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Les marques des pianos français

1700 à 1799

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Nom & Liens

Date de fond.

Logo / Signature

Ville

Adresses

Quantité de pianos

Commentaires

Médailles

 

Fin

 

           
  1710

Les précurseurs de 1710 à 1780 avec la naissance du pianoforte

 

 

 

   

MARIUS

'clavecin brisé'

1716

"Déjà, en 1716, un facteur de Paris, nommé Marius, avait présenté à l'examen de l'Académie des Sciences deux clavecins dans lesquels il avait substitué des petits marteaux aux » languettes pour frapper les cordes. Doux ans après, Christoforo, Florentin perfectionna cette invention et fit le premier piano qui a servi de modèle pour ceux qu'on a faits depuis alors; mais il paraît que les premiers essais de ce genre furent reçus froidement, car ce n'est que vers 1760 que Stumpf, en Angleterre, et Silbermann, en Allemagne, curent des fabriques régulières, et commencèrent à multiplier les pianos. En 1776, MM. Erard frères fabriquèrent les premiers instrumens de cette espèce qui aient été construits en France; car jusque-là on avait été obligé de les faire venir de Lon dres." (*1834)

Paris

?

 

Jean MARIUS, qui, en 1716, présenta à l'Académie des Sciences  Paris, quatre plans d'instruments du même genre, les appelait clavecins à maillets.

Première mécanique avec marteaux sur pianoforte. Un Florentin, nommé Cristoforo, construisit le modèle d'un véritable piano; mais son invention fut froidement accueillie, comme celle de Marius

"Mécanique de piano, de Marius. - On a vu que le facteur Marius soumit à l'approbation de l'Académie des sciences, en 1746, le modèle de ses « clavecins à maillets », dont la mécanique était disposée comme ce modèle. — Marius qui, vraisemblablement, vécut de 1670 à 1730 environ, était doué d'un génie fort inventif : c'est à ce facteur qu'on doit les parapluies et les ombrelles à imanche qui se replie. " Le musee du Conservatoire national de musique : catalogue descriptif et raisonne, 1884

 

   
SILBERMANN Godefroi

(1683-1753)

1727

Bach Concerto  Vivaldi BWV 972 Baumont harpsichord, un instrument Allemand copie Silbermann Antonio Soler Fandango Andreas Staier instrument copie de l'école Silbermann

Piano à queue de 1776, SILBERMANN Johann Heinrich, Berlin, Staatliches Institut für Musikforschung, Allemagne

"On croyait jusqu'à présent que Mozart s'était servi, pour ses composisitions, d'une épinette ou d'un clavecin, et quelques portraits et gravures qui représentent le grand artiste et sa soeur Annette jouant du clavecin ont pour beaucoup contribué à répandre cette opinion. Mais déjà Rubinsiein a déclaré que l'orchestration des concertos que Mozart a écrits pour le piano et ses compositions pour cet instrument seul prouvent qu'il a dû connaître le piano pourvu du mécanisme de nos instruments modernes. C'est en effet en 1726 que le célèbre facteur Silbermann commença la fabrication des pianos à marteaux que Schroeter avait inventés, et du temps de Mozart les pianos de Silbermann étaient déjà assez répandus, surtout dans les cours où l'enfant prodige se fit entendre. Nous savons d'ailleurs que Frédéric II de Prusse posséda un superbe piano de Silbermann, devant lequel il fit asseoir J. S. Bach lors de la fameuse visite du cantor à Berlin. Les doutes à ce sujet sont dissipés par un document qui est parvenu à notre connaissance et qui contient l'inventaire de la pauvre succession de Mozart. Dans cet inventaire sont mentionnés un « forte piano avec pédale », estimé 80 florins, et « un billard couvert de drap vert», estimé 60 florins. Or, le mot forte piano désignait d'abord en Allemagne les pianos de Silbermann; ce n'est qu'au XIXe siècle que les Allemands ont commencé à se servir du mot piano forte, qui est actuellement hors d'usage et remplacé par le mot clavier quand il s'agit du piano moderne. " Le Ménestrel, 08/10/1899, p.325

Stras-bourg ?

'Facteur de Forte-pianos et orgues'

Godefroi SILBERMANN de Freyberg inventa un clavecin particulier qu'il nomma clavecin d'amour. Outre le sautereau ordinaire, il avait un mécanisme semblable à celui du clavicorde. (*1836), p.205-206

C'est celui qui donne le premier au pianoforte une exploitation industrielle.

À partir de 1726, le facteur d’orgues et de clavecins Gottfried Silbermann s’intéresse de plus en plus à la construction de pianofortes, dont il améliore le principe emprunté à Bartolomeo Cristofori. Lors d’une visite à Frédéric le Grand, en 1747, Johann Sebastian Bach joue tous les instruments à clavier en possession du roi de Prusse, dont plusieurs Silbermann. Bach se montre enthousiaste au sujet des améliorations techniques constatées. Il jouera également du pianoforte lors d’un concert donné au Café Zimmerman de Leipzig. Les instruments de Silbermann ont une sonorité raffinée et délicate, excellente pour l’interaction avec d’autres instruments.

SILBERMANN Johann Heinrich (1727-1799)

Andréas SILBERMANN (1776 - 1734)

"Henri Silbermann, frère d'André fils, a fait le premier, sur le continent de l'Europe, des pianos à marteaux revêtus de peau, plus estimés que ceux de Stein à Ratisbonne." Notices historiques, statistiques et littéraires sur la ville de Strasbourg, 1819, p.361

Gottfried Silbermann und die hammerflügel für den Preussischen Hof in Potsdam (pdf)

   
HEMSCH - VATER 1728

Clavecin ca 1761, Cité de la Musique, Paris

Pour les détails et autres photos voyez la page de MIMO

Paris ?

'Facteurs de clavecins'

Jean-Henri HEMSCH était né en 1700, près de Cologne (Allemagne), et meurt en 1769 à Paris. Il fut un des plus célèbres facteurs de clavecins parisiens de son temps.

De son vrai nom Johann Heinrich HEMSCH, il installa en France en 1728, et travailla dans l'atelier du facteur Antoine VATER (1715–1759), aussi un allemand émigré.

  1734
Jean Henri HEMSCH

(1700 - 1769)

Musée de la Musique - Paris

1734

Ils existent aujourd'hui encore cinq instruments:

Museum of Fine Arts à Boston un de 1736.
Henri Hemsch 1761, Musée de la Musique à Paris

Pour les détails voyez la page de MIMO en ce qui concerne la Cité de la musique

Autres sources racontent qu'il était fondé en 1740 (2)

Paris Rue Quincampoix (1761-76)(arr.3)(3)

'Facteur et restaurateur de clavecins', le même de le dernière

HEMSCH travailla ensuite pour son propre compte, en association avec son plus jeune frère Guillaume (Wilhelm). Ses clavecins sont typiquement français et comparables en qualité à ceux de la famille BLANCHET - TASKIN. (Wikipedia)

Vers 1887 TOMASINI, un facteur de pianos à Paris utilisait son clavecin comme exemple pour ses clavecins nouveaux.

   
BLANCHET Nicolas

(1660 - ?)

Chateau de Thoiry

1750
Paradisi Paradies Sonata VI Part2 Toccata Dantone, sur un copie clavecin de Blanchet (Ch.d. Thoiry), faites par Olivier FADINI Domenico Scarlatti Sonata K49 Dantone harpsichord, Scarlatti K49,
(Olivier FADINI after Blanchet 1733-photo)
stradivarius
Paris 167, rue de la Verrerie (?)(3)(arr.4)

26, rue d'Hauteville (?)(arr.10)

12, rue de Bellefond (1818)(10)(arr.9)

17, rue faubourg Montmartre (x1825)(arr.9)

10, boulevard Poissonnière (x1829)(arr.9)

 

'Facteurs de clavecin'

Nicolas BLANCHET  est le premier qui s’installe à Paris, facteur de clavecins et d’épinettes. Le plus célèbre de ses fils : François-Étienne BLANCHET (Paris, 1695 - 1761). Le fils de ce dernier, également nommé François-Étienne BLANCHET (vers 1730 - 1766), continua l'affaire familiale. Une sœur épousa Armand Louis Couperin. Il eut comme apprenti Pascal-Joseph TASKIN. Après la mort de son patron, ce dernier épousa sa veuve et reprit l'atelier.

BLANCHET Armand François Nicolas (1763 - 1818) voyez ci-dessous, père de Nicolas BLANCHET, l'associé de ROLLER Jean (°1826)(10) sous le nom ROLLER & BLANCHET, et puis le petit-fils d'Armand, et le fils de Nicolas: BLANCHET Pierre Armand Charles (1818 - ?) qui fonde sa maison en 1852

"Un petit-fils de F. E. Blanchet, Armand-François-Nicolas, né en 1763 (sic), s’occupa de bonne heure de la facture et de l’accord des clavecins; lorsqu’il publia en l’an IX une méthode abrégée pour accorder le clavecin et le forte-piano, il était établi rue de la Verrerie, 167, ce qui fait supposer qu’il avait repris la maison laissée à Taskin par son grand-père A. F. N. Blanchet et, à sa mort (18 avril 1818, son fils Nicolas) qui devint ensuite l’associé de Roller dans la fabrication des pianos, prit sa succession." (3) Constant Pierre

 

 

1826

TASKIN

Musée de la Musique - Paris

1750

"Pascal TASKIN, Facteur
de Clavesins & Garde des Instruments
de Musique du Roi, Eleve & Succes-
seur de M. Blanchet, demeure
Même Maison, rue  de la Verrerie,
vis-à-vis la petite porte de S. Merry,
à Paris"

Piano de TASKIN de 1790 est à visiter à Versailles, le Chateau

Paris

rue de la Verrerie (*1788)(arr.4)

42, rue Croix des Petits Champs (*1812)(arr.1)

4, rue faubourg Montmartre (*1822)(arr.9)

 

Pascal-Joseph TASKIN I (* vers 1723 à Theux, Belgique - † février 1793 à Versailles) fut un facteur de clavecins établi à Paris.

Pascal-Joseph TASKIN II (* 1750 - † 1829) était le fils du précédent et fut également facteur de clavecins à Paris, mais aussi déjà 'facteur de pianos'.

La fondation est en 1750; elle est due à Pascal TASKIN, garde des instruments de la musique du roi Louis XV.

TASKIN reconnut la grande qualité musicale des instruments flamands des Ruckers et Couchet, ce qui ne l'empêcha pas de les soumettre à de profonds ravalements qui parfois ne conservaient de l'instrument original que la table d'harmonie, afin de les adapter à l'esthétique musicale de son époque. Très souvent, cette opération avait aussi pour but d'élargir l'ambitus de l'instrument. Les clavecins faits par TASKIN sont largement copiés par les facteurs d'aujourd'hui.

Dès 1777, Pascal Joseph Taskin construit des pianos en forme de clavecin et des pianos carrés.

Il y a un Pascal TASKIN en 1822 comme  Professeur de piano, 4, rue Faubourg Montmartre (*1822)

Plus tard: BLANCHET

 

   
GOERMANS Johannes

(v.1703 - 1777)

1754   Paris rue de la Verrerie (1745-1751)(arr.4)

rue des Fossés Sant-Germain des Prés (1751-1777)(arr.5)

rue Férou (1777)(arr.6)(6)

 

Facteur de clavecins"Jacques Germain, dit Goermans; il imagina, en 1781, d’après le procédé employé par Cousineau pour la harpe, un clavecin à 21 touches par octave" (3) Constant PierreIl venait de la ville de "Galdere, frontière de Brandebourg", région à la frontière des Pays-Bas, dépendant de la Prusse au XVIIIe siècle.
Le 10 juin 1730, il épousa à Paris Jeanne-Lucie Delbourse, fille d'un bourgeois de Condé-sur-Escaut. Il avait pour témoins les facteurs de clavecin Jacques et Jacques-Guillaume Bourdet, et l'organiste Joachim Gigault

Jean GOERMANS eut sept enfants. Un de ses
filless Marie-Thérèse-Victoire, née en 1749, épousa le facteur de clavecin Jean-Liborius Hermès, compagnon de Goermans père.
Un de ses fils Jacques, né en 1740, facteur de clavecin, fut reçu maître-facteur en 1766.On le retrouve aussi comme facteur de piano sous le nom de 'Jacques Germain' Infos données par D. Girard

 

   
 

1759

 

Paris

    Le pianoforte fait sa première apparition à Paris.    
BARBERINI Jacques 1770   (Grenoble)

(Lyon)

Paris

?

rue de la Verrerie (1783 - 1788)(3)(arr.4)

'Facteur de fortepianos'

"De 1783 à 1788 : Jacques Barberini, rue de la Verrerie 1783-91, où il tenait des forte-Piano anglais des meilleurs auteurs" (3) Constant Pierre

   

MERCKEN Johannes Kilianus

(1743 - 1819)

1770

 

Ci-dessus un forte-piano de MERCKEN de 1782 décoré vers 1800 de plaques de verre églomisé de Rascalon.

La planche du forte-piano MERCKEN de 1784

La planche du forte-piano MERCKEN de 1805

La planche du forte-piano MERCKEN de 1809

Le plus ancien piano carré connu de Mercken de 1770
Johannes Kilianus Mercken - Paris Fecit 1770


Johannes Kilianus Mercken Parisiis fecit rue du Chantre près le Louvre

Johannes Kilianus Mercken Parisiis fecit 1793 Rue St. Honoré près celle du Roule n° 276

1805 Johannes Kilianus Mercken Parisiis fecit rue St. Honoré entre celles de Roule et de l'arbre sec, n° 89

22 pianos répertoriés dont 14 actuellement localisés:

Piano carré de Mercken de 1770 dans le Musée National des Techniques (Conservatoire National des Arts et Metiers), Paris
Forté-piano de 1785 et sa signature, Musée de la Musique, Paris
Collections privées

Pour les détails et autres photos voyez la page de MIMO en ce qui concerne la Cité de la musique

(9): Bibliographie :
« J. K. Mercken premier facteur parisien de forte-pianos »
MC et JF Weber, Delatour France 2008. Un CD joint au livre enregistré sur deux instruments de Mercken (1791 et 1809)

Paris

Hôpital royal des Quinze- Vingts (date?)(9)

rue du Chantre (1780-1789)(*1789-90)(9)(*1783)(arr.4)

666, rue St Honoré (devenu n°276)(1791)(9)(arr.1)

267(sic), rue Saint-Honoré (*1800-1801)(arr.1)

276, rue Saint-Honoré (1791)(9)(*1803-1804)(*1805)(9)(arr.1)

89, rue Saint-Honoré (1805)(9)(**1806) (*1807)(*1808)(arr.1)

Vers 1807-1808 chez son gendre EIGEN-SCHENCK 42, rue d’Anjou à Versailles (9)

 

"Premier facteur parisien de forte-piano, originaire d’Allemagne, s’installe à Paris comme facteur vers 1767 dans un lieu privilégié.

Membre de la communauté rénovée des Tabletiers Luthiers Eventaillistes en 1776 puis élu comme dernier syndic de cette communauté en 1789.

Après 1789, Mercken n’est plus mentionné comme facteur de clavecins, mais comme facteur de forte-pianos, seul type d’instrument qu’il semble avoir construit.

Il forma un élève, Paul Guillaume DACKWEILLER (1750-1801)

Le clavier d’un forte-piano de 1782 a été décoré vers 1800-1810 de plaques de verre églomisé d’Antoine Rascalon

Son gendre
BECKERS (°1807) facteur de harpes lui succéda vers 1807 rue St. Honoré puis rue du Roule n° 3 en 1818" (9)

"BECKERS, FACTEUR DE PIANOS ET DE HARPES,GENDRE ET SUCCESSEUR DE M. MERCKEN, RUE DU ROULE, N° 3, A PARIS. - Cette maison est connue avantageusement depuis plus de cinquante ans, à dater de l'établissement de M. Mercken et chacun lui accorde une confiance entière, connaissant la probité avec laquelle on traite dans cette maison, et étant persuadé qu'il est impossible de trouver, dans aucun Magasin, des Instruments mieux perfectionnés, qui aient une harmonie plus belle, et qui charment davantage, que les Pianos et les Harpes de M. Beckers, les amenant à sa volonté au plus haut degré d'harmonie et de solidité, par un procédé qui lui est seul connu, et se faisant une loi de confectionner lui-même l'intérieur de ses Instruments; c'est à quoi il s'est appliqué dès sa plus grande jeunesse, et y passe encore ses veilles, persuadé qu'il n'est que ce moyen qui lui a mérité la confiance des personnes de la plus haute distinction, ainsi que des premiers artistes de la capitale, qui se sont fait un plaisir de faire valoir ses Instruments…" Archives Nationales, F 12/991 n°1296, 1823

"Mon père en quittant la capitale peu retourner à Cavaillon, où il était notaire apostolique, emporta parmi son bagage un piano carré, à deux cordes, à pilotes, à deux registres que lion faisait agir avec la main gauche quand on voulait mettre la sourdine ou lever les étouffoirs. Les grandes touches de ce piano sont noires, et les petites, celle des dièses, blanches; tous les clavier des orgues, des épinettes, des clavecins, des pianos, étaient alors ainsi disposés. Ce piano, le premier qui ait paru, qui ait sonné dans le midi de la France; le premier que j'aie vu, entendu, touché, porte cette inscription, dont l'orthographe allemande est restée dans ma mémoire : Johannes Kilianus Mercken, Parisiis, 1772. Cédé en 1804, pour la modique somme de 60 fr., à Fialon, trompette juré de la ville d'Avignon, musicien universel et corniste excellent, ce piano vétéran existe encore après soixante-sept ans d'honorables et rudes services. Mon père le tenait d'un peintre nommé Petters, homme, de talent, amateur distingué, dont le nom figure au bas de plusieurs belles estampes. Ce piano, portant la date de 1772, n'était certainement pas le premier qui sortait des ateliers de Kilianus Mercken. Les historiens du piano se trompent en imprimant que la fabrique de pianos établie à Paris, en 1778, par les frères Érard, est la première qui ait existé dans cette capitale. Les descendais de Kilianus Mercken sont encore facteurs de pianos à Paris."   'Revue de Paris', Louis Désiré Véron, 1839, p.194

   

KETTENBONVEN Pierre

1772

 

Lyon ?

