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Les marques des pianos français

1800 à 1829

1700 - 1799 | 1800 - 1829 | 1830 - 1849 | 1850 - 1874 | 1875 - 1899 | 1900 - 2010

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Nom & Liens

Date de fond.

Logo / Signature

Ville

Adresses

Quantité de pianos

Commentaires

Médailles

 

Fin

 

           

DIETZ Johann Christian

(1778 - 1845)

PeriodPiano

Patrick-Collon.org

 

1801

Pianofortes, clavi-harpes et pianos à queue


'Harpe à clavier' ou 'Claviharpe' de Christian Dietz ca 1890, Chris Maene Collection, Ruiselede, Belgique
Claviharpe ca 1820, German National Museum
Melodion n°357 ca 1805-13, Museum für Musikinstrumente der Universität Leipzig
Claviharpe ca 1814, MIM, Bruxelles
Claviharpe 'Chrétien Dietz' ca 1872, MIM, Bruxelles
Claviharpe 'Chrétien Dietz' ca 1888, MIM, Bruxelles
Harmonium, MIM, Bruxelles
Clavi-harpe, ancienne photo, Gallica

BREVETS

Invention de 'Melodion', 1805, présenté par PETZOLD - "Dietz, en 1805, imagina son Mèlodion. Cet instrument avait la forme d'un petit piano carré, long de 1 mètre 30 centimètres sur 60 centimètres de hauteur et de largeur. Ses sons étaient semblables à ceux de l'Harmonica, mais beaucoup plus forts; ils étaient produits par le frottement de tiges métalliques et pouvaient être modifiés, dans leur intensité, par la pression plus ou moins forte des doigts sur les touches." Pontecoulant, 1861

'Harp-piano', 'Clavi-harpe' ou le 'piano à queue vertical'. Imaginé par DIETZ & SEGOND en 1814, mais la harpe à clavier était déjà inventée en 1774 par le facteur Berger, la harpe dit aie, ou à toucher .

'Piano ovale' aux côtés arrondis, 1822

'Piano trapézoïdal', 1824

'Piano elliptique', c’est Eulriot, de Paris, qui l’a imaginé en 1825. DIETZ en fit un aussi, mais à quatre cordes pour chaque note, en 1827   "C'est un piano forme elliptique à quatre cordes, dont la table d'harmonie n'était finie que par les extrémités, laissant les côtés vibrer librement." Pontecoulant, 1861

'Piano ogival', 1826

'Le polyplectron', un nouveau instrument inventé par DIETZ en 1826, (**1828) Revue musicale, Volume 3, François-Joseph Fétis, p.593-594

'Piano buffet', 1828: "Dietz construisit, en 1828, un piano vertical ayant un mètre de hauteur sur cinquante centimètres de profondeur. Son étendue était de six octaves. [I était très-facile à accorder, et on pouvait renouveler les cordes sans être obligé de déranger le clavier." Pontecoulant, 1861

'Piano à queue verticale', 1856

'Piano à queue verticale
', 1880

'Harpe à clavier', 1887

Pour voir les brevets originaux voyez le site INPI (13)

EXPOSITIONS

"315 M. Dietz, rue de l'Échiquier, n. 34 - 316 M. Koska, rue de Richelieu, n. 10. - 317 M. Roller, rue de Paradis -Poissonnière, n°27. Le jury a cru ne pas devoir séparer ces trois fabricans qui ont présenté des pianos d'une excellente exécution; il appelle sur leurs produits l'attention particulière du jury central." Expo 1823 (**1825), p. 169

"Le piano long à ovale, de M. Dietz, a une forme dont le goût pourra être contesté; mais le son ravira tous les suffrages; l'orgue n'a rien de plus moelleux et de plus grandiose." Expo (*1827)

"Encore quelques jours et justice sera rendue aux manuacturiers, qui ont prouvé aux nombreux étrangers que cette
exposition attire dans la capitale que si nous ne surpassons en tous points l'industrie étrangère, au moins nous avons élevé à un assez haut dégré celle de notre pays pour qu'il nous soit possible d'espérer que bientôt la France industrielle n'aura plus rien à envier l'Angleterre. Les éloges que nous avons donnés à quelques facteurs d'instrumens, on peut les appliquer tous à M. Dietz fils, dont les magasins sont établis rue de Bondy, n. 26. Il est, sans contredit, l'un des facteurs de pianos qui se sontle plus distingués à cette exposition. Il a déposé, sous le n. 426, plusieurs de ces instrumens, remarquables par leurs différentes formes et surtout par leur excellente qualité nous avons vu plusieurs Anglais avouer, en enteudant ces pianos, que nous les égalions si nous ne les surpassions pas dans cette branche d'industrie. Certes, l'exposition de cette année nous offre plus d'un exemple de cette supériorité acquise sur nos
voisins. Mais pour en revenir aux pianos de M. Dietz, nous engageons les artistes et les amateurs à les visiter; comme nous ils seront enchantés de la force de la beauté et de la pureté du son qu'il a obtenus. Nous avons remarqué entre autres un de ces pianos, qui est d'une forme nouvelle,
symétrique et très-élégante il nous a paru avoir une force de son "étonnante et surtout on ne peut plus harmonieuse.
Cet instrument doit avoir beaucoup de succès. On parle aussi d'un nouvel instrument du même auteur, qui doit filer les sons par effet de frottement, les enfler ou diminuer à volonté il n'est point encore entièrement achevé; nous en rendrons compte, ainsi que du clavi-harpe, aussitôt qu'on pourra les entendre." Le Figaro, 23/09/1827, p.585

"Les pianos de M. DIETZ ont beaucoup gagné depuis quelque temps sous le rapport du volume du son. Lors de l'exposition, ils avaient l'inconvénient d'être un peu sourds, mais depuis lors ce facteur a su leur donner du brilliant et de l'intensité" Expo 1827 (**1828)

Paris

Bruxelles

6, rue Notre-Dame-de-Nazareth (1819)(arr.3)

36, rue des Petits Champs (?)

34, rue de Echiquier (*1825)(***1828) (arr.10)

26, rue de Bondy (*1827) (*1828) (arr.10)

13, rue Neuve des Capucines (1834)(***1836)(arr.1)

23, rue Neuve Saint-Augustin (*1829)(x1829)(**1832)(*1850)(arr.2)

53, rue  Fontaine-Saint-Georges (1855)(arr.9)

225, rue des Palais (1880)

17, rue de La Presse (1889)

 

30 ouvriers en 1839 (6)

 

DIETZ était né à Darmstadt ou Emmerich ? et meurt à Hollande. Il était de Vienne, et était venu à Paris, demandé par Napoleon (1813) et il est déménagé à  Bruxelles vers 1819. DIETZ Fils Chrétien (1804 - 1888) restait à Paris pour succeder son atelier.

DIETZ Fils (1821)(*1828)(*1850)

DIETZ Christian (1880 - 1897), travallait à Bruxelles (fils de Chrétien DIETZ), connu pour ses pianos et claviharpes

"DIETZ (Jean-Chriétien), mécanicien distingué, né en 1778 à Darmstadt, puis établi à Emmerich, sur le Rhin, s'est fait connaître par l'invention de plusieurs instruments de musique,  notamment par le Mélodion et le Claviharpe. Le premier de ces instruments, qui fut achevé en 1805 avait la forme d'un petit piano carré. Sa longueur était d'environ quatre pieds, sa hauteur et sa largeur de deux pieds. Les sons, assez semblables à ceux de l'harmonica, mais beaucoup plus forts, étaient produits par le frottement de tiges métalliques, et pouvaient être modifiés dans leur intensité par la pression plus ou moins forte des doigts sur les touches. Le Melodion fut entendu en 1806 dans les voyages que fit alors Dietz en Westphalie et en Hollande. Vers le même temps cet artiste s'établit dans ce dernier pays et y fonda une fabrique d'instruments et de divers objets de mécanique; mais après quelques années il se transporta avec sa famille à Paris, et y fit connaitre un nouvel instrument qu'il avait inventé et auquel il donna le nom de Claviharpe. Cet instrument ingénieux était composé d'un corps assez semblable pour la courbe de la lète a celui d'un grand piano renversé verticalement, avec un clavier placé en saillie, comme aux pianos droits. Les touches de ce clavier faisaient mouvoir de petits crochets garnis de peau, qui pinçaieut des cordes de métal filées de soie. Quatre pédales servaient à modifier de diverses manières les sons de l'instrument, qui, bien que moins prolongés que ceux de la harpe, étaient néanmoins beaux et moelleux. La facilité du jeu du claviharpe aurait de lui procurer plus du succès qu'il n'en obtint mais on a eu lieu de remarquer que tout ce qui n'est pas d'un usage habituel et spécial dans la musique est accueilli avec indifférence, quel que soit d'ailleurs le mérite de l'invention. C'est ainsi qu'une multitude d'instruments ingénieux et d'un effet agréable ont été condamnés à l'oubli. Dietz avait obtenu un brevet d'invention pour son instrument le 18 février 1814 mais le Claviharpe construit par son fils ne parut en public qu'à l'exposition des produits de l'industrie, au Louvre, en 1819. En 1812 M. Dietz acheva le Trochléon, instrument composé d'un archet circulaire agissant sur des tiges métalliques, qu'on entendit jusqu'en 1819. A cette époque Dietz avait quitté Paris pour fonder un établissement de machines hydrauliques à Bruxelles. Cet habile mécanicien s'est pendant quelques années, exclusivement occupé de la construction de remorqueurs a vapeur pour des voitures de tout genre sur les routes ordinaires. On a publié "Description du Claviharpe", inventé par M. Dietz père et exécuté par M. Dietz fils Paris, 1821 19 pages in-8°avec une planche qui représente l'instrument sous ses différents aspects, Dietz est mort en Hollande, vers 1845.
DIËTZ Chriétien, fils du précédent, né à
Emmerich vers 1801, s'est fait connaître comme inventeur de plusieurs instruments de musique et comme facteur de pianos distingué. Il n'avait que diz-hnit ans lorsqu'il mit ses premiers instrumens à l'exposition du Louvre, à Paris, en 1819. Quelques années après il produisit un grand piano dont il n'avait fixé la table que par les extrémités, laissant les côtés vibrer librement. Cet instrument excita l'étonnement et l'admiration par la puissance de ses sons. A l'exposition des produits de l'industrie de 1827, on vit de lui un grand piano à quatre cordes, un piano de nouvelle forme dont les dimensions, sans être beaucoup plus considérables que celles d'un piano carré, offraient dans leur ensemble une régularité de dispositions qui n'existe pas dans ce dernier. La médaille d'argent fut décernée au jeune artiste. Peu de mois après il fit paraître un instrument à archet mécanique qui se jouait avec un clavier, et auquel il donna le nom de Polyplectron. On peut voir dans la Revue musicale une description de cet instrument, le meilleur de tous ceux du même genre qu'on a essayé de construire. On a aussi de M. Dietz un instrument à lames métalliques mises en vibration par l'action de l'air, du même genre qué le physharmonica, mais supérieur à celui-ci par la pnreté, la douceur et l'égalité dés sons. Comme facteur de pianos, ce jeune artiste s'est particulièrement distingué par ses petits pianos verticaux, auxquels il a donné une plus grande puissance de son qu'aucun autre facteur de France." Fétis (x1866-1868)

