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Les marques
des pianos français
1700 à 1799

1700
- 1799 |
1800 -
1829 |
1830 -
1849 |
1850 -
1874 |
1875 -
1899 |
1900 - 2010
Liste non exhaustive ouverte à toutes les informations, précisions, rectifications... / © Copyright all rights reserved
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Nom & Liens |
Date de fond. |
Logo / Signature |
Ville |
Adresses |
Quantité
de
pianos |
Commentaires |
Médailles |
Fin
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1710 |
Les précurseurs de 1710 à 1780 avec la naissance
du pianoforte |
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MARIUS
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1716 |
  
"Déjà, en 1716, un facteur de Paris, nommé Marius, avait présenté à l'examen de l'Académie des Sciences deux
clavecins dans lesquels il avait substitué des petits marteaux aux »
languettes pour frapper les cordes. Doux ans après, Christoforo,
Florentin perfectionna cette invention et fit le premier piano qui a
servi de modèle pour ceux qu'on a faits depuis alors; mais il paraît que
les premiers essais de ce genre furent reçus froidement, car ce n'est
que vers 1760 que Stumpf, en Angleterre, et Silbermann, en Allemagne,
curent des fabriques régulières, et commencèrent à multiplier les pianos.
En 1776, MM. Erard frères fabriquèrent les premiers instrumens de cette
espèce qui aient été construits en France; car jusque-là on avait été
obligé de les faire venir de Lon dres." (*1834)
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Paris |
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Jean MARIUS, qui, en 1716, présenta à l'Académie
des Sciences Paris, quatre plans d'instruments du même genre, les
appelait clavecins à maillets.
Première mécanique avec
marteaux sur pianoforte.
Un
Florentin, nommé
Cristoforo, construisit le modèle d'un
véritable piano; mais son invention fut
froidement accueillie, comme celle de
Marius
"Mécanique de piano, de Marius.
- On a vu que le facteur Marius soumit à l'approbation de l'Académie des
sciences, en 1746, le modèle de ses « clavecins à maillets », dont la
mécanique était disposée comme ce modèle. — Marius qui,
vraisemblablement, vécut de 1670 à 1730 environ, était doué d'un génie
fort inventif : c'est à ce facteur qu'on doit les parapluies et les
ombrelles à imanche qui se replie. "
Le musee du Conservatoire national de musique :
catalogue descriptif et raisonne, 1884
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SILBERMANN Godefroi
(1683-1753)

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1727 |

 
 

 Piano
à queue de 1776,
SILBERMANN Johann Heinrich,
Berlin, Staatliches Institut für
Musikforschung, Allemagne
 
"On croyait jusqu'à présent
que Mozart s'était servi, pour ses composisitions, d'une épinette ou d'un
clavecin, et quelques portraits et gravures qui représentent le grand
artiste et sa soeur Annette jouant du clavecin ont pour beaucoup contribué à
répandre cette opinion. Mais déjà Rubinsiein a déclaré que l'orchestration
des concertos que Mozart a écrits pour le piano et ses compositions pour cet
instrument seul prouvent qu'il a dû connaître le piano pourvu du mécanisme
de nos instruments modernes. C'est en effet en 1726 que le célèbre facteur
Silbermann commença la fabrication des pianos à marteaux que Schroeter avait
inventés, et du temps de Mozart les pianos de Silbermann étaient déjà assez
répandus, surtout dans les cours où l'enfant prodige se fit entendre. Nous
savons d'ailleurs que Frédéric II de Prusse posséda un superbe piano de
Silbermann, devant lequel il fit asseoir J. S. Bach lors de la fameuse
visite du cantor à Berlin. Les doutes à ce sujet sont dissipés par un
document qui est parvenu à notre connaissance et qui contient l'inventaire
de la pauvre succession de Mozart. Dans cet inventaire sont mentionnés un «
forte piano avec pédale », estimé 80 florins, et « un billard couvert de
drap vert», estimé 60 florins. Or, le mot forte piano désignait d'abord en
Allemagne les pianos de Silbermann; ce n'est qu'au XIXe siècle que les
Allemands ont commencé à se servir du mot piano forte, qui est actuellement
hors d'usage et remplacé par le mot clavier quand il s'agit du piano
moderne. "
Le Ménestrel, 08/10/1899, p.325
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Stras-bourg |
? |
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'Facteur de
Forte-pianos et orgues'
Godefroi
SILBERMANN
de
Freyberg inventa un
clavecin
particulier qu'il nomma
clavecin
d'amour. Outre le sautereau ordinaire, il avait un mécanisme semblable à
celui du clavicorde. (*1836), p.205-206
C'est celui qui
donne le premier au pianoforte une
exploitation industrielle.
À partir de 1726, le
facteur d’orgues et de clavecins Gottfried Silbermann s’intéresse de
plus en plus à la construction de pianofortes, dont il améliore le
principe emprunté à Bartolomeo Cristofori. Lors d’une visite à Frédéric
le Grand, en 1747, Johann Sebastian Bach joue tous les instruments à
clavier en possession du roi de Prusse, dont plusieurs Silbermann. Bach
se montre enthousiaste au sujet des améliorations techniques constatées.
Il jouera également du pianoforte lors d’un concert donné au Café
Zimmerman de Leipzig. Les instruments de Silbermann ont une sonorité
raffinée et délicate, excellente pour l’interaction avec d’autres
instruments.
SILBERMANN
Johann Heinrich
(1727-1799)
Andréas SILBERMANN
(1776 - 1734)
"Henri Silbermann, frère d'André
fils, a fait le premier, sur le continent de l'Europe, des pianos à
marteaux revêtus de peau, plus estimés que ceux de Stein à Ratisbonne."
Notices
historiques, statistiques et littéraires sur la ville de Strasbourg,
1819, p.361
 
Gottfried Silbermann und die hammerflügel
für den Preussischen Hof in Potsdam
(pdf)
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HEMSCH - VATER |
1728 |


Clavecin
ca 1761, Cité de la Musique, Paris
Pour les détails et autres photos voyez la page de
MIMO
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Paris |
? |
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'Facteurs de clavecins'
Jean-Henri HEMSCH
était né en 1700, près de Cologne (Allemagne), et meurt en 1769 à
Paris. Il fut un des plus célèbres facteurs de
clavecins
parisiens de son temps.
De son vrai nom
Johann Heinrich HEMSCH, il installa
en France en
1728,
et travailla dans l'atelier du facteur
Antoine VATER
(1715–1759),
aussi un allemand émigré. |
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1734 |
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Jean Henri HEMSCH
(1700 - 1769)

Musée de la Musique
- Paris |
1734 |
    

Ils
existent aujourd'hui encore cinq instruments:
Museum
of Fine Arts à Boston un de 1736.
Henri Hemsch 1761,
Musée
de la Musique à Paris
Pour les détails voyez la page de
MIMO en ce qui concerne la Cité de la musique
    
Autres sources racontent qu'il était fondé en
1740 (2) |
Paris |
Rue Quincampoix (1761-76)(arr.3)(3) |
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'Facteur et
restaurateur de clavecins', le même de le dernière

HEMSCH travailla ensuite
pour son propre compte, en association avec son plus jeune frère
Guillaume (Wilhelm). Ses
clavecins sont typiquement français et comparables en qualité à ceux de
la famille BLANCHET - TASKIN.
(Wikipedia)
Vers 1887
TOMASINI,
un facteur de pianos à Paris utilisait son clavecin comme exemple pour ses
clavecins nouveaux. |
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BLANCHET Nicolas
(1660 - ?)

Chateau de Thoiry
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1750 |
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Paris |
167, rue de la Verrerie (?)(3)(arr.4)
26, rue d'Hauteville (?)(arr.10)
12, rue de Bellefond (1818)(10)(arr.9)
17, rue faubourg
Montmartre (x1825)(arr.9)
10, boulevard Poissonnière (x1829)(arr.9)
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'Facteurs de clavecin'
Nicolas
BLANCHET est le premier qui s’installe à Paris,
facteur de clavecins et d’épinettes. Le plus célèbre de ses fils
: François-Étienne
BLANCHET (Paris, 1695 - 1761). Le
fils de ce dernier, également nommé
François-Étienne BLANCHET (vers 1730 - 1766), continua
l'affaire familiale. Une sœur épousa Armand Louis Couperin. Il
eut comme apprenti Pascal-Joseph TASKIN.
Après la mort de son patron, ce dernier épousa sa veuve et
reprit l'atelier.
BLANCHET
Armand François Nicolas (1763 - 1818) voyez ci-dessous,
père de Nicolas BLANCHET, l'associé
de ROLLER Jean (°1826)(10) sous le
nom
ROLLER
& BLANCHET,
et puis le petit-fils d'Armand, et le fils de
Nicolas:
BLANCHET Pierre Armand Charles
(1818 - ?) qui fonde sa maison en
1852
"Un petit-fils de F. E. Blanchet, Armand-François-Nicolas, né en
1763 (sic), s’occupa de bonne heure de la facture et de l’accord des
clavecins; lorsqu’il publia en l’an IX une méthode abrégée pour
accorder le clavecin et le forte-piano, il était établi rue de
la Verrerie, 167, ce qui fait supposer qu’il avait repris la
maison laissée à Taskin par son grand-père A. F. N. Blanchet et,
à sa mort (18 avril 1818, son fils Nicolas) qui devint ensuite
l’associé de Roller dans la fabrication des pianos, prit sa
succession." (3) Constant Pierre
|
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1826 |
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TASKIN

Musée de la Musique - Paris |
1750 |

"Pascal
TASKIN, Facteur
de Clavesins & Garde des Instruments
de Musique du Roi, Eleve & Succes-
seur de M. Blanchet, demeure
Même Maison, rue de la Verrerie,
vis-à-vis la petite porte de S. Merry,
à Paris"

  

 Piano de
TASKIN de 1790 est à visiter à
Versailles, le Chateau
   |
Paris |
rue
de la Verrerie (*1788)(arr.4)
42, rue Croix des Petits Champs (*1812)(arr.1)
4, rue faubourg Montmartre (*1822)(arr.9) |
 |
Pascal-Joseph
TASKIN I
(* vers
1723 à Theux, Belgique
- † février 1793 à Versailles) fut un facteur de clavecins établi à
Paris.
Pascal-Joseph TASKIN II
(* 1750 - † 1829) était le fils du précédent et fut également facteur
de
clavecins
à Paris, mais aussi déjà 'facteur de pianos'.
La fondation est en
1750; elle est due à Pascal
TASKIN, garde des instruments de la
musique du roi Louis XV.
TASKIN reconnut la grande
qualité musicale des instruments flamands des Ruckers et Couchet, ce qui ne
l'empêcha pas de les soumettre à de profonds ravalements qui
parfois ne conservaient de l'instrument original que la table
d'harmonie, afin de les adapter à l'esthétique musicale de son époque.
Très souvent, cette opération avait aussi pour but d'élargir l'ambitus
de l'instrument. Les clavecins faits par TASKIN sont largement copiés
par les facteurs d'aujourd'hui .
Dès 1777, Pascal Joseph Taskin construit
des pianos en forme de clavecin et des pianos carrés.
Il y a un Pascal TASKIN
en 1822 comme Professeur de piano, 4, rue Faubourg Montmartre (*1822)
Plus tard:
BLANCHET |
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GOERMANS Johannes (v.1703 - 1777) |
1754 |
|
Paris |
rue de la Verrerie (1745-1751)(arr.4)
rue des Fossés Sant-Germain des Prés (1751-1777)(arr.5)
rue Férou (1777)(arr.6)(6)
|
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Facteur de clavecins"Jacques Germain, dit Goermans; il imagina, en 1781, d’après le procédé
employé par Cousineau pour la harpe, un clavecin à 21 touches par octave"
(3) Constant PierreIl venait de la ville de "Galdere, frontière de Brandebourg", région à
la frontière des Pays-Bas, dépendant de la Prusse au XVIIIe siècle.
Le 10 juin 1730, il épousa à Paris Jeanne-Lucie Delbourse, fille d'un
bourgeois de Condé-sur-Escaut. Il avait pour témoins les facteurs de
clavecin Jacques et Jacques-Guillaume Bourdet, et l'organiste Joachim
Gigault
Jean GOERMANS eut sept enfants. Un de ses
filless Marie-Thérèse-Victoire, née en 1749, épousa le facteur de
clavecin Jean-Liborius Hermès, compagnon de Goermans père.
Un de ses fils Jacques, né en 1740, facteur de clavecin, fut reçu maître-facteur
en 1766.On le retrouve aussi comme facteur de piano sous le nom de 'Jacques
Germain'
Infos données par D. Girard
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1759 |
|
Paris |
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Le pianoforte fait sa
première apparition à Paris. |
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BARBERINI Jacques |
1770 |
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(Grenoble)
(Lyon)

Paris |
?

rue de la Verrerie (1783 - 1788)(3)(arr.4) |
 |
'Facteur de fortepianos'
"De 1783 à 1788 : Jacques Barberini, rue de la Verrerie
1783-91, où il tenait des forte-Piano anglais des meilleurs auteurs" (3)
Constant Pierre |
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MERCKEN
Johannes Kilianus
(1743 - 1819)


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1770 |


Ci-dessus un forte-piano de MERCKEN de 1782 décoré vers 1800 de plaques de verre églomisé de
Rascalon.

La planche du forte-piano MERCKEN de
1784

La planche du forte-piano MERCKEN de
1805

La planche du forte-piano MERCKEN de 1809

Le plus ancien piano carré connu de Mercken de 1770
Johannes Kilianus Mercken - Paris Fecit 1770
Johannes Kilianus Mercken Parisiis fecit rue du Chantre près le
Louvre
Johannes Kilianus Mercken Parisiis fecit 1793 Rue St. Honoré près
celle du Roule n° 276
1805 Johannes Kilianus Mercken Parisiis fecit rue St. Honoré entre
celles de Roule et de l'arbre sec, n° 89


22 pianos répertoriés dont 14 actuellement localisés:
 Piano carré de Mercken de 1770
dans le Musée National des Techniques
(Conservatoire National des Arts et
Metiers), Paris
Forté-piano
de 1785 et
sa
signature, Musée de la Musique, Paris
Collections
privées
Pour les détails et autres
photos voyez la page
de
MIMO en ce qui concerne la Cité de la musique


(9): Bibliographie :
« J. K. Mercken premier facteur parisien de forte-pianos » MC et JF Weber,
Delatour France 2008. Un CD joint au livre enregistré sur deux instruments
de Mercken (1791 et 1809)
 |
Paris |
Hôpital royal des Quinze- Vingts (date?)(9)
rue
du Chantre (1780-1789)(*1789-90)(9)(*1783)(arr.4)
666, rue St Honoré (devenu n°276)(1791)(9)(arr.1)
267(sic), rue Saint-Honoré (*1800-1801)(arr.1)
276, rue Saint-Honoré
(1791)(9)(*1803-1804)(*1805)(9)(arr.1)
89, rue Saint-Honoré (1805)(9)(**1806) (*1807)(*1808)(arr.1)
Vers 1807-1808
chez son gendre
EIGEN-SCHENCK
42, rue d’Anjou à Versailles (9) |
 |
"Premier facteur parisien de forte-piano,
originaire d’Allemagne, s’installe à Paris comme facteur vers 1767
dans un lieu privilégié.
Membre de la communauté rénovée des Tabletiers
Luthiers Eventaillistes en 1776 puis élu comme dernier syndic de
cette communauté en 1789.
Après 1789, Mercken n’est plus mentionné comme
facteur de clavecins, mais comme facteur de forte-pianos, seul type
d’instrument qu’il semble avoir construit.
Il forma un élève,
Paul Guillaume DACKWEILLER
(1750-1801)
Le clavier d’un forte-piano de 1782 a été
décoré vers 1800-1810 de plaques de verre églomisé d’Antoine
Rascalon
Son gendre
BECKERS
(°1807)
facteur de harpes lui succéda vers 1807 rue St.
Honoré puis rue du Roule n° 3 en 1818"
(9)

"BECKERS, FACTEUR DE PIANOS ET
DE HARPES,GENDRE ET SUCCESSEUR DE M. MERCKEN, RUE DU ROULE, N° 3, A
PARIS. - Cette maison est connue avantageusement depuis plus de
cinquante ans, à dater de l'établissement de M. Mercken et chacun
lui accorde une confiance entière, connaissant la probité avec
laquelle on traite dans cette maison, et étant persuadé qu'il est
impossible de trouver, dans aucun Magasin, des Instruments mieux
perfectionnés, qui aient une harmonie plus belle, et qui charment
davantage, que les Pianos et les Harpes de M. Beckers, les amenant à
sa volonté au plus haut degré d'harmonie et de solidité, par un
procédé qui lui est seul connu, et se faisant une loi de
confectionner lui-même l'intérieur de ses Instruments; c'est à quoi
il s'est appliqué dès sa plus grande jeunesse, et y passe encore ses
veilles, persuadé qu'il n'est que ce moyen qui lui a mérité la
confiance des personnes de la plus haute distinction, ainsi que des
premiers artistes de la capitale, qui se sont fait un plaisir de
faire valoir ses Instruments…" Archives Nationales, F 12/991 n°1296,
1823
"Mon père en quittant la capitale
peu retourner à Cavaillon, où il était notaire apostolique,
emporta parmi son bagage un piano carré, à deux cordes, à pilotes, à
deux registres que lion faisait agir avec la main gauche quand on
voulait mettre la sourdine ou lever les étouffoirs. Les grandes
touches de ce piano sont noires, et les petites, celle des dièses,
blanches; tous les clavier des orgues, des épinettes, des clavecins,
des pianos, étaient alors ainsi disposés. Ce piano, le premier qui
ait paru, qui ait sonné dans le midi de la France; le premier que
j'aie vu, entendu, touché, porte cette inscription, dont
l'orthographe allemande est restée dans ma mémoire :
Johannes Kilianus Mercken, Parisiis,
1772. Cédé en 1804, pour la modique somme de 60 fr., à Fialon,
trompette juré de la ville d'Avignon, musicien universel et
corniste excellent, ce piano vétéran existe encore après soixante-sept
ans d'honorables et rudes services. Mon père le tenait d'un peintre
nommé Petters, homme, de talent, amateur distingué, dont le nom
figure au bas de plusieurs belles estampes. Ce piano, portant la
date de 1772, n'était certainement pas le premier qui sortait des
ateliers de Kilianus Mercken. Les historiens du piano se trompent en
imprimant que la fabrique de pianos établie à Paris, en 1778, par
les frères Érard, est la première qui ait existé dans cette capitale.
Les descendais de Kilianus Mercken sont encore facteurs de pianos à
Paris."
'Revue
de Paris',
Louis Désiré Véron, 1839, p.194

