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H I S T O I R E     F A M I L L E     G A V E A U

Fondations - Expositions - Inventions

 
1824    

Joseph Gabriel GAVEAU est né en 1824 à Romorantin entre Loir et Cher.

 

1847

1853

1855

1858

 

1847 : La famille GAVEAU était une dynastie de facteurs de pianos. Elle voit le jour entre 1847 et 1853 lorsque Joseph-Gabriel GAVEAU, dès sa 23ème année,  à la fin de son apprentissage (il a  été apprenti dans plusieurs ateliers parisien), s’installe à son compte rue des Vinaigriers (arr.10), et sa fabrique dans 24, rue des Amandiers Popincourt (arr.20) à Paris, et se lance dans la fabrication de pianos droits:

Dès ses débuts, il s'attache à fabriquer de bons pianos droits solides en imitant la construction ERARD tout en travaillant à l'évolution de la mécanique du piano droit notement sur l'angle de l'echappement. Il crée une mécanique selon ses spécificités que l'on appellera bientôt "la mécanique GAVEAU".

Il a eu une fille et six fils. Ses six fils : Edme, Paul, Augustin, Eugène, Etienne et Gabriel qui peuvent travailler dans l'usine où ils ont appris à connaître la branche de facture du piano.

1855 :  Nouvelle adresse : rue Taitbout, 10 à Paris

1847 - GAVEAU : Fondation de la marque GAVEAU

1855 - GAVEAU : Exposition Universelle (médaille de bronze)

1858 - GAVEAU : perfectionnements dans la construction des mécaniques de pianos - Br.Fr. n°38159

1860 - GAVEAU : Exposition de Troyes (médaille de bronze)

 

1866

1867

1871

1872

1878

1880

1883

1889

1890

 

 

Gabriel était né le 15 octobre 1866 à Paris

Etienne, six ans plus jeune,  était né le 7 octobre 1872

 Etienne Gaveau

1867 - GAVEAU : Exposition Universelle (Médaille d'argent, présente un piano droit dont une partie de bois de la caisse est remplacée par des glaces sans tain pour permettre d'étudier les détails intérieurs d'un mécanisme particulier)

1871 - GAVEAU : Appropriation de la mécanique des pianos à cordes verticales aux pianos à cordes horizontales  - Br.Fr. n°92234

1878 - GAVEAU : Exposition Universelle (médaille d'or pour un système de barrage équilibré dans les pianos droits)

1878 : Nouvelle fabrique: rue Servan, 47 à Paris

1880 - GAVEAU : Perfectionnements apportés aux barrages des pianos - Br.Fr. n°137011

1883 - GAVEAU : Perfectionnements apportés aux barrages des pianos - Br.Fr. n°155637

1889 - GAVEAU : Exposition Universelle : Médaille d'or

1890 : L'usine GAVEAU est en 76- 78 , rue Marcel et Jacques Gaucher, Fontenay-sous-Bois : La renomée grandissante de ses pianos lui permet de construire une petite usine, rue Sevran, ou il emploie déjà 200 ouvriers vers 1890 et produit 1500 unités par an.

 

1893  

En 1893 fatigué par ses 70 années il laisse la gestion de son entreprise qui devient la "Société GAVEAU Frères" à ses six fils.  Très rapidement, Edme, Paul et Augustin se retirent de l'affaire et Augustin GAVEAU monte une affaire à son compte, avant 1911. Les trois autres frères continuent jusqu'en 1909, Gabriel et Eugène s'occupant de la fabrication à l'usine et Etienne de la partie administrative à Paris.

1 avril 1893 : "Paris. — Formation. — Société en nom collectif GAVEAU frères, facteurs de pianos 47 et 49, Servan, —18 ans. du 1 avril 93. — 1,000,000 de fr. — 10 mai 93. — D. " Archives commerciales de la France. Journal hebdomadaire, 10/06/1893, p.698

  

 

En 1893 Constant Pierre écrivait son livre : "LES FACTEURS D’INSTRUMENTS DE MUSIQUE , LES LUTHIERS, ET LA FACTURE INSTRUMENTALE, PRECIS HISTORIQUE"

Pianos GAVEAU

 