? 'Facteur de clavecins et fortepianos' (1)    
MALADE Jean-Jacques 1774   Paris rue Bourbon-Villeneuve (1775-79) (3)(arr.2) Facteur de clavecins et pianos (1)

"Malade, rue Bourbon-Villeneuve (1775-79), sa veuve tenait la maison en 1783" (3) Constant Pierre

   
DEDEBANS Jean-Marie 1775   Paris  

rue de l'Eperon (1775-89)(3)(*1800-1801)(*1802)(*1803-1804)(*1805)(arr.6)

26, Parvis Notre-Dame (*1806)(*1807)(*1808)(arr.4)

 

Facteur de clavecins et pianos

"Jean-Marie Dedeban(s) fit ensuite des pianos" (3) Constant Pierre

 

1789 (1)

HERMES Jean Liborius

(1765 - 1848)

1775   Paris rue du Colombier  (1775-83)(arr.6)

 rue des Saints-Pères (1788)(arr.6)

Facteur de clavecins et pianos

Jean Hermes, adjoignit à sa fabrication, en 1777, celle des pianos" (3) Constant Pierre

 

1783 (1)

MARTIN 1776   Paris 79, rue de Seine (*1897)(*1922)(arr.6)

Facteur de pianos et harpes

L. HENRY & E. MARTIN (?)

MARTIN Edouard (1855)

MARTIN Jules (1855-1867)

MARTIN Alexandre (*1896)(*1907)

  après 1929
FOUCAULT Arnaud-François 1777   Paris rue Plâtriere (1777)(arr.1)

Facteur de clavecins et pianos (1)

   
PÉRONARD Balthasar François

(1760 - 1789)

 

1777

Dès 1807: 'Accordeur de piano' (*1807)(*1808)

Piano carré ca 1784, et sa signature, Cité de la Musique, Paris

Pour les détails et autres photos voyez la page de MIMO

Paris  

rue Poisson-nière (1777)(arr.9)

rue Meslay (après 1780) (arr.3)

350, rue Saint-Martin (*1802)(arr.3)

188, rue du faubourg Saint-Laurent (*1803-1804)(arr.10)

69, rue du faubourg Saint-Martin (*1807)(*1808)(arr.10)

 

Facteur de clavecins et pianos (1)

PERRONNARD Père (*1802)

'Balthazar PERONARD (1760-89) qui adapta au clavecin, vers 1780, une pédale actionnant un jeu de basses par laquelle on obtenait « des sons de contrebasse très beaux ». Il fit aussi l’application du double fond avec cordes frappées par des marteaux mus par des pédales (Encycl. Méth. de Framery, p 287). Un clavecin de 1777 et deux piano-forte de 1771 et 1777 étaient au nombre des instruments réunis par Bruni, 1890.' Constant Pierre (*1893)

   
SCHNELL Jean Jacques 1777

'Facteur Royal du Cour'

"SCHNELL (Jean-Jacques), facteur d'instruments, né en 1740 à Vaihingen, dans le Wurtemberg, était destiné à la profession de menuisier; mais après avoir achevé son apprentissage, il entra, en 1760, chez Geissinger, facteur à Rothenbourg, puis travailla dans les ateliers de plusieurs facteurs d'instruments, et en dernier lieu chez Van Dulken, en Hollande, où il resta six années. En 1777, il s'établit à Paris et s'y livra à la facture des clavecins. Il y obtint le litre de facteur de la comtesse d'Artois, et inventa l'Anémocorde, instrument alors d'un genre absolument nouveau, dans lequel les touches du clavier ouvraient des soupapes qui donnaient passage au vent d'une soufflerie pour faire résonner les cordes. La cour lui accorda de grandes récompenses pour cette invention qui excita l'admiration générale. Les troubles de la révolution l'empêchèrent de recueillir les fruits de ses travaux, el l'obligèrent à se retirer à Louisbourg, où il établit une fabrique de pianos. En 1799, il fit entendre ave succès son Anémocorde à Vienne : il le vendit, en 1803, au physicien Robertson, qui le transporta à Londres. " Biographie Universelle des Musiciens et bibliographie générale de la musique deuxième édition  F. J. FÉTIS (pdf)

Paris rue Saint-Hyacinthe (?)(arr.1)

'Facteur de clavecins' (3)

Né à Valhingen (Wurtemberg), et travailla chez Van Dulcken. En 1777 il arriva à Paris. (*1836) p.113 - 115

"J. J Schnell, wurtembergeois fixé à Paris en 1777, breveté de la comtesse d’Artois, qui conçut, en 1781, un clavecin avec une corde supplémentaire à chaque touche, une pédale de sourdine, et une autre pour le crescendo; il quitta la France à la révolution, après avoir inventé l’anémocorde" (3) Constant Pierre

'Anémocorde', 1789

Brevet de facteur de son Altesse de comte d'Artois

  1795
TOURNON Bertrand & BOUTAN Pierre 1777   Lyon ?

Pianos carrés

'Facteur de fortepianos'

   
 

1780

Le piano romantique de 1780 à 1850

     

Sept facteurs de pianos français principaux se détachent au XIXe siècle : Sébastien ERARD, Ignace PLEYEL, Jean-Henri Pape, Henri Herz, Georges Kriegelstein, Roller & Blanchet pour Paris et Jean Louis BOISSELOT à Marseille.

   
ERARD Sébastien

(1752 - 1831)

    

 et son frère Jean-Baptiste ERARD

 (1749 - 1826)

1780

TITRES

'ERARD Frères facteurs de Fortépiano et Harpes de l'Impéreur et de l'Impératrice' (*1811)

'ERARD Frères facteurs de Forté-pianos et Harpes du Roi et de la Cour Imperiale de Russie à PARIS, 1815' (1814-15)

'Facteur de pianos et harpes du Roi' (1815)

'Facteur de piaos et harpes des menus Plaisirs du Roi' (1816)

'Fournisseur de la Duchesse de kent, Angleterre' (1820)

'Chevallier du Légion d'honneur' (1824)

'Fournisseur du roi George IV, Angleterre' (1829)

'Facteur de pianos et de harpes du roi Louis Philippe et de Leurs Altesses Royales'  (1832)

'Chevallier de la Légion d'honneur' (1834), Pierre ERARD

'Fournisseur de la Duchesse de Kent' (1834)

'Fournisseur de la Reine Victoria, Angleterre' (1837)

'Fournisseur de son Altesse Mme la Duchesse d'Orléans'  (1837)

La plupart des titres on trouve dans 'Sébastien Erard, L'aventure du pianoforte', 1995 (11)

Pianos droits, pianos carrés, pianos à queue, orgues  et harpes

ENREGISTREMENTS SUR DES ERARD HISTORIQUES
Les jeunes rèves d'amour ERARD piano carré 1802 Hummel piano quintet, op.87 sur un ERARD de 1822 ERARD 1822: Schubert, Die forelle
Nocturne 0p 48-1, Chopin - Bart van Oort ( Erard 1837) Nocturne op post, Chopin Bart van Oort, piano Erard 1837
ERARD de 1840, modèle d'exposition ERARD de 1842, piano droit, Chopin, Valse op.64 n°2

Clavecin de 1779, Cité de la Musique, Paris
Piano carré ca 1790, Musée du Palais Lascaris
Piano carré ca 1805
, MIM, Bruxelles
Piano à queue ca 1805, autre photo, MIM, Bruxelles
Piano carré ca 1780,
piano carré n° 1672 ca 1789, piano carré ca 1795, pédalier de piano (carré?) ca 1805, n°7488 ca 1808, n° 7752 ca 1809, n°8598 ca 1812, n° 8927 ca 1813, n° 11492 ca 1823, Piano pentagonal, Pierre-Orphée Erard ca 1838, Cité de la Musique, Paris
Piano carré posé sur un orgue n°1987 de 1791, Cité de la Musique, Paris
 Piano à queue
n°2036 ca 1791,
piano à queue n°55 ca 1801, piano à queue ca 1801, piano à queue n° 86 ca 1802, piano ca 1812 de F. Paer, piano à queue ca 1818, piano à queue n° 177 de 1832,  Cité de la Musique, Paris
Piano à queue avant 1820
, MIM, Bruxelles
Piano à queue n°13652, trois pianos carrés n° 9957 et n°15959 et n° 20525 et trois pianos droits n°46776 et n° 52613 et n°94031 dans le
musée de Piano à Limoux
Piano carré ca 1805, piano carré ca 1832, piano à queue n° 12831 ca 1828, piano à queue n°13093 ca 1828, piano à queue n°13143 ca 1832, Collection Ad Libitum, Etobon
Quatre pianos carrés ca 1806, 1810, 1841 et 1842, Collection Gisclard, Château Bauzille

Pour les détails et autres photos voyez la page de MIMO en ce qui concerne la Cité de la musique, et Musée du Palais Lasciaris

EXPOSITIONS

"MM. Errard frères, rue du Mail, n.° 13, Médaille d'or à Paris, Ont présenté à l'exposition quatre pianos et deux harpes. Les pianos sont tout-à-fait dignes de la haute réputation que ces habiles facteurs ont acquise depuis longtemps : ils ont simplifié le mécanisme de leurs pianos à queue; en perfectionnant la table d'harmonie, ils ont obtenu des sons nets, vigoureux, brilians, et, d'un bout à l'autre, d'une égalité relative. Les harpes ont beaucoup d'harmonie. Les instrumens de MM. Errard sont connus de toute l'Europe pour leur supériorité; leur fabrication est établie en grand, et leurs ateliers occupent un grand nombre d'ouvriers. Le jury décerne à MM. Errard une médaille d'or." Rapport du Jury central sur les produits de l'industrie française, Louis Costaz (baron), Expo 1819, p.267-268

 "MM. Erard frères, à Paris, rue du Mail, n° 13, Ont exposé un piano vertical, un piano carré à trois cordes, un piano carré à deux cordes, et enfin un grand piano à queue. Les trois premiers de ces instrumens sont bien dignes de la grande réputation des ateliers de MM. Erard; mais c'est sur-tout dans la construction de leurs pianos à queue que ces artistes se sont distingués. Par une modification nouvelle apportée à l'échappement du marteau, MM. Erard ont obtenu ce résultat, que, pour renouveler le son après avoir frappé la touche, il n'est pas nécessaire, comme dans les autres pianos, de lever entièrement le diogt, et qu'en le soulevant seulement d'une manière presque imperceptible, on donne une nouvelle course au marteau. Le même effet peut être observé dans les pianos construits par plusieurs autres facteurs, mais non pas d'une manière aussi complète et aussi saillante. Plussieurs habiles artistes de la capitale ont déclaré qu'ils n'avaient jamais entendu un instrument comparable au piano à queue de MM. Erard, et même qu'il était difficile d'imaginer que le piano arrivât à cette qualité de son et à ce de gré de puissance. MM. Erard ont aussi présenté une harpe dant il sera parlé ci-après. En 1819, ils obtinrent une médaille d'or: le jury, prenant en consideration les grandes améliorations introduites par eux depuis quatre ans dans l'art qu'ils cultivent, leur décerne une nouvelle médaille d'or, pour l'ensemble de leurs produits" Exposition nationale. Paris. 1823. Rapport, p.350-351

"309 MM. Erard frères, rue du Mail, n. 15 et 21. La fabrique la plus importante de toutes celles qui existent en France, pour la construction des Forté-pianos et des harpes, est sans contredit celle de MM. Érard frères. C'est de leurs ateliers que sont sortis la plupart des habiles facteurs dont les produits concourent aujourd'hui, avec ceux de MM. Erard, à fournir, non seulement la France, mais encore une partie de l'Europe. Pensant avec raison qu'ils n'ont pas assez fait tant qu'il reste quelque chose à faire pour perfectionner le mécanisme de leurs instrumens, ces célèbres artistes ont fait des changemens importans à l'échappement de leurs pianos, de manière à laisser au musicien toute facilité pour la répétition de la note, et pour la nuance des sons. MM. Erard frères continuent à mériter la juste réputation dont ils jouissent depuis long-temps, et les pianos et harpes qu'ils ont presentes peuvent être placés au premier rang parmi les beaux et nombreux instrumens qui seront admis cette année à l'exposition." Expo 1823 (***1825), p.167-168

"MM. Erard frères, fabricans de pianos et de harpes, ont obtenu deux fois consécutives la médaille d'or aux expositions du Louvre. Charles X vient de donner un nouveau témoignage de sa satisfaction à ces habiles artistes, en accordant à l'un d'eux (M. Sébastien Erard) la décoration de la Légion-d'Honneur. " (**1825)

"393. Érard, r. Mail, 13. Magnifiques et excellens pianos et harpes. — Nouvel échappement d'Érard.— L'invention qu'a laissée Sébastien Érard consiste dans 4 points séparés qui se combinent ensuite ensemble : le 1° est un point de contact entre le marteau et un ressort qui lui sert de support après qu'il a frappé la corde; le second consiste dans un autre point de contact entre le ressort et le marteau, plus près du centre de celui-ci, pour préparer la chute du marteau au moment de l'échappement; le troisième est un point d'arrêt du mouvement du pilote, monté sur le levier intermédiaire pour opérer l'échappement; le quatrième est un point de contact entre le marteau et le levier intermédiaire, pour fixer le premier après qu'il a frappé la corde, de manière qu'il ne peut ni ressiuter à la corde ni s'en éloigner. Il suffit donc, pour faire parler le marteau faiblement, de lever le doigt de dessus la touche d'une manière que nous pouvons appeler imperceptible. Veut-on augmenter sa force? on n'a qu'à laisser à chaque coup la touche se lever un peu plus et par degré, jusqu'à ce qu'on emploie la profondeur entière du clavier. Ainsi, l'enfoncement de la touche, qui est un obstacle aux exécutans dans un échappement ordinaire, devient ici un véritable avantage; car on peut obtenir beaucoup de force en faisant enfoncer le clavier, et cela sans produire cet empâtement que l'on trouve dans les claviers à échappement ordinaire. La supériorité de cet échappement, fruit des recherches constantes de l'homme le plus capable dans cette application de la mécanique, est une chose positive qu'on ne peut pas nier. On y trouve pour le clavier du piano la perfection si long-temps désirée par les pianistes. (Perfect. dans le mécan. des pianos; Érard, in-fol. avec pl., 1834.)" Expo (y1834)

"1476 (393). Nous ne pouvons actuellement parler qu’avec distinction, d’un artiste pour la construction des pianos et des harpes. C’est de M. Erard (PierreOrphée), rue du Mail, n° 13, à Paris. Successeur de son père et de son oncle avaient déjà porté ces instrumens à une grande perfection, il a su les rendre encore plus parfaits. Son exhibition était riche, et comprenait des articles nombreux ; il n’y avait pas moins de dix harpes, dont sept a double mouvement, etq neuf pianos dont deux à queue, deux carrés, quatre verticaux et un horizontal de forme particulière. Les deux pianos à queue qui étaient pourvus du double échappement que l'oncle de l'exposant aimaginé, étaient parfaitement construits. M . Erard, fournisseur des cours de France et d’Angleterre, a donné une grande extension à sa fabrique de Paris; nous disons de Paris, parce qu’il en a une a Londres. Cent cinquante ouvriers y trouvent une occupation habituelle, et produisent 400 instrumens par année. Elle avait reçu la médaille d’or aux Expositions précédentes, et le jury de 1834 l'a jugée digne de la même distinction; celui qui la dirige et l'exploite avec habileté et talent, a été, en outre, décoré de l'ordre royal de la légion d’honneur." Le musée artistique et industriel: exposition 1834, p.191

"Nous ne pourrions dire au juste le nombre des pianos exposés par M. Erard; son exposition changeait continuellement d'aspect par l'arrivée de nouveaux instrumens destinés à remplacer ceux qu'on retirait. Voici ce que nous avons successivement remarqué: Deux pianos à queue, l'un simple dans le goût des meubles du jour, l'autre en style gothique; Un grand piano vertical à six octaves et demie; Un piano de nouvelle forme pour remplacer le piano carré dans un salon. Ces instrumens avaient tous le nouveau mécanisme. Les autres étaient à échappement ordinaire perfectionné. Deux pianos carrés, l'un à trois, l'autre à deux cordes; Trois pianos droits dont deux à cordes verticales, l'un à cordes obliques. Ce dernier était le seul à sept octaves; tous les autres n'avaient que six octaves et demie, et nous aurions voulu féliciter M. Érard de ne pas avoir fait cette concession a un abus, qu'un facteurpianiste s'obtine à répandre par ses instrumens et ses compositions. " Expo (*1834)

