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H I S T O I R E F A M I L L E G A V E A U
Joseph Gabriel
GAVEAU est né en 1824 à Romorantin entre Loir et Cher.
1853
1855 1858
1847 : La famille
GAVEAU
était une dynastie de facteurs de pianos. Elle voit le jour entre
1847 et
1853 lorsque Joseph-Gabriel GAVEAU, dès sa 23ème année, à la fin de son apprentissage
(il a été apprenti dans plusieurs ateliers
parisien),
s’installe à son compte rue des Vinaigriers
(arr.10),
et sa fabrique dans 24, rue des Amandiers (arr.20) à Paris, et se lance
dans la fabrication de pianos droits: Dès ses débuts,
il s'attache à fabriquer de bons pianos droits solides en imitant
la construction ERARD tout en travaillant à l'évolution de la
mécanique du piano droit notement sur l'angle de l'echappement. Il
crée une mécanique selon ses spécificités que l'on appellera
bientôt "la mécanique GAVEAU". Il a eu une
fille et six fils. Ses
six fils :
Edme,
Paul, Augustin, Eugène, Etienne
et
Gabriel qui peuvent travailler
dans l'usine
où ils
ont appris à connaître la branche de facture du piano. 1855 :
Nouvelle
adresse : rue Taitbout, 10 à Paris
1867 1871
1872
1878
1880
1883
1889
1890
Gabriel était né le 15
octobre 1866 à Paris
Etienne, six ans
plus jeune,
était né le 7 octobre 1872
1878 : Nouvelle
fabrique: rue Servan, 47 à Paris
1890 : L'usine
GAVEAU est
en 76- 78 , rue Marcel et Jacques Gaucher, Fontenay-sous-Bois
: La renomée
grandissante de ses pianos lui permet de construire une petite
usine, rue Sevran, ou il emploie déjà 200 ouvriers vers 1890 et
produit 1500 unités par an.
En 1893 fatigué par ses 70 années il laisse la gestion de son entreprise qui
devient la "Société
GAVEAU Frères" à ses six fils.
Très
rapidement, Edme, Paul et Augustin se retirent de l'affaire et
Augustin GAVEAU monte une affaire à son compte, avant 1911. Les
trois autres frères continuent jusqu'en 1909,
Gabriel et Eugène s'occupant de la fabrication à l'usine et Etienne de la partie
administrative à Paris.
En 1893
Constant Pierre
écrivait son livre : "LES
FACTEURS D’INSTRUMENTS DE MUSIQUE , LES
LUTHIERS, ET LA FACTURE
INSTRUMENTALE, PRECIS HISTORIQUE"
"S’il est un nom
très connu du public, c’est certainement celui de
Joseph Gabriel
GAVEAU, né
à Romorantin en 1824. Il n’a pas non plus accumulé les brevets
d’inventions, pourtant il a introduit bien des modifications à
la construction du piano et donné son nom à une mécanique
adoptée par beaucoup de facteurs français et étrangers, connue
sous le nom de mécanique GAVEAU. Il est aussi l’auteur d’une
transformation de la mécanique de piano à queue d’ERARD, à
laquelle il applique le ressort à boudin et d’un système de
piano démontable en cinq parties. M.
GAVEAU
a tenté d’obtenir l’amplification du son par réflexion, en
plaçant une glace à quelques millimètres de la table d’harmonie
; l’expérience nous fixera sur la valeur de cette innovation
présentée à l’exposition d 1889. En attendant, elle témoigne du
souci et des soins que ce facteur apporte à sa fabrication.
C’est en 1847 que M.
GAVEAU
débuta, dans de fort modestes conditions ; aujourd’hui il occupe
200 ouvriers et construit environ 1 500 pianos par an ; sa
production totale s’élève actuellement à près de 15 000
instruments. Ce facteur eut une médaille de deuxième classe en
1855, une d’argent en 1867. La médaille d’or en 1878 et en 1889,
atteste l’excellence de la qualité de ses instruments, affirmée
à diverses reprises aux expositions d’Amsterdam (1883), d’Anvers
(1885) et de Bruxelles (1888) par le diplôme d’honneur. Depuis
peu, M.