"S’il est un nom très connu du public, c’est certainement celui de Joseph Gabriel GAVEAU, né à Romorantin en 1824. Il n’a pas non plus accumulé les brevets d’inventions, pourtant il a introduit bien des modifications à la construction du piano et donné son nom à une mécanique adoptée par beaucoup de facteurs français et étrangers, connue sous le nom de mécanique GAVEAU. Il est aussi l’auteur d’une transformation de la mécanique de piano à queue d’ERARD, à laquelle il applique le ressort à boudin et d’un système de piano démontable en cinq parties. M. GAVEAU a tenté d’obtenir l’amplification du son par réflexion, en plaçant une glace à quelques millimètres de la table d’harmonie ; l’expérience nous fixera sur la valeur de cette innovation présentée à l’exposition d 1889. En attendant, elle témoigne du souci et des soins que ce facteur apporte à sa fabrication. C’est en 1847 que M. GAVEAU débuta, dans de fort modestes conditions ; aujourd’hui il occupe 200 ouvriers et construit environ 1 500 pianos par an ; sa production totale s’élève actuellement à près de 15 000 instruments. Ce facteur eut une médaille de deuxième classe en 1855, une d’argent en 1867. La médaille d’or en 1878 et en 1889, atteste l’excellence de la qualité de ses instruments, affirmée à diverses reprises aux expositions d’Amsterdam (1883), d’Anvers (1885) et de Bruxelles (1888) par le diplôme d’honneur. Depuis peu, M. GAVEAU s’est adjoint ses six fils qu’il a placé à la tête des différents services de son usine."           

 

 

1895

1896

1897

   

Gabriel GAVEAU avait épousé Marguerite Marie Thérèse Bouchot et ont eu trois enfants : Yvonne née le 24 avril 1895, Denise née le 1er mai 1898 et Jean, né le 2 mars 1902. 

Dès 1896 ils développent la marque en ouvrant une nouvelle usine plus moderne tout près de Paris à Fontenay-sous-Bois qui emploie 300 ouvriers pour produire 2000 unités par an. C'est dans cette usine que vont être formés la plupart des ouvriers qualifié à Paris.

7 novembre 1895 :  "Paris. Modification. Société GAVEAU frères, pianos, 47 et 49, Servan. La société devient en commandite à l'égard de M. Edme Gaveau. 7 nov. 1895" 'Archives commerciales de la France. Journal hebdomadaire' 07-12-1895, p.1522

19 juin 1896 :  "Paris. Modification. Société GAVEAU frères, facteurs de pianos; 47 et 49, Servan. Cession par M. Marie-Joseph Emmanuel Gaveau à ses co-associés de tous ses" droits dans la société. 30 mai 1896." 'Archives commerciales de la France. Journal hebdomadaire' 24-06-1896, p.790

31 décembre 1897 : "Paris. Modifications des statuts. Société GAVEAU frères, facteurs de pianos, 47 et 49, Servan. Cession par MM. Paul et Edme Gaveau à leurs co-associés de tous leurs droits dans la société. 31 déc. 96 et 19 janv. 1897. "  'Archives commerciales de la France. Journal hebdomadaire' 03-02-1897

SALON PARISIEN
LES PIANOS DE LA MAISON GAVEAU



La maison Gaveau a été fondée en 1847. Il convient donc de remarquer tout de suite l'importance que cette manufacture a prise, en des années en somme assez peu nombreuses, importance, d'ailleurs, parfaitement justifiée par les perfectionnements que MM. Gaveau n'ont cessé d'apporter dans la construction de leurs instruments, et les soins minutieux qui n'ont jamais cessé de présider à la fabrication des pianos sortis de leurs usines. La réputation acquise par cette maison et la place considérable qu'elle occupe aujourd'hui dans le monde artistique et musical sont d'ailleurs d'une progression facile à suivre pour le visiteur qui considère le médailler si garni qui n'a rien à envier à ceux des manufactures les plus célèbres.

En 1855, la maison Gaveau recevait sa première médaille de bronze à l'Exposition universelle de Paris. En 1867 (Paris), venait la médaille d'argent; en 1878 (toujours à Paris), c'était enfin la médaille d'or! Depuis, en 1883 (Amsterdam); en 1885 (Anvers); en 1888 (Bruxelles), les plus belles récompenses se succédaient, et dès 1886 (le Havre), la maison Gaveau, hors concours et membre du jury, augmentait la liste de ses récompenses d'une nouvelle distinction, chaque fois plus élevée à toutes les expositions, où ses envois faisaient l'admiration des Con-naisseurs. En 1889, M. Gaveau obtenait une grande médaille d'or à l'Exposition universelle. De plus, son médailler est orné des croix de nombreux ordres européens, parmi lesquelles là croix de la Légion d'honneur brille d'un éclat tout particulier.