"A la variété des formes déjà essayées dans ce genre, et dont l'Exposition nous montre encore de nouveaux modèles, il est facile de s'apercevoir que les facteurs de pianos sentent toute l'importance de ce genre, et y devinent un immense débouché; on peut s'assurer aussi que l'on arrivera à des formes plus gracieuses encore. Quelquesunes de celles qui sont exposées sont dignes d'éloge. Nous avons remarqué particulièrement un piano droit de M. Erard, d'une forme simple, commode et élégante. Comme œuvre d'ébénisterie, c'est un des produits de meilleur goût de l'Exposition. Il est en bois d'amboine, avec incrustations en bois de corail et d'ébène. Dans les premières semaines de l'Exposition, M. Erard avait un piano qui a été l'objet d'une attention très-vive et de beaucoup de critiques aussi. Ce piano, commandé par le roi d'Angleterre, a été exécuté, dans ce pays, sur des dessins du temps de Louis XV. La commande était faite ainsi; M. Erard a dû s'y soumettre. Toute la caisse du piano se compose d'un fond d'or, sur lequel sont dessinés des attributs et des allégories de musique, à la manière de Vatteau, des bergères avec des robes à paniers, des singes au galop sur des chiens, des nains grotesques, tous jouant d'instrumens divers. Toutes les peintures, à part leur goût ridicule, sont faites avec une exquise délicatesse. Il n'en est pas de même des ornemens sculptés en bois qui accompagnent la caisse entre les pieds qui la supportent. Les sculpteurs anglais qui les oui exécutés n'y ont pas fait preuve de talent. Eu comme, ce piano est étrange; généralement, il n'a pas plu. Cette commande du roi d'Angleterre est l'expression au reste du goût aujourd'hui dominant dans ce pays, le goût du temps de Louis XV, et les artistes anglais paraissent en borner à en copier servilement les formes. Nous avons déjà vu que ceux de nos artistes industriels qui font ce genre parce qu'ils y trouvent des débouchés importans, ont eu, du moins, le courage et le talent de l'améliorer en l'imitant. M. Erard a fait succéder à ce piano un autre piano à queue, d'une belle simplicité; il est en bois de palissandre avec incrustations parfaitement ménagées en cuivre. Il y a joint un autre piano plus étroit sur l'une des faces que sur l'autre; cette forme ne nous paraît pas heureuse, on y a d'ailleurs porté à l'extrême l'abus et le mélange des incrustations. Deux autres pianos, l'un en palissandre, avec cadre encourbari, et l'autre tout entier en courbari de premier choix, avec de légères incrustations en bois de houx, meubles de la plus élégante et de la plus riche simplicité, montrent que ce n'est que pour satisfaire à des goûts bizarres que M. Erard confectionne des produits semblables à son piano Pompadour ou à son piano incrusté." L'industrie, Stéphane Flachat, 1834, p.94

"D'abord, comme usa grand seigneur de Versailles, dans un cercle modeste de bourgeois, le grand piano à queue de M. Erard se distingue, par ses sculptures dorées et ses peintures-dans le style de Louis XIV, de la foule des autres pianos recouverts plus humblement de leur boîte de bois aux couleurs naturelles. (...) M. Erard vient de faire imprimer, avec un luxe typographique digne de sa magnifique industrie, une brochure dans laquelle il rend compte de tous les perfectionnemens apportés au mécanisme des pianos par les facteurs célèbres dont il porte le nom. Les détails techniques de cette brochure ne sauraient être analysés dans notre feuille plus curieuse de connaître, dans une pareille question, les résultats que les moyens par lesquels on les obtient; mais ils offrent un intérêt véritable pour tous les pianistes. " La Romance. Journal de musique, 1834-35, p.82

UNE HISTOIRE d'EXCLUSIVITÉ en 1808

27 juillet 1808 : "Avis aux Amateurs de Musique - Comme le public pourrait croire, d'après les deux dernières annonces de M. Arnaud luthier, que le sieur Garnier n'est pas le seul à qui MM. Erard envoient exclusivement leurs instrumens, le sieur Garnier est autorisé de rendre publiques les lettres suivantes, qui ne laisseront aucune incertitude à cet égard. L'intention formelle de MM. Erard est de n'avoir qu'un correspondant à Lyon; ils s'y sont engagés par l'acte inséré dans le Bulletin du 6 du courant, et passé à Paris le 7 mai dernier. Depuis cette époque, aucun autre marchand que le sieur Garnier ne pourra montrer ni lettre ni facture, adressées directement. Le sieur Garnier croit devoir donner ce dernier avis pour les intérêts des amateurs, à qui il offre des garanties réelles et les mêmes avantages qu'à Paris.  Le nombre considérable de piano qu'il a dans son magasin le met à même de remplir d'une manière satisfaisante les commissions qu‘on lui donnera, et de justifier en tout la confiance du publicLettre de MM. Erard à M. Arnaud, datée du 18 mai dernier. D'après les nouveaux arrangemans que nous venons de prendre avec M. Garnier, de Lyon, notre ancien correspondant, nous vous prévenons que nous ne pouvons plus à l'avenir vous fournir de nos ouvrages, vu que nous lui avons promis d'être le seul marchand, à Lyon, auquel nous vendrons nos instrumens. Nous vous saluons. ERARD Frères.
Réponse de MM. Erard, relative aux annonces de M. Arnaud, adressée à M. Garnier, le 22 juin dernier. Nous avons lu dans le journal de Lyon, feuille du 15 juin, que M. Arnaud annonce qu'il vient de recevoir un assortissement de piano d'Erard, ornés de bronze doré et dans le dernier goût, desquels il offre toute la garantie qu'on pourra désirer. Cette annonce nous a extrêment surpris d'après les genres de piano de notre facture, que nous lui avons vendus, et la date que nous les lui avons expédiés. En voici le détail, savoir:
Le 7 brumaire an 13, un piano à 2 cordes à l'ut, orné, n° 5477; un piano à 2 cordes à l'ut, ordinaire, n° 6005.
Les 14-28 octobre 1807, deux piano à 3 cordes à l'ut, ordinaires, n°7107-7114; six piano à 2 cordes à l'ut, ordinaires, n° 7098-1701-7108-7109-7111-7112.
Les 29 février et 7 mars derniers, sept piano à 2 cordes à fer, ordinaires, n°7250-7251-7254-7256-7270-7273-7282.
Voilà tous les marchés que nous avons faire avec M. Arnaud; il n'y a eu de piano orné que celui à 2 cordes à l'ut, vente du 7 brumaire an 13, du prix de 1320 F. Salut amical, Erard, frères.
Autre réponse de MM. Erard, relative à l'annonce du 13 juillet, adressée à M. Garnier, en date du 20 de ce mois.
Le nouvel avis que M. Arnaud, de Lyon, a fait insérer dans les Petites Affiches de votre ville, du 13, nous surprend de nouveau; il ne peut être fondé, à notre connaissance, que sur les piano qu'il a achetés en nos magasins antérieurement à notre arrangement du 7 mai, et dont il peut lui rester quelques-uns. Au reste, Monsieur, nous vous avons fourni toutes les instructions et moyens qui dependaient de nous par notre lettre du 22 juin, à laquelle nous nous référrons, et aux autres documens dont vous êtes nanti. Nous vous saluons bien cordialement. Erard Frères." Bulletin de Lyon, 1808, Ballanche,Ballanche père et fils, p.240 - Voyez GARNIER et ARNAUD à Lyon

ARTICLES

Piano d'Ambroise Thomas. - Ce petit piano carré d'Érard, d'une étendue de 5 octaves (de fa à fa), date de 1793. C'est sur cet instrument que Téminent compositeur a écrit plusieurs de ses ouvrages favoris, avant de faire usage du piano-table, à clavier rentrant, dont il se sert depuis 1860. (Don de Mme. Ambroise Thomas.)

Piano de Ferd. Hèrold. - Ce petit piano carré d'Érard, à 2 cordes et d'une étendue de 5 octaves, porte le n° 7488 et date de 1808. F. Hérold (Paris, 28 janvier 4791 — 49 janvier 1833) l'avait placé dans son cabinet de travail, chez sa mère, et il s'est servi de cet instrument pour écrire l'illusion (48 juillet 1829), Zampa (3 mai 1834), et le Pré aux Clercs (15 décembre 1832). (Don de son fils M, F. Hérold.)

Piano d'Auber. - Ce piano carré d'Érard, d'une étendue de 5 octaves et demie, est à 2 cordes et porte le n° 8414. - D.-E. Auber (Caen, 29 janvier 1782 — Paris, 12 mai 1874) l'acheta le 17 février 1812, et le fit transporter au Conservatoire de musique et de déclamation lorsqu'il fut nommé directeur de cet établissement (1842). Que de spirituelles comédies lyriques que de chefs-d'œuvre le maître immortel a composés, assis de vaut ce clavier tout taché d'encre ! Il suffira de rappeler ici Le Maçon, 3 mai 1825; la Muette de Portici, 29 février 1828 Fra Diavolo, 5 janvier 1830; le Cheval de bronze, 23 mars 1835 le Domino noir, 2 décembre 1837; les Diamants de la Couronne, 6 mars 1841. Mais on peut dire que, jusqu'à la fin de sa longue et glorieuse carrière, il s'est servi de ce vieux piano qu'il affectionnait : il l'avait placé dans son cabinet de travail, et, chaque fois que le directeur du Conservatoire avait un moment de loisir, il en profitait pour demander de fraîches mélodies à cet inspirateur de ses premiers opéras et de ses ouvrages les plus aimés. (Donné par sa famille.)

Piano de Louis Clapisson. - Ce piano d'Érard, de forme pentagone et d'une étendue de 6 octaves trois quarts, est à 3 cordes et porte le n° 14769. Louis Clapisson (Naples, 1808; — 19 mars 1866) en est devenu possesseur le 20 janvier 1849, et il s'en est servi pour écrire un grand nombre d'opéras, entre autres : la Promise (11 mars 1854) et la Fanchonnette (1er mars 1856). (Don de Mme veuve Clapisson.)" Le musee du Conservatoire national de musique : catalogue descriptif et raisonne, 1884

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"Érard frères, Pianos et Harpes, rue du Mail, n° 13. - Facteurs de pianos et de harpes du Roi, de ses Menus-Plaisirs, de la Cour Impériale de Russie, et de S. A. R. Mrg. le duc d'Orléans et de sa famille. C'est à cette maison, établie à Paris depuis cinquante années, et qui occupe toujours plus décent ouvriers dans ses ateliers, que la France est redevable du genre d'industrie dans lequel elle excelle, et d'un commerce qui, avant elle, était tout au profit de l'étranger; elle a obtenu plusieurs brevets d'invention; et la classe des beaux-arts de l'Institut, réunie à celle des sciences mathématiques et physiques, a fait plusieurs rapports qui lui sont extrêmement honorables. Ces artistes n'avaient jamais pensé à offrir des produits de leur industrie, avant la dernière Exposition, à laquelle ils placèrent divers modèles de leurs ouvrages; le jury leur a décerné une médaille d'or, pour prix de leurs taleris et de leurs travaux. Des amateurs ont été étonnés que, dans le rapport du comité central, lors de cette dernière Exposition, il ait été fait si peu mention de la harpe qui a obtenu tant de suffrages en France, chez l'étranger, et qui est portée à son dernier point de perfection." Bazar Parisien, ou Annuaire raisonné de l'industrie des premiers artistes et ..., 1821, p. 189

"Erard frères, facteurs de pianos et harpes, du Roi, du duc d'Orléans, de ses menus-plaisirs, et de la cour impériale de Russie, r. du Mail, 13; atelier, 21" (x1822) (dès 29 décembre 1815, il était facteur de pianos et harpes du Roi)

Paris Hôtel Villeroy (avant 1780)(arr.7)

rue de Bourbon, Faubourg Saint-Germain (1780)(arr.7)

273, Rue et Div. du mail (1780)(11)(*1789-90)(*1800-1801)(arr.2)

373, Rue et Div. du mail (*1803-1804)(arr.2)

368, Rue et Div. du mail (*1805)(arr.2)

domicile et atelier : 21, rue de Mail (**1806)(arr.2) (*1807)

37, rue du Mail (1807)(arr.2)

13 (maga-sins) et 21 (ateliers), rue du Mail (*1808)(*1811)(*1816)(*1819)(x1823)(*1832)(arr.2)

14, boulevard Poissonnière (x1868)(arr.9)

atelier à Passy (x1829)

et 3 et 87, rue Saint-Maur (*1844) (*1913)(arr.11)

Ateliers et Chantiers: 110 - 112, rue de Flandre (1886 -1922)(arr.19)

 

 

400 pianos en 1834  et 150 ouvriers

22.000 (vers 1850)

43.000 (vers 1870)

65.000 (vers 1890)

 

 

 

Sébastien ERARD est né à Strasbourg en 1752. Originaire d'une famille de Suisse (11), son vrais nom 'ERHARDT', fils d'un menuisier, Erhard entra en 1768 comme ouvrier dans l'atelier d'un facteur de clavecins parisien, il perçoit très tôt la valeur des premiers pianoforté. L'installation de la fabrique était vers 1770-1775 (11).

Il devient facteur du Roi car Louis XIV apprécie ses pianos.

ERARD construit, dans le même esprit que TASKIN en 1779 un clavecin mécanique, qui permet de produire des nuances par plans sonores grâce à l'entrée progressive des jeux. Cet instrument est encore conservé dans la Musée de la Musiaque à Paris. La même année il fait une première voyage en Angleterre. (11)

Sébastien ERARD sort son premier carré à 5 octaves et demie en 1776.

Vers 1785, il a recu la protection Royale. Et un an plus tard il voyagait de nouveau en Angleterre (11)

ERARD Frères (1788)(1807)

Et on peut voir les premiers pianos à queue vers 1790, encore dans le modèle du meuble d'un clavecin.

Brevet de 1791, premier piano carré à trois cordes. - "La maison Erard, qui avait construit, en 1790, le premier piano carré à trois cordes, fit paraître pour la première fois, dans son mécanisme, le faux-marteau ou double pilote qui donné plus de puissance au son par la vigueur et la rectitude de l'attaque." Pontecoulant, 1861

Mis à mal pour ses relations avec la royauté lors de la Révolution, Sébastien ERARD part s'installer en 1792 à Londres où il établit un atelier en 1796 avec son frère Jean-Baptiste et produit des pianos et des harpes.

'Piano à queue', cet instrument, les cordes sont horizontales et les marteaux frappent en dessous, de ces cordes. La longueur de celles-ci est plus grande que dans les droits, et donne par conséquent plus de son. C’est ERARD, qui construisit le premier piano à queue en 1797.

1803 ERARD donne un piano à Beethoven

Brevet de 1808, premier piano construit par ERARD, avec le clavier placé en dehors, en avant de l'instrument.

Brevet de 1809. Piano à frappement au-dessus des cordes, ERARD.

Brevet de 1809: "Perfectionnement du forté-piano en forme de clavecin, brevet de 15 ans délivré, en 1809, à MM. Erard frères." (x1838)

'Piano à sons soutenus', fait en 1812, par ERARD

'Piano double et à cylindre', ERARD, de Paris, fit ce système en 1812 - " ERARD, piano forme sécretaire à cylindre, ayant deux tables d'harmonie, sur chacune desquelles il existait trois cordes pour chaque touche, pouvant jouer séparément et être réunies au moyen d'une pédale.Brevet de 1812 : "La maison Erard imagina, en 1812, un piano ayant forme de Secrétaire à cylindre. Cet instrument avait deux tables d'harmonie, sur chacune desquelles il existait trois cordes pour chaque touche. On pouvait, comme sur les pianos ordinaires, faire usage premièrement de trois cordes, puis, au moyen d'une pédale on jouait à volonté les six cordes. Le second jeu des marleaux, sur la seconde table d'harmonie, était accordé à une octave audessus. On pouvait également adapter à volonté un second clavier en face du premier, et, au moyen de cette addition, deux personnes exécutaient ensemble sur deux instruments indépendants." Pontecoulant, 1861

'Piano colonne', construit par S. ERARD, en 1812 - Brevet de 1812 : "Cette même année (1812), la maison Erard donna le jour à un piano forme colonne; la table d'harmonie formait un cylindre ayant la forme d'une colonne. Elle était entourée d'une table sur laquelle était fixé le clavier. Un faux clavier régnant autouf de la colonne faisait agir les marteaux par les touches du premier-clavier; les marteaux étaient rangés en forme de limaçons autour du fût.", Pontecoulant, 1861

Brevet de 1812 : "Piano-forté en forme de secrétaire, brevet de 15 ans délivré, en 1812, MM. Erard frères. Piano.forté de nouvelle forme, brevet de 15 ans délivré, en 1812, aux mêmes" (x1838)  -  " En 1812, Erard construisit un piano carré, forme trapézoïde, ayant les deux petits côtés rentrants. Il renfermait un cylindre muni d'un pivot à chaque bout; le pivot de gauche passait dans uneroue que l'on faisait tourner avec le pied. Au moyen d'un double levier, dont le bout arrêtait le faux marteau, le bec se trouvait engagé dans la dent du cylindre, alors le son de chaque note était continué par le mouvement du cylindre et l'enfoncement de la touche. Aussitôt qu'on abandonnait la pédale la continuité de son était suspendue." Pontecoulant, 1861

1812 : Faillite de la société Erard à Paris (11)

Brevet de 1815: "La maison Erard, en 1815, ajouta à son mécanisme un ressort en spiral ou à boudin, au bout duquel on attachait les cordes qui, par ce moyen, se discordaient infiniment moins que par la méthode ordinaire des pointes d'attache. L'extrémité supérieure de ce reesort était accrochée à une pointe, et son extrémité inférieure recevait le bout de la corde." Pontecoulant, 1861

'Piano à double clavier' (voyez brevet) ERARD le fit en 1821  C'est un piano avec deux claviers indépendants, pouvant se jouer l'un vis à vis de l'autre.

