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H I S T O I R E F A M I L L E G A V E A U
Joseph Gabriel
GAVEAU est né en 1824 à Romorantin entre Loir et Cher.
1853
1855 1858
1847 : La famille
GAVEAU
était une dynastie de facteurs de pianos. Elle voit le jour entre
1847 et
1853 lorsque Joseph-Gabriel GAVEAU, dès sa 23ème année, à la fin de son apprentissage
(il a été apprenti dans plusieurs ateliers
parisien),
s’installe à son compte rue des Vinaigriers
(arr.10),
et sa fabrique dans 24, rue des Amandiers Popincourt (arr.20) à Paris, et se lance
dans la fabrication de pianos droits: Dès ses débuts,
il s'attache à fabriquer de bons pianos droits solides en imitant
la construction ERARD tout en travaillant à l'évolution de la
mécanique du piano droit notement sur l'angle de l'echappement. Il
crée une mécanique selon ses spécificités que l'on appellera
bientôt "la mécanique GAVEAU". Il a eu une
fille et six fils. Ses
six fils :
Edme,
Paul, Augustin, Eugène, Etienne
et
Gabriel qui peuvent travailler
dans l'usine
où ils
ont appris à connaître la branche de facture du piano. 1855 :
Nouvelle
adresse : rue Taitbout, 10 à Paris
1867 1871
1872
1878
1880
1883
1889
1890
Gabriel était né le 15
octobre 1866 à Paris
Etienne, six ans
plus jeune,
était né le 7 octobre 1872
1878 : Nouvelle
fabrique: rue Servan, 47 à Paris
1890 : L'usine
GAVEAU est
en 76- 78 , rue Marcel et Jacques Gaucher, Fontenay-sous-Bois
: La renomée
grandissante de ses pianos lui permet de construire une petite
usine, rue Sevran, ou il emploie déjà 200 ouvriers vers 1890 et
produit 1500 unités par an.
En 1893 fatigué par ses 70 années il laisse la gestion de son entreprise qui
devient la "Société
GAVEAU Frères" à ses six fils.
Très
rapidement, Edme, Paul et Augustin se retirent de l'affaire et
Augustin GAVEAU monte une affaire à son compte, avant 1911. Les
trois autres frères continuent jusqu'en 1909,
Gabriel et Eugène s'occupant de la fabrication à l'usine et Etienne de la partie
administrative à Paris.
1 avril 1893 :
"Paris. — Formation. — Société en nom collectif GAVEAU frères,
facteurs de pianos 47 et 49, Servan, —18 ans. du 1 avril 93. —
1,000,000 de fr. — 10 mai 93. — D. "
Archives commerciales de la France.
Journal hebdomadaire, 10/06/1893, p.698
En 1893
Constant Pierre
écrivait son livre : "LES
FACTEURS D’INSTRUMENTS DE MUSIQUE , LES
LUTHIERS, ET LA FACTURE
INSTRUMENTALE, PRECIS HISTORIQUE"
"S’il est un nom
très connu du public, c’est certainement celui de
Joseph Gabriel
GAVEAU, né
à Romorantin en 1824. Il n’a pas non plus accumulé les brevets
d’inventions, pourtant il a introduit bien des modifications à
la construction du piano et donné son nom à une mécanique
adoptée par beaucoup de facteurs français et étrangers, connue
sous le nom de mécanique GAVEAU. Il est aussi l’auteur d’une
transformation de la mécanique de piano à queue d’ERARD, à
laquelle il applique le ressort à boudin et d’un système de
piano démontable en cinq parties. M.
GAVEAU
a tenté d’obtenir l’amplification du son par réflexion, en
plaçant une glace à quelques millimètres de la table d’harmonie
; l’expérience nous fixera sur la valeur de cette innovation
présentée à l’exposition d 1889. En attendant, elle témoigne du
souci et des soins que ce facteur apporte à sa fabrication.
C’est en 1847 que M.
GAVEAU
débuta, dans de fort modestes conditions ; aujourd’hui il occupe
200 ouvriers et construit environ 1 500 pianos par an ; sa
production totale s’élève actuellement à près de 15 000
instruments. Ce facteur eut une médaille de deuxième classe en
1855, une d’argent en 1867. La médaille d’or en 1878 et en 1889,
atteste l’excellence de la qualité de ses instruments, affirmée
à diverses reprises aux expositions d’Amsterdam (1883), d’Anvers
(1885) et de Bruxelles (1888) par le diplôme d’honneur. Depuis
peu, M.