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KETTENBONVEN
Pierre |
1772 |
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Lyon ? |
? |
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'Facteur de clavecins et fortepianos' (1) |
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MALADE Jean-Jacques |
1774 |
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Paris |
rue Bourbon-Villeneuve (1775-79)
(3)(arr.2) |
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Facteur de clavecins et pianos (1)
"Malade, rue Bourbon-Villeneuve
(1775-79), sa veuve tenait la maison en 1783" (3) Constant Pierre |
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DEDEBANS Jean-Marie |
1775 |
|
Paris |
rue de l'Eperon
(1775-89)(3)(*1800-1801)(*1802)(*1803-1804)(*1805)(arr.6)
26, Parvis Notre-Dame (*1806)(*1807)(*1808)(arr.4)
|
 |
Facteur de clavecins et pianos
"Jean-Marie Dedeban(s) fit ensuite des
pianos" (3) Constant Pierre |
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1789
(1) |
|
HERMES Jean Liborius
(1765 - 1848) |
1775 |
|
Paris |
rue du Colombier (1775-83)(arr.6)
rue des Saints-Pères (1788)(arr.6) |
 |
Facteur de clavecins et pianos
Jean Hermes, adjoignit à sa fabrication, en
1777, celle des pianos" (3) Constant Pierre |
|
1783 (1) |
|
MARTIN |
1776 |
|
Paris |
79, rue de Seine
(*1897)(*1922)(arr.6) |
 |
Facteur de pianos et harpes
 L.
HENRY & E. MARTIN
(?)
 MARTIN
Edouard
(1855)

MARTIN Jules
(1855-1867)

MARTIN
Alexandre
(*1896)(*1907) |
|
après 1929 |
|
FOUCAULT Arnaud-François |
1777 |
|
Paris |
rue Plâtriere (1777)(arr.1) |
 |
Facteur de clavecins et pianos (1) |
|
|
|
PÉRONARD
Balthasar
François
(1760 - 1789)
 |
1777 |

Dès 1807: 'Accordeur de piano'
(*1807)(*1808)


Piano
carré ca 1784, et
sa
signature, Cité de la Musique, Paris
Pour les détails et autres
photos voyez la page de
MIMO
 |
Paris |
rue Poisson-nière (1777)(arr.9)
rue Meslay (après
1780) (arr.3)
350, rue Saint-Martin
(*1802)(arr.3)
188, rue du faubourg
Saint-Laurent (*1803-1804)(arr.10)
69, rue du faubourg Saint-Martin
(*1807)(*1808)(arr.10)
|
 |
Facteur de clavecins et pianos (1)
PERRONNARD
Père
(*1802)
'Balthazar PERONARD (1760-89) qui adapta au clavecin, vers 1780, une pédale
actionnant un jeu de basses par laquelle on obtenait « des sons de
contrebasse très beaux ». Il fit aussi l’application du double fond avec
cordes frappées par des marteaux mus par des pédales (Encycl. Méth. de
Framery, p 287). Un clavecin de 1777 et deux piano-forte de 1771 et 1777
étaient au nombre des instruments réunis par
Bruni, 1890.'
Constant Pierre (*1893) |
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SCHNELL Jean Jacques |
1777 |

'Facteur Royal du Cour'

" SCHNELL (Jean-Jacques),
facteur d'instruments, né en 1740 à Vaihingen, dans le Wurtemberg, était
destiné à la profession de menuisier; mais après avoir achevé son
apprentissage, il entra, en 1760, chez Geissinger, facteur à Rothenbourg,
puis travailla dans les ateliers de plusieurs facteurs d'instruments, et en
dernier lieu chez Van Dulken, en Hollande, où il resta six années. En 1777,
il s'établit à Paris et s'y livra à la facture des clavecins. Il y obtint le
litre de facteur de la comtesse d'Artois, et inventa l'Anémocorde,
instrument alors d'un genre absolument nouveau, dans lequel les touches du
clavier ouvraient des soupapes qui donnaient passage au vent d'une
soufflerie pour faire résonner les cordes. La cour lui accorda de grandes
récompenses pour cette invention qui excita l'admiration générale. Les
troubles de la révolution l'empêchèrent de recueillir les fruits de ses
travaux, el l'obligèrent à se retirer à Louisbourg, où il établit une
fabrique de pianos. En 1799, il fit entendre ave succès son Anémocorde à
Vienne : il le vendit, en 1803, au physicien Robertson, qui le transporta à
Londres.
"
Biographie Universelle des Musiciens et bibliographie
générale de la musique deuxième édition F. J. FÉTIS (pdf)
 |
Paris |
rue Saint-Hyacinthe (?)(arr.1) |
 |
'Facteur de clavecins' (3)
Né à Valhingen (Wurtemberg),
et travailla chez Van Dulcken. En 1777 il arriva à Paris. (*1836) p.113 -
115
"J. J Schnell, wurtembergeois fixé à
Paris en 1777, breveté de la comtesse d’Artois, qui conçut, en 1781, un
clavecin avec une corde supplémentaire à chaque touche, une pédale de
sourdine, et une autre pour le crescendo; il quitta la France à la
révolution, après avoir inventé l’anémocorde" (3) Constant Pierre
' Anémocorde',
1789Brevet de facteur de son Altesse de comte d'Artois |
|
1795 |
|
TOURNON Bertrand & BOUTAN Pierre |
1777 |
|
Lyon |
? |
 |
Pianos carrés
'Facteur de fortepianos' |
|
|
|
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1780 |
Le piano romantique de 1780 à 1850 |
|
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Sept facteurs de pianos français
principaux se détachent au XIXe siècle : Sébastien ERARD, Ignace
PLEYEL, Jean-Henri Pape, Henri Herz, Georges Kriegelstein, Roller &
Blanchet pour Paris et Jean Louis BOISSELOT à Marseille. |
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ERARD Sébastien
(1752 - 1831)
et son frère
Jean-Baptiste ERARD
(1749 - 1826)
|
1780 |






















TITRES
'ERARD Frères facteurs de Fortépiano et Harpes de l'Impéreur et de
l'Impératrice' (*1811)
'ERARD Frères facteurs de
Forté-pianos et Harpes du Roi et de la Cour Imperiale de Russie à PARIS, 1815'
(1814-15)
'Facteur
de pianos et harpes du Roi' (1815)
'Facteur de piaos et harpes des menus Plaisirs du Roi'
(1816)
'Fournisseur de la Duchesse de kent, Angleterre'
(1820)
'Chevallier du Légion d'honneur' (1824)
'Fournisseur du roi George IV, Angleterre' (1829)
'Facteur de pianos et de harpes du roi Louis Philippe
et de Leurs Altesses Royales' (1832)
'Chevallier de la Légion d'honneur' (1834),
Pierre ERARD
'Fournisseur de la Duchesse de Kent' (1834)
'Fournisseur de la Reine Victoria, Angleterre' (1837)
'Fournisseur de son Altesse Mme la Duchesse
d'Orléans' (1837)
La plupart des titres on trouve dans 'Sébastien
Erard, L'aventure du pianoforte', 1995 (11)

Pianos droits, pianos carrés, pianos à queue, orgues et harpes

ENREGISTREMENTS SUR DES ERARD HISTORIQUES


Clavecin
de 1779, Cité de la Musique, Paris
Piano
carré ca 1790,
Musée du Palais Lascaris
Piano
carré ca 1805, MIM, Bruxelles
Piano
à queue ca 1805,
autre photo, MIM, Bruxelles
Piano
carré ca 1780,
piano carré
n° 1672 ca 1789,
piano carré
ca 1795,
pédalier de piano (carré?) ca 1805,
n°7488 ca 1808,
n° 7752 ca 1809,
n°8598 ca 1812,
n° 8927 ca 1813,
n° 11492 ca 1823,
Piano
pentagonal, Pierre-Orphée Erard ca 1838, Cité de la Musique, Paris
Piano
carré posé sur un orgue n°1987 de 1791, Cité de la Musique, Paris
Piano
à queue
n°2036 ca 1791,
piano
à queue n°55 ca 1801,
piano à
queue ca 1801,
piano à
queue n° 86 ca 1802,
piano ca 1812 de F. Paer,
piano
à queue ca 1818,
piano à queue n° 177 de 1832, Cité de la
Musique, Paris
Piano
à queue avant 1820, MIM, Bruxelles
Piano
à queue n°13652, trois pianos carrés n° 9957 et n°15959 et n° 20525 et trois pianos droits n°46776 et n° 52613 et n°94031 dans le
musée de Piano à Limoux
Piano
carré ca 1805, piano carré ca 1832, piano à queue n° 12831 ca 1828, piano à
queue n°13093 ca 1828, piano à queue n°13143 ca 1832, Collection Ad Libitum, Etobon
Quatre
pianos carrés ca 1806, 1810, 1841 et 1842, Collection Gisclard, Château
Bauzille
Pour les détails et autres photos voyez la page de
MIMO en ce qui concerne la Cité de la musique, et Musée du Palais
Lasciaris

EXPOSITIONS
"MM. Errard frères, rue du Mail, n.° 13, Médaille d'or à
Paris, Ont présenté à l'exposition quatre pianos et deux harpes. Les pianos
sont tout-à-fait dignes de la haute réputation que ces habiles facteurs ont
acquise depuis longtemps : ils ont simplifié le mécanisme de leurs pianos à
queue; en perfectionnant la table d'harmonie, ils ont obtenu des sons nets,
vigoureux, brilians, et, d'un bout à l'autre, d'une égalité relative. Les
harpes ont beaucoup d'harmonie. Les instrumens de MM. Errard sont connus de
toute l'Europe pour leur supériorité; leur fabrication est établie en grand,
et leurs ateliers occupent un grand nombre d'ouvriers. Le jury décerne à MM.
Errard une médaille d'or." Rapport
du Jury central sur les produits de l'industrie française, Louis Costaz
(baron), Expo 1819, p.267-268
"MM. Erard frères, à Paris, rue du
Mail, n° 13, Ont exposé un piano vertical, un piano carré à trois cordes,
un piano carré à deux cordes, et enfin un grand piano à queue. Les trois
premiers de ces instrumens sont bien dignes de la grande réputation des
ateliers de MM. Erard; mais c'est sur-tout dans la construction de leurs
pianos à queue que ces artistes se sont distingués. Par une modification
nouvelle apportée à l'échappement du marteau, MM. Erard ont obtenu ce
résultat, que, pour renouveler le son après avoir frappé la touche, il
n'est pas nécessaire, comme dans les autres pianos, de lever entièrement
le diogt, et qu'en le soulevant seulement d'une manière presque
imperceptible, on donne une nouvelle course au marteau. Le même effet
peut être observé dans les pianos construits par plusieurs autres
facteurs, mais non pas d'une manière aussi complète et aussi saillante.
Plussieurs habiles artistes de la capitale ont déclaré qu'ils n'avaient
jamais entendu un instrument comparable au piano à queue de MM. Erard,
et même qu'il était difficile d'imaginer que le piano arrivât à cette
qualité de son et à ce de gré de puissance. MM. Erard ont aussi présenté
une harpe dant il sera parlé ci-après. En 1819, ils obtinrent une
médaille d'or: le jury, prenant en consideration les grandes
améliorations introduites par eux depuis quatre ans dans l'art qu'ils
cultivent, leur décerne une nouvelle médaille d'or, pour l'ensemble de
leurs produits"
Exposition
nationale. Paris. 1823. Rapport, p.350-351
"309 MM. Erard frères, rue du Mail, n. 15 et 21. La fabrique
la plus importante de toutes celles qui existent en France, pour la
construction des Forté-pianos et des harpes, est sans contredit celle de MM.
Érard frères. C'est de leurs ateliers que sont sortis la plupart des habiles
facteurs dont les produits concourent aujourd'hui, avec ceux de MM. Erard, à
fournir, non seulement la France, mais encore une partie de l'Europe.
Pensant avec raison qu'ils n'ont pas assez fait tant qu'il reste quelque
chose à faire pour perfectionner le mécanisme de leurs instrumens, ces
célèbres artistes ont fait des changemens importans à l'échappement de leurs
pianos, de manière à laisser au musicien toute facilité pour la répétition
de la note, et pour la nuance des sons. MM. Erard frères continuent à
mériter la juste réputation dont ils jouissent depuis long-temps, et les
pianos et harpes qu'ils ont presentes peuvent être placés au premier rang
parmi les beaux et nombreux instrumens qui seront admis cette année à
l'exposition." Expo 1823 (***1825), p.167-168
"MM. Erard frères, fabricans
de pianos et de harpes, ont obtenu deux fois consécutives la médaille
d'or aux expositions du Louvre. Charles X vient de donner un nouveau
témoignage de sa satisfaction à ces habiles artistes, en accordant à
l'un d'eux (M. Sébastien Erard) la décoration de la Légion-d'Honneur.
" (**1825)
"393. Érard, r. Mail, 13. Magnifiques et excellens pianos
et harpes. — Nouvel échappement d'Érard.— L'invention qu'a laissée
Sébastien Érard consiste dans 4 points séparés qui se combinent ensuite
ensemble : le 1° est un point de contact entre le marteau et un ressort
qui lui sert de support après qu'il a frappé la corde; le second
consiste dans un autre point de contact entre le ressort et le marteau,
plus près du centre de celui-ci, pour préparer la chute du marteau au
moment de l'échappement; le troisième est un point d'arrêt du mouvement
du pilote, monté sur le levier intermédiaire pour opérer l'échappement;
le quatrième est un point de contact entre le marteau et le levier
intermédiaire, pour fixer le premier après qu'il a frappé la corde, de
manière qu'il ne peut ni ressiuter à la corde ni s'en éloigner. Il suffit donc, pour faire parler le marteau faiblement, de lever le doigt
de dessus la touche d'une manière que nous pouvons appeler imperceptible.
Veut-on augmenter sa force? on n'a qu'à laisser à chaque coup la touche
se lever un peu plus et par degré, jusqu'à ce qu'on emploie la
profondeur entière du clavier. Ainsi, l'enfoncement de la touche, qui
est un obstacle aux exécutans dans un échappement ordinaire, devient ici
un véritable avantage; car on peut obtenir beaucoup de force en faisant
enfoncer le clavier, et cela sans produire cet empâtement que l'on
trouve dans les claviers à échappement ordinaire. La supériorité de cet
échappement, fruit des recherches constantes de l'homme le plus capable
dans cette application de la mécanique, est une chose positive qu'on ne
peut pas nier. On y trouve pour le clavier du piano la perfection si
long-temps désirée par les pianistes. (Perfect. dans le mécan. des
pianos; Érard, in-fol. avec pl., 1834.)" Expo (y1834)
"1476 (393). Nous ne pouvons actuellement parler qu’avec distinction, d’un
artiste pour la construction des pianos et des harpes. C’est de M. Erard
(PierreOrphée), rue du Mail, n° 13, à Paris. Successeur de son père et
de son oncle avaient déjà porté ces instrumens à une grande perfection,
il a su les rendre encore plus parfaits. Son exhibition était riche, et
comprenait des articles nombreux ; il n’y avait pas moins de dix harpes,
dont sept a double mouvement, etq neuf pianos dont deux à queue, deux
carrés, quatre verticaux et un horizontal de forme particulière. Les
deux pianos à queue qui étaient pourvus du double échappement que
l'oncle de l'exposant aimaginé, étaient parfaitement construits. M .
Erard, fournisseur des cours de France et d’Angleterre, a donné une
grande extension à sa fabrique de Paris; nous disons de Paris, parce
qu’il en a une a Londres. Cent cinquante ouvriers y trouvent une
occupation habituelle, et produisent 400 instrumens par année. Elle
avait reçu la médaille d’or aux Expositions précédentes, et le jury de
1834 l'a jugée digne de la même distinction; celui qui la dirige et
l'exploite avec habileté et talent, a été, en outre, décoré de l'ordre
royal de la légion d’honneur."
Le musée
artistique et industriel: exposition 1834, p.191
"Nous ne pourrions dire au juste le nombre des pianos exposés par M.
Erard; son exposition changeait continuellement d'aspect par l'arrivée
de nouveaux instrumens destinés à remplacer ceux qu'on retirait. Voici
ce que nous avons successivement remarqué: Deux pianos à queue, l'un
simple dans le goût des meubles du jour, l'autre en style gothique; Un
grand piano vertical à six octaves et demie; Un piano de nouvelle forme
pour remplacer le piano carré dans un salon. Ces instrumens avaient tous
le nouveau mécanisme. Les autres étaient à échappement ordinaire
perfectionné. Deux pianos carrés, l'un à trois, l'autre à deux cordes;
Trois pianos droits dont deux à cordes verticales, l'un à cordes
obliques. Ce dernier était le seul à sept octaves; tous les autres
n'avaient que six octaves et demie, et nous aurions voulu féliciter M.
Érard de ne pas avoir fait cette concession a un abus, qu'un
facteurpianiste s'obtine à répandre par ses instrumens et ses
compositions. " Expo (*1834)
"A la variété des formes déjà essayées dans ce genre, et
dont l'Exposition nous montre encore de nouveaux modèles, il est facile
de s'apercevoir que les facteurs de pianos sentent toute l'importance de
ce genre, et y devinent un immense débouché; on peut s'assurer aussi que
l'on arrivera à des formes plus gracieuses encore. Quelquesunes de
celles qui sont exposées sont dignes d'éloge. Nous avons remarqué
particulièrement un piano droit de M. Erard, d'une forme simple, commode
et élégante. Comme œuvre d'ébénisterie, c'est un des produits de
meilleur goût de l'Exposition. Il est en bois d'amboine, avec
incrustations en bois de corail et d'ébène. Dans les premières semaines
de l'Exposition, M. Erard avait un piano qui a été l'objet d'une
attention très-vive et de beaucoup de critiques aussi. Ce piano,
commandé par le roi d'Angleterre, a été exécuté, dans ce pays, sur des
dessins du temps de Louis XV. La commande était faite ainsi; M. Erard a
dû s'y soumettre. Toute la caisse du piano se compose d'un fond d'or,
sur lequel sont dessinés des attributs et des allégories de musique, à
la manière de Vatteau, des bergères avec des robes à paniers, des singes
au galop sur des chiens, des nains grotesques, tous jouant d'instrumens
divers. Toutes les peintures, à part leur goût ridicule, sont faites
avec une exquise délicatesse. Il n'en est pas de même des ornemens
sculptés en bois qui accompagnent la caisse entre les pieds qui la
supportent. Les sculpteurs anglais qui les oui exécutés n'y ont pas fait
preuve de talent. Eu comme, ce piano est étrange; généralement, il n'a
pas plu. Cette commande du roi d'Angleterre est l'expression au reste du
goût aujourd'hui dominant dans ce pays, le goût du temps de Louis XV, et
les artistes anglais paraissent en borner à en copier servilement les
formes. Nous avons déjà vu que ceux de nos artistes industriels qui font
ce genre parce qu'ils y trouvent des débouchés importans, ont eu, du
moins, le courage et le talent de l'améliorer en l'imitant. M. Erard a
fait succéder à ce piano un autre piano à queue, d'une belle simplicité;
il est en bois de palissandre avec incrustations parfaitement ménagées
en cuivre. Il y a joint un autre piano plus étroit sur l'une des faces
que sur l'autre; cette forme ne nous paraît pas heureuse, on y a
d'ailleurs porté à l'extrême l'abus et le mélange des incrustations.
Deux autres pianos, l'un en palissandre, avec cadre encourbari, et
l'autre tout entier en courbari de premier choix, avec de légères
incrustations en bois de houx, meubles de la plus élégante et de la plus
riche simplicité, montrent que ce n'est que pour satisfaire à des goûts
bizarres que M. Erard confectionne des produits semblables à son piano
Pompadour ou à son piano incrusté."
L'industrie,
Stéphane Flachat, 1834, p.94
"D'abord, comme usa grand
seigneur de Versailles, dans un cercle modeste de bourgeois, le grand piano
à queue de M. Erard se distingue, par ses sculptures dorées et ses
peintures-dans le style de Louis XIV, de la foule des autres pianos
recouverts plus humblement de leur boîte de bois aux couleurs naturelles.
(...) M. Erard vient de faire imprimer, avec un luxe typographique digne de
sa magnifique industrie, une brochure dans laquelle il rend compte de tous
les perfectionnemens apportés au mécanisme des pianos par les facteurs
célèbres dont il porte le nom. Les détails techniques de cette brochure ne
sauraient être analysés dans notre feuille plus curieuse de connaître, dans
une pareille question, les résultats que les moyens par lesquels on les
obtient; mais ils offrent un intérêt véritable pour tous les pianistes. "
La
Romance. Journal de musique, 1834-35, p.82