'Pianos à sept octaves' vers 1821-1823 (11)

En 1823, les frères ERARD font breveté le fameux système "à double-échappement" qui équipera la plupart des pianos modernes: 'Piano à double échappement', en 1823 - Brevet de 1822: "Cette même année 1822, la maison Erard fit paraître son système de double échappement, invention qui peut rivaliser avec le double mouvement de la harpe. Voici un aperçu de ce système : Suspendu par une charnière, le marteau ne reçoit pas directement son action de l'abaissement de la touche, mais il est mis en mouvement, vers la corde, par le moyen d'un levier intermédiaire poussé par un pilote mobile enfourché dans la touche. Ce levier intermédiaire augmente la vitesse et l'action du marteau; il donne plus de vigueur au coup de marteau et assure surtout la solidité du mécanisme en divisant l'effet du choc de la touche avant qu'il arrive au centre du marteau. Un point d'arrêt est établi dans le mouvement du pilote, monté sur le levier intermédiaire pour opérer l'échappement. L'effet étant produit, le marteau qui a frappé la corde retombe en un point de contact avec le levier intermédiaire, qui le fixe de manière qu'il ne peut ni aboutir à la corde m s'en éloigner. Ces mouvements accomplis, le doigt n'ayant pas quitté la touche, un levier oblique, monté à charnière sur la tige du support du marteau et mis en contact avec le levier intermédiaire par un ressort, commence une nouvelle action sur le marteau, pour le renvoyer à la corde autant de fois qu'il est nécessaire, à tous les degrés de délicatesse ou de force, obéissant en cela au sentiment de l'artiste, qui peut laisser remonter la touche d'aussi peu ou d'autant qu'il veut." Pontecoulant, 1861

Brevet de 1823, ERARD, barrage métallique au-dessus du plan des cordes. - " En 1823, la maison Erard introduisit dans ses pianos une innovation importante, celle du barrage métallique au-dessus du plan des cordes, donnant à la caisse une plus grande solidité et permettant d'employer des cordes d'un diamètre plus fort, ce qui donnait une qualité de son plus ronde et plus puissante." Pontecoulant, 1861

1824 : Tournée de Franz LISZT en Angleterre avec le nouveau piano ERARD. Et nous voyons les premiers pianos verticaux vers 1824 (11)

1826: mort de Jean-Baptiste ERARD

Brevet de 1830: "La Maison Erard substitua aux cordes de cuivre employées jusqu'alors dans les basses de piano, des cordes filées en acier, cette substitution rendit les sons plus clairs et plus bruyants. Cette innovation rendit je crois aussi beaucoup plus distinctif ce timbre métallique qui donne aux instruments d'Erard une qualité précieuse dans les grandes salles, mais un peu trop mordante dans les petits emplacements. Cette maison présenta également une nouvelle construction de sommier. (B. F.)" Pontecoulant, 1861

1831 : Mort de Sébastian ERARD

Brevet de 1833 : Pierre ERARD améliore le système en 1833: "La Maison Erard apporta de nouveaux perfectionnements dans la mécanique à double échappement." Pontecoulant, 1861

ERARD Pierre-Orphée (1834)

Pierre ERARD (1834)

Sebastian ERARD a fabriqué un piano et un orgue combiné pour Marie Antoinette.

 Brevet de 1838: pour l'allongement de la table d'harmonie de la harpe, augmentant à fois la sonorité, le nombre des cordes et leur écartement. (11)

 Brevet de 1838: pour la barre d'harmonie pour la pureté des sons aigus dans les pianos à queue (11)

 Brevet de 1838: la maison ERARD imagine un nouvel appareil, applicable au piano, pour éviter d'entendre, avec le son, le choc du marteau

Brevet de 1838: "La Maison Erard construisit un nouvel appareil applicable à toute espèce de piano, pour éviter d'entendre avec le son, le coup de marteau aux cordes, surtout dans les octaves hautes. Cet appareil consistait dans une barre de métal dite harmonique, fixée d'un bout à la paroi de droite de la caisse du piano. Cette barre était maintenue dans sa longueur et posée à cheval sur les autres barres formant le barrage habituel des grands pianos. Cette barre de métal était de plus, fixée au sommier, de manière à faire de l'appareil ou barre du sommier et du barrage ordinaire un tout ou un corps solide, appuyé d'un côté à la caisse et offrant alors une grande résistance aux coups de marteaux aux cordes. On remarquait également dans ce piano, un nouveau moyen d'accorder, consistant dans une tige ajustée à un pignon qui engrenait dans une roue. Le filet cuivre ou agraffe inventé par cette maison en 1809, prend une nouvelle forme. (B. F.)" Pontecoulant, 1861

Pour voir les brevets originaux voyez le site INPI (13)

EXPOSITIONS (la suite)

"Dans les premières semaines de l'Exposition, M. Erard avait un piano qui a été l'objet d'une attention très-vive et.de beaucoup de critiques aussi. Ce piano, commandé par le roi d'Angleterre, a été exécuté, dans ce pays, sur des dessins du temps de Louis XV. La commande était faite ainsi; M. Erard a dû s'y soumettre. Toute la caisse du piano se compose d'un fond d'or, sur lequel sont dessinés des attributs et des allégories de musique, à la manière de Vatteau, des bergères avec des robes à panier, des singes au galop sur des chiens, des nains grotesques, tous jouant d'instrumens divers. Toutes les peintures, à part leur goût ridicule, sont faites avec une exquise délicatesse. Il n'en. est pas de même des ornemens sculptés en bois qui accompagnent la caisse entre les pieds qui la supportent. Les sculpteurs anglais qui les ont exécutés n'y ont pas fait preuve de talent. En comme, ce piano est étrange; généralement, il n'a pas plu. Cette commande du roi d'Angleterre est l'expression au reste du goût aujourd'hui dominant dans ce pays, le goût du temps de Louis XVe, et les artistes anglais paraissent se borner à en copier servilement les formes. Nous avons déjà 'vu que ceux de nos attistes industriels qui font ce genre parce qu'ils y trouvent des débouchés importuns, ont eu, du moins, le courage et le talent de l'améliorer en l'imitant. M. Erard a fait succéder à ce piano un autre piano à queue, d'une belle simplicité; il est en bois de palissandre avec incrustations parfaitement ménagées en cuivre. Il y a joint un autre piano plus étroit sur l'une des faces que sur l'autre; cette forme ne nous paraît pas heureuse, on y a d'ailleurs porté à l'extrême l'abus et le mélange des incrustations. Deux autres pianos, l'un en palissandre, avec cadre en courbari, et l'autre tout entier en courbari de premier choix, avec de légères incrustations en bois de houx, meubles de la plus élégante et de lapins riche simplicité, montrent que ce n'est que pour satisfaire à des goûts bizarres que M. Erard confectionne des produits semblables à son piano Pompadour ou à son piano incrusté." Expo 1834 (**1834), p.95

"Il a présenté deux pianos à queue, deux pianos carrés,quatre pianos verticaux de petite dimension, et un piano horizontal d'une forme particulière. Tous ces instruments, exécutés avec un rare talent, sur les patrons et les dessins de M. Érard, sont d'une très-beHe structure. Les deux pianos à queue ont été jugés de beaucoup supérieurs à tous les instruments du même genre. Dans les pianos à queue, M. Érard emploie le double échappement imaginé par son oncle. Ce mécanisme permet de reprendre le son avant que la touche soit entièrement relevée; par ce moyen les exécutants habiles peuvent graduer à volonté l'intensité du son et donner à leur doigtenune vitesse, une légèreté beaucoup plus grandes. Le piano horizontal, -à forme particulière, présenté par M. Erard, est considéré comme un très-bon instrument. Neveu du célèbre Sébastien Érard, mort il y a peu d'années dans un âge fort avancé, M. Pierre Erard a relevé la fabrique que son oncle avait fondée et qu'il avait laissée languir, sur la fin de sa carrière. L'établissement occupe aujourd'hui 150 ouvriers et confectionne annuellement 400 instruments. Cette fabrique a reçu la médaille d'or aux expositions précédentes, et le jury la juge autant que jamais digne de cette haute distinction."  Expo 1834, Rapport du jury central sur les produits de l'industrie française exposés en 1834, Charles Dupin, p.284-285

"M. Pierre ÉRARD, neveu du célèbre Sébastien Érard, M. Pierre Érard à pris à tâche de soutenir la grande réputation de l'établissement que son oncle avait créé et qu'il lui a légué. Cette tâche difficile, M. Érard l'a dignement remplie : ses pianos, dans trois genres différents, ont été mis en première ligne, et, nous devons le dire, leur supériorité était marquée. Les instruments qui sortent des ateliers de M. Érard se distinguent non-seulement par la qualité des sons, mais encore par le fini du travail, par la disposition du mécanisme et par la solidité de toutes les parties qui les constituent.' Expo (**1839)

"Cette année, comme aux expositions précédentes, la maison Erard s'est distinguée non moins par le luxe que par les qualités supérieures de ses instruments. Elle en avait fabriqué un grand nombre destiné à figurer au concours industriel; mais n'ayant pas de place suffisante pour les exposer à la fois, elle n'a pu les faire paraître que successivement. Ainsi, l'enceinte occupée par M. Erard changeait continuellement d'aspect. Des pianos à queue, des pianos carrés, des pianos de toutes formes, se succédaient et se trouvaient groupés avec les harpes qui les entouraient d'une manière pittoresque. Nous ne saurions affirmer si tous ont passé sous nos yeux; mais nous croyons que rien de remarquable ne nous a échappé touchant les améliorations que M. Erard a introduites dans ses instruments. La manufacture de M. Erard est actuellement la plus ancienne de celles de Paris, fondée vers 1780 par Sébastien Erard, dont la célébrité a retenti dans toute l'Europe, elle ne tarda pas à se placer à la téle d'une branche d'industrie pour laquelle la France était jusqu'alors restée en arrière. C'est Sébastien Erard qui a donné l'élan à la fabrication française des pianos, devenue supérieure à celle des pays étrangers. La route étant frayée, d'autres s'y lancèrent avec plus ou moins de bonheur; de nouveaux établissements furent fondés successivement, et, grâce à une émulation toujours croissante, celle fabrication a pris une extension prodigieuse. Aujourd'hui le nombreux des facteurs, grands et petits, est tellement considérable qu'on a peine à comprendre comment ils trouvent tous des débouchés pour leurs produits. Il est vrai que le piano a pénétré partout, qu'il est devenu le meuble indispensable de tout salon, et qu'il occupe la mansarde comme la loge du portier. Au milieu de ces manufactures naissantes qu'il vit surgir autour de lui, Sébastien Erard ne s'effraya pas d'une concurrence qu'il balançait par la puissance de son génie. Toujours préoccupé de quelque idée nouvelle, il signala sa longue carrière par de nombreuses découvertes sur lesquelles nous ne pouvons nous étendre ici. et dont trois surtout, le double mouvement de la harpe, le double échappement du piano, et enfin l'orgue expressif, feront à jamais vivre son nom dans l'histoire de ces instruments. Sa manufacture s'agrandit toujours, et il en fonda une seconde à Londres qu'il mena de front avec celle de Paris. Après sa mort, M. P. Erard, neveu de Sébastien, prit la direction de cet immense établissement. Jaloux de lui conserver son éclat, M. Erard n'a cessé de déployer une louable activité, et sa maison, loin de rester stationnaire, marche toujours dans la voie du progrès. Tout en suivant les procédés de son oncle, il en a perfectionné les détails, et la harpe aussi bien que le piano lui doivent de notables améliorations. Les instruments qu'il a exposés cette année font preuve du soin qu'il apporte a leur confection, car on ne saurait rien voir de plus fini, de plus parfait. Dans un précédent article nous avons parlé des harpes; il nous reste aujourd'hui à examiner les pianos dont nous allons signaler les perfectionnements. Les pianos à queue, si remarquables pour la puissarce et la qualité du son, laissaient toujours quelque chose à désirer dans les notes aiguës. M. Erard est parvenu à faire disparaître ce défaut au moyen d'une barre de cuivre fixée dans le sommier, et qui s'étend sur les deux dernières octaves. Cette barre harmonique (comme l'appelle M. Erard, à cause de l'effet qu'elle produit, el qui consiste à rendre les sons plus purs et plus harmonieux) a été prolongée dans un des pianos exposés de manière à tenir toute a largeur de l'instrument. Le résultat de cette innovation est des plus satisfaisants. Les soins de M. Erard se sont aussi portés sur les agrafes qui servent, comme on sait, à comprimer les cordes sur le sillet. M. Erard, ayant remarqué que ces agrafes manquaient parfois de stabilité, ce qui ne pouvait être que nuisible à la pureté du son, a imaginé d'en faire une seule pièce en les pratiquant dans un bloc solide dont la forme et la disposition présentaient des difficultés à cause de la précision qu'il exigeait, mais qui ne pouvait manquer de réussir entre des mains aussi habiles. Comme il arrive quelquefois que l'idée d'une amélioration en fait naître une autre qui s'y lie naturellement, M. Erard s'est servi de ce sommier mécanique du côté des chevilles pour asseoir les barres longitudinales qui reposent du côté opposé sur le sommier métallique des pointes, et qui forment maintenant avec ces deux sommiers un châssis métallique indépendant de la caisse, lequel soutient presque tout le poids des cordes dont le corps sonore se trouve ainsi débarrassé. Il résulte de ce double perfectionnement des avantages réels pour la qualité de son et pour la solidité de l'instrument. Dans les pianos carrés nous avons a signaler une nouveauté importante. M. Erard vient d'y introduire le mécanisme à double échappement, qui jusqu'à présent n'avait été appliqué qu'aux pianos à queue. On sait que ce mécanisme, inventé par Sébastien Erard, qui en exposa le premier modèle en 1823, permet de reprendre le marteau lorsque la louche est à moiliée abaissée, de sorte qu'on peut répéter la note sans avoir besoin de relever entièrement le doigt de la touche. Conçu d'une manière très ingénieuse, et exécuté dans une rare perfection, ce mécanisme frappa d'étonnement tous ceux qui savaient en apprécier le mérite. Mais en même temps les objections ne manquèrent point; on prétendait qu'il était trop compliqué pour pouvoir être durable, et que le succès n'en serait que passager. Sébastien Erard persista dans son œuvre, et tous les pianos à queue qui sortirent depuis de ses ateliers furent munis de ce mécanisme, dont quinze années d'emploi ont constaté la solidité. Aujourd'hui M. P. Erard s'est décidé a l'adopter pour les pianos carrés; mais quelques modifications étaient nécessaires par suite de la différence dans la construction des deux instruments, et M. Erard a triomphé de toutes les difficultés. Sans entrer ici dans une description comparative des deux mécanismes, qui ne serait d'ailleurs que difficilement comprise sans le secours de planches, nous dirons que les deux leviers qui agissent en sens inverse dans celui de Sébastien ont été remplacés par deux pilotes dont l'un saisit le marteau au moment où l'autre l'abandonne. Le piano, dans lequel nous avons vu ce nouveau mécanisme se fait remarquer encore par une amélioration du système de barrage. Les sommiers de chevilles et de pointes y sont réunis par des barres longitudinales formant ainsi une àssis métallique qui soutient le poids des cordes. Construit de cette manière, ce piano réunit toutes les qualités désirables, facilité et nuance dans le clavier, solidité dans la construction, et volume de son presque égal a celui d'un piano à queue. Parmi les pianos en forme verticale dont M. Erard a présenté plusieurs, tant à cordes perpendiculaires qu'à cordes obliques, il y en avait un qui se distinguait par un nouveau système d'accord dont les avantages ne sauraient être contestés. Nous avons parlé dans un précédent article des inconvénients attachésaux chevilles ordinaires, dont les mouvements se font par secousses, et qui, maniés par une main inhabile, font non seulement rompre les cordes, mais finissent par fatiguer l'instrument au point de lui faire perdre une qualité précieuse, celle de bien conserver l'accord. Nous avons mentionné les essais que plusieurs facteurs viennent de faire à la fois pour substituer au système des chevilles des systèmes d'engrenage qui permettent de tentire les cordes insensiblement. Le procédé de M. Erard est aussi simple que solide; il consiste dans une vis sans lin qui engrène dans une roue dont la rotation fait monter ou descendre la corde attachée a l'axe de cette roue. Le mouvement de la vis s'opère au moyen d'une clef de pendule ou de montre, et se fait avec une extrême facilité. Voilà une innovation utile qui ne peut manquer d'être favorablement accueillie de tout pianiste. M. Erard l'appliquera-t-il aux autres pianos. C'est ce que nous ne saurions affirmer; nous l'engageons à en faire l'essai. Outre les perfectionnemens que nous venons d'indiquer, M. Erard a porté ses soins sur l'extérieur de ses instruments, dont il a cherché à varier les formes, tant pour les rendre agréables à la vue que dans un but d'utilité. C'est sous ce dernier rapport qu'il a diminué les dimensions en construisant des pianos à queue qu'il nomme demigrands pianos, et qui sont d'un pied plus courts que les grands sans être inférieurs de beaucoup pour le volume du son. Les pianos carrés ont subi le plus de changements: En coupant ou évasant les coins de derrière, M. Erard a fait des pianos pentagones, hexagones, trapèze et autres; il y en avait même un auquel nous ne saurions appliqoer un nom, parce qu'il n'est ni carré niovale, mais moitié l'un moitié l'antre. Ce dernier, de même que le piano pentagone et hexagone, possède le nouveau mécanisme à double échappement et la construction du barrage dont nous avons parlé plus haut. Un goût exquis a présidé à la confection de tous ces instruments, dont l'exécution est parfaite, comme on peut l'attendre lorsqu'on prononce le nomd'Erard. Quelques uns de ces pianos sont des instruments de luxe et de haut pénibles autres se distinguent par une élégante simplicité. Parmi les premiers on a remarqué le piano en forme de trapèze, décoré avec toute la magnificence du style des meubles de Buhl, et un piano vertical orné d'incrustations dans le style étrusque; mais la pièce capitale était un piano a queue, avec dorures, peintures et sculptures, qui attirait tous les passants et excitait leur admiration. On se rappelle le fameux piano d'or qui brilla à l'exposition de 1834, et qui passa ensuite en Angleterre où il fut vendu à un prix très élevé. Après cet instrument d'une richesse -ans exemple, que pouvait faire M. Erard pour ne pus rester au dessous de lui-même?-On s'attendait à voir quelque chose d'extraordinaire, et cette attente n'a pas été trompée; seulement M. Erard nous a ménagé une surprise en présentant un piano qui réunit le luxe à la simplicité. Ce piano à queue grand modèle à six octaves et demie, montant au sol n'est arrivé'à l'exposition que peu de temps avant la clôture. Beaucoup de personnes, qui ont fréquenté la salle auparavant, n'auront pus vu cette merveille de l'ait, et voudront en avoir une idée au moyen de la description qu'ils espèrent en trouver ici. Hélas ! une tâche pareille et au-dessus de nos forces; notre mémoire se trouve eu défaut, et nous aurions besoin du secours de la muse qui int spira jadis la description du bouclier d'Achille. Disons toutefois simplement que ce piano est en bois de noyer auquel on a laissé sa couleur naturelle, sans vernis, sans altération aucune. Des tètes d'hommes et de femmes sculptées dans le même bois, également en couleur naturelle, ornent les côtés de la caisse. Entre ces têtes se trouvent des panneaux contenant des peintures sur fonds doré, et qui contrastent avec lu simplicité du bois. L'ensemble de ce piano a quelque chose qui frappe par la nouveauté, nous dirons même par la singularité, car à la première vue on croirait que c'est un piano non achevé dont le bois attend le vernis ou la dorure. Les sculptures aussi bien que les peintures sont d'une finesse extrême; elles font honneur aux artistes qui, en cette occasion, ont aidé M. Erard de leur talent. Nous apprenons que les dessins et peintures sont dus à MM Cavelier et Jozan; les sculptures à M. Chabrean. Espérons que ce piano, précieux comme instrument et comme objet d'art, ne suivra pas son devancier au-delà du détroit, mais qu'il se trouvera en France un amateur opulent'qui voudra en faire l'acquisition. De reste, nous approuvons peu cette émulation ruineuse qui semble s'être emparée de quelques facteurs, à pousser les ornements extérieurs de leurs instruments à un degré qui touche à la folie. En continuant celle lutte, on finira un jour par exposer des pianos garnis de rubis, d'émeraudes et de diamants. Mais, on ferait ainsi un piano de la valeur de quelques millions, en serait-il meilleur pour les qualités essentielles? et quel mérite y aurait-il à le faire, sinon celui d'avoir une fortune colossale, pour suffire à la dépense qu'en exigerait la construction? Quant à nous, nous préférerons toujours un piano d'un extérieur simple, pourvu que le goût ait présidé à cette simplicité, comme dans tous ceux que M. Erard fabrique ordinairement. Après les éloges qui sont dus à M. Erard, et que nous lui avons donnés de grand cœur, il sera permis à la critique d'élever sa voix au sujet d'une innovation que nous ne saurions approuver, et que nous persistons à regarder comme un abus. Nous voulons parler de l'addition de quelques touches dans le haut pour compléter la septième octave. Il nous a toujours semblé que six octaves étaient la limite dans laquelle on aurait du se renfermer. On a ajouté une demi-octave dans la basse. Bien que ces touches ne rendent qu'un bourdonnement dont l'oreille ne distingue pas les rapports, celte augmentation du clavecin eut encore excusable, parce que ces touches de la basse, frappées ensemble avec leur octave supérieure, peuvent servir à renforcer celle-ci. Mais les touches ajoutées dans le haut, à quoi seraient elles utiles? Leurs cordes, qui n'ont pas la longueur suffisante pour vibrer, ne rendent aucun son, et elles ne font qu'un claquement qui pourrait tout au plus servir à imiter les castagnettes ou tout autre bruit rhythmique. L'émulation peut être utile dans les arts: elle mène à des découvertes, elle fait chercher et trouver de nouveaux précédés, mais elle entraîne aussi dans des écarts qu'il serait bon d'éviter. Parce qu'un virtuose célèbre devenu facteur de pianos s'obstine à faire des instruments à sept octaves, est-ce une raison de donner dans le même excès? Nous savons du reste que M. Erard n'est pas ici imitateur. Il nous a prouvé que déjà en 1814 son oncle avait fait un piano de sept octaves, mais qu'il avait abandonné cette innovation. Nous engageons M. Erard à y renoncer également, pour ne pas donner un-exemple, qui deviendrait contagieux sous l'égide de son nom." Expo 1839 Revue et gazette musicale de Paris, Volume 6, 1839, p. 237-239