GAVEAU
s’est adjoint ses six fils qu’il a placé à la tête des
différents services de son usine."
1896
Gabriel GAVEAU
avait épousé Marguerite Marie Thérèse Bouchot et ont eu trois enfants :
Yvonne née le 24 avril 1895, Denise née le 1er mai 1898 et Jean, né le 2
mars 1902.
Dès 1896 ils
développent la marque en ouvrant une nouvelle usine plus moderne
tout près de Paris à Fontenay-sous-Bois qui emploie 300 ouvriers
pour produire 2000 unités par an. C'est dans cette usine que vont être formés la plupart des ouvriers qualifié à Paris.
1898
1900 1903
1900 : nouvelle
adresse: rue Blanche, 32 - 34
GAVEAU
: Magasin de pianos et Fabrique de pianos, 1899
†
En 1903 père
Joseph GAVEAU meurt.
Fontenay-sous-Bois, rue Castel et la manufacture de Pianos GAVEAU
La « maison
GAVEAU », comme l’on disait à l’époque, ajoute à sa gamme d’instruments
un petit piano à queue qui recevra le surnom de « crapaud »
destiné à concurrencer, dans les appartements, les pianos droits.
On inventera également la mécanique pour piano droit à « double
répétition » qui lui permettait une vitesse d’exécution proche de
celle d’un piano à queue. Le petit 1/4 de queue, le fameux "modèle 1" très
connu à Paris concurrence nettement les pianos PLEYEL et ERARD
dans les appartements parisiens. Les marqueterie en soleil et
l'élégance de la caisse ajoutent à la publicité grandissante de la
marque.
1907
GAVEAU, siege
social: 45 & 47, rue la Boetie à Paris (1907) C’est l’un
des fils du patriarche, Etienne,
s'occupe de l'administration à Paris et qui a l’idée géniale
d’installer le siège social rue la Boétie et d’y adjoindre : En
1907, une grande salle de concert :
SALLE
GAVEAU, ultra-moderne pour l’époque, pouvant promouvoir la qualité de ses pianos,
dont la réalisation sera confiée à l’architecte Jacques Hermant
qui en soignera tout particulièrement l’acoustique. Sans doute le
meilleur à Paris.
Dans les années vingt, plusieurs concerts
symphoniques y étaient régulièrement organisés, et des films
d'époque montrent même Felix Weingartner dirigeant l'Orchestre
symphonique de Paris sous les lambris de la salle de la rue de La
Boétie ; dans les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix, il
n'était pas rare non plus d'y entendre l'une des associations
symphoniques parisiennes. La renomée de la maison
GAVEAU doit beaucoup aux concerts
judicieusement organisés par Etienne dans sa salle de concert
moderne pour l'époque. Les plus grands artistes sont invités à
jouer ses les instruments de la marque surtout ses fameux pianos
de concerts.
L'INCENDIE DE
1908
Un incendie détruit
l'usine pendant l'absence de Gabriel GAVEAU et dans des conditions
qui amènent le départ d'Eugène.
"Fontenay-sous-Bois - Incendie
des Usines GAVEAU
Fréres - La
Manoeuvre de la Pompe à bras, 1908"
"Deux millions
degrès; 450 ouvriers sans travaille; 12 blessés. Le
sous-leuitenant M. Duthil grièvement blessé aux mains; Le
Caporal Demougeot de Montrieul-sous-Bois , jambe gauche brisée,
son collège Bouchat s'est ouvert la main, d'autres ont des
luxations nombreuses."
Historique : Usine
GAVEAU à Fontenay-sous-Bois fondée en 1847, mais installée à
Fontenay avec une cité ouvrière 4e quart 19e siècle comprenant au
rez-de-chaussée une grande galerie de 75m de long où sont débités
les bois et au 1er étage les ateliers, au centre de la cour un
pavillon abritant une machine de 300 chevaux qui fournit l'
énergie et deux séchoirs. Usine surélevée début 1er quart 20e
siècle d' un étage carré et d' un étage de comble qui sont
détruits par un incendie en 1908. Seul le 2e étage carré est
reconstruit avec toit à longs pans. Bâtiment nord aujourd' hui
dénaturé.