Nous devons donc remercier MM. Gaveau d'avoir envoyé un choix de leurs instruments à notre Exposition* Ils sont réunis en un Stand élégant placé au centre du Salon Parisien, et le public ne se lasse pas d'admirer ces superbes modèles, parmi lesquels nous remarquons tout particulièrement un demi-queue, apprécié justement au cours dès auditions données par M. G. Duvauchelle, pianiste et compositeur distingué; un petit format, alissandre; un grand format, noyerciré, de style rocaille; un autre grand format, aux appliques de cuivre mat, d'un goût exquis ; enfin un piano de style empire, décoré d'une ronde d'amours, de sphinx, etc., etc., meuble merveilleux à qui l'instrument ne le cède en rien, merveilleux aussi de précision, de sonorité et de qualité générale. Ce sont là tous modèles riches, et ce n'est que justice s'ils excitent la plus grande curiosité et l'admiration du meilleur aloi.

La maison Gaveau possède une superbe usine modèle à vapeur à Fontenày-spus-Bois, près Paris, comprenant : chantiers, hangars, séchoirs, où sont réunies toutes les essences de bois secs qu'un outillage perfectionné transformera au fur et à mesure en pianos auxquels, dans de vastes et nombreux ateliers, travaillent plus de 400 ouvriers, spécialistes de toutes les parties de l'instrument. C'est une telle organisation qui permet de fabriquer annuellement plus dé ï,8oo pianos de toutes sortes. Attenant à cette nouvelle usine est une cité ouvrière qui fait l'admiration de tous ses visiteurs. En '86-, afin d'améliorer, autant que possible, la condition de son personnel, M. J. Gaveau a institué une Société deseeours mutuels entre les ouvriers de son usine, assurant à tous, en cas de maladie, les soins du médecin et les médicaments à titre gratuit. Il s'agit donc bien là d'une de nos grandes industries nationales et nous sommes heureux, dans ce journal dévoué à toutes les bonnes causes, d'apporter notre tribut d'admiration à cette maison. Elle est de celles qui font la gloire du pays. Les pianos Gaveau connus et dispersés par le monde entier servent, eux aussi, à faire, au loin, triompher la suprématie du travail national et de l'industrie française.

'Le Journal de l'Exposition nationale et coloniale de Rouen et Moniteur des exposants', 1896, p.6-7

 

 

1898

1900

1903

 

 

 

1900 - GAVEAU : Exposition Universelle : hors concours; Gabriel GAVEAU était un des membres du Jury.

1900 : nouvelle adresse: rue Blanche, 32 - 34

     