GAVEAU
s’est adjoint ses six fils qu’il a placé à la tête des
différents services de son usine."
1896
1897
Gabriel GAVEAU
avait épousé Marguerite Marie Thérèse Bouchot et ont eu trois enfants :
Yvonne née le 24 avril 1895, Denise née le 1er mai 1898 et Jean, né le 2
mars 1902.
Dès 1896 ils
développent la marque en ouvrant une nouvelle usine plus moderne
tout près de Paris à Fontenay-sous-Bois qui emploie 300 ouvriers
pour produire 2000 unités par an. C'est dans cette usine que vont être formés la plupart des ouvriers qualifié à Paris.
7 novembre 1895 : "Paris.
Modification.
Société GAVEAU
frères,
pianos, 47 et 49, Servan. La société devient en commandite à
l'égard de M. Edme Gaveau. 7 nov. 1895" 'Archives
commerciales de la France. Journal hebdomadaire'
07-12-1895, p.1522
19 juin 1896 : "Paris.
Modification.
Société GAVEAU
frères,
facteurs de pianos; 47 et 49, Servan. Cession par M.
Marie-Joseph Emmanuel Gaveau à ses co-associés de tous ses"
droits dans la société. 30 mai 1896." 'Archives
commerciales de la France. Journal hebdomadaire'
24-06-1896, p.790
31 décembre 1897
: "Paris.
Modifications des statuts.
Société GAVEAU
frères,
facteurs de pianos, 47 et 49, Servan. Cession par MM. Paul et
Edme Gaveau à leurs co-associés de tous leurs droits dans la
société. 31 déc. 96 et 19 janv. 1897. " 'Archives
commerciales de la France. Journal hebdomadaire'
03-02-1897
SALON PARISIEN
En 1855, la
maison Gaveau recevait sa première médaille de bronze à
l'Exposition universelle de Paris. En 1867 (Paris), venait la
médaille d'argent; en 1878 (toujours à Paris), c'était enfin la
médaille d'or! Depuis, en 1883 (Amsterdam); en 1885 (Anvers); en
1888 (Bruxelles), les plus belles récompenses se succédaient, et
dès 1886 (le Havre), la maison Gaveau, hors concours et membre
du jury, augmentait la liste de ses récompenses d'une nouvelle
distinction, chaque fois plus élevée à toutes les expositions,
où ses envois faisaient l'admiration des Con-naisseurs. En 1889,
M. Gaveau obtenait une grande médaille d'or à l'Exposition
universelle. De plus, son médailler est orné des croix de
nombreux ordres européens, parmi lesquelles là croix de la
Légion d'honneur brille d'un éclat tout particulier.
Nous devons donc
remercier MM. Gaveau d'avoir envoyé un choix de leurs
instruments à notre Exposition* Ils sont réunis en un Stand
élégant placé au centre du Salon Parisien, et le public ne se
lasse pas d'admirer ces superbes modèles, parmi lesquels nous
remarquons tout particulièrement un demi-queue, apprécié
justement au cours dès auditions données par M. G. Duvauchelle,
pianiste et compositeur distingué; un petit format, alissandre;
un grand format, noyerciré, de style rocaille; un autre grand
format, aux appliques de cuivre mat, d'un goût exquis ; enfin un
piano de style empire, décoré d'une ronde d'amours, de sphinx,
etc., etc., meuble merveilleux à qui l'instrument ne le cède en
rien, merveilleux aussi de précision, de sonorité et de qualité
générale. Ce sont là tous modèles riches, et ce n'est que
justice s'ils excitent la plus grande curiosité et l'admiration
du meilleur aloi.
La maison Gaveau
possède une superbe usine modèle à vapeur à Fontenày-spus-Bois,
près Paris, comprenant : chantiers, hangars, séchoirs, où sont
réunies toutes les essences de bois secs qu'un outillage
perfectionné transformera au fur et à mesure en pianos auxquels,
dans de vastes et nombreux ateliers, travaillent plus de 400
ouvriers, spécialistes de toutes les parties de l'instrument.