EXPOSITIONS (la suite)

"Les pianos de M. Dietz fils sont de deux sortes; l'un est un piano à queue, à quatre cordes; (p.99)(...) Ce sont ces difficultés que M. Dietz fils a voulu résoudre par l'expérience: voici ses résultats. Son piano à queue n'a point en effet un volume de son proportionné à l'emploi de ses moyens de production, du moins autant que j'en ai pu juger dans l'emplacement extrêmement défavorable où il se trouve à l'exposition. A l'égard de l'accord, M. Dietz croit que la difficulté de l'obtenir est moindre qu'on ne le croit communément; d'ailleurs il pense que cette difficulté, si elle existait, serait compensée avantageusement par la solidité de cet accord une fois obtenu, attendu que le marteau frappant sur une surface considérable, fatigue moins les cordes que dans le piano ordinaire. Mais le piano de M. Dietz est surtout remarquable par l'heureuse application d'un principe incontestable. Considérant que les vibrations de la table sonore et des cordes sont d'autant plus franches que toutes les autres parties de l'instrument en sont dépourvues, il s'est attaché principalement à rendre inerte, autant que cela se peut, le sommier de chevilles, et pour cela, il fait ce sommier en fer fondu, doublé en bois. Dans le même dessein, il faut aussi le sillet eu cuivre, afin que les cordes soient appuyées sur un corps beaucoup plus dur que le bois. Il résulte de là que le coup de marteau ne se fait pas entendre avant le son, ou conjointement avec lui, comme cela arrive dans les autres pianos, et que les siens se prêtent à jouer parfaitement doux, sans qu'aucun bruit étranger se mêle au son. Le mécanisme du marteau présente aussi une simplification bien entendue de la mécanique anglaise, et son échappement est combiné de manière à obtenir lu plus grande précision possible. Si M. Dietz parvient à donner à ses pianos un volume de son plus considérable, nul doute que ses instrumens n'acquièrent une brillante réputation parmi les amateurs et les artistes. L'autre piano de ce facteur, auquel il n'a point encore été donné de nom, parce que sa forme ne présente aucun rapport précis avec une figure quelconque de géométrie, offre, dans sa partie opposée au clavier, Une ligne droite de six pieds de longueur. Ses côtés sont une courbe alternativement concentrique et excentrique, et son clavier est en avant-corps. La surface totale de l'instrument n'est pas beaucoup plus considérable que celle d'un piano carré à six octaves et demie et à trois cordes. C'est à remplacer ce dernier que M. Dietz le destine, mais la disposition de ses diverses parties est telle que ce n'est en effet qu'un piano à queue d'un moindre volume, car le sommier des chevilles est en avant, ainsi que le mécanisme du marteau. L'avantage de cette disposition consiste à permettre de coller la table sur ses divers côtés, et conséquemment à lui donner une grande solidité, au lieu délaisser un de ses côtés libres et appuyé sur une légère traverse, comme ouest obligé de le faire dans le piano carré ordinaire, à cause du passage qu'il faut livrer au marteau pour qu'il attaque les cordes. Les autres principes de M. Dietz ont leur application dans ce piano, comme dans le piano à queue. La médiocrité du volume de son est encore le reproche que j'adresserai à ce facteur à l'égard de ce piano; toutes les parties en sont évidemment bien combinées, mais ce son n'a pas l'ampleur qu'on désirerait." Revue Musicale, 1828, p.101-102

"1471 (515). Une médaille d’argent fut décernée, en 1827 , à M. Dietz, rue Neuve-des-Capucines, n° 13, à Paris, pour un piano à quatre cordes, garni intérieurement d’un sommier métallique. Les instrumens du même genre qu’il a présentés en 1834, n’ont reçu aucune distinction de la part de MM. les membres du jury." Le musée artistique et industriel: exposition 1834, p.190

Liste des exposants 1819 / Jury d'admission, 1823 / Médaille d'argent, 1827 / Brevet, 1827 / Liste des exposants, 1834 / Liste des exposants, 1855 / Médaille d'argent, 1890 / Médaille d'or, 1897

1886

LAMBERTY

1801

 

Paris

rue des
Vieux-Augustins  (1801)(arr.6
)

Pianos carrés

'Facteur de pianos'

   

THIBON

1803

 

France

?

Pianos carrés

'Facteur de pianos'

 

 
DE GIRARD Philippe

(1775 - 1845)

1805

EXPOSITIONS

"M. le Chevalier Philippe de GIRARD, à Paris, rue du Faubourg-Saint-Honoré, 76, - A exposé un piano à queue, dit trèmolophone, et un piano droit dans lequel on peut faire entendre, par le mouvement d'une seule touche, la note et son octave grave. Le mécanisme qui sert à produire cet effet est d'une grande simplicité.
Le jury mentionne honorablement M. le chevalier Philippe de Girard, qui, d'ailleurs, a des droits à une récompense d'un ordre plus élevé pour une autre partie de son exposition." Expo (**1844)

"(...) Quelques années plus tard, le célèbre mécanicien Philippe de Girard, inventeur des premières mécaniques à filer le lin, construisit en Pologne un piano octaviant, qui fut transporté à Vienne, en 1843, et sur lequel Léopold de Mayer, puis Liszt, jouèrent devant la famille impériale. Cet instrument parut à l'Exposition nationale de 1844, (...) Le piano octaviant mis à l'Exposition universelle de 1855, par M. Blondel, de Paris (sous le n°9487), n'est que la reproduction du système de Philippe de Girard. Des réclamations ont été adressées au Jury par la famille de ce mécanicien; elles étaient accompagnées de toutes les pièces nécessaires pour démontrer la priorité et l'identité d'invention; le Jury, bien qu'il eût résolu de laisser aux voies judiciaires les questions de celte nature, a fait droit à la réclamation, par l'insertion dans ses procès-verbaux de l'exposé du fait." Exposition universelle de 1855, Bonaparte, p.701

"Parmi les inventions qui furent, en 1844, apportées par Philippe de Girard à l'exposition de France figurèrent un piano octaviant et un trémolophone. Cela parait, disait-il, en parlant de ces instruments de musique, assez étrange, qu'un ingénieur s'avise de faire, des excursions dans le' domaine des Pleyel et des Erard. Voici comment j'y fus conduit Pendant une de mes tournées d'inspection des grands établisseménts industriels de 'Pologne,je reçus l'hospitalité chez le directeur d'un haut fourneau dont la fille jouait du piano. J'eus la fantaisie de faire quelques accords l'instrument était détestable,' c'était l'enfance de l'art; je m'amusai à le démonter; les leviers étaient gonflés par l'humidité, j'entrepris de les remplacer par des tiges métalliques, puis d'essais en essais, je fus amené à me proposer de faire produire au piano deux sons à l'octave. En frappant une seule touche j'arrivai, au moyen d'une série de leviers obliques, à faire mouvoir simultanément le marteau de la touche frappée et celui de son octave, de manière que (es deux marteaux frappaient, en'méme temps, leurs cordes respectives. De retour à Varsovie, Philippe de Girard fit construire un piano dans lequel il introduisit les perfectionnements qu'il avait trouvés.. L'accueil que cet instrument reçut dans les salons russes le conduisit à l'exécution du trémolophone, qui obtint à l'exposition de Paris, ainsi que le piano octaviant, un grand succès servi par la brillante exécution de Litz le célèbre compositeur." Vie et inventions de Philippe de Girard, 1881, p.139, 140

"Les pianos octaviants donnent à volonté l'octave de la note que l'on touche" (Revue britannique, Volume 5, 1880)

"Le célèbre mécanicien Philippe de Girard, inventeur des premières mécaniques à filer le lin, construisit en Pologne un piano octaviant, qui fut transporté à Vienne, en 1813, et sur lequel Léopold de Mayer, puis Liszt, jouèrent devant la famille impériale." Expo (**1855)

"L'Exposition de 1844 vit figurer douze de ses inventions, celles que nous venons de rappeler, et en outre un piano à double octave et un instrument tout à fait nouveau, le trémolophone, qui prolongeait et modifiait à volonté les sons du piano ordinaire, et dont la brillante exécution de Listz faisait valoir le mérite." Économie politique populaire, Baudrillart, Henri (1821-1894), 1876

Paris 76, rue du Faubourg-Saint-Honoré  (**1844)(arr.8) 'Inventeur', ingénieur

"La vie de Philippe de Girard et de ses inventions utiles et bienfaisantes a été décrite par J. J. Ampère, de l'Académie française (Voyez le Journal des Débats, du 15 octobre 1845). On se bornera ici à entretenir le lecteur des découvertes précieuses de Girard dans l'art de prolonger le son du piano, des améliorations dans la construction des orgues et des instruments à percussion. Né en 1775, à Lourmarin, sur les bords de la Durance, Philippe de Girard descendait d'une famille noble et considérée qui avait marqué dans le pays. Il montra dès son jeune âge l'aptitude pour la peinture, la poésie, la musique et la mécanique; mais il dut quitter la France à l'époque de la révolution, et nous le voyons bientôt occupé à utiliser ses talents à l'étranger. Rentré en France et obligé de s'expatrier encore, il se livra entièrement à l'industrie, et enrichit la science d'utiles découvertes. Sa filature du lin par machines attira l'attention du public sur lui; mais cette admirable invention n'a pu conjurer les événements. La France n'était plus habitable pour l'ingénieur inventeur : il partit pour Vienne, fit prospérer l'industrie en Allemagne, et obtint la place d'ingénieur en chef des mines dans le royaume de Pologne, en 1826. Au milieu de ses grands travaux, il s'occupa de perfectionnement des orgues et de prolongement du son dans le piano. Déjà, en 1803, il prit un brevet pour des moyens de construire des orgues, dont on peut renfler ou diminuer les sons à volonté sans en changer la nature ou le ton. Il eut le premier l'idée de donner au piano la faculté de prolonger les sons par la seule pression d'une touche. Il obtint cet effet au moyen de tremendo, qui consiste à mettre la corde en vibration par un simple mécanisme. (...)" Les musiciens polonais et slaves anciens et modernes: dictionnaire biogr.", Wojciech Sowiński, 1857, p.210-214

GIRARD-ROMAGNAC Marie-Louise Vve était la femme de Frédéric de GIRARD, frère de Philippe GIRARD (*1804)(2), elle était la réprésentante et successeur de cet inventeur 'de GIRARD')