"ÉTABLISSEMENTS
GAVEAU"
"La Maison
GAVEAU
a été fondée à Paris en 1847 par M. Joseph GAVEAU qui, pendant
quarante-six années d'un labeur assidu, parvint à réaliser
d'importants progrès dans l'art de la fabrication du piano. Ses
traditions de travail et de probité commerciale furent
fidèlement poursuivies par son fils, M. Étienne GAVEAU, qui,
depuis plus de vingt-cinq ans, assume la direction de la Maison
et s'applique à doter les pianos qui portent son nom de tous les
perfectionnements de la facture moderne.
Paru
dans "1914-1918 L'aéronautique pendant la Guerre Mondiale".
Maurice de Brunoff. 1919
En 1910, Gabriel et
Etienne ne s'entendant pas, décident de se séparer ; l'affaire
paternelle est mise en vente au plus offrant et il est convenu
entre les deux frères que celui qui n'achèterait pas, se
rétablirait aussitôt, d'où la constitution de l'affaire Gabriel
GAVEAU en 1911. De cet moment on a trois marques GAVEAU:
GAVEAU
Gabriel GAVEAU
Augustin GAVEAU
1912 En 1911
Etienne doit
poursuivre la marque GAVEAU seul, après des desaccords avec
Eugène et Gabriel.
GAVEAU publicité de 1914
"Maison
fondée en 1911" près
de 'Bois de Boulogne':
55-57 Av. Malakoff, 75016 Paris (Adresse depuis 1919) Usine à
Asnières Gabriel fonde sa
propre unité de fabrication dans laquelle il peut assouvir ses
idées nouvelles dans la facture des pianos à queue. Il crée son
propre style en fabricant des quarts de queue avec des ébénisterie
travaillées avec des bois précieux. Le magasin
d'exposition et les bureaux sont situés 57, avenue Malakoff à
Paris
et l'usine 92, rue de Sèvres à Boulogne
Gabriel GAVEAU publicité de 1919 A la même fois,
Augustin fonde sa propre marque aussi. Il crée aussi son
propre style en fabricant des pianos droits avec des ébénisterie
travaillées avec des bois précieux.
1925 1927
1931
Vers 1930,
après la guerre,
deux petits-enfants du patriarche, Marcel et André (fils d'Etienne)
continuent la tradition avec, une nouvelle marque
M A G, qui produits de bons petits pianos droits solides et pas
chers, mais
connaissent des difficultés.
GAVEAU: La guerre
éclate en 1939 alors que la société GAVEAU vient de produire son
95000ème piano.
1947
†
Etienne meurt le 26 mai 1943,
ses fils
Marcel et André continuent l'histoire malgré les
difficultés.
1965 1968
En 1960 ils
fusionnent avec les deux autres grands noms de la manufacture
française de pianos, ERARD, puis PLEYEL, créant « Les grandes
marques réunies » mais elles finissent par déposer définitivement
leur bilan en 1965.
De 1968 à 1983
ils sont fabriqués sous licence par
Schimmel à Braunschweig
( Allemagne )
1998 2005 2007 Durant
toutes ces années, la salle GAVEAU aura programmé des concerts
mémorables. Marguerite Long, Pablo Casals, Samson François, Vincent d’Indy,
André Messager, Alfred Cortot, Eugène Ysaÿe, Charles Munch, les concerts
Lamoureux, les concerts Pasdeloup, autant d’orchestres, d’interprètes et
de chefs prestigieux qui auront, parmi bien d’autres, honoré cette salle.
De 1995 à 2005 ils sont
fabriqués à Alès dans la Manufacture Française de piano.
Depuis mai 1998, Hubert Martigny a
donné un nouvel élan à la dernière manufacture de pianos en France en se
portant acquéreur des trois marques françaises et en les réunissant sous
le nom de “Manufacture Française de Pianos", à Alès.
Mais pendant les
dernières années, on a arrêté avec la production des pianos GAVEAU
à Alès par la grande concurrence de la Chine.
Les bâtiments qui
abritaient l’usine GAVEAU jusqu’en 1960 existent toujours en 2007 mais
ils ne servent plus à fabriquer des pianos.
C’est la fin d’une longue
histoire pour une de plus grandes familles de fabricants de pianos au
monde.
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