GAVEAU : Magasin de pianos et Fabrique de pianos, 1899

"La manufacture de pianos Gaveau occupe une superficie de 14.000 mètres environ, sur un terrain de plus de 3o.ooo mètres. Les 16.000 mètres, non affectés à l'usine, comprennent les rues et les immeubles de la cité ouvrière. Elle fabrique annuellement environ 2.000 pianos droits ou à queue, trouvant leurs débouchés tant en France qu'à l'étranger, et emploie pour cette fabrication 350 ouvriers et ouvrières. Depuis sa fondation en 1847, le nombre des pianos fabriqués par elle s'élève à 38.500. Les bâtiments de l'usine, construits en meulières et en briques, sont élevés sur cave, et se composent d'un rez-de-chaussée et d'un premier étage. Signalons au rez-de-chaussée une grande galerie de 75 mètres de long sur 11 mètres de large, où sont débités les bois achetés en forêt, et qui est reliée à la ligne de Vincennes par une voie de raccordement, ainsi que différents ateliers réservés l'un à la fabrication des pièces de serrurerie et de mécanique, un autre au barrage et le troisième au tablage. C'est dans ce dernier qu'on pose les cadres de fer et les tables d'harmonie, les sommiers d'accoche et de chevilles. Des milliers de tables y sont exposées sur des soupentes pendant plusieurs mois, afin de prendre, avant la mise en place définitive, la chaleur de la pièce maintenue constamment à 30 degrés. A côté de l'atelier du tablage se trouvent ceux affectés au filage et à la pose des cordes. Une machine de 300 chevaux, établie dans un pavillon central, fournit l'énergie aux différentes machines-outils réparties dans ces divers ateliers, ainsi qu'aux deux dynamos utilisées pour l'éclairage électrique. De chaque côté du pavillon, dans deux bâtiments à un étage, sont installés les séchoirs. Au premier étage se trouvent les galeries réservées aux ateliers de la mécanique, du clavier, de l'ajustage et du réglage. Une rue intérieure, large de 10 mètres, sépare les bâtiments principaux des constructions annexes. Ces dernières comprennent le bâtiment dit des expéditions renfermant tous les pianos finis (400 à 600 en moyenne), un abri pour les accumulateurs l'électricité, les ateliers de laquage et de garnissage des marteaux, enfin le réfectoire des ouvriers servant aussi de salle de réunions à la Société de secours mutuels et de salle des fêtes. Plus loin s'étendent les communs, un magasin à fer et un hangar couvert pour le séchage du bois près duquel se trouve un vaste réservoir approvisionné de 50.000 litres d'eau. Enfin, à côté de l'usine, on doit signaler la cité ouvrière déjà mentionnée, desservie par 5 rues particulières et comprenant déjà 2 grands immeubles et 29 villas particulières. Les rues sont éclairées à l'électricité et munies de canalisations d'eau. Le fondateur de la maison a créé, à l'usage de ses ouvriers, une Société de secours mutuels dont il leur laisse l'administration. Les allocations attribuées par cette Société aux malades sont de 2 francs par jour pour les hommes et de 1 fr. 50 pour les femmes et apprentis, pendant les 6 premiers mois, de 1 franc pendant les 3 mois suivants et de 0 fr. 50 pendant les 3 derniers mois, de telle sorte pourtant que l'indemnité accordée aux sociétaires hommes ne dépasse pas 500 francs et que celle des femmes et apprentis n'excède pas 405 francs par an. Les perfectionnements apportés par la maison dans la fabrication des pianos concernent surtout les pianos droits, dont la mécanique a été sensiblement améliorée, grâce à une heureuse application du ressort à boudin et à diverses modifications dans la disposition de certaines parties (fourches, nez, etc.)." État des communes à la fin du XIXe siècle , Fontenay-sous-Bois : notice historique et renseignements administratifs / publié sous les auspices du Conseil général, Fernand Bournon; Département de la Seine. Direction des affaires départementales, 1902, p.100-101

 

En 1903 père Joseph GAVEAU meurt.

1904    

 ets. gaveau avant 1905 

Fontenay-sous-Bois, rue Castel et la manufacture de Pianos GAVEAU

La « maison GAVEAU », comme l’on disait à l’époque, ajoute à sa gamme d’instruments un petit piano à queue qui recevra le surnom de « crapaud » destiné à concurrencer, dans les appartements, les pianos droits. On inventera également la mécanique pour piano droit à « double répétition » qui lui permettait une vitesse d’exécution proche de celle d’un piano à queue. Le petit 1/4 de queue, le fameux "modèle 1" très connu à Paris concurrence nettement les pianos PLEYEL et ERARD dans les appartements parisiens. Les marqueterie en soleil et l'élégance de la caisse ajoutent à la publicité grandissante de la marque.


 

1906

1907

   

8 novembre 1905 : "Paris.— Formation. — Société anonyme dite Société IMMOBILIÈRE GAVEAU, 32 et 34. Blanche. - 35 ans. — 1,500,000 fr. — 8 nov. 1905." Archives commerciales de la France. Journal hebdomadaire, 15/11/1905, p.1435

 

GAVEAU, siege social: 45 & 47, rue la Boetie à Paris (1907)

C’est l’un des fils du patriarche, Etienne, s'occupe de l'administration à Paris et qui a l’idée géniale d’installer le siège social rue la Boétie et d’y adjoindre : En 1907, une grande salle de concert : SALLE GAVEAU, ultra-moderne pour l’époque, pouvant promouvoir la qualité de ses pianos, dont la réalisation sera confiée à l’architecte Jacques Hermant qui en soignera tout particulièrement l’acoustique. Sans doute le meilleur à Paris.