PIANOS COMPOSITEURS

1800: piano à queue en forme de clavecin n° 28 pour J. Haydn

1803: : piano à queue en forme de clavecin n° 133 pour L. V. Beethoven

LIVRES sur ERARD

'Sébastien Erard 1752 - 1831 ou la rencontre avec le pianoforte', catalogue, Alain Roudier, Alain Moysan, Patricia Faivre, Anik Devries, Paul Raspé, ..., 1993

'Sébastien Erard - L'aventure du pianoforte', Alain Roudier, 1995

'La maison Erard, Manufacture de pianos 1780-1959', René Beaupain, 2005

LA SUITE

ERARD en 1840 et leurs brevets depuis 1840 (avec la nécrologie de P. ERARD)

ERARD en 1903

Médaille d'or, 1819 / Médaille d'or, 1823/ Médaille d'or, 1827 / Médaille d'or, 1834 / Médaille d'or, 1839 /Médaille d'or, 1844 / Médaille d'or Toulouse, 1845 / Hors concours, 1849 / Grande médaille, Officier de la Légion d'Honneur  Londres 1851 / Médaille de bronze New York, 1853 /  Médaille d'honneur, Paris 1855 / Diplôme d'honneur Metz, 1861 / Hors Concours Franco-Espagnole Bayonne, 1864 /  Légion d'honneur, Paris 1867 /  Hors concours, Paris, 1867/ Associé au Jury Vienne, 1873 Pianos et Harpes / Exposition Universelle: deux médailles d'or, 1878 / Diplôme d'honneur, Anvers, 1885 / Grand prix, 1889 / Hors concours Anvers, 1894 / Hors concours Bruxelles, 1897 / Hors concours, 1900

   

COLLIN

1780

"Darche, successeur de Collin. instruments à vent et à archets" (*1837)

Paris

7, rue des Fossés-Montmartre (*1807)(*1808)(arr.2)

9, rue de Cléry (*1836)(arr.2)

 

Pianos droits, orgues et des instruments en cuivre

COLLIN Fils (*1836)

Succ. la première partie du 19ème siècle par DARCHE Frères (?). En Belgique, il existe la même marque des Frères DARCHE - Bruxelles, de la même famille.

Puis succ par HENRY E. et MARTIN J. (°1853) Jules David MARTIN (Paris, 13.09.1826 - Paris, 19.03.1874) et Eugène HENRY (Eugène Léopold HENRY 1818 +14 aout 1872 à Montrouge, époux de Marie Célina LEFEBVRE), puis par MARTIN Jules seul (°1865). Jules MARTIN est succ. par  TOURNIER J. vers 1913 (5)

Médailles gagnées par ses successeurs :

Liste des exposants, 1839 / Mention honorable, 1844 / Mention honorable, 1849 / Médaille de 2ième classe, 1855 / Médaille Londres, 1862

?

 FESSARD Pierre Claude (1) / FESSART

1780

Pianos droits et pianos carrés

Paris  

5, quai d'Alençon (x1810)(*1811)(*1812)(arr.4) maintenant 'Quai d'Anjou'

3, rue Perdue (**1806)(*1809)(arr.5)

5, Quai Bourbon (*1816)(*1817)(*1820)(x1822)(x1823)(x1825)(x1829)(**1836)(*1837)(arr.4)

 

'Facteur de harpes et pianos', vers 1780. Dès 1780, FESSARD formera plusieurs ouvriers et facteurs dont Léonard SYSTERMANS (°1785). On trouve vers 1770 un éditeur FESSARD à Paris. (*1770)

FESSARD, 'facteur de piano-forté' et 'marchand de musique'(*1811)

FESSARD Fils (*1820)

"Fessart jeune (C.), soieries, nouveautés, châles, art. pour pianos et fleurs, Vivienne, 11. " (*1842)

"Pierre-Claude Fessard, facteur de pianos, demeurant quai d'Alençon, n° 5, dans l'île Saint-Louis" Gazette des beaux arts, Impr. de J. Claye, 1893, p.410

   

LANGE Johannes (Jean) Jacobus (Jacques)

(c.1755 - ?)

1780

Fortepianos

rue du gros horloge, au coin de la rue St Jean à Rouen (1789)(adresse gravée sur le piano,  correspond actuellement aux environs des n°126-130 rue du Gros Horloge)

addition fa-do vers 1800

Piano carré de1789, Collection privée

Paris

Rouen

au coin de la rue de Charenton et la rue du Faubourg Saint Antoine (*1780)(*1782)(arr.11)

26, rue de Rohan (**1783)(arr.1)

84, rue Quincampois (*1786)(arr.3)

 21(?), rue des Fossés Saint Victor, au coin de la rue Bordet (1788-89)(arr.5)(3)

rue de Thionville (arr.6)(1798-99)(maintenant 'rue Dauphine')(3)

rue du gros horloge, au coin de la rue St. Jean à Rouen (1789)(Barre d'adresse comme affichée ici en haut à gauche)

 

"Seul exemplaire repéré à ce jour de l'art de ce facteur, l'instrument (en état de jeu) a la particularité d'être un des rares pianos à grand ravalement ayant survécu en l'état. La transformation au tournant du siècle, c'est à dire plus de dix ans après sa fabrication, n'affecte pas seulement l'étendue du clavier par une série de dispositifs habiles qui ont permis d'insérer une "boîte" contenant les sept marteaux pour les notes aiguës, mais elle soulève encore des questions sur la volonté de son propriétaire de l'époque de faire ravaler l'instrument plutôt que de le remplacer par un autre.

La restauration, menée par Quentin Blumenroeder de Strasbourg, a mis en évidence que ce forte-piano est fait sur le modèle anglais (le dessin du fronton des touches, et son système de registres originaux remplacé plus tard par celui de genouillères puis, jusqu’à aujourd’hui, de pédales au sol, sans parler du système de marteaux à simple pilote devenu courant pour l’époque à Paris), et francisé dans son meuble par la pose de pieds cannelés et un travail de biseautage des arrêtes du fond de caisse pour le rendre plus fin et élégant. Il fut ensuite ravalé vers 1800.

On sait, pour l’heure, bien peu de choses sur Johannes (Jean) Jacobus (Jacques) Lange: il est né aux alentours de 1755, peut-être à Munich, a été reçu dans la Communauté des Tabletiers, Luthiers et Eventaillistes de Paris en 1785 (Le bon de maîtrise conservé aux Archives Nationales, Hôtel de Soubise,  indique qu’il a prêté serment le 28 septembre de cette année, en compagnie de Tobias Schmidt, autre facteur de pianos parisiens. On lui connait 4 ou 5 adresses parisiennes entre 1780 et 1800, et il est un des premiers facteurs (avec Mercken, Perronard, Cliquot, Tibbs, Korver, Barbarini et Cousineau) à faire la réclame pour des forte-pianos à l'anglaise (Weber, "Mercken", Editions Delatour, 2008, p.36). On ne s'explique pas encore son passage à Rouen en 1789 alors qu'il était Maître Luthier depuis quelques années à Paris (comme indiqué dans l’annuaire de 1790 de la corporation).


Edward Raimbault dans son "The Piano Forte, its Origin, its Construction" (London, 1860, p. 201) mentionne un Lange de Munich qu'il présente comme inventeur de l'Aeolodikon, fort ressemblant au Celestina d'Adam Walker présenté avec de grands effets au théâtre Haymarket de Londres en 1778.
Dernière curiosité: sous le coffre du piano, tracé soigneusement à la mine de plomb en plein centre, et vers l'avant, une inscription se dévoile sous l'action de filtres: "Toujours"!"

Infos données par D. Girard

 

 

 

LAUTERBORN Joseph-Gaspard

(1745 - 1814)

1781

 

Paris

 

12, rue Sainte-Croix-de-la-Breton-nerie (1781-90)(3)(8) (*1788)(arr.4)

Cul-de-sac Coquerelle (1793)(8)(arr.1)

rue des Rosiers (1793)(8)(arr.4)

rue des Écouffes (?)(arr.4)

 

Né à Bohemia en 1745 et meurt à Bougival, près de Paris, à 10 fevrier 1814.

'Facteur et accordeur de pianoforte'

Lauterborn s'est noyé sous des circonstances mystérieuses dans la Seine à Bougival.

 

1793

STIRNEMANN Jacobus

(1724 - 1790)

1781

Pianos carrés et pianofortes

Clavecin Lyon de 1777, 'Fondation la Ménestrandie', Suisse
P
iano carré "STIRNEMANN fait à Lyon 1781", Autriche
Pianoforte,  "Jacobus-STIRNEMANN-fecit-Lugd-1786", Moutiers (Savoie)

Lyon ?

 

'Facteur de clavecins et de piano-forté'

"Hans-Jakob Stirnemann, est né le 8 octobre 1724 à Gränichen (Argovie, Suisse) et baptisé à Wolsheim, en Alsace. En 1769 il s'installe à Wolsheim où se trouve sa sœur mariée à un menuisier.

Il a probablement appris son métier en Alsace. Peut-être était-il en relation avec la famille alsacienne de facteurs d'orgues Toussaint. En effet, on note qu'un certain Jean Frédéric Stirnemann, chirurgien et physicien à la cour de Berlin, épousa Marie Dauphine Toussaint de Metz, en 1784.
Il figure, en 1779, sur la liste des luthiers de Lyon. Outre le clavecin qui fait l'objet de ce disque, on a identifié à ce jour deux autres clavecins et trois pianofortes portant sa signature. On trouve aussi le passage de Jacob Stirnemann à Turin, en 1780, au service de Victor Amédée III.

Plus tard transféré dans la ville de Salin, cet orgue se trouve aujourd'hui à l'abbaye de la Lucerne, en Normandie.
Dès 1781, Stirnemann rejoint à nouveau Lyon où il construit un piano carré "Stirnemann fait à Lyon 1781", qui se trouve aujourd'hui en Autriche.