C'est une telle organisation qui permet de fabriquer
annuellement plus dé ï,8oo pianos de toutes sortes. Attenant à
cette nouvelle usine est une cité ouvrière qui fait l'admiration
de tous ses visiteurs. En '86-, afin d'améliorer, autant que
possible, la condition de son personnel, M. J. Gaveau a institué
une Société deseeours mutuels entre les ouvriers de son usine,
assurant à tous, en cas de maladie, les soins du médecin et les
médicaments à titre gratuit. Il s'agit donc bien là d'une de nos
grandes industries nationales et nous sommes heureux, dans ce
journal dévoué à toutes les bonnes causes, d'apporter notre
tribut d'admiration à cette maison. Elle est de celles qui font
la gloire du pays. Les pianos Gaveau connus et dispersés par le
monde entier servent, eux aussi, à faire, au loin, triompher la
suprématie du travail national et de l'industrie française.
'Le
Journal de l'Exposition nationale et coloniale de Rouen et
Moniteur des exposants', 1896, p.6-7
1898
1900 1903
1900 : nouvelle
adresse: rue Blanche, 32 - 34
GAVEAU
: Magasin de pianos et Fabrique de pianos, 1899
"La manufacture
de pianos Gaveau occupe une superficie de 14.000 mètres environ,
sur un terrain de plus de 3o.ooo mètres. Les 16.000 mètres, non
affectés à l'usine, comprennent les rues et les immeubles de la
cité ouvrière. Elle fabrique annuellement environ 2.000 pianos
droits ou à queue, trouvant leurs débouchés tant en France qu'à
l'étranger, et emploie pour cette fabrication 350 ouvriers et
ouvrières. Depuis sa fondation en 1847, le nombre des pianos
fabriqués par elle s'élève à 38.500. Les bâtiments de l'usine,
construits en meulières et en briques, sont élevés sur cave, et
se composent d'un rez-de-chaussée et d'un premier étage.
Signalons au rez-de-chaussée une grande galerie de 75 mètres de
long sur 11 mètres de large, où sont débités les bois achetés en
forêt, et qui est reliée à la ligne de Vincennes par une voie de
raccordement, ainsi que différents ateliers réservés l'un à la
fabrication des pièces de serrurerie et de mécanique, un autre
au barrage et le troisième au tablage. C'est dans ce dernier
qu'on pose les cadres de fer et les tables d'harmonie, les
sommiers d'accoche et de chevilles. Des milliers de tables y
sont exposées sur des soupentes pendant plusieurs mois, afin de
prendre, avant la mise en place définitive, la chaleur de la
pièce maintenue constamment à 30 degrés. A côté de l'atelier du
tablage se trouvent ceux affectés au filage et à la pose des
cordes. Une machine de 300 chevaux, établie dans un pavillon
central, fournit l'énergie aux différentes machines-outils
réparties dans ces divers ateliers, ainsi qu'aux deux dynamos
utilisées pour l'éclairage électrique. De chaque côté du
pavillon, dans deux bâtiments à un étage, sont installés les
séchoirs. Au premier étage se trouvent les galeries réservées
aux ateliers de la mécanique, du clavier, de l'ajustage et du
réglage. Une rue intérieure, large de 10 mètres, sépare les
bâtiments principaux des constructions annexes. Ces dernières
comprennent le bâtiment dit des expéditions renfermant tous les
pianos finis (400 à 600 en moyenne), un abri pour les
accumulateurs l'électricité, les ateliers de laquage et de
garnissage des marteaux, enfin le réfectoire des ouvriers
servant aussi de salle de réunions à la Société de secours
mutuels et de salle des fêtes. Plus loin s'étendent les communs,
un magasin à fer et un hangar couvert pour le séchage du bois
près duquel se trouve un vaste réservoir approvisionné de 50.000 litres d'eau. Enfin, à côté de l'usine, on doit signaler la cité
ouvrière déjà mentionnée, desservie par 5 rues particulières et
comprenant déjà 2 grands immeubles et 29 villas particulières.