 

Dans les années vingt, plusieurs concerts symphoniques y étaient régulièrement organisés, et des films d'époque montrent même Felix Weingartner dirigeant l'Orchestre symphonique de Paris sous les lambris de la salle de la rue de La Boétie ; dans les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix, il n'était pas rare non plus d'y entendre l'une des associations symphoniques parisiennes. La renomée de la maison GAVEAU doit beaucoup aux concerts judicieusement organisés par Etienne dans sa salle de concert moderne pour l'époque. Les plus grands artistes sont invités à jouer ses les instruments de la marque surtout ses fameux pianos de concerts.

 

 

1908  

 

22 avril 1908 : "Paris. — modifications aux statuts. Soc. GAVEAU frères, facteurs de pianos, 32, 34, Blanche. — Transfert du siège 45, 47, La Boétie. " Archives commerciales de la France. Journal hebdomadaire, 22/04/1908, p. 518

L'INCENDIE DE 1908

Un incendie détruit l'usine pendant l'absence de Gabriel GAVEAU et dans des conditions qui amènent le départ d'Eugène.


 

"Fontenay-sous-Bois - Incendie des Usines GAVEAU Fréres - La Manoeuvre de la Pompe à bras, 1908"

"Deux millions degrès; 450 ouvriers sans travaille; 12 blessés. Le sous-leuitenant M. Duthil grièvement blessé aux mains; Le Caporal Demougeot de Montrieul-sous-Bois , jambe gauche brisée, son collège Bouchat s'est ouvert la main, d'autres ont des luxations nombreuses."

Historique : Usine GAVEAU à Fontenay-sous-Bois fondée en 1847, mais installée à Fontenay avec une cité ouvrière 4e quart 19e siècle comprenant au rez-de-chaussée une grande galerie de 75m de long où sont débités les bois et au 1er étage les ateliers, au centre de la cour un pavillon abritant une machine de 300 chevaux qui fournit l' énergie et deux séchoirs. Usine surélevée début 1er quart 20e siècle d' un étage carré et d' un étage de comble qui sont détruits par un incendie en 1908. Seul le 2e étage carré est reconstruit avec toit à longs pans. Bâtiment nord aujourd' hui dénaturé.

Au rez-de-chaussée du bâtiment principal, une galerie de 75 mètres de long où l'on débite les bois acheminés ici par un raccordement ferroviaire sur la ligne de Vincennes. Une machine de 300 chevaux-vapeur fournit l'énergie aux divers ateliers. Les tables d'harmonie sont mises à sécher pendant plusieurs mois à une température constante de 30°C. À la grande époque, 2000 pianos sortent annuellement de chez GAVEAU qui emploie 350 ouvriers. Surélevée au début du XXe siècle, l'usine est ravagée en 1908 par un incendie qui prive d'eau une bonne partie de la ville. Un an plus tard, elle est remise en fonction. Pendant plus d'un siècle, les pianos GAVEAU auront été synonymes d'une certaine idée du son français.

"VIOLENT INCENDIE - 2000 pianos brûlés - 2 millions de dégâts - Un violent incendie, dont les flammes ont éclairé pendant deux heures toute la banlieue Est de Paris, a éclaté hier soir rue Castel et rue Pasteur, à Fontenay-sous-Bois, dans l'usine de pianos de MM. Gaveau frères qui occupe une étendue d'un hectare. Le feu a éclaté dans le magasin central, où l'on fabrique la boiserie des instruments. Le concierge donna aussitôt l'alarme, mais avant l'arrivée des pompiers, les trois étages de l'immeuble étaient en feu. Un bataillon du 1er zouaves, caserné au fort de Nogent, deux bataillons de chasseurs à pied etVinfanterie coloniale accourus de Vincennes organisaient le service d'ordre sous les ordres du général Hermand. Les pompiers de Fontenay, de Vincennes, du Perreux, et de toutes les localités voisines attaquaient le foyer de l'incendie, mais l'eau manquait tout d'abord, et les secours ne furent au complet que lorsque furent arrivés de Paris 900 mètres de tuyaux, à l'aide desquels on put relier l'usine Gaveau à la place de la mairie de Fontenay. Grâce à la présence d'esprit et au courage des pompiers de Fontenay et de Vincennes, accourus les premiers sur le théâtre de l'incendie, une véritable catastrophe fut évitée. Ils retirèrent à temps des caves une quantité considérable de vernis et d'essences qui eussent fait explosion. Le feu s'était déclaré vers 8 h. du soir et ce n'est que vers une heure du matin qu'on en a été maître. Un seul bâtiment de l'usine a pu être préservé. Les magasins et les 2 000 pianos qu'ils contenaient sont détruits. La comptabilité a pu être sauvée. On n'a eu à déplorer aucun accident de personnes, malheureusement, 350 ouvriers vont se trouver momentanément sans travail. Les dégâts matériels, couverts par plusieurs assurances, s'élèvent à près de 2 millions. L'enquête ouverte par le commissaire de police de Vincennes n a pas encore établi comment le feu avait pris." La Croix, 14/03/1908