BREVETS

  "Brevet 25 janvier 1804. ~ Moyen de Construire des orgues dont on pourra à volonté baisser ou enfler les sons par P. et F. Girard, rue de la Révolution, hôtel Britannique. Terme 5 années." Annales des arts et manufactures: ou mémoires technologiques sur ..., Volume 24, 1806, p.291

 'Piano Trémolophone', fait par GIRARD, à Paris, en 1842

Brevet de 1845: "Girard (Philippe) imagina un piano octaviant dont le système a été depuis repris par Blondel. Chaque note de l'instrument, dit trêmolophone, était montée de cinq cordes; quand le clavier était à sa place, trois cordes seulement étaient frappées par un seul marteau. Dans cette position l'instrument n'octaviait pas, mais si on pressait une certaine pédale, celle-ci faisait faire un léger mouvement au mécanisme et au clavier, alors un levier supplémentaire faisait agir un marteau auxiliaire sur l'octave inférieure ou supérieure et frappait sur deux cordes accordées à l'unisson des trois autres. Schenei, vers 1785, avait déjà construit une espèce de clavecin avec tremblement ou trémolo, ressemblant à une suite d'échos trèsprécipités" Pontecoulant, 1861

Pour voir les brevets originaux voyez le site INPI (13)

INFO

Une page sur Philippe de GIRARD (Wikipedia)

Vie et inventions de Philippe de Girard, inventeur de la filature mécanique du lin (2e éd.) / par Gabriel Desclosières, 1881, p.139, 140, 153

Autres fabricants avec ce nom: GIRARD Hyacinthe Joseph (°1842) et GIRARD  (vers 1900)

Mention honorable, 1844

 
GRUS Alphonse-Jean

Forte-Piano.ch 

1805

Pianos droits et pianos carrés

EXPOSITIONS

"315 M. Grus, rue Saint-Louis, n°60, au Marais. M. Grus a présenté un piano vertical, à six octaves, dont les cordes sont à jour comme celles des harpes."Les pianos de M. Grus sont généralement bons et d'un prix modéré. Cet artiste est digne de l'intérêt du jury central " Expo 1823 (**1825), p.169

"M. Grus, à Paris : Pianos. Sa table d'harmonie est de la largeur de l'instrument. La mécanique n'appuie pas sur le marteau, et n'éprouvant point de résistance, échappe avec plus de promptitude." Expo (x1834)

"M. Grus, à Paris, rue Saint-Louis, au Marais, 60. Un piano carré, un piano droit qui a mérité d'être placé le troisième au concours de ce genre d'instruments. M. Grus est digne de la mention honorable que le jury lui décerné." Expo (**1839)

"M. GRUS, à Paris, rue Saint-Louis, 60, au Marais, - A exposé un piano droit à cordes obliques. M. Grus a été, en 1839, jugé digne d'une mention honorable; le jury lui accorde le rappel de cette distinction." Expo (**1844)

PUBLICITÉ

"Grus (Alex.), pianos A vendre et A louer, r. Saint-Louis, 60, (Marais)."(**1837)

Paris 26, rue de la Lune (*1809)(arr.2)

36, rue de la Lune (x1810)(arr.2)

rue des Filles-du-Calvaire (*1811)(arr.3)

60, rue Saint-Louis au Marais (*1820)(x1822)(x1823) (*1825)(x1825)(x1829)(*1832)(**1835)(***1836)(**1837)(*1842)(arr.4)

 6, rue Saint-Louis, au Marais (1849)(arr.4)

58, rue Saint-Louis au Marais (1855)(arr.4)

'Facteur de pianos'

"Il y a long-temps que M. Grus, facteur de Paris, a construit des pianos carrés dont la moitié supérieure du clavier avait quatre cordes, et l'autre moitié trois seulement. Mais ce genre de piano a toujours été abandonné, d'abord à cause de la difficulté d'accorder les quatre cordes à l'unisson, et ensuite parce que le son n'augmentait pas dans la proportion de trois à quatre, la table d'harmonie n'étant pas agrandie dans la même proportion, et le marteau ne frappant que difficilement avec une égale force chacune des quatre cordes du même unisson." Montal (**1836)

GRUS Jean-Joseph  (1834)

GRUS Alex (**1835)

BREVETS

Brevet de 1832: "Grus, crut remarquer que la longueur de la table d'harmonie contribuait puissamment à l'excellence des pianos, et que la largeur ne servait à rien, et que même souvent elle était nuisible, les basses étant toujours trop fortes en comparaison des dessus; il chercha à éviter cet inconvénient en faisant la table de toute la largeur de l'instrument; elle était à jour par derrière, eLétant au-dessus des marteaux elle pouvait se relever facilement en cas de rupture, la table n'était pas collée sur la garniture. (B. F.)" Pontecoulant, 1861

'Piano à répétition continue', imaginé par SCHWANDER de Paris, en 1854. GRUS, en 1855, tenta aussi un essai semblable, en le nommant piano à répétition indéfinie

Pour voir les brevets originaux voyez le site INPI (13)

Liste des exposants, 1823 / Mention honorable, 1827 / Liste des exposants, 1834 / Mention honorable, 1839 / Mention honorable, 1844 / Liste des exposants, 1849

 

PLEYEL - LEMME

1805

Piano carré n°2360 ca 1806-1807, Museo Nacional de Artes Decorativas, Madrid, Espagne

Paris

39, rue faubourg Saint-Martin (1805)(arr.10)

Pianos carrés

'Facteurs de pianos'

Voyez LEMME (°1799)

  1807

VOGEL

1805

 

Paris

858, rue Gaillon (*1805)(arr.2)

18, rue du Faubourg Montmarte (*1809)(x1810)(arr.9)

17, rue du Faubourg Montmarte (*1809)(*1812)(arr.9)

Pianos carrés

'Facteur de pianos'

   
DUPOIRIER Nicolas

(1757 - 1832)

1806

EXPOSITION

"M. DUPOIRIER, facteur de piano, rue Bergère, n.°21 à Paris, a présenté un piano d'un nouveau genre, dans lequel il a changé la disposition des cordes; ce changement a donné plus de résonnançe a la table, plus d'égalité au son et plus de durée à l'accord. Le jury a vu avec satisfaction cette amélioration dans un instrument dont la fabrication alimente un commerce important à l'intérieur et à l'extérieur. Le jury décerne a M. Dupoirier, une médaille d'argent de 2* classe." Expo Paris (*1806)

BREVET

M. Dupoirier a présenté à la Société un piano dans lequel il a introduit quelques changemens relatifs aux proportions et à la capacité de la caisse, et à la distribution des forces mouvantes. D'après l'examen qui en a été fait par les Commissaires du Conseil d'Administration, ces changemens ont paru être d'un effet avantageux (...) - Rapport fait à la Société, par le C. Paroletti, sur le Piano -forte présenté 'par le C. Dupoirier. Dans la séance du 10 Brumaire, la Société a nommé les CC. Prony, Roulier de l'Etang et moi, pour examiner, et lui faire un rapport sur un piano-forte de nouvelle construction, inventé et exécuté par le C. Dupoirier. Les principes d'après lesquels ce piano-forte est construit, sont les mêmes des pianos ordinaires: la méchanique en diffère seulement dans quelques proportions; et c'est dans la meilleure répartition de la capacité de la caisse, et dans la distribution plus utile des forces mouvantes, que le C. Dupoirier a cherché à donner à son instrument le perfectionnement qu'il s'est proposé. Dans les pianos ordinaires, le méchanisme des marteaux est placé surune rangée située sur le bord de la caisse qui fait face au clavier. Les marteaux sont disposés sur une ligne diagonale, appuyée d'un côté sur le flanc à gauche, à quelques décimètres du clavier, et de l'autre, sur le bord de la caisse en face du clavier. Le jeu des marteaux et le mouvement des amories, occupent, dans les pianos ordinaires, à-peu-près les deux tiers de la caisse, et par une suite de la position diagonale des marteaux, les leviers des touches qui les meuvent, se trouvent les plus courts dans les voix basses, et les plus longs dans les voix aiguës. Cette méthode de construction a présenté les inconvéniens suivans à M. Dupoirier:
1°. De laisser trop peu d'espace pour la table de l'harmonie, dont le manque d'étendue nécessaire ne peut que contribuer à fendre l'instrument moins sonore;
2°. De nécessiter la section diagonale des leviers sur une ligne correspondante à celle des marteaux, dont l'effet est de faire agir les leviers plus longs sur les cordes plus fines, et les leviers plus courts sur les cordes plus fortes; tandis que le levier plus long, comme le plus puissant, devroit agir sur la corde plus résistante;
3°. De nécessiter la position diagonale des cordes, position moins favorable pour la tenue et la durée de l'accord.
Le C. Dupoirier, après un long travail, et par le renversement de la méchanique ordinaire, est parvenu à parer à ces inconvénièns, et à réunir dans son piano plusieurs avantages dont nous allons rendre compte à la Société. Dans le piano du C. Dupoirier, les marteaux sont placés sur le bord de la caisse qui les sépare du clavier. La positionde ces marteaux suit une ligne diagonale en sens inverse de celle des pianos ordinaires c'est-à-dire, elle s'appuie à droite, sur le bord qui sépare le clavier, et s'éloigne à gauche, en s'appuyant sur le flanc. -> (lisez la suite dans la colonne de droit)

Paris 21, rue Bergère  (**1806)(**1807)(*1808)(arr.9)

71, rue du faubourg Saint-Denis (1832)(12)(arr.10)

'Facteur de pianos' - 'luthier' (**1807)

En 1832 veuf de DEPLANAT Marie Charlotte Dorothée (12)

Brevet de 1803: " En 1803, P. Dupoirier, de Paris, fit quelques changements dans le mécanisme et dans l'échappement." Pontecoulant, 1861

BREVET (la suite)

