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Les marques
des pianos français
1800 à 1829

1700
- 1799 |
1800 -
1829 |
1830 -
1849 |
1850 -
1874 |
1875 -
1899 |
1900 - 2010
Liste non exhaustive ouverte à toutes les informations, précisions, rectifications... / © Copyright all rights reserved
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Nom & Liens |
Date de fond. |
Logo / Signature |
Ville |
Adresses |
Quantité
de
pianos |
Commentaires |
Médailles |
Fin
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DIETZ Johann Christian
(1778
- 1845)

PeriodPiano

Patrick-Collon.org
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1801 |





Pianofortes,
clavi-harpes
et pianos à queue


'Harpe
à clavier' ou 'Claviharpe' de Christian Dietz ca 1890, Chris Maene
Collection, Ruiselede,
Belgique
Claviharpe
ca 1820, German National Museum
Melodion
n°357 ca 1805-13, Museum für Musikinstrumente der Universität
Leipzig
Claviharpe
ca 1814, MIM, Bruxelles
Claviharpe
'Chrétien Dietz' ca 1872, MIM, Bruxelles
Claviharpe
'Chrétien Dietz' ca 1888, MIM, Bruxelles
Harmonium,
MIM, Bruxelles
Clavi-harpe,
ancienne photo, Gallica

BREVETS
Invention de 'Melodion',
1805, présenté par PETZOLD
- "Dietz, en 1805, imagina son Mèlodion. Cet instrument avait la forme d'un
petit piano carré, long de 1 mètre 30 centimètres sur 60 centimètres de
hauteur et de largeur. Ses sons étaient semblables à ceux de l'Harmonica,
mais beaucoup plus forts; ils étaient produits par le frottement de tiges
métalliques et pouvaient être modifiés, dans leur intensité, par la pression
plus ou moins forte des doigts sur les touches." Pontecoulant, 1861
'Harp-piano',
'Clavi-harpe'
ou
le 'piano à queue
vertical'. Imaginé par
DIETZ
& SEGOND en
1814, mais la harpe à clavier était déjà inventée en 1774 par le facteur
Berger, la harpe dit aie, ou à toucher .
'P iano ovale'
aux côtés arrondis, 1822
'Piano trapézoïdal',
1824
'Piano
elliptique', c’est
Eulriot, de Paris, qui l’a imaginé en 1825.
DIETZ en fit un
aussi, mais à quatre cordes pour chaque note, en 1827
"C'est un piano forme
elliptique à quatre cordes, dont la table d'harmonie n'était finie
que par les extrémités, laissant les côtés vibrer librement."
Pontecoulant, 1861
'Piano ogival',
1826
'Le polyplectron' ,
un nouveau instrument inventé par DIETZ en 1826, (**1828)
Revue
musicale, Volume 3, François-Joseph Fétis, p.593-594
'Piano buffet',
1828:
"Dietz construisit, en 1828, un piano vertical ayant un mètre de
hauteur sur cinquante centimètres de profondeur. Son étendue était
de six octaves. [I était très-facile à accorder, et on pouvait
renouveler les cordes sans être obligé de déranger le clavier."
Pontecoulant, 1861
'Piano à queue
verticale', 1856
'Piano
à queue verticale',
1880
'Harpe à clavier',
1887
Pour voir les brevets originaux voyez le site
INPI
(13)
  
EXPOSITIONS
"315 M. Dietz, rue de l'Échiquier, n. 34 - 316 M. Koska, rue de Richelieu, n.
10. - 317 M. Roller, rue de Paradis -Poissonnière, n°27. Le jury a cru ne
pas devoir séparer ces trois fabricans qui ont présenté des pianos d'une
excellente exécution; il appelle sur leurs produits l'attention particulière
du jury central." Expo 1823 (**1825), p. 169
"Le piano long à ovale, de M.
Dietz, a une forme dont le goût pourra être contesté; mais le son ravira
tous les suffrages; l'orgue n'a rien de plus moelleux et de plus grandiose."
Expo (*1827)
"Encore quelques jours et justice sera rendue aux manuacturiers, qui ont
prouvé aux nombreux étrangers que cette
exposition attire dans la capitale que si nous ne surpassons en tous points
l'industrie étrangère, au moins nous avons élevé à un assez haut dégré celle
de notre pays pour qu'il nous soit possible d'espérer que bientôt la France
industrielle n'aura plus rien à envier l'Angleterre. Les éloges que nous
avons donnés à quelques facteurs d'instrumens, on peut les appliquer tous à
M. Dietz fils, dont les magasins sont établis rue de Bondy, n. 26. Il est,
sans contredit, l'un des facteurs de pianos qui se sontle plus distingués à
cette exposition. Il a déposé, sous le n. 426, plusieurs de ces instrumens,
remarquables par leurs différentes formes et surtout par leur excellente
qualité nous avons vu plusieurs Anglais avouer, en enteudant ces pianos, que
nous les égalions si nous ne les surpassions pas dans cette branche
d'industrie. Certes, l'exposition de cette année nous offre plus d'un
exemple de cette supériorité acquise sur nos
voisins. Mais pour en revenir aux pianos de M. Dietz, nous engageons les
artistes et les amateurs à les visiter; comme nous ils seront enchantés de
la force de la beauté et de la pureté du son qu'il a obtenus. Nous avons
remarqué entre autres un de ces pianos, qui est d'une forme nouvelle,
symétrique et très-élégante il nous a paru avoir une force de son "étonnante
et surtout on ne peut plus harmonieuse.
Cet instrument doit avoir beaucoup de succès. On parle aussi d'un nouvel
instrument du même auteur, qui doit filer les sons par effet de frottement,
les enfler ou diminuer à volonté il n'est point encore entièrement achevé;
nous en rendrons compte, ainsi que du clavi-harpe, aussitôt qu'on pourra les
entendre." Le
Figaro, 23/09/1827, p.585
"Les pianos de M. DIETZ ont beaucoup gagné depuis quelque temps sous
le rapport du volume du son. Lors de l'exposition, ils avaient
l'inconvénient d'être un peu sourds, mais depuis lors ce facteur a su
leur donner du brilliant et de l'intensité" Expo 1827 (**1828)

|
Paris

Bruxelles |
6, rue Notre-Dame-de-Nazareth (1819)(arr.3)
36, rue des Petits Champs (?)
34, rue de Echiquier (*1825)(***1828)
(arr.10)
26, rue de Bondy (*1827) (*1828) (arr.10)
13, rue Neuve
des Capucines (1834)(***1836)(arr.1)
23, rue Neuve Saint-Augustin
(*1829)(x1829)(**1832)(*1850)(arr.2)
53, rue Fontaine-Saint-Georges
(1855)(arr.9)

225, rue des Palais (1880)
17, rue de La Presse (1889) |
30 ouvriers en 1839 (6)
 |
DIETZ
était né à Darmstadt ou Emmerich ? et meurt à Hollande. Il était de Vienne,
et était venu à Paris, demandé par Napoleon (1813) et il est déménagé à Bruxelles
vers 1819. DIETZ
Fils Chrétien (1804 - 1888) restait à Paris pour succeder son atelier.
DIETZ
Fils
(1821)(*1828)(*1850)
DIETZ
Christian (1880
- 1897), travallait à Bruxelles (fils de Chrétien DIETZ), connu pour ses
pianos et claviharpes
"DIETZ (Jean-Chriétien),
mécanicien distingué, né en 1778 à Darmstadt, puis établi à Emmerich,
sur le Rhin, s'est fait connaître par l'invention de plusieurs
instruments de musique, notamment par le Mélodion et le Claviharpe.
Le premier de ces instruments, qui fut achevé en 1805 avait la forme
d'un petit piano carré. Sa longueur était d'environ quatre pieds, sa
hauteur et sa largeur de deux pieds. Les sons, assez semblables à ceux
de l'harmonica, mais beaucoup plus forts, étaient produits par le
frottement de tiges métalliques, et pouvaient être modifiés dans leur
intensité par la pression plus ou moins forte des doigts sur les
touches. Le Melodion fut entendu en 1806 dans les voyages que fit alors
Dietz en Westphalie et en Hollande. Vers le même temps cet artiste
s'établit dans ce dernier pays et y fonda une fabrique d'instruments et
de divers objets de mécanique; mais après quelques années il se
transporta avec sa famille à Paris, et y fit connaitre un nouvel
instrument qu'il avait inventé et auquel il donna le nom de Claviharpe.
Cet instrument ingénieux était composé d'un corps assez semblable pour
la courbe de la lète a celui d'un grand piano renversé verticalement,
avec un clavier placé en saillie, comme aux pianos droits. Les touches
de ce clavier faisaient mouvoir de petits crochets garnis de peau, qui
pinçaieut des cordes de métal filées de soie. Quatre pédales servaient à
modifier de diverses manières les sons de l'instrument, qui, bien que
moins prolongés que ceux de la harpe, étaient néanmoins beaux et
moelleux. La facilité du jeu du claviharpe aurait de lui procurer plus
du succès qu'il n'en obtint mais on a eu lieu de remarquer que tout ce
qui n'est pas d'un usage habituel et spécial dans la musique est
accueilli avec indifférence, quel que soit d'ailleurs le mérite de
l'invention. C'est ainsi qu'une multitude d'instruments ingénieux et
d'un effet agréable ont été condamnés à l'oubli. Dietz avait obtenu un brevet d'invention pour son instrument le
18 février 1814 mais le Claviharpe construit par son fils ne parut en
public qu'à l'exposition des produits de l'industrie, au
Louvre, en 1819. En 1812 M. Dietz acheva le Trochléon, instrument composé d'un archet
circulaire agissant sur des tiges métalliques, qu'on entendit jusqu'en
1819. A cette époque Dietz avait quitté Paris pour fonder un
établissement de machines hydrauliques à Bruxelles. Cet habile
mécanicien s'est pendant quelques années, exclusivement occupé de la
construction de remorqueurs a vapeur pour des voitures de tout genre sur
les routes ordinaires. On a publié "Description du Claviharpe", inventé
par M. Dietz père et exécuté par M. Dietz fils Paris, 1821 19 pages
in-8°avec une planche qui représente l'instrument sous ses différents
aspects, Dietz est mort en Hollande, vers 1845.
DIËTZ Chriétien, fils du précédent, né à
Emmerich vers 1801, s'est fait connaître comme inventeur de plusieurs
instruments de musique et comme facteur de pianos distingué. Il n'avait
que diz-hnit ans lorsqu'il mit ses premiers instrumens à l'exposition du
Louvre, à Paris, en 1819. Quelques années après il produisit un grand
piano dont il n'avait fixé la table que par les extrémités, laissant les
côtés vibrer librement. Cet instrument excita l'étonnement et
l'admiration par la puissance de ses sons. A l'exposition des produits
de l'industrie de 1827, on vit de lui un grand piano à quatre cordes, un
piano de nouvelle forme dont les dimensions, sans être beaucoup plus
considérables que celles d'un piano carré, offraient dans leur ensemble
une régularité de dispositions qui n'existe pas dans ce dernier. La
médaille d'argent fut décernée au jeune artiste. Peu de mois après il
fit paraître un instrument à archet mécanique qui se jouait avec un
clavier, et auquel il donna le nom de Polyplectron. On peut voir dans la
Revue musicale une description de cet instrument, le meilleur de tous
ceux du même genre qu'on a essayé de construire. On a aussi de M. Dietz
un instrument à lames métalliques mises en vibration par l'action de
l'air, du même genre qué le physharmonica, mais supérieur à celui-ci par
la pnreté, la douceur et l'égalité dés sons. Comme facteur de pianos, ce
jeune artiste s'est particulièrement distingué par ses petits pianos
verticaux, auxquels il a donné une plus grande puissance de son qu'aucun
autre facteur de France." Fétis (x1866-1868)

EXPOSITIONS
(la suite)
"Les pianos de M. Dietz
fils sont de deux sortes; l'un est un piano à queue, à quatre cordes;
(p.99)(...) Ce sont ces difficultés que M. Dietz fils a voulu résoudre par
l'expérience: voici ses résultats. Son piano à queue n'a point en effet un
volume de son proportionné à l'emploi de ses moyens de production, du moins
autant que j'en ai pu juger dans l'emplacement extrêmement défavorable où il
se trouve à l'exposition. A l'égard de l'accord, M. Dietz croit que la
difficulté de l'obtenir est moindre qu'on ne le croit communément;
d'ailleurs il pense que cette difficulté, si elle existait, serait compensée
avantageusement par la solidité de cet accord une fois obtenu, attendu que
le marteau frappant sur une surface considérable, fatigue moins les cordes
que dans le piano ordinaire. Mais le piano de M. Dietz est surtout
remarquable par l'heureuse application d'un principe incontestable.
Considérant que les vibrations de la table sonore et des cordes sont
d'autant plus franches que toutes les autres parties de l'instrument en sont
dépourvues, il s'est attaché principalement à rendre inerte, autant que cela
se peut, le sommier de chevilles, et pour cela, il fait ce sommier en fer
fondu, doublé en bois. Dans le même dessein, il faut aussi le sillet eu
cuivre, afin que les cordes soient appuyées sur un corps beaucoup plus dur
que le bois. Il résulte de là que le coup de marteau ne se fait pas entendre
avant le son, ou conjointement avec lui, comme cela arrive dans les autres
pianos, et que les siens se prêtent à jouer parfaitement doux, sans qu'aucun
bruit étranger se mêle au son. Le mécanisme du marteau présente aussi une
simplification bien entendue de la mécanique anglaise, et son échappement
est combiné de manière à obtenir lu plus grande précision possible. Si M.
Dietz parvient à donner à ses pianos un volume de son plus considérable, nul
doute que ses instrumens n'acquièrent une brillante réputation parmi les
amateurs et les artistes. L'autre piano de ce facteur, auquel il n'a point
encore été donné de nom, parce que sa forme ne présente aucun rapport précis
avec une figure quelconque de géométrie, offre, dans sa partie opposée au
clavier, Une ligne droite de six pieds de longueur. Ses côtés sont une
courbe alternativement concentrique et excentrique, et son clavier est en
avant-corps. La surface totale de l'instrument n'est pas beaucoup plus
considérable que celle d'un piano carré à six octaves et demie et à trois
cordes. C'est à remplacer ce dernier que M. Dietz le destine, mais la
disposition de ses diverses parties est telle que ce n'est en effet qu'un
piano à queue d'un moindre volume, car le sommier des chevilles est en avant,
ainsi que le mécanisme du marteau. L'avantage de cette disposition consiste
à permettre de coller la table sur ses divers côtés, et conséquemment à lui
donner une grande solidité, au lieu délaisser un de ses côtés libres et
appuyé sur une légère traverse, comme ouest obligé de le faire dans le piano
carré ordinaire, à cause du passage qu'il faut livrer au marteau pour qu'il
attaque les cordes. Les autres principes de M. Dietz ont leur application
dans ce piano, comme dans le piano à queue. La médiocrité du volume de son
est encore le reproche que j'adresserai à ce facteur à l'égard de ce piano;
toutes les parties en sont évidemment bien combinées, mais ce son n'a pas
l'ampleur qu'on désirerait."
Revue Musicale, 1828,
p.101-102
"1471 (515). Une médaille
d’argent fut décernée, en 1827 , à M. Dietz, rue Neuve-des-Capucines, n° 13,
à Paris, pour un piano à quatre cordes, garni intérieurement d’un sommier
métallique. Les instrumens du même genre qu’il a présentés en 1834, n’ont
reçu aucune distinction de la part de MM. les membres du jury."
Le musée artistique
et industriel: exposition 1834, p.190
|
Liste des exposants 1819 /
Jury
d'admission, 1823 /
Médaille d'argent, 1827 /
Brevet, 1827 / Liste des exposants, 1834
/ Liste des exposants, 1855 /
Médaille d'argent, 1890 / Médaille d'or, 1897
 |
1886 |
|
LAMBERTY |
1801 |
|
Paris |
rue des
Vieux-Augustins (1801)(arr.6) |
 |
Pianos carrés
'Facteur
de pianos' |
|
|
|
THIBON
 |
1803 |
|
France |
? |
 |
Pianos carrés
'Facteur
de pianos' |
|
|
|
DE GIRARD Philippe
(1775 - 1845)
 |
1805 |

EXPOSITIONS
"M. le Chevalier
Philippe de GIRARD, à Paris, rue du Faubourg-Saint-Honoré, 76, - A exposé un piano à
queue, dit
trèmolophone, et un
piano droit dans lequel on peut faire entendre, par le mouvement d'une
seule touche, la note et son octave grave. Le mécanisme qui sert à
produire cet effet est d'une grande simplicité.
Le jury mentionne honorablement M. le chevalier Philippe de Girard, qui,
d'ailleurs, a des droits à une récompense d'un ordre plus élevé pour une
autre partie de son exposition." Expo (**1844)
"(...) Quelques années
plus tard, le célèbre mécanicien Philippe de Girard, inventeur des
premières mécaniques à filer le lin, construisit en Pologne un piano
octaviant, qui fut transporté à Vienne, en 1843, et sur lequel Léopold
de Mayer, puis Liszt, jouèrent devant la famille impériale. Cet
instrument parut à l'Exposition nationale de 1844, (...) Le piano
octaviant mis à l'Exposition universelle de 1855, par M.
Blondel, de
Paris (sous le n°9487), n'est que la reproduction du système de
Philippe de Girard. Des réclamations ont été adressées au Jury par la
famille de ce mécanicien; elles étaient accompagnées de toutes les
pièces nécessaires pour démontrer la priorité et l'identité d'invention;
le Jury, bien qu'il eût résolu de laisser aux voies judiciaires les
questions de celte nature, a fait droit à la réclamation, par
l'insertion dans ses procès-verbaux de l'exposé du fait."
Exposition
universelle de 1855, Bonaparte, p.701
"Parmi les inventions qui
furent, en 1844, apportées par Philippe de Girard à l'exposition de
France figurèrent un piano octaviant et un trémolophone. Cela parait,
disait-il, en parlant de ces instruments de musique, assez étrange,
qu'un ingénieur s'avise de faire, des excursions dans le' domaine des
Pleyel et des Erard. Voici comment j'y fus conduit Pendant une de mes
tournées d'inspection des grands établisseménts industriels de 'Pologne,je
reçus l'hospitalité chez le directeur d'un haut fourneau dont la fille
jouait du piano. J'eus la fantaisie de faire quelques accords
l'instrument était détestable,' c'était l'enfance de l'art; je m'amusai
à le démonter; les leviers étaient gonflés par l'humidité, j'entrepris
de les remplacer par des tiges métalliques, puis d'essais en essais, je
fus amené à me proposer de faire produire au piano deux sons à l'octave.
En frappant une seule touche j'arrivai, au moyen d'une série de leviers
obliques, à faire mouvoir simultanément le marteau de la touche frappée
et celui de son octave, de manière que (es deux marteaux frappaient,
en'méme temps, leurs cordes respectives. De retour à Varsovie, Philippe
de Girard fit construire un piano dans lequel il introduisit les
perfectionnements qu'il avait trouvés.. L'accueil que cet instrument
reçut dans les salons russes le conduisit à l'exécution du trémolophone,
qui obtint à l'exposition de Paris, ainsi que le piano octaviant, un
grand succès servi par la brillante exécution de Litz le célèbre
compositeur."
Vie
et inventions de Philippe de Girard, 1881, p.139, 140
"Les
pianos octaviants donnent à
volonté l'octave de la note que l'on touche" (Revue britannique, Volume
5, 1880)
"Le célèbre mécanicien Philippe de
Girard, inventeur des premières mécaniques à filer le lin, construisit
en Pologne un piano octaviant,
qui fut transporté à Vienne, en 1813, et sur lequel Léopold de Mayer,
puis Liszt, jouèrent devant la famille impériale." Expo (**1855)
"L'Exposition de
1844 vit figurer douze de ses inventions, celles que nous venons de
rappeler, et en outre un piano à double octave et un instrument tout à
fait nouveau, le trémolophone, qui prolongeait et modifiait à volonté
les sons du piano ordinaire, et dont la brillante exécution de Listz
faisait valoir le mérite."
Économie
politique populaire, Baudrillart, Henri (1821-1894), 1876
 |
Paris |
76, rue du Faubourg-Saint-Honoré
(**1844)(arr.8) |
 |
'Inventeur', ingénieur
"La vie de Philippe de
Girard et de ses inventions utiles et bienfaisantes a été décrite par J. J.
Ampère, de l'Académie française (Voyez le Journal des Débats, du 15 octobre
1845). On se bornera ici à entretenir le lecteur des découvertes précieuses
de Girard dans l'art de prolonger le son du piano, des améliorations dans la
construction des orgues et des instruments à percussion. Né en 1775, à
Lourmarin, sur les bords de la Durance, Philippe de Girard descendait d'une
famille noble et considérée qui avait marqué dans le pays. Il montra dès son
jeune âge l'aptitude pour la peinture, la poésie, la musique et la mécanique;
mais il dut quitter la France à l'époque de la révolution, et nous le voyons
bientôt occupé à utiliser ses talents à l'étranger. Rentré en France et
obligé de s'expatrier encore, il se livra entièrement à l'industrie, et
enrichit la science d'utiles découvertes. Sa filature du lin par machines
attira l'attention du public sur lui; mais cette admirable invention n'a pu
conjurer les événements. La France n'était plus habitable pour l'ingénieur
inventeur : il partit pour Vienne, fit prospérer l'industrie en Allemagne,
et obtint la place d'ingénieur en chef des mines dans le royaume de Pologne,
en 1826. Au milieu de ses grands travaux, il s'occupa de perfectionnement
des orgues et de prolongement du son dans le piano. Déjà, en 1803, il prit
un brevet pour des moyens de construire des orgues, dont on peut renfler ou
diminuer les sons à volonté sans en changer la nature ou le ton. Il eut le
premier l'idée de donner au piano la faculté de prolonger les sons par la
seule pression d'une touche. Il obtint cet effet au moyen de tremendo, qui
consiste à mettre la corde en vibration par un simple mécanisme. (...)"
Les musiciens
polonais et slaves anciens et modernes: dictionnaire biogr.", Wojciech
Sowiński, 1857, p.210-214
GIRARD-ROMAGNAC
Marie-Louise Vve
était la femme de Frédéric de GIRARD, frère de Philippe GIRARD (*1804)(2), elle
était la réprésentante et successeur de cet inventeur 'de GIRARD')

BREVETS
"Brevet 25 janvier
1804. ~ Moyen de Construire des orgues dont on pourra à volonté baisser ou
enfler les sons par P. et F. Girard, rue de la Révolution, hôtel Britannique.
Terme 5 années."
Annales des arts et manufactures: ou mémoires technologiques sur ...,
Volume 24, 1806, p.291
'Piano Trémolophone',
fait par
GIRARD, à Paris, en 1842

Brevet de 1845: "Girard
(Philippe) imagina un piano octaviant dont le système a été depuis
repris par Blondel. Chaque note de l'instrument, dit trêmolophone,
était montée de cinq cordes; quand le clavier était à sa place,
trois cordes seulement étaient frappées par un seul marteau. Dans
cette position l'instrument n'octaviait pas, mais si on pressait une
certaine pédale, celle-ci faisait faire un léger mouvement au
mécanisme et au clavier, alors un levier supplémentaire faisait agir
un marteau auxiliaire sur l'octave inférieure ou supérieure et
frappait sur deux cordes accordées à l'unisson des trois autres.
Schenei, vers 1785, avait déjà construit une espèce de clavecin avec
tremblement ou trémolo, ressemblant à une suite d'échos
trèsprécipités"
Pontecoulant, 1861
Pour voir les brevets originaux voyez le site
INPI
(13)