UNE HISTOIRE d'EXCLUSIVITÉ en 1808
27 juillet 1808 :
"Avis aux Amateurs de Musique
- Comme le public pourrait croire, d'après les deux dernières annonces de M.
Arnaud luthier, que le sieur Garnier n'est pas le seul à qui MM. Erard
envoient exclusivement leurs instrumens, le sieur Garnier est autorisé de
rendre publiques les lettres suivantes, qui ne laisseront aucune incertitude
à cet égard. L'intention formelle de MM. Erard est de n'avoir qu'un
correspondant à Lyon; ils s'y sont engagés par l'acte inséré dans le
Bulletin du 6 du courant, et passé à Paris le 7 mai dernier. Depuis cette
époque, aucun autre marchand que le sieur Garnier ne pourra montrer ni
lettre ni facture, adressées directement. Le sieur Garnier croit devoir
donner ce dernier avis pour les intérêts des amateurs, à qui il offre des
garanties réelles et les mêmes avantages qu'à Paris.
Le nombre considérable de piano qu'il a
dans son magasin le met à même de remplir d'une manière satisfaisante les
commissions qu‘on lui donnera, et de justifier en tout la confiance du
publicLettre de MM. Erard à M. Arnaud, datée du 18 mai
dernier. D'après les nouveaux arrangemans que nous venons de prendre
avec M. Garnier, de Lyon, notre ancien correspondant, nous vous prévenons
que nous ne pouvons plus à l'avenir vous fournir de nos ouvrages, vu que
nous lui avons promis d'être le seul marchand, à Lyon, auquel nous vendrons
nos instrumens. Nous vous saluons. ERARD Frères.
Réponse de MM. Erard, relative aux annonces de M. Arnaud, adressée à M.
Garnier, le 22 juin dernier. Nous avons lu dans le journal de Lyon,
feuille du 15 juin, que M. Arnaud annonce qu'il vient de recevoir un
assortissement de piano d'Erard, ornés de bronze doré et dans le dernier
goût, desquels il offre toute la garantie qu'on pourra désirer. Cette
annonce nous a extrêment surpris d'après les genres de piano de notre
facture, que nous lui avons vendus, et la date que nous les lui avons
expédiés. En voici le détail, savoir:
Le 7 brumaire an 13, un piano à 2 cordes à l'ut, orné, n° 5477; un piano à 2
cordes à l'ut, ordinaire, n° 6005.
Les 14-28 octobre 1807, deux piano à 3 cordes à l'ut, ordinaires,
n°7107-7114; six piano à 2 cordes à l'ut, ordinaires, n°
7098-1701-7108-7109-7111-7112.
Les 29 février et 7 mars derniers, sept piano à 2 cordes à fer, ordinaires,
n°7250-7251-7254-7256-7270-7273-7282.
Voilà tous les marchés que nous avons faire avec M. Arnaud; il n'y a eu de
piano orné que celui à 2 cordes à l'ut, vente du 7 brumaire an 13, du prix
de 1320 F. Salut amical, Erard, frères.
Autre réponse de MM. Erard, relative à l'annonce du 13 juillet, adressée
à M. Garnier, en date du 20 de ce mois.
Le nouvel avis que M. Arnaud, de Lyon, a fait insérer dans les Petites
Affiches de votre ville, du 13, nous surprend de nouveau; il ne peut être
fondé, à notre connaissance, que sur les piano qu'il a achetés en nos
magasins antérieurement à notre arrangement du 7 mai, et dont il peut lui
rester quelques-uns. Au reste, Monsieur, nous vous avons fourni toutes les
instructions et moyens qui dependaient de nous par notre lettre du 22 juin,
à laquelle nous nous référrons, et aux autres documens dont vous êtes nanti.
Nous vous saluons bien cordialement. Erard Frères."
Bulletin de Lyon,
1808, Ballanche,Ballanche père et fils, p.240 - Voyez
GARNIER
et
ARNAUD à Lyon

ARTICLES
Notice des produits de l'industrie française, précédée
d'un historique des expositions antérieures et d'un coup d'oeil général sur
l'Exposition actuelle: Exposition des produits de l'industrie
française, Éverat, imp.,
1834
- p.106 - 107
'Perfectionnemens
apportés dans le Mécanisme du Piano par les
Erard, depuis l'origine de cet instrument
jusqu'à l'exposition de 1834'
(pdf)
un autre article de
1855 :
'Histoire
illustrée de l'exposition universelle',
Charles-Joseph-Nicolas Robin, Furne,
1855 - p. 90 - 94
"Perfectionnements
apportés dans le mécanisme du piano par les ERARD, depuis l'origine de
cet instrument jusqu'à l'exposition de 1836"
Le
Ménestrel, 29/09/1861, p.348 - 350
  
About
ERARD: Pianos, harps and organs
Beaucoup d'examples des pianos ERARD
Perfection. dans le mécanisme du piano, Les ERARD
(pdf)
'Manufacture ERARD et Cie. Fondée en 1780, à
Paris par Sébastien ERARD', par Turgan Julien
(pdf)(CNUM)
Plus d'information sur ls pianos ERARD chez Cité
de la Musique,
Paris
Site sur Erard :
SebastienErard.org

Piano
d'Ambroise Thomas.
- Ce petit piano carré d'Érard, d'une étendue de 5 octaves (de fa à fa),
date de 1793. C'est sur cet instrument que Téminent compositeur a écrit
plusieurs de ses ouvrages favoris, avant de faire usage du piano-table,
à clavier rentrant, dont il se sert depuis 1860. (Don de Mme. Ambroise
Thomas.)
Piano de Ferd.
Hèrold. - Ce petit
piano carré d'Érard, à 2 cordes et d'une étendue de 5 octaves, porte le
n° 7488 et date de 1808. F. Hérold (Paris, 28 janvier 4791 — 49 janvier
1833) l'avait placé dans son cabinet de travail, chez sa mère, et il
s'est servi de cet instrument pour écrire l'illusion (48 juillet 1829),
Zampa (3 mai 1834), et le Pré aux Clercs (15 décembre 1832). (Don de son
fils M, F. Hérold.)
Piano d'Auber.
- Ce piano carré d'Érard, d'une étendue de 5 octaves et demie, est à 2
cordes et porte le n° 8414. - D.-E. Auber (Caen, 29 janvier 1782 —
Paris, 12 mai 1874) l'acheta le 17 février 1812, et le fit transporter
au Conservatoire de musique et de déclamation lorsqu'il fut nommé
directeur de cet établissement (1842). Que de spirituelles comédies
lyriques que de chefs-d'œuvre le maître immortel a composés, assis de
vaut ce clavier tout taché d'encre ! Il suffira de rappeler ici Le Maçon,
3 mai 1825; la Muette de Portici, 29 février 1828 Fra Diavolo, 5 janvier
1830; le Cheval de bronze, 23 mars 1835 le Domino noir, 2 décembre 1837;
les Diamants de la Couronne, 6 mars 1841. Mais on peut dire que,
jusqu'à la fin de sa longue et glorieuse carrière, il s'est servi de ce
vieux piano qu'il affectionnait : il l'avait placé dans son cabinet de
travail, et, chaque fois que le directeur du Conservatoire avait un
moment de loisir, il en profitait pour demander de fraîches mélodies à
cet inspirateur de ses premiers opéras et de ses ouvrages les plus aimés.
(Donné par sa famille.)
Piano de Louis Clapisson. - Ce
piano d'Érard, de forme pentagone et d'une étendue de 6 octaves trois
quarts, est à 3 cordes et porte le n° 14769. Louis Clapisson (Naples,
1808; — 19 mars 1866) en est devenu possesseur le 20 janvier 1849, et il
s'en est servi pour écrire un grand nombre d'opéras, entre autres : la
Promise (11 mars 1854) et la Fanchonnette (1er mars 1856). (Don de Mme veuve Clapisson.)"
Le musee du Conservatoire national de musique :
catalogue descriptif et raisonne, 1884

PUBLICITÉ
 "Érard
frères, Pianos et Harpes, rue du Mail, n° 13. - Facteurs de pianos et de
harpes du Roi, de ses Menus-Plaisirs, de la Cour Impériale de Russie, et de
S. A. R. Mrg. le duc d'Orléans et de sa famille. C'est à cette maison,
établie à Paris depuis cinquante années, et qui occupe toujours plus décent
ouvriers dans ses ateliers, que la France est redevable du genre d'industrie
dans lequel elle excelle, et d'un commerce qui, avant elle, était tout au
profit de l'étranger; elle a obtenu plusieurs brevets d'invention; et la
classe des beaux-arts de l'Institut, réunie à celle des sciences
mathématiques et physiques, a fait plusieurs rapports qui lui sont
extrêmement honorables. Ces artistes n'avaient jamais pensé à offrir des
produits de leur industrie, avant la dernière Exposition, à laquelle ils
placèrent divers modèles de leurs ouvrages; le jury leur a décerné une
médaille d'or, pour prix de leurs taleris et de leurs travaux. Des amateurs
ont été étonnés que, dans le rapport du comité central, lors de cette
dernière Exposition, il ait été fait si peu mention de la harpe qui a obtenu
tant de suffrages en France, chez l'étranger, et qui est portée à son
dernier point de perfection."
Bazar Parisien, ou Annuaire raisonné de l'industrie
des premiers artistes et ..., 1821, p.
189
"Erard frères, facteurs de pianos et harpes, du Roi, du duc d'Orléans, de
ses menus-plaisirs, et de la cour impériale de Russie, r. du Mail, 13;
atelier, 21" (x1822) (dès 29 décembre 1815, il était facteur de pianos
et harpes du Roi)

|
Paris |
Hôtel Villeroy (avant 1780)(arr.7)
rue de Bourbon, Faubourg Saint-Germain
(1780)(arr.7)
273, Rue et Div. du mail (1780)(11)(*1789-90)(*1800-1801)(arr.2)
373, Rue et Div. du
mail (*1803-1804)(arr.2)
368, Rue et Div. du
mail (*1805)(arr.2)
domicile et atelier : 21, rue de Mail (**1806)(arr.2) (*1807)
37, rue du Mail (1807)(arr.2)
13 (maga-sins) et 21 (ateliers), rue du Mail (*1808)(*1811)(*1816)(*1819)(x1823)(*1832)(arr.2)
14, boulevard Poissonnière
(x1868)(arr.9)
atelier à Passy (x1829)
et
3 et 87, rue Saint-Maur (*1844) (*1913)(arr.11)

Ateliers et Chantiers: 110 - 112, rue de Flandre (1886
-1922)(arr.19) |

400 pianos en
1834 et 150 ouvriers
22.000 (vers 1850)
43.000 (vers 1870)
65.000 (vers 1890)
 |
Sébastien ERARD est né à Strasbourg en 1752. Originaire d'une famille
de Suisse (11), son vrais nom
'ERHARDT',
fils d'un menuisier, Erhard entra en
1768 comme ouvrier dans l'atelier d'un facteur de clavecins parisien, il perçoit très tôt la valeur des premiers pianoforté.
L'installation de la fabrique était vers 1770-1775 (11).
Il devient facteur
du Roi car Louis XIV apprécie ses pianos.
ERARD construit, dans le même
esprit que TASKIN
en 1779 un clavecin mécanique, qui permet de produire des nuances par
plans sonores grâce à l'entrée progressive des jeux. Cet instrument est
encore conservé dans la Musée de la Musiaque à Paris.
La même année il fait une première voyage en Angleterre. (11)
Sébastien
ERARD sort
son premier carré à 5 octaves et demie en 1776.
Vers 1785, il a recu la protection Royale. Et un an
plus tard il voyagait de nouveau en Angleterre
(11)
ERARD
Frères
(1788)(1807)
Et on peut voir les premiers pianos à queue vers
1790, encore dans le modèle du meuble d'un clavecin.
Brevet
de 1791, premier piano carré
à trois cordes. -
"La maison Erard, qui avait construit, en 1790, le premier piano carré à
trois cordes, fit paraître pour la première fois, dans son mécanisme, le
faux-marteau ou double pilote qui donné plus de puissance au son par la
vigueur et la rectitude de l'attaque." Pontecoulant, 1861
Mis à mal pour ses
relations avec la royauté lors de la Révolution, Sébastien ERARD part
s'installer en 1792 à Londres où il établit un atelier en 1796 avec son
frère Jean-Baptiste et produit des pianos et des harpes.
'Piano à queue',
cet instrument, les cordes sont horizontales et les marteaux frappent en
dessous, de ces cordes. La longueur de celles-ci est plus grande que
dans les droits, et donne par conséquent plus de son. C’est
ERARD, qui
construisit le premier piano à queue en 1797.
1803 ERARD donne un piano à
Beethoven
Brevet de 1808, premier piano construit par
ERARD, avec le clavier placé en
dehors, en avant de l'instrument.
Brevet
de 1809. Piano à
frappement au-dessus des cordes,
ERARD.
Brevet de 1809:
"Perfectionnement
du forté-piano en forme de clavecin, brevet de 15 ans délivré, en 1809,
à MM. Erard
frères." (x1838)
'Piano à sons soutenus',
fait en 1812, par
ERARD

