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En 1940, à
peu près de 90.000 juifs habitent en Belgique. 25.482
d’eux ont été déportés en passant par la caserne de Dossin
a Malines. Depuis
l'été de 1942 jusqu'à l'été 1944, 28 convois ont quitté Malines. Ils ont emmené des juifs
mais aussi 351 tsiganes, vers l' Europe de l'est. Leur destination était
principalement Auschwitz. |
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Camps
de rassemblement |
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Breendonk (B) Drancy
(F) Westerbork(Nl) |
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Le 19
avril 1943, le XXe convoi emmène 1.631 personnes dont 236 sautaient du train
avant la frontière. Parmi les autres 1.395 déportés, il y avait 237 enfants.
Le XXe Convoi transportait les plus vieux et les plus jeunes de tous les
déportés juifs: le n° 215, Suzanne Kaminsky, née le
11 mars 1943 et le n° 584, Jacob Blom,
né le 7 août 1852. Ni l’un, ni l’autre ont été retrouvés. |
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Armés d'un
revolver, d'une lampe de tempête et d'un morceau papier rouge, trois jeunes
étudiants du lycée d’Uccle, Georges Livschitz, Jean Franklemon et Robert
Maistriau ont obligé le train de s'arrêter sur
le trajet Malines-Louvain entre Boortmeerbeek et Haecht.
C’est un fait unique dans l’histoire de l’Holocauste. Nulle part d’autre, une
telle action a été entreprise avec des transports de juifs, pendant la
deuxième guerre Mondiale. |
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Le XXe
convoi a été escorté par une troupe de gardes de la Sicherheitspolizei,
venue spécialement d’Allemagne. La troupe était composée d’un officier et de
40 hommes. Malgré cette garde, Maistriau a
réussi à ouvrir un wagon. 17 personnes ont sautés du train et se sont
échappés. Lorsque le train repris sa route, des dizaines d’autres détenus ont
ouvert d’autres portes avec des outils sortis en cachette de la caserne. 236
personnes au total se sont évadées du transport; 91 déportés ont été repris
et mis sur un autre transport; 25 évadés ont été tués; 120 déportés ont
réussi à s’enfuir. Le plus jeune des fugitifs n’avait que 11 ans. Son nom est
Simon Gronowski. Régine Krochmal a scié les barres de bois de la bouche
d’aération avec un couteau et s'est enfui du wagon des malades
« musulman ». Tous deux ont survécu à la guerre. |
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Le train
est arrivé a Auschwitz le 22 avril
1943. Seulement 521 numéros ont été attribués après la sélection, dont
seulement 150 ont survécu à la guerre (dont 3 enfants). Les autres déportés
ont disparu sans laisser de trace. Les
déportés, qui n’ avaient pas pu s’échapper, ont causé beaucoup de problèmes à
l’administration SS à Auschwitz, ce
que prouve un télégramme du 29 avril 1943 (adressé à E. Ehlers,
SS-Obersturmbannführer et chef du Sipo-SD en
Belgique) concernant les problèmes à l’arrivée des déportés au camp d’Auschwitz. |
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Le Camp
d’Auschwitz répète pour certaines raisons, à ne pas divulguer le moindre renseignemnet inquiétant pour les juifs, qui sont sur le
point de départ, de l’endroit et de la façon du départ. Je vous demande de
prendre acte de ceci et de tenir les ordres reçues à l’escorte pour ne pas
insinuer quoi que ce soit, afin qu’il n’y ait aucune révolte auprès des
juifs. Les rumeurs à propos du « Endlösung »
ont provoqué de la résistance et de la révolte dans les rangs des déportés. |
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Le XXe
convoi a été un convoi hors du commun. Un convoi exceptionnellement grand
(1.631 personnes). On utilisait pour la première fois des fourgons. Lors de
transports précédents, on avait utilisé des wagons de troisième classe. Les
déportés pouvaient alors s’ échapper par les fenêtres. Les portes du XXe
convoi ont été fermées avec des fils de fer barbelés. Après le
XXe convoi, la garde a été renforcée avec des sentinelles du service de
Bruxelles, qui accompagnaient les trains jusqu’ à la frontière Allemande. Le 19
avril 1943, jour de l’action contre le XXe convoi, est une date très
symbolique, vu que c’était celle du commencement de l’insurrection du ghetto
de Varsovie. |