INFO

Une page sur
Philippe de GIRARD (Wikipedia)
Vie
et inventions de Philippe de Girard, inventeur de la filature mécanique
du lin (2e éd.) / par Gabriel Desclosières, 1881, p.139, 140, 153

Autres fabricants avec ce nom:
GIRARD Hyacinthe Joseph
(°1842)
et
GIRARD
(vers 1900)
 |
Mention honorable, 1844
 |
|
|
GRUS Alphonse-Jean

Forte-Piano.ch
 |
1805 |


 
Pianos droits et
pianos carrés
 
EXPOSITIONS
"315 M. Grus, rue Saint-Louis,
n°60, au Marais. M. Grus a présenté un piano vertical, à six octaves, dont
les cordes sont à jour comme celles des harpes."Les pianos de M. Grus sont
généralement bons et d'un prix modéré. Cet artiste est digne de l'intérêt du
jury central " Expo 1823 (**1825), p.169
"M. Grus, à Paris : Pianos.
Sa table d'harmonie est de la largeur de l'instrument. La mécanique n'appuie
pas sur le marteau, et n'éprouvant point de résistance, échappe avec plus de
promptitude." Expo (x1834)
"M. Grus, à Paris, rue Saint-Louis, au Marais, 60. Un piano carré, un piano
droit qui a mérité d'être placé le troisième au concours de ce genre
d'instruments. M. Grus est digne de la mention honorable que le jury lui
décerné." Expo (**1839)
"M. GRUS, à Paris, rue
Saint-Louis, 60, au Marais, - A
exposé un piano droit à cordes obliques. M. Grus a été, en 1839, jugé digne
d'une mention honorable; le jury lui accorde le rappel de cette distinction."
Expo (**1844)
 
PUBLICITÉ
"Grus (Alex.), pianos A vendre et A louer, r. Saint-Louis, 60,
(Marais)."(**1837)
  |
Paris |
26, rue de la Lune (*1809)(arr.2)
36, rue de la Lune (x1810)(arr.2)
rue des Filles-du-Calvaire (*1811)(arr.3)
60, rue Saint-Louis au Marais (*1820)(x1822)(x1823)
(*1825)(x1825)(x1829)(*1832)(**1835)(***1836)(**1837)(*1842)(arr.4)
6, rue Saint-Louis,
au Marais (1849)(arr.4)
58,
rue Saint-Louis au Marais
(1855)(arr.4) |
 |
'Facteur de pianos'
"Il y a long-temps que M.
Grus, facteur de Paris, a construit des pianos carrés dont la moitié
supérieure du clavier avait quatre cordes, et l'autre moitié trois
seulement. Mais ce genre de piano a toujours été abandonné, d'abord
à cause de la difficulté d'accorder les quatre cordes à l'unisson,
et ensuite parce que le son n'augmentait pas dans la proportion de
trois à quatre, la table d'harmonie n'étant pas agrandie dans la
même proportion, et le marteau ne frappant que difficilement avec
une égale force chacune des quatre cordes du même unisson." Montal
(**1836)
GRUS Jean-Joseph
(1834)
GRUS
Alex
(**1835)
 
BREVETS
Brevet de 1832: "Grus, crut remarquer que la longueur de la table d'harmonie
contribuait puissamment à l'excellence des pianos, et que la largeur ne
servait à rien, et que même souvent elle était nuisible, les basses
étant toujours trop fortes en comparaison des dessus; il chercha à
éviter cet inconvénient en faisant la table de toute la largeur de
l'instrument; elle était à jour par derrière, eLétant au-dessus des
marteaux elle pouvait se relever facilement en cas de rupture, la table
n'était pas collée sur la garniture. (B. F.)" Pontecoulant, 1861
'Piano à répétition continue', imaginé
par
SCHWANDER de Paris, en 1854.
GRUS,
en 1855, tenta aussi un essai semblable, en le nommant
piano à
répétition indéfinie

Pour voir les brevets originaux voyez le site
INPI
(13)
 
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Liste des exposants, 1823 / Mention
honorable, 1827 / Liste des exposants, 1834 / Mention honorable, 1839 /
Mention honorable, 1844 / Liste des exposants, 1849
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PLEYEL - LEMME |
1805 |

Piano
carré n°2360 ca 1806-1807, Museo Nacional de Artes Decorativas, Madrid,
Espagne |
Paris |
39, rue faubourg Saint-Martin (1805)(arr.10) |
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Pianos carrés
'Facteurs de pianos'
Voyez
LEMME
(°1799) |
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1807 |
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VOGEL
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1805 |
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Paris |
858, rue Gaillon (*1805)(arr.2)
18, rue du Faubourg Montmarte (*1809)(x1810)(arr.9)
17, rue du Faubourg
Montmarte (*1809)(*1812)(arr.9) |
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Pianos carrés
'Facteur de pianos' |
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DUPOIRIER Nicolas
(1757 - 1832) |
1806 |

EXPOSITION
"M. DUPOIRIER, facteur de
piano, rue Bergère, n.°21 à Paris, a présenté un piano d'un
nouveau genre, dans lequel il a changé la disposition des cordes; ce
changement a donné plus de résonnançe a la table, plus d'égalité au
son et plus de durée à l'accord. Le jury a vu avec satisfaction
cette amélioration dans un instrument dont la fabrication alimente
un commerce important à l'intérieur et à l'extérieur. Le jury
décerne a M. Dupoirier, une médaille d'argent de 2* classe." Expo
Paris (*1806)

BREVET
M. Dupoirier a présenté
à la Société un piano dans lequel il a introduit quelques changemens
relatifs aux proportions et à la capacité de la caisse, et à la
distribution des forces mouvantes. D'après l'examen qui en a été fait
par les Commissaires du Conseil d'Administration, ces changemens ont
paru être d'un effet avantageux (...) - Rapport fait à la
Société, par le C. Paroletti, sur le Piano -forte présenté 'par le C.
Dupoirier. Dans la séance du 10 Brumaire, la Société a nommé les CC.
Prony, Roulier de l'Etang et moi, pour examiner, et lui faire un rapport
sur un piano-forte de nouvelle construction, inventé et exécuté par le
C. Dupoirier. Les principes d'après lesquels ce piano-forte est
construit, sont les mêmes des pianos ordinaires: la méchanique en
diffère seulement dans quelques proportions; et c'est dans la meilleure
répartition de la capacité de la caisse, et dans la distribution plus
utile des forces mouvantes, que le C. Dupoirier a cherché à donner à
son instrument le perfectionnement qu'il s'est proposé. Dans les pianos
ordinaires, le méchanisme des marteaux est placé surune rangée située
sur le bord de la caisse qui fait face au clavier. Les marteaux sont
disposés sur une ligne diagonale, appuyée d'un côté sur le flanc à
gauche, à quelques décimètres du clavier, et de l'autre, sur le bord de
la caisse en face du clavier. Le jeu des marteaux et le mouvement des
amories, occupent, dans les pianos ordinaires, à-peu-près les deux tiers
de la caisse, et par une suite de la position diagonale des marteaux,
les leviers des touches qui les meuvent, se trouvent les plus courts
dans les voix basses, et les plus longs dans les voix aiguës. Cette
méthode de construction a présenté les inconvéniens suivans à M.
Dupoirier: 1°. De laisser trop peu
d'espace pour la table de l'harmonie, dont le manque d'étendue
nécessaire ne peut que contribuer à fendre l'instrument moins sonore;
2°. De nécessiter la section diagonale des leviers sur une ligne
correspondante à celle des marteaux, dont l'effet est de faire agir les
leviers plus longs sur les cordes plus fines, et les leviers plus
courts sur les cordes plus fortes; tandis que le levier plus long, comme
le plus puissant, devroit agir sur la corde plus résistante;
3°. De nécessiter la position diagonale des cordes, position moins
favorable pour la tenue et la durée de l'accord.
Le C. Dupoirier, après un long travail, et par le renversement de la
méchanique ordinaire, est parvenu à parer à ces inconvénièns, et à
réunir dans son piano plusieurs avantages dont nous allons rendre compte
à la Société. Dans le piano du C. Dupoirier, les marteaux sont placés
sur le bord de la caisse qui les sépare du clavier. La positionde ces
marteaux suit une ligne diagonale en sens inverse de celle des pianos
ordinaires c'est-à-dire, elle s'appuie à droite, sur le bord qui
sépare le clavier, et s'éloigne à gauche, en s'appuyant sur le flanc. ->
(lisez la suite dans la colonne de droit)
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Paris |
21, rue Bergère (**1806)(**1807)(*1808)(arr.9)
71, rue du faubourg
Saint-Denis (1832)(12)(arr.10) |
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'Facteur de pianos' -
'luthier' (**1807)
En 1832 veuf de
DEPLANAT Marie Charlotte Dorothée (12)
Brevet de 1803: " En
1803, P. Dupoirier, de Paris, fit quelques changements dans le
mécanisme et dans l'échappement." Pontecoulant, 1861

BREVET (la suite)
(la suite) Par le simple effet de cette inversion, la table de
l'harmonie gagne au moins un quart d'étendue, et se trouveprolongée pour
toute la longueur des cordes; les leviers, suivant la ligne diagonale des
marteaux, s'alongent vers les voix basses, et 6e raccourcissent vers les
voix aiguës; et les cordes placées sur une ligne parallèle à celle de la
caisse, dans sa longueur, promettent une grande solidité dans la tenue de
l'accord. Pour nous convaincre de la réalité de ces avantages, il nous a
fallu examiner le piano-forte du C. Dupoirier, sous trois rapports différens:1°.
Par rapport à la qualité de la voix;
2°, Par rapport à la douceur et à l'égalité du clavier;
3°. Enfin, dans le rapport de sa solidité.
Le piano-forte du C. Dupoirier nous a paru des plus sonores, et avec une
qualité de voix très-vive et moelleuse. Cette propriété lui est encore
assurée par une autre circonstance qui.provient de la nouvelle construction
: le diapason se trouve raccourci de deux ou trois centimètres," et les
cordes fines sont d'une grosseur plus forte que dans les pianos ordinaires.
Le clavier construit par le C. Dupoirier nous a paru très-bon : les touches
s'enfoncent très-peu, et d'une ma: nière très - égale, si l'on excepte
quatre ou cinq touches dans les voix aiguës; mais ce défaut ne paroît pas
tenir essentiellement à la nouvelle méchanique du piano. La: difficulté
d'obtenir, au premier abord, un succès complet dans cette sorte de
construction, très-compliquée, nous a fait passer sur ce petit défaut, qui
peut être facilement réparé dans la fabrication d'un autre instrument.
Le piano du C. Dupoirier est d'ailleurs très-solide. Ce citoyen nous a fait
observer, qu'après avoir élevé les sons de son registre au diapason
ordinaire, la caisse n'avoit cédé, que de quelques millimètres dans sa
figure horisontale, variation peu remarquable pour Cette espèce d'instrument.
Comme toutes les parties intérieures de l'instrument se trouvent distribuées
d'une manière plus proportionnelle à la forme et à la capacité de la caisse,
il est certain que cette construction doit être plus favorable à sa solidité.
Il nous reste à parler de quelques avantages qui résultent encore de la
nouvelle construction du C. Dupoirier. Le couvercle s'ouvre à volonté par
devant et par derrière, selon la place que le piano occupe dans
l'appartement quatre pédales produisent;
1°. La suppression d'une des Cordes;
2°. L'élévation des étouffoirs;
3°. Le jeu du buffle;
4°. L'élévation du couvercle qui peut se fixer à plusieurs degrés différens.
Les pédales sont construites à l'instar des pédales, de la harpe.
L'élévation du couvercle de la caisse par derrière, nous a paru
très-ingénieuse, et parfaitement assortie à cette nouvelle manière de
construction; car, dans le piano en question, l'harmonie se trouve divisée
sur le derrière de l'instrument, et l'effet qui en résulte pour l'acoustique
des sons est souvent délicieux.
Enfin, nous sommes d'avis que le C. Dupoirier, dans la fabrication d'un
nouveau piano- forte, à conçu une pensée très-ingénieuse pour le
perfectionnement de cet instrument; qu'il a obtenu du succès dans son
exécution, etqu'il mérite l'approbation de la Société."
Bulletin de la
Société d'encouragement pour l'industrie nationale, Volume 1, 1802, p.
17/129
Un autre texte sur son
Brevet dans
Dictionnaire chronologique et raisonné des découvertes, inventions,
1822-24, p.336 et
337 |
Médaille d'argent, 1806
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PETZOLD
-
PFEIFFER |
1806 |
 

Cabinet
piano ca 1806 - 1814, Malmaison, châteaux de Malmaison et Bois-Préau
 
PUBLICITÉ
'De toutes les formes, bréveté et encouragé de
S. M. l'Empéreur et Roi' (*1811)
 
BREVETS
'Piano
barmonello',
PFEIFFER de Paris, l’imagina en 1806
"de MM. Pfeiffer et compagnie, rue Neuve-Saint-Martin, N°. 7, pour un
piano dont les cordes sont verticales et donnent en général de beaux
sons : une pédale sert à rendre des sons de harpe "(*1807)
 
PETZOLD par MONTAL
" En 1805, M. Petzold, en venant se fixer à Paris, apporta ces innovations en
France et les perfectionna; il s'associa avec M. Pfeiffer, et en 1806 ils
exposèrent un piano carré à cinq octaves et demie, à table prolongée et à
échappement de Vienne, un piano triangulaire pour être placé dans le coin
des appartements, et un piano vertical à six octaves et à table prolongée,
qui furent accueillis par tous les artistes et méritèrent à l'auteur
l'honneur d'être couronné parle ministre de l'intérieur. Quelque temps après
MM. Petzold et Pfeiffer abandonnèrent l'échappement de Vienne pour y
substituer un autre mécanisme, dans lequel l'échappement était dans la
touche, à la manière de l'échappement anglais. Depuis lors M. Petzold n'a
cessé d'améliorer les pianos à table prolongée, et tous les autres facteurs
se sont empressés d'eu construire d'après leur système, en les modifiant
plus ou moins, chacun suivant son génie. (...)En 1814 M. Petzold se sépara
de M. Pfeiffer, et imagina cette année son nouveau mécanisme, représenté tel
qu'on l'emploie généralement encore aujourd'hui sous le nom d'échappement de
Petzold." L'art
d'accorder soi-même son piano, C. Montal, 1836, p.216, 218

EXPOSITION
"PFEIFFER (N.) a fait construire à Paris
deux sortes d'instrumens à clavier, savoir: des pianos dont la mécanisme
est établi verticalement, et d'autres dont le mécanisme, établi
horizontalement, est renfermé dans une caisse triangulaire. Le piano
vertical, dont l'invention est due aux Autrichiens, n'occupe de place
que celle nécessaire pour l'épaisseur de la caisse d'un piano ordinaire,
dressée verticalement, en y ajoutant la saillie d'un clavier. Le
mécanisme en est parfaitement exécuté; les jeux de cet instrument sont
faciles et agréables. M. Fayolle possède le premier piano vertical fait
à Paris, et celui-là même qui a été exposé, en 1806, avec les produits
de l'industrie nationale. Le piano à forme triangulaire peut se placer
contre les parois de l'appartement, sans que l'exécutant soit obligé de
tourner le dos aux auditeurs, ce qui arrive avec les pianos en usage, si
on ne les isole pas. Le clavier de celui-ci se trouve placé sur un des
côtés du triangle. L'exécution de cet instrument est, comme celle du
précédent, extrêmement soignée."
Dictionnaire
historique des musiciens, artistes et amateurs, morts ou vivans, 1817,
p.140
"Piano
vertical. - La forme verticale des pianos est très-ancienne et fut
abandonnée en Allemagne pour la forme horizontale, qui a enfin prévalu.
Cependant le piano vertical offrait plusieurs avantages, parmi lesquels
on peut citer celui d'occuper moins de place et la facilité de varier la
forme de l'instrument. MM. Pfeifer et Pezold, fabricans d'instrumens à
Paris, sont parvenus à perfectionner le mécanisme de ces pianos, et
celui qu'on a vu à l'exposition de 1806 leur a mérité la faveur d'une
mention honorable. Les sons en sont doux et mélodieux, comme ceux de la
harpe la plus parfaite. Le clavier est placé sur un des coins du
triangle, et supporté tantôt par des colonnes, tantôt par des sphynx ou
autres ornemena. Le mécanisme de l'instrument est très-ingénieux, et la
composition des marteaux paraît meilleure que l'ancienne. Cet instrument
peut être placé dans un salon dans toutes les positions les plus
commodes, de manière que l'exécutant ne tourne pas le dos aux
spectateurs. Une commission composée de MM. Adam, Gossec, Mêhul, Catel,
Jadin, Berton et Kreutzer, a adressé un rapport très-favorable au
ministre de l'intérieur sur cet instrument, qu'on peut voir et examiner
chez MM. Pfeifer et Pezold, rue Vivienne, n° 14."
Archives des
découvertes et des inventions nouvelles, Volume 1, 1809, p.373-374

Un certain
Jean François Antoine PFEIFFER, 'facteur de
piano', né 10 juillet 1772, à Perl est famille ?
  |
Paris |
7, rue Neuve Saint-Martin (1806)(*1807)(*1808)(arr.3)
14, rue Vivienne (*1809)(x1810)(*1811)(*1812)(arr.2) |
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PFEIFFER & Cie
(1806)
dans le cataloque du Exp. Nationale
"PETZOLD (Guillaume- Lebrecht), fils d'un pasteur protestant, est né le 2
juillet 1784, à Lichtenhayn, village de la Saxe (cercle de Misnie). Son
père, voulant Inifaire embrasser une profession à la fois industrielle et
artistique, le conduisit au mois d'avril 1798, à Dresde, où il entra dans
les ateliers de Charles Rodolphe-Auguste Wenzky, facteur d'orgues et de
pianos de la cour. Après cinq années passées en apprentissage chez cet
habile artiste, Petzold partit pour Vienne avec une lettre de recommandation
de Wenzky pour son confrère Walther. Il travailla dans les ateliers de
celui-ci jusqu'au mois de décembre 1805, puis se rendit à Paris, où il
forma, au mois d'avril 1800, une association avec J. Pfeiffer pour la
fabrication de pianos, d'après un nouveau système. Les premiers produits de
celle association furent un nouvel instrument dans la forme d'un piano
pyramidal, auquel Petzold donna le nom d'harmonomelo, et un piano
triangulaire, qui forent l'objet d'un rapport favorable d'une commission
composée de Cherubini, Méhul, Catel, Gossec et Jadin. A l'exposition des
produits de l'industrie nationale qui eut lieu cette même année (1806),
Petzold rendit public son nouveau système de tables prolongées dans les
pianos carrés; système alors peu remarqué, parce qu'il n'était encore
qu'ébauché, mais qui fut cependant le signal de la transformation complète
que le piano a éprouvée depuis lors, et le précurseur des immenses
modifications qui se sont aussi opérées dans l'art de jouer de cet
instrument, et dans la musique qu'on a écrite pour lui. Le prolongement de
la table des pianos carrés avait pour objet d'augmenter l'intensité du son;
mais il conduisait à un changement dans la disposition du mécanisme; car il
éloignait les marteaux des cordes, et conséquemment obligeait à allonger
leur levier pour les lancer avec plus de force vers les cordes. Pour
atteindre ce but, Petzold dut substituer un nouvel échappement libre à
l'ancien chasse-marteau, trop faible pour le levier sur lequel il devait
agir. Mais l'action des marteaux, devenue beaucoup plus énergique, exigea
des cordes plus fortes pour résister à la percussion; or, la puissance de
ces cordes exerça une force de traction qui rendit nécessaire une
construction plus solide des caisses. De tout cela résulta une puissance de
son auparavant inconnue, unie au moelleux et à des moyens nouveaux
d'expression. Ce progrès considérable du piano carré fil comprendre aux
autres facteurs la nécessité de changer aussi le système de construction du
piano à queue, pour lui conserver sa supériorité comme piano de concert; et
dès lors toutes les recherches se tournèrent vers l'augmentation de la
puissance sonore. C'est donc en réalité à Petzold qu'il faut rapporter
l'honneur de l'émulation qui s'est développée dans ces recherches depuis les
premières années du dix-neuvième siècle, car celle émulation commença à
l'époque du succès des pianos carrés à longues tables. Le terme de
l'association de Petzold et Pfeiffer étant arrivé en 1814, chacun d'eux prit
un établissement séparé. C'est de cette époque que date la brillante
réputation de Petzold pour 'la fabrication des pianos carrés : les meilleurs
furent longtemps ceux qui soutirent de ses ateliers, et M. Pape fut le
premier qui lui enleva la palme, en joignant à une excellente qualité et à
une grande puissance de son, des conditions parfaites de solidité. Plusieurs
témoignages de considération ont été donnés à Petzold par des jurys et par
des sociétés savantes."
Biographie Universelle des Musiciens et bibliographie générale de la musique
deuxième édition F. J. FÉTIS
"PFEIFFER (J.), né à Trêves, en 1769, exerça d'abord la profession de
tourneur, puis entra dans l'atelier d'un facteur de pianos à Scbelestadt,
alla se fixera Paris, vers 1801, et y établit une manufacture de ces
instruments. En 1806, il forma une association avec Petzold, el fut
spécialement chargé de la partie commerciale de la maison qu'ils établirent
pour ce genre de fabrication. Séparé de Petzold, en 1814, Pfeiffer se fit
alors une honorable réputation par ses pianos carrés à deux cordes. Vers
1830, il a fait connaître un petit instrument de son invention, sous le nom
de Harpolyre; il le croyait destiné à remplacer avantageusement la guitare,
parce qu'il était aussi portatif et offrait plus de ressources et des sons
plus puissants : cependant, la harpolyre n'a point eu de succès. Pfeiffer a
exhibé ses instruments dans les diverses expositions des produits de
l'industrie française, et a fait imprimer un Mémoire adressé à MM. les
membres composant le jury de l'exposition de 1823 où il rendait compte de
ses travaux depuis 1806. Pfeiffer est mort à Paris, vers 1838."
Biographie Universelle des Musiciens et bibliographie générale de la musique
deuxième édition F. J. FÉTIS (pdf)
Les associés ont établi leurs propres ateliers en 1814. Voyez plus
loin ci-dessous
 