'Piano
double et à cylindre',
ERARD, de Paris,
fit ce système en 1812
- " ERARD, piano forme sécretaire à cylindre, ayant deux tables d'harmonie,
sur chacune desquelles il existait trois cordes pour chaque touche,
pouvant jouer séparément et être réunies au moyen d'une pédale.Brevet de
1812 : "La maison Erard imagina, en 1812, un piano ayant forme de
Secrétaire à cylindre. Cet instrument avait deux tables d'harmonie, sur
chacune desquelles il existait trois cordes pour chaque touche. On
pouvait, comme sur les pianos ordinaires, faire usage premièrement de
trois cordes, puis, au moyen d'une pédale on jouait à volonté les six
cordes. Le second jeu des marleaux, sur la seconde table d'harmonie,
était accordé à une octave audessus. On pouvait également adapter à
volonté un second clavier en face du premier, et, au moyen de cette
addition, deux personnes exécutaient ensemble sur deux instruments
indépendants." Pontecoulant, 1861
'Piano colonne', construit par
S. ERARD, en 1812
- Brevet de 1812 : "Cette même année (1812), la maison Erard donna le jour
à un piano forme colonne; la table d'harmonie formait un cylindre ayant
la forme d'une colonne. Elle était entourée d'une table sur laquelle
était fixé le clavier. Un faux clavier régnant autouf de la colonne
faisait agir les marteaux par les touches du premier-clavier; les marteaux étaient rangés en forme de limaçons autour du fût.",
Pontecoulant, 1861
Brevet de 1812 : "Piano-forté en forme de secrétaire, brevet de 15 ans
délivré, en 1812, MM. Erard frères. Piano.forté de nouvelle forme, brevet
de 15 ans délivré, en 1812, aux mêmes" (x1838) - " En 1812, Erard construisit un piano carré, forme
trapézoïde, ayant les deux petits côtés rentrants. Il renfermait un
cylindre muni d'un pivot à chaque bout; le pivot de gauche passait dans
uneroue que l'on faisait tourner avec le pied. Au moyen d'un double
levier, dont le bout arrêtait le faux marteau, le bec se trouvait engagé
dans la dent du cylindre, alors le son de chaque note était continué par
le mouvement du cylindre et l'enfoncement de la touche. Aussitôt qu'on
abandonnait la pédale la continuité de son était suspendue."
Pontecoulant, 1861
1812 : Faillite de la société Erard à Paris (11)
Brevet de 1815: "La maison Erard, en
1815, ajouta à son mécanisme un ressort en spiral ou à boudin, au bout
duquel on attachait les cordes qui, par ce moyen, se discordaient
infiniment moins que par la méthode ordinaire des pointes d'attache.
L'extrémité supérieure de ce reesort était accrochée à une pointe, et
son extrémité inférieure recevait le bout de la corde." Pontecoulant,
1861
'Piano à double clavier' (voyez
brevet)
ERARD le fit en
1821
C'est un piano avec deux claviers
indépendants, pouvant se jouer
l'un vis à vis de l'autre.
'Pianos à sept octaves' vers 1821-1823 (11)
En 1823, les frères
ERARD font breveté le fameux système "à double-échappement" qui équipera
la plupart des pianos modernes:
'Piano à double échappement',
en 1823
- Brevet de 1822: "Cette même année 1822, la
maison Erard fit paraître son système de double échappement, invention
qui peut rivaliser avec le double mouvement de la harpe. Voici un aperçu
de ce système : Suspendu par une charnière, le marteau ne reçoit pas
directement son action de l'abaissement de la touche, mais il est mis en
mouvement, vers la corde, par le moyen d'un levier intermédiaire poussé
par un pilote mobile enfourché dans la touche. Ce levier intermédiaire
augmente la vitesse et l'action du marteau; il donne plus de vigueur au
coup de marteau et assure surtout la solidité du mécanisme en divisant
l'effet du choc de la touche avant qu'il arrive au centre du marteau. Un
point d'arrêt est établi dans le mouvement du pilote, monté sur le
levier intermédiaire pour opérer l'échappement. L'effet étant produit,
le marteau qui a frappé la corde retombe en un point de contact avec le
levier intermédiaire, qui le fixe de manière qu'il ne peut ni aboutir à
la corde m s'en éloigner. Ces mouvements accomplis, le doigt n'ayant pas
quitté la touche, un levier oblique, monté à charnière sur la tige du
support du marteau et mis en contact avec le levier intermédiaire par un
ressort, commence une nouvelle action sur le marteau, pour le renvoyer à
la corde autant de fois qu'il est nécessaire, à tous les degrés de
délicatesse ou de force, obéissant en cela au sentiment de l'artiste,
qui peut laisser remonter la touche d'aussi peu ou d'autant qu'il veut."
Pontecoulant, 1861
Brevet de 1823,
ERARD, barrage métallique au-dessus du plan des cordes.
- " En 1823, la maison Erard introduisit dans ses pianos une innovation
importante, celle du barrage métallique au-dessus du plan des cordes,
donnant à la caisse une plus grande solidité et permettant d'employer
des cordes d'un diamètre plus fort, ce qui donnait une qualité de son
plus ronde et plus puissante." Pontecoulant, 1861
1824 : Tournée de
Franz
LISZT en
Angleterre avec le nouveau piano ERARD. Et
nous voyons les premiers pianos verticaux vers 1824 (11)
1826: mort de Jean-Baptiste ERARD
Brevet de 1830: "La Maison Erard
substitua aux cordes de cuivre employées jusqu'alors dans les basses de
piano, des cordes filées en acier, cette substitution rendit les sons
plus clairs et plus bruyants. Cette innovation rendit je crois aussi
beaucoup plus distinctif ce timbre métallique qui donne aux instruments
d'Erard une qualité précieuse dans les grandes salles, mais un peu trop
mordante dans les petits emplacements. Cette maison présenta également
une nouvelle construction de sommier. (B. F.)" Pontecoulant, 1861
1831 : Mort de Sébastian ERARD
Brevet de 1833 : Pierre
ERARD améliore le système en 1833:
"La Maison Erard apporta de
nouveaux perfectionnements dans la mécanique à double échappement."
Pontecoulant, 1861
 ERARD Pierre-Orphée (1834)
Pierre
ERARD
(1834)
Sebastian
ERARD a
fabriqué un
piano et un orgue combiné pour Marie Antoinette.
Brevet
de 1838: pour l'allongement de la table d'harmonie de la harpe, augmentant
à fois la sonorité, le nombre des cordes et leur écartement. (11)
Brevet
de 1838: pour
la barre d'harmonie pour la pureté des sons aigus
dans les pianos à queue (11)
Brevet
de 1838:
la maison
ERARD imagine un nouvel appareil, applicable au piano, pour
éviter d'entendre, avec le son, le choc du marteau
Brevet de 1838: "La Maison Erard
construisit un nouvel appareil applicable à toute espèce de piano, pour
éviter d'entendre avec le son, le coup de marteau aux cordes, surtout
dans les octaves hautes. Cet appareil consistait dans une barre de métal
dite harmonique, fixée d'un bout à la paroi de droite de la caisse du
piano. Cette barre était maintenue dans sa longueur et posée à cheval
sur les autres barres formant le barrage habituel des grands pianos.
Cette barre de métal était de plus, fixée au sommier, de manière à faire
de l'appareil ou barre du sommier et du barrage ordinaire un tout ou un
corps solide, appuyé d'un côté à la caisse et offrant alors une grande
résistance aux coups de marteaux aux cordes. On remarquait également
dans ce piano, un nouveau moyen d'accorder, consistant dans une tige
ajustée à un pignon qui engrenait dans une roue. Le filet cuivre ou
agraffe inventé par cette maison en 1809, prend une nouvelle forme. (B.
F.)" Pontecoulant, 1861
Pour voir les brevets originaux voyez le site
INPI
(13)

EXPOSITIONS (la
suite)
"Dans les premières semaines de
l'Exposition, M. Erard avait un piano qui a été l'objet d'une attention
très-vive et.de beaucoup de critiques aussi. Ce piano, commandé par le
roi d'Angleterre, a été exécuté, dans ce pays, sur des dessins du temps
de Louis XV. La commande était faite ainsi; M. Erard a dû s'y soumettre.
Toute la caisse du piano se compose d'un fond d'or, sur lequel sont
dessinés des attributs et des allégories de musique, à la manière de
Vatteau, des bergères avec des robes à panier, des singes au galop
sur des chiens, des nains grotesques, tous jouant d'instrumens divers.
Toutes les peintures, à part leur goût ridicule, sont faites avec une
exquise délicatesse. Il n'en. est pas de même des ornemens sculptés en
bois qui accompagnent la caisse entre les pieds qui la supportent. Les
sculpteurs anglais qui les ont exécutés n'y ont pas fait preuve de
talent. En comme, ce piano est étrange; généralement, il n'a pas plu.
Cette commande du roi d'Angleterre est l'expression au reste du goût
aujourd'hui dominant dans ce pays, le goût du temps de Louis XVe, et
les artistes anglais paraissent se borner à en copier servilement les
formes. Nous avons déjà 'vu que ceux de nos attistes industriels qui
font ce genre parce qu'ils y trouvent des débouchés importuns, ont eu,
du moins, le courage et le talent de l'améliorer en l'imitant. M. Erard
a fait succéder à ce piano un autre piano à queue, d'une belle
simplicité; il est en bois de palissandre avec incrustations
parfaitement ménagées en cuivre. Il y a joint un autre piano plus étroit
sur l'une des faces que sur l'autre; cette forme ne nous paraît pas
heureuse, on y a d'ailleurs porté à l'extrême l'abus et le mélange des
incrustations. Deux autres pianos, l'un en palissandre, avec cadre en
courbari, et l'autre tout entier en courbari de premier choix, avec de
légères incrustations en bois de houx, meubles de la plus élégante et de
lapins riche simplicité, montrent que ce n'est que pour satisfaire à des
goûts bizarres que M. Erard confectionne des produits semblables à son
piano Pompadour ou à son piano incrusté." Expo 1834 (**1834), p.95
"Il a présenté deux pianos à queue, deux
pianos carrés,quatre pianos verticaux de petite dimension, et un piano
horizontal d'une forme particulière. Tous ces instruments, exécutés avec un
rare talent, sur les patrons et les dessins de M. Érard, sont d'une
très-beHe structure. Les deux pianos à queue ont été jugés de beaucoup
supérieurs à tous les instruments du même genre. Dans les pianos à queue, M.
Érard emploie le double échappement imaginé par son oncle. Ce mécanisme
permet de reprendre le son avant que la touche soit entièrement relevée; par
ce moyen les exécutants habiles peuvent graduer à volonté l'intensité du son
et donner à leur doigtenune vitesse, une légèreté beaucoup plus grandes. Le
piano horizontal, -à forme particulière, présenté par M. Erard, est
considéré comme un très-bon instrument. Neveu du célèbre Sébastien Érard,
mort il y a peu d'années dans un âge fort avancé, M. Pierre Erard a relevé
la fabrique que son oncle avait fondée et qu'il avait laissée languir, sur
la fin de sa carrière. L'établissement occupe aujourd'hui 150 ouvriers et
confectionne annuellement 400 instruments. Cette fabrique a reçu la médaille
d'or aux expositions précédentes, et le jury la juge autant que jamais digne
de cette haute distinction."
Expo 1834,
Rapport du jury central sur les produits de l'industrie française exposés en
1834, Charles Dupin, p.284-285
"M. Pierre ÉRARD, neveu du célèbre
Sébastien Érard, M. Pierre Érard à pris à tâche de soutenir la grande
réputation de l'établissement que son oncle avait créé et qu'il lui a
légué. Cette tâche difficile, M. Érard l'a dignement remplie : ses
pianos, dans trois genres différents, ont été mis en première ligne, et,
nous devons le dire, leur supériorité était marquée. Les instruments qui
sortent des ateliers de M. Érard se distinguent non-seulement par la
qualité des sons, mais encore par le fini du travail, par la disposition
du mécanisme et par la solidité de toutes les parties qui les
constituent.' Expo (**1839)
"Cette année, comme aux expositions précédentes, la maison Erard s'est
distinguée non moins par le luxe que par les qualités supérieures de ses
instruments. Elle en avait fabriqué un grand nombre destiné à figurer au
concours industriel; mais n'ayant pas de place suffisante pour les exposer à
la fois, elle n'a pu les faire paraître que successivement. Ainsi,
l'enceinte occupée par M. Erard changeait continuellement d'aspect. Des
pianos à queue, des pianos carrés, des pianos de toutes formes, se
succédaient et se trouvaient groupés avec les harpes qui les entouraient
d'une manière pittoresque. Nous ne saurions affirmer si tous ont passé sous
nos yeux; mais nous croyons que rien de remarquable ne nous a échappé
touchant les améliorations que M. Erard a introduites dans ses instruments.
La manufacture de M. Erard est actuellement la plus ancienne de celles de
Paris, fondée vers 1780 par Sébastien Erard, dont la célébrité a retenti
dans toute l'Europe, elle ne tarda pas à se placer à la téle d'une branche
d'industrie pour laquelle la France était jusqu'alors restée en arrière.
C'est Sébastien Erard qui a donné l'élan à la fabrication française des
pianos, devenue supérieure à celle des pays étrangers. La route étant frayée,
d'autres s'y lancèrent avec plus ou moins de bonheur; de nouveaux
établissements furent fondés successivement, et, grâce à une émulation
toujours croissante, celle fabrication a pris une extension prodigieuse.
Aujourd'hui le nombreux des facteurs, grands et petits, est tellement
considérable qu'on a peine à comprendre comment ils trouvent tous des
débouchés pour leurs produits. Il est vrai que le piano a pénétré partout,
qu'il est devenu le meuble indispensable de tout salon, et qu'il occupe la
mansarde comme la loge du portier. Au milieu de ces manufactures naissantes
qu'il vit surgir autour de lui, Sébastien Erard ne s'effraya pas d'une
concurrence qu'il balançait par la puissance de son génie. Toujours
préoccupé de quelque idée nouvelle, il signala sa longue carrière par de
nombreuses découvertes sur lesquelles nous ne pouvons nous étendre ici. et
dont trois surtout, le double mouvement de la harpe, le double échappement
du piano, et enfin l'orgue expressif, feront à jamais vivre son nom dans
l'histoire de ces instruments. Sa manufacture s'agrandit toujours, et il en
fonda une seconde à Londres qu'il mena de front avec celle de Paris. Après
sa mort, M. P. Erard, neveu de Sébastien, prit la direction de cet immense
établissement. Jaloux de lui conserver son éclat, M. Erard n'a cessé de
déployer une louable activité, et sa maison, loin de rester stationnaire,
marche toujours dans la voie du progrès. Tout en suivant les procédés de son
oncle, il en a perfectionné les détails, et la harpe aussi bien que le piano
lui doivent de notables améliorations.
Les instruments qu'il a exposés cette année font preuve du soin qu'il apporte
a leur confection, car on ne saurait rien voir de plus fini, de plus
parfait. Dans un précédent article nous avons parlé des harpes; il nous
reste aujourd'hui à examiner les pianos dont nous allons signaler les
perfectionnements. Les pianos à queue, si remarquables pour la puissarce et
la qualité du son, laissaient toujours quelque chose à désirer dans les
notes aiguës. M. Erard est parvenu à faire disparaître ce défaut au moyen
d'une barre de cuivre fixée dans le sommier, et qui s'étend sur les deux
dernières octaves. Cette barre harmonique (comme l'appelle M. Erard, à cause
de l'effet qu'elle produit, el qui consiste à rendre les sons plus purs et
plus harmonieux) a été prolongée dans un des pianos exposés de manière à
tenir toute a largeur de l'instrument. Le résultat de cette innovation est
des plus satisfaisants. Les soins de M. Erard se sont aussi portés sur les
agrafes qui servent, comme on sait, à comprimer les cordes sur le sillet. M.
Erard, ayant remarqué que ces agrafes manquaient parfois de stabilité, ce
qui ne pouvait être que nuisible à la pureté du son, a imaginé d'en faire
une seule pièce en les pratiquant dans un bloc solide dont la forme et la
disposition présentaient des difficultés à cause de la précision qu'il
exigeait, mais qui ne pouvait manquer de réussir entre des mains aussi
habiles. Comme il arrive quelquefois que l'idée d'une amélioration en fait
naître une autre qui s'y lie naturellement, M. Erard s'est servi de ce
sommier mécanique du côté des chevilles pour asseoir les barres
longitudinales qui reposent du côté opposé sur le sommier métallique des
pointes, et qui forment maintenant avec ces deux sommiers un châssis
métallique indépendant de la caisse, lequel soutient presque tout le poids
des cordes dont le corps sonore se trouve ainsi débarrassé. Il résulte de ce
double perfectionnement des avantages réels pour la qualité de son et pour
la solidité de l'instrument. Dans les pianos carrés nous avons a signaler
une nouveauté importante. M. Erard vient d'y introduire le mécanisme à
double échappement, qui jusqu'à présent n'avait été appliqué qu'aux pianos à
queue. On sait que ce mécanisme, inventé par Sébastien Erard, qui en exposa
le premier modèle en 1823, permet de reprendre le marteau lorsque la louche
est à moiliée abaissée, de sorte qu'on peut répéter la note sans avoir
besoin de relever entièrement le doigt de la touche. Conçu d'une manière
très ingénieuse, et exécuté dans une rare perfection, ce mécanisme frappa
d'étonnement tous ceux qui savaient en apprécier le mérite. Mais en même
temps les objections ne manquèrent point; on prétendait qu'il était trop
compliqué pour pouvoir être durable, et que le succès n'en serait que
passager. Sébastien Erard persista dans son œuvre, et tous les pianos à
queue qui sortirent depuis de ses ateliers furent munis de ce mécanisme,
dont quinze années d'emploi ont constaté la solidité. Aujourd'hui M. P.
Erard s'est décidé a l'adopter pour les pianos carrés; mais quelques
modifications étaient nécessaires par suite de la différence dans la
construction des deux instruments, et M. Erard a triomphé de toutes les
difficultés. Sans entrer ici dans une description comparative des deux
mécanismes, qui ne serait d'ailleurs que difficilement comprise sans le
secours de planches, nous dirons que les deux leviers qui agissent en sens
inverse dans celui de Sébastien ont été remplacés par deux pilotes dont l'un
saisit le marteau au moment où l'autre l'abandonne. Le piano, dans lequel
nous avons vu ce nouveau mécanisme se fait remarquer encore par une
amélioration du système de barrage. Les sommiers de chevilles et de pointes
y sont réunis par des barres longitudinales formant ainsi une àssis
métallique qui soutient le poids des cordes. Construit de cette manière, ce
piano réunit toutes les qualités désirables, facilité et nuance dans le clavier, solidité dans la construction, et volume de son presque égal a celui
d'un piano à queue. Parmi les pianos en forme verticale dont M. Erard a
présenté plusieurs, tant à cordes perpendiculaires qu'à cordes obliques, il
y en avait un qui se distinguait par un nouveau système d'accord dont les
avantages ne sauraient être contestés. Nous avons parlé dans un précédent
article des inconvénients attachésaux chevilles ordinaires, dont les
mouvements se font par secousses, et qui, maniés par une main inhabile, font
non seulement rompre les cordes, mais finissent par fatiguer l'instrument au
point de lui faire perdre une qualité précieuse, celle de bien conserver
l'accord. Nous avons mentionné les essais que plusieurs facteurs viennent de
faire à la fois pour substituer au système des chevilles des systèmes
d'engrenage qui permettent de tentire les cordes insensiblement. Le procédé
de M. Erard est aussi simple que solide; il consiste dans une vis sans lin
qui engrène dans une roue dont la rotation fait monter ou descendre la corde
attachée a l'axe de cette roue. Le mouvement de la vis s'opère au moyen
d'une clef de pendule ou de montre, et se fait avec une extrême facilité.
Voilà une innovation utile qui ne peut manquer d'être favorablement
accueillie de tout pianiste. M. Erard l'appliquera-t-il aux autres pianos.
C'est ce que nous ne saurions affirmer; nous l'engageons à en faire l'essai.
Outre les perfectionnemens que nous venons d'indiquer, M. Erard a porté ses
soins sur l'extérieur de ses instruments, dont il a cherché à varier les
formes, tant pour les rendre agréables à la vue que dans un but d'utilité.
C'est sous ce dernier rapport qu'il a diminué les dimensions en construisant
des pianos à queue qu'il nomme demigrands pianos, et qui sont d'un pied plus
courts que les grands sans être inférieurs de beaucoup pour le volume du son.
Les pianos carrés ont subi le plus de changements: En coupant ou évasant les
coins de derrière, M. Erard a fait des pianos pentagones, hexagones, trapèze
et autres; il y en avait même un auquel nous ne saurions appliqoer un nom,
parce qu'il n'est ni carré niovale, mais moitié l'un moitié l'antre. Ce
dernier, de même que le piano pentagone et hexagone, possède le nouveau
mécanisme à double échappement et la construction du barrage dont nous avons
parlé plus haut. Un goût exquis a présidé à la confection de tous ces
instruments, dont l'exécution est parfaite, comme on peut l'attendre
lorsqu'on prononce le nomd'Erard. Quelques uns de ces pianos sont des
instruments de luxe et de haut pénibles autres se distinguent par une
élégante simplicité. Parmi les premiers on a remarqué le piano en forme de
trapèze, décoré avec toute la magnificence du style des meubles de Buhl, et
un piano vertical orné d'incrustations dans le style étrusque; mais la pièce
capitale était un piano a queue, avec dorures, peintures et sculptures, qui
attirait tous les passants et excitait leur admiration. On se rappelle le
fameux piano d'or qui brilla à l'exposition de 1834, et qui passa ensuite en
Angleterre où il fut vendu à un prix très élevé. Après cet instrument d'une
richesse -ans exemple, que pouvait faire M. Erard pour ne pus rester au
dessous de lui-même?-On s'attendait à voir quelque chose d'extraordinaire,
et cette attente n'a pas été trompée; seulement M. Erard nous a ménagé une
surprise en présentant un piano qui réunit le luxe à la simplicité. Ce piano
à queue grand modèle à six octaves et demie, montant au sol n'est arrivé'à
l'exposition que peu de temps avant la clôture. Beaucoup de personnes, qui
ont fréquenté la salle auparavant, n'auront pus vu cette merveille de l'ait,
et voudront en avoir une idée au moyen de la description qu'ils espèrent en
trouver ici. Hélas ! une tâche pareille et au-dessus de nos forces; notre
mémoire se trouve eu défaut, et nous aurions besoin du secours de la muse
qui int spira jadis la description du bouclier d'Achille. Disons toutefois
simplement que ce piano est en bois de noyer auquel on a laissé sa couleur
naturelle, sans vernis, sans altération aucune. Des tètes d'hommes et de
femmes sculptées dans le même bois, également en couleur naturelle, ornent
les côtés de la caisse. Entre ces têtes se trouvent des panneaux contenant
des peintures sur fonds doré, et qui contrastent avec lu simplicité du bois.
L'ensemble de ce piano a quelque chose qui frappe par la nouveauté, nous
dirons même par la singularité, car à la première vue on croirait que c'est
un piano non achevé dont le bois attend le vernis ou la dorure. Les
sculptures aussi bien que les peintures sont d'une finesse extrême; elles
font honneur aux artistes qui, en cette occasion, ont aidé M. Erard de leur
talent. Nous apprenons que les dessins et peintures sont dus à MM Cavelier
et Jozan; les sculptures à M. Chabrean. Espérons que ce piano, précieux
comme instrument et comme objet d'art, ne suivra pas son devancier au-delà
du détroit, mais qu'il se trouvera en France un amateur opulent'qui voudra
en faire l'acquisition. De reste, nous approuvons peu cette émulation
ruineuse qui semble s'être emparée de quelques facteurs, à pousser les
ornements extérieurs de leurs instruments à un degré qui touche à la folie.
En continuant celle lutte, on finira un jour par exposer des pianos garnis
de rubis, d'émeraudes et de diamants. Mais, on ferait ainsi un piano de la
valeur de quelques millions, en serait-il meilleur pour les qualités
essentielles? et quel mérite y aurait-il à le faire, sinon celui d'avoir une
fortune colossale, pour suffire à la dépense qu'en exigerait la construction?
Quant à nous, nous préférerons toujours un piano d'un extérieur simple,
pourvu que le goût ait présidé à cette simplicité, comme dans tous ceux que
M. Erard fabrique ordinairement. Après les éloges qui sont dus à M. Erard,
et que nous lui avons donnés de grand cœur, il sera permis à la critique
d'élever sa voix au sujet d'une innovation que nous ne saurions approuver,
et que nous persistons à regarder comme un abus. Nous voulons parler de
l'addition de quelques touches dans le haut pour compléter la septième
octave. Il nous a toujours semblé que six octaves étaient la limite dans
laquelle on aurait du se renfermer. On a ajouté une demi-octave dans la
basse. Bien que ces touches ne rendent qu'un bourdonnement dont l'oreille ne
distingue pas les rapports, celte augmentation du clavecin eut encore
excusable, parce que ces touches de la basse, frappées ensemble avec leur
octave supérieure, peuvent servir à renforcer celle-ci. Mais les touches
ajoutées dans le haut, à quoi seraient elles utiles? Leurs cordes, qui n'ont
pas la longueur suffisante pour vibrer, ne rendent aucun son, et elles ne
font qu'un claquement qui pourrait tout au plus servir à imiter les
castagnettes ou tout autre bruit rhythmique. L'émulation peut être utile
dans les arts: elle mène à des découvertes, elle fait chercher et trouver de
nouveaux précédés, mais elle entraîne aussi dans des écarts qu'il serait bon
d'éviter. Parce qu'un virtuose célèbre devenu facteur de pianos s'obstine à
faire des instruments à sept octaves, est-ce une raison de donner dans le
même excès? Nous savons du reste que M. Erard n'est pas ici imitateur. Il
nous a prouvé que déjà en 1814 son oncle avait fait un piano de sept octaves,
mais qu'il avait abandonné cette innovation. Nous engageons M. Erard à y
renoncer également, pour ne pas donner un-exemple, qui deviendrait
contagieux sous l'égide de son nom." Expo 1839
Revue et gazette
musicale de Paris, Volume 6, 1839, p. 237-239