"INCENDIE CHEZ MM. GAVEAU FRÈRES"

"Les dégâts sont heureusement limités Nous apprenions hier soir qu'un incendie considérable venait d'éclater dans les vastes usines que possèdent, à Fontenay-sous-Bois, MM. Gaveau frères, les réputés facteurs de pianos. Rassurons les nombreux amis et admirateurs de la grande marque française les dégâts sont, à n'en pas douter, très importants, mais la fabrication ne subira pas d'arrêt appréciable. En effet, seuls les ateliers de montage ont été, en partie, détruits par les flammes les ateliers de fabrication-et toute la partie de l'usine affectée aux bois de réserve ont pu être heureusement préservés et sont absolument indemnes. Du reste, le stock de pianos qui se trouve au siège social. 45, rue de La Boétie, permettra largement de répondre aux commandes les plus pressantes. " Le Figaro, 14/03/1908

   

"ÉTABLISSEMENTS GAVEAU"

MANUFACTURE DE PIANOS FONDEE PAR Joseph-Gabriel GAVEAU EN 1847 ÉTIENNE GAVEAU, ADMINISTRATEUR-DIRECTEUR
SIÈGE SOCIAL : 45 ET 47, RUE LA BOÉTIE, PARIS - USINE MODÈLE A FONTENAY-SOUS-BOIS

"La Maison GAVEAU a été fondée à Paris en 1847 par M. Joseph GAVEAU qui, pendant quarante-six années d'un labeur assidu, parvint à réaliser d'importants progrès dans l'art de la fabrication du piano. Ses traditions de travail et de probité commerciale furent fidèlement poursuivies par son fils, M. Étienne GAVEAU, qui, depuis plus de vingt-cinq ans, assume la direction de la Maison et s'applique à doter les pianos qui portent son nom de tous les perfectionnements de la facture moderne.
En 1907, le siège social fut installé dans l'immeuble qu'il occupe aujourd'hui, 45 et 47, rue La Boétie, au cœur du quartier le plus élégant et le plus riche de Paris. Cette vaste construction à sept étages commencée en 1906 contient non seulement les services administratifs, les magasins de vente et les ateliers de révision, mais encore deux salles de concerts où se donnent les séances des plus importantes Sociétés musicales telles que les Concerts Lamoureux, les Concerts Colonne, la Société Philharmonique, la Société Bach, etc. L'usine, située depuis 1898 à Fontenay-sous-Bois (Seine),occupe un quadrilatère de plus de 17 000 mètres carrés; les ateliers proprement dits représentent une superficie de 11 000 mètres carrés. Une commutatrice et un groupe électrogène distribuent le courant aux machines-outils. Deux chaudières assurent le chauffage général. Il n'existe pas de feux nus. A la veille de la guerre, les machines-outils de la scierie débitaient en douze mois 2 000 arbres de toutes essences et travaillaient au total plus de 6000 mètres cubes de pièces de bois constituant les diverses parties du piano. La consommation annuelle atteignait 48000 mètres carrés de placage, 3.000.000 de mètres linéaires de fil d'acier, 250000 kilos de fonte spéciale, 1.250.000 vis et 600.000 chevilles. La production moyenne s'élevait à 10 pianos par jour.
Désireux de contribuer de façon directe à la Défense nationale, les Usines GAVEAU ont consacré depuis 1916, une part importante de leur activité à la fabrication de pièces pour l'aviation. L'outillage dont sont dotées ces usines et la présence parmi les ouvriers d'une main-d'œuvre spécialement exercée au travail du bois les ont mises à même de fournir en grandes quantités, durant la guerre, les plans supérieurs, les stabilisateurs, les empennages, les gouvernails, les dérives, bref, tout ce qui constitue les voilures de rechange des avions types Spad VII et XIII pour les armées française et américaine."