EXPOSITION (la suite)
RAPPORT SUR LES INSTRUMENTS - DE MM. PFEIFFER ET
COMPAGNIE. - En conséquence de la lettre de M. le conseiller d'état à
vie, directeur général de l'instructioa publique, qui a renvoyé à
l'examen du conservatoire les instruments construits par MM. Pfeiffer et
compagnie, Une commission, composée de MM. Adam, Berton, Catel, Gossec,
Kreutzer, Jadin et Méhul, s'est réunie dans la salle où étoient disposés
deux instruments à clavier, de la nature de ceux connus sous le nom de
piano, mais de forme différente. Le mécanisme de l'un de ces piano est
établi verticalement: il a déjà été remarqué dans la dernière exposition
de l'industrie nationale. - Le second piano n'avoit point encore paru :
son mécanisme est établi horizontalement, et renfermé dans une
caisse triangulaire. Les formes de ces deux instruments semblent avoir
été imaginées pour occuper le moins d'espace. Le jury vota une mention
honorable pour MM.Pfeiffer et compagnie, à l'occasion de cet instrument.
pace possible, en remplissant cependant les conditions des piano jusqu'à
présent en usage. En effet, le piano vertical, dont l'invention est due
aux Autrichiens, et que M. Pfeiffer a fait connoître à Paris, n'occupe
de place que celle nécessaire pour l'épaisseur de la caisse d'un piano
ordinaire dressée verticalement, en y ajoutant la saillie d'un clavier.
Le mécanisme en a paru parfaitement exécuté; il annoncé des hommes
instruits dans toutes les parties de l'art du facteur, de cet art porté
actuellement a Un si haut degré de perfection. Les jeux de cet
instrument sont faciles et agréables. Celui à forme triangulaire peut se
placer contre les parois de l'appartement sans que l'exécutant soit
obligé de tourner le dos aux auditeurs, ce qui arrive avec les piano en
usage, si on ne les isole pas; le clavier de celui-ci se trouve placé
sur l'un des côtés du triangle ; le mécanisme de cet instrument ne
présente de différence avec les autres piano que dans l'application du
renversement du clavier, et dans une nouvelle composition de marteaux
que les auteurs annoncent devoir être meilleurs; ce qui sera constaté
par l'usage. L'exécution de cet instrument est, comme celle du précédent,
extrêmement soignée, et doit mériter à MM. Pfeiffer et compagnie la
bienveillance des amateurs et les encouragements du Gouvernement. Les
membres de la commission, Adam, Gossec, Méhul, Catel, Berton, Jadin et
Kreutzer. Le directeur du conservatoire impérial de musique. "
Les quatre
saisons du Parnasse, ou choix de poésies légeres depuis le ...,
1807, p.231

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Mention honorable, 1806
 |
1814 |
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BECKERS
( ? - 1839) |
1807 |

'Facteur de Pianos et harpes'

"Beckers, Pianos et Harpes, rue du Roule,
n°3. - Cette maison, connue si avantageusement pendant plus de quarante ans,
sous le nom de M. Mercken, et depuis plus de quinze ans dirigée par
M.Beckers, son gendre, qui joint de plus à la facture des pianos celle des
harpes. M. Beckers est connu surtout pour le goût extraordinaire qu'il met
dans ses ouvrages; il les orne de fleurs en marqueterie, en nacre et en bois;
de claviers en nacre, du plus beau choix; de colonnes ornées de chapitaux
corinthiens, ciselés en bronze doré au mat; de bas-reliefs et sujets
mythologiques, ciselés et dorés de même; le tout est confectionné par M.
Beckers. Lors de l'Exposition de 1819, les instrumens de M. Beckers ont été
offerts aux regards du roi, dont ce facteur a reçu l'accueil le plus
flatteur, ainsi que de plusieurs princes étrangers. Le magasin de M.
Beckers renferme des instrumens vraiment curieux et dignes de l'attention
des amateurs les plus distingués; leur prix est de six cents fr., à mille
fr., et de cinq, six, huit et vingt mille francs. M. Beckers a inventé,
depuis 1808, une harpe en harmonica, avec laquelle on peut exécuter les
grands morceaux dans tous les tons, sans augmenter la difficulté : le
mécanisme étant disposé à cet effet. On peut ne produire que trois octaves
de sons harmoniques, ou tien les six octaves à-la-fois, le tout à volonté."
'Bazar Parisien, ou
Annuaire raisonné de l'industrie des premiers artistes et ...', Bureau
du Bazar Parisien (París),1821, p.28-29
 |
Paris |
89, rue Saint-Honoré (*1809)(x1810)(*1811)(*1812)(arr.8)
3, rue de la Monnaie
(*1816)(arr.1)
3, rue de Roule (*1817)(1819)(*1820)(*1822)
(x1822)(x1823)(*1825)(x1825)(arr.1)
18, rue des Francs-Bourgeois Saint-Michel (**1832)(1834)(***1836)(arr.4)
51,
rue Saint-André-des-Arts (1839)(arr.6)
|
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'Facteur de la harpe et harmonica '
(*1822), inventeur de la harpe en harmonica.
Epoux de MERCKEN Marie
Adelaide, la fille de
MERCKEN
(°1770)
Il succéda
MERCKEN
(°1770) en 1807 (9)

EXPO
"Pianos et
harpes d'une construction très soignée.
"(*1827)
"Nous rencontrons
d'abord les pianos de M. Beckers qui expose aussi plusieurs harpes. Il y
en a line qui rend des sons admirables, même dans les tons élevés qui
sont ordinairement un peu secs et criards sur cet instrument. Les pianos
du même facteur nous ont paru fort inférieurs, sous ce rapport, malgré
le luxe avec lequel ils sont décorés. Répétons à M. Beckers que,
lorsqu'on fabrique un piano, il faut travailler pour les yeux beaucoup
moins que pour les oreilles." Expo (*1827)
"1458 (1338). M. Beckers,
rue des Francs-Bourgeois, n° 18 , à Paris. Pianos et harpes, dont
l'exécution nous a paru bien soignée.
Le musée artistique
et industriel: exposition 1834, p.188
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Jury d'admission, 1823 /
Médaille de bronze, 1827 / Exhibition des produits français, 1834
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FROST
/
FROCHT

Musée de Tissus Mulhouse


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1807 |



  
'Fabrique de Pianos' (*1843)
  

 Piano carré, Musée de Tissus Mulhouse
Piano carré, n°3550 de 1846, Collection Gisclard à Saint-Bauzille (3)
Piano
carré ca ?,
Musée Unterlinden
  
EXPOSITION
"M. J. Frost, de
Strasbourg, a exposé deux pianos
carrés et un autre à queue."
Bulletin de la
Société industrielle de Mulhouse, Volume 15, 1841, p.256
  
INFO
Certaine info:
Réné Pierre
   |
Stras-bourg |
rue du Foulon
(?)(1807)
87, rue du Vieux-Marché-au-Vin (1836)
Place
Saint-Pierre-le-Jeune (*1843) |
1264 pianos vers 1837

2432 pianos vers 1847 |
'Facteur de
forté-pianos' : pianos carrés, pianos à queue
(**1841)
p.256, 'facteur de harpes'
FROST
Père (Mathieu) et FROST Fils (Jean)(1829)
FROST Mathieu
(1836)
"Frost, fact. d'instr. breveté pour
pianos à sécretaire" (1837)
FROST
Jean-Ignace
(**1841)(13), FROST Jean, fils de Mathieu

PFORTNER, FROST et Cie
(1850- 1851). Voyez aussi
Alfred
PFORTNER (*1903)
Probablement famille d'un certain éditeur de musique sous le nom PITOIS-FROST
  
BREVETS
'Piano droit, nommé
Sirémois' (Serène'), 1828
(était le reproduite de l'innovation de
Promberger, consistait dans
l'isolement de la table d'harmonie et par suite, dans un nouveau mode
d'attaches des cordes dans 'Catalogue de La Collection d'Instruments de
Musique', C. C. Snoeck)
Brevet, 1828 : "Piano imité de celui de RAMBERGER" - "SIRENION.
Piano d'une forme et d'une construction particulière, établi en 1828, par
Frost, de Strasbourg, qui avait imité dans cet instrument celui que
construisit, en Allemagne, Pramberger."
Dictionnaire de musique théorique et historique, 1872, p.436
"Harpes D'eole Perfectionnées Par M. Frost Et Par L'auteur De Cet
Ouvrage.— La harpe d'Eole dont l'auteur de cet ouvrage s'est servi pour ses
expériences a été construite par feu Frost, facteur de pianos à Strasbourg.
Elle se compose d'une caisse rectangulaire, avec deux tables d'harmonie
portant chacune huit cordes de boyau; en tout seize cordes . Pour limiter le
courant d'air et le faire arriver avec plus de force sur les cordes, deux
ailes sont adaptées près des faces minces opposées au vent, en sorte que le
courant arrive sur chaque chœur de cordes, en passant par l'ouverture
étroite qui lui est ménagée entre l'aile inclinée obliquement et le corps de
l'instrument. (...)."
La Harpe d'Éole et la musique cosmique: Études sur les rapports des ...,
Georges Kastner, 1856, p.82
Pour voir les brevets originaux voyez le site
INPI (13)
  
PUBLICITÉ
"Pitois (madame, née Frost), éditeur de
diverses mus. cordes harm, des fabr. d'Italie, cordes métall., grav. et
impr. de mus.; commission p. la France et l'étranger, dép. de la Libr.
music. pl. Broglie, 1"
Agenda Musicale, 1837, p.253
"Frost,
fact. d'instr. breveté pour pianos A secrétaire."
Agenda Musicale, 1837, p.253
   |
Liste des exposants Mulhouse, 1841
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MOLTER - FÉVROT |
1807 |
 |
Lyon |
4, rue Lafond (1847)(***1860)
4 et 6, rue Lafond (1863)
17, rue de Lyon (ex rue
Impériale)(**1857)(*1873)
17, rue de
la République (1884)(F1886)(*1896)(*1899) |
 |
Pianos et orgues et éditeur
Adrien REY
(éditeur et marchand de musiques) a repris la maison
MOLTER - FÉVROT
à Lyon. (1857)(***1860)(fact.1863)
A.
RÉY et Cie
en 1884
"Lyon. — Formation de
la Société en nom collectif A. RÉY et Cie musique, pianos et orgues),
rue de la République, 17 — Durée : 4 ans. — Cap.: 240,000 fr. — Acte du
12 juin 1884."
Archives commerciales de la France, 03/07/1884, p.886
REY Fils
(*1896)
REY
E., Fils Aîné, Marchand
de musique, éditeur, rue de la République, 17. (*1899)
Repris par
MAROKY
(°1827) |
Diplôme de médaille
d'or Lyon, 1894
 |
|
PLEYEL Ignace
(1789-1875)



Musée de la Musique - Paris
Pianino
PLEYEL




Pianos et harpes.
Classical-Composers.org
|
1807 |














TITRES
"Facteur
d'instruments, breveté de S.M. le roi de Westphalie" (1811)
"Facteurs de pianos et de harpes du roi et
de SM la reine de Portugal" (1834)
Nommé chevalier de la légion
d'honneur, 1834

LES ENREGISTREMENTS PLEYEL
PLEYEL piano carré
du Musée de la Musique Paris |
 |
PLEYEL n°2894 d'éditeur de CHOPIN,
Schlésinger |
Marche
Funèbre de Chopin, par Janusz Olejniczak sur Pleyel 1831 |
Copie
d'un Pleyel n°1555 de 1831 par P. McNulty, Chopin sonate op.65 |
n°3003 PLEYEL de V.
Bellini en 1834 |
|
Pianino PLEYEL de 1834 par J. Soichez,
PLEYEL d'Olivier Fadini |
Edna Stern sur un des PLEYEL (1834) d'Olivier Fadini |
Le pianino PLEYEL de 1834: "La
tempsta di mare" extrait de La Grande Serenade de J. N. Hummel |
Waltz in C#m Op.64-2 de CHOPIN par Arthur Schoon-derwoerd sur un Pleyel
1836 |
CHOPIN Deux Nocturnes sur un Pleyel
de 1836
par Boegner |
PLEYEL de 1836 - site
Steven Birkett |
PLEYEL n°5967 d'Olivier Fadini de 1837 |
n°7267
PLEYEL de CHOPIN en 1839 |
Le Berceuse de CHOPIN sur ce pianino à Majorque par Aya Okuyama |
La Berceuse de CHOPIN sur un piano à queue PLEYEL de 1843 par Aya
Okuyama |
Pianoforte
PLEYEL,
vers 1844 |
PLEYEL Pianino n°11.151, de CHOPIN, maintenant à Varsovie
|
F. Chopin Nocturne op.
62 n 1 par Flavio Ponzi sur le Pleyel de Rossini 1846 |
 |
Flavio Ponzi sur un Pleyel de 1846 de Gioachino
Rossini
:
Nocturne op. 27 n°1 en 2 |
|
Piano à queue de CHOPIN (maintenant à
Stockholm, The Nydahl Collection) n°12.480 |
PLEYEL n°12.939 de la fille du banquier Léo, ami de CHOPIN |
PLEYEL 1846
joué par
Kanazawa,
Ishikawa Ongakudo |

Eigeldinger, p.92 |
Ignace
PLEYEL: Duo op. 50 -
Première mouvement joué sur deux PLEYEL historiques de 1844 et 1849 |
PLEYEL n°15.025 dans la maison
de George Sand,
Nohant |
Bosen-dorfer
inspiré par PLEYEL pour leur modèle 'CHOPIN' |
Chopin Mazurek op.17-4 Dina Yoffe, Pleyel de 1848 |
CHOPIN Prelude op.28-15 par Wojciech Switala, PLEYEL 1848 |


Pianino
n°5998 et n°7904, Collection Christopher Clarke
Pianino
n°5541,
n°9425
et pianino
n°13837,
pianino
de Bizet, n°22216, Cité de la Musique, Paris
Piano
carré
n°58,
sa
signature, et
piano carré
n°282 ca 1813, appartenu à Letizia Bonaparte, Cité de la Musique, Paris
Piano
à queue
n°1555,
piano à queue n°2608,
piano à queue n°7267 de Chopin et n°9250 A, et piano à queue n°23973
de 1855, Cité de la Musique, Paris
Piano
carré ca 1816, Musée des Arts décoratifs, Bordeaux
Piano
carré n°917 ca 1817,
piano carré n°3523 ca 1833, piano à queue n°1738 ca 1831, piano à queue
n°2369 ca 1833, Piano à queue n°4629 ca 1835, piano à queue n°6745, piano à
queue n°9840 ca 1841, pianino ca 1835,
Collection Ad Libitum, Etobon
Piano
carré n°2910 ca 1824, et un autre piano carré ca 1845, et deux pianos
à queue ca 1838, Collection Gisclard, Château de Saint Bauzille
Piano
à queue n°? ca 1843, Jean Haury Collection
Piano à queue n°12480 Chopin,
Stiftelsen Musikkulturens Främjande, Stockholm
Pianino
n°2692 et piano carré, Accademia Bartolomeo Cristofori, Firenze
Piano
à queue ca 1831, MIM, Bruxelles
Piano
à queue de 1835,
The Keyboards Collection of Musica Kremsmünster, The castle of Kremsegg,
Austria
Pianino
n°81 (?) ca 1829 unicorde,
Musée du piano Limoux
Piano
à queue n°1559 de 1830,
Musée du piano Limoux
Piano
à queue ca 1830-35,
autre photo, Quartier les Hospices, Fondation Raspail, Cachan, Val de Marne
Pianharmonium
Pleyel- Alexandre père et fils, n°23313, The Stockholm Museum
Piano
carré n°5289, Musée du piano Limoux
Pianino
n°8144, Musée du piano Limoux
Piano
à queue avant 1831,
autre photo, Piano
à queue avant 1843, et MIM, Bruxelles
Pianino
n°10561 ca 1843, Museum of Fine Arts, Boston
Piano
à queue n°14743, Musée du piano Limoux
Pianino
n°13338
ca 1846, MIM, Bruxelles
Piano
droit
n°29813, Musée du piano Limoux
Piano
à queue n°11316 ca 1845, Frederich Historic Piano Collection
Pianino
ca 1849, Musik & Teatermuseet, Stockhom
Pour les détails et autres
photos voyez la page de
MIMO en ce qui concerne la Cité de la musique et
Musik & Teatermuseet