PIANOS COMPOSITEURS
1800: piano à queue en forme de clavecin n° 28 pour J. Haydn
1803:
: piano à queue en forme de clavecin n° 133
pour L. V. Beethoven

LIVRES sur ERARD
'Sébastien Erard 1752 - 1831 ou la rencontre
avec le pianoforte', catalogue, Alain Roudier, Alain Moysan, Patricia Faivre,
Anik Devries, Paul Raspé, ..., 1993
'Sébastien Erard - L'aventure du
pianoforte', Alain Roudier, 1995
'La maison Erard, Manufacture de pianos 1780-1959', René Beaupain, 2005

LA SUITE
ERARD
en 1840
et leurs brevets depuis 1840
(avec la nécrologie de P. ERARD)
ERARD
en 1903

|
Médaille d'or, 1819
/
Médaille d'or, 1823/ Médaille d'or, 1827 /
Médaille d'or, 1834 / Médaille d'or, 1839 /Médaille d'or, 1844
/ Médaille d'or
Toulouse, 1845 / Hors concours, 1849 / Grande médaille,
Officier de la Légion d'Honneur
Londres 1851 / Médaille de bronze
New York, 1853 / Médaille d'honneur, Paris
1855 / Diplôme d'honneur Metz, 1861 / Hors Concours
Franco-Espagnole Bayonne, 1864 / Légion d'honneur, Paris 1867 /
Hors concours, Paris, 1867/ Associé au Jury Vienne, 1873 Pianos et Harpes
/ Exposition Universelle: deux médailles
d'or, 1878 / Diplôme d'honneur, Anvers, 1885 / Grand prix, 1889 / Hors
concours Anvers, 1894 / Hors concours Bruxelles, 1897 / Hors concours,
1900
 |
|
|
COLLIN |
1780 |


"Darche, successeur de Collin.
instruments à vent et à archets" (*1837)
 |
Paris |
7, rue des Fossés-Montmartre
(*1807)(*1808)(arr.2)
9, rue de Cléry (*1836)(arr.2) |
 |
Pianos droits, orgues et des instruments en
cuivre
COLLIN
Fils (*1836)
Succ. la première
partie du 19ème siècle par
DARCHE
Frères
(?). En
Belgique, il existe la même marque des
Frères DARCHE
- Bruxelles, de la même famille.
Puis succ
par
HENRY E. et MARTIN J.
(°1853)
Jules David MARTIN (Paris, 13.09.1826 - Paris, 19.03.1874) et Eugène
HENRY (Eugène Léopold HENRY 1818 +14 aout 1872 à Montrouge, époux de
Marie Célina LEFEBVRE), puis par
MARTIN
Jules
seul (°1865). Jules MARTIN est succ. par
TOURNIER J.
vers 1913
(5)
|
Médailles gagnées par ses successeurs :
Liste des exposants, 1839 /
Mention honorable, 1844 / Mention honorable, 1849 / Médaille de 2ième classe,
1855 / Médaille Londres, 1862
 |
? |
|
FESSARD
Pierre Claude
(1) / FESSART

 |
1780 |

 
Pianos droits et pianos carrés |
Paris |
5, quai d'Alençon (x1810)(*1811)(*1812)(arr.4)
maintenant 'Quai d'Anjou'
3, rue Perdue (**1806)(*1809)(arr.5)
5, Quai Bourbon
(*1816)(*1817)(*1820)(x1822)(x1823)(x1825)(x1829)(**1836)(*1837)(arr.4)
|
 |
'Facteur de harpes et pianos',
vers 1780. Dès 1780,
FESSARD formera
plusieurs ouvriers et facteurs dont
Léonard
SYSTERMANS (°1785). On trouve vers 1770 un éditeur
FESSARD à Paris.
(*1770)
FESSARD,
'facteur de
piano-forté'
et 'marchand de musique'(*1811)
FESSARD
Fils (*1820)
"Fessart jeune (C.), soieries, nouveautés, châles, art. pour pianos et
fleurs, Vivienne, 11. " (*1842)
"Pierre-Claude Fessard, facteur de
pianos, demeurant quai d'Alençon, n° 5, dans l'île
Saint-Louis" Gazette des beaux arts, Impr. de J. Claye, 1893, p.410 |
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LANGE Johannes (Jean) Jacobus
(Jacques)
(c.1755 - ?)
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1780 |

Fortepianos

rue du gros horloge, au coin de la rue St
Jean à Rouen (1789)(adresse gravée sur le piano, correspond actuellement
aux environs des n°126-130 rue du Gros Horloge)


addition fa-do vers 1800


Piano
carré de1789, Collection privée
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Paris

Rouen |
au coin de la rue de Charenton et la rue du Faubourg Saint
Antoine (*1780)(*1782)(arr.11) 26, rue de Rohan (**1783)(arr.1)
84, rue Quincampois (*1786)(arr.3)
21(?), rue des Fossés Saint Victor, au coin de la
rue Bordet (1788-89)(arr.5)(3)
rue de Thionville (arr.6)(1798-99)(maintenant
'rue Dauphine')(3)

rue du gros horloge, au coin de la rue St. Jean à Rouen
(1789)(Barre d'adresse comme affichée ici en haut à gauche) |
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"Seul exemplaire repéré à ce
jour de l'art de ce facteur, l'instrument (en état de jeu) a la
particularité d'être un des rares pianos à grand ravalement ayant
survécu en l'état. La transformation au tournant du siècle, c'est à dire
plus de dix ans après sa fabrication, n'affecte pas seulement l'étendue
du clavier par une série de dispositifs habiles qui ont permis d'insérer une "boîte"
contenant les sept marteaux pour les notes aiguës, mais elle soulève
encore des questions sur la volonté de son propriétaire de l'époque de
faire ravaler l'instrument plutôt que de le remplacer par un autre.
La restauration, menée par Quentin
Blumenroeder de Strasbourg, a mis en évidence que ce forte-piano est
fait sur le modèle anglais (le dessin du fronton des touches, et son
système de registres originaux remplacé plus tard par celui de
genouillères puis, jusqu’à aujourd’hui, de pédales au sol, sans parler
du système de marteaux à simple pilote devenu courant pour l’époque à
Paris), et francisé dans son meuble par la pose de pieds cannelés et un
travail de biseautage des arrêtes du fond de caisse pour le rendre plus
fin et élégant. Il fut ensuite ravalé vers 1800.
On sait, pour l’heure, bien peu de choses sur Johannes (Jean) Jacobus
(Jacques) Lange: il est né aux alentours de 1755, peut-être à Munich, a
été reçu dans la Communauté des Tabletiers, Luthiers et Eventaillistes
de Paris en 1785 (Le bon de maîtrise conservé aux Archives Nationales,
Hôtel de Soubise, indique qu’il a prêté serment le 28 septembre de
cette année, en compagnie de Tobias Schmidt,
autre facteur de pianos parisiens. On lui connait 4 ou 5 adresses
parisiennes entre 1780 et 1800, et il est un des premiers facteurs (avec
Mercken, Perronard, Cliquot, Tibbs, Korver, Barbarini et Cousineau) à
faire la réclame pour des forte-pianos à l'anglaise (Weber, "Mercken",
Editions Delatour, 2008, p.36). On ne s'explique pas encore son passage
à Rouen en 1789 alors qu'il était Maître Luthier depuis quelques années
à Paris (comme indiqué dans l’annuaire de 1790 de la corporation).
Edward Raimbault dans son "The Piano Forte, its Origin, its
Construction" (London, 1860, p. 201) mentionne un Lange de Munich qu'il
présente comme inventeur de l'Aeolodikon, fort ressemblant au Celestina
d'Adam Walker présenté avec de grands effets au théâtre Haymarket de
Londres en 1778.
Dernière curiosité: sous le coffre du piano, tracé soigneusement à la
mine de plomb en plein centre, et vers l'avant, une inscription se
dévoile sous l'action de filtres: "Toujours"!"
Infos données par D. Girard
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LAUTERBORN Joseph-Gaspard
(1745 - 1814) |
1781 |
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Paris |
12, rue Sainte-Croix-de-la-Breton-nerie (1781-90)(3)(8) (*1788)(arr.4)
Cul-de-sac
Coquerelle (1793)(8)(arr.1)
rue des Rosiers (1793)(8)(arr.4)
rue des Écouffes (?)(arr.4)
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Né à Bohemia en 1745 et
meurt à Bougival, près de Paris, à
10 fevrier 1814.
'Facteur
et accordeur de pianoforte'
Lauterborn s'est noyé sous des circonstances mystérieuses dans
la Seine à Bougival. |
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1793 |
STIRNEMANN Jacobus
(1724 - 1790)
 |
1781 |


Pianos carrés et
pianofortes


Clavecin Lyon de 1777,
'Fondation la Ménestrandie', Suisse
P iano
carré "STIRNEMANN fait à Lyon 1781", Autriche
Pianoforte,
"Jacobus-STIRNEMANN-fecit-Lugd-1786", Moutiers (Savoie)
 |
Lyon |
? |
 |
'Facteur de clavecins et de piano-forté'
"Hans-Jakob Stirnemann, est né le 8 octobre 1724 à Gränichen (Argovie,
Suisse) et baptisé à Wolsheim, en Alsace. En 1769 il s'installe à Wolsheim
où se trouve sa sœur mariée à un menuisier.
Il a probablement appris son métier en Alsace. Peut-être était-il en
relation avec la famille alsacienne de facteurs d'orgues Toussaint. En effet,
on note qu'un certain Jean Frédéric Stirnemann, chirurgien et physicien à la
cour de Berlin, épousa Marie Dauphine Toussaint de Metz, en 1784.
Il figure, en 1779, sur la liste des luthiers de Lyon. Outre le
clavecin qui fait l'objet de ce disque, on a identifié à ce jour deux autres
clavecins et trois pianofortes portant sa signature. On trouve aussi le
passage de Jacob Stirnemann à Turin, en 1780, au service de Victor Amédée
III.
Plus tard transféré dans la ville de Salin, cet orgue se trouve aujourd'hui à
l'abbaye de la Lucerne, en Normandie.
Dès 1781, Stirnemann rejoint à nouveau Lyon où il construit un piano carré "Stirnemann
fait à Lyon 1781", qui se trouve aujourd'hui en Autriche.
Il construit en
1783 un piano organisé, signé "Stirnemann à Lyon 1783" qui fut présenté à
l'exposition universelle de Paris en 1889. En 1786, toujours à Lyon, il
construit un pianoforte, portant la mention
"Jacobus-Stirnemann-fecit-Lugd-1786", conservé aujourd'hui à Moutiers (Savoie).
Le nom de Stirnemann figure
encore comme luthier sur "l'indicateur de Lyon" en 1779 et 1790. Dès lors,
on ne trouve plus sa trace si ce n'est la mention de son décès le 5 août
1790 dans les archives de Gränichen. Le chantier des recherches concernant
ce facteur d'instruments encore mal connu reste ouvert"
Plus
d'info:
Fondation, La
Ménéstrandie
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1790 |
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SWANEN Jacques Joachim