(la suite) Par le simple effet de cette inversion, la table de l'harmonie gagne au moins un quart d'étendue, et se trouveprolongée pour toute la longueur des cordes; les leviers, suivant la ligne diagonale des marteaux, s'alongent vers les voix basses, et 6e raccourcissent vers les voix aiguës; et les cordes placées sur une ligne parallèle à celle de la caisse, dans sa longueur, promettent une grande solidité dans la tenue de l'accord. Pour nous convaincre de la réalité de ces avantages, il nous a fallu examiner le piano-forte du C. Dupoirier, sous trois rapports différens:1°. Par rapport à la qualité de la voix;
2°, Par rapport à la douceur et à l'égalité du clavier;
3°. Enfin, dans le rapport de sa solidité.
Le piano-forte du C. Dupoirier nous a paru des plus sonores, et avec une qualité de voix très-vive et moelleuse. Cette propriété lui est encore assurée par une autre circonstance qui.provient de la nouvelle construction : le diapason se trouve raccourci de deux ou trois centimètres," et les cordes fines sont d'une grosseur plus forte que dans les pianos ordinaires.
Le clavier construit par le C. Dupoirier nous a paru très-bon : les touches s'enfoncent très-peu, et d'une ma: nière très - égale, si l'on excepte quatre ou cinq touches dans les voix aiguës; mais ce défaut ne paroît pas tenir essentiellement à la nouvelle méchanique du piano. La: difficulté d'obtenir, au premier abord, un succès complet dans cette sorte de construction, très-compliquée, nous a fait passer sur ce petit défaut, qui peut être facilement réparé dans la fabrication d'un autre instrument. Le piano du C. Dupoirier est d'ailleurs très-solide. Ce citoyen nous a fait observer, qu'après avoir élevé les sons de son registre au diapason ordinaire, la caisse n'avoit cédé, que de quelques millimètres dans sa figure horisontale, variation peu remarquable pour Cette espèce d'instrument. Comme toutes les parties intérieures de l'instrument se trouvent distribuées d'une manière plus proportionnelle à la forme et à la capacité de la caisse, il est certain que cette construction doit être plus favorable à sa solidité. Il nous reste à parler de quelques avantages qui résultent encore de la nouvelle construction du C. Dupoirier. Le couvercle s'ouvre à volonté par devant et par derrière, selon la place que le piano occupe dans l'appartement quatre pédales produisent;
1°. La suppression d'une des Cordes;
2°. L'élévation des étouffoirs;
3°. Le jeu du buffle;
4°. L'élévation du couvercle qui peut se fixer à plusieurs degrés différens.
Les pédales sont construites à l'instar des pédales, de la harpe. L'élévation du couvercle de la caisse par derrière, nous a paru très-ingénieuse, et parfaitement assortie à cette nouvelle manière de construction; car, dans le piano en question, l'harmonie se trouve divisée sur le derrière de l'instrument, et l'effet qui en résulte pour l'acoustique des sons est souvent délicieux.
Enfin, nous sommes d'avis que le C. Dupoirier, dans la fabrication d'un nouveau piano- forte, à conçu une pensée très-ingénieuse pour le perfectionnement de cet instrument; qu'il a obtenu du succès dans son exécution, etqu'il mérite l'approbation de la Société." Bulletin de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale, Volume 1, 1802, p. 17/129

Un autre texte sur son Brevet dans Dictionnaire chronologique et raisonné des découvertes, inventions, 1822-24, p.336 et 337

Médaille d'argent, 1806

 

PETZOLD - PFEIFFER

1806

Cabinet piano ca 1806 - 1814, Malmaison, châteaux de Malmaison et Bois-Préau

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'De toutes les formes, bréveté et encouragé de S. M. l'Empéreur et Roi' (*1811)

BREVETS

'Piano barmonello', PFEIFFER de Paris, l’imagina en 1806

"de MM. Pfeiffer et compagnie, rue Neuve-Saint-Martin, N°. 7, pour un piano dont les cordes sont verticales et donnent en général de beaux sons : une pédale sert à rendre des sons de harpe "(*1807)

PETZOLD par MONTAL

" En 1805, M. Petzold, en venant se fixer à Paris, apporta ces innovations en France et les perfectionna; il s'associa avec M. Pfeiffer, et en 1806 ils exposèrent un piano carré à cinq octaves et demie, à table prolongée et à échappement de Vienne, un piano triangulaire pour être placé dans le coin des appartements, et un piano vertical à six octaves et à table prolongée, qui furent accueillis par tous les artistes et méritèrent à l'auteur l'honneur d'être couronné parle ministre de l'intérieur. Quelque temps après MM. Petzold et Pfeiffer abandonnèrent l'échappement de Vienne pour y substituer un autre mécanisme, dans lequel l'échappement était dans la touche, à la manière de l'échappement anglais. Depuis lors M. Petzold n'a cessé d'améliorer les pianos à table prolongée, et tous les autres facteurs se sont empressés d'eu construire d'après leur système, en les modifiant plus ou moins, chacun suivant son génie. (...)En 1814 M. Petzold se sépara de M. Pfeiffer, et imagina cette année son nouveau mécanisme, représenté tel qu'on l'emploie généralement encore aujourd'hui sous le nom d'échappement de Petzold." L'art d'accorder soi-même son piano, C. Montal, 1836, p.216, 218

EXPOSITION

"PFEIFFER (N.) a fait construire à Paris deux sortes d'instrumens à clavier, savoir: des pianos dont la mécanisme est établi verticalement, et d'autres dont le mécanisme, établi horizontalement, est renfermé dans une caisse triangulaire. Le piano vertical, dont l'invention est due aux Autrichiens, n'occupe de place que celle nécessaire pour l'épaisseur de la caisse d'un piano ordinaire, dressée verticalement, en y ajoutant la saillie d'un clavier. Le mécanisme en est parfaitement exécuté; les jeux de cet instrument sont faciles et agréables. M. Fayolle possède le premier piano vertical fait à Paris, et celui-là même qui a été exposé, en 1806, avec les produits de l'industrie nationale. Le piano à forme triangulaire peut se placer contre les parois de l'appartement, sans que l'exécutant soit obligé de tourner le dos aux auditeurs, ce qui arrive avec les pianos en usage, si on ne les isole pas. Le clavier de celui-ci se trouve placé sur un des côtés du triangle. L'exécution de cet instrument est, comme celle du précédent, extrêmement soignée." Dictionnaire historique des musiciens, artistes et amateurs, morts ou vivans, 1817, p.140

"Piano vertical. - La forme verticale des pianos est très-ancienne et fut abandonnée en Allemagne pour la forme horizontale, qui a enfin prévalu. Cependant le piano vertical offrait plusieurs avantages, parmi lesquels on peut citer celui d'occuper moins de place et la facilité de varier la forme de l'instrument. MM. Pfeifer et Pezold, fabricans d'instrumens à Paris, sont parvenus à perfectionner le mécanisme de ces pianos, et celui qu'on a vu à l'exposition de 1806 leur a mérité la faveur d'une mention honorable. Les sons en sont doux et mélodieux, comme ceux de la harpe la plus parfaite. Le clavier est placé sur un des coins du triangle, et supporté tantôt par des colonnes, tantôt par des sphynx ou autres ornemena. Le mécanisme de l'instrument est très-ingénieux, et la composition des marteaux paraît meilleure que l'ancienne. Cet instrument peut être placé dans un salon dans toutes les positions les plus commodes, de manière que l'exécutant ne tourne pas le dos aux spectateurs. Une commission composée de MM. Adam, Gossec, Mêhul, Catel, Jadin, Berton et Kreutzer, a adressé un rapport très-favorable au ministre de l'intérieur sur cet instrument, qu'on peut voir et examiner chez MM. Pfeifer et Pezold, rue Vivienne, n° 14." Archives des découvertes et des inventions nouvelles, Volume 1, 1809, p.373-374

Un certain Jean François Antoine PFEIFFER, 'facteur de piano', né 10 juillet 1772, à Perl est famille ?

Paris

7, rue Neuve Saint-Martin  (1806)(*1807)(*1808)(arr.3)

14, rue Vivienne (*1809)(x1810)(*1811)(*1812)(arr.2)

PFEIFFER & Cie (1806) dans le cataloque du Exp. Nationale

"PETZOLD (Guillaume- Lebrecht), fils d'un pasteur protestant, est né le 2 juillet 1784, à Lichtenhayn, village de la Saxe (cercle de Misnie). Son père, voulant Inifaire embrasser une profession à la fois industrielle et artistique, le conduisit au mois d'avril 1798, à Dresde, où il entra dans les ateliers de Charles Rodolphe-Auguste Wenzky, facteur d'orgues et de pianos de la cour. Après cinq années passées en apprentissage chez cet habile artiste, Petzold partit pour Vienne avec une lettre de recommandation de Wenzky pour son confrère Walther. Il travailla dans les ateliers de celui-ci jusqu'au mois de décembre 1805, puis se rendit à Paris, où il forma, au mois d'avril 1800, une association avec J. Pfeiffer pour la fabrication de pianos, d'après un nouveau système. Les premiers produits de celle association furent un nouvel instrument dans la forme d'un piano pyramidal, auquel Petzold donna le nom d'harmonomelo, et un piano triangulaire, qui forent l'objet d'un rapport favorable d'une commission composée de Cherubini, Méhul, Catel, Gossec et Jadin. A l'exposition des produits de l'industrie nationale qui eut lieu cette même année (1806), Petzold rendit public son nouveau système de tables prolongées dans les pianos carrés; système alors peu remarqué, parce qu'il n'était encore qu'ébauché, mais qui fut cependant le signal de la transformation complète que le piano a éprouvée depuis lors, et le précurseur des immenses modifications qui se sont aussi opérées dans l'art de jouer de cet instrument, et dans la musique qu'on a écrite pour lui. Le prolongement de la table des pianos carrés avait pour objet d'augmenter l'intensité du son; mais il conduisait à un changement dans la disposition du mécanisme; car il éloignait les marteaux des cordes, et conséquemment obligeait à allonger leur levier pour les lancer avec plus de force vers les cordes. Pour atteindre ce but, Petzold dut substituer un nouvel échappement libre à l'ancien chasse-marteau, trop faible pour le levier sur lequel il devait agir. Mais l'action des marteaux, devenue beaucoup plus énergique, exigea des cordes plus fortes pour résister à la percussion; or, la puissance de ces cordes exerça une force de traction qui rendit nécessaire une construction plus solide des caisses. De tout cela résulta une puissance de son auparavant inconnue, unie au moelleux et à des moyens nouveaux d'expression. Ce progrès considérable du piano carré fil comprendre aux autres facteurs la nécessité de changer aussi le système de construction du piano à queue, pour lui conserver sa supériorité comme piano de concert; et dès lors toutes les recherches se tournèrent vers l'augmentation de la puissance sonore. C'est donc en réalité à Petzold qu'il faut rapporter l'honneur de l'émulation qui s'est développée dans ces recherches depuis les premières années du dix-neuvième siècle, car celle émulation commença à l'époque du succès des pianos carrés à longues tables. Le terme de l'association de Petzold et Pfeiffer étant arrivé en 1814, chacun d'eux prit un établissement séparé. C'est de cette époque que date la brillante réputation de Petzold pour 'la fabrication des pianos carrés : les meilleurs furent longtemps ceux qui soutirent de ses ateliers, et M. Pape fut le premier qui lui enleva la palme, en joignant à une excellente qualité et à une grande puissance de son, des conditions parfaites de solidité. Plusieurs témoignages de considération ont été donnés à Petzold par des jurys et par des sociétés savantes."  Biographie Universelle des Musiciens et bibliographie générale de la musique deuxième édition  F. J. FÉTIS

