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Les anciens SALONS de Fabricants de pianos
à Paris
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La plupart des salles de concerts des fabricants étaient comme des fabricants de pianos eux-mêmes dans le neuvième arondissement. À deuxième place le premier et le deuxième arrondissement. Depuis des années 1820, les salles d'exposition de leurs pianos deviennent aussi des salons de concerts afin de la promotion de leurs pianos. "Parmi lesgrandes bâtisses qui s'accomplissent, il en est une qui coûte un million et qui est entreprise par un facteur de pianos. — Le palais Debain, — la villa Alexandre, — le squarre Pleyel, — la bonbonnière Herz vont être distancés. — Ce sont des appartements de concert pour les grands artistes. — Pas de salle, et donc! c'est trop commun, de la musique à chambre, mais quelles chambres, à fresques, à soliveauxdorés, à lustres étincelants — ornées de portraits des musiciens célèbres, à partir d'Orphée jusqu'à M. Pilodo. — La location sera gratuite. Chez les grands facteurs français, L'hospitalité se donne. Nous ne voulons pas dire ici le nom de l'entrepreneur osé, qui fait aux pauvres musiciens, un si bel hôtel garni, — qu'on le devine, — à ce trait de munificence et de faste inaccoutumé. — Le cas est rare." Gazette de l'industrie et du commerce, 03/10/1858, p.5
BERNHARDT
DIETZ
Tous les samédis, chaque semaine, il y a des soirées musicales chez les salons de Dietz.
ERARD
"Quant à la salle ERARD, rue du Mail, c'est la plus laide de toutes, c'est aussi celle qui a la réputation la plus aristocratique. Elle ressemble à un horrible salon construit à 1827 ou en 1828. On y étouffe, mais elle a un caractère intime qui convient certainement mieux à la musique de chambre que celui des salles de concerts trop pompeusement décorées. D'un autre coté, le propriétaire de la salle ne la loue pas. Il la préte. Bien plus, Erard, mort il y a deux ans, a inserédans son testament une clause par laquelle il oblige ses héritiers à construire une salle de concert qui sera, dit-on, magnifique, et qui, comme l'autre, sera pretée aux artistes." (1), 1857 PHOTO
HERZ
*N°38 est devenu n°48 Forme de la salle relativement carrée avec une superficie de169,25 m2, (2) "... la salle de M. HERZ est élégante et commode, et les donneurs de concerts peuvent s'en contenter, en attendant mieux." Le Ménestrel, 10 février 1839 "On a seulement regretté ne pas y avoir entendu M. H. Hertz, qui n'y a pas moins concouru généreusemeut de sa magnifique localité, son hôtel, ou plutôt la temple édifié par lui à l'art musical, tant sa salle de concert est belle et convenable, et aussi magnifique que les pianos de sa fabrique ont paru bons. — J'espère pouvoir saisir une occasion opportune de rendre plus ample hommage aux honorables artistes ici seulement nommés, n'ayant dû celte fois que les désigner ainsi. " Le Ménestrel, 24/02/1839, p.4 "En 1837, Henri Herz achète un hôtel particulier au 38, rue de la Victoire avec un terrain-jardin (rue Chateaudun à l'autre coté) où Herz fait construire des ateliers et une salle de concerts, adossés à l'hôtel aristocratique qui servait de façade.", (2) La salle de Henri
Herz. "La Salle HERZ, qui rapporte beaucoup d'argent à son propriétaire, est la seule qui soit à peu près propre. Du reste, sa décoration dans une style pseudo-Renaissance fort en voque, il y a une dizaine d'années, la fait ressembler à un café du troisième ordre." (1) , 1857
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Plus d'info sur le partenaire Klepfer et Herz,
et l'histoire de sa fabrique de pianos
PAPE
PETZOLD
PLEYEL
l’Hôtel Cromot du Bourg , rue Cadet, 9L’histoire de cet hôtel : C'était construit par un jardinier fruitier du roi en 1730, devenu propriété du fermier général Cromot du Bourg, à qui l’on doit les intérieurs richement agencés. Plus tard, il a été occupé par le facteur de pianos Camille Pleyel, qui y fit venir tous les grands musiciens romantiques, dont bien sûr Chopin.
Trois salons, en totale de 142,66 m2. Le salon au milieu était le plus grand avec une superficie de 62,56 m2, et était le salon où Chopin donna son premier concert à Paris en 1832. Pour des belles photos de ce salon voyez ici.
Salle d'une superficie de 182 m2 (ou 25 x 8 m) "La salle PLEYEL, rue Rochechouart, tapissier d'un horrible papier gris à étamage, avec des lustres fabriqués il y a plus de trente ans, est en forme de corridor. Les personnes placées près du lieu où se trouvent les musiciens étouffent de chaleur, celles qui ce tiennent à l'entrée grelottent de froid." (1), 1857
SEYRIG
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et l'histoire de sa fabrique de pianos
(3) Mélodies urbaines: la musique dans les villes d'Europe (XVIe-XIXe siècles), Laure Gauthier,Mélanie Traversier
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