Les rues sont éclairées à l'électricité et munies de
canalisations d'eau. Le fondateur de la maison a créé, à l'usage
de ses ouvriers, une Société de secours mutuels dont il leur
laisse l'administration. Les allocations attribuées par cette
Société aux malades sont de 2 francs par jour pour les hommes et
de 1 fr. 50 pour les femmes et apprentis, pendant les 6 premiers
mois, de 1 franc pendant les 3 mois suivants et de 0 fr. 50
pendant les 3 derniers mois, de telle sorte pourtant que
l'indemnité accordée aux sociétaires hommes ne dépasse pas 500
francs et que celle des femmes et apprentis n'excède pas 405
francs par an. Les perfectionnements apportés par la maison dans
la fabrication des pianos concernent surtout les pianos droits,
dont la mécanique a été sensiblement améliorée, grâce à une
heureuse application du ressort à boudin et à diverses
modifications dans la disposition de certaines parties (fourches,
nez, etc.)." État
des communes à la fin du XIXe siècle , Fontenay-sous-Bois :
notice historique et renseignements administratifs / publié sous
les auspices du Conseil général, Fernand Bournon; Département de
la Seine. Direction des affaires départementales, 1902,
p.100-101
†
En 1903 père
Joseph GAVEAU meurt.
Fontenay-sous-Bois, rue Castel et la manufacture de Pianos GAVEAU
La « maison
GAVEAU », comme l’on disait à l’époque, ajoute à sa gamme d’instruments
un petit piano à queue qui recevra le surnom de « crapaud »
destiné à concurrencer, dans les appartements, les pianos droits.
On inventera également la mécanique pour piano droit à « double
répétition » qui lui permettait une vitesse d’exécution proche de
celle d’un piano à queue. Le petit 1/4 de queue, le fameux "modèle 1" très
connu à Paris concurrence nettement les pianos PLEYEL et ERARD
dans les appartements parisiens. Les marqueterie en soleil et
l'élégance de la caisse ajoutent à la publicité grandissante de la
marque.
1907 8
novembre 1905 : "Paris.— Formation. — Société anonyme dite
Société IMMOBILIÈRE GAVEAU, 32 et 34. Blanche. - 35 ans. —
1,500,000 fr. — 8 nov. 1905."
Archives commerciales de la France.
Journal hebdomadaire, 15/11/1905, p.1435
GAVEAU, siege
social: 45 & 47, rue la Boetie à Paris (1907) C’est l’un
des fils du patriarche, Etienne,
s'occupe de l'administration à Paris et qui a l’idée géniale
d’installer le siège social rue la Boétie et d’y adjoindre : En
1907, une grande salle de concert :
SALLE
GAVEAU, ultra-moderne pour l’époque, pouvant promouvoir la qualité de ses pianos,
dont la réalisation sera confiée à l’architecte Jacques Hermant
qui en soignera tout particulièrement l’acoustique. Sans doute le
meilleur à Paris.
Dans les années vingt, plusieurs concerts
symphoniques y étaient régulièrement organisés, et des films
d'époque montrent même Felix Weingartner dirigeant l'Orchestre
symphonique de Paris sous les lambris de la salle de la rue de La
Boétie ; dans les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix, il
n'était pas rare non plus d'y entendre l'une des associations
symphoniques parisiennes. La renomée de la maison
GAVEAU doit beaucoup aux concerts
judicieusement organisés par Etienne dans sa salle de concert
moderne pour l'époque. Les plus grands artistes sont invités à
jouer ses les instruments de la marque surtout ses fameux pianos
de concerts.
22 avril 1908 :
"Paris. — modifications aux statuts. Soc. GAVEAU frères,
facteurs de pianos, 32, 34, Blanche. — Transfert du siège 45,
47, La Boétie. "
Archives commerciales de la France.
Journal hebdomadaire, 22/04/1908, p. 518
L'INCENDIE DE
1908
Un incendie détruit
l'usine pendant l'absence de Gabriel GAVEAU et dans des conditions
qui amènent le départ d'Eugène.
"Fontenay-sous-Bois - Incendie
des Usines GAVEAU
Fréres - La
Manoeuvre de la Pompe à bras, 1908"
"Deux millions
degrès; 450 ouvriers sans travaille; 12 blessés. Le
sous-leuitenant M. Duthil grièvement blessé aux mains; Le
Caporal Demougeot de Montrieul-sous-Bois , jambe gauche brisée,
son collège Bouchat s'est ouvert la main, d'autres ont des
luxations nombreuses."