"PFEIFFER (J.), né à Trêves, en 1769, exerça d'abord la profession de tourneur, puis entra dans l'atelier d'un facteur de pianos à Scbelestadt, alla se fixera Paris, vers 1801, et y établit une manufacture de ces instruments. En 1806, il forma une association avec Petzold, el fut spécialement chargé de la partie commerciale de la maison qu'ils établirent pour ce genre de fabrication. Séparé de Petzold, en 1814, Pfeiffer se fit alors une honorable réputation par ses pianos carrés à deux cordes. Vers 1830, il a fait connaître un petit instrument de son invention, sous le nom de Harpolyre; il le croyait destiné à remplacer avantageusement la guitare, parce qu'il était aussi portatif et offrait plus de ressources et des sons plus puissants : cependant, la harpolyre n'a point eu de succès. Pfeiffer a exhibé ses instruments dans les diverses expositions des produits de l'industrie française, et a fait imprimer un Mémoire adressé à MM. les membres composant le jury de l'exposition de 1823 où il rendait compte de ses travaux depuis 1806. Pfeiffer est mort à Paris, vers 1838." Biographie Universelle des Musiciens et bibliographie générale de la musique deuxième édition  F. J. FÉTIS (pdf)

Les associés ont établi leurs propres ateliers en 1814. Voyez plus loin ci-dessous

EXPOSITION (la suite)

RAPPORT SUR LES INSTRUMENTS - DE MM. PFEIFFER ET COMPAGNIE. - En conséquence de la lettre de M. le conseiller d'état à vie, directeur général de l'instructioa publique, qui a renvoyé à l'examen du conservatoire les instruments construits par MM. Pfeiffer et compagnie, Une commission, composée de MM. Adam, Berton, Catel, Gossec, Kreutzer, Jadin et Méhul, s'est réunie dans la salle où étoient disposés deux instruments à clavier, de la nature de ceux connus sous le nom de piano, mais de forme différente. Le mécanisme de l'un de ces piano est établi verticalement: il a déjà été remarqué dans la dernière exposition de l'industrie nationale. - Le second piano n'avoit point encore paru : son  mécanisme est établi horizontalement, et renfermé dans une caisse triangulaire. Les formes de ces deux instruments semblent avoir été imaginées pour occuper le moins d'espace. Le jury vota une mention honorable pour MM.Pfeiffer et compagnie, à l'occasion de cet instrument. pace possible, en remplissant cependant les conditions des piano jusqu'à présent en usage. En effet, le piano vertical, dont l'invention est due aux Autrichiens, et que M. Pfeiffer a fait connoître à Paris, n'occupe de place que celle nécessaire pour l'épaisseur de la caisse d'un piano ordinaire dressée verticalement, en y ajoutant la saillie d'un clavier. Le mécanisme en a paru parfaitement exécuté; il annoncé des hommes instruits dans toutes les parties de l'art du facteur, de cet art porté actuellement a Un si haut degré de perfection. Les jeux de cet instrument sont faciles et agréables. Celui à forme triangulaire peut se placer contre les parois de l'appartement sans que l'exécutant soit obligé de tourner le dos aux auditeurs, ce qui arrive avec les piano en usage, si on ne les isole pas; le clavier de celui-ci se trouve placé sur l'un des côtés du triangle ; le mécanisme de cet instrument ne présente de différence avec les autres piano que dans l'application du renversement du clavier, et dans une nouvelle composition de marteaux que les auteurs annoncent devoir être meilleurs; ce qui sera constaté par l'usage. L'exécution de cet instrument est, comme celle du précédent, extrêmement soignée, et doit mériter à MM. Pfeiffer et compagnie la bienveillance des amateurs et les encouragements du Gouvernement. Les membres de la commission, Adam, Gossec, Méhul, Catel, Berton, Jadin et Kreutzer. Le directeur du conservatoire impérial de musique. " Les quatre saisons du Parnasse, ou choix de poésies légeres depuis le ..., 1807, p.231

 

Mention honorable, 1806

1814

BECKERS

( ? - 1839)

1807

'Facteur de Pianos et harpes'

"Beckers, Pianos et Harpes, rue du Roule, n°3. - Cette maison, connue si avantageusement pendant plus de quarante ans, sous le nom de M. Mercken, et depuis plus de quinze ans dirigée par M.Beckers, son gendre, qui joint de plus à la facture des pianos celle des harpes. M. Beckers est connu surtout pour le goût extraordinaire qu'il met dans ses ouvrages; il les orne de fleurs en marqueterie, en nacre et en bois; de claviers en nacre, du plus beau choix; de colonnes ornées de chapitaux corinthiens, ciselés en bronze doré au mat; de bas-reliefs et sujets mythologiques, ciselés et dorés de même; le tout est confectionné par M. Beckers. Lors de l'Exposition de 1819, les instrumens de M. Beckers ont été offerts aux regards du roi, dont ce facteur a reçu l'accueil le plus flatteur, ainsi que de plusieurs princes étrangers. Le magasin de M. Beckers renferme des instrumens vraiment curieux et dignes de l'attention des amateurs les plus distingués; leur prix est de six cents fr., à mille fr., et de cinq, six, huit et vingt mille francs. M. Beckers a inventé, depuis 1808, une harpe en harmonica, avec laquelle on peut exécuter les grands morceaux dans tous les tons, sans augmenter la difficulté : le mécanisme étant disposé à cet effet. On peut ne produire que trois octaves de sons harmoniques, ou tien les six octaves à-la-fois, le tout à volonté." 'Bazar Parisien, ou Annuaire raisonné de l'industrie des premiers artistes et ...', Bureau du Bazar Parisien (París),1821, p.28-29

Paris 89, rue Saint-Honoré (*1809)(x1810)(*1811)(*1812)(arr.8)

3, rue de la Monnaie (*1816)(arr.1)

3, rue de Roule (*1817)(1819)(*1820)(*1822) (x1822)(x1823)(*1825)(x1825)(arr.1)

 18, rue des Francs-Bourgeois Saint-Michel (**1832)(1834)(***1836)(arr.4)

51, rue Saint-André-des-Arts (1839)(arr.6)

'Facteur de la harpe et harmonica ' (*1822), inventeur de la harpe en harmonica.

Epoux de MERCKEN Marie Adelaide, la fille de MERCKEN (°1770)

Il succéda MERCKEN (°1770) en 1807 (9)

EXPO

"Pianos et harpes d'une construction très soignée. "(*1827)

"Nous rencontrons d'abord les pianos de M. Beckers qui expose aussi plusieurs harpes. Il y en a line qui rend des sons admirables, même dans les tons élevés qui sont ordinairement un peu secs et criards sur cet instrument. Les pianos du même facteur nous ont paru fort inférieurs, sous ce rapport, malgré le luxe avec lequel ils sont décorés. Répétons à M. Beckers que, lorsqu'on fabrique un piano, il faut travailler pour les yeux beaucoup moins que pour les oreilles." Expo (*1827)

"1458 (1338). M. Beckers, rue des Francs-Bourgeois, n° 18 , à Paris. Pianos et harpes, dont l'exécution nous a paru bien soignée.
Le musée artistique et industriel: exposition 1834, p.188

Jury d'admission, 1823 /  Médaille de bronze, 1827 / Exhibition des produits français, 1834

 

FROST / FROCHT

Musée de Tissus Mulhouse

1807

'Fabrique de Pianos' (*1843)

Piano carré, Musée de Tissus Mulhouse
Piano carré, n°3550 de 1846, Collection Gisclard à Saint-Bauzille  (3)
Piano carré ca ?, Musée Unterlinden


EXPOSITION

"M. J. Frost, de Strasbourg, a exposé deux pianos carrés et un autre à queue." Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, Volume 15, 1841, p.256

INFO

Certaine info: Réné Pierre

Stras-bourg

rue du Foulon  (?)(1807)

87, rue du Vieux-Marché-au-Vin (1836)

Place Saint-Pierre-le-Jeune (*1843)

1264 pianos vers 1837

2432 pianos vers 1847

'Facteur de forté-pianos' : pianos carrés, pianos à queue (**1841) p.256, 'facteur de harpes'

FROST Père (Mathieu) et FROST Fils (Jean)(1829)

FROST Mathieu (1836)

"Frost, fact. d'instr. breveté pour pianos à sécretaire" (1837)

FROST Jean-Ignace (**1841)(13), FROST Jean, fils de Mathieu

PFORTNER, FROST et Cie (1850- 1851). Voyez aussi Alfred PFORTNER (*1903)

Probablement famille d'un certain éditeur de musique sous le nom PITOIS-FROST

BREVETS

'Piano droit, nommé Sirémois' (Serène'), 1828 (était le reproduite de l'innovation de Promberger, consistait dans l'isolement de la table d'harmonie et par suite, dans un nouveau mode d'attaches des cordes dans 'Catalogue de La Collection d'Instruments de Musique',  C. C. Snoeck)

  Brevet, 1828 :  "Piano imité de celui de RAMBERGER" - "SIRENION. Piano d'une forme et d'une construction particulière, établi en 1828, par Frost, de Strasbourg, qui avait imité dans cet instrument celui que construisit, en Allemagne, Pramberger." Dictionnaire de musique théorique et historique, 1872, p.436

"Harpes D'eole Perfectionnées Par M. Frost Et Par L'auteur De Cet Ouvrage.— La harpe d'Eole dont l'auteur de cet ouvrage s'est servi pour ses expériences a été construite par feu Frost, facteur de pianos à Strasbourg. Elle se compose d'une caisse rectangulaire, avec deux tables d'harmonie portant chacune huit cordes de boyau; en tout seize cordes . Pour limiter le courant d'air et le faire arriver avec plus de force sur les cordes, deux ailes sont adaptées près des faces minces opposées au vent, en sorte que le courant arrive sur chaque chœur de cordes, en passant par l'ouverture étroite qui lui est ménagée entre l'aile inclinée obliquement et le corps de l'instrument. (...)." La Harpe d'Éole et la musique cosmique: Études sur les rapports des ..., Georges Kastner, 1856, p.82

Pour voir les brevets originaux voyez le site INPI (13)

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"Pitois (madame, née Frost), éditeur de diverses mus. cordes harm, des fabr. d'Italie, cordes métall., grav. et impr. de mus.; commission p. la France et l'étranger, dép. de la Libr. music. pl. Broglie, 1" Agenda Musicale, 1837, p.253

"Frost, fact. d'instr. breveté pour pianos A secrétaire." Agenda Musicale, 1837, p.253

Liste des exposants Mulhouse, 1841

 

MOLTER - FÉVROT

1807

Lyon 4, rue Lafond (1847)(***1860)

4 et 6, rue Lafond (1863)

17, rue de Lyon (ex rue Impériale)(**1857)(*1873)

17, rue de la République (1884)(F1886)(*1896)(*1899)

Pianos et orgues et éditeur

Adrien REY (éditeur et marchand de musiques) a repris la maison MOLTER - FÉVROT à Lyon. (1857)(***1860)(fact.1863)

A. RÉY et Cie en 1884

"Lyon. — Formation de la Société en nom collectif A. RÉY et Cie musique, pianos et orgues), rue de la République, 17 — Durée : 4 ans. — Cap.: 240,000 fr. — Acte du 12 juin 1884."  Archives commerciales de la France, 03/07/1884, p.886

REY Fils  (*1896)

REY E., Fils Aîné, Marchand de musique, éditeur, rue de la République, 17. (*1899)

Repris par MAROKY (°1827)

Diplôme de médaille d'or Lyon, 1894

 
  PLEYEL Ignace

(1789-1875)

 

  

Musée de la Musique - Paris

Pianino PLEYEL

Pianos et harpes.