PeriodPiano |
1781 |


 Piano
carré 1789,
collection Musée Saint-Loup
(Troyes)
Piano de
SWANEN de 1798 est à visiter hôtel de
Bimard à Saint-Paul-Trois-Chateaux
Piano carré ca 1785, et
sa
signature, Cité de la Musique, Paris
Pour les détails et autres
photos voyez la page
de
MIMO en ce qui concerne la Cité de la musique

|
Paris |
rue du Four-Saint-Germain (1783)(3)(arr.6)
106, rue des Fossés-Monsieur-le-Prince, en (1786)(3)(*1788)(arr.6)
106, rue de la Liberté (*1800-1801)(*1802)(*1803-1804)(arr.19)
1828, rue de Thionville (**1805)(arr.6)
26, rue de Thionville (**1806)(*1807)(*1809)(x1810)(*1811)(*1812)(arr.6)
27, rue Dauphine (1816)(3)(*1817)(arr.6)
25, rue Dauphine (*1820)(arr.6)
26, rue Dauphine (*1816)(*1822)(x1822)(x1823)(x1825)(arr.6)
10, rue de l'Odéon (x1829)(**1836)(*1837)(arr.6)
|
 |
'Facteur de pianos et harpes' SWANEN est un
facteur d' origine germano-flamande dont la présence est attestée à
Paris de 1781 à 1820
16.02.1784 décès de Marie Honoré, née Delavié, sa femme. Ils ont une fille
Marie Sophie (14)
"Joachim Swanen a laissé un instrument remarquable : le superbe clavecin à
deux claviers à main et un clavier de pédale fait en 1786, actuellement au
Conservatoire des Arts et Métiers. Swanen habitait rue du Four-Saint-Germain en
1783, rue des Fossés-Monsieur-le-Prince, en 1786, et rue Dauphine, en 1816."
(3) Constant Pierre
Nous pouvons lui retrouver encore en 1822 comme 'accordeur de
pianos et harpes'

PUBLICITÉ
"Swanen, (facteur
ou marchand) et accordeur, loue, vend ou achète les pianos de toutes fabriques,
r. Dauphine 26" (x1820)
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1820 |
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DULCKEN Louis |
1783 |


P iano
à queue ca ?, photo chez Gallica
Piano
à queue ca 1808, Germanischen Nationalmuseum
Piano
à queue ca 1815, Germanischen Nationalmuseum
Piano
à queue ca 1830, Germanischen Nationalmuseum
Pour les détails voyez la page de
MIMO
 |
Paris

Munich |
rue vieille-du-Temple (1783)(3)(arr.3)
rue Mauconseil (1788-89)(3)(arr.1)

? |
 |
Membre d'une famille de facteurs de
clavecins et de pianos d'Anvers (Belgique).
DULCKEN Louis
(1808)(1815), déjà à Munich
"Louis
Dulcken - Facteur de Pianos - de S. M. le Roi de Baviere. -
Munich à 1808"
DUCKEN L. et fils (1830)
Dulcken chez
Wikipedia |
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HILLEBRAND |
1783 |

CORDES CROISSÉES
"Nous recevons la lettre, suivante, qu'il nous semble
intéressant de reproduire : Sevran (S.-et-O.), mardi. Monsieur le
directeur, Je lis dans votre numéro du 22 juillet que le musée instrumental
de Berlin vient de " faire l'acquisition du plus ancien piano droit à cordes
croisées qui existât. Il fut construit à Paris en 1836 par son inventeur
Henri Pape" Pape n'est pas l'inventeur des pianos à cordes croisées; en tout
cas celui que vient d'acheter le Conservatoire dé Berlin n'est pas le plus
ancien qu'ait construit le facteur en question. M. Tomasini en a exposé un
au musée centennal de la classe 17, qui date de 1834. En 1830, un facteur de
pianos de Philadelphie, nommé Babcock, a eu l'idée le premier de construire
un piano droit à cordes croisées. Le comte de Ponlecoulant eu a parlé dans
son organographie. Déjà, avant cette époque, un facteur français nommé
Wilhems Hillebrand avait construit un piano carré à cordes croisées.
Ce facteur était établi à
Nantes et est mort en 1809. Cet instrument se trouve aussi au musée
centennal de la classe 17. Il fait partie depuis plusieurs années de la
collection de mon père, M. Léon Savoye. Ce piano a beaucoup intéressé
les facteurs qui l'ont examiné. Je vous serais très reconnaissant de
bien vouloir insérer ces quelques lignes dans votre journal, ces
questions peu connues pouvant intéresser un grand nombre de personnes.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le directeur, l'expression de ma
considération très distinguée. René SAVOYE. "
Le
Ménestrel, 29/07/1900, p.240 Voyez
Henri PAPE
(°1815) et
TOMASINI(la
suite )
 |
Paris |
? |
 |
'Facteur de fortepianos'
"HILLEBRAND reprend l'invention de
MARIUS (1716) consistant à mettre les marteaux au-dessus des cordes; le
mécanisme de ce fait devient plus sensible au toucher et tes sonorités
plus douces (1783). On peut
voir cette mécanique au musée du conservatoire." (7)
"Dans l'Almanach musical de 1783. Part.
I, page 51 , on trouve la note suivante : Piano-forté composé par M.
Hillebrand. La table harmonique a toute la longueur et toute la largeur
donnée à cet instrument. Le clavier est placé sur un plan un peu plus
élevé que celui sur lequel les cordes sont tendues. Les marteaux
frappent les cordes en-dessus, au lieu que dans les jorle-pianos
ordinaires les marteaux les frappent en-dessous , etc."
Gazette Musicale de Paris, 1834
 |
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DAUJARD
Mme. |
1785 |
|
Paris |
Cul-de-sac
du Coq (1785-86)(arr.1)
rue Trainee (1787-...)
rue de la Cosson-nerie (1788-89)(1)(3)(arr.1)
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Fortepianos
DAUJARD Mademoiselle
(1785)
DAUJARD
Louis-François (1787) |
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NÉGÈLE
 |
1785 |
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Paris |
17, rue de la Tisse-randerie (*1809)(x1810)(*1811)(*1812)(arr.4)
15, rue de la Tisse-randerie (*1816)(*1817)(1819)(arr.4)
|
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'Facteur des pianos et harpes'
NÉGÈLE
et
Guillaume ZIMMERMANN, étaient connecté sur la même adresse en 1800 |
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1820 |
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SYSTERMANS Léonard


Forte-Piano.ch |
1785 |




"Piano-forte oblong, à 5 octaves. La caisse, en acajou à filets de bois
de couleur, repose sur 4 pieds cannelés et en fusée. Longueur, 1 m. 5oc,
profondeur, 0 m. 55 c. Fait par Léonard Systermans, à Paris, 1790. "
(*1888)
 |
Paris |
Enclos du Temple à la Rotonde (*1809)(x1810)(*1811)(*1812)(*1816)(arr.3)
25, rue Notre-Dame de Nazareth (x1820)(arr.3)
26, rue Notre-Dame de Nazareth (x1822)(1824)(1825)(1829)(arr.3) |
 |
'Facteur
de forte-pianos'
Dès 1780 FESSARD formera
plusieurs ouvriers et facteurs dont
Léonard SYSTERMANS
(°1780)
"Léonard Systermans,
Zimmerman
aîné (???),
son frère, à qui notre fameux professeur du Conservatoire doit le jour,
établirent à Paris, vers 1785, des fabriques de pianos, dont les produits
furent appréciés dans le commerce et parmi les amateurs." (xx1839), p.197
Selon
Montal : "Vers 1785, Léonard Systermans établit à Paris une fabrique de
pianos dont les produits, quoique inférieurs à ceux d'Erard, eurent
néanmoins quelque réputation. A la même époque aussi, Zimmermann aîné et son
frère, qui fut le père de notre célèbre professeur du Conservatoire,
construisirent également des pianos qui furent estimés." (*1836), p.212
Autres avec le même nom
SYSTERMANS |
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KORWER
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1788 |
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Paris |
rue Favart (*1788)(arr.2)
12, Reu Neuve Saint-Eustache (*1790)(arr.18) |
 |
Pianofortes "KORWER, en
1788, fournisseur de l'Opéra, dont nous avons vu un mémoire pour
cinquante-trois accords de clavecins faits du II thermidor an IV au 38
brumaire an V, à raison d'une livre dix sous" (7) |
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1789 |
La situation d'évolution du forte-piano à Paris
changeait
par les
conséquences de la Révolution de 1789. |
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FREUDENTHALER Jean-Guillaume
(1761-1824)


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1789 |



Pianos carrés et pianos à
queue


Piano
carré avant 1796, MIM, Bruxelles
Piano
carré ca 1803, Collection du Château de Sassenage
Piano
carré n° 1509 ca 1815, et
sa
signature, Cité de la Musique, Paris
Piano
carré ca 1796, MIM, Bruxelles
Pour les détails et autres photos voyez la page
de
MIMO

'Pilhelm, Freudenthaler, fait à Paris,
1789',
Bruni, 1890

TITRE
'Breveté de Duc d'Orléans' (*1820)
" et de l'Acad. royale de musique et du théatre royale
Italien" (x1829)
'Breveté du Roi'
(***1836)

PUBLICITÉ (la suite)
"De l'accord parfait des pianos dépend non-seulement leur effet
harmonique, mais aussi la condition de leur durée; il est donc
essentiel de les toujours tenir en bon état sous ce rapport, et c'est un
soin qui ne peut être convenablement rempli que par les facteurs
eux-mêmes. M. Fréudenthaler est le seul qui accorde les pianos à raison
de trois francs et laisse la facilité de payer par trimestre; il est
également le seul qui, après avoir posé de nouvelles cordes, revienne
quelques jours plus tard s'assurer de l'effet qu'elles ont produit.
Enfin économie et sûreté, tels sont les avantages qu'offre M.
Freudenthaler à ses abonnés et qui nous engagent à le recommander aux
amateurs et aux artistes. " Pub (y1839)
"La maison Freudenthaler, connue depuis longtemps pour l'accord des
pianos, offre des avantages réels aux amateurs et aux artistes. Nous ne
saurions trop la recommander à nos abonnés. M. Freudenthaler est le seul
qui se charge d'accorder les pianos au prix de trois francs; il est lé
seul aussi qui, après avoir posé de nouvelles cordes, prenne le soin
d'envoyer quelques jours plus tard, afin dé s'assurer de l'effet
qu'elles ont produit,et pour les remettre en état, s'il en est besoin. Cette dernière garantie doit lui faire donner la préférence sur
ses confrères, car, on sait combien les cordes neuves sont susceptibles
de se déranger ou de se casser après un service de quelques heures.
S'adresser ou écrire franco, rue Sainte Appoline, n° 5. " (*1840)

Piano de Boieldieu .
- Ce piano carré n'a qu'une étendue de 5 octaves et demie. Il est sorti
des ateliers du Wurtembergeois J.-G. Freudenthaler - (1761-1824),
facteur de pianos formé à l'école d'Érard. Fr.- Adrien Boieldieu (Rouen,
15 décembre 1775 — Jarcy, près de Paris, 8 octobre 1834) l'acheta en
1823 et il le garda jusqu'à sa mort. Il s'en servit pour écrire le 1er
acte de Pharamond (10 juin 1825), dans lequel se trouve un gracieux
chœur de prêtresses qu'on a chanté souvent aux concerts du Conservatoire.
C'est assis devant cet instrument que Boieldieu a composé la Dame
blanche (10 décembre 1825), ce chef-d'œuvre impérissable, et le premier
acte de son opéra les Deux Nuits (20 mai 1829), la dernière de ses
productions lyriques.- (Don de son fils Adrien Boieldieu.)
Le musee du Conservatoire national de musique :
catalogue descriptif et raisonne, 1884

|
Paris |
Cour
Saint-Martin-des-Champs
12, rue Montmartre (1801)(*1800-1801)(*1803-1804)(*1805)(arr.2)
12 et 156, rue Montmartre (?)(arr.2)
164, rue Montmartre (**1806)(**1807)(*1808)(*1809)(x1810)(*1811)(*1812)(*1816)(*1817)(*1820)(*1822)(x1822)(x1823)(x1825)(1827)(x1829)(arr.2)
34, rue de l'Echiquier (1829)(***1832)(arr.10)
17, rue du
Gros-Chenet (***1836)(actuel : rue du Sentier)(arr.2)
5, rue Sainte Appoline (*1840)(arr.3)
65 bis, rue Meslay (*1842)(arr.3) |
 |
'Facteur de clavecins et pianos'
"FREUDENTHALER (Guillaume), natif de Heilbron, dans le royaume de Wurtemberg, facteur de
pianos, est très renommé pour la solidité de cet instrument, pour la
simplification de la mécanique, et pour la qualité du son. Ses pianos à
queue lui ont mérité les suffrages des artistes de la capitale etde
l'étranger."
Dictionnaire historique des musiciens, artistes et amateurs, morts ou
vivans, 1817, p.243
"Freudenthaler (Jean-Guillaume), né à Neckargartarch, près de Heilbronn, en 1761, entra dans sa jeunesse comme ouvrier chez Silbermann, de
Strasbourg, et travailla ensuite chez Érard à Paris. Ayant fait un voyage à
Londres, en 1788, il y étudia les principes de la construction des grands
pianos, suivant les principes du mécanisme anglais, et de retour à Paris, il
établit des ateliers pour la fabrication des instrumens d'après ce système.
Il eut bientôt de la réputation pour la solidité et la puissance de son de
ses pianos, dont le seul défaut consistait dans la lourdeur du mécanisme,
défaut qui était aussi celui des pianos anglais de cette époque. Les
améliorations introduites plus tard dans la construction du piano à queue,
tant sous le rapport de la légèreté du mécanisme que sous celui de la
qualité moelleuse et chantante du son, ont fait oublier les anciens
instrumens de Freudenthaler; mais cet artiste n'en mérite pas moins d'être
placé au nombre des bons facteurs de son temps. Il est mort à Paris le 25
mars 1824, laissant à ses deux fils sa fabrique dans un état prospère; mais
ceux-ci ont cessé la fabrication depuis plusieurs années." Fetis (x1837),
p.197
FREUDENTHALER
et Fils (x1822)(x1823)
FREUDENTHALER
Frères (x1825)(1826)(x1829) Deux Fils
"Pianos et pupitres mécaniques"
(*1827)
On
trouve aussi un certain
FREUDENTHALER Auguste,
facteur de billards non patenté puis fabricant de ???, exerçant rue de
l'Echiquier n° 34 et rue de Chabrol n° 24 en 1826 puis
rue Montmartre n° 164
en 1829, faillite dudit, le 17/10/1826, puis le 16/06/1829:
"FREUDENTHALER, facteur de pianos, rue de
l'Echiquier, n. 34.-
Juge-com. M. Panis.–Ag. M. Sarrebource, rue Bretonvillers,
n. 9."
Le Courrier des Tribunaux, 06/1829, p.984
BOIELDIEU a eu un piano carré de
FREUDENTHALER: a voir Conservatoire National de
Musique,
14, rue de Madrid, Paris (arr.8)

PUBLICITÉ
"Freudenthaler
père et fils, Pianos, rue Montmartre, n°. 164 - Brevetés de S. A. S. Mgr. le
duc d'Orléans. Fabriquent des forté pianos carrés, à queue et verticaux,
qui jouissent d'une réputation acquise par trente ans d'un travail assidu.
Tous les instrumens de cette fabrique sont soigneusement repassés par MM.
Freudenthaler, et se vendent à garantie. Ces pianos, qui font eux-mêmes leur
éloge, ont obtenu le suffrage des principaux artistes français et étrangers."
Bazar Parisien, ou
Annuaire raisonné de l'industrie des premiers artistes et ..., 1821, p.
206
"La maison Freudenthaler, que nous recommandons souvent dans nos
annonces illustrées, mérite chaque jour davantage d'occuper le rang qu'elle
a pris parmi les meilleures fabriques de pianos. Nous pouvons assurer à nos
jeunes dames abonnées et aux artistes, que jamais instruments vendus ou
loués n'ont été supérieurs à ceux qui sortent des magasins de ce facteur; nous ferons remarquer en outre qu'il est le seul qui fasse les accords au
prix de trois francs, et qui laisse la facilité de les payer par trimestre;
il est le seul aussi qui, après avoir posé de nouvelles cordes, prenne le
soin d'envoyer quelques jours plus tard afin de voir l'effet qu'elles ont
produit. Ces motifs nous ont paru suffisants pour lui payer notre tribut
d'encouragement; en cela nous restons fidèles à notre devise qui a toujours
été : à chacun selon ses oeuvres." Pub (**1840)
"FREUDENTHALER,
5, rue Sainte Apolline, ACCORDS au prix de 3 francs, ou par abonnement, 30
francs par an, subdivisibles par trimestre. —S'il a fallu poser des cordes
neuves, l'accordeur reviendra essayer le piano quelques jours après, pour en
apprécier l'effet. Pianos d'occasion a vendre et à louer. Réparations sur
place et dans les ateliers.
Le
Ménestrel, 02/02/1840, p.NP"

|
Mention honorable, 1827
 |
|
|
LAMERS Albert |
1790 |
|
Paris |
rue du Ponceaux (1790)(arr.2) |
 |
Pianos
carrés ? |
|
|
HUSSON- BUTHOD & THIBOUVILLE, & Henri SAVARESSE |
1790 |




Pianos
droits, orgues, clarinettes, contrabasses, violons, guitares,
sérinettes, ...