Il construit en 1783 un piano organisé, signé "Stirnemann à Lyon 1783" qui fut présenté à l'exposition universelle de Paris en 1889. En 1786, toujours à Lyon, il construit un pianoforte, portant la mention "Jacobus-Stirnemann-fecit-Lugd-1786", conservé aujourd'hui à Moutiers (Savoie).
Le nom de Stirnemann figure encore comme luthier sur "l'indicateur de Lyon" en 1779 et 1790. Dès lors, on ne trouve plus sa trace si ce n'est la mention de son décès le 5 août 1790 dans les archives de Gränichen. Le chantier des recherches concernant ce facteur d'instruments encore mal connu reste ouvert"

Plus d'info: Fondation, La Ménéstrandie

 

 

1790

SWANEN Jacques Joachim

PeriodPiano

1781

Piano carré 1789, collection Musée Saint-Loup (Troyes)
Piano de SWANEN de 1798 est à visiter hôtel de Bimard à Saint-Paul-Trois-
Chateaux
Piano carré ca 1785, et sa signature, Cité de la Musique, Paris

Pour les détails et autres photos voyez la page de MIMO en ce qui concerne la Cité de la musique

 

Paris  

rue du Four-Saint-Germain (1783)(3)(arr.6)

106, rue des Fossés-Monsieur-le-Prince, en (1786)(3)(*1788)(arr.6)

106, rue de la Liberté (*1800-1801)(*1802)(*1803-1804)(arr.19)

1828, rue de Thionville (**1805)(arr.6)

26, rue de Thionville (**1806)(*1807)(*1809)(x1810)(*1811)(*1812)(arr.6)

27, rue Dauphine (1816)(3)(*1817)(arr.6)

25, rue Dauphine (*1820)(arr.6)

26, rue Dauphine (*1816)(*1822)(x1822)(x1823)(x1825)(arr.6)

10, rue de l'Odéon (x1829)(**1836)(*1837)(arr.6)

 

'Facteur de pianos et harpes'

SWANEN est un facteur d' origine germano-flamande dont la présence est attestée à Paris de 1781 à 1820

16.02.1784 décès de Marie Honoré, née Delavié, sa femme. Ils ont une fille Marie Sophie (14)

"Joachim Swanen a laissé un instrument remarquable : le superbe clavecin à deux claviers à main et un clavier de pédale fait en 1786, actuellement au Conservatoire des Arts et Métiers. Swanen habitait rue du Four-Saint-Germain en 1783, rue des Fossés-Monsieur-le-Prince, en 1786, et rue Dauphine, en 1816." (3) Constant Pierre

Nous pouvons lui retrouver encore en 1822 comme 'accordeur de pianos et harpes'

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"Swanen, (facteur ou marchand) et accordeur, loue, vend ou achète les pianos de toutes fabriques, r. Dauphine 26" (x1820)

 

1820

DULCKEN Louis 1783

Piano à queue ca ?, photo chez Gallica
Piano à queue ca 1808, Germanischen Nationalmuseum
Piano à queue ca 1815, Germanischen Nationalmuseum
Piano à queue ca 1830, Germanischen Nationalmuseum

Pour les détails voyez la page de MIMO

Paris

Munich

rue vieille-du-Temple (1783)(3)(arr.3)

 rue Mauconseil (1788-89)(3)(arr.1)

?

Membre d'une famille de facteurs de clavecins et de pianos d'Anvers (Belgique).

DULCKEN Louis (1808)(1815), déjà à Munich

"Louis Dulcken  -  Facteur de Pianos - de S. M. le Roi de Baviere. - Munich à 1808"

DUCKEN  L. et fils (1830)

Dulcken chez Wikipedia

   
HILLEBRAND 1783

CORDES CROISSÉES

"Nous recevons la lettre, suivante, qu'il nous semble intéressant de reproduire : Sevran (S.-et-O.), mardi. Monsieur le directeur, Je lis dans votre numéro du 22 juillet que le musée instrumental de Berlin vient de " faire l'acquisition du plus ancien piano droit à cordes croisées qui existât. Il fut construit à Paris en 1836 par son inventeur Henri Pape" Pape n'est pas l'inventeur des pianos à cordes croisées; en tout cas celui que vient d'acheter le Conservatoire dé Berlin n'est pas le plus ancien qu'ait construit le facteur en question. M. Tomasini en a exposé un au musée centennal de la classe 17, qui date de 1834. En 1830, un facteur de pianos de Philadelphie, nommé Babcock, a eu l'idée le premier de construire un piano droit à cordes croisées. Le comte de Ponlecoulant eu a parlé dans son organographie. Déjà, avant cette époque, un facteur français nommé Wilhems Hillebrand avait construit un piano carré à cordes croisées. Ce facteur était établi à Nantes et est mort en 1809. Cet instrument se trouve aussi au musée centennal de la classe 17. Il fait partie depuis plusieurs années de la collection de mon père, M. Léon Savoye. Ce piano a beaucoup intéressé les facteurs qui l'ont examiné. Je vous serais très reconnaissant de bien vouloir insérer ces quelques lignes dans votre journal, ces questions peu connues pouvant intéresser un grand nombre de personnes. Je vous prie d'agréer, Monsieur le directeur, l'expression de ma considération très distinguée. René SAVOYE. " Le Ménestrel, 29/07/1900, p.240 Voyez Henri PAPE (°1815) et TOMASINI(la suite )

Paris ?  

'Facteur de fortepianos'

"HILLEBRAND reprend l'invention de MARIUS (1716) consistant à mettre les marteaux au-dessus des cordes; le mécanisme de ce fait devient plus sensible au toucher et tes sonorités plus douces (1783). On peut voir cette mécanique au musée du conservatoire." (7)

"Dans l'Almanach musical de 1783. Part. I, page 51 , on trouve la note suivante : Piano-forté composé par M. Hillebrand. La table harmonique a toute la longueur et toute la largeur donnée à cet instrument. Le clavier est placé sur un plan un peu plus élevé que celui sur lequel les cordes sont tendues. Les marteaux frappent les cordes en-dessus, au lieu que dans les jorle-pianos ordinaires les marteaux les frappent en-dessous , etc." Gazette Musicale de Paris, 1834

   

DAUJARD Mme.

1785

 

Paris

 

Cul-de-sac du Coq (1785-86)(arr.1)

rue Trainee (1787-...)

rue de la Cosson-nerie (1788-89)(1)(3)(arr.1)

 

Fortepianos

DAUJARD Mademoiselle (1785)

DAUJARD Louis-François (1787)

 

 

NÉGÈLE

1785

 

Paris

 

17, rue de la Tisse-randerie (*1809)(x1810)(*1811)(*1812)(arr.4)

15, rue de la Tisse-randerie (*1816)(*1817)(1819)(arr.4)

 

'Facteur des pianos et harpes'

NÉGÈLE et Guillaume ZIMMERMANN, étaient connecté sur la même adresse en 1800

 

1820

SYSTERMANS Léonard

Forte-Piano.ch

1785

"Piano-forte oblong, à 5 octaves. La caisse, en acajou à filets de bois de couleur, repose sur 4 pieds cannelés et en fusée. Longueur, 1 m. 5oc, profondeur, 0 m. 55 c. Fait par Léonard Systermans, à Paris, 1790." (*1888)

Paris

Enclos du Temple à la Rotonde (*1809)(x1810)(*1811)(*1812)(*1816)(arr.3)

25, rue Notre-Dame de Nazareth (x1820)(arr.3)

 26, rue Notre-Dame de Nazareth (x1822)(1824)(1825)(1829)(arr.3)

'Facteur de forte-pianos'

Dès 1780 FESSARD formera plusieurs ouvriers et facteurs dont Léonard SYSTERMANS (°1780)

"Léonard Systermans, Zimmerman aîné (???), son frère, à qui notre fameux professeur du Conservatoire doit le jour, établirent à Paris, vers 1785, des fabriques de pianos, dont les produits furent appréciés dans le commerce et parmi les amateurs." (xx1839), p.197

Selon Montal : "Vers 1785, Léonard Systermans établit à Paris une fabrique de pianos dont les produits, quoique inférieurs à ceux d'Erard, eurent néanmoins quelque réputation. A la même époque aussi, Zimmermann aîné et son frère, qui fut le père de notre célèbre professeur du Conservatoire, construisirent également des pianos qui furent estimés." (*1836), p.212

Autres avec le même nom SYSTERMANS

   

KORWER

1788

Paris rue Favart (*1788)(arr.2)

 12, Reu Neuve Saint-Eustache (*1790)(arr.18)

Pianofortes

"KORWER, en 1788, fournisseur de l'Opéra, dont nous avons vu un mémoire pour cinquante-trois accords de clavecins faits du II thermidor an IV au 38 brumaire an V, à raison d'une livre dix sous" (7)

   
 

1789

La situation d'évolution du forte-piano à Paris changeait par les conséquences de la Révolution de 1789.            
FREUDENTHALER Jean-Guillaume

(1761-1824)

1789  

Pianos carrés et pianos à queue

Piano carré avant 1796, MIM, Bruxelles
Piano carré ca 1803, Collection du Château de Sassenage
 Piano carré n° 1509 ca 1815, et sa signature, Cité de la Musique, Paris
Piano carré ca 1796, MIM, Bruxelles

Pour les détails et autres photos voyez la page de MIMO

'Pilhelm, Freudenthaler, fait à Paris, 1789', Bruni, 1890

TITRE

'Breveté de Duc d'Orléans' (*1820)  

" et de l'Acad. royale de musique et du théatre royale Italien" (x1829)

'Breveté du Roi' (***1836)

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"De l'accord parfait des pianos dépend non-seulement leur effet harmonique, mais aussi la condition de leur durée; il est donc essentiel de les toujours tenir en bon état sous ce rapport, et c'est un soin qui ne peut être convenablement rempli que par les facteurs eux-mêmes. M. Fréudenthaler est le seul qui accorde les pianos à raison de trois francs et laisse la facilité de payer par trimestre; il est également le seul qui, après avoir posé de nouvelles cordes, revienne quelques jours plus tard s'assurer de l'effet qu'elles ont produit. Enfin économie et sûreté, tels sont les avantages qu'offre M. Freudenthaler à ses abonnés et qui nous engagent à le recommander aux amateurs et aux artistes. " Pub (y1839)

"La maison Freudenthaler, connue depuis longtemps pour l'accord des pianos, offre des avantages réels aux amateurs et aux artistes. Nous ne saurions trop la recommander à nos abonnés. M. Freudenthaler est le seul qui se charge d'accorder les pianos au prix de trois francs; il est lé seul aussi qui, après avoir posé de nouvelles cordes, prenne le soin d'envoyer quelques jours plus tard, afin dé s'assurer de l'effet qu'elles ont produit,et pour les remettre en état, s'il en est besoin. Cette dernière garantie doit lui faire donner la préférence sur ses confrères, car, on sait combien les cordes neuves sont susceptibles de se déranger ou de se casser après un service de quelques heures. S'adresser ou écrire franco, rue Sainte Appoline, n° 5. " (*1840)

Piano de Boieldieu. - Ce piano carré n'a qu'une étendue de 5 octaves et demie. Il est sorti des ateliers du Wurtembergeois J.-G. Freudenthaler - (1761-1824), facteur de pianos formé à l'école d'Érard. Fr.- Adrien Boieldieu (Rouen, 15 décembre 1775 — Jarcy, près de Paris, 8 octobre 1834) l'acheta en 1823 et il le garda jusqu'à sa mort. Il s'en servit pour écrire le 1er acte de Pharamond (10 juin 1825), dans lequel se trouve un gracieux chœur de prêtresses qu'on a chanté souvent aux concerts du Conservatoire. C'est assis devant cet instrument que Boieldieu a composé la Dame blanche (10 décembre 1825), ce chef-d'œuvre impérissable, et le premier acte de son opéra les Deux Nuits (20 mai 1829), la dernière de ses productions lyriques.- (Don de son fils Adrien Boieldieu.) Le musee du Conservatoire national de musique : catalogue descriptif et raisonne, 1884

Paris Cour Saint-Martin-des-Champs

12, rue Montmartre (1801)(*1800-1801)(*1803-1804)(*1805)(arr.2)

12 et 156, rue Montmartre (?)(arr.2)

164, rue Montmartre (**1806)(**1807)(*1808)(*1809)(x1810)(*1811)(*1812)(*1816)(*1817)(*1820)(*1822)(x1822)(x1823)(x1825)(1827)(x1829)(arr.2)

34, rue de l'Echiquier (1829)(***1832)(arr.10)

17, rue du Gros-Chenet (***1836)(actuel : rue du Sentier)(arr.2)

5, rue Sainte Appoline (*1840)(arr.3)

65 bis, rue Meslay (*1842)(arr.3)

'Facteur de clavecins et pianos'

"FREUDENTHALER (Guillaume), natif de Heilbron, dans le royaume de Wurtemberg, facteur de pianos, est très renommé pour la solidité de cet instrument, pour la simplification de la mécanique, et pour la qualité du son. Ses pianos à queue lui ont mérité les suffrages des artistes de la capitale etde l'étranger." Dictionnaire historique des musiciens, artistes et amateurs, morts ou vivans, 1817, p.243

"Freudenthaler (Jean-Guillaume), né à Neckargartarch, près de Heilbronn, en 1761, entra dans sa jeunesse comme ouvrier chez Silbermann, de Strasbourg, et travailla ensuite chez Érard à Paris. Ayant fait un voyage à Londres, en 1788, il y étudia les principes de la construction des grands pianos, suivant les principes du mécanisme anglais, et de retour à Paris, il établit des ateliers pour la fabrication des instrumens d'après ce système. Il eut bientôt de la réputation pour la solidité et la puissance de son de ses pianos, dont le seul défaut consistait dans la lourdeur du mécanisme, défaut qui était aussi celui des pianos anglais de cette époque. Les améliorations introduites plus tard dans la construction du piano à queue, tant sous le rapport de la légèreté du mécanisme que sous celui de la qualité moelleuse et chantante du son, ont fait oublier les anciens instrumens de Freudenthaler; mais cet artiste n'en mérite pas moins d'être placé au nombre des bons facteurs de son temps. Il est mort à Paris le 25 mars 1824, laissant à ses deux fils sa fabrique dans un état prospère; mais ceux-ci ont cessé la fabrication depuis plusieurs années." Fetis (x1837), p.197

FREUDENTHALER et Fils (x1822)(x1823)

FREUDENTHALER Frères (x1825)(1826)(x1829) Deux Fils

"Pianos et pupitres mécaniques" (*1827)

On trouve aussi un certain FREUDENTHALER Auguste, facteur de billards non patenté puis fabricant de ???, exerçant rue de l'Echiquier n° 34 et rue de Chabrol n° 24 en 1826 puis rue Montmartre n° 164 en 1829, faillite dudit, le 17/10/1826, puis le 16/06/1829:

"FREUDENTHALER, facteur de pianos, rue de l'Echiquier, n. 34.-
Juge-com. M. Panis.–Ag. M. Sarrebource, rue Bretonvillers,
n. 9."
Le Courrier des Tribunaux, 06/1829, p.984

BOIELDIEU a eu un piano carré de FREUDENTHALER: a voir Conservatoire National de Musique, 14, rue de Madrid, Paris (arr.8)

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"Freudenthaler père et fils, Pianos, rue Montmartre, n°. 164 - Brevetés de S. A. S. Mgr. le duc d'Orléans. Fabriquent des forté pianos carrés, à queue et verticaux, qui jouissent d'une réputation acquise par trente ans d'un travail assidu. Tous les instrumens de cette fabrique sont soigneusement repassés par MM. Freudenthaler, et se vendent à garantie. Ces pianos, qui font eux-mêmes leur éloge, ont obtenu le suffrage des principaux artistes français et étrangers." Bazar Parisien, ou Annuaire raisonné de l'industrie des premiers artistes et ..., 1821, p. 206

"La maison Freudenthaler, que nous recommandons souvent dans nos annonces illustrées, mérite chaque jour davantage d'occuper le rang qu'elle a pris parmi les meilleures fabriques de pianos. Nous pouvons assurer à nos jeunes dames abonnées et aux artistes, que jamais instruments vendus ou loués n'ont été supérieurs à ceux qui sortent des magasins de ce facteur; nous ferons remarquer en outre qu'il est le seul qui fasse les accords au prix de trois francs, et qui laisse la facilité de les payer par trimestre; il est le seul aussi qui, après avoir posé de nouvelles cordes, prenne le soin d'envoyer quelques jours plus tard afin de voir l'effet qu'elles ont produit. Ces motifs nous ont paru suffisants pour lui payer notre tribut d'encouragement; en cela nous restons fidèles à notre devise qui a toujours été : à chacun selon ses oeuvres." Pub (**1840)

"FREUDENTHALER, 5, rue Sainte Apolline, ACCORDS au prix de 3 francs, ou par abonnement, 30 francs par an, subdivisibles par trimestre. —S'il a fallu poser des cordes neuves, l'accordeur reviendra essayer le piano quelques jours après, pour en apprécier l'effet. Pianos d'occasion a vendre et à louer. Réparations sur place et dans les ateliers. Le Ménestrel, 02/02/1840, p.NP"

Mention honorable, 1827

 

LAMERS Albert

1790

 

Paris

rue du Ponceaux (1790)(arr.2) Pianos carrés ?    
HUSSON- BUTHOD & THIBOUVILLE, & Henri SAVARESSE

1790

Pianos droits, orgues, clarinettes, contrabasses, violons, guitares, sérinettes, ...

Ils sont commencés de fabriquer des pianos après 1855 probablement.