Historique : Usine
GAVEAU à Fontenay-sous-Bois fondée en 1847, mais installée à
Fontenay avec une cité ouvrière 4e quart 19e siècle comprenant au
rez-de-chaussée une grande galerie de 75m de long où sont débités
les bois et au 1er étage les ateliers, au centre de la cour un
pavillon abritant une machine de 300 chevaux qui fournit l'
énergie et deux séchoirs. Usine surélevée début 1er quart 20e
siècle d' un étage carré et d' un étage de comble qui sont
détruits par un incendie en 1908. Seul le 2e étage carré est
reconstruit avec toit à longs pans. Bâtiment nord aujourd' hui
dénaturé.
"VIOLENT INCENDIE
- 2000 pianos brûlés - 2 millions de dégâts - Un violent
incendie, dont les flammes ont éclairé pendant deux heures toute
la banlieue Est de Paris, a éclaté hier soir rue Castel et rue
Pasteur, à Fontenay-sous-Bois, dans l'usine de pianos de MM.
Gaveau frères qui occupe une étendue d'un hectare. Le feu a
éclaté dans le magasin central, où l'on fabrique la boiserie des
instruments. Le concierge donna aussitôt l'alarme, mais avant
l'arrivée des pompiers, les trois étages de l'immeuble étaient
en feu. Un bataillon du 1er zouaves, caserné au fort de Nogent,
deux bataillons de chasseurs à pied etVinfanterie coloniale
accourus de Vincennes organisaient le service d'ordre sous les
ordres du général Hermand. Les pompiers de Fontenay, de
Vincennes, du Perreux, et de toutes les localités voisines
attaquaient le foyer de l'incendie, mais l'eau manquait tout
d'abord, et les secours ne furent au complet que lorsque furent
arrivés de Paris 900 mètres de tuyaux, à l'aide desquels on put
relier l'usine Gaveau à la place de la mairie de Fontenay. Grâce
à la présence d'esprit et au courage des pompiers de Fontenay et
de Vincennes, accourus les premiers sur le théâtre de l'incendie,
une véritable catastrophe fut évitée. Ils retirèrent à temps des
caves une quantité considérable de vernis et d'essences qui
eussent fait explosion. Le feu s'était déclaré vers 8 h. du soir
et ce n'est que vers une heure du matin qu'on en a été maître.
Un seul bâtiment de l'usine a pu être préservé. Les magasins et
les 2 000 pianos qu'ils contenaient sont détruits. La
comptabilité a pu être sauvée. On n'a eu à déplorer aucun
accident de personnes, malheureusement, 350 ouvriers vont se
trouver momentanément sans travail. Les dégâts matériels,
couverts par plusieurs assurances, s'élèvent à près de 2
millions. L'enquête ouverte par le commissaire de police de
Vincennes n a pas encore établi comment le feu avait pris."
La Croix, 14/03/1908
"INCENDIE CHEZ MM.
GAVEAU FRÈRES"
"ÉTABLISSEMENTS
GAVEAU"
"La Maison
GAVEAU
a été fondée à Paris en 1847 par M. Joseph GAVEAU qui, pendant
quarante-six années d'un labeur assidu, parvint à réaliser
d'importants progrès dans l'art de la fabrication du piano. Ses
traditions de travail et de probité commerciale furent
fidèlement poursuivies par son fils, M. Étienne GAVEAU, qui,
depuis plus de vingt-cinq ans, assume la direction de la Maison
et s'applique à doter les pianos qui portent son nom de tous les
perfectionnements de la facture moderne.
Paru
dans "1914-1918 L'aéronautique pendant la Guerre Mondiale".
Maurice de Brunoff. 1919
En 1910, Gabriel et
Etienne ne s'entendant pas, décident de se séparer ; l'affaire
paternelle est mise en vente au plus offrant et il est convenu
entre les deux frères que celui qui n'achèterait pas, se
rétablirait aussitôt, d'où la constitution de l'affaire Gabriel
GAVEAU en 1911. Mais c'est aussi possible que Gabriel et son frère
Augustin sont commencés ensemble sous le nom 'GAVEAU
Aînés" Mais
au début de 1912, ils sont déjà séparés.
1 avril 1910 :
"Paris.— Dissolution — 1 avril 1910 — Soc. GAVEAU frères, fab.
de pianos, 45 et 47, r. Boétie. — L. M. Navarre, 3, Mogador —
Jug. du 4 avril 1910 — A. P. "
Archives commerciales de la France.