Classical-Composers.org

 

1807

 

TITRES

"Facteur d'instruments, breveté de S.M. le roi de Westphalie" (1811)

"Facteurs de pianos et de harpes du roi et de SM la reine de Portugal" (1834)

Nommé chevalier de la légion d'honneur, 1834

LES ENREGISTREMENTS PLEYEL
PLEYEL piano carré du Musée de la Musique Paris PLEYEL n°2894 d'éditeur de CHOPIN, Schlésinger
Marche Funèbre de Chopin, par Janusz Olejniczak sur Pleyel 1831 Copie d'un Pleyel n°1555 de 1831 par P. McNulty, Chopin sonate op.65 n°3003 PLEYEL de V. 
Bellini en 1834

Pianino PLEYEL de 1834 par J. Soichez,  PLEYEL  d'Olivier Fadini

Edna Stern sur un des PLEYEL (1834) d'Olivier Fadini

Le pianino PLEYEL de 1834: "La tempsta di mare" extrait de La Grande Serenade de J. N. Hummel
Waltz in C#m Op.64-2 de CHOPIN par  Arthur Schoon-derwoerd sur un Pleyel 1836 CHOPIN Deux Nocturnes sur un Pleyel de 1836 par Boegner PLEYEL de 1836 - site Steven Birkett
PLEYEL n°5967 d'Olivier Fadini de 1837 n°7267 PLEYEL de CHOPIN en 1839 Le Berceuse de CHOPIN sur ce pianino à Majorque par Aya Okuyama
La Berceuse de CHOPIN sur un piano à queue PLEYEL de 1843 par Aya Okuyama Pianoforte PLEYEL, vers 1844   PLEYEL Pianino n°11.151, de CHOPIN, maintenant à Varsovie
F. Chopin Nocturne op. 62 n 1 par Flavio Ponzi sur le Pleyel de Rossini 1846

Flavio Ponzi sur un Pleyel de 1846 de  Gioachino Rossini : Nocturne op. 27 n°1 en 2
Piano à queue de CHOPIN (maintenant à Stockholm, The Nydahl Collection) n°12.480 PLEYEL n°12.939 de la fille du banquier Léo, ami de CHOPIN PLEYEL 1846 joué par Kanazawa, Ishikawa Ongakudo

Eigeldinger, p.92

Ignace PLEYEL: Duo op. 50 - Première mouvement  joué sur deux  PLEYEL historiques de 1844 et 1849 PLEYEL n°15.025 dans la maison de George Sand, Nohant
Bosen-dorfer inspiré par PLEYEL pour leur modèle  'CHOPIN' Chopin Mazurek op.17-4 Dina Yoffe, Pleyel de 1848 CHOPIN Prelude op.28-15 par Wojciech Switala, PLEYEL 1848

Pianino n°5998 et n°7904, Collection Christopher Clarke
Pianino n°5541, n°9425 et pianino n°13837, pianino de Bizet, n°22216, Cité de la Musique, Paris
Piano carré n°58, sa signature, et piano carré n°282 ca 1813, appartenu à Letizia Bonaparte, Cité de la Musique, Paris
Piano à queue n°1555, piano à queue n°2608, piano à queue n°7267 de Chopin et n°9250 A, et piano à queue n°23973 de 1855, Cité de la Musique, Paris

Piano carré ca 1816, Musée des Arts décoratifs, Bordeaux
Piano carré n°917 ca 1817, piano carré n°3523 ca 1833, piano à queue n°1738 ca 1831, piano à queue n°2369 ca 1833, Piano à queue n°4629 ca 1835, piano à queue n°6745, piano à queue n°9840 ca 1841, pianino ca 1835, Collection Ad Libitum, Etobon
Piano carré n°2910 ca 1824, et un autre piano carré ca 1845,  et deux pianos à queue ca 1838, Collection Gisclard, Château de Saint Bauzille
Piano à queue n°? ca 1843, Jean Haury Collection
Piano à queue n°12480 Chopin, Stiftelsen Musikkulturens Främjande, Stockholm
Pianino n°2692 et piano carré, Accademia Bartolomeo Cristofori, Firenze
Piano à queue ca 1831, MIM, Bruxelles
Piano à queue de 1835
, The Keyboards Collection of Musica Kremsmünster, The castle of Kremsegg, Austria
Pianino n°81 (?) ca 1829 unicorde, Musée du piano Limoux
Piano à queue n°1559 de 1830,
Musée du piano Limoux

Piano à queue ca 1830-35, autre photo, Quartier les Hospices, Fondation Raspail, Cachan, Val de Marne
Pianharmonium Pleyel- Alexandre père et fils, n°23313, The Stockholm Museum
Piano carré  n°5289, Musée du piano Limoux
Pianino n°8144, Musée du piano Limoux
Piano à queue avant 1831, autre photo, Piano à queue avant 1843, et MIM, Bruxelles
Pianino n°10561 ca 1843, Museum of Fine Arts, Boston
Piano à queue n°14743, Musée du piano Limoux

Pianino n°13338 ca 1846
, MIM, Bruxelles
Piano droit n°29813, Musée du piano Limoux
Piano à queue n°11316 ca 1845, Frederich Historic Piano Collection
Pianino ca 1849, Musik & Teatermuseet, Stockhom

Pour les détails et autres photos voyez la page de MIMO en ce qui concerne la Cité de la musique et Musik & Teatermuseet

EXPOSITIONS

"M. Pleyel vient d'introduire les perfectionnemens les plus heureux dans la fabrication des pianos carrés et à queue. Ces perfectionnemens sont de plusieurs espèces. Convaincu de la difficulté presque insurmontable qui s'oppose à l'accord parfait de plusieurs cordes à l'unisson, et conséquemment à une sonorité bien nette, M. Pleyel a essayé de réduire le piano carré à une seule corde pour chaque note, et le succès a couronné son entreprise. Par une bonne disposition des diverses parties de l'instrument et parle diamètre considérable des cordes, M. Pleyel est parvenu à donner à ses pianos unicordes une force de son égale à celle des bons pianos à deux cordes, et une netteté d'intonation qu'on cherche souvent en vain dans ceux-ci. Ces unicordes seraient sans doute trop faibles pour les grandes salles de concert, mais ils sont très satisfaisans dans un salon. D'autres perfectionnemens bien plus importans sont ceux que M. Pleyel a appliqués àla construction des pianos à queue. Jusqu'à ce jour les grands pianos anglais, et notamment ceux de M. Broadwood, avaient eu un avantage incontestable sur ceux qui sortaient des fabriques françaises; mais ceux de M. Pleyel luttent maintenant avec succès contre les meilleurs instrumens sortis des ateliers anglais. Par un barrage en fer dont la combinaison assure la solidité de ces grandes machines, le fond massif du piano a pu être supprimé, et les vibrations de la table sonore devenues libres en tous sens propagent le son en dessous comme au-dessus. Ce son est plein, volumineux, d'une longue portée et moelleux à la fois; en un mot, on ne conçoit pas qu'il soit possible d'aller au-delà, et la perfection semble être atteinte. On a pu juger de la puissance d'un pareil instrument sous la main d'un artiste tel que M. Kalkbrenner, dans le concert qui a été donné dans la Thalle de la rue Bergère, le 4e ce mois. Un autre avantage Précieux de ces pianos, c'est l'accord invariable qu'ils gardent, quel que soit le mouvement qu'on leur imprime. —Des essais seront sans doute encore tentés; des recherches seront faites; on pourra perfectionner quelques détails, mais il est vraisemblable que la sonorité du piano a atteint le maximum d'intensité possible." Fétis dans Revue Musicale, 1827, p.36

"Toutefois, les pianos de MM. Pleyel ont obtenu d'unanimes suffrages pour les améliorations que ces habiles facteurs y ont apportées : leur piano unicorde a permis de simplifier la construction et le mécanisme de l'instrument, en obtenant d'une seule corde le même volume de son que de' trois. Ce son est d'une rondeur, d'un moelleux et d'une netteté qui ne laissent rien à désirer. La note la plus aiguë du clavier ( la- fa ) est montée avec une corde d'acier qui pèse 3 fois et demie autant que celles dont on se sert pour la même note dans les pianos à trois cordes. C'est ce qui explique l'étendue du son qu'elle rend et la résistance quelle oppose au choc du marteau. Cette modification doit succéder tôt ou tard au système actuellement en usage dans la construction des pianos carrés, car ceux-ci exigent 219 cordes parallèles, exposées à des vibrations contraires, tandis que l'unicorde n'en contient que 73, parfaitement libres et espacées. Ces nouveaux pianos peuvent être accordés par de simples amateurs, en 12 ou 15 minutes, sans qu'ils soient obligés à la recherche assez difficile des unissons. (...) Sa supériorité était partout reconnue; mais MM. Pleyel ont paru dans la lice avec l'intention de lui disputer la palme. Leurs perfectionnemens consistent dans l'élasticité du clavier, qui permet de répéter avec une grande netteté la même note, et dans un barrage en fer fondu, qui met à découvert la table d'harmonie, -en soutenant les cordes, sans céder à leur traction continuelle; dans la suppression de plusieurs cordes aux notes de la basse, en n'en laissant qu'une aux derniers ut, ut dièze, ré, ré dièze et mi, et deux aux fa, fa dièze, sol, sol dièze et la suivans" Expo (*1827)