Paris  

13-15, rue Grénétat (1849)(arr.3)

254, rue Saint-Martin (*1859)(1862)(arr.3)

42 bis, rue Réaumur (1867)(arr.3)

68 bis et 70 en 72, rue Réaumur (arr.3)(*1876)(*1893)

et les usines étaient à La Couture-Boussey (Paris) et en Vosges (Mirecourt) et 140, rue Saint-Charles (*1913)(arr.15)

 

Ce n'est pas claire de qui était Jèrome Thibouville-Lamy est le successeur, comme il a mentionné dans les Adresses Musique de 1913

HUSSON, BUTHOD & THIBOUVILLE (1855)(*1859)

"Husson - Buthod et Thibonville M, Ф 1839, M. 1849, dépot de la fabrique de Staub, pianos faits spéialement pour l'exportation, offrant toutts les garantie de solidité, sommier prolongé en fer, agrafe en cuivre remplaçant le Silliet, nouveau genre d'étouffoirs, nouveau système mècanique à vis de pression, pédale céleste progressive, St-Martin, 254." (*1859) - Voyez pour STAUB de Nancy (°1848)

THIBOUVILLE - LAMY et C. JEROME (anc. Husson-Buthod & Thibouville, & Henri Savaresse) (1867)

THIBOUVILLE Jérome (*1893)

Succ. Paul BEUSCHER

Médaille d'argent, 1849 / Prize medal, Londres 1862 / Médaille de bronze Bayonne, 1864 / médaille de bronze, 1867 /  Liste des exposants, 1873

1970

KLEIN Jacques

Musée de Limoux

1791

'Klein, pianos droits, carrés et à queue, à 2 et 3 cordes, à 6 et 6 octaves et demie, 7 octaves, harpes (*1836)

Console piano n° 1000 de 1845, Musée du piano Limoux (voyez première cartouche)

 

Alsace

Paris

 

Fondée en 1791 en Alsace

puis installés à Montreuil Seine rue Saint-Denis (3)(arr.1)

4, rue de la Croix (*1820)(x1822)(x1823)(x1825)(arr.15)

3, rue Thévenot (1827)(*1835)(arr.10)

13, rue Thévenot (1834)(*1835)(arr.10)

63, rue du Temple (ancien-nement rue Thévenot, 13)(**1836)

35, rue de la Folie Méricourt (*1846)(arr.11)

138, rue Oberkampf (arr.11)

Passage Ménil-montant (1889)(arr.11)

Montreuil-sous-Bois (Seine)(1894)

29, rue Arsène-Chéreau (*1913)(dehors centre)

Banlieue de Paris en 1901: Usine et magasin de commerce 26 et 29, rue Arsène-Chéreau, Montreuil-sous-Bois (actuellement 26-28, rue Robespierre, Montreuil)

 

La production annuelle est de 1500 pianos droits ou à queue (1906)

70 à 100 employés en 1901 et 48 en 1954

40.800 pianos (vers 1930)

Aujourd'hui la plus ancienne manufacture mondiale de pianos à toujours être dirigée par les descendants directs du fondateur, Joseph KLEIN

'Jacques KLEIN' (*1783) ?

KLEIN A. Joseph (1791)

KLEIN Henri I (?) atelier dans la Sarre (1)

"CHANGEMENT DE DOMICILE. - M. KLEIN, FACTEUR DE PIANOS, Vient de transférer ses ateliers de la rue Thévenot, n. 13 où ils étaient précédemment, à la rue du Temple, n. 63 où ils sont actuellement. " L'Indépendant, 02/10/1834, p.3

KLEIN Joseph (*1846)

KLEIN Henri II (°1872)

KLEIN Georges (1930)

KLEIN Jean-Pierre (?)

Il a aussi fabriqué des pianos pour:

BELHARTZ (°?)(Montreuil) / HENRY (°?)(Besancon) / WEINGARTNER (°1849)(Paris)

EXPOSITION

"M. Klein, à Paris : Pianos. L'un est à trois cordes et six octaves et demi; l'autre à deux cordes et six octaves." (x1834)

 

 

Exhibition des produits françaises, 1834  /  Médaille d'Argent - Exposition Internationale du Havre, 1887 / 1 ère Médaille d'Or - Exposition Universelle 1889 / Diplôme de lère Classe - Exposition Française de Londres, 1890 /
Médaille d'Argent - Exposition Universelle d'Anvers,1894 /
Médaille d'Or - XIII Exposition Internationale de Bordeaux, 1895 / Médaille d'Argent - Exposition internationale de Bruxelles, 1897 / 1 ère Médaille d'Or - Exposition Universelle de Paris, 1900 /
Diplôme d'Honneur - Exposition Coloniale Internationale de Paris, 1931 /
Médaille de la Société d'Encoura-gement à l'Art et à l'Industrie, 1938 /
Médaille du Cinquan-tenaire de la Foire de Paris, 1954 /
Médaille des Inventeurs au 7ème Salon International de Bruxelles, 1958 /
1 er Grand Prix Départe-mental des Métiers d'Art
Médaille de l'A.N.V.A.R. (Agence Nationale pour la Valorisation de la Recherche), 1985


 
SCHMIDT Tobias

(1755 - 1831)

1795  

Pianos carrés, orgues, Piano- Harmonicas et Piano-violons

"Mon pianoforte file et enfle les sons à volonté, de sorte que l'on entend le violon, la basse et l'alto; et moyennant une nouvelle pédale, l'on peut jouer les morceaux de musiqu qui montent en six octaves sur un piano de cinq octaves" (1795)(12)

TITRES

'Facteur de piano et clavecin' (*1803-1804)(*1809)

'Harmoniste bréveté' (*1811)

Piano carré entre 1790-1805, Château de Saint Bauzille
Piano carré ca 1806, Collection de Maisons Lafitte
Piano carré ca 1807, Collection de J. M. Renard
Piano carré ca 18??, Collections du Musée de la Révolution, Vizille
Piano carré n° 138 ca 1817, et sa signature, Cité de la Musique, Paris

Pour les détails et autres photos voyez la page de MIMO en ce qui concerne la Cité de la musique

EXPOSITIONS

"M. SCHMIDT, rue du Pont de-Lodi, Pour avoir fait le piano-harmonica, instrument avec clavier, qui rend des sons continus comme les instrumens à cordes -et a archet; l'instrument de M. Schmidt a de beaux sons, et il est susceptible de produire de grands effets lorsqu'il sera parvenu à son dernier degré de perfection. " (*1806)

"Lors de l'exposition des produits de l'industrie qui eut lieu aux invalides en 18oG, Schmidt, facteur de piano à Paris, présenta un instrument qui offrait la forme d'une longue caisse carrée. A l'une de ses extrémités se trouvait un clavier avec un mécanisme de piano ordinaire; de l'autre côté était un autre clavier destiné à faire mouvoir de petits archets cylindriques qui faisaient résonner des cordes de boyau. Les sons qu'on obtenait par ce mécanisme avaient l'inconvénient de ressembler à ceux de la vielle, et ne répondaient pa', a l'intention de l'inventeur, qui avait voulu imiter les instrumens à archets : cependant Schmidt obtint une mention honorable pour ses efforts." Expo Paris 1806 (**1828)

"Le sieur Schmidt, mécanicien et facteur de piano, rue du Pont de Lodi, inventeur d'une machine à l'aide de laquelle on peut descendre en mer et en retirer tous les objets naufragés, a fait samedi l'essai de cette machine au port de la Rapée. Il est descendu dans la Seine, renfermé dans un homme de cuivre, et y est resté près d'une demi-heure. Il reçoit de l'air à volonté par un canal qui est hors de l'eau, et qui est en communication avec lui par un autre canal. Il entend ce qu'on lui dit et répond de même. Il a le mouvement de la main et du bras très-libre. Il distingue très-bien tous les objets. Enfin on ne peut qu'applaudir à son entreprise et l'encourager, comme pouvant être de la plus grande utilité. Le sieur Schmidt se propose de faire une expérience publique dans quelques jours; elle sera annoncée." (*1810)

BREVETS

Brevet de 1803:  "Brevets non publiés. Piano-harmonica, brevet de 5 ans délivré, en 1803, à M. Schmidt." (x1838) - " En 1803, Tobias Schmidt, facteur allemand, fixé à Paris, imagina un instrument à clavier monté de cordes de boyau, dont la vibration était produite par un archet continu, circulant immédiatement dans une direction transversale, au moyen d'une roue à pédales et de poulies de renvoi. Schmidt attaquait avec l'archet les cordes de deux façons; la première était de faire soulever, par chaque touche, une petite cheville maintenue verticalement, et sur le bout supérieur desquelles posaient les cordes, comme sur un chevalet. La seconde consistait en un petit rouleau, mobile sur son axe, placé entre chaque corde, vis-à-vis de l'archet, dont l'arête supérieure excédait un peu le plan des cordes. Au-dessus de l'archet et vis-à-vis de chaque corde était un autre petit rouleau, également mobile sur son axe, et qui était porté, par une bascule assujettie, à se mouvoir avec la touche. En s'abaissant il faisait fléchir l'archet, qui attaquait la corde correspondante sans pouvoir toucher les voisines, garanties par les rouleaux inférieurs. Cet instrument, qui portait le nom de Piano-Harmonica, n'était que du vieux neuf, car nous avons vu que l'abbé Vogler en avait déjà donné l'idée, et les premiers essais en ce genre furent ceux de Hohlfeld, de Berlin, en 1754; de Gesbrecht, de Wetzlar, en 1779, et de Greiner, de Gorliz.", Pontecoulant, 1861 Brevet "14 octobre 1803. — Pour un instrument qu'il nomme Piano-harmonica, par T. Schmidt, facteur de forte-piano, rue des Grands Augustins, n. 29 Paris. Terme 5 années." Annales des arts et manufactures: ou mémoires technologiques sur ..., Volume 24, 1806, p.290-291 et toute la description dans: Description des machines et procédés spécifiés dans les brevets d'invention, 1818, p.242-251 + image 57

GUILLOTINE

"L'histoire rapporte que trois hommes travaillèrent à la mise au point de la guillotine : le docteur Guillotin qui lui laissa son nom, le docteur Louis et un facteur de pianos du nom de Tobias SCHMIDT qui en devint le fabriquant."

(*1847): L'histoire de la musique moderne p.188 - 189

Stras-bourg

Paris

?

9, cour du Commerce Saint-André (1792)(12)

rue Saint-André des Arts (1788-89)(*1789-90)(1)(3)(arr.6)

rue de Thionville au Musee (entre 1790 - 1805 ?)(arr.6)

(29), Rue des Grands Augustins (*1800-1801)(*1802)(*1803-1804)(*1805)(arr.6)

12, rue du Pont de Loti (1807)?

2, rue du Pont de Loti (**1806)(*1807)(*1808)(*1809)(x1810)(*1811)(arr.6)

20, rue des Bons Enfants (*1817)(1819)(*1820)(arr.1)

21, rue des Bons Enfans (*1822)(x1822)(x1823)(*1825)(x1825)(x1829)(arr.1)

9, rue des Bons-Enfants (1831)(10)(arr.1)

 

'Facteur de pianos'

Né en Allemagne (Nassau-Ussingen), autres souces parlent de Strasbourg (*1997)(**1817)

Il obtient sa maitrise le 28.O9.1785 avec J. J. LANGE.

"SCHMID (tobie), facteur de pianos, né a Usingen, dans le duché de Nassau, en 1768, s'établit à Paris, en 1795, et se fit connaître peu de temps après par diverses inventions et modifications du piano, pour lesquelles il prit des brevets d'invention. La première de ces iuventions consistait en un chevalet mobile qui, par la pression d'une pédale, coupait les cordes dans la moitié de leur longueur, et élevait tout à coup l'instrument d'une octave. La curiosité des musiciens fut particulièrement excitée par un autre instrument qui fui mis par Schmid à l'exposition des produits de l'industrie française, en 1806. Cet instrument avait la forme d'un carré long. A l'une des extrémités se trouvait un clavier avec un mécanisme de piano ordinaire qui agissait sur des cordes métalliques; de l'autre côté, il y avait un autre clavier destiné à mettre en contact avec les cordes de petits archets cylindriques, mis en mouvement par la manivelle d'une pédale, avec des cordes de boyau placées au dessus des cordes métalliques. Les sons obtenus par ce mécanisme avaient l'inconvénient de ressembler à ceux de la vielle, et ne répondaient pas à l'intention de l'inventeur, qui avait voulu imiter les instruments à archet. Schmid était un mécanicien distingué; mais le son de ses pianos manquait de timbre et de moelleux. Il est mort à Paris, en 1821." Biographie universelle des musiciens: et bibliographie générale ..., Volumes 7-8, François-Joseph Fétis, 1870, p.474

Pianos carrés, orgues 'PIANO- Harmonica' (1803) et 'PIANO-violon'. Pour voir les brevets originaux voyez le site INPI (13)

SCHMIDT Ch. J. H. (1855), c'était son fils ou de famille ?

BREVETS (la suite)

Brevet de 1803: "PIANOS DIVERS. Art DU FACTEUR D'INSTRUMENS A cordes. – Invent. – M-Tobias Schmitt, de Paris. – An xii. – Le piano-harmonica imaginé par l'auteur, est à clavier; il rend des sons continus comme les instrumens à cordes et à archet; il a de beaux sons et est susceptible de produire de grands effets lorsqu'il sera parvenu à son dernier degré de perfection. M. Schmitt a obtenu un brevet de cinq ans pour cette invention, qui consiste principalement dans des simplifications heureusement apportées au système ordinaire des pianos. Il a supprimé les châssis des étouffoirs et le portant général des marteaux. Dans son système chaque touche est un lévier rectiligne dont l'extrémité postérieure porte le marteau dans une chappe. Sur le même bras du lévier est vissé le pédicule de l'étouflbir. Le choc et le recul des marteaux se font sans aucun renvoi et le mouvement de l'étouffoir est aussi rapide que celui de la touche à laquelle il tient. S'élevant avec elle, il s'abaisse avec elle il n'a plus besoin ni de ressort ni de lévier, ni de châssis, ni de pilote. Moins sujet à se déranger que l'autre', cet étoufibir est beaucoup plus aisé à réparer, un tour de vis à droite ou à gauche le règle à l'instant. Toute la partie du clavier touches étouffoirs et marteaux contenues dans le même châssis, se glisse ainsi qu'un tiroir, et se fixe à sa place. Les marteaux n'ayant plus de renvoi attaquent les cordes avec plus de précision et de sûreté les étouffoirs agissent avec plus de promptitude. Les nouveaux pianos de M. Schmitt sont à deux et à trois cordes. Les nouveaux pianos de M. Schmitt sont à deux et à trois cordes. Dans les pianos l'archet est ordinairement d'une seule pièce mais l'auteur, pour remédier à l'inégalité de sa flexibilité l'a partagé en deux parties égales dont chacune attaque la moitié des cordes de tout le système il a donné à l'archet ruban des cordes graves uue largeur double du ruban des cordes aiguës. L'auteur A deux manières d'attaquer les cordes avec son archet la première consiste à faire soulever par chaque touche une petite cheville maintenue verticalement et sur le bout supérieur de laquelle pèsent les cordes comme sur un chevalet. Chacune de ces chevilles suit le mouvement de la touche qui lui correspond, et toutes les cordes soulevées au-dessus de leur plan général sont aussitôt attaquées par l'archet. Par la seconde manière, entre chaque corde et vis-à-vis l'archet, est un petit rouleau mobile sur son axe dont l'arête supérieure excède un peu le plan des cordes; au-dessus de l'archet et vis-à-vis de chaque corde est un autre petit rouleau également mobile sur son axe et qui est porté par une bascule assujettie à se mouvoir avec la touche. En s'abaissant, il fait fléchir l'archet qui attaque la corde correspondante sans pouvoir toucher les autres, qui se trouvent garanties par les rouleaux inférieurs. On remarque encore une barre de bois ou de métal garnie de peau qui se pose légèrement sur les cordes, pour leur faire produire une quinte ou une octave au-dessus du ton. Chaque corde est maintenue sur le chevalet d'harmonie par une petite pointe en laiton. Par-dessus ce chevalet, on en voit un autre de même forme qu'on abaisse ou qu'on relève au moyen d'une pédale il sert à renfler ou à syncoper les sons." Dictionnaire chronologique et raisonné des découvertes, inventions, 1822-24, p.334 et 335

1809, mécanisme de SCHMIDT, facteur à Paris - "Schmidt, facteur à Paris, construisit, en 1809, un piano remarquable par sa précision et sa simplicité. Dans cet instrument, le facteur avait supprimé les chàssis des étouffoirs et le portant général des marteaux. Dans cette nouvelle organisation, chaque touche était un levier rectiligne, dont l'extrémité postérieure portait le marteau dans une chappe -, sur le même bras du levier se trouvait vissé le pédicule de l'étouffoir. Le choc et l'échappement du marteau se faisaient sans aucun renvoi, et le mouvement de l'étouffoir était aussi rapide que celui de la touche à laquelle il tenait; il s'élevait avec cette touche et s'abaissait avec elle, et n'avait plus besoin de ressort, ni de levier, ni de châssis, ni de pilote. La suspension des châssis, des étouffoirs et de l'équipage compliqué des marteaux, fut une réforme avantageuse." Pontecoulant, 1861

Un autre (?) SCHMIDT, 'Facteur de clavecins' se trouvait dans 56, rue Galande (arr.5) en 1802

 

Mention honorable, 1806 /Jury d'admission, 1823 

1822

LAPLANCHE & DEFORGE

1796

Pianos droits et pianos mécaniques (20ème siècle) et éditeur

EXPOSITION

"La province est représentée par MM. Laplanche-Deforge de Reims et Mayeur de Châlons-sur-Marne. M. Laplanche-Deforge a envoyé deux instruments faits avec soin. " L'Exposition de Troyes illustrée. Journal du Concours, 1860, p.28

Reims

Succ. à Paris

Aussi une succur-sale à Sedan (*1929)

2, rue Chanzy (*1913)(arr.11)

51, rue Saint-Placide (*1929)(arr.6)

1, rue Thiers (*1922)

'Facteur de pianos' et éditeur de musique

Dans le Livre 'Musiques adresses de 1913, on peut trouver que la date de fondation de ce fabricant est 1796. Mais de qui ils sont les successeurs????