Paru dans "1914-1918 L'aéronautique pendant la Guerre Mondiale". Maurice de Brunoff. 1919

 

1910  

 

 En 1910, Gabriel et Etienne ne s'entendant pas, décident de se séparer ; l'affaire paternelle est mise en vente au plus offrant  et il est convenu entre les deux frères que celui qui n'achèterait pas, se rétablirait aussitôt, d'où la constitution de l'affaire Gabriel GAVEAU en 1911. Mais c'est aussi possible que Gabriel et son frère Augustin sont commencés ensemble sous le nom 'GAVEAU Aînés" Mais au début de 1912, ils sont déjà séparés.

GAVEAU

1 avril 1910 : "Paris.— Dissolution — 1 avril 1910 — Soc. GAVEAU frères, fab. de pianos, 45 et 47, r. Boétie. — L. M. Navarre, 3, Mogador — Jug. du 4 avril 1910 — A. P. " Archives commerciales de la France. Journal hebdomadaire, 24/12/1910, p. 1955

11 février 1911 : "Vendeur : Gaveau Frères (soc.) - Acquéreur : Soc. français de pianos - Domicile élu pour les oppositions: Navarre, 3, Mogador - entrée en jouissance : de suite - Fonds vendu : Facteur de pianos et loc. de salle de concert, 45 et 47, La boétie et usine à Fontenay-sous-Bois" Archives commerciales de la France. Journal hebdomadaire, 11/02/1911, p.186

17 mars 1911 : "Paris- Modifications aux statuts — Soc. des ETABLISSEMENTS GAVEAU, 45 et 47, La Boétie —17 mars1911 — L. " Archives commerciales de la France. Journal hebdomadaire, 12/04/1911, p.486

GAVEAU AÎNÉS

"GAVEAU Aînés, Paris, Maison fondée en 1911"

"Certificat d'origine, Manufacture de pianos, GAVEAU Aînés, Paris, 15, rue du Caire, Maison fondée en 1911"

 

 

après 1910 moment on a trois marques GAVEAU:

 

 

   

 

GAVEAU

 

   

Gabriel GAVEAU

   

Augustin GAVEAU

 

   

   

1911

1912

 

 

 

En 1911 Etienne doit poursuivre la marque GAVEAU seul, après des desaccords avec Eugène et Gabriel.

1912 - GAVEAU : Perfectionnements apportées aux mécaniques des pianos droits - Br. Fr. n°437430

1912 - GAVEAU : Nouveau mouvement de pédale pour piano droit - Br. Fr. n°445560

1912 - GAVEAU : Nouveau tablage pour piano - Br. Fr. n°547847

GAVEAU publicité de 1914

   

"Maison fondée en 1911"  près de 'Bois de Boulogne': 55-57 Av. Malakoff, 75016 Paris (Adresse depuis 1919) Usine à Asnières

Gabriel fonde sa propre unité de fabrication dans laquelle il peut assouvir ses idées nouvelles dans la facture des pianos à queue. Il crée son propre style en fabricant des quarts de queue avec des ébénisterie travaillées avec des bois précieux. Le magasin d'exposition et les bureaux sont situés 57, avenue Malakoff à Paris  et l'usine 92, rue de Sèvres à Boulogne

1911 - Fondation de la  marque GABRIEL GAVEAU

Gabriel GAVEAU publicité de 1919

   

A la même fois, Augustin fonde sa propre marque aussi en même temps de Gabriel GAVEAU. Il crée aussi son propre style en fabricant des pianos droits avec des ébénisterie travaillées avec des bois précieux.

1911 -  Fondation de la marque AUGUSTIN GAVEAU

 

 

1925

1927

 

  1925 - GAVEAU : Exposition internationale des Arts Décoratifs et Industriels Modernes : Grand Prix    

1925 - Fondation de la marque L Y S : Gabriel GAVEAU commence à producer un sousmarque LYS, avec seulement deux modèles de piano droit à un prix très payable.