Journal hebdomadaire, 24/12/1910, p. 1955
11 février 1911 :
"Vendeur : Gaveau Frères (soc.) - Acquéreur : Soc. français de
pianos - Domicile élu pour les oppositions: Navarre, 3, Mogador
- entrée en jouissance : de suite - Fonds vendu : Facteur de
pianos et loc. de salle de concert, 45 et 47, La boétie et usine
à Fontenay-sous-Bois"
Archives commerciales de la France.
Journal hebdomadaire, 11/02/1911, p.186
17 mars 1911 :
"Paris- Modifications aux statuts — Soc. des ETABLISSEMENTS
GAVEAU, 45 et 47, La Boétie —17 mars1911 — L. "
Archives commerciales de la France.
Journal hebdomadaire, 12/04/1911, p.486
"GAVEAU Aînés,
Paris, Maison fondée en 1911"
"Certificat
d'origine, Manufacture de pianos, GAVEAU Aînés, Paris,
15, rue du Caire, Maison fondée en 1911"
après 1910 moment on a trois marques GAVEAU:
GAVEAU
Gabriel GAVEAU
Augustin GAVEAU
1912 En 1911
Etienne doit
poursuivre la marque GAVEAU seul, après des desaccords avec
Eugène et Gabriel.
GAVEAU publicité de 1914
"Maison
fondée en 1911" près
de 'Bois de Boulogne':
55-57 Av. Malakoff, 75016 Paris (Adresse depuis 1919) Usine à
Asnières Gabriel fonde sa
propre unité de fabrication dans laquelle il peut assouvir ses
idées nouvelles dans la facture des pianos à queue. Il crée son
propre style en fabricant des quarts de queue avec des ébénisterie
travaillées avec des bois précieux. Le magasin
d'exposition et les bureaux sont situés 57, avenue Malakoff à
Paris
et l'usine 92, rue de Sèvres à Boulogne
Gabriel GAVEAU publicité de 1919 A la même fois,
Augustin fonde sa propre marque aussi
en même temps de Gabriel GAVEAU. Il crée aussi son
propre style en fabricant des pianos droits avec des ébénisterie
travaillées avec des bois précieux.
1925 1927
1931
Vers 1930,
après la guerre,
deux petits-enfants du patriarche, Marcel et André (fils d'Etienne)
continuent la tradition avec, une nouvelle marque
M A G, qui produits de bons petits pianos droits solides et pas
chers, mais
connaissent des difficultés.
1835 : "ASNIERES. 'Formation.
Soc. Commerciale et Industrielle des Etablissements Gabriel GAVEAU, 18, rue
de Châteaudun. S.A. 400.000 fr, Instruments de musique, 90 ans.
P.A. "
GAVEAU: La guerre
éclate en 1939 alors que la société GAVEAU vient de produire son
95000ème piano.
1947
†
Etienne meurt le 26 mai 1943,
ses fils
Marcel et André continuent l'histoire malgré les
difficultés.
1965 1968
En 1960 ils
fusionnent avec les deux autres grands noms de la manufacture
française de pianos, ERARD, puis PLEYEL, créant « Les grandes
marques réunies » mais elles finissent par déposer définitivement
leur bilan en 1965.
De 1968 à 1983
ils sont fabriqués sous licence par
Schimmel à Braunschweig
( Allemagne )
1998 2005 2007 Durant
toutes ces années, la salle GAVEAU aura programmé des concerts
mémorables. Marguerite Long, Pablo Casals, Samson François, Vincent d’Indy,
André Messager, Alfred Cortot, Eugène Ysaÿe, Charles Munch, les concerts
Lamoureux, les concerts Pasdeloup, autant d’orchestres, d’interprètes et
de chefs prestigieux qui auront, parmi bien d’autres, honoré cette salle.
De 1995 à 2005 ils sont
fabriqués à Alès dans la Manufacture Française de piano.
Depuis mai 1998, Hubert Martigny a
donné un nouvel élan à la dernière manufacture de pianos en France en se
portant acquéreur des trois marques françaises et en les réunissant sous
le nom de “Manufacture Française de Pianos", à Alès.
Mais pendant les
dernières années, on a arrêté avec la production des pianos GAVEAU
à Alès par la grande concurrence de la Chine.
Les bâtiments qui
abritaient l’usine GAVEAU jusqu’en 1960 existent toujours en 2007 mais
ils ne servent plus à fabriquer des pianos.
C’est la fin d’une longue
histoire pour une de plus grandes familles de fabricants de pianos au
monde.
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