Ils
sont commencés de fabriquer des pianos après 1855 probablement. |
Paris |
13-15, rue Grénétat
(1849) (arr.3)
254, rue Saint-Martin (*1859)(1862)(arr.3)
42 bis, rue Réaumur (1867)(arr.3)
68 bis et 70 en 72, rue Réaumur
(arr.3)(*1876)(*1893)
et les usines étaient à La Couture-Boussey (Paris) et
en Vosges (Mirecourt) et 140, rue Saint-Charles (*1913)(arr.15)
|
 |
Ce n'est pas claire de qui était Jèrome Thibouville-Lamy est le successeur,
comme il a mentionné dans les Adresses Musique de 1913
HUSSON,
BUTHOD & THIBOUVILLE
(1855)(*1859)
"Husson - Buthod et Thibonville M, Ф 1839, M. 1849, dépot de la fabrique de
Staub, pianos faits spéialement pour l'exportation, offrant toutts les
garantie de solidité, sommier prolongé en fer, agrafe en cuivre remplaçant
le Silliet, nouveau genre d'étouffoirs, nouveau système mècanique à vis de
pression, pédale céleste progressive, St-Martin, 254." (*1859) - Voyez pour
STAUB
de Nancy (°1848)
THIBOUVILLE - LAMY
et C. JEROME
(anc. Husson-Buthod & Thibouville, &
Henri Savaresse) (1867)
THIBOUVILLE
Jérome
(*1893)
Succ.
Paul
BEUSCHER |
Médaille d'argent, 1849 /
Prize medal, Londres
1862
/ Médaille de bronze Bayonne, 1864 / médaille de bronze, 1867 / Liste des exposants, 1873
 |
1970 |
|
KLEIN
Jacques

Musée de Limoux
 |
1791 |





'Klein, pianos droits, carrés et à queue, à 2 et 3 cordes, à 6 et 6 octaves et
demie, 7 octaves, harpes (*1836)


Console
piano n° 1000 de 1845,
Musée du piano Limoux (voyez première cartouche)
 |
Alsace
Paris |
Fondée en 1791 en Alsace
puis installés à Montreuil Seine rue Saint-Denis
(3)(arr.1)
4, rue de la Croix (*1820)(x1822)(x1823)(x1825)(arr.15)
3, rue Thévenot (1827)(*1835)(arr.10)
13, rue Thévenot (1834)(*1835)(arr.10)
63, rue du Temple (ancien-nement rue Thévenot, 13)(**1836)
35, rue de la Folie Méricourt (*1846)(arr.11)
138, rue Oberkampf
(arr.11)
Passage Ménil-montant (1889)(arr.11)
Montreuil-sous-Bois (Seine)(1894)
29, rue Arsène-Chéreau (*1913)(dehors
centre)
Banlieue de Paris
en 1901:
Usine et magasin de commerce 26 et 29,
rue Arsène-Chéreau, Montreuil-sous-Bois (actuellement
26-28,
rue Robespierre, Montreuil)
|
La production annuelle est de 1500
pianos droits ou à queue (1906)
70 à 100 employés en 1901 et 48 en 1954
40.800 pianos (vers 1930)
 |
Aujourd'hui la plus ancienne
manufacture mondiale de pianos à toujours être dirigée par les
descendants directs du fondateur, Joseph
KLEIN
'Jacques
KLEIN' (*1783)
?
KLEIN A. Joseph
(1791)
KLEIN Henri I
(?) atelier dans la Sarre (1)
"CHANGEMENT DE DOMICILE. - M. KLEIN, FACTEUR DE PIANOS, Vient
de transférer ses ateliers de la rue Thévenot, n. 13 où ils étaient
précédemment, à la rue du Temple, n. 63 où ils sont actuellement. "
L'Indépendant, 02/10/1834, p.3
KLEIN
Joseph
(*1846)

KLEIN Henri
II
(°1872)
KLEIN Georges
(1930)
KLEIN Jean-Pierre
(?)
Il a aussi fabriqué des pianos pour:
BELHARTZ
(°?)(Montreuil) /
HENRY (°?)(Besancon)
/
WEINGARTNER
(°1849)(Paris)

EXPOSITION
"M. Klein, à Paris :
Pianos. L'un est à trois cordes et six
octaves et demi; l'autre à deux cordes et six octaves." (x1834)


|
Exhibition des produits
françaises, 1834 /
Médaille
d'Argent - Exposition Internationale du Havre,
1887
/
1 ère Médaille d'Or -
Exposition Universelle 1889
/
Diplôme de lère Classe - Exposition
Française de Londres,
1890 /
Médaille d'Argent - Exposition Universelle d'Anvers,1894 /
Médaille d'Or - XIII Exposition Internationale de Bordeaux, 1895 / Médaille d'Argent -
Exposition internationale de Bruxelles, 1897 / 1 ère Médaille d'Or -
Exposition Universelle de Paris,
1900 /
Diplôme d'Honneur - Exposition Coloniale Internationale de Paris, 1931 /
Médaille de la Société d'Encoura-gement à l'Art et à l'Industrie, 1938 /
Médaille du Cinquan-tenaire de la Foire de Paris, 1954 /
Médaille des Inventeurs au 7ème Salon International de Bruxelles,
1958 /
1 er Grand Prix Départe-mental des Métiers d'Art
Médaille de l'A.N.V.A.R. (Agence Nationale pour la Valorisation de la
Recherche), 1985

|
|
SCHMIDT Tobias
(1755 - 1831)
 |
1795 |

Pianos carrés, orgues,
Piano- Harmonicas
et Piano-violons

"Mon pianoforte file et enfle les sons à volonté, de sorte
que l'on entend le violon, la basse et l'alto; et moyennant une nouvelle
pédale, l'on peut jouer les morceaux de musiqu qui montent en six octaves
sur un piano de cinq octaves" (1795)(12)

TITRES
'Facteur de piano et clavecin'
(*1803-1804)(*1809)
'Harmoniste bréveté' (*1811)


Piano
carré entre 1790-1805, Château de Saint Bauzille
Piano
carré ca 1806, Collection de Maisons Lafitte
Piano
carré ca 1807, Collection de J. M. Renard
Piano
carré ca 18??, Collections du Musée de la Révolution, Vizille
Piano
carré n° 138 ca 1817, et
sa
signature, Cité de la Musique, Paris
Pour les détails et autres
photos voyez la page
de
MIMO en ce qui concerne la Cité de la musique

EXPOSITIONS
"M. SCHMIDT, rue du Pont de-Lodi, Pour avoir
fait le piano-harmonica, instrument avec clavier, qui rend des sons continus
comme les instrumens à cordes -et a archet; l'instrument de M. Schmidt a de
beaux sons, et il est susceptible de produire de grands effets lorsqu'il
sera parvenu à son dernier degré de perfection. " (*1806)
"Lors de l'exposition des produits de
l'industrie qui eut lieu aux invalides en 18oG, Schmidt,
facteur de piano à Paris, présenta un
instrument qui offrait la forme d'une longue caisse carrée. A l'une de ses
extrémités se trouvait un clavier avec un mécanisme de piano ordinaire; de
l'autre côté était un autre clavier destiné à faire mouvoir de petits
archets cylindriques qui faisaient résonner des cordes de boyau. Les sons
qu'on obtenait par ce mécanisme avaient l'inconvénient de ressembler à ceux
de la vielle, et ne répondaient pa', a l'intention de l'inventeur, qui
avait voulu imiter les instrumens à archets : cependant Schmidt obtint une
mention honorable pour ses efforts." Expo Paris 1806 (**1828)
"Le sieur Schmidt, mécanicien et facteur de piano, rue du Pont de Lodi,
inventeur d'une machine à l'aide de laquelle on peut descendre en mer et en
retirer tous les objets naufragés, a fait samedi l'essai de cette machine au
port de la Rapée. Il est descendu dans la Seine, renfermé dans un homme de
cuivre, et y est resté près d'une demi-heure. Il reçoit de l'air à volonté
par un canal qui est hors de l'eau, et qui est en communication avec lui par
un autre canal. Il entend ce qu'on lui dit et répond de même. Il a le
mouvement de la main et du bras très-libre. Il distingue très-bien tous les
objets. Enfin on ne peut qu'applaudir à son entreprise et l'encourager,
comme pouvant être de la plus grande utilité. Le sieur Schmidt se propose de
faire une expérience publique dans quelques jours; elle sera annoncée." (*1810)

BREVETS
Brevet de 1803: "Brevets
non publiés. Piano-harmonica, brevet de 5 ans délivré, en 1803, à M.
Schmidt." (x1838) - " En 1803, Tobias
Schmidt, facteur allemand, fixé à Paris, imagina un instrument à clavier
monté de cordes de boyau, dont la vibration était produite par un archet
continu, circulant immédiatement dans une direction transversale, au moyen
d'une roue à pédales et de poulies de renvoi. Schmidt attaquait avec
l'archet les cordes de deux façons; la première était de faire soulever, par
chaque touche, une petite cheville maintenue verticalement, et sur le bout
supérieur desquelles posaient les cordes, comme sur un chevalet. La seconde
consistait en un petit rouleau, mobile sur son axe, placé entre chaque corde,
vis-à-vis de l'archet, dont l'arête supérieure excédait un peu le plan des
cordes. Au-dessus de l'archet et vis-à-vis de chaque corde était un autre
petit rouleau, également mobile sur son axe, et qui était porté, par une
bascule assujettie, à se mouvoir avec la touche. En s'abaissant il faisait
fléchir l'archet, qui attaquait la corde correspondante sans pouvoir toucher
les voisines, garanties par les rouleaux inférieurs. Cet instrument, qui
portait le nom de Piano-Harmonica, n'était que du vieux neuf, car nous avons
vu que l'abbé Vogler en avait déjà donné l'idée, et les premiers essais en
ce genre furent ceux de Hohlfeld, de Berlin, en 1754; de Gesbrecht, de
Wetzlar, en 1779, et de Greiner, de Gorliz.", Pontecoulant, 1861
Brevet "14 octobre 1803. — Pour un instrument qu'il nomme Piano-harmonica,
par T. Schmidt, facteur de forte-piano, rue des Grands Augustins, n. 29
Paris. Terme 5 années."
Annales des arts et
manufactures: ou mémoires technologiques sur ..., Volume 24, 1806,
p.290-291
et toute la description dans:
Description des
machines et procédés spécifiés dans les brevets d'invention, 1818,
p.242-251 + image 57

GUILLOTINE
" L'histoire
rapporte que trois hommes travaillèrent à la mise au point de
la
guillotine : le docteur Guillotin
qui lui laissa son nom, le docteur Louis et un facteur de pianos du
nom de Tobias SCHMIDT qui en devint le fabriquant."

(*1847): L'histoire de la musique moderne p.188
- 189
 |
Stras-bourg

Paris |
?

9, cour du Commerce Saint-André (1792)(12)
rue Saint-André des Arts (1788-89)(*1789-90)(1)(3)(arr.6)
rue de Thionville au Musee (entre 1790 - 1805 ?)(arr.6)
(29), Rue des Grands Augustins (*1800-1801)(*1802)(*1803-1804)(*1805)(arr.6)
12, rue du Pont de Loti (1807)?
2, rue du Pont de Loti (**1806)(*1807)(*1808)(*1809)(x1810)(*1811)(arr.6)
20, rue des Bons Enfants (*1817)(1819)(*1820)(arr.1)
21, rue des Bons Enfans (*1822)(x1822)(x1823)(*1825)(x1825)(x1829)(arr.1)
9, rue des Bons-Enfants (1831)(10)(arr.1) |
 |
'Facteur de pianos'
Né en Allemagne (Nassau-Ussingen), autres souces parlent de Strasbourg
(*1997)(**1817)
Il obtient sa maitrise le 28.O9.1785 avec
J. J. LANGE.
"SCHMID (tobie), facteur de pianos, né a Usingen, dans
le duché de Nassau, en 1768, s'établit à Paris, en 1795, et se fit
connaître peu de temps après par diverses inventions et modifications du
piano, pour lesquelles il prit des brevets d'invention. La première de
ces iuventions consistait en un chevalet mobile qui, par la pression
d'une pédale, coupait les cordes dans la moitié de leur longueur, et
élevait tout à coup l'instrument d'une octave. La curiosité des
musiciens fut particulièrement excitée par un autre instrument qui fui
mis par Schmid à l'exposition des produits de l'industrie française, en
1806. Cet instrument avait la forme d'un carré long. A l'une des
extrémités se trouvait un clavier avec un mécanisme de piano
ordinaire qui agissait sur des cordes métalliques; de l'autre côté, il y
avait un autre clavier destiné à mettre en contact avec les cordes de
petits archets cylindriques, mis en mouvement par la manivelle d'une
pédale, avec des cordes de boyau placées au dessus des cordes métalliques.
Les sons obtenus par ce mécanisme avaient l'inconvénient de ressembler à
ceux de la vielle, et ne répondaient pas à l'intention de l'inventeur,
qui avait voulu imiter les instruments à archet. Schmid était un
mécanicien distingué; mais le son de ses pianos manquait de timbre et de
moelleux. Il est mort à Paris, en 1821."
Biographie
universelle des musiciens: et bibliographie générale ..., Volumes
7-8, François-Joseph Fétis, 1870, p.474
Pianos carrés, orgues
'PIANO- Harmonica'
(1803) et
'PIANO-violon'.
Pour voir les brevets originaux voyez le site
INPI
(13)

SCHMIDT Ch.
J. H.
(1855),
c'était son fils ou de famille ?

BREVETS (la suite)
Brevet de 1803:
"PIANOS DIVERS. Art DU FACTEUR D'INSTRUMENS A cordes. – Invent. – M-Tobias
Schmitt, de Paris. – An xii. – Le piano-harmonica imaginé par l'auteur, est
à clavier; il rend des sons continus comme les instrumens à cordes et à
archet; il a de beaux sons et est susceptible de produire de grands effets
lorsqu'il sera parvenu à son dernier degré de perfection. M. Schmitt a
obtenu un brevet de cinq ans pour cette invention, qui consiste
principalement dans des simplifications heureusement apportées au système
ordinaire des pianos. Il a supprimé les châssis des étouffoirs et le portant
général des marteaux. Dans son système chaque touche est un lévier
rectiligne dont l'extrémité postérieure porte le marteau dans une chappe.
Sur le même bras du lévier est vissé le pédicule de l'étouflbir. Le choc et
le recul des marteaux se font sans aucun renvoi et le mouvement de
l'étouffoir est aussi rapide que celui de la touche à laquelle il tient.
S'élevant avec elle, il s'abaisse avec elle il n'a plus besoin ni de ressort
ni de lévier, ni de châssis, ni de pilote. Moins sujet à se déranger que
l'autre', cet étoufibir est beaucoup plus aisé à réparer, un tour de vis à
droite ou à gauche le règle à l'instant. Toute la partie du clavier touches
étouffoirs et marteaux contenues dans le même châssis, se glisse ainsi qu'un
tiroir, et se fixe à sa place. Les marteaux n'ayant plus de renvoi attaquent
les cordes avec plus de précision et de sûreté les étouffoirs agissent avec
plus de promptitude. Les nouveaux pianos de M. Schmitt sont à deux et à
trois cordes. Les nouveaux pianos de M. Schmitt sont à deux et à trois
cordes. Dans les pianos l'archet est ordinairement d'une seule pièce mais
l'auteur, pour remédier à l'inégalité de sa flexibilité l'a partagé en deux
parties égales dont chacune attaque la moitié des cordes de tout le système
il a donné à l'archet ruban des cordes graves uue largeur double du ruban
des cordes aiguës. L'auteur A deux manières d'attaquer les cordes avec son
archet la première consiste à faire soulever par chaque touche une petite
cheville maintenue verticalement et sur le bout supérieur de laquelle pèsent
les cordes comme sur un chevalet. Chacune de ces chevilles suit le mouvement
de la touche qui lui correspond, et toutes les cordes soulevées au-dessus de
leur plan général sont aussitôt attaquées par l'archet. Par la seconde
manière, entre chaque corde et vis-à-vis l'archet, est un petit rouleau
mobile sur son axe dont l'arête supérieure excède un peu le plan des cordes;
au-dessus de l'archet et vis-à-vis de chaque corde est un autre petit
rouleau également mobile sur son axe et qui est porté par une bascule
assujettie à se mouvoir avec la touche. En s'abaissant, il fait fléchir
l'archet qui attaque la corde correspondante sans pouvoir toucher les autres,
qui se trouvent garanties par les rouleaux inférieurs. On remarque encore
une barre de bois ou de métal garnie de peau qui se pose légèrement sur les
cordes, pour leur faire produire une quinte ou une octave au-dessus du ton.
Chaque corde est maintenue sur le chevalet d'harmonie par une petite pointe
en laiton. Par-dessus ce chevalet, on en voit un autre de même forme qu'on
abaisse ou qu'on relève au moyen d'une pédale il sert à renfler ou à
syncoper les sons."
Dictionnaire chronologique et raisonné des découvertes, inventions,
1822-24, p.334 et
335
1809, mécanisme de SCHMIDT, facteur à
Paris - "Schmidt, facteur à Paris, construisit, en 1809, un piano
remarquable par sa précision et sa simplicité. Dans cet instrument, le
facteur avait supprimé les chàssis des étouffoirs et le portant général des
marteaux. Dans cette nouvelle organisation, chaque touche était un levier
rectiligne, dont l'extrémité postérieure portait le marteau dans une chappe
-, sur le même bras du levier se trouvait vissé le pédicule de l'étouffoir.
Le choc et l'échappement du marteau se faisaient sans aucun renvoi, et le
mouvement de l'étouffoir était aussi rapide que celui de la touche à
laquelle il tenait; il s'élevait avec cette touche et s'abaissait avec elle,
et n'avait plus besoin de ressort, ni de levier, ni de châssis, ni de
pilote. La suspension des châssis, des étouffoirs et de l'équipage compliqué
des marteaux, fut une réforme avantageuse." Pontecoulant, 1861