"MM. Pleyel et compagnie ont exposé deux instrumens différens; l'un est le piano unicorde, l'autre est le piano à queue barré en fer, et débarrassé de son fond massif. J'ai fait ressortir les avantages du premier dans mon article sur les pianos (n°1 de la Revue, p. 34); ces avantages résultent, de ce qu'il dispense du soin de chercher dans l'accord du piano des unissons parfaits entre les diverses cordes d'une même note, unissons qu'on n'obtient jamais et qu'on ne pourrait conserver long-temps, y fût-on arrivé; de homogénéité du son qui, n'étant produit que par un seul corps élastique d'une forte dimension, n'est point soumis aux accidens vibratoires de cordes accolées qui peuvent n'être pas du même volume, du même poids, de la même tension, ou qui peuvent être attaquées inégalement; et enfin du volume du son, comparativement plus fort que celui des pianos à trois cordes, conséquence de l'isolement des cordes et de la liberté de leurs vibrations. Le piano unicorde offre un phénomène qui prouve quelle est l'importance des perfectionnemens qu'on a introduits dans la courbe du chevalet. Pour obtenir un son très volumineux d'une seule corde, il fallait qu'elle fût d'une grosseur beaucoup plus considérable que celles qu'on emploie dans les pianos ordinaires; mais on sait qu'une corde très grosse ne monte ordinairement qu'avec beaucoup de difficulté, et qu'on en diminue le volume à mesure que l'intonation s'élève. Néanmoins M. Pleyel fait usage pour les notes les plus élevées du numéro cinq zéro, et ces cordes énormes montent sans difficulté. Il n'en faut pas douter, c'est là une des conquêtes les plus importantes dela facture moderne; car on né peut obtenir de beaux sons avec des cordes grêles comme celles dont on faisait usage dans les anciens pianos. Mais dans les pianos à deux et à trois cordes, la difficulté se complique, parce que le tirage ou l'action des cordes sur la caisse augmente en raison de leur volume. Pour résister à cette action, il faudrait augmenter la solidité. Or, on ne le peut qu'en fortifiant la charpente, et l'on sait qu'outre l'allourdissement qui résulterait d'une charpente trop massive, la sonoréité perdrait par là une partie de ce qu'elle gagnerait par l'augmentation du diamètre des cordes. Pour porter le piano à son plus haut point de perfection, sous le rapport de la sonorité, le problème à résoudre serait celui-ci : trouver le moyen de faire usage de cordes excessivement volumineuses, sans augmenter les dimensions du piano ordinaire, en trouvant des combinaisons simples et légères capables de résister à l'action de ces cordes. Si l'on arrive jamais à la solution de ce problème, et si l'on parvient à donner en même temps de la solidité et de la légèreté au mécanisme, il n'y aura plus rien à désirer; le piano sera un instrument parfait. Cependant il est une considération qu'il ne faudrait pas "Ker, la voici : la corde étant très grosse, cinq zéros, par exemple, dans le haut de l'instrument, est-il bien certain que l'excessive raideur résultant de la tension permette à cette corde, si courte et si grosse, d'entrer complètement en vibration, et de fournir des sons aussi purs que s'il y avait une proportion établie en raison des longueurs, et qu'au lieu de cinq zéros les notes aiguës ne fussent montées qu'en deux zéros? Le son du piano unicorde est puissant, pompeux, et égal en volume aux pianos des plus grandes dimensions; mais ce son flatteur et pénétrant me parail plus convenable à un harmoniste, àun accompagnateur, à un improvisateur, qu'à l'exécution des pièces de piano, pour lesquelles il manquerait peut-être de brillant. Appliqué à l'exécution de la musique de Mozart, de Beethoven, ou de Haydn, il est excellent; mais les traits brillans de l'école actuelle ont besoin d'un son qui se résolve plus promptement. Un peut considérer le piano à queue de MM. Pleyel et compagnie comme une des meilleurs importations faites dans ces derniers temps. Le patron adopté par ces fabricans est celui du fameux Broadwood, de Londres; c'est exactement le même système, ce sont les mêmes proportions et c'est le même aspect : cette importation est une conquête, car on sait que les pianos à queue anglais jouissent d'une réputation d'excellence justement méritée. Au moyen d'un barrage en fer qui assure leur solidité, ces pianos n'ont point de fond, en sorte que les vibrations de la table sonore se propagent en-dessous comme au- dessus. Le son est plein, volumineux, onctueux, parfait, enfin, pour qui ne préfère pas l'éclat de la sécheresse à la rondeur et au velouté." Revue Musicale, 1828, p.97-99

"La manufacture de MM. Pleyel, aujourd'hui une des plus considérables, a été établie, nous croyons, en 1809 (!!); mais ce n'est que depuis 1827 qu'elle a pris un développement rapide et prodigieux. N'occupant alors que trente et quelques ouvriers, elle en a depuis augmenté le nombre a plus de deux cent cinquante, qui confectionnent plus de mille pianos par an. Un tel succès ne peut être dû qu'une qualité supérieure de ses instrumens. Le mécanisme anglais, comme nous l'avons déjà dit, était toujours renommé pour su solidité, mais l'inconvénient de rendre la touche difficile a manier, s'opposait beaucoup a fou succès dans d'autres pays que l'Angleterre. Le clavier, il est vrai, parle avec précision, niais pour le faire parler, il faut une main vigoureuse qui n'est pas le partage de tout artiste ou amateur. Adopter ce mécanisme pour des instrumens français, c'était se mettre dans la nécessité de le perfectionner : voilà ce qu'ont tenté MM. Pleyel, et en quoi ils ont parfaitement réussi. Leurs pianos, rivalisent pour le son avec les meilleurs pianos anglais, et leur sont supérieurs pour la facilité de la touche. Depuis quelques années, MM. Pleyel ont introduit plusieurs modifications dans la construction de leurs pianos. La table d'harmonie, partie la plus importante des instrumens parce que c'est d'elle que dépend la qualité de son, est quelquefois exposée a se fendre ou à se gercer. Pour prévenir cet accident, on a imagiué delà doubler. Le premier, que nons sachions qui ait eu cette idée, fut un facteur de Brunswick, nommé Lemme (père) qui, devant, en 1771, envoyer un piano à Batavia, craignit qu'une table ordinaire ne pût résister aux variations de la température dans un si long voyage. Il colla deux tables en bois de sapin l'une sur l'autre, de manière à ce que les fibres de chacune, posées transversalement, se prêtassent une résistance mutuelle. Depuis lors plusieurs facteurs ont suivi ce procédé. MM. Pleyel, voulant donner à leurs tables d'harmonie le plus de solidité possible, ont, depuis 1830, adopté un mode de placage en bois d'acajou ou autre. Tous leurs instrumens, confectionnés depuis, tant pianos que harpes, en sont munis, et un grand nombre de pianos, expédiés pour l'Amérique, leur ont protivé jusqu'ici la bonté de leur procédé. MM. Pleyel ont exposé six pianos d'un extérieur élégant et d'une excellence qualité: Un piano a queue à sept octaves, dont la construction intérieure est en fer fondu, et le sommier prolongé aussi en fer. Deux  pianos carrés de six octaves et demi, le sommier également prolongé en fer. Tous les pianos carrés sont sur des X à bascule qui maintiennent l'instrument toujours d'à-plonib, et l'usage de ces X devient général depuis l'expiration du brevet, que MM. Pleyel avaient pris pour cette invention. Deux petits pianos verticaux, appelés pianino, genre d'instrument dont la construction diffère des pianos droits, et qui a été importé d'Angleterre en 1830. Ces instrumens d'un petit volume, se recommandent par la qualité du son. Un grand piano vertical à deux cordes et six octaves et demie. Il a une construction particulière en ce que les cordes et la mécanique sont placés derrière la table d'harmonie, qui renvoie ainsi directement le son en dehors." (**1834)

"M. PLEYEL et compagnie, à Paris, rue Bleue, n° 5. Ils ont exposé un piano à queue, trois pianos carrés, un grand piano vertical et deux petits pianos verticaux. M. Pleyel borne maintenant ses fabrications ordinaires à l'imitation des pianos anglais. La seule modification qu'il ait apportée dans la structure de ces instruments, consiste à plaquer les tables sonores de sapin, avec un bois dur, tel que l'érable ou l'acajou, pour les rendre moins faciles à se fendre. Cette innovation n'est pas heureuse. En effet, le sapin a de tout temps été considéré comme le bois le plus convenable pour les tables sonores: qualité qu'il doit problablement à ses fibres alternativement molles et dures, qui, par leur succession régulière, contribuent beaucoup à renforcer le son des cordes vibrantes. En 1827, M. Pleyel et compagnie obtinrent la récompense du premier ordre, principalement pour leurs pianos unicordes : en se bornant depuis, comme nous l'avons dit, à la confection des pianos imités de l'anglais, ils ont par degrés élevé la plus grande fabfique de pianos que possède la France; dans la seule année 1833, ils ont construit 563 instruments. Le jury, prenant ce succès commercial en considération, accorde à M. Pleyel le rappel de la médaille d'or." Expo 1834, Rapport du jury central sur les produits de l'industrie française exposés en 1834, Charles Dupin, p.285-286

"1502 (23). MM. Pleyel et compagnie, à Paris, rue Bleue, n° 5, ont exposé un piano à queue, trois pianos carrés, un grand piano vertical, deux petits pianos verticaux et deux harpes, l'une à simple, l’autre à double mouvement. Ces harpes étaient très-bien construites; le mécanisme qu’avait adapté M. Dizi, l’un des associés de cette maison, est remarquable par son extrême simplicité. Du reste, la fabrique de MM. Pleyel et compagnie est importante par la multiplicité de ses produits; c’est une des plus étendues pour les pianos, que possède la France; en 1823, elle n’en versa pas moins de 563 dans le commerce. A raison de son importance, le jury a rappelé la médaille d’or qui lui fut décernée en 1827. L’un de ses principaux chefs, M. Pleyel (Camille), a aussi été décoré de Perdre royal de la légion-d'honneur. " Le musée artistique et industriel: exposition 1834, p.199

"N. 23. — MM. PLEYEL (Ignace) et compagnie, facteurs de pianos et de harpes du roi et de S. M. la reine de Portugal, rue Cadet, n. 9. — Médaille d'or à l'exposition de 1827. Voici quels sont les objets de leur fabrique admis à l'exposition:
- Un piano a queue à sept octaves, bois de courbaril, construction intérieure en fcr fondu, a sommier prolongé én fer;
- Un piano carré à trois cordes, six. octaves et demie, en racine de frêne, sommier prolongé en fer
- Un piano carré à deux cordes, six octaves et demie (grand patron)
- Un piano carré à deux cordes, six octaves (petit patron).
Ces pianos carrés sont tous sur des x à bascule qui maintiennent l'instrument toujours d'aplomb. Ce mode de pieds, dont MM. Ignace Pleyel et compagnie sont les inventeurs et pour lequel ils avaient un brevet d'invention, a été depuis imité par presque tous les facteurs. Il se recommande par son élégance autant que par sa solidité. Un grand piano vertical a deux cordes, six octaves et demie, bois de palissandre, d'après un nouveau système de construction qui, en plaçant la mécanique et les cordes derrière la table d'harmonie, donne au son une plus grande intensité et une grande pureté, résultant de ce que rien ne s'interpose entre les vibrations de la table d'harmonie et l'oreille.
- Un petit pianino a deux cordes, six octaves, bois de palissandre;
- Un grand pianino a deux cordes, sept octaves, bois de calliatour.
Ce genre d'instrument, dont la disposition verticale des cordes et la mécanique sont complétement différens des pianos appelés droits, a été importé en France par MM. Ignace Pleyel et compagnie, en 1830, et leur pureté de son, ainsi que la perfection du clavier, ont assuré depuis lors leur succès. Dans le pianino a sept octaves, on est parvenu a vaincre une difficulté qui paraissait presque insurmontable, celle de faire rendre l'ut grave de l'extrême basse a une corde qui, par sa. position verticale, ne peut avoir que 35 pouces de longueur, lors que dans le piano à queue, elle en a ordinairement 65.
- Harpes à double mouvement, a quarante-quatre cordes, mécanique simplifiée et perfectionnée, pr F. Dizi.
Une harpe à double mouvement, dans laquelle M. Dizi a introduit un nouveau système de position des pédales pour faciliter l'étude et le jeu de cet instrument. (Voir la notice spéciale sur cet important perfectionnement.) Tous les instrumens ci-dessus sont à table d'harmonie plaquee. Cette application d'un placage à la table d'harmonie faite par MM. Ignace Pleyel et compagnie, qui ont obtenu un brevet d'invention de quinze ans en 1850,  pour but d'empêcher la table de fendre ou de gercer, ce qui arrive si frequemment dans les pianos et les harpes ordinaires. L'excellence de ce procédé est maintenant constatée par l'expérience, M. Ignace Pleyel et compagnie ayant l'ait depuis cette époque plus de quinze cents pianos et de cent harpes dans lesquels il n'est pas arrivé le plus léger accident à la table d'harmonie." Notice des products de l'industrie française, 1834, p.15

