacy that larger labels once prided themselves on. The two musicians make a good team, pulling out cascades of scales and notes for this one session, achieving some poignant moments. The playing style of both here is low-key and gentle, even though Isbin goes all out for certain effects, utilizing experimental sounds by scratching and snapping the strings of his guitar or tapping out small rhythms on the body of the instrument. ‘Dialogue 3’ features romantic notes from de Sutter’s piano, with tasteful additions from Isbin. The 1-minute ‘Dialogue 4’ is quite avantgarde, with scatting vocalizing and random bursts of playing. ‘Blue Dusk’ (by Isbin) reveals the delicacy of Isbin’s approach, while ‘Colours’ (by de Sutter) aims for an introspective form via de Sutter’s piano. Each of these individually penned tracks showcases the performer in peak form. There is a lot of space in this music (especially in ‘Dialogue 7’), with the instruments resonating superbly, unencumbered by any surface noise courtesy of the full digital production. The cover is a black-and-white photo of the two gentlemen in shadow.’

LE MATIN (20.06.98, B), Ph.S.

: ‘Rudy de Sutter, compositeur et pianiste, est injustement peu connu dans la partie francophone du pays. Les happy few se rappelleront ses aventures improvisées avec Gilbert Isbin, guitariste et funambule de la note bleue. Sur ce nouveau cédé, de Sutter développe un parcours en piano solo, à mi-chemin entre la légèrité feinte d’un Erik Satie et les envolées romantiques de Joachim Kühn ou Keith Jarrett. Sur quelques titres, il accompagne son jeu au piano d’une voix fausset, sans insister, en passant. Sur le plan technique, l’enregistrement traduit fidèlement le travail sur la profondeur réalisé par le jeu de pédales sur les sonorités graves, du 3D en jazz ! Plastique et ouvert, de Sutter interprète ses propres compositions, mais aussi des thèmes de Mozart, Corea, Evans ou même Lennon. Musicus Mobilis. CQFD !.’

J@ZZ@ROUND (n°17, 1998, B)

Claude Loxhay : ‘Comme Gilbert Isbin, avec qui’il a joué en duo et trio (avec Philippe Deschepper en invité), Rudy de Sutter est tenant de cette musique actuelle qui veut mêler improvisation et raffinement de l’écriture, et pour cela , aspire à lever les frontières entre jazz (de Sutter interprète notamment PM de Corea et Bill’s hit tune d’Evans), héritage de la musique classique (d’oû la présence au répertoire d’une Gymnopédie de Satie et d’un extrait de Beethoven) au folk music (avec Imagine de Lennon au milieu de compositions personelles). On devine tout de suite les rélicences de certains puristes : absence de swing, intelectualisme, fadeur voire mièvrerie à laquelle peuvent confiner les effets vocaux sur Marguerite. Le sens mèlodique du pianiste, l’assurance de son toucher permettent cependant de déposser une première impression de froideur pour déboucher, un peu comme chez Jean-Christophe Renault ou chez l’Anglais John Law, sur une musique méditative aux charmes obsessionels. Le Musicus Mobilis de Rudy de Sutter manifeste un esprit d’ouverture qui mérite une écoute attentive.’

LE JAZZ (n°8, 1998, F)

PDL : ‘Rudy de Sutter, que l’on connaissait déjà avec l’album Acoustic Diaologues enregistré en duo avec le guitariste Gilbert Isbin, vient de sortir son nouveau compact, soit près de 72 minutes de musique interpretée au piano acoustique. Venu du classique, de Sutter reste assez proche de ses origines en délivrant un discours qui emprunte à la musique improvisée, comme la conçoivent parfois Keith Jarrett ou Chick Corea dans leurs pages en solo les plus méditatives, et davantage encore à la musique européenne. En plus de ses dix compositions personelles sont ainsi présentées des relectures de Bill Evans, de Chick Corea, et d’Erik Satie ainsi qu’un très beau morceaux inspiré par des thèmes de Mozart, de Beethoven et par la chanson Imagine de John Lennon. Evidemment, l’ensemble ne procède pas, sinon incidemment, du jazz proprement dit. Les cadenses n’ont rien à voir avec une quelconque pulsation et la fluidité des phrases est parfois exacerbée pour faire naître le rêverie, qui est encore renforcée par l’usage de la voix planant sur cette merveilleuse composition nommée Marguerite. Ce vagabondage musical, dont le moindre attrait n’est pas la retenue naturelle, est bien une oeuvre personelle dont la richesse s’acroît de tout ce qu’elle emprunte. Et de Sutter ne se plie à aucune obligation, à aucun style, à aucun caprice sinon celui de son imagination fertile souvent tendre, parfois mélancolique, mais aussi suffisamment curieuse pour inciter le pianiste à explorer de nouvelles saveurs. Ainsi, quelques morceaux comme Blue, Yellow; Red, The Perfect Piece ou Greenland Story sont nettement plus contemporains dans leur essence et sont la preuve que de Sutter s’intéresse a beaucoup plus de choses qu’une écoute superficielle pourrait le laisser supposer. Production claire, son parfait, le compact est doté, comme d’habitude chez Jazz’halo, d’une pochette représentant une peinture moderne que l’on imagine associée à la musique, en l’occurence l’Intériorité Passionnée de Léopold Liou. Un beau disque, raffiné et agréable, par un musicien à l’humeur changeante qui n’aurait pu mieux choisir le titre de son oeuvre : Musicus Mobilis !’

IMPROJAZZ (n° 50, 12.98, F)

Alex Robert: ‘La Pompe Rouge'. De Rode Pomp (Nieuwpoort 59, 9000 Gand), c'est un lieu magique comme il n'en existe sans doute qu'en Belgique: un petit théâtre confortable avec un bonne acoustique, où à l'entracte les portes s'ouvrent sur la maison de maître attente, avec de superbes tableaux aux murs et une cuisine à l'ancienne qui se transforme en bar pour l'occasion. D'ordinaire dévolu à la musique classique, le lieu recevait le 30 septembre un trio formé de Rudy de Sutter (piano), Gilbert Isbin (guitare) et Michel Godard (tuba, serpent). Les deux belges ont l'habitude de converser (Dialogues, Tern 002, dist. Improjazz) et proposent une musique où l'improvisation s'installe en douceur, par l'intermédiaire de la culture classique du pianiste, de ses terminaisons subtilement jazzy, et de ses élans contemporains, et grâce aux qualités d'écoute et aux glissements discrets du guitariste, qui sont comme des incitations à l'aventure. Dans cet univers en demi teintes, Michel Godard trouve tout de suite où s'immiscer; que soit par un accompagnement en respiration continue ou par de réjouissants coups de corne; et même si le jeu du guitariste était parfois trop en retrait, et si certaines parties manquaient un peu d'accidents sonores pour relancer l'intéret, la rencontre a porté ses fruits: vivement le prochain concert d'impro à la Pompe Rouge.'