Un
autre (?) SCHMIDT,
'Facteur de clavecins' se trouvait dans 56, rue Galande
(arr.5)
en 1802

|
Mention honorable,
1806 /Jury d'admission, 1823
 |
1822 |
|
LAPLANCHE & DEFORGE |
1796 |



Pianos droits et pianos mécaniques
(20ème siècle) et éditeur

EXPOSITION
"La province est représentée par MM. Laplanche-Deforge de
Reims et Mayeur de Châlons-sur-Marne. M. Laplanche-Deforge a envoyé deux
instruments faits avec soin. "
L'Exposition de Troyes illustrée. Journal du Concours,
1860, p.28
 |
Reims

Succ. à Paris

Aussi une succur-sale à
Sedan (*1929) |
2, rue Chanzy (*1913)(arr.11)

51, rue Saint-Placide (*1929)(arr.6)

1, rue Thiers (*1922) |
 |
'Facteur de pianos'
et éditeur de musique
Dans le Livre 'Musiques
adresses de 1913, on peut trouver que la date de fondation de ce
fabricant est 1796. Mais de qui ils sont les successeurs????
LAPLANCHE &
DEFORGE
(*1862)
LAPLANCHE & FORTIN G.
(*1913), la marque de FORTIN, succ., Reims
FORTIN G. de
Reims
(*1922)(*1929), successeur au moins dès 1886
LAPLANCHE &
FORTIN à Reims a été bombardé vers 1940.
Une autre succursale à Charleville (*1913)
|
Liste des exposants, Troyes, 1860
 |
|
|
NADERMANN
Jean Henri
(1774 -
1835) |
1796 |

"NADERMANN Maître luthier facteur de harpe
ordinaire du service de la Reine rue d'Argenteuil Butte Saint Roch à
Paris. Octobre 1779"
 |
Paris |
rue du Chantre
Saint-Honoré (?)(arr.4)
rue de
Richelieu (1796) rue de la Loi (1799)(arr.1)
46, rue de la Loi (*1807)(arr.2)
46, rue de Richelieu (*1808)(*1809)(x1810)(x1820)(arr.1)
4, rue d' Argenteuil (*1825)(*1828)(arr.1)
45, rue d' Argenteuil (*1811)(*1812)(1827)(***1828)(1830)(arr.1) |
 |
Facteur de pianos et harpes
Il venait de Driburg (Paderborn), Westphalia. Sa veuve était aussi
marchand de musique (*1811)
NADERMANN, Veuve
(*1808)(*1811)
NADERMANN, Veuve et Fils
(?)
NADERMANN
Frères (1827)
NADERMANN
Ainé
(***1828)(1830):
(Francois-Joseph
Nadermann)
était
aussi compositeur et éditeur de musique. Et l'ami de
LENTZ. |
Médaille
d'argent, 1823 /
Médaille
d'argent, 1827
 |
1820 |
|
LEMMÉ Charles
(1769 - 1832)

PeriodPiano |
1799 |




Pianos carrés (six
octaves) (1819), pianos
à queue, double clavier, pianos droits (1827) et harpes
  
LEMME par MONTAL
"(...) suivant un article de la Gazette Musicale de Paris1,
un facteur de Brunswick, nommé Lemrae, grand-père de Charles Lemme, facteur
de Paris, ayant à expédier, en 1771, un piano à Batavia, craignit qu'une
table ordinaire ne pût résister aux variations de la température dans un si
long voyage. Il colla alors deux tables de sapin l'une sur l'autre, de
manière à ce que les fibres de chacune, posées transversalement, se
prétassent une résistance mutuelle. Mais il est probable que nos facteurs
n'ont point eu connaissance de cet essai et qu'ils doivent leurs idées à
leurs propres investigations."
  
"LEMME (Charles), naquit à Brunswick en 1769, et travailla longtemps à la
fabrication des pianos dans les ateliers de son père. Vers l'année 1799, il
alla se fixer à Paris, et s'y fit connaître comme un bon facteur de second
ordre; car ses instruments, d'un prix moins élevé que ceux d Érard et de
Freudenthaler ou de Petzold, ne furent jamais recherchés par les artistes ni
par les amateurs distingués. Cependant il en faisait un grand commerce dans
les provinces et à l'étranger, particulièrement en Amérique, et ses travaux
pendant plus de vingt cinq ans lui acquirent une fortune honnête. Déjà
il avait cessé de travailler et jouissait de son indépendance, lorsqu'un
nouveau système de musique et de construction de pianos vint le préoccuper
et le fit rentrer dans la fabrication de ce genre d'instruments. Il exposa
ses vues dans un petit ouvrage qui a pour titre : Aokvelle méthode de
musique et gamme chromatique, qui abrège le travail et rétude de la musique;
de onze douzièmes on l'a riduite à un douzième; inventée et publiée par
Charles Lemme; Paris, imprimerie de Firmin Didot, 1829. Brochure in-8° de 19
pages, avec un cahier de 10 planches in-4° obi., et un grand tableau. Le
titre de cet opuscule ne promettait pas un ouvrage bien écrit; mais le fond
était beaucoup plus singulier que la forme. Lemme ne s'était pas seulement
proposé la réforme de la construction des pianos, mais celle de toute la
musique. J'ai donné une longue analyse de son système dans le 5e volume de
la Revue musicale (p. 49 et suiv.) : je vais en présenter ici un aperça pour
ceux qui n'ont pas cet ouvrage. Lemme, choqué par l'apparente irrégularité (le
la disposition des touches sur le clavier, ou plutôt ayant eu entre les
mains l'ouvrage de Rohleder, et voulant réaliser son système de réforme du
piano, en fabriqua où ce clavier était divisé par des touches blanches et
noires qui se suivaient alternativement et dans un ordre régulier, depuis la
note la plus grave jusqu'à la plus aiguè. Il ne s'était pas aperçu de
l'inconvénient qui résulte précisément pour l'œil de cette régularité de
disposition, l'exécutant ne pouvant plus discerner les notes au milieu de
toutes ces touches qui ne sont point distinguées par groupes, comme dans les
claviers ordinaires. D'ailleurs, des instruments construits de cette manière
auraient changé complètement l'art de jouer du piano, et auraient donné lieu
à un nouveau système de doigter fort difficile. Les réformes de Lemme dans
le système de la musique destinée au piano n'étaient ni moins radicales, ai
moins embarrassantes. Il y conservait la différence des rondes, blanches,
noires, etc., pour les valeurs des sons; mais, ayant supprimé les dièses,
bémols et bécarres, il ne roulait indiquer les notes que par les touches
blanches et noires, et il se servait pour cela de blanches un peu plus
grosses que les blanches ordinaires, et de noires également plus fortes que
les autres noires; en sorte que telle note, dont la valeur ne doit être que
celle d'une noire, était représentée souvent dans son système par une
blanche distinguée seulement par la dimension, tandis qu'une blanche l'était
par une noire. Il y avait beaucoup d'autres inconvénients, dont on peut voir
le détail dans l'analyse" (*1876)
 |
Paris |
39, rue du
faubourg Saint-Martin (1808)
rue Montmartre en face des diligences (arr.2)
18, rue de Bondy (x1810)(arr.10)
133, rue Montmartre (*1812)(arr.2)
41, rue Sainte Avoie (*1816)(*1817)(arr.4)
63,
rue Sainte Avoie (1817)(10)(arr.4)
7, rue d'Orléans (1819)(*1820)(*1822)(x1822)(x1823)(*1825)(x1825)(1828)(x1829)(arr.1)
Dépot: 8,
rue Castiglionne
(1824)(x1825)(1827)(arr.1)
2, Place des Victoires, dès (*1832)(*1850)(arr.1) |
 |
'Facteur de pianos et harpes', né à Brunswick,
travaillait chez son père avant de s'établier à Paris.
Charles LEMMÉ était le compagnon
d'Ignace
PLEYEL
(°1807)
avant de commencer pour lui-même, c'était entre 1805
et 1807.
  
EXPOSITIONS
"Quatre pianos ont été présentés par M. Lemmé; le jury a reconnu qu'ils ont
une très-bonne qualité de son. Les ateliers de ce facteur sont bien montés
et ses instrumens recherchés (662)." Expo 1823 (***1825), p.169
"M. LEMMÉ, (Charles) rue d'Orléans, n.7, au Marais. Pour plusieurs
pianos, dont un à queue double." Expo 1827
"On s'occupe beaucoup de perfectionner les pianos; nos premiers facteurs
d'instrumens font de l'étude de celui-ci le principal objet de leurs
méditations. Nous croyons surtout devoir mentionner M. Charles Lemmé qui
dans la douzième salle et sous le numéro 1019, a exposé un grand piano à
queue d'une nouvelle invention, qu'il a nommé
double piano
ce sont véritablement deux pianos l'un sur l'autre, dont celui de
dessous par le moyen d'une pédale, fait l'octave en dessous ou la
contrebasse, de manière que tout l'instrument joue en octave; ce qui
double la force de l'instrument et qui produit un effet admirable. Cette
invention est toute nouvelle et d'une grande importance pour la musique;
par la suite elle rendra cet instrument plus propre au grand orchestre.
Cette amélioration dans la facture des pianos fait le plus grand honneur
à M. Charles Lemmé, dont les magasins sont situés rue d'Orléans, n. 7 au
Marais, et rue Castiglionne n. 9" Expo
Le Figaro, 02/09/1827, p.502
  
INFO
Grand article dans la
Revue Musicale de 1829, p. 50 -56
  
PUBLICITÉ
 "Ils viennent d'obtenir de Paris un dépôt d'excelens Forte-Piano, de M. Lemmé,
facteur, breveté. M. Mansui et tous les premiers maîtres de la capitale font
le grand cas de ces instrumens, qui joignent la bonté à la solidité. Ces
pianos admis à la salle des progrès des arts ont obtenu un suffrage général."
Journal de Toulouse, 06/01/1821
 "MM. Louis Meissonnier aîné et compagnie, viennent de recevoir un assortiment
d'excelens pianos de M. Lemmé, facteur breveté. Ces instrumens, d'une forte
harmonie, réunissent la bonté et la solidité; ces pianos, admis à la salle
d'exposition des progrès des arts, ont obtenu un uffrage général."
Journal de Toulouse, 30/07/1821
"Lemme (Charles), Pianos, rue d'Orleans, n°. 7, au Marais. - Est avantageusement connu pour la confection des pianos en tous genres et de
toutes dimensions; on le cite surtout pour la justesse, l'élégance et la
solidité qu'il apporte dans leur exécution. On trouve aussi dans les
magasins de M. Lemmé des pianos verticaux, que l'on peut regarder, en
quelque sorte, comme des modèles en ce genre, tant pour le fini du travail,
qu'à raison des sons harmonieux qu'ils produisent."
Bazar Parisien,
ou Annuaire raisonné de l'industrie des premiers artistes et ..., 1821,
p.
331
"Charles
Lemmé continue toujours la fabrication des pianos et harpes, dans sa maison,
rue d‘Orléans, n° 7. au Marais. Pour la commodité du public, il a établi un
magasin rue de Castiglione, n°. 8, où les produits de sa fabrique seront
vendus aux mêmes prix et avec les mêmes garanties. Outre les huit
différentes grandeurs de pianos carrés, il fait aussi des pianos verticaux
et à queue d'une nouvelle forme, d'un jeu facile, d'une harmonie et d'une
solidité inconnues jusqu'à ce jour. Il loue aussi, dans ces deux
établissemens, des pianos, harpes et autres instrumens de musique. Il fait
des envois en province, et délivre ses prix courans gratis."
Le constitutionnel:
journal du commerce, politique et littéraire, 1824, p.147
  
'Inventeur brévêté du double fortépiano' (*1850)(*1867) p. 266
  
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Jury d'admission, 1823 / Mention honorable, 1827
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(*1770): 'L'Avantcoureur:
feuille hebdomadaire', 1770, p.149
(*1780): 'Affiches,
annonces et avis divers', 1780, p.2554
(*1782): 'Affiches, annonces
et avis divers', 1782, p.124
(*1783): 'Almanach
musical', Minkoff Reprints, 1783
(**1783):
'Affiches, annonces et avis divers', 1783, p.2760
(*1786): 'Affiches,
annonces et avis divers', 1786, p.2147
(*1788): 'Calendrier musical
universel', Minkoff Reprints, 1788
Volumes
9-10, 1788
(*1789-90): 'Tableau général du commerce, des
marchands, négocians, armateurs de la France, de
l'Europe, & des autres Parties du Monde: Connu
ci-devant sous le nom d'Almanach général du
Commerce', 1789 & 1790
(*1790): 'Journal
de Paris', 1790
(*1800-1801): 'Almanach
du commerce de Paris', 1800-1801, p.94
(*1802): 'Almanach
du commerce de Paris', Duverneuil, 1802, p.83-84
(*1803-1804): 'Almanach
du commerce de Paris', Duverneuil, 1803-1804,
p.78-79
(*1805): 'Almanach
du commerce de Paris, des départements de l'empire français et
des ', 1805, p.58-59
(*1806): 'Rapport
du jury sur les produits de l'industrie française',
présenté à S. E. M. de Champagny, ministre de l'intérieur,
précédé du procès verbal des opérations du jury', 1806
(**1806): 'Almanach
du commerce de Paris', Duverneuil, 1806,p.178-179
(*1807): 'Almanach
du commerce de Paris', Duverneuil, 1807, p.160-161
(*1808): 'Almanach
du commerce de Paris', Duverneuil, 1808, p.164-165
(*1809): 'Almanach
du commerce de Paris, des départements de l'Empire français, et de ',
1809
(*1810): 'Le
journal des arts, des sciences et de la littérature',
Volume 29, 1810
(x1810): 'Almanach
du commerce de Paris', Duverneuil, 1810, p.238-239
(*1811): 'Almanach du
commerce de Paris, des départemens de l'empire français et des ', Jean de La Tynna,
p.259 - 260
(*1812): 'Almanach
du commerce de Paris', Duverneuil, 1812, p.253-254
(*1816):
Almanach des 25 000 adresses de Paris pour
1816
(*1817):
'Almanach
des 25000 adresses des principaux habitans de Paris ', D. H., Henri Wissemans, Panckoucke, 1817
(*1819): 'Rapport
du Jury central sur les produits de l'industrie française: présenté à S.E.M.
le comte Decazes ... ministre secrétaire d'état de l'intérieur', Paris
(France). Exposition des produits de l'industrie française, 1819. Jury
central, Louis Costaz, l'Imprimerie royale, 1819
(*1820): 'Almanach
du commerce de Paris, des departemens de la France et des ',
1820
(x1820): 'Almanach
des 25.000 Adresses des principaux habitans de Paris',
Volume 2, Henri Dulac, 18
(*1822): 'Bibliographie
musicale de la France et de l'étranger, ou, Répertoire générale systématique
de tous les traités et oeuvres de musique vocale et instrumental: imprimés
ou gravés en Europe ', France, César Gardeton, Chez Niogret,
1822
(x1822): 'Almanach
du commerce de Paris', Duverneuil, 1822, p.447
(x1823): 'Almanach
du commerce de Paris', Duverneuil, 1823, p.351
(x1825): 'Almanach
du commerce de Paris', Duverneuil, 1825, p.137
(*1825): 'Rapport
du Jury d'admission des produits de l'industrie du Département de la Seine à
l'Exposition du Louvre en 1823', Louis-Etienne-François Héricart
de Thury, C. Ballard, 1825
(**1825): 'Pensées
d'un bon roi . Recueil de notes historiques, présenté à S. A. R. Mgr le duc
de Bordeaux, année 1824, 1re du règne de Charles X', par Gorjon, 1825
(***1825): 'Rapport
du Jury d'admission des produits de l'industrie du Département de la
Seine à l'Exposition du Louvre en 1823',1825
(*1828):
'Rapport du
Jury d'admission des produits de l'industrie du Département de la ', Louis-Etienne-François Héricart de Thury (vicomte)
(**1828): 'Revue
musicale', Volume 3, 1828
(***1828): 'Almanach
national: annuaire officiel de la République française', Houry, 1828
(x1829): 'Almanach
du commerce de Paris', Duverneuil, 1829, p.142
(*1832): 'Annuaire
des artistes français', Guyot de Fere, 1832
(**1832): 'Recueil
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Volume 22, 1832
(***1832): 'Almanach
des 25000 adresses des principaux habitans de Paris', 1832
(*1834): 'Gazette
musicale de Paris', Volume 1, 1834
(**1834): 'L'industrie
... recueil ...: Exposition des Produits de l'industrie en 1834',
Stéphane Flachat
(x1834): 'Recueil
industriel, manufacturier et commercial, de la salubrit ',
Volume, 1834
(y1834): 'Mémorial
encyclopédique et progressif des connaissances', Volumes 4-5,
François Malepeyre, 1834
(*1835): 'Almanach
des 25000 adresses des principaux habitans de Paris', Panckoucke, 1835
(**1836) :
'Agenda
musical pour l'année 1836: contenant tous les renseignements utiles aux
amateurs de musique et aux artistes', Volume 3, 1836
(*1837): 'Agenda
musical', Paris, 1837
(x1837): 'Biographie
universelle des musiciens et bibliographie générale ', Volumes 3-4, François-Joseph Fétis, 1837
(x1838): 'Le
guide des artistes; ou, Répertoire des arts et manufactures', J.
R. Armonville, 1838
(*1839): 'Industrie
Francaise rapport sur l'exposition de 1839', Jean B.A.M.
Jobard, 1839
(**1839): 'Rapport du Jury Central,
Exposition, des produits de l'Industrie Française en 1839', M. Savart,
rapporteur, 1839
(xx1839): 'Revue
de Paris', Louis Désiré Véron, 1839
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