LAPLANCHE & DEFORGE (*1862)

LAPLANCHE & FORTIN G. (*1913), la marque de FORTIN, succ., Reims

FORTIN G. de Reims (*1922)(*1929), successeur au moins dès 1886

LAPLANCHE & FORTIN à Reims a été bombardé vers 1940.
Une autre succursale à Charleville (*1913)

Liste des exposants, Troyes, 1860

 

NADERMANN Jean Henri

(1774 - 1835)

1796

"NADERMANN Maître luthier facteur de harpe ordinaire du service de la Reine rue  d'Argenteuil Butte Saint Roch à Paris. Octobre 1779"

Paris

 rue du Chantre Saint-Honoré (?)(arr.4)

rue de
Richelieu (1796)
rue de la Loi (1799)(arr.1)

 46, rue de la Loi (*1807)(arr.2)

46, rue de Richelieu (*1808)(*1809)(x1810)(x1820)(arr.1)

4, rue d' Argenteuil (*1825)(*1828)(arr.1)

45, rue d' Argenteuil (*1811)(*1812)(1827)(***1828)(1830)(arr.1)

Facteur de pianos et harpes

Il venait de Driburg (Paderborn), Westphalia. Sa veuve était aussi marchand de musique (*1811)

NADERMANN, Veuve (*1808)(*1811)

NADERMANN, Veuve et Fils (?)

NADERMANN Frères (1827)

NADERMANN Ainé (***1828)(1830):  (Francois-Joseph Nadermann) était aussi compositeur et éditeur de musique. Et l'ami de LENTZ.

Médaille d'argent, 1823 / Médaille d'argent, 1827

1820

LEMMÉ Charles

(1769 - 1832)

PeriodPiano

1799

Pianos carrés (six octaves) (1819), pianos à queue, double clavier, pianos droits (1827) et harpes

LEMME par MONTAL

"(...) suivant un article de la Gazette Musicale de Paris1, un facteur de Brunswick, nommé Lemrae, grand-père de Charles Lemme, facteur de Paris, ayant à expédier, en 1771, un piano à Batavia, craignit qu'une table ordinaire ne pût résister aux variations de la température dans un si long voyage. Il colla alors deux tables de sapin l'une sur l'autre, de manière à ce que les fibres de chacune, posées transversalement, se prétassent une résistance mutuelle. Mais il est probable que nos facteurs n'ont point eu connaissance de cet essai et qu'ils doivent leurs idées à leurs propres investigations."



"LEMME (Charles), naquit à Brunswick en 1769, et travailla longtemps à la fabrication des pianos dans les ateliers de son père. Vers l'année 1799, il alla se fixer à Paris, et s'y fit connaître comme un bon facteur de second ordre; car ses instruments, d'un prix moins élevé que ceux d Érard et de Freudenthaler ou de Petzold, ne furent jamais recherchés par les artistes ni par les amateurs distingués. Cependant il en faisait un grand commerce dans les provinces et à l'étranger, particulièrement en Amérique, et ses travaux pendant plus de vingt cinq ans lui acquirent une fortune honnête. Déjà il avait cessé de travailler et jouissait de son indépendance, lorsqu'un nouveau système de musique et de construction de pianos vint le préoccuper et le fit rentrer dans la fabrication de ce genre d'instruments. Il exposa ses vues dans un petit ouvrage qui a pour titre : Aokvelle méthode de musique et gamme chromatique, qui abrège le travail et rétude de la musique; de onze douzièmes on l'a riduite à un douzième; inventée et publiée par Charles Lemme; Paris, imprimerie de Firmin Didot, 1829. Brochure in-8° de 19 pages, avec un cahier de 10 planches in-4° obi., et un grand tableau. Le titre de cet opuscule ne promettait pas un ouvrage bien écrit; mais le fond était beaucoup plus singulier que la forme. Lemme ne s'était pas seulement proposé la réforme de la construction des pianos, mais celle de toute la musique. J'ai donné une longue analyse de son système dans le 5e volume de la Revue musicale (p. 49 et suiv.) : je vais en présenter ici un aperça pour ceux qui n'ont pas cet ouvrage. Lemme, choqué par l'apparente irrégularité (le la disposition des touches sur le clavier, ou plutôt ayant eu entre les mains l'ouvrage de Rohleder, et voulant réaliser son système de réforme du piano, en fabriqua où ce clavier était divisé par des touches blanches et noires qui se suivaient alternativement et dans un ordre régulier, depuis la note la plus grave jusqu'à la plus aiguè. Il ne s'était pas aperçu de l'inconvénient qui résulte précisément pour l'œil de cette régularité de disposition, l'exécutant ne pouvant plus discerner les notes au milieu de toutes ces touches qui ne sont point distinguées par groupes, comme dans les claviers ordinaires. D'ailleurs, des instruments construits de cette manière auraient changé complètement l'art de jouer du piano, et auraient donné lieu à un nouveau système de doigter fort difficile. Les réformes de Lemme dans le système de la musique destinée au piano n'étaient ni moins radicales, ai moins embarrassantes. Il y conservait la différence des rondes, blanches, noires, etc., pour les valeurs des sons; mais, ayant supprimé les dièses, bémols et bécarres, il ne roulait indiquer les notes que par les touches blanches et noires, et il se servait pour cela de blanches un peu plus grosses que les blanches ordinaires, et de noires également plus fortes que les autres noires; en sorte que telle note, dont la valeur ne doit être que celle d'une noire, était représentée souvent dans son système par une blanche distinguée seulement par la dimension, tandis qu'une blanche l'était par une noire. Il y avait beaucoup d'autres inconvénients, dont on peut voir le détail dans l'analyse" (*1876)

Paris

39, rue du faubourg Saint-Martin (1808)

rue Montmartre en face des diligences (arr.2)

18, rue de Bondy (x1810)(arr.10)

133, rue Montmartre (*1812)(arr.2)

41, rue Sainte Avoie (*1816)(*1817)(arr.4)

63, rue Sainte Avoie (1817)(10)(arr.4)

 7, rue d'Orléans (1819)(*1820)(*1822)(x1822)(x1823)(*1825)(x1825)(1828)(x1829)(arr.1)

Dépot: 8, rue Castiglionne (1824)(x1825)(1827)(arr.1)

2, Place des Victoires, dès (*1832)(*1850)(arr.1)

'Facteur de pianos et harpes', né à Brunswick, travaillait chez son père avant de s'établier à Paris.

Charles LEMMÉ était le compagnon d'Ignace PLEYEL (°1807) avant de commencer pour lui-même, c'était entre 1805 et 1807.

EXPOSITIONS

"Quatre pianos ont été présentés par M. Lemmé; le jury a reconnu qu'ils ont une très-bonne qualité de son. Les ateliers de ce facteur sont bien montés et ses instrumens recherchés (662)." Expo 1823 (***1825), p.169

"M. LEMMÉ, (Charles) rue d'Orléans, n.7, au Marais. Pour plusieurs pianos, dont un à queue double." Expo 1827

"On s'occupe beaucoup de perfectionner les pianos; nos premiers facteurs d'instrumens font de l'étude de celui-ci le principal objet de leurs méditations. Nous croyons surtout devoir mentionner M. Charles Lemmé qui dans la douzième salle et sous le numéro 1019, a exposé un grand piano à queue d'une nouvelle invention, qu'il a nommé double piano ce sont véritablement deux pianos l'un sur l'autre, dont celui de dessous par le moyen d'une pédale, fait l'octave en dessous ou la contrebasse, de manière que tout l'instrument joue en octave; ce qui double la force de l'instrument et qui produit un effet admirable. Cette invention est toute nouvelle et d'une grande importance pour la musique; par la suite elle rendra cet instrument plus propre au grand orchestre. Cette amélioration dans la facture des pianos fait le plus grand honneur à M. Charles Lemmé, dont les magasins sont situés rue d'Orléans, n. 7 au Marais, et rue Castiglionne n. 9" Expo Le Figaro, 02/09/1827, p.502

INFO

Grand article dans la Revue Musicale de 1829, p. 50 -56

PUBLICITÉ

"Ils viennent d'obtenir de Paris un dépôt d'excelens Forte-Piano, de M. Lemmé, facteur, breveté. M. Mansui et tous les premiers maîtres de la capitale font le grand cas de ces instrumens, qui joignent la bonté à la solidité. Ces pianos admis à la salle des progrès des arts ont obtenu un suffrage général." Journal de Toulouse, 06/01/1821

"MM. Louis Meissonnier aîné et compagnie, viennent de recevoir un assortiment d'excelens pianos de M. Lemmé, facteur breveté. Ces instrumens, d'une forte harmonie, réunissent la bonté et la solidité; ces pianos, admis à la salle d'exposition des progrès des arts, ont obtenu un uffrage général." Journal de Toulouse, 30/07/1821

"Lemme (Charles), Pianos, rue d'Orleans, n°. 7, au Marais. - Est avantageusement connu pour la confection des pianos en tous genres et de toutes dimensions; on le cite surtout pour la justesse, l'élégance et la solidité qu'il apporte dans leur exécution. On trouve aussi dans les magasins de M. Lemmé des pianos verticaux, que l'on peut regarder, en quelque sorte, comme des modèles en ce genre, tant pour le fini du travail, qu'à raison des sons harmonieux qu'ils produisent." Bazar Parisien, ou Annuaire raisonné de l'industrie des premiers artistes et ..., 1821, p. 331

"Charles Lemmé continue toujours la fabrication des pianos et harpes, dans sa maison, rue d‘Orléans, n° 7. au Marais. Pour la commodité du public, il a établi un magasin rue de Castiglione, n°. 8, où les produits de sa fabrique seront vendus aux mêmes prix et avec les mêmes garanties. Outre les huit différentes grandeurs de pianos carrés, il fait aussi des pianos verticaux et à queue d'une nouvelle forme, d'un jeu facile, d'une harmonie et d'une solidité inconnues jusqu'à ce jour. Il loue aussi, dans ces deux établissemens, des pianos, harpes et autres instrumens de musique. Il fait des envois en province, et délivre ses prix courans gratis." Le constitutionnel: journal du commerce, politique et littéraire, 1824, p.147

'Inventeur brévêté du double fortépiano' (*1850)(*1867) p. 266

Jury d'admission, 1823 / Mention honorable, 1827

 
     

(*1770): 'L'Avantcoureur: feuille hebdomadaire', 1770, p.149

(*1780): 'Affiches, annonces et avis divers', 1780, p.2554

(*1782): 'Affiches, annonces et avis divers', 1782, p.124

(*1783): 'Almanach musical', Minkoff Reprints, 1783

(**1783): 'Affiches, annonces et avis divers', 1783, p.2760

(*1786): 'Affiches, annonces et avis divers', 1786, p.2147

(*1788): 'Calendrier musical universel', Minkoff Reprints, 1788  Volumes 9-10, 1788

(*1789-90): 'Tableau général du commerce, des marchands, négocians, armateurs de la France, de l'Europe, & des autres Parties du Monde: Connu ci-devant sous le nom d'Almanach général du Commerce', 1789 & 1790

(*1790): 'Journal de Paris', 1790

(*1800-1801): 'Almanach du commerce de Paris', 1800-1801, p.94

(*1802): 'Almanach du commerce de Paris', Duverneuil, 1802, p.83-84

(*1803-1804): 'Almanach du commerce de Paris', Duverneuil, 1803-1804, p.78-79

(*1805): 'Almanach du commerce de Paris, des départements de l'empire français et des ', 1805, p.58-59

(*1806): 'Rapport du jury sur les produits de l'industrie française', présenté à S. E. M. de Champagny, ministre de l'intérieur, précédé du procès verbal des opérations du jury', 1806

(**1806): 'Almanach du commerce de Paris', Duverneuil, 1806,p.178-179

(*1807): 'Almanach du commerce de Paris', Duverneuil, 1807, p.160-161

(*1808): 'Almanach du commerce de Paris', Duverneuil, 1808, p.164-165

(*1809): 'Almanach du commerce de Paris, des départements de l'Empire français, et de ', 1809

(*1810): 'Le journal des arts, des sciences et de la littérature', Volume 29, 1810

(x1810): 'Almanach du commerce de Paris', Duverneuil, 1810, p.238-239

(*1811): 'Almanach du commerce de Paris, des départemens de l'empire français et des 'Jean de La Tynna, p.259 - 260

(*1812): 'Almanach du commerce de Paris', Duverneuil, 1812, p.253-254

(*1816): Almanach des 25 000 adresses de Paris pour 1816

(*1817): 'Almanach des 25000 adresses des principaux habitans de Paris ', D. H., Henri Wissemans, Panckoucke, 1817

(**1817): 'Dictionnaire historique des musiciens, artistes et amateurs, morts', Volume 2, Alexandre Etienne Choron, François-Joseph-Marie, 1817

(*1819): 'Rapport du Jury central sur les produits de l'industrie française: présenté à S.E.M. le comte Decazes ... ministre secrétaire d'état de l'intérieur', Paris (France). Exposition des produits de l'industrie française, 1819. Jury central, Louis Costaz,  l'Imprimerie royale, 1819

(*1820): 'Almanach du commerce de Paris, des departemens de la France et des ', 1820

(x1820): 'Almanach des 25.000 Adresses des principaux habitans de Paris', Volume 2, Henri Dulac, 18

(*1822): 'Bibliographie musicale de la France et de l'étranger, ou, Répertoire générale systématique de tous les traités et oeuvres de musique vocale et instrumental: imprimés ou gravés en Europe ', France, César Gardeton, Chez Niogret, 1822

(x1822): 'Almanach du commerce de Paris', Duverneuil, 1822, p.447

(x1823): 'Almanach du commerce de Paris', Duverneuil, 1823, p.351

(x1825): 'Almanach du commerce de Paris', Duverneuil, 1825, p.137

(*1825): 'Rapport du Jury d'admission des produits de l'industrie du Département de la Seine à l'Exposition du Louvre en 1823', Louis-Etienne-François Héricart de Thury, C. Ballard, 1825

(**1825): 'Pensées d'un bon roi . Recueil de notes historiques, présenté à S. A. R. Mgr le duc de Bordeaux, année 1824, 1re du règne de Charles X', par Gorjon, 1825

(***1825): 'Rapport du Jury d'admission des produits de l'industrie du Département de la Seine à l'Exposition du Louvre en 1823',1825

(*1828): 'Rapport du Jury d'admission des produits de l'industrie du Département de la ', Louis-Etienne-François Héricart de Thury (vicomte)

(**1828): 'Revue musicale', Volume 3, 1828

(***1828): 'Almanach national: annuaire officiel de la République française', Houry, 1828

(x1829): 'Almanach du commerce de Paris', Duverneuil, 1829, p.142

(*1832): 'Annuaire des artistes français', Guyot de Fere, 1832

(**1832): 'Recueil industriel, manufacturier, agricole et commercial, de la ', Volume 22, 1832

(***1832): 'Almanach des 25000 adresses des principaux habitans de Paris', 1832

(*1834): 'Gazette musicale de Paris', Volume 1, 1834

(**1834): 'L'industrie ... recueil ...: Exposition des Produits de l'industrie en 1834', Stéphane Flachat

(x1834): 'Recueil industriel, manufacturier et commercial, de la salubrit ', Volume, 1834

(y1834): 'Mémorial encyclopédique et progressif des connaissances', Volumes 4-5, François Malepeyre, 1834

(*1835): 'Almanach des 25000 adresses des principaux habitans de Paris', Panckoucke, 1835

(*1836): 'Gazette musicale de Paris', Volume 3, 1836

(**1836): 'Agenda musical pour l'année 1836: contenant tous les renseignements utiles aux amateurs de musique et aux artistes', Volume 3, 1836

(*1837): 'Agenda musical', Paris, 1837

(x1837): 'Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale ', Volumes 3-4, François-Joseph Fétis, 1837

(x1838): 'Le guide des artistes; ou, Répertoire des arts et manufactures', J. R. Armonville, 1838

(*1839): 'Industrie Francaise rapport sur l'exposition de 1839', Jean B.A.M. Jobard, 1839

(**1839): 'Rapport du Jury Central, Exposition, des produits de l'Industrie Française en 1839', M. Savart, rapporteur, 1839

(xx1839): 'Revue de Paris', Louis Désiré Véron, 1839