EXPOSITIONS
"M. Pleyel vient d'introduire les
perfectionnemens les plus heureux dans la fabrication des pianos carrés et à
queue. Ces perfectionnemens sont de plusieurs espèces. Convaincu de la
difficulté presque insurmontable qui s'oppose à l'accord parfait de
plusieurs cordes à l'unisson, et conséquemment à une sonorité bien nette, M.
Pleyel a essayé de réduire le piano carré à une seule corde pour chaque note,
et le succès a couronné son entreprise. Par une bonne disposition des
diverses parties de l'instrument et parle diamètre considérable des cordes,
M. Pleyel est parvenu à donner à ses pianos unicordes une force de son
égale à celle des bons pianos à deux cordes, et une netteté d'intonation
qu'on cherche souvent en vain dans ceux-ci. Ces unicordes seraient sans
doute trop faibles pour les grandes salles de concert, mais ils sont très
satisfaisans dans un salon. D'autres perfectionnemens bien plus importans
sont ceux que M. Pleyel a appliqués àla construction des pianos à queue.
Jusqu'à ce jour les grands pianos anglais, et notamment ceux de M. Broadwood,
avaient eu un avantage incontestable sur ceux qui sortaient des fabriques
françaises; mais ceux de M. Pleyel luttent maintenant avec succès contre les
meilleurs instrumens sortis des ateliers anglais. Par un barrage en fer dont
la combinaison assure la solidité de ces grandes machines, le fond massif du
piano a pu être supprimé, et les vibrations de la table sonore devenues
libres en tous sens propagent le son en dessous comme au-dessus. Ce son est
plein, volumineux, d'une longue portée et moelleux à la fois; en un mot, on
ne conçoit pas qu'il soit possible d'aller au-delà, et la perfection semble
être atteinte. On a pu juger de la puissance d'un pareil instrument sous la
main d'un artiste tel que M. Kalkbrenner, dans le concert qui a été donné
dans la Thalle de la rue Bergère, le 4e ce mois. Un autre avantage
Précieux de ces pianos, c'est l'accord invariable qu'ils gardent, quel que
soit le mouvement qu'on leur imprime. —Des essais seront sans doute encore
tentés; des recherches seront faites; on pourra perfectionner quelques
détails, mais il est vraisemblable que la sonorité du piano a atteint le
maximum d'intensité possible." Fétis dans
Revue Musicale,
1827, p.36
"Toutefois,
les pianos de MM. Pleyel ont obtenu d'unanimes suffrages pour les
améliorations que ces habiles facteurs y ont apportées : leur piano
unicorde a permis de simplifier la construction et le mécanisme de
l'instrument, en obtenant d'une seule corde le même volume de son que
de' trois. Ce son est d'une rondeur, d'un moelleux et d'une netteté qui
ne laissent rien à désirer. La note la plus aiguë du clavier ( la- fa )
est montée avec une corde d'acier qui pèse 3 fois et demie autant que
celles dont on se sert pour la même note dans les pianos à trois cordes.
C'est ce qui explique l'étendue du son qu'elle rend et la résistance
quelle oppose au choc du marteau. Cette modification doit succéder tôt
ou tard au système actuellement en usage dans la construction des pianos
carrés, car ceux-ci exigent 219 cordes parallèles, exposées à des
vibrations contraires, tandis que l'unicorde n'en contient que 73, parfaitement libres et espacées. Ces nouveaux pianos peuvent être
accordés par de simples amateurs, en 12 ou 15 minutes, sans qu'ils
soient obligés à la recherche assez difficile des unissons. (...)
Sa supériorité était partout reconnue; mais MM.
Pleyel ont paru dans la lice avec
l'intention de lui disputer la palme. Leurs perfectionnemens consistent
dans l'élasticité du clavier, qui permet de répéter avec une grande
netteté la même note, et dans un barrage en fer fondu, qui met à
découvert la table d'harmonie, -en soutenant les cordes, sans céder à
leur traction continuelle; dans la suppression de plusieurs cordes aux
notes de la basse, en n'en laissant qu'une aux derniers ut, ut dièze,
ré, ré dièze et mi, et deux aux fa, fa dièze, sol, sol
dièze et la suivans"
Expo (*1827)
"MM. Pleyel et compagnie ont exposé deux instrumens différens; l'un est le
piano unicorde, l'autre est le piano à queue barré en fer, et débarrassé de
son fond massif. J'ai fait ressortir les avantages du premier dans mon
article sur les pianos (n°1 de la Revue, p. 34); ces avantages résultent,
de ce qu'il dispense du soin de chercher dans l'accord du piano des unissons
parfaits entre les diverses cordes d'une même note, unissons qu'on n'obtient
jamais et qu'on ne pourrait conserver long-temps, y fût-on arrivé;
2° de homogénéité du son qui, n'étant produit que par un seul corps élastique
d'une forte dimension, n'est point soumis aux accidens vibratoires de cordes
accolées qui peuvent n'être pas du même volume, du même poids, de la même
tension, ou qui peuvent être attaquées inégalement;
3° et enfin du volume du son, comparativement plus fort que celui des pianos à trois cordes,
conséquence de l'isolement des cordes et de la liberté de leurs vibrations.
Le piano unicorde offre un phénomène qui prouve quelle est l'importance des
perfectionnemens qu'on a introduits dans la courbe du chevalet. Pour obtenir
un son très volumineux d'une seule corde, il fallait qu'elle fût d'une
grosseur beaucoup plus considérable que celles qu'on emploie dans les pianos
ordinaires; mais on sait qu'une corde très grosse ne monte ordinairement
qu'avec beaucoup de difficulté, et qu'on en diminue le volume à mesure que
l'intonation s'élève. Néanmoins M. Pleyel fait usage pour les notes les plus
élevées du numéro cinq zéro, et ces cordes énormes montent sans difficulté.
Il n'en faut pas douter, c'est là une des conquêtes les plus importantes
dela facture moderne; car on né peut obtenir de beaux sons avec des cordes
grêles comme celles dont on faisait usage dans les anciens pianos. Mais dans
les pianos à deux et à trois cordes, la difficulté se complique, parce que
le tirage ou l'action des cordes sur la caisse augmente en raison de leur
volume. Pour résister à cette action, il faudrait augmenter la solidité. Or,
on ne le peut qu'en fortifiant la charpente, et l'on sait qu'outre
l'allourdissement qui résulterait d'une charpente trop massive, la sonoréité
perdrait par là une partie de ce qu'elle gagnerait par l'augmentation du
diamètre des cordes. Pour porter le piano à son plus haut point de
perfection, sous le rapport de la sonorité, le problème à résoudre serait
celui-ci : trouver le moyen de faire usage de cordes excessivement
volumineuses, sans augmenter les dimensions du piano ordinaire, en trouvant
des combinaisons simples et légères capables de résister à l'action de ces
cordes. Si l'on arrive jamais à la solution de ce problème, et si l'on
parvient à donner en même temps de la solidité et de la légèreté au
mécanisme, il n'y aura plus rien à désirer; le piano sera un instrument
parfait. Cependant il est une considération qu'il ne faudrait pas "Ker, la
voici : la corde étant très grosse, cinq zéros, par exemple, dans le haut de
l'instrument, est-il bien certain que l'excessive raideur résultant de la
tension permette à cette corde, si courte et si grosse, d'entrer
complètement en vibration, et de fournir des sons aussi purs que s'il y
avait une proportion établie en raison des longueurs, et qu'au lieu de cinq
zéros les notes aiguës ne fussent montées qu'en deux zéros? Le son du piano
unicorde est puissant, pompeux, et égal en volume aux pianos des plus
grandes dimensions; mais ce son flatteur et pénétrant me parail plus
convenable à un harmoniste, àun accompagnateur, à un improvisateur, qu'à
l'exécution des pièces de piano, pour lesquelles il manquerait peut-être de
brillant. Appliqué à l'exécution de la musique de Mozart, de Beethoven, ou
de Haydn, il est excellent; mais les traits brillans de l'école actuelle ont
besoin d'un son qui se résolve plus promptement. Un peut considérer le piano
à queue de MM. Pleyel et compagnie comme une des meilleurs importations
faites dans ces derniers temps. Le patron adopté par ces fabricans est celui
du fameux Broadwood, de Londres; c'est exactement le même système, ce sont
les mêmes proportions et c'est le même aspect : cette importation est une
conquête, car on sait que les pianos à queue anglais jouissent d'une
réputation d'excellence justement méritée. Au moyen d'un barrage en fer qui
assure leur solidité, ces pianos n'ont point de fond, en sorte que les
vibrations de la table sonore se propagent en-dessous comme au- dessus. Le
son est plein, volumineux, onctueux, parfait, enfin, pour qui ne préfère pas
l'éclat de la sécheresse à la rondeur et au velouté."
Revue Musicale, 1828,
p.97-99
"La manufacture de MM. Pleyel,
aujourd'hui une des plus considérables, a été établie, nous croyons, en
1809 (!!); mais ce n'est que depuis 1827 qu'elle a pris un développement
rapide et prodigieux. N'occupant alors que trente et quelques ouvriers,
elle en a depuis augmenté le nombre a plus de deux cent cinquante, qui
confectionnent plus de mille pianos par an. Un tel succès ne peut être
dû qu'une qualité supérieure de ses instrumens.
Le mécanisme anglais, comme nous l'avons déjà dit, était toujours
renommé pour su solidité, mais l'inconvénient de rendre la touche
difficile a manier, s'opposait
beaucoup a fou succès dans d'autres pays que l'Angleterre. Le clavier,
il est vrai, parle avec précision, niais pour le faire parler, il faut
une main vigoureuse qui n'est pas le partage de tout artiste ou amateur.
Adopter ce mécanisme pour des instrumens français, c'était se mettre
dans la nécessité de le perfectionner : voilà ce qu'ont tenté MM. Pleyel,
et en quoi ils ont parfaitement réussi. Leurs pianos, rivalisent pour le
son avec les meilleurs pianos anglais, et leur sont supérieurs pour la
facilité de la touche. Depuis quelques années, MM. Pleyel ont introduit
plusieurs modifications dans la construction de leurs pianos. La table
d'harmonie, partie la plus importante des instrumens parce que c'est
d'elle que dépend la qualité de son, est quelquefois exposée a se fendre
ou à se gercer. Pour prévenir cet accident, on a imagiué delà doubler.
Le premier, que nons sachions qui ait eu cette idée, fut un facteur de
Brunswick, nommé Lemme (père) qui, devant, en 1771, envoyer un piano à
Batavia, craignit qu'une table ordinaire ne pût résister aux variations
de la température dans un si long voyage. Il colla deux tables en bois
de sapin l'une sur l'autre, de manière à ce que les fibres de chacune,
posées transversalement, se prêtassent une résistance mutuelle. Depuis
lors plusieurs facteurs ont suivi ce procédé. MM. Pleyel, voulant donner
à leurs tables d'harmonie le plus de solidité possible, ont, depuis
1830, adopté un mode de placage en bois d'acajou ou autre. Tous leurs
instrumens, confectionnés depuis, tant pianos que harpes, en sont munis,
et un grand nombre de pianos, expédiés pour l'Amérique, leur ont protivé
jusqu'ici la bonté de leur procédé. MM. Pleyel ont exposé six pianos
d'un extérieur élégant et d'une excellence qualité: Un piano a queue à
sept octaves, dont la construction intérieure est en fer fondu, et le
sommier prolongé aussi en fer. Deux pianos carrés de six octaves
et demi, le sommier également prolongé en fer. Tous les pianos carrés
sont sur des X à bascule qui maintiennent l'instrument toujours
d'à-plonib, et l'usage de ces X devient général depuis l'expiration du
brevet, que MM. Pleyel avaient pris pour cette invention. Deux petits
pianos verticaux, appelés pianino, genre d'instrument dont la
construction diffère des pianos droits, et qui a été importé
d'Angleterre en 1830. Ces instrumens d'un petit volume, se recommandent
par la qualité du son. Un grand piano vertical à deux cordes et six
octaves et demie. Il a une construction particulière en
ce que les cordes et la mécanique sont placés derrière la table
d'harmonie, qui renvoie ainsi directement le son en dehors." (**1834)
"M. PLEYEL et compagnie, à Paris, rue
Bleue, n° 5. Ils ont exposé un piano à queue, trois pianos carrés, un
grand piano vertical et deux petits pianos verticaux. M. Pleyel borne
maintenant ses fabrications ordinaires à l'imitation des pianos anglais.
La seule modification qu'il ait apportée dans la structure de ces
instruments, consiste à plaquer les tables sonores de sapin, avec un
bois dur, tel que l'érable ou l'acajou, pour les rendre moins faciles à
se fendre. Cette innovation n'est pas heureuse. En effet, le sapin a de
tout temps été considéré comme le bois le plus convenable pour les
tables sonores: qualité qu'il doit problablement à ses fibres
alternativement molles et dures, qui, par leur succession régulière,
contribuent beaucoup à renforcer le son des cordes vibrantes. En 1827,
M. Pleyel et compagnie obtinrent la récompense du premier ordre,
principalement pour leurs pianos unicordes : en se bornant depuis, comme
nous l'avons dit, à la confection des pianos imités de l'anglais, ils
ont par degrés élevé la plus grande fabfique de pianos que possède la
France; dans la seule année 1833, ils ont construit 563 instruments. Le
jury, prenant ce succès commercial en considération, accorde à M. Pleyel
le rappel de la médaille d'or." Expo 1834,
Rapport du jury
central sur les produits de l'industrie française exposés en 1834,
Charles Dupin, p.285-286
"1502 (23). MM. Pleyel et
compagnie, à Paris, rue Bleue, n° 5, ont exposé un piano à queue, trois
pianos carrés, un grand piano vertical, deux petits pianos verticaux et deux
harpes, l'une à simple, l’autre à double mouvement. Ces harpes étaient
très-bien construites; le mécanisme qu’avait adapté M. Dizi, l’un des
associés de cette maison, est remarquable par son extrême simplicité. Du
reste, la fabrique de MM. Pleyel et compagnie est importante par la
multiplicité de ses produits; c’est une des plus étendues pour les pianos,
que possède la France; en 1823, elle n’en versa pas moins de 563 dans le
commerce. A raison de son importance, le jury a rappelé la médaille d’or qui
lui fut décernée en 1827. L’un de ses principaux chefs, M. Pleyel (Camille),
a aussi été décoré de Perdre royal de la légion-d'honneur. "
Le musée artistique
et industriel: exposition 1834, p.199
"N. 23. — MM. PLEYEL (Ignace) et compagnie, facteurs de pianos et de
harpes du roi et de S. M. la reine de Portugal, rue Cadet, n. 9. —
Médaille d'or à l'exposition de 1827. Voici quels sont les objets de
leur fabrique admis à l'exposition:
- Un piano a queue à sept octaves, bois de courbaril, construction
intérieure en fcr fondu, a sommier prolongé én fer;
- Un piano carré à trois cordes, six. octaves et demie, en racine de
frêne, sommier prolongé en fer
- Un piano carré à deux cordes, six octaves et demie (grand patron)
- Un piano carré à deux cordes, six octaves (petit patron).
Ces pianos carrés sont tous sur des x à bascule qui maintiennent
l'instrument toujours d'aplomb. Ce mode de pieds, dont MM. Ignace Pleyel
et compagnie sont les inventeurs et pour lequel ils avaient un brevet
d'invention, a été depuis imité par presque tous les facteurs. Il se
recommande par son élégance autant que par sa solidité. Un grand piano
vertical a deux cordes, six octaves et demie, bois de palissandre,
d'après un nouveau système de construction qui, en plaçant la mécanique
et les cordes derrière la table d'harmonie, donne au son une plus grande
intensité et une grande pureté, résultant de ce que rien ne s'interpose
entre les vibrations de la table d'harmonie et l'oreille.
- Un petit pianino a deux cordes, six octaves, bois de palissandre;
- Un grand pianino a deux cordes, sept octaves, bois de calliatour.
Ce genre d'instrument, dont la disposition verticale des cordes et la
mécanique sont complétement différens des pianos appelés droits, a été
importé en France par MM. Ignace Pleyel et compagnie, en 1830, et leur
pureté de son, ainsi que la perfection du clavier, ont assuré depuis
lors leur succès. Dans le pianino a sept octaves, on est parvenu a
vaincre une difficulté qui paraissait presque insurmontable, celle de
faire rendre l'ut grave de l'extrême basse a une corde qui, par sa.
position verticale, ne peut avoir que 35 pouces de longueur, lors que
dans le piano à queue, elle en a ordinairement 65.
- Harpes à double mouvement, a quarante-quatre cordes, mécanique
simplifiée et perfectionnée, pr F. Dizi.
Une harpe à double mouvement, dans laquelle M. Dizi a introduit un
nouveau système de position des pédales pour faciliter l'étude et le jeu
de cet instrument. (Voir la notice spéciale sur cet important
perfectionnement.) Tous les instrumens ci-dessus sont à table d'harmonie
plaquee. Cette application d'un placage à la table d'harmonie faite par
MM. Ignace Pleyel et compagnie, qui ont obtenu un brevet d'invention de
quinze ans en 1850, pour but d'empêcher la table de fendre ou de
gercer, ce qui arrive si frequemment dans les pianos et les harpes
ordinaires. L'excellence de ce procédé est maintenant constatée par
l'expérience, M. Ignace Pleyel et compagnie ayant l'ait depuis cette
époque plus de quinze cents pianos et de cent harpes dans lesquels il
n'est pas arrivé le plus léger accident à la table d'harmonie."
Notice des
products de l'industrie française, 1834, p.15
PUBLICITÉ
"De
jour en jour l'emploi du fer devient plus général; on en fait des ponts,
des bateaux à vapeur; en Angleterre des routes, et à Liverpool jusqu'à
des églises. Il vient aussi d'être fait des pianos dont le barrage est
en fer. Ces instrumens perfectionnés par MM. Pleyel et Comp., à Paris,
non-seulement rivalisent avec les meilleurs pianos anglais, mais ils les
surpassent en plusieurs points;’ln solidité de leur construction est
telle qu'ils ne se discordent presque jamais. La table d'harmonie étant
dégagée de ces énormes morceaux de bois qui autrefois étaient mis pour
résister à l'effort des cordes, a plus d'élasticité, et seconde-mieux
leur vibration. Le son de ces instrumens est étonnant pour son volume et
sa rondeur, et le mécanisme est tellement perfectionné, qu'il permet
qu'on l'attaque avec la plus grande délicatesse aussi bien qu'avec plus
grande force; nous ne doutons point que lorsqu'ils seront connus ils ne
mettent un terme à l'importation des pianos étrangers. MM. Pleyel et
Comp. ont aussi obtenu un brevet pour des pianos carrés à une seule
corde; ils seront surtout agréables aux personnes qui vivent à la
campagne, et qui n'ont pas toujours un accordeur à leur disposition."
Bulletin de Lyon
et du département du Rhône, 1826, p.xv
"MANUFACTURE
DE PIANOS D'IGNACE PLEYEL ET Cie - Facteurs du Roi et de S. A. R, le duc
d'Orléans. Magasins, boulevard Montmartre, 8, rue Rochechouart, 2O0 On
trouve constamment dans ces deux établissements, un choix complet
d'instruments de toutes les formes, et de tous les prix, qui ne laissent
rien à désirer, tant pour la qualité et l'intensité du son, la solidité
et la perfection du mécanisme, que pour le fini et l'élégance de la
main-d'œuvre. Tous les pianos sont vendus avec garantie. En entre, la
maison du boulevard a toujours un grand nombre de pianos à louer, et un
assortiment de pianos d'occasion à vendre, à des prix très modérés. La
maison se charge aussi de toutes les réparations aux meilleures
conditions possibles. Les immenses approvisionnements que cette maison
possède en bois et matières premières de toute nature, sont la meilleure
garantie qu'elle puisse offrir au public de l'excellente construction de
ses instruments, qui ont acquis une réputation européenne."
La
France Musicale, 1841
"Le concert qui a
en lieu chez Mgr le due d'Orléans, le 1e décembre, a été
magnifiqoe. Les artistes du Théâtre-Italien, Mmes Grisi, Persiani, MM.
Lablache et Mario s'y sont fait entendre. Il ne manquait là que
Tamburini nous ayons remarqué avec peine roue absence. La partie
instrumentale était représentée par Chopin, le pianiste-poète, dont le
génie tout exceptionnel, est resté jusqu'à présent sans rival et sans
imitateur. Il a joué une ballade de sa composition, et puis il a
improvisé avec une grâce, une élégance, une facilité, qui ont émerveillé
son royal auditoire. Après le second morceau, la reine s'est approchée
de M. Chopin, et lui a adressé les compliments les plus flatteurs. Les
pianistes, en général, quand ils se font entendre en publie, ont
l'habitude de jouer sur des pianos neufs; Chopin n'a pas hésité à jouer
sur un piano à queue de Pleyel, vendu a la cour depuis cinq ou six ans,
et il on a tiré des sons d'une pureté admirable, qui prouvent en faveur
de la durée des pianos de M. Pleyel. C'est une observation que l'on a
faite et que nous nous plaisons à constater."
La
France Musicale, 03/01/1841


LIVRES sur PLEYEL
'Chronologie des pianos de la
maison Pleyel', René Beaupain, 2000
'Le Piano Pleyel d’un millénaire à l’autre', J.J. Trinques, 2003
'Chopin et Pleyel', Jean-Jacques Eigeldinger, 2010
|
Paris |
39, rue du faubourg
Saint-Martin (1808)
8, boulevard de
Bonne-Nouvelle (1805)(1807)(1809)(x1810) (*1811)(*1812)(arr.2)
13, rue
neuve des Petits Champs (Dépot) (1808)(x1810)(*1811)(*1812)(arr.2)
boulevard Montmartre
(arr.9),
au coin de la rue Grange-Batelière (*1817)(arr.9)
13, rue Grange-Batelière (*1822)(*1827)(arr.9)
2 - 13, rue Grange-Batelière (x1822)(x1823)(x1825)(arr.9)
16, boulevard Montmartre
(x1822)(x1823)(x1825)(arr.9)
9, rue Cadet (*1829)(arr.9)
5, rue Bleue (1834)(1839)(arr.9)
37, rue de Bellefond (x1839)(arr.9)
20, rue Roche-chouart
(1839) (*1846)(arr.9)
22, rue Roche-chouart
(x1855)(*1861)(arr.9)

Magasin : 16, boulevard Montmartre (*1820)(*1822)(arr.9)
Dépot: 2 et 13, rue Grange-Batelière (*1820)(arr.9)
et 18, boulevard Montmartre (*1842)(*1846)(arr.9)
La succursale: 2,
rue Drouot (ex-rue Grange-Batelière)(1850)(arr.9)
Ateliers de
construction: 9, rue des Récollets (1850)(arr.10)
Ateliers de
construction: 13, rue des Récollets (**1858)(arr.10)
Les chantiers et la
scierie: 40, rue des Portes- Blanches (1850)(arr.18)
|


50
instruments dans le premier année
563 pianos en 1833
1000 pianos
par an en 1834 et 250 ouvriers
350 à 360 ouvriers - 1500
pianos par an en 1836
*
15.194 pianos en juin 1849
17.500 pianos en 1850
*
2500 par an pianos en 1870
après 10 ans le rival plus important d'ERARD

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'Facteur de pianos'
En 1757 la naissance d'Ignaz
PLEYEL à Rappersthal (Autriche).
PLEYEL, élève de HAYDN, est un
compositeur reconnu (1790). Il vient à Paris vers 1795 et ouvre un
magasin de musique. Il était aussi éditeur de musique.
"En 1795, il quitta l'Alsace et se rendit à Paris, où il exerça le métier
d' auteur et de marchand de musique, et exploita un magasin. Des extraits de
sa correspondance soulignent ses multiples activités il s'associa, entre
autres, avec
Niedermayer. "
Revue
historique (Paris), 07/1990, p.256
Fondation de
PLEYEL,
qui est l' inventeur du
grand cadre métallique, et non Babcock.
En 1806 Ignace PLEYEL
s' associa avec
Charles LEMMÉ pour la fabrication des pianos
Désireux d’adapter les
instruments aux nouvelles exigences des compositeurs et interprètes de
son époque, Ignace
PLEYEL
fonde en 1807 la
manufacture de pianos
PLEYEL et, dès lors ne se
consacre plus qu’à cette nouvelle activité.
PLEYEL fonda, en
1811, une fabrique de cordes métalliques pour les pianos.
Pontecoulant, 1861 p.117
"Pleyel père, compositeur de musique, boulevart Bonne-Nouvelle, 8.
Pleyel Fils, et facteur d'instruments, breveté de S.M. le roi de
Westphalie, boulevart Bonne-Nouvelle, 8, et rue Neuve-des-Petits-Champs,
13"
Almanach du commerce de Paris, des départemens de l'empire français,
1811
Ignace Pleyel dans une lettre de 1813: "J'ai un piano Erard à la maison
et j'ai cherché pourquoi il a une octave et demie en haut très bonne et
je crois en avoir trouvé la cause. De cette manière, je viens de faire
un plan à trois cordes de cinq octaves et demie dans le genre d'Erard où
j'ai réuni son octave et demie à ma basse et mon médium infiniment
supérieur au sien"
"M. Pleyel a composé depuis dans un style plus travaillé, mais il n'a
paï'donné le joui encore à çes nouveaux enfans de son heureux génie. Cet
homme, estimable, plus envieux encore de le montrer excellent père
qu'excellent compositeur, voyant qu'il a ut perdu de sa vogue par
une cabale puissante & par les progrès des lumières, s'est mis à la
tète d'une fabrique de pianos : il s'occupe lui-même a se garnir les
marteaux pour en perfectionner le son. Cela me rappelle, ce me semble,
ces généraux romains qm déposoient le glaive pour prendre la charrue"
Musique, Volume 2,
1818, p.298
Jean Henri PAPE
travaillait chez PLEYEL de 1811 à 1818
Il commercialise en
1815 le premier piano droit-vertical, qui sera amélioré par
Jean-Henri PAPE
en 1828 avec la monte de cordes croisées permettant d’augmenter la
longueur de celles-ci.
C'est aussi la date que son fils aîné, Camille commence à travailler
pour la manufacture.
PLEYEL
(Ignace) et Fils ainé
(*1817), c'est Camille, l'aîné de ses enfants.
En 1824 PLEYEL
collabora avec
Kalkbrenner.,
qu'a édité son livre
'Méthode
pour Apprendre le Piano-Forte à l'aide du Guide-mains '
(pdf), en 1820
Ignaz PLEYEL et son fils
Joseph-Etienne-Camille
(1788 - 1855),
qui lui succède en
1824.
Ignaz consacre ses dernières années à
l’agriculture dans son domaine de Saint-Prix proche de Montmorency.
"Le barrage des ces pianos, construits par MM. Pleyel est entièrement en
fer. Ces instrumens non seulement rivalisent avec les meilleurs pianos
anglais; mais ils les surpassent en plusieurs points. La solidité de
leur construction est telle qu'ils ne perdent presque jamais l'accord.
La table de resonnance, étant dégagée des énormes moreaux de bois qui
autrefois étaient employés pour résister au tirage, a plus d'élasticité
et seconde mieux la vibration des cordes. Le son est étonnant, pour son
volume et sa rondeur, et le mécanisme est tellement perfectionné qu'il
permet qu'on l'attaque avec la plus grande délicatesse aussi-bien
qu'avec la plus grand force.
MM Pleyel construisent aussi des pianos carrés à une seule corde"
(Journal des Débats. 21 novembre 1826.)
L'essor de la marque
débute en 1827 avec l'obtention de leur première médaille d'or attribuée
à l'occasion de l'exposition nationale des produits de l'industrie.
En 1831 Ignace PLEYEL meurt.
Dans les années 1830 il
créera deux salles de concerts, ancêtres de la future Salle PLEYEL :
d'abord, à partir de 1830, un salon de cent cinquante places, puis,
à partir de 1838, une salle de cinq cent places, près de la
manufacture PLEYEL.
Camille entretiennent une forte amitié avec le pianiste-compositeur
d’origine polonaise
Frédéric CHOPIN
(1810-1849) qui a écrit 129 compositions pour piano. La préférence de
Frédéric CHOPIN pour les pianos PLEYEL est connu mais d'autres
compositeurs (Cramer, Moscheles,
Kalkbrenner et Steibelt)
ont possédés un ou plusieurs PLEYEL comme le révèle les
registres de fabrication et vente de la maison PLEYEL.
PLEYEL & DIZI (*1834)
En 1834 PLEYEL avait vendu son fonds d'éditeur: "Le magasin de musique de
MM. Pleyel et Cie vient d'être vendu, MM. Pleyel se voueront entièrement à
la fabrication de Pianos. Les divers ouvrages composant se vaste fond, ont
été acquis par divers éditeurs, il n'est point sans importance pour nos
lecteurs de leur faire connaître les noms des maisons qui sont devenues
propriétaires des ouvrages principaux." (xx1834) p.212
Les ateliers de Pleyel, célèbre facteur de pianos, ont été détruits, en
1851, par un violent incendie.
Camille PLEYEL décède à Paris le 4 mai 1855. Son associé Auguste WOLFF,
gendre de Kalkbrenner, reprenant la compagnie PLEYEL.
Pendant la première moitié du XIX eme siècle les pianos sont exportés dans
plusieurs pays européens et les registres mentionnent des expéditions dans
le nouveau monde, à New York et à la nouvelle Orléans.