1927 - Gabriel GAVEAU invente Le Canto, un dispositif électromagnétique, inventé autour 1927 par Marcel Tournier et Gabriel GAVEAU, qui se sont adaptés à l'intérieur d'un piano et ont transmis les vibrations des cordes à un ensemble de roseaux accordés.

Après la pianola, le phonographe, et puis GG fabrique les radios!

   

1930

1931

Dans les années vingt le radio prends ça plaçe aussi chez GAVEAU:

 

Vers 1930, après la guerre, deux petits-enfants du patriarche, Marcel et André (fils d'Etienne) continuent la tradition avec, une nouvelle marque M A G, qui produits de bons petits pianos droits solides et pas chers, mais connaissent des difficultés. 1930 - Fondation de la marque MAG

1931 - GAVEAU: Grand Prix Exposition Coloniale

 

 

1935  

 

  Gabriel GAVEAU meurt le 3 octobre 1935. Son fils Jean GAVEAU doit continuer sa fabrique.  

1835 : "ASNIERES. 'Formation. Soc. Commerciale et Industrielle des Etablissements Gabriel GAVEAU, 18, rue de Châteaudun. S.A. 400.000 fr,  Instruments de musique, 90 ans.  P.A. "

 

1939  

GAVEAU: La guerre éclate en 1939 alors que la société GAVEAU vient de produire son 95000ème piano.

1939 - GAVEAU : Piano avec mécanique sous le clavier  - Br. Fr. n°842411

 

 

  GABRIEL GAVEAU : Jean GAVEAU, le fils de Gabriel GAVEAU n'a pas de chance: en 1939, l'usine d'Asnières à été réquisitionnée par les Allemands et toutes les archives ont été dispersées. Les pianos en cours de fabrication, et l'outillage ont été entreposés dans un hangar jusqu'à la fin de la guerre.  

1943

1947

 

Etienne meurt le 26 mai 1943, ses fils Marcel et André continuent l'histoire malgré les difficultés.

 

  En 1947, Jean GAVEAU a demandé à la société KLEIN, un très ancien facteur de pianos (depuis 1791) de terminer les pianos en cours et de les vendre pour le compte de la société Gabriel GAVEAU.  

1960

1965

1968

 

 

 

En 1960 ils fusionnent avec les deux autres grands noms de la manufacture française de pianos, ERARD, puis PLEYEL, créant « Les grandes marques réunies » mais elles finissent par déposer définitivement leur bilan en 1965.

De 1968 à 1983 ils sont fabriqués sous licence par Schimmel à Braunschweig ( Allemagne )

 

   

   

1995

1998

2005

2007

 

Durant toutes ces années, la salle GAVEAU aura programmé des concerts mémorables. Marguerite Long, Pablo Casals, Samson François, Vincent d’Indy, André Messager, Alfred Cortot, Eugène Ysaÿe, Charles Munch, les concerts Lamoureux, les concerts Pasdeloup, autant d’orchestres, d’interprètes et de chefs prestigieux qui auront, parmi bien d’autres, honoré cette salle.


À la faillite, l’immeuble comprenant la salle devient propriété d’une compagnie d’assurances dont le projet était de le détruire pour en faire un parking. Deux musiciens passionnés, Chantal et Jean-Marie Fournier, rachètent la salle en 1976 et, grâce à des subventions, parviennent à la faire restaurer au cours des années 1990. La prestigieuse salle a rouvert ses portes au début 2001 et continue d’y programmer des concerts classiques et de jazz.

De 1995 à 2005 ils sont fabriqués à Alès dans la Manufacture Française de piano.

Depuis mai 1998, Hubert Martigny a donné un nouvel élan à la dernière manufacture de pianos en France en se portant acquéreur des trois marques françaises et en les réunissant sous le nom de “Manufacture Française de Pianos", à Alès.

Mais pendant les dernières années,  on a arrêté avec la production des pianos GAVEAU à Alès  par la grande concurrence de la Chine.

Les bâtiments qui abritaient l’usine GAVEAU jusqu’en 1960 existent toujours en 2007 mais ils ne servent plus à fabriquer des pianos.

C’est la fin d’une longue histoire pour une de plus grandes familles de fabricants de pianos au monde.