BREVETS
Piano à tambourin,
1810: En 1810, il fait annoncer son piano à tambourin, dans lequel une
pédale frappe une membrane avec ou sans grelots; on assurait alors qu' « on
ne peut se faire une idée du charme que cette addition prête au piano"
Dictionnaire pratique et historique de la musique par Michel Brennet
(1926)
Dès
1815
PLEYEL
importe des Wornum,
inventeur des petits pianos, et PLEYEL était le premier en France en
1829 avec le
pianino,
ou piano droit, qui ne cessera de se perfectionner jusqu'à nos jours.
Brevet de 1819 - "Il faut donc que les patrons
soient raisonnables et ne calculent pas uniquement les salaires selon les
bénéfices rapportés, mais bien sur la chèreté plus ou moins grande des
objets de consommation; c'est ainsi que l'avait compris Pleyel, dans
l'organisation de sa fabrique de pianos, c'est ainsi que l'ouvrier et le
patron se trouveront moralement liés. Ce dernier est forcé ment conduit à
régler la rétribution due au travail, non-seulement snr le service qui lui
est rendu, mais bien encore sur le besoin de l'ouvrier, sur ceux de sa
famille. Tant que cette loi sera respectée, la solidarité des deux classes
de la société se maintiendra avec fermeté : mais l'ordre public sera
compromis dès que cette impérieuse nécessité cessera d'être satisfaite, car
il faut, avant toutes choses, que l'ouvrier puisse vivre et soutenir les
siens du fruit de son travail." Pontecoulant 1861
'Piano
unicorde',
construit par
PLEYEL,
en 1825
- "PLEYEL
Père et Fils Ainé (Ignace et Camille), facteurs de pianos, à Paris, leur
piano à une corde, appelé piano unicorde, importé d'Angleterre et
perfectionné" (*1831) p. 394 - "Pleyel imagina, en 1825, la
construction d'un piano dont chaque note se composait d'une seule corde,
en employant une corde plus grosse. Après bien des essais, on ne parvint
entin à monter ces cordes, qui toutes se cassaient sur les pointes, au
diapason des petites, qu'en se servant de très-grosses pointes sur le
chevalet et sur le sommier, en diminuant la longueur des cordes et en
allégeant la table d'harmonie du poids dont elle était chargée dans les
pianos ordinaires. Pleyel était arrivé, par ces moyens, à faire rendre
le fa le plus aigu d'un piano unicorde à six octaves, à une corde
d'acier 6/0 de Nuremberg, employée ordinairement, pour l'extrême basse.
Pleyel employait un cadre en fer et un sommier de pointes en cuivre,
afin d'augmenter, par cette addition, la durée de l'accord, et de
supprimer entièrement le fond des caisses." Pontecoulant, 1861
Brevet de 1828:
"En 1828, Pleyel fait adapter aux pianos construits dans sa maison
un sommier, dit prolongé, formé de trois lames de chêne, croisées,
recouvertes d'un panneau d'acajou de vingt-six à vingthuit millimètres
d'épaisseur, se prolongeant sur la table d'harmonie jusqu'à une distance de
quarante millimètres derrière le chevalet. La partie qui recevait les
pointes où se trouvaient attachées les cordes était garnie d'une lame de
cuivre de deux millimètres d'épaisseur sur quatre millimètres de largeur.
Cette lame était tixée sur le sommier par deux rangées de vis."
Pontecoulant, 1861
Aussi en 1829
ils déposent deux brevets, un pour un nouveau mode de pieds aux pianos
carrés : "Pleyel adapta à ses pianos, en 1829, des pieds ayant forme d'X et
à bascule, pour remédier à l'inégalité inévitable des parquets. Le mouvement
du coffre s'opérant sur l'axe de l'un des X seulement, le piano était toujours maintenu parfaitement d'ablomb." Pontecoulant, 1861, et
pour la description et l'une image de cet invention:
Description des
machines, 1836, p.143-144 / Image : 459
et un
brevet pour un sommier prolongé s'adaptant également aux pianos carré
et à queue. (*1829)
Brevet de 1830 : "Pleyel, Moyen de conserver intactes les tables d'harmonie
par leur placage à contre-fil avec un bois droit. (BF.)" Pontecoulant,
1861
Brevet de 1844: "Pleyel fit l'application aux pianos d'un mécanisme au
moyen duquel, en touchant une suite de notes, on obtenait simultanément
deux sons, soit à l'octave du son principal, au grave ou à l'aigu, soit
tout autre intervalle, en établissant la communication de la note
principale, aux marteaux de son octave; le pédalier et son système de
communication étaient coupés en deux moitiés pour pouvoir jouer simple
d'une main et double de l'autre, ou double des deux mains. (B. F.)"
Pontecoulant, 1861
Pour voir les brevets originaux voyez le site
INPI
(13)

EXPOSITIONS (la suite)
"Pour l'élégance vient, après ce meuble tout royal, le piano à queue, à sept
octaves, en bois de
courbari, de M. Pleyel. Comme on sait, tous les instrumens de ces
fabricans sont a table d'harmonie plaquée, procédé pour lequel ils ont
obtenu un brevet d'invention."
La
Romance. Journal de musique, 1834-35, p.82
"L'ébénisterie de M. Pape nous
paraît généralement lourde, bien que très-soignée. Celle de M. Pleyel
nous semble devoir être mise au premier rang de cette partie de
l'Exposition. Nous n'y voyons aucune pièce d'ébénisterie supérieure à
deux de ses pianos, l'un à queue, en bois de courbari, avec baguettes en
bronze doré; l'autre, carré, en bois d'acajou chenille, entouré d'un
cadre de calliatour. Le calliatour et le courbari sont de teintes
rapprochées de celles du palissandre, mais mieux veinés et d'un aspect
plus animé. L'acajou chenille est moins rouge moins veiné, et
plus chaud que l'acajou ordinaire. Le choix de ces bois et la belle
simplicité du dessin de ces meubles nous paraissent mériter les plus
grands éloges." Expo 1834 (xxx1834), p.95
"Celle de M. Pleyel nous semble devoir être mise au premier rang de
cette partie de l'Exposition. Nous n'y voyons aucune pièce d'ébénisterie
supérieure à deux de ses pianos, l'un à queue, en bois de courbari, avec
baguettes en bronze doré; l'autre, carré, en bois d'acajou chenillé,
entouré d'un cadre de calliatour. Le calliatour et le courbari sont de
teintes rapprochées de celles du palissandre, mais mieux veinés et d'un
aspect plus animé. L'acajou chenitlé est moins rouge, moins veiné, et
plus chaud que l'acajou ordinaire. Le choix de ces bois et la belle
simplicité du dessin de ces meubles nous paraissent mériter les plus
grands éloges."
L'industrie,
Stéphane Flachat, 1834, p.95
"Pleyel (Ignace), r. Cadet, 9.
Dans les beaux instrumens exposés, on remarquait les pieds en x à
bascule, qui maintiennent l'instrument toujours d'aplomb, et les tables
d'harmonie plaquées qui empêchent les fentes et gerçures, et que M. P. a
inventées en 1830. Plusieurs pianinos à 7 octaves, où, malgré la
position verticale des cordes, l'ut grave de l'extrême basse sort bien."
Mémorial
encyclopédique et progressif des connaissances ..., Volumes 4-5,
François Malepeyre, 1834, p.243
"La maison Pleyel se tient toujours à la hauteur de sa réputation. Les
instruments qu'elle a exposés cette année se distinguent par les mêmes
qualités qui en oui fait le mérite depuis long-temps, et qui leur ont
valu l'approbation d'un grand nombre d'artistes et d'amateurs. M. Pleyel
n'annonce pas de nouvelles découvertes ni de nouveaux procédés dans la
fabrication de ses pianos, si nous exceptons l'invention de
M. Lepère, qu'il a
appliquée à l'un de ses instruments, et dont nous parlerons plus tard.
Il s'est borné à soigner les détails de ses pianos; et l'on peut dire
que le mécanisme anglais, qu'il a adopté et perfectionné, est
aujourd'hui arrivé au plus haut degré de perfection. Ce mécanisme,
renommé pour sa solidité et sa force, avait dans l'origine une certaine
lourdeur qui ne pouvait convenir qu'aux mains vigoureuses et habituées à
se servir d'un tel clavier; les touches s'enfonçaient trop et, rendaient
difficile la répétition rapide d'une même note. M. Pleyel, après avoir
reconnu les avantages et les défauts de ce mécanisme, a su conserver les
uns et faire disparaître les autres; grâce aux perfectionnements qu'il y
a introduits, le clavier de ses pianos, d'une docilité parfaite, se
prêle également à la délicatesse et à l'énergie de l'exécution. M.Pleyel
a successivement exposé un grand piano à queue destiné aux salles de
concert, plusieurs pianos a queue de plus petite dimension pour les
salons moins spacieux, des pianos carres et verticaux, et enfin des
pianinos. Bien que l'emplacement de M. Pleyel fût peu favorable à
l'émission du son, entouré qu'il était d'immense tapis, ces instruments
ont développé sous la main de M. Kalkbrenrter une puissance étonnante de
sonorité. Ils ne laissent rien à désirer pour la main d'oeuvre et la
solidité de leur construction. On connaît les pianinos importés vers
1830 d'Angleterre, et que la manufacture Pleyel construit dans une rare
perfection ces charmants petits instruments qui possèdent une qualité de
son pure, moelleuse et chantante, conservent, toujours la faveur du
public. Nous en avons vu un qui semblait encore surpasser ce que M.
Pleyel a fait de mieux dans ce genre; aussi madame la duchesse d'Orléans,
ravie des sons enchanteurs de cet instrument, en a-t-elle fait
l'acquisition. Nous n'aurions que peu de choses à dire des pianos
carrés, qui méritent les éloges qu'on leur a donnés assez souvent, si
nous n'avions à parler d'une innovation qui se rapporte moins à la
construction qu'au débit de cet instrument. M. Pleyel vient de fabriquer
des pianos carrés a deux cordes et six octaves, destinés principalement
aux études élémentaires, très solidement construits et offerts an public
au prix de 750 fr. Ces pianos des élèves (comme les appelle M. Pleyel ne
manqueront pas d'avoir un grand succès. On sait que la plupart des
élèves étaient jusqu'ici obligés de s'exercer sur de vieux pianos usés,
achètes d'occasion pour cause d'économie. Beaucoup de personnes se
figurent que le plus mauvais instrument est assez bon pour un enfant qui
commence; c'est là une erreur qu'il importe de combattre. Un bon
instrument avancera de beaucoup les progrès de l'élève, sans compter le
goût qu'il lui donnera pour la musique, en lui faisant entendre des sons
harmonieux au lieu de ces sons criards qui tiennent du chaudron et qui
le rebutent. C'est donc une idée heureuse, une entreprise éminemment
ulileque celle de M. Pleyel, de fournira bon marché des instruments qui
réunissent toutes les qualités désirables pour le but auquel il les
destine. En général M. Pleyel est entré dans une voie de progrès
commercial qui devra trouver des imitateurs. Il vient de diminuer les
prix de ses pianos en les cotant à prix fixe et en suppriman ce qu'on
nomme la remise des professeurs, vil trafic dont les abus n'ont subsisté
que trop long-temps. Nous félicitons M. Pleyel d'avoir pris
l'initiative d'une mesure qui ne manquera pas d'obtenir l'agrément et
l'approbation du public."
Revue et gazette
musicale de Paris, Volume 6, 1839, p.239
"Le pianino de M. Pleyel était extrêmement remarquable par la rondeur,
la force et l'égalité des sons." Expo (**1839)
"Deux pianos à queue, dont l'un, de petit format, a mérité d'être placé
en troisième ligne, un piano carré qui a obtenu le deuxième rang, deux
pianinos dont l'un a été jugé supérieur à tous les instruments du même
genre. La fabrique dirigée par M. Pleyel est la plus considérable de
Paris; elle confectionne de huit à neuf cents pianos par an et occupe
trois cents ouvriers; elle est digne, sous tous les rapports, qu'on lui
accorde le rappel de la médaille d'or qui lui a été donnée aux
précédentes expositions." Expo ( **1839)
"Les pianos de M. Pleyel sont toujours remarquables par ce son
doux et argentin qui leur donne un caractère mélancolique essentiellement distingué. De là la préférence que leur accordent certains
artistes, tels que Chopin et Osborne, par exemple, dont les oeuvres elle
talent d'exécution brillent surtout par des qualités analogues. Les grands
pianos d'Erard et de Pape appartiennent aux grandes salles de concerts et
aux théâtres; les pianos de Pleyel sont mieux placés dans les salons de peu
d'étendue; ils conviennent mieux à la musique intime. " Expo (*1839-44)
"L'établissement dirigé par M. Pleyel se fait distinguer par son
importance: on y fabrique annuellement neuf cents pianos, une partie
desquels, envoyés à l'étranger, contribuent à étendre la réputation des
produits de la facture française. Cette maison a exposé des pianos à
queue de grand et de petit modèle, des pianos carrés à trois et à deux
cordes, des pianos droits à cordes obliques et à cordes verticales. Ces
instruments ont une belle qualité de son, et prouvent que la grande
étendue de la fabrication n'est pas un empêchement au fini du travail.
M. Pleyel a fait entendre à la commission un piano à queue dit à double
percussion. Dans cet instrument, par le moyen d'un mécanisme, on peut à
volonté, en posant le doigt sur une touche, faire entendre la note et
une de ses octaves. Quelques effets nouveaux résultent de cette
disposition; mais c'est au temps qu'il appartient de prononcer sur sa
valeur. L'établissement de M. Pleyel se montre de plus en plus digne de
la médaille d'or qui lui a été décernée aux précédentes expositions; le
jury est heureux de lui en accorder le rappel." Expo (**1844), p.547
"PIANOS Maison PLEYEL. - Sous
le n° 2754 la maison Pleyel expose divers instrumens dans tous les genres,
que le manque d'espace force de changer fort souvent pour pouvoir les faire
passer tous sous les yeux du public. Cette manufacture grandiose, établie a
l'instar des maisons anglaises Broadwood et Tomkisson, prend chaque jour
plus de développement la majeure partie de ses succès est due à la belle
qualité sonore, à la bonne confection et à la solidité de ses pianos. La
maison Pleyel a déplacé le commerce de pianos qui se faisait a Londres et à
Vienne pour le monde entier, elle s'en est emparée; aujourd'hui avec elle la
concurrence est devenue pour ainsi dire impossible. La facture allemande
s'est vue suivie, traquée et supplantée en Italie, en Pologne, en Russie,
etc., et la facture anglaise ne se soutient encore que par d'énormes
sacrifices. Cette révolution commerciale a été accomplie par la haute
intelligence, l'activité, la persévérance de M. Pleyel, lequel se trouve
aujourd'hui placé à la tête de la fabrication la plus considérable de
France, occupant près de 300 ouvriers et livrant au commerce environ 1000
instrumens par année. Je ne ferai pas la description des iInstrumens de M.
Pleyel, ils sont trop répandus pour que j'aie quelque chose apprendre a mes
lecteurs qui, j'en suis certain, savent reconnaître, à son timbre seul un
piano, sortant des ateliers de la rue du Rochechouart, parce que cet
instrument possède une qualité de son invariable, qui est son cachet
individuel et qui le fait distinguer facilement du piano construit par
d'autres facteurs; je ne parlerai donc que des innovations apportées dans la
facture de cette maison. M. Pleyel présente au concours huit instrumens; un
piano droit a cordes verticales, un piano droit à cordes demi-obliques, un
piano droit à cordes obliques et à sept octaves, deux pianos carrés dont un
a deux cordes, un piano à queue petit format un piano à queue grand format,
et un piano à queue à double percussion. Le piano vertical de M. Pleyel a,
depuis cinq ans, subi des modifications fort importantes, et nous voyons
figurer cette année à l'exposition un nouveau modèle a cordes obliques, ne
différant des autres que par la grandeur. Dans ce nouvel instrument on a su
profiter des ressources qu'offre l'allongement des cordes de la basse, en y
adaptent la pédale ttni-corda qui n'existe pas dans les pianos à cordes
obliques des autres facteurs le clavier a sept octaves a une égalité fort
remarquable, et offre ainsi à l'exécutant toutes les ressources du piano a
queue qu'il est appelé a remplacer dans les très-petits appartemens. Dans
les pianos carrés qui semblent être les enfans de prédilection de M. Pleyel
et il a raison car ils ont grandement concouru a établir sa belle réputation,
nous avons remarqué également quelques perfectionnemens. M. Pleyel, pour
augmenter la résistance à la tension des cordes, la force de sonorité, et
consolider l'excellence de l'accord qui est une des bases de la réputation
de cette importante manufacture, a appliqué le barrage simple et double en
fer. Le piano carré obtient encore la préférence sur certains formats à
cause de la fluesso de la délicatesse et de la pureté du son et surtout à
cause de la solidité de l'accord. Le piano carré a deux cordes est un
délicieux instrument et en l'écoutant on arrive a se plaindre de la tendance
de la facture actuelle qui court après la force en abandonnant la pureté du
son. Il fallait, pour certains salons, un instrument qui ne fût pas le piano
carré, qui eût plus de sonorité que la piano vertical, et moins de grandeur
que le piano à queue, assez embarrassant dans certaines localités: ce fut ce
qui porta M. Pleyel à construire des pianos à queue sur un petit modèle,
qu'il nomma petit format, et qui, dès leur apparition, ont obtenu une grande
popularité ils ont toutes les qualités qui distinguent les grands pianos à
queues, et ne leur sont pas inférieurs en sonorité, car, admis au concours
de l'exposition, en 1839, le petit piano à queue de M. Pleyel jouta avec les
autres pianos à queues du grand modèle, et nous nous rappelons qu'il obtint
la troisième place. Voici le classement des places occupées par M. Pleyel,
en 1839, au concours des instrumens pianos à queues la troisième place
pianos carrés a trois cordes, la seconde place; pianos droits et a cordes
verticales, la première place. Mais, de tous les instrumens présentés par M.
Pleyel au concours, celui qui m'a le plus frappé, celui qui, pour moi, est
son chef-d'œuvre, c'est le grand piano de concert le premier de tous pour la
puissance et la sonorité. Nous avons remorqué, dans cet instrument, une très
grande homogénité desons, un timbre prolongé, une émission franche, vibrante,
suave et puissante tour à tour, on clavier obéissant, dont tons les détails
fonctionnent sans perte de temps ni de force et d'une égalité parfaite.
L'égalité est une des belles qualités de la maison Pleyel, et aucun facteur
ne peut rivaliser avec elle à cet égard, car M. Pleyel consacre tout son
temps à ce difficile, et consciencieux travail. Les recherches de M. Pleyel
sur l'augmentation du son, lui ont présente la double percussion comme un
moyen utile à employer. Déjà, avant lui on avait essayé beaucoup de
clavecins octaviant an moyen de genouillères; divers facteurs, on France,
avaient appliqué à leurs pianos la double percussion; mais tous ces travaux
étaient trop compliqués pour être usuels; car, en facture instrumentale, il
faut simplicité, solidité, sonorité. M. Pleyel, pour obtenir 1a double
percussion sans altérer l'harmonieuse pureté des sons, s'est servi
d'équerres obliques, et, au moyen d'un mécanisme simple, indépendant, et
fonctionnant par deux pédales, le pianiste peut doubler tout à coup la
percussion. Ce perfectionnement rationnel du forte a révélé une qualité
différente et distincte, en prolongeant d'une manière très sensible les sons
filés de la note touchée par le doigt, doublée tout à coup par celui de
l'octave. Cette innovation ne change rien à la construction du piano, qui
reste en tout point semblable aux autres pianos à queue. En parlant du piano
octaviant d'un autre facteur, un écrivain a prétendu qu'une grande maison de
Paris voulait contester la priorité de cette invention. Il y a, ici,
légèreté dans l'accusation, échappée, sans doute involontairement, au
rédacteur. La réputation de la maison Pleyel est trop haut placée pour qu'il
soit digne d'elle de répondre à une semblable insinuation elle ne conteste
rien à ce facteur, parce qu'elle n'a rien à lui contester; mais, forte de
son droit et de sa conscience elle saura répondre, nous en sommes certains,
à quiconque prétendra l'attaquer. D'ailleurs, la double percussion est du
domaine public, le moyen d'y parvenir est seul susceptible de discussion; et
ne peut-il pas se faire que deux personnes arrivent en même temps au même
but n'avons-nous pas l'invention de l'imprimerie, réclamée par plusieurs
villes. Ruolz et Blyengton ne sont-ils pas arrivés à la dorure des métaux en
même temps et par les mêmes procédés. Ici même il existe une très grande
différence, c'est que le facteur dont on parle n'établit se prétentions que
sur un projet d'instrument, et que M. Pleyel, au contraire, vous présente un
excellent piano, marchant et résonnant bien. Quant à ce que l'on prétend de
copie faite, d'envois d'ouvriers à 200 lieues de Paris, la seule réponse a
faire à tons ces commérages ou compérages, c'est qu'on ne copie qu'une chose
achevée. Honneur à la maison Pleyel elle a marché à grands pas depuis cinq
ans, ses progrès sont immenses, et l'on peut dire aujourd'hui du piano de
Pleyel, ce que Louis Adam, le Nestor des pianistes de France, disait, il y a
quelques années, des pianos d'un autre facteur. " Quand je suis assis devant
un de ces instrumens, je m'identifie tellement avec lui, que j'oublie qu'il
y a un intermédiaire entre la musique et moi. " AD. vicomte de Pontécoulant.
La France
Musicale, 1844, p.213

DOCUMENTATION
'La
notice d'utilisation éditée par Pleyel en 1855' (pdf)(Musiques vivantes)
"Chronologie
des pianos de la maison PLEYEL"
PLEYEL harpishord de Wanda Landowska 1912 (pdf)
'Camille
PLEYEL is dead', un article dans 'The Ladies' Compagnon',
Bradbury and Evans, 1855
Le centenaire de la Maison PLEYEL:
dans 'L'Art décoratif'. Revue de la Vie artistique ancienne et
moderne, janvier-juin 1909, p. 175-188
Pleyel à
Strasbourg, acte de mariage, etc. (pdf)

AVIS

Avis important.
"MM. Ignace Pleyel, et comp., ont
l'honneur de prévenir le public que les pianos que l'on a annonce
journellement à vendre dans les maisons de commission, sous le nom de Pleyel,
n'ont point été fabriqués dans leurs ateliers, et qu'ils n'avouent que les
instrumens portant exactement les noms d'Ignace Pleyel, et comp. Ils n'ont
point d'autre dépôt à Paris que leurs magasins du boulevard Montmartre et
leur manufacture rue Cadet n. 9, où on est prié de s'adresser, pour éviter
toute méprise. "
Le Figaro
18/02/1828, p.4

" Piano de Garafa.
- Ce piano droit à 2 cordes et d'une étendue de 6 octaves est d'Ignace
Pleyel et Cie. Il porte le n°2515 et fut acheté en mars 1833. C'est
l'instrument dont Michel Carafa (Naples, 1785; — Paris, 1872) s'est servi
pour écrire ses derniers ouvrages, y compris son chef-d'œuvre la Prison
d'Edimbourg (20 juillet 1833). Sur le devant de ce pianino se trouve une*
plaque en cuivre sur laquelle on lit : « Piano de Carafa. » Offert au Musée
du Conservatoire de musique par son neveu et fils adoptif, Michel d'Aubenton
Carafa."
Le musee du Conservatoire national de musique :
catalogue descriptif et raisonne, 1884

ARTICLE
"LES voleurs SUR LES
TOITS. Un vol audacieux a été commis dernièrement dans le vaste chantier de
M.Pleyel, le fabricant de pianos. Des malfaiteurs, malgré la vigilance de
deux chiens de garde, se sont introduits par escalade et ont enlevé pour un
millier de francs de zinc. Les employés ayant établi de nouveaux moyens de
surveillance, ont aperçu la nuit dernière quatre hommes qui, placés sur le
toinde.l'un des bâtimens de la scierie mécanique, enlevaient le zinc qui le
recouvre. A leur approche trois de ces hommes parvinrent à s'échapper le
quatrième, quoique cerné de tous côtés, s'apprêtait à faire résistance,
quand un coup de fusil chargé à plomb lui fut tiré, et l'effroi autant que
la blessure le forcèrent à se laisser arrêter. Ses blessures, légères
d'ailleurs, furent pansées avant que la force armée fût appelée; et on le
remit entre les mains du commissaire de police. Ses aveux ont mis, dit-on,
sur la voie de tous ses complices qui, depuis quelque temps, étaient la
terreur du quartier Saint-Marcel."
Le Figaro,
04/08/1837, p. NP
"Le roi, la reine et les
princes se sont arrêtés devant la cabane du célèbre facteur, M. Camille
Pleyel. Au moment de leur arrivée, M. Pleyel se trouvait seul devant un
admirable piano qui, par un mécanisme nouveau, double la percussion sonore,
et, par un heureux à propos, il a joué l'air du Dé serteur quand le roi
passait. La reine et le roi sont montés sur l'estrade et se sont assis a
côté de l'exécutant. Louis-Philippe a connu particulièrement te père de M.
Camille Pleyel. Il s'est souvenu d'un atr qu'il avait entendu il y a
cinquante ans; il s'est mis a le fredonner à M. Pleyel, et l'a prié de lui
exécuter la composition de son père. Le roi, après avoir écouté avec un
plaisir infini les deux morceaux joués de la manière la plus distinguée par
M. Pleyel, lui a dit "Je"vous félicite de votre invention, c'est un
prodigieux développement que vota avez donné A vos instrument. Puis Sa
Majesté s'est entretenue longuement avec l'excellent et ai honorable
facteur, des détails de son invention et a vivement appuyé l'importance
qu'elle aura pour l'effet du piano dans les grandes salles. Elle a été
surtout frappée d'une de ses qualités inappréciables, celle de prolonger les
sons. On sait, en effet, que le piano si bien perfectionné aujourd'hui,
laissait à désirer, sous le rapport du chant soutenu, ce résultat est
complet dans le nouveau piano de M. Pleyel, et il fournira sans aucun doute
à nos grands pianistes de nouvelles ressources pour la composition. Le roi
et la reine, en quittant M. Pleyel, lui ont réitéré les marques de leur
sympathie et les témoignages les plus sincères de leur satisfaction."
La France
Musicale, 07/01/1844, p.173
"Un incendio considerevole scoppiò verso le 5 ore di mattina di martedì, 25
spirato marzo, nello stabilimento di uno fra i primi fabbricatori di
pianoforti, del signor Camillo Pleyel, L'incendio dilatandosi, s'appiccò ad
un vasto locale che conteneva legnami lavorati e da lavorarsi, ed alimentato
da quelle materie combustibili fece dei rapidi progressi malgrado i potenti
mezzi impiegati per arrestarlo. Si ignora la causa di tale incendio, che
dovette certamente cagionare gravi danni, poiché 300 operai lavoravano in
quel locale, che divenne preda delle fiamme. Il signor Pleyel si adoperò
tosto con ogni cura affinchè i suoi operai non mancassero di lavoro, e
publicò sui giornali una lettera di ringraziamento a coloro che eransi
adoperati a suo vantaggio. Il locale e le mercanzie erano assicurate."
L'Italia musicale,
Volume 3, Francesco Lucca, 1851,
p.111
"Un incendie considérable s'est déclaré mardi matin, vers
cinq heures, chez M. J. Pleyel fabricant de pianos, rue Rochechouart, 22. Le
feu a pris dans l'un des bâtiments occupés par les ateliers au n° 24, en
communication, par une cour formant un carré long avec la maison
d'habitation et les magasins. Ce bâtiment, élevé de quatre étages dans la
cour; renfermait une grande quantité de bois ouvré et à ouvrer.
Malheureusement par suite de l'heure matinale, il s'est écoulé un certain
espace de temps avant qu'on n'ait pu réunir des travailleurs en nombre
suffisant, et le feu, alimenté par une immense quantité de matières
essentiellement combustibles, a fait des progrès si rapides; que les
batiments dans lequel il avait pris naissance n'a pas tardé à être
entièrement embrasé, et que les flammes ont atteint l'autre bâtiment sur la
rue, dans la partie la plus rapprochée de la maison n° 26, qui s'est trouvée
dès cet instant gravement, menacée. Comme il n'était plus possible de
concevoir l'espoir de sauver ]es marchandises on a dû diriger les travaux de
manière à concentrer le feu dans son foyer principal, afin de préserver les
habitations voisines; et, après une heure et demie d'efforts, ont y est
parvenu et on s'en est rendu maître. Vers huit heures, le feu, enfin
maîtrisé, était à peu près éteint, mais le bâtiment dans lequel il avait
pris naissance et toutes les marchandises qu'il renfermait étaient
complètement réduits en cendres : il n'est resté debout que les quatre murs.
Les planchers, les marchandises et une partie, de la toiture de l'autre
bâtiment sur la rue ont été également consumés ou détruite. La perte
occasionnée par cet incendie doit être considérable, car ces ateliers
n'occupaient pas moins de 300 ouvriers. L'habitation personnelle de M.
Pleyel a été entièrement préservée. Mardi matin, à sept heures, pendant que
le feu résistait encore à tous les efforts combinés, M. Pleyel s'occupait
déjà de répartir dans ses autres ateliers les ouvriers que ce sinistre
menaçait de laisser sans ouvrage et le soir même, à côté des bâtiments
incendiés, a eu lieu le concert de M. Grignon, dans la salle Pleyel, qui n'a
souffert en rien, pas plus que les ateliers principaux. Bâtiments et
marchandises étaient assurés. "
Le
Ménestrel, 30/03/1851, p. 3

BLOG PLEYEL pianino

Blog
'PIANINO PLEYEL' d'Olivier FADINI

|
Cordes métalliques,
1811
/ Cordes
métalliques, 1811
/ Brevet,
1825.11.17 / Médaille d'or, 1827 /
Médaille d'or, 1834 / Médaille d'or, 1839 /
Médaille d'or, 1844 /
Médaille d'or
Toulouse, 1845 /
Médaille d'or, 1849 / Médaille d'honneur, 1855 /
Hors concours
Becançon, 1860 / Hors concours Mont-pellier, 1860 / Diplôme d'honneur, Metz, 1861 / Médaille Londres, 1862
/ Hors concours, 1867 /
Liste des exposants
Londres, 1871/
Hors concours, Lyon, 1872 / Hors concours,
Vienne, 1873 / Médaille d'or, 1878 / Hors concours, Amsterdam, 1883 /
Diplôme d'honneur, Anvers, 1885 / Grand Prix, 1889 / Hors concours,
Anvers, 1894 /
Hors concours, Amsterdam, 1895 / Hors concours, Bruxelles, 1897 / Hors
concours, 1900
/ Hors concours
Liège 1905
 |
1964 |
|
ROLLER Jean
(1798 - 1866) |
1808 |

 

Piano
carré
ca 1804 Roller,
et sa
signature, Cité de la Musique, Paris (Collection Geneviève
Thibault de Chambure)
Pour les détails et photos voyez la page de
MIMO en ce qui concerne la Cité de la musique
 
"Voici les prix des
pianos de M. ROLLER."

"Pianos ordinaires
: 2 cordes, petit format, 6 octaves, 2
pédales, 600 fr. - Idem., 4 pédales, 680 fr. -
Idem, longue table de mécanique à échappement, 1000 fr. -
Idem, 3 cordes, 6 octaves, 4 pédales, 1050 fr. - Idem,
longue table de mécanique à échappement, 1200 fr.
Pianos transpositeurs,
deux cordes, petit format, 6 octaves, 4 pédales, longue table, 750 fr.
- Idem, grand format, 950 fr. - Idem, longue
table de mécanique à échappement, 1200 fr. -
Idem, 3 cordes, 6 octaves, 4 pédales, 1300 fr. -
Idem, longue table de mécanique à
échappement, 1500 fr.
Ces mêmes instrumens avec une cinqième pédale, tambour
à clochettes, en plus, 50 fr. - Les pédales en cuivres
montées dans une lyre élevée sur une estrade, en plus, 120 fr."
(*1822)
 
BREVETS
"Roller,
Piano - transpositeur,
Vieille rue du Temple, n°6. - Au moyen d'un mécanisme aussi
simple qu'ingénieux, dont M. Roller est l'inventeur, ce facteur a su
faire marcher le clavier sous les cordes, de sorte que la touche qui
frappait les cordes qui sonnent l'ut passe sous l'ut dièse ou ré bémol,
et donne ainsi un autre système tonal, sans que le doigté éprouve le
moindre changement. Pour baisser le ton, il suffit de porter le clavier
de droite à gauche, et alors, selon le nombre de degrés qu'on lui fait
parcourir, la gamme d'ut, et par conséquent le système entier de ce ton,
se changent en ceux de si, de si bémol, de ré, de la bémol, de sol, de
fa dièse, de fa. On peut obtenir les mêmes tons à l'aigu. Le mécanisme,
qui porte le clavier à droite ou à gauche, est mis en jeu par une clé de
la nature de celles des pendules; chaque tour de clé donne un degré de
plus, si c'est en haut; et un degré de moins, si c'est en bas. Chacun de
ces deux degrés est un demi ton; et, à quelque de gré que l'on s'arrête,
le clavier se trouve invariablement fixé. Des signes mis sur le clavier
qui change de place, et sur le devant du piano, qui est d'une parfaite
immobilité, montrent, sur-le-champ à ceux qui n'auraient pas l'oreille
assez exercée pour s'en rendre raison, si le clavier est dans sa
position naturelle, ou s'il a été porté d'un ou plusieurs degrés à
droite ou à gauche. Il est inutile de faire remarquer que, si la
transposition opérée par le clavier mobile porte l'ut aune quarte
au-dessus, et à une quinte au-dessous de son ton naturel, les pianos
transpositeurs, dont le clavier représente six octaves, doivent
nécessairement en avoir sept à cordes pour pouvoir faire face au clavier,
dans quelque position qu'il se trouve. Ce mécanisme applanit toutes les
difficultés de la transposition. Cet instrument est bien précieux pour
les pianistes qui accompagnent sur la partition, et pour ceux qui
exécutent des duos, des trios, des quatuors, etc., avec des instrumens à
vent, et doit assurer un succès complet à cette découverte."
Bazar Parisien, ou Annuaire raisonné de
l'industrie des premiers artistes et ..., 1821, p. 429-430
"NOUVELLE INVENTION. - Piano
transpositeur de M. Roller, de Paris. Au moyen d'un mécanisme aussi simple
qu'ingénieux, dont M. Roller est l'inventeur, ce facteur a su faire marcher
le clavier sous les cordes, de sorie que la touche qui frappait les cordes
qui sonnent l'ut passé sous l'ut diése ou re bémol, et donne ainsi un a ure
systême tonal, sans que le doigter éprouve le moindre changement. Pour
baisser le ton, il suffit de porter le clavier de droite à gauche, et alors
selon le nombre de degrés qu'on lui fait parcourir, la gamme l'ut, et par
conséquent le systême entier de ce ton, se changent en ceux de si, de si
bémol, de ra, de la bémol, de 50%, de fa dièse, de fa. On peut obtenir les
mêmes tons à l'aigu. Le mécanisme qui porte le clavier à droite ou à gauche
pst mis en jeu, par une clef de la nature de celles des pendu et si c'est en
bas, et Ut degré de moins si chaque tour de clef donne un degré de piu si
c'est en bas. Chacun de ces deux degrés est un demi ton, et, a quel degré
que l'on s'arrète le clavier se trouve invariablemcnt fixé. Des signes mis
sur le clavier qui change de place, et sur le devant du piano, qui est d'une
parfaite immobilité montrerit sur-le-champ a ceux qui n'auraient pas
l'oreille assez exercée pour s'en rendre raison, si le clavier est dans sa
position naturelle, ou s'il a été poi té d'un ou plusieurs degrés à droite
ou à gauche. Il est inutile de faire remarquer que, si la transposition
opérée par le clavier mobile porte l'ut a une quarte au-dessus, et a une
quinte au-dessous de son ton naturel, les pianos transpositeurs, dont le
clavier représente six octaves, doivent nécessairement en avoir sept en
cordes pour pouvoir faire face au clavier, dans quelque position qu'il se
trouve. Ce mécanisme applanit louies les difficultés de la transposition.
Cet instrument est bien précieux pour les pianistes qui accompagnent sur la
partition, et ceux qui exécutent des duos, des trios, des quatuors, etc.,
avec des instrumeus a vent, et doit assurer un succes complet a cette
découverte" Journal
d'affiches de Gand et de la Flandre, 1821, p. 4 &
Mémorial universel:
journal du Cercle des arts, 1820, p.141
  |
Paris |
90, rue Vieille du Temple (*1809)(x1810)(*1811)(*1812)(*1816) (*1817)(x1820)(arr.3)
6, rue Vieille du Temple (1808)(**1821)(*1822)(arr.4)
27, rue de Paradis
Poissonière (*1822)(1823)(arr.10) |
 |
'Facteur de pianos et harpes' et peintre
Jean
(Johan) ROLLER ou ROLLER Père, (né en Allemagne) commencait déjà aussi à travailler à
1818 pour le Fils d'Armand
BLANCHET à savoir
Nicolas BLANCHET,
avec qui il a fondé l'association, nommée
ROLLER et BLANCHET
ROLLER
Fils (*1820), 'M.
Roller fils
écrit à l'Académie pour exprimer le désir de lui faire entendre son
piano vertical et
d'en obtenir un rapport'
(*1830-34) Il n'est claire que le fils de ROLLER est été un facteur de pianos
indépendant, ou travaillait pour son père, car les adresses d'eux changent.
ROLLER et Cie
(?)
 
BREVETS (la suite)
"M. Roller, à Paris, a inventé un piano qui a l'avantage de ménager les voix,
en permettant à chacune de se maintenir dans le diapason qui lui est
naturel. Au moyen d'une transposition convenable et qui peut être facilement
opérée en faisant mouvoir le clavier, on exécute sur cet instrument
d'anciennes partitions-, qu'on met à la portée des voix peu étendues, et
qu'on juge à tort avoir été écrites trop haut, à cause de l'élévation
exagérée du diapason actuel."
Bulletin de La
Societe D'Encouragement pour L'Industrie Nationale Vingt, 1825, p.53
1820, piano
transpositeur, ROLLER -
" En 1820, Roller construisit un piano pouvant à volonté changer de ton,
c'est-à-dire que chacune de ses notes pouvait, au même instant et d'un seul
mouvement, monter ou descendre par degré de demi-ton jusqu'à une octave. Ce
changement avait lieu par le déplacement du clavier, au moyen d'un mécanisme
qui, en faisant monter ou descendre un châssis sur lequel était posé le
clavier, faisait changer de corde chacun des marteaux. Le mécanisme se
composait d'un arbre vertical dont l'extrémité supérieure portait une forte
aiguille, et l'extrémité inférieure était armée d'une roue dentée, engrenant
une crémaillère assemblée au châssis qui renfermait le clavier. De sorte que
cette crémaillère pouvait avancer soit à droite, soit à gauche, par l'action
de la main qui, en tournant l'aiguille, faisait jouer la roue dentée. Ce
changement était combiné avec une précision concordante avec chacune des
divisions de la plate-forme métallique sur laquelle tournait l'aiguille, de
manière que la distance d'une division à l'autre, soit en montant, soit en
descendant, ne changeait le ton que d'un demi-ton." Pontecoulant, 1861
(voyez aussi à gauche)
Brevet de 1823, ROLLER adapte au piano un sommier de métal, ayant l'avantage de
donner de l'âme et de la vibration à la partie de la table qui ne
pouvait en recevoir par l'ancienne disposition, parce que cette table
était alors collée sur le sommier des chevilles, et que les vibrations
étaient ainsi interrompues à partir de l'endroit collé jusqu'à la paroi
latérale de la caisse de l'instrument." Pontecoulant, 1861
Brevet de 1831 : "Roller, construisit un
piano droit qui a servi de type à tous ceux que l'on fabrique maintenant.
Dans ce piano, la table d'harmonie et les cordes étaient disposées dans une
capacité ou caisse verticale placée en arrière du clavier et en devant de
l'exécutant, de manière toutefois à laisser une ouverture pour le passage
des pieds du musicien et des pédales. La longueur de l'instrument n'était
que de 0 M 46, et sa longueur de 1 M 30. Un volume aussi peu considérable
suffisait à loger les cordes des dix octaves, la mécanique, le clavier et
les pédales. Le système d'échappement était fort ingénieux et disposé de
manière que le marteau arrivait sur la corde avec toute la vivacité que lui
imprimait la touche (B. F.)" Pontecoulant, 1861
Brevet de 1839 : "Roller,
chercha à augmenter la puissance de la sonorité dans le piano de manière à
ce qu'il devînt un instrument d'orchestre dans un vaste local. Il tâcha
d'arriver à cette solution par deux moyens : 1°dans un piano à queue, à
table renversée (trois cordes), il fit attaquer les marteaux en dessous du
sillet. Il plaça ensuite, le plus près possible du plan des cordes, le pivot
au centre du marteau, afin de rapprocher, autant que possible, de la
perpendiculaire à la corde la direction du dernier élément de l'arc décrit
par le marteau; ce qui lui permit d'utiliser une partie d'autant plus
grande de la force d'impulsion transmise parle mécanisme. Le second moyen
par lequel Roller crut arriver à résoudre le problême, ce fut le piano à
double queue à trois cordes sur (une et l'autre table). Au moyen d'une
pédale on pouvait en jouant, isoler à volonté l'un et l'autre système de
marteaux, en conservant au clavier la facilité ordinaire, et ajoutant aux
ressources de l'exécutant pour nuancer ses effets." Pontecoulant, 1861
Pour voir les brevets originaux voyez le site
INPI
(13)
 
EXPOSITION
"668 M. Roller, rue de Paradis-Poissonnière, n. 27. Un piano à sommier de
métal isolé." et
"315 M. Dietz, rue de l'Échiquier, n°34 - 316 M. Koska, rue de Richelieu, n°10. - 317 M. Roller, rue de Paradis-Poissonnière, n°27. Le jury a cru ne
pas devoir séparer ces trois fabricans qui ont présenté des pianos d'une
excellente exécution; il appelle sur leurs produits l'attention particulière
du jury central."
Rapport du Jury
d'admission des produits de l'industrie du Département de la Seine,
1825, expo 1823, p. 71 et 169
"1654 M. Roller et Compagnie, breveté, rue du Paradis, n°. 27 : Pianos et
Pianos transpositeurs."
Exposition Publique
Des Produits De L'Industrie Francaise, 1823, p.185
"M. Roller, à paris, rue de paradis, n°27, A presenté un piano transpositeur
et vocal, ayant l'avantage de ménager les voix, en permettant à chacune de
se maintenir dans le diapason qui lui est naturel. Au moyen d'une
transcription convenble, et qui peut être facilement opérée en faisant
mouvoir le clavier, on exécute sur cet instrument d'anciennes partitions que
l'on met à la portée des voix peu étendues, et qu'on juge tort avoir été
écrites trop haut, à cause de l'élévation exagérée du diapason actuel. Le
jury a décerné à M. Roller une médaille d'argent"
Exposition nationale. Paris. 1823. Rapport, p.351
 
(*1847): L'histoire de la musique moderne p.304 |
Médaille d'argent, 1823
 |
|
|
LE BOULCH |
1810 |

 |
Ver-sailles |
12, rue Sainte Adélaide
(*1913)
5, 7 et 8, rue de l'Oratoire (*1929)(arr.1) |
 |
"Manufacture
de pianos, orgues, lutherie fine"
Facteur
de pianos, compositeur (?) et éditeur de musique
LE
BOULCH H. Jules
(*1913)
Acquéreur de la plus grande partie du fonds (selon une
partition de 1897)
GERARD,
successeur à son tour de
MEISSONNIER
 LE
BOULCH G.
(*1929)

Un autre
LE
BOULCH à Caen (°1847) |
|
|
MARTIN

Piano 'boudoir' Expo 1844


 |
1810 |













Pianos carrés, pianos droits, pianos verticaux ou, pianos à queue


 Piano
pédalier n°5128 (mécanique à lâmes, bayonettes à l'arrière) au
Musée du piano à Limoux

EXPOSITIONS
M. MARTIN, à Paris, place de la Bourse, 13, - Pour l'appareil
auquel il a dotiné le nom de chirogymnaste, qui sert à exercer les
doigts du pianiste, sans fatiguer son oreille et sans user le
mécanisme du piano." Expo (**1844), p.545
"Piano de boudoir, de M. Casimir Martin. -
M. Casimir Martin est l'ingénieux inventeur du chirogymnaste, appureil
mécanique destiné à rendre moins pénible et moins longue l'élude du
piano. Cet instrument à la fois élégant, léger et portatif, ne s'adapte
pas nécessairement au piano; il peut être convenablement placé sur toute
surface plane, sur une table, une console ou tout autre meuble. Le
chirogymnaste est une découverte trop utile pour qu'il ne soit pas, de
notre part, l'objet d'une appréciation particulière; bornons-nous donc
aujourd'hui à constater le grand succès qu'il a obtenu à l'exposition.
M. C. Martin a aussi exposé de charmants pianos de boudoir, pouvant
servir à la fois de piano et de secrétaire : écritoire, bureau, caisse,
tiroirs, tout s'y trouve réuni. Ce nouveau format, dont nous
reproduisons le modèle sons toutes ses faces, fera certainement fortune
dans le boudoir et le cabinet de travail de nos dames où, en raison de
l'exiguïté de nos apartements, l'économie de la place est chose si
urgente. Il faut ajouter que les pianos de boudoir de M. Casimir Martin ne sont pas seulement de jolis meubles en palissandre, à
balustres ou colonnes lorses, mais qu'ils sont aussi d'excellents
instruments, réunissant toutes les qualités de solidité et de sonorité
désirables. Nous en reparlerons avec plus de détails à propos du
chirogymnaste." Expo (xxx1844)
"CHIROGYMNASTE et PIANO-SECRÉTAIRE DE Casimir Martin. Le piano est à
l'ordre du jour. Il n'est point de famille qui ne cultive l'étude de
cet instrument. Déjà depuis nombre d'années, l'esprit a cherché des
moyens matériels propres à simplifier l'étude mécanisme du piano.
C'est ainsi que se sont présentés : successivement à notre examen,
le Guide-Mains et le Clavier muet de M. Kalkbrenner, le Dactylion de
M. Herz, les Bagues de plomb de Liszt et plusieurs autres inventions
qui n'ont jamais complètement atteint le but. La cause en résultait
surtout de l'absence totale de science anatomique de la main, sans
laquelle il était impossible d'arriver à rien de bon. Aussi le
Ghirogymnaste procede-t-il par des moyens totalement étrangers à
ceux connus jusqu'à ce jour. Bien qu'à ce titre, il mériterait déjà
l'attention la plus sérieuse, si nous n'en étions déjà à constater
des milliers de résultats effect plus heurreux les uns que les
autres, et qui se sont effectués en présence de nos plus hautes
sommités statistiques. - Thalberg, Liszt, Dohler, Prudent,
Zimmermann, Adam, Cramer, Hunten, Henri Lemoine, Kalkbrenner, Herz ;
enfin tout ce qui tient au piano de près comme de loin, a vu et
approuvé le Chirogymnaste de M. Casimir Martin. Chacun a dû se
rendre à l'évidence de faits positifs et matériels, et il est
aujourd'hui dans la conviction de tous que la gymnastique des doigts
de M. Martin est une précieuse découverte. Grâce aux nombreux
exercices du Chirogymnaste, les doigts acquerront bientôt cette
agilité, cette extension, enûn cette force et cette égalité qui
n'étaient autrefois que le résultat de bien des années de labeur. Et
qu'on ne croie pas qu'il s'agisse ici d'une invention exclusivement
utile aux jeunes élèves, mais bien aussi aux pianistes d'une
certaine force. Nous dirons mieux : tous nos grands artistes ont cet
instrument sur leur piano, et Dohler, en approuvant le chirogymnaste,
n'a pas manqué de dire : « Par suite de votre ingénieuse
invention, vous aurez rendu un service signalé aux personnes qui se
destinent au piano comme à celles qui ont déjà acquis sur cet
instrument un certain degré de perfection. » Nous n'entrerons
point ici dans le détail et l'analyse des articulations de la main,
trouvant une à une leur théorie et leur pratique d'extension et de
souplesse naturelles, d'après les procédés de M. Martin ; nous ne
vous dirons pas combien un mécanisme ingénieux a su créer de
ressources variées pour arriver à combattre toutes les faiblesses
articulaires ou vices de conformation de la main, sans lui ôter en
rien de son élégance; bien au contraire. Pour tous ces renseignemens
qui nous prendraient trop de temps et de place, permettez que nous
vous renvoyions à la notice de l'inventeur qui résume tous ces
détails avec une merveilleuse clarté. D'ailleurs vous y trouverez, à
l'appui de nos assertions, le rapport flatteur de l'Institut de
France, l'adoption du chirogymnaste dans* les classes des
Conservatoires de Paris et de Londres ; enfin toutes les
approbations raisonnées des grands artistes et professeurs que nous
avons nommés plus haut. Et pour n'en citer qu'une, dont l'importance
ne fera doute aux yeux de personne, enregistrons ici les quelques
lignes de M. Zimmermann, adressées à l'inventeur du Chirogymnaste, "Paris,
24 novembre 1841. Monsieur, Jusqu'à ce jour, je me suis refusé
à faire emploi de toute espèce d'appareil mécanique desliné à
l'étude du piano; mais votre Chirogymnaste est tellement ingénieux
et me paraît si efficace pour arriver au but que vous vous proposez,
que je me promets, aussitôt que votre appareil sera livré au public,
d'en faire usage non seulement pour mes enfans et mes élèves, mais
encore d'en exiger l'emploi dans ma classe du Conservatoire.
Veuillez recevoir, Monsieur, avec mes sincères complimens pour votre
utile invention, l'assurance de mes sentimens distingués, ZIMMERMANN,
Professeur de piano au Conservatoire." Du reste, l'invention de
M. Martin a non seulement trouvé appui et protection parmi nos
pianistes, mais MM: de Bériot, Labarre, Sivori, ïulou, enfin tous
ceux qui cultivent des instrumens à doigtés, ont déjà, ou auront
prochainement, à remercier l'inventeur, de cette précieuse
découverte qui s'applique aussi bien à la flûte, au violon, à la
harpe qu'au piano, etc., etc. Il n'est pas inutile d'ajouter que cet
instrument, d'un prix modéré, constitue un appareil à la fois
élégant, léger et portatif, qui ne s'adapte pas nécessairement au
piano, mais qui peut se placer sur toute surface plane, sur une
table, une console, ou tout aiitrer meuble. L'étude approfondie du
piano qu'a dû faire M. Casimir Martin pour arriver si bien à son but,
devait naturellement le porter vers la fabrication de cet instrument
qu'on améliore sans cesse et avec tant de réussite. Aussi,
avons-nous vu et esaininé dans ses ateliers, de délicieux de pianos
-boudoirs que l'on peut appeler, à juste titre, pianos-secrétaires,
car ceux-ci peuvent effectivement servir à la fois de piano et de
secrétaire: écritoire, bureau, caisse, tiroirs, tout s'y trouve
réuni et comme par enchantement. Ce nouveau format fera certainement
fortune dans nos boudoirs et dans nos cabinets de travail, où
l'économie de la place est chose si urgente. D'ailleurs,
lespianos-secrétaires de M. Martin ne sont pas seulement de
ravissans petits meubles en palissandre, à balustres ou colonnes
torses, ce sont aussi d'excellens instrumens réunissant toutes les
qualilités de solidité et de sonorité désirables. On y trouve les
avantages de la fabrication anglaise modifiés par les améliorations
de notre facture française. N'appartenant à aucune école, M. Casimir
Martin n'a voulu en adopter aucune exclusivement, et s'est approprié,
par contre, les ressources de l'une et de l'autre, ce qu'il a fait
avec une habileté et un bonheur incontestables. Nous publierons
prochainement, à l'appui de nos éloges, une gravure sur acier
représentant les nouveaux pianos-boudoirs de M. Casimir Martin,
admis à l'exposition de cette année et brevetés du roi. "
Le
Ménestrel, 07/07/1844, p.1-2

|
Toulouse

Paris |
72,
rue de la Pomme (**1828)(1837*)
Manufacture
: 2,
boulevard Napoléon (1837*)(*1841)
13, Place de la Bourse (**1844)(arr.2),
à Paris
Ateliers: boulevard de la Marne
(1870)
72, rue de la Pomme (1864)
2, rue du Poids de
l'Huile (*1913)
10, rue d'Alsace-Lorraine
(1930 ?)
usine: Pont Demoiselles
(1930)

24, rue Vivienne (**1843)(arr.2)
13, Place de la Bourse (**1843)(arr.2) |

Plus de trente ouvriers allemands, prussiens, anglais et français,
1838
Plus de cent pianos par
année, 1838
 |
'Facteur de pianos'
"Grâce à Martin fils aîné dont le frère,
Casimir M ARTIN, inventeur
du
Chirogymnaste
avait exposé un piano secrétaire en 1844 avant de s’établir à
Madrid, elle eut sa manufacture de pianos vers 1840 et elle figura
avec honneur aux expositions de Londres en 1862 (prize medal) et de
Paris en 1867 et 1878 (méd. d’argent). A cette dernière, la raison
sociale était devenu Martin et Cie." Constant Pierre (*1893)
MARTIN
Basile (1810)
MARTIN
Aîné (**1828)
 MARTIN Frères (1835)

MARTIN Casimir et Comp.
(1837*)(**1843) -
MARTIN Jean-Gregoire-Casimir
 MARTIN
(Paul) Fils Ainé (1855)
MARTIN
Paul (1864)
MARTIN
(*1867)
MARTIN
et Cie (*1878)
SOCIETE
ANONYME MARTIN (1900)(*1913)
"SOCIÉTÉS - Toulouse,
— Formation. — SOCIÉTÉ ANONYME MARTIN, FABRIQUE DE PIANOS,
HARMONIUMS, MUSIQUE, 72, Pomme. — 25 ans. — 250,090 fr. "
Archives commerciales de la France. 26/09/1900,
p.1217
MARTIN
- GAUTIÉ réunies à 1923. C'était
GAUTIÉ P. et Fils, facteurs d'instruments.
 MARTIN
- GAUTIÉ
réunies à 1923. C'était
GAUTIÉ P. et Fils,
facteurs d'instruments.
MARTIN -

GAUTIÉ
et
ROUGET
GAUTIÉ
frères, réunies
vers 1930 ?,
les successeurs de MARTIN

BREVETS
Brevet de 1839: système de suspension de sommier prolongé, appliqué à la
construction des pianos grand format, six octaves et sept octaves, à
deux et trois cordes (13)
'Hirogymnaste' : "Pour
l'appareil auquel il a donné le nom de chirogymnaste, qui sert à
exercer les doigts du pianiste, sans fatiguer son oreille et sans
user le mécanisme du piano." (**1844)
Brevet de 1844
:
'Piano
sécretaire',
MARTIN, de Paris, l’imagina en 1844

Pour voir les brevets originaux voyez le site
INPI
(13)

EXPOSITIONS (la suite)
Sur le piano 'boudoir' :
"(...) M. Casimir Martin est d'ailleurs un facteur de pianos fort distingué.
A la case de son exposition, l'on remarquait une nouvelle disposition du
meuble de cet instrument très-curieux et très-utile. Le clavier mobile, en
se fermant, développe la planchette d'un bureau très-commode. Cet instrument
est très-élégant. Dans ce cas, cette dissimulation de la nature de
l'instrument a un but digne d'approbation, mais le plus souvent ces
métamorphoses sont puériles. Quel intérêt à déguiser la nature du meuble? Un
piano, même à queue, malgré sa disgracieuse disposition, ne peut que
recommander à la sympathie des gens de goût le propriétaire du salon où il
se trouve place."
Archives du Commerce, Volume 36, 1845,
p.398
"M. Martin de Toulouse, se présente avec les
caractères qui dénotent un industriel habile et intelligent. Ce
fabricant occupe un personnel très-considérable d'ouvriers; ik prend les
précautions les plus minutieuses pour donner à ses instruments une
solidité parfaite. Le bois est bien travaillé, et préparé longtemps à
l'avance. Les pièces rapportées avec une exactitude admirable mettent
les pianos à l'abri des différences de climats et de température et leur
permettent de supporter de longs voyages sans éprouver la plus petite
altération. On sait que M. Martin envoie jusque dans l'amérique
méridionale un grand nombre des produits de sa manufacture et ce nombre
s'accroit tous les ans, ce qui est la meilleure preuve de la bonne
qualité des ces produits. Mais la solidité n'est pas l'unique but auquel
M. Martin s'est efforce d'atteindre: par d'ingénieuses combinaisons, par
des études suivies, il est arrivé à une étonnante égalité de son. Le
grave, le médium, l'aigu, ne cherchent pas à se contrarier et à briller
l'un aux dépens de l'autre. Toutes les notes semblent vibrer avec une
cordiale déférence pour leurs voisines, aussi les morceaux joués sur ces
instruments sont remarquables par leur ensemble, et par une netteté
d'expression qui permet à l'auditeur de ne laisser échapper aucun trait,
aucun détail, aucune intention de l'auteur. M. Martin fabrique des
pianos de sept formats différents. Quatre ou cinq des ces formats
figuraient à l'Exposition. Le public a pu apprecier leur mérite, car il
lui était donné d'assister à de petits concerts destinés à faire
ressortir la valeur, la superiorité ou les différences des pianos
exposés."
Journal de Toulouse, 12/09/1858
"C'est à cette exposition toulousaine que
la maison Martin a obtenu la médaille d'or unique, pour la fabrication
supérieure de ses pianos droits qui jouissent d'une réputation méritée,
non seulement dans le midi de la France, mais à Paris, où ils peuvent
lutter avec les instruments des meilleures factures. " Expo Toulouse
1858,
Le Ménestrel, 02/01/1859, p.39
"Remarqué
surtout
un
piano
de
MM.
MARTIN,
demi-oblique,
riche,
bois d'ébène,
consoles
sculptées.
Ce
piano
possède
une
bonne
sonorité,
un
timbre
doux;
sa
répétition
et
son
égalité
sont
bonnes. " Expos. Montpellier
(**1860)
"A la brillante exposition de
Montpellier, plusieurs médailles ont été accordées à l'industrie des pianos,
c'était justice. M. Paul Martin fils aîné, de Toulouse, l'un des plus
importants facteurs de la province, a obtenu le rappel de la médaille d'or.
Les instruments de'cettë'maison ont une réputation bien méritée, tant pour
leur solidité que pour leur éclat et la beauté des sons d'une égalité
parfaite. Les instruments de la maison Paul Martin, fils aîné de Toulouse,
rivalisent partout aujourd'hui avec les premières maisons de Paris, et
obtiennent souvent la préférence, notamment dans les expéditions du Chili,
de l'Italie et de l'Espagne. "
Le
Ménestrel, 26/08/1860, p.311
"Je ne sais si vous vous
rappelez avoir vu en 1844, figurer à l'Exposition un jeune facteur de
Toulouse, nommé Casimir Martin, qui était venu se fixer à Paris; il
exposa un piano-secrétaire qui renfermait tout, même le son qu'il ne
laissait pas échapper; il présenta également un système de
gymnastique pour les doigts, nommé chirogymnasle, qui fit longtemps
concurrence au Dactylion, autre mécanique à ressort, imaginée par M.
Henri Herz. Ce facteur est allé s'établir à Madrid, et son frère, M.
Martin fils aîné, a fondé, à Toulouse, une fabrique de pianos, qui a
pris, depuis deux ou trois ans, de l'importance, à en juger par les
récompenses de premier ordre que M. Martin a obtenues dans les
grands concours de nos départements. M. Martin fils aîné, a exposé
ses produits à Londres, et il a obtenu une médaille comme ses
confrères MM. Pleyel, Wolff, Henri Herz, Boisselot, etc., avec cette
annotation officielle : pour la bonne construction et les bas prix
de ses produits. Faire bien et à bon marché, c'est le chemin de la
fortune. Ajoutons que les artistes qui ont joué à l'Exposition les
pianos de M. Martin, ont ratifié le jugement du jury." Expo (*1862)
"PIANOS.- Le piano est
aujourd'hui un meuble indispensable. Ce n'est pas seulement un
instrument de musique d'une extrême délicatesse, c'est encore un
ornement obligé d'un salon comme il faut. Le fabricant ne doit pas
seulement s'occuper de la solidité de l'instrument, de sa sonorité et de
sa justesse qui en sont les qualités indispensables, mais aussi de la
beauté, de l'élégance et même de la richesse de cet objet comme meuble
de salon. A tous ces points de vue, nous avons admiré ceux qui ont été
exposés par MM. Martin et Lagèze, de Toulouse, et ceux que nous ont
envoyés M. Gruner, de Lyon, et M. Remy, fabricant à Mirecourt (Vosges)."
Expo 1863 ?
Journal illustré de l'Exposition toulousaine,
18/03/1866, p.1
"Le jury de l'exposition de la ville de Marseille vient de décerner à
la maison Martin, de Toulouse, le 1er prix (diplôme d'honneur) pour la
perfection de ses pianos, i'La maison Martin, dont les instruments ont
partout obtenu des médailles (Paris, Londres, New-York, Lyon, Nantes,
Bordeaux, etc., etc.), n'a pas été moins heureuse à Vienne (Autriche),
où le jury, à l'unanimité, a reconnu l'excellence de ses pianos obliques,
en ayant soin d'en faire mention dans le diplôme de progrès décerné à
cet habile manufacturier. "
Le
Ménestrel, 23/08/1874, p. 303
"MARTIN ET Cie, de Toulouse. France. - Pianos construits avec soin."
Chouquet,
Rapport sur les instruments de musiques à l'exposition universelle de
1878

PHOTOS
Des belles photos
des ateliers MARTIN à Toulouse sur le site
de CHAVANNE Pianos









|
Médaille de bronze, 1835 /
Citation favorable, 1844 /
Liste des exposants, 1855 / Médaille d'or Toulouse, 1858 / Médaille d'or
Mont-pellier, 1860 / Médaille Londres, 1862 / Médaille de bronze
Bayonne, 1864 / Médaille d'or Toulouse, 1866 / Médaille d'argent, 1867
/ Médaille d'or Lyon, 1872 / Médaille pour la mérité Vienne, 1873 / Médaille de bronze, 1878

Autres brevets: 1841 (*1841)
|
|
|
CARBONEL |
1812 |


Pianos
et harmoniums |
Marseille |
27, rue St. Ferréol
(***1903)(*1913) |
 |
CARBONEL M.
(**1903)
Plus tard: Succ. par
AIGUIER Félix,
et plus tard par
F. LAJGINIES
 |
|
|
|
PETZOLD Guillaume-Lebrecht
(1784 - ?)


|
1814 |



Pianos carrés, pianos à queue

TITRES
'Facteur de pianos du Duc de Berry, membre de l'Athénée' (*1820)
"Petzold, facteur de la reine et
des princesses, rue Grange-Batelière, 1. "(***1836)


Piano
carré ca 1825,
autre photo, MIM, Bruxelles

EXPOSITION
"510 M. Petzold, rue d'Orléans-Saint-Honoré, n. 13. Les nouveaux pianos
de M. Petzold sont surtout remarquables par une très-belle qualité de
son, qui est due au soin extrême qu'apporte cet habile facteur à
maintenir une exacte proportion de flexibilité dans chaque partie de la
table d'harmonie, et au travail particulier pratiqué dans cette table
pour adoucir les tons élevés. Les instrumens de M. Petzold sont
très-recherchés, et parmi les personnages éminens qui en font usage,
nous citerons LL. AA. RR. Madame, duchesse de Berry, et Madame la
duchesse d'Orléans" Expo 1823 (**1825), p.169

PUBLICITÉ
"Petzold, Pianos,
rue d'Orléans St.-Honoré, n°13. - Facteur de Pianos de S. A. R. feu
Mgr. le duc de Berry et de S. A. R. Mgr. le duc de Bordeaux. S'est
acquis une réputation méritée, pour l'excellente confection de ses
Pianos; il est le seul qui ait porté à un si haut degré de perfection,
ces instrumens de forme carrée, à table d'harmonie prolongée,
mécanisme à échappement, tant pour la qualité des sous moelleux et forts,
que pour leur beauté et leur solidité. La bonté de son système l'a fait
adopter, en partie, par la plupart des fabricans. Les nombreux
témoignages de bienveillance, et les encouragemeus que M. Petzold a
reçus du Gouvernement, d'un grand nombre de personnes de la plus haute
distinction, et des premiers artistes de la Capitale, qui font usage de
ses instrumens, sont une preuve irrécusable de l'intérêt qu'inspire son
bel Établissement. Couronné, en 1817, par l'Athénée des Arts, il en a
reçu en, même temps, une médaille d'encouragement."
Bazar Parisien,
ou Annuaire raisonné de l'industrie des premiers artistes et ...,
1821, p.
395
"Le piano sur
lequel les divers morceaux ont été accompagnés était une soi-disant nouvelle
invention de M. Petzold. Il m'a paru que c'était un piano comme tous les
pianos, avec cette différence qu'il était fort bon. Cependant, il font le
dire, un piano carré est trop faible pour accompagner des chanteurs les
pianos a queue sont beaucoup préférâbles pour cet usage. "
Revue
musicale, 1830, p.593
"Les nombreux
essais que M. Petzold a tentés pour perfectionner la fabrication des pianos,
ont toujours eu un succès qui lui ont mérité des médailles et une vogue
soutenue. On ne peut donner à instrument une plus grande solidité, une plus
belle qualité de sons. M. Petzold vient d'inventer des pianos d'un nouveau
système, qui consiste dans un double chevalet sur la table d'harmonie,
construction qui, en doublant la longueur des cordes, augmente et prolonge
considérablement les vibrations, et donne à la partie de dessus une qualité
bien supérieure. Les magasins sont toujours rue Grange-Batelière, n°1"
Journal
des artistes, 20/01/1833

I NFO
PETZOLD
 |
Paris |
13, rue
d'Orléans-Saint-Honoré
(*1820)(*1822)(x1822)(x1823)(x1825)(*1825)(***1828)(arr.1)
1, rue Grange-Batelière
(x1829)(*1832) (*1835)(***1838)(*1842)(arr.9)
|
 |
'Facteur de pianos'
PETZOLD - PFEIFFER , voyez
(°1806) ci-dessus pour la biographie de PETZOLD par Fétis
Après fondation en 1814, le bruit, le règlement et la construction des
instruments suivants de
Guillaume-Lebrecht PETZOLD
lui ont gagné une
réputation distinguée.
"Son but était
d'augmenter la quantité de bruit, mais l'arrangement a augmenté la
taille des cordes et la plus grande action exigée accroissent que
l'action carrée anglaise pourrait fournir.
PETZOLD a substitué une
variation d'une action grande anglaise avec un déversoir détraqué et de
différentes brides de marteau, mais les coups plus lourds qu'il a permis
ficeler plus lourd exigé, qui au tour a exigé des armatures plus fortes.
Ces changements ont donné à ses places une plénitude et une capacité
sans précédent pour l'expression, et ont indiqué la direction des
changements suivants pour lesquels aurait lieu dans l'art de la
construction, aussi bien que l'inscription et l'exécution sur des
pianos." (11)

BREVETS
"En 1814 M. Petzold imagina cette année son nouveau mécanisme,
représenté tel qu'on l'emploie généralement encore aujourd'hui sous le
nom d'échappement de Petzold. Ce mécanisme est composé d'un marteau long
et fort qui se meut, dans un enfourchement particulier, sur une goupille
que l'on peut serrer ou desserrer à volonté, pour régler le jeu du
marteau au moyen d'une petite vis placée sur l'enfourchement. Un
échappement ou pilote mobile, destiné à lancer le marteau et à
l'abandonner dans sa course, pivote non dans la touche même, mais sur
un chevalet ou espèce de bascule placée sur la touche qui, au moyen de
deux vis, donne la faculté de régler l'échappement à la hauteur
convenable. L'échappement eslarmé par-derrière et à sa partie inférieure
d'un talon garni d'une peau épaisse qui, lorsqu'on appuie sur la touche,
vient porter sous une vis de pression destinée à lui faire opérer un
mouvement rétrograde, afin que le marteau puisse frapper la corde et
retomber en toute liberté sur son attrape où il reste immobile.
Lorsqu'on laisse relever la touche, le marteau tombe sur la barre de
repos et le talon s'éloigne de la vis de pression; au même instant le
petit ressort placé derrière l'échappement le repousse dans sa position
première devant la noix du marteau, et la touche peut fonctionner de
nouveau. On voit donc que toutes les pièces de ce mécanisme peuvent être
réglées au moyen de vis de pression et de rappel, avantage immense pour
l'entretien de l'instrument; aussi le mécanisme» pilote et le
demi-échappement anglais furent-ils complètement oubliés. On reproche
seulement à ce mécanisme, que le petit ressort dastiné a repousser
l'échappement est quelquefois sujet à s'affaiblir par le froltemént, et
même à se casser lorsque le cuivre est trop aigre; mais en 1834 cet
habile artiste vient de donner à son mécanisme la perfection qui lui
manquait, en lui adaptant un ressort sans frottement et qui ne peut
jamais casser. Ce ressort, fixé dans un petit morceau de bois assujéli
sur la touche au moyen d'une vis, a à peu près la forme de celui du
mécanisme anglais; seulement, au lieu de porter par son extrémité sur
l'origine de l'échappement, il est terminé par un petit crochet auquel
est agrafé par un de ses bouts un petit ruban de peau qui, par l'autre
extrémité, est fixé sur le devant de l'échappement, à peu près aux deux
tiers de sa hauteur, et qui ne manque jamais de le ramener avec toute la
vitesse désirable. Le mécanisme de M. Petzold fut calculé pour donner un
levier plus considérable au marteau, afin qu'il frappe les cordes avec
plus de force et en tirât plus de son, sans cependant alourdir le
clavier. L'augmentation de force dans l'action du marteau, jointe à une
plus grande longueur des cordes, obligèrent à donner à celles-ci un
diamètre plus considérable; mais plus les cordes sont grosses, plus
elles montent difficilement, et conséquemment plus leur tension fatigue
l'instrument dans le sens de leur longueur, et ce ne fut qu'avec du
temps, beaucoup de peine et d'essais, qu'on arriva à construire des
caisses qui pussent résister au tirage des fortes cordes qu'on employa
dans la suite. A. cet effet différents facteurs firent usage de barrages
en fer qui tenaient toute la longueur de l'instrument, mais l'expérience
démontra que le plus sûr moyen d'obtenir de la solidité dans les pianos
carrés était de faire des sommiers très forts, ainsi que le derrière et
le fond de la caisse."
L'art d'accorder
soi-même son piano, C. Montal, 1836, p.216, 218
Brevet de 1823: "Petzold
apporta, en 1823, quelques changements dans la direction de la table
d'harmonie, à laquelle il sut donner plus d'indépendance." Pontecoulant,
1861
Brevet de 1829, piano carré, en fer fondu, sans fond, et ouvert de côté,
PETZOLD.
- Petzold, en 1829,
produisit un piano carré en fer fondu, à jour, sans fond et ouvert de
tous côtés. L'invention principale consistait dans un grand châssis de
fer fondu, régnant à l'intérieur du piano, et qui passait par dessous la
table d'harmonie. Sur la partie de derrière du châssis,et du côté
gauche.se trouvait fixé, par des écrous, un sommier de pointes, pour
attacher les cordes, également en fer fondu et découpé àjour. Ce châssis
était supporté par sept gros boulons et fixé, par des écrous, sur un
cadre de bois figurant le fond; le sommier de chevilles était placé à
six millimètres au-dessus de la table d'harmonie, qui était tout à fait
indépendante du cliàssis de fer et des deux sommiers."
Pontecoulant, 1861
Pour voir les brevets originaux voyez le site
INPI
(13)
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Médaille d'argent,
1823 / Jury d'admission, 1823 /
Brevet, 1829
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PFEIFFER
(1769 - 1838)

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1814 |





Pianos carrés, orgues,
harpes et harmoniums

TITRES
'Facteur
de pianos de SAR Mgr. le Dauphin'
'Facteur de pianos et de harpes du Duc
d'Angoulème'


Piano
carré ca 1818, MIM, Bruxelles

EXPOSITIONS
"MM. PFEIFFER et compagnie,
rue Neuve-Saint-Martin, .°7, Ont présenté un piano dont les cordes sont
verticales, et qui donnent en général de beaux sons: une pédale sert à
rendre des sons de harpe." Expo (*1806)
"M. Pfeiffer, rue du Mail, n.°19, à Paris, A perfectionné le piano carré, qui jusqu'à lui était demeuré
inférieur au piano à queue. Parsa construction, le piano carré était borné à
une courte table d'harmonie: M. Pfeiffer, le premier, l'a fait à longue
table, avec une mécanique qui règne sur une seule ligne d'un bout à l'autre
du clavier; il a aussi introduit dans les détails de la mécanique, des
améliorations qui rendent le son plus net. Les pianos carrés de M. Pfeiffer
sont recherchés dans des pays où, jusqu'à ce jour, on ne se servait que de
pianos à queue. Les premiers professeurs de Paris donnent la préférence aux
pianos de M. Pfeiffer. Le jury lui décerne une médaille d'argent."
Rapport du Jury
central sur les produits de l'industrie française, Louis Costaz (baron),
1819, p.268
" 311 M. Pape, cour des Fontaines, n°21; 312. M. Pfeiffer, rue Montmartre, n°28. Le jury a reconnu dans les pianos présentés par MM. Pape et Pfeiffer un
grand mérite d'exécution, et une très-belle qualite de son. Les
perfectionnemens qu'ils ont apportés dans le mécanisme ont reçu
l'approbation des artistes, et leurs instrumens sont placés au premier rang
de ceux qui se fabriquent à Paris" Expo 1823 (**1825), p.168
"Il
a exposé quatre pianos, tous très-dignes de
la réputation de l'auteur." Expo (1827)
"M. Pfeiffer, rue Montmartre; est un de
ceux qui semblent renoncer à ces prix exorbitans, sans rien retrancher à la
perfection de ses pianos. Nous en avons vu deux ou trois fort remarquables d'une harmonie parfaite, et un seul du petit format digne de rivaliser avec
les plus sonores. On sait les améliorations que M. Pfeiffer a introduites
dans la table d'harmonie, et qui lui ont valu une médaille d'argent à l'une
des dernières expositions. M. Lerame, de Paris, a exposé un piano à queue, à
double clavier; le second est mis en mouvement avec des pédaleset il sonne
l'octave des basses du clavier supérieur, ce qui peut paraître superflu,
lorsqu'on considère combien les basses du piano sont riches et puissantes.
" Expo (*1827)
"Ce fut en 1806 que MM.
Pfeiffer et Petzold mirent à l'exposition des produits de l'industrie des
pianos de forme verticale à longue table d'harmonie, avec un nouveau
mécanisme qui, par un mode particulier d'échappement, doublait la puissance
du marteau. Le nouvel instrument réunit les suffrages des professeurs du
Conservatoire, et valut à ses auteurs un encouragement du gouvernement. Ce
résultat les conduisit à une découverte beaucoup plus importante, qui
consistait à appliquer au piano carré ta langue table d'harmonie et le
mécanisme à échappement, qui paraît devoir en être inséparable. Dès ce
moment, on put prévoir que les conditions principales de sonorité étaient
fixées à l'égard du piano carré. Ce nouveau genre de fabrication, qui,
depuis, a été adopté dans toute l'Europe, doit être considéré, non comme un
perfectionnement de l'ancien, mais comme une invention; car, à cela près de
la forme du meuble et de l'emploi du clavier, la construction intérieure
était absolument différente de celle des pianos pré exista as. Pour mettre
en rapport les dimensions du corps sonore avec l'effet qu'on pouvait en
tirer, il fallait augmenter le volume des cordes; dès lors la force de
traction de celle-ci s'augmentant, il fallait songer à assurer la solidité
de l'instrument; car, l'action opérée par la tension sur un piano à trois
cordes égale celle qui résulterait d'un tirage de sept mille livres de poids.
Néanmoins il fallait éviter d'allourdir considérablement fa charpente du
fond et des sommiers, parce que cet alourdissement aurait pour effet
d'éteindre en partie les vibrations, et, d'autre part, ajouteraitàun
appareil déjà volumineux un poids fort incommode. C'est à éviter tous les
inconvéniens et à atteindre le maximum de sonorité, de solidité et
d'élégance possibles que M. Pfeiffer s'est attaché constamment depuis. Une
foule d'essais ont été tentés par lui, et chaque année a été marquée par
quelque perfectionnement nouveau. Dès l'exposition de 1819, le rapport du
jury s'exprimait en ces termes à l'égard de ce facteur: M. Pfeiffer a
perfectionné le piano carré, qui jusqu'à lui était demeuré inférieur au
piano à queue. Par sa construction, le piano carré était borlié à une courte
table d'harmonie, M. Pfeiffer, le premier, l'a fait à longue table, avec une
mécanique qui règne sur une seule ligne d'un bout à l'autre du clavier; il a
aussi introduit, dans les détails de la mécanique, des améliorations qui
rendent le son plus net. Les pianos carrés de M. Pfeiffer sont
recherchés dans les pays où, jusqu'à ce jour, on ne seservait que de pianos
à queue. Depuis l'époque où ce rapport a été fait, des améliorations
partielles ont été faites, et les instrumens de cette fabrique semblent
avoir atteint le point de perfection de leur forme, tant par leurs qualités
positives que par celles qui ne sont que relatives. J'appelle qualités
positives celles qui concernent la sonorité, l'égalité, la légèreté, et la
solidité du mécanisme ou de la masse de l'instrument; les qualités relatives
sont celles qui résultent de la modicité du prix et des avantages que les
instrumens présentent pour l'exportation. Sous le premier rapport, si l'on
examine le piano à deux cordes, petit modèle, celui à deux cordes, grand
patron, celui à trois cordes et celui à queue, on voit que chacun d'eux
remplit toutes les conditions désirables. Les pianos à deux cordes ont même
un volume de son qui tient du prodige, attendu l'exiguité de leurs
proportions. A l'égard du prix et des avantages pour l'exportation, ces
instrumens ne sont pas moins satisfaisans. Les pianos de M. Pfeiffer sont à
peu près les seuls instrumens français de cette espèce qui soient admis en
concurrence avec les produits des fabriques de Vienne et de Londres, dans
les Pays-Bas, la Hollande et l'Amérique."
Revue musicale,
Volume 2, 1828, p.479
"1500 (808). C’est le sort
qu’a éprouvé M. Pfeiffer, à Paris , place des Victoires, n° 5. Les
perfectionnemens qu’il apporta, il y a très-long-temps, aux pianos carrés ,
lui firent obtenir , en 1819, une médaille d’argent qui a été rappelée en
1823 et 1827." Le
musée artistique et industriel: exposition 1834, p.198
"RAPPEL DE MÉDAILLE D'ARGENT.- M. Pfeiffer,
à Paris, rue Montmartre, 132. - M. Pfeiffer, l'un de nos plus anciens et de
nos plus habiles facteurs, a exposé uo piano carré à trois cordes dans
lequel il a cherché à diminuer, autant que possible, la hauteordes sommiers
et l'épaisseur du fond, afin d'avoir plus de légèreté sans perdre,
d'ailleurs, de la solidité. Cet instrument a paru fort bon et habilement
disposé. Le jury accorde à M. Pfeiffer le rappel de la médaille d'argent
qu'il a obtenue à l'exposition de 1827." Expo (**1839), p.337

RAISON SOCIALE : PFEIFFER ET COMP. SIÉGE DE LA SOCIÉTÉ : rue Montmartre, 132.
DEUXIÈME MAGASIN, Bazar Bonne-Nouvelle.- SOCIÉTÉ EN COMMANDITE DUREE DE LA SOCIETE : DIX ANS. EXPLOITATION
DES FIAIS PFEIFFER ET AUTRES. Acte du 22 août 1858.— Me CADET DE CHAMBINE,
notaire à Paris. FONDATEUR ET GÉRANT SEUL RESPONSABLE, M. PFEIFFER,
fabricant de Pianos et de Harpes depuis 1808, membre de la Société
d'encouragement de l'Industrie nationale, importateur en France des Pianos
droits, honoré, par le jury de l'exposition de l'Industrie nationale en 1819
et en 1824, des premières médailles d'argent, confirmées par brevet nouveau
en 1826; trois fois breveté, ancien facteur du duc d'Angoulême, honoré de
récompenses nationales, etc.; rue Montmartre, 132, à Paris. CAPITAL SOCIAL
: 3oo,ooo francs, en 600 actions au porteur, de 5oo francs chaque, payables
par dixièmes : le premier lors de la souscription, et chacun des autres
quand les besoins de la Société l'exigeront, et seulement un mois après
l'approbation, par le conseil de surveillance, de la demande qu'en aura
faite le Gérant. — Il ne pourra être demandé plus d'un dixième à la fois.
DROIT DES ACTIONS. —1°Intérêt à 5 pour cent des versemens effectués; 20
part proportionnelle à l'actif social et aux bénéfices annuels. Ces
bénéfices, d'après l'expérience par M. Pfeiffer de trente-cinq ans d'un
commerce honorable, excéderont 60,000 francs par an, ou le cinquième du
capital social, dont le cinquième seulement des actions en numéraire aura
été versé, et sera garanti par des Pianos ou des matières premières; 3°la
faculté de prendre à prix de revient, plus nn dixième de ce prix, un ou plus
d'un Pianos de la Société, en donnant en paiement les dixièmes versés sur
l'action ou les actions dont on est porteur; 4°la faculté de payer de la
même manière le prix de la location des pianos de la Société. — Toutes les
garanties possibles sont données aux actionnaires. S'adresser pour les
renseignemens à Me CADET DE CHAMBINE, notaire, rue du Bac, 27, ou à M.
PFEIFFER, rue Montmartre, 132."
Le
Vendeur : journal spécial des ventes et acquisitions d'immeubles, fonds de
commerce, actions industrielles,... 18/11/1838, p.4
 |
Paris |
7, rue Neuve
Saint-Martin (**1806)(**1807)(arr.4)
14, rue Vivienne
(*1816)(*1817)(arr.2)
19, rue du Mail
(*1819)(arr.2)
29, rue du Mail
(x1820)(arr.2)
18,
rue Montmartre
(*1822)(x1822)
(x1823)(x1825)(***1828)(x1829)(*1832)(arr.2)
28, rue Montmartre (*1825)(***1828)(arr.2)
7,
Place des
Victoires (*1833)(arr.1)
5,
Place des
Victoires (1834)(arr.1)
20, rue neuve Saint Augustin (*1835)(arr.2)
6, rue du chemin Vert (***1836)(arr.11)
132, rue Montmartre (xx1837)(1838)(arr.2)
18, rue de Chateaudun (*1876)(1907)(arr.9)
|
35 ouvriers en 1827
 |
'Facteur de pianos'
PETZOLD - PFEIFFER, voyez
(°1806) ci-dessus pour la biographie de PFEIFFER
par Fétis
"(N.° 14,530.)
Ordonnance du Roi qui accorde des Lettres de déclaration de naturalité
au S.r Pfeiffer dit Peiffer ( Jean-François-Antoine ), né le 10 juillet
1772 à Perl, ci devant département de la Sarre, facteur de piano."
Bulletin des lois
de la République Française, Volume 16, 1823, p.341
Séparé de PETZOLD, en 1814,
PFEIFFER se fit alors une
honorable réputation par ses pianos carrés à deux cordes. Vers 1830, il a
fait connaître un petit instrument de son invention, sous le nom de
Harpolyre;
il le croyait destiné à remplacer avantageusement la guitare, parce
qu'il était aussi portatif et offrait plus de ressources et des sons plus
puissants : cependant, la harpolyre n'a point eu de succès. PFEIFFER
a aussi inventé un
instrument nouveau, imitation du piano, et appelé
Harmomelo.
PFEIFFER a exhibé ses instruments dans les diverses expositions des produits
de l'industrie française, et a fait imprimer un
Mémoire adressé à MM. les membres composant le jury de l'exposition de
1823
(Paris), où il rendait compte de ses travaux
depuis 1800. PFEIFFER est mort à Paris, vers 1838.
PFEIFFER
N. (**1817), p.65
PFEIFFER
J. (1829)
(N.°14530 Ordonnance Du Roi qui
accorde des Lettres de déclaration de naturalité au S.r
Pfeiffer dit Peiner (Jean-François-Antoine), né le 10 juillet 1772 à
Perl, ci-devant département de la Sarre, facteur
de piano, demeurant à Paris.; Paris, 16 Mars 1823.)(*1823)

PFEIFFER
E. (1834-1839),
son fils, facteur de pianos, établi à Versailles
PFEIFFER
Henry (*1876)(1907)
Faillite vers 09/08/1839 (12)
De la même famille il était
aussi un
PFEIFFER à Bruxelles (Belgique)
entre 1859 -1870.
p.327

BREVETS
Vers 1830, il a fait connaître un petit instrument de son invention,
sous le nom de
Harpolyre;
il le croyait destiné à remplacer avantageusement la guitare, parce
qu'il était aussi portatif et offrait plus de ressources et des sons plus
puissants : cependant, la harpolyre n'a point eu de succès. PFEIFFER
a aussi inventé un
instrument nouveau, imitation du piano, et appelé
Harmomelo.
Brevet de 1838: "Pfeiffer, appliqua
sur les pianos carrés un barrage en fer avec un arc boutant de même matière; il imagina également une nouvelle mécanique appropriée à la nouvelle
construction de la caisse; les étouffoirs se trouvaient logés dans
l'intérieur de la caisse, derrière les marteaux de manière à laisser sortir
le son libre; par ce moyen la mécanique était moins sujette à se déranger.
(B. F.)", Pontecoulant, 1861
Pour voir les brevets originaux voyez le site
INPI
(13), parfois sous le nom 'PFIEFFER'

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"Pfeiffer, fact. de M. le duc
d'Angoulème; il a perfectionné le piano carré, borné à une courte table
d'harmonie: le premier il l'a fait à longue table avec une mécanique qui
regne le long du clvier, et a donné, par d'autres améliorations, plus de
netteté aux sons, (...), r. Montmartre, 18"(x1822)
"Avant que M. Pfeiffer,
facteur d'instrumens, rue Montmartre, n. 18, eût perfectionné le piano à
longue table, cet instrumentétait considéré comme inférieur de beaucoup au
piano à queue; c'est maintenant à ceux de M. Pfeiffer que les premiers
professeurs donnent la préférence. Il vient d'exposer, sous le n. 830,
quatre nouveaux instrumens de son invention. Savoir le premier, piano à
queue, transpositeur d'un ton (nouvelle construction); le second, piano à
trois cordes, transpositeur (nouvelle mécanique); le troisième, piano à deux
cordes (nouvelle mécanique); le quatrième, piano à deux cordes, petit patron.
La transposition de ton dans ces pianos s'opère par le Jonché du pied sur la
pédale de droite, et est retenu par un locto du même côté droit, situé à la
joue du clavier afin que le musicien ne soit pas gêné par l'attention de
tenir constamment le pied sur la pédale pour faire revenir le ton naturel il
ne faut qu'appuyer sur le petit locto, et le clavier reprend sa première
position. " Le
Figaro, 25/08/1827, p.1
"Pfeiffer, facteur de pianos
et harpes, facteur du Dauphin, a perfect. le piano carré, r. Montmartre, 18"
(x1829)
"Inventeur
de la harpe d'Itale, nouvel instrument pour l'accompagnement du chant, à
quatre octaves" (*1836)
"50
pianos neufs et d'occasion, plusieurs harpes, et autres beaux meubles de
salon, à vendre pour cause de changement du domicile de M. Pfeiffer, facteur
de pianos, rue Neuve-St-Augtintin (sic), n. 20, les 26 et 27 décembre 1836 .
heure de midi; exposition publique les 23, 24 et 25, par le ministère de M.
Amaury, commissaire-priseurs."
Le
Ménestrel, 25/12/1836, p. NP
"L'établissement de M. PFEIFFER, l'un de nos
premiers facteurs de pianos, fournisseur de S. A. R. madame Adélaïde, et qui
était situé rue Neuve-Saint-Augustin, n°20, vient d'être transporté rue
Montmartre n°132, à peu de distance du boulevart. " (xx1837)
"PIANOS
ET HARPES DITALES. - M. PFEIFFER, facteur de pianos et harpes, ci-devant rue
Neuve-St.-Augustin, n°20, vient de transporter sa fabrique et ses magasins,
rue Montmartre, n°132. Les pianos PFEIFFEK. jouissent depuis long-temps
d'une réputation justement méritée, tant pour la bonne confection que pour
la qualué.- On trouve sa a fabrique la harpe éolienne, instrument peu connu
en France et qui a la propriété de-rendre des sons harmoniques de la plus
grande variété quand on l'expose a un courant d'air ou sur un lieu élevé et
bien aéré; le fabricant donnera les explications nécessaires pour obtenir
tout ce qu'on peut désirer de cette harpe également agréable a la ville et a
la campagne."
L'Indépendant, 16/07/1837, p.NP
"A
MESSIEURS LES ARTISTES ET AMATEURS DE PIANO. - J. PFEIFFER, facteur de
pianos, rue Montmartre, 132, breveté du roi, ayant obtenu le premier prix en
médailles d'argent aux expositions de 1819 et 1823, ençouragemens confirmés
par brevet, en 1827, a l'honneur de prévenir qu'il vient de confectionner un
nouveau genre de pianos carrés,a deux et trois cordes, dont la construction
est combinée de manière que lacaisse est d'un tiers moins haute,et le fond a
jour; ce qui est un grand avantage, à cause que le son sort plus librement
par dessus et par dessous; ainsi qu'une nouvelle mécanique a l'anglaise,
entièrement logée dans l'intérieur de là caisse.; Par ce moyen, rien ne peut
être dérangé par qui que ce soit. levant le couvercle et la fausse table, on
ne voit rien que les cordes et les chevilles, par conséquent très-facile à
accorder- la force que le tirage des cordes exige étant très-près des cordes,
lui donne une supériorité a tenir l'accord miéux que dans les constructions
ordinaires. Ce piano a encore l'avantage d'être plus léger que le piano
ordinaire. - Le prix en est très-modéré; ce qui n'exclut pas la beauté ni le
fini du travail."
L'Indépendant, 18/02/1838, p.NP
"M.
Pfeiffer, facteur de pianos, breveté, rue Montmartre, 132, a eu l'heureuse
idée de mettre en actions une combinaison nouvelle très-avantageuse pour les
actionnaires, l'exploitation qu'il fait depuis trente-cinq ans des pianos
fortes et des harpes. Les capitalistes trouveront dans ces actions un
placement sûr et très-lucratif. Les amateurs et les artistes y aurant des
pianos supérieurs en grâce et en bonté à tout ce qu'on a fait jusqu'à ce
jour. " Le
Vendeur : journal spécial des ventes et acquisitions d'immeubles, fonds de
commerce, actions industrielles,... 18/11/1838, p.4

"Ceux-ci semblaient être condamnés à rester désormais dans leur état
d'imperfection, lorsque MM. Pfeiffer et Petzold, alors associés, changèrent
tout à coup les principes de leur construction, et obtinrent les plus
heureux résultats. La table sonore, qui précédemment n'occupait qu'une
partie dela longueur de l'instrument, fut prolongée d'un bout à l'autre; la
caisse fut élargie et permit de donner à la courbe du chevalet une direction
telle que la longueur des cordes fut notablement augmentée, surtout dans le
haut; un nouveau mécanisme, soigné dans tous détails, fut calculé pour
donner un levier considérable au marteau, afin qu'il frappât les cordes avec
plus de force et en tirât plus de son. Mais l'augmentation de force dans
l'action du marteau, jointe à celle de la longueur des cordes, obligeait
àdonnera celle-ci un diamètre plus considérable; or, plus les cordes sont
grosses, plus elles montent difficilement, et conséquemment, plus leur
tension fatigue l'instrument dans le sens de sa longueur. Il faut donc
proportionner la résistance de la caisse à l'action exercée sur elle : tout
cela fut fait avec une sagacité et une précision remarquables, et pour prix
de leurs efforts, MM. Pfeiffer et Petzold obtinrent des instrumens excellons,
dont ils ont successivement perfectionné les détails, et qui satisfont
maintenant les artistes les plus exigeans, soit sous le rapport du son, soit
sous celui du mécanisme. Depuis lors, tous les facteurs adoptant les mêmes
principes, et les mettant eu pratique avec plus ou moins de succès, y ont
seulement introduit quelques variétés, soit dans le mécanisme, soit dans des
accessoires qui ont un but d'utilité spéciale. Par exemple, M. Roller,
aujourd'hui associé à M. Blanchet, ayant remarqué la difficulté qu'éprouvent
tous les amateurs et même quelques professeurs à transposer sur-le-champ
d'un ton dans un autre l'accompagnement de certains morceaux qui sont trop
élevés ou trop bas pour les voix, M. Roller, dis-je, a voulu venir à leur
secours en réduisant le tout à une simple opération mécanique. Il a rendu
son clavier mobile, afin qu'on pûl le transporter à volonté un demi-ton, un
ton, ou un ton et demi plus bas, ou enfin tin demi-ton plus haut, en sorte
que l'exécutant jouant la musique telle qu'elle est écrite transpose sans
occuper son esprit d'un calcul difficile. M. Pfeiffer a perfectionné ce
mécanisme eu y appliquant une pédale; mais ses pianos ne transposent qu'à un
demi-ton au-dessous, ce qui suffît dans l'usage le plus habituel. L'idée des
pianos - transpositeurs n'était pas nouvelle. MM. Erard et Pfeiffer en
avaient exécuté autrefois dans lesquels la table sonore était une colonne
verticale sûr laquelle les cordes étaient tendues, et qu'on pouvait tourner
à volonté, de manière que le même marteau frappât telle note voulue. Mais l'obligation de contraindre le bois pour lui faire prendre la forme
cylindrique le privait de vibration, et l'on n'obtenait qu'un son défeçtueux.
On avait donc été forcé d'abandonner cette invention." Fétis,
Revue musicale,
Volume 1, 1827, p.35-36
 |
Liste des exposants, 1806 /
Médaille d'argent, 1819 /
Médaille d'argent, 1823 /
Jury d'admission, 1823 / Rappel de médaille d'argent, 1827 / Brevet, 1838/
Rappel de médaille d'argent, 1839
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1862
? |
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BARBIER Louis Victor |
1815 |
|
Paris |
13, rue de la Jussienne
(1855)(arr.2)
12, rue de la Jussienne (*1867)(arr.2) |
 |
Feutres de laine,
chevilles, ferrures, clés -
Pianos ?
'Piano transpositeur',
cet essai,
appliqué au piano, fut fait par :
ROLLER, à Paris et plus tard, tant des
autres
comme
BARBIER
en 1847
| |