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"De jour en jour l'emploi du fer devient plus général; on en fait des ponts, des bateaux à vapeur; en Angleterre des routes, et à Liverpool jusqu'à des églises. Il vient aussi d'être fait des pianos dont le barrage est en fer. Ces instrumens perfectionnés par MM. Pleyel et Comp., à Paris, non-seulement rivalisent avec les meilleurs pianos anglais, mais ils les surpassent en plusieurs points;’ln solidité de leur construction est telle qu'ils ne se discordent presque jamais. La table d'harmonie étant dégagée de ces énormes morceaux de bois qui autrefois étaient mis pour résister à l'effort des cordes, a plus d'élasticité, et seconde-mieux leur vibration. Le son de ces instrumens est étonnant pour son volume et sa rondeur, et le mécanisme est tellement perfectionné, qu'il permet qu'on l'attaque avec la plus grande délicatesse aussi bien qu'avec plus grande force; nous ne doutons point que lorsqu'ils seront connus ils ne mettent un terme à l'importation des pianos étrangers. MM. Pleyel et Comp. ont aussi obtenu un brevet pour des pianos carrés à une seule corde; ils seront surtout agréables aux personnes qui vivent à la campagne, et qui n'ont pas toujours un accordeur à leur disposition." Bulletin de Lyon et du département du Rhône, 1826, p.xv

"MANUFACTURE DE PIANOS D'IGNACE PLEYEL ET Cie - Facteurs du Roi et de S. A. R, le duc d'Orléans. Magasins, boulevard Montmartre, 8, rue Rochechouart, 2O0 On trouve constamment dans ces deux établissements, un choix complet d'instruments de toutes les formes, et de tous les prix, qui ne laissent rien à désirer, tant pour la qualité et l'intensité du son, la solidité et la perfection du mécanisme, que pour le fini et l'élégance de la main-d'œuvre. Tous les pianos sont vendus avec garantie. En entre, la maison du boulevard a toujours un grand nombre de pianos à louer, et un assortiment de pianos d'occasion à vendre, à des prix très modérés. La maison se charge aussi de toutes les réparations aux meilleures conditions possibles. Les immenses approvisionnements que cette maison possède en bois et matières premières de toute nature, sont la meilleure garantie qu'elle puisse offrir au public de l'excellente construction de ses instruments, qui ont acquis une réputation européenne." La France Musicale, 1841

"Le concert qui a en lieu chez Mgr le due d'Orléans, le 1e décembre, a été magnifiqoe. Les artistes du Théâtre-Italien, Mmes Grisi, Persiani, MM. Lablache et Mario s'y sont fait entendre. Il ne manquait là que Tamburini nous ayons remarqué avec peine roue absence. La partie instrumentale était représentée par Chopin, le pianiste-poète, dont le génie tout exceptionnel, est resté jusqu'à présent sans rival et sans imitateur. Il a joué une ballade de sa composition, et puis il a improvisé avec une grâce, une élégance, une facilité, qui ont émerveillé son royal auditoire. Après le second morceau, la reine s'est approchée de M. Chopin, et lui a adressé les compliments les plus flatteurs. Les pianistes, en général, quand ils se font entendre en publie, ont l'habitude de jouer sur des pianos neufs; Chopin n'a pas hésité à jouer sur un piano à queue de Pleyel, vendu a la cour depuis cinq ou six ans, et il on a tiré des sons d'une pureté admirable, qui prouvent en faveur de la durée des pianos de M. Pleyel. C'est une observation que l'on a faite et que nous nous plaisons à constater." La France Musicale, 03/01/1841

LIVRES sur PLEYEL

'Chronologie des pianos de la maison Pleyel', René Beaupain, 2000

'Le Piano Pleyel d’un millénaire à l’autre', J.J. Trinques, 2003

'Chopin et Pleyel', Jean-Jacques Eigeldinger, 2010

Paris

39, rue du faubourg Saint-Martin (1808)

8, boulevard de Bonne-Nouvelle (1805)(1807)(1809)(x1810) (*1811)(*1812)(arr.2)

13, rue neuve des Petits Champs (Dépot) (1808)(x1810)(*1811)(*1812)(arr.2)

boulevard Montmartre (arr.9), au coin de la rue Grange-Batelière (*1817)(arr.9)

13, rue Grange-Batelière (*1822)(*1827)(arr.9)

2 - 13, rue Grange-Batelière (x1822)(x1823)(x1825)(arr.9)

16, boulevard Montmartre (x1822)(x1823)(x1825)(arr.9)

9, rue Cadet (*1829)(arr.9)

5, rue Bleue (1834)(1839)(arr.9)

37, rue de Bellefond (x1839)(arr.9)

20, rue Roche-chouart (1839) (*1846)(arr.9)

22, rue Roche-chouart (x1855)(*1861)(arr.9)

Magasin : 16, boulevard Montmartre (*1820)(*1822)(arr.9)

Dépot: 2 et 13, rue Grange-Batelière (*1820)(arr.9) et 18, boulevard Montmartre (*1842)(*1846)(arr.9)

La succursale: 2, rue Drouot (ex-rue Grange-Batelière)(1850)(arr.9)

Ateliers de construction: 9, rue des Récollets (1850)(arr.10)

Ateliers de construction: 13, rue des Récollets (**1858)(arr.10)

Les chantiers et la scierie: 40, rue des Portes- Blanches (1850)(arr.18)

50 instruments dans le premier année

563 pianos en 1833

1000 pianos par an en 1834 et 250 ouvriers

350 à 360 ouvriers - 1500 pianos par an en 1836

*

15.194 pianos en juin 1849

17.500 pianos en 1850

*

2500 par an pianos en 1870

après 10 ans le rival plus important d'ERARD

'Facteur de pianos'

En 1757 la naissance d'Ignaz PLEYEL à Rappersthal (Autriche). PLEYEL, élève de HAYDN, est un compositeur reconnu (1790). Il vient à Paris vers 1795 et ouvre un magasin de musique. Il était aussi éditeur de musique.

"En 1795, il quitta l'Alsace et se rendit à Paris, où il exerça le métier d' auteur et de marchand de musique, et exploita un magasin. Des extraits de sa correspondance soulignent ses multiples activités il s'associa, entre autres, avec Niedermayer. " Revue historique (Paris), 07/1990, p.256

Fondation de PLEYEL, qui est l' inventeur du grand cadre métallique, et non Babcock. En 1806 Ignace PLEYEL s' associa avec Charles LEMMÉ pour la fabrication des pianos  Désireux d’adapter les instruments aux nouvelles exigences des compositeurs et interprètes de son époque, Ignace PLEYEL fonde en 1807 la manufacture de pianos PLEYEL et, dès lors ne se consacre plus qu’à cette nouvelle activité. PLEYEL fonda, en 1811, une fabrique de cordes métalliques pour les pianos. Pontecoulant, 1861 p.117

"Pleyel père, compositeur de musique, boulevart Bonne-Nouvelle, 8. Pleyel Fils, et facteur d'instruments, breveté de S.M. le roi de Westphalie, boulevart Bonne-Nouvelle, 8, et rue Neuve-des-Petits-Champs, 13"  Almanach du commerce de Paris, des départemens de l'empire français, 1811

Ignace Pleyel dans une lettre de 1813: "J'ai un piano Erard à la maison et j'ai cherché pourquoi il a une octave et demie en haut très bonne et je crois en avoir trouvé la cause. De cette manière, je viens de faire un plan à trois cordes de cinq octaves et demie dans le genre d'Erard où j'ai réuni son octave et demie à ma basse et mon médium infiniment supérieur au sien"

"M. Pleyel a composé depuis dans un style plus travaillé, mais il n'a paï'donné le joui encore à çes nouveaux enfans de son heureux génie. Cet homme, estimable, plus envieux encore de le montrer excellent père qu'excellent compositeur, voyant qu'il a  ut perdu de sa vogue par une cabale puissante & par les progrès des lumières, s'est mis à la tète d'une fabrique de pianos : il s'occupe lui-même a se garnir les marteaux pour en perfectionner le son. Cela me rappelle, ce me semble, ces généraux romains qm déposoient le glaive pour prendre la charrue" Musique, Volume 2, 1818, p.298

Jean Henri PAPE travaillait chez PLEYEL de 1811 à 1818

Il commercialise en 1815 le premier piano droit-vertical, qui sera amélioré par Jean-Henri PAPE en 1828 avec la monte de cordes croisées permettant d’augmenter la longueur de celles-ci. C'est aussi la date que son fils aîné, Camille commence à travailler pour la manufacture.

PLEYEL (Ignace) et Fils ainé (*1817), c'est Camille, l'aîné de ses enfants.  En 1824 PLEYEL collabora avec Kalkbrenner., qu'a édité son livre

'Méthode pour Apprendre le Piano-Forte à l'aide du Guide-mains' (pdf), en 1820 Ignaz PLEYEL et son fils Joseph-Etienne-Camille (1788 - 1855), qui lui succède en 1824. Ignaz consacre ses dernières années à l’agriculture dans son domaine de Saint-Prix proche de Montmorency.

"Le barrage des ces pianos, construits par MM. Pleyel est entièrement en fer. Ces instrumens non seulement rivalisent avec les meilleurs pianos anglais; mais ils les surpassent en plusieurs points. La solidité de leur construction est telle qu'ils ne perdent presque jamais l'accord. La table de resonnance, étant dégagée des énormes moreaux de bois qui autrefois étaient employés pour résister au tirage, a plus d'élasticité et seconde mieux la vibration des cordes. Le son est étonnant, pour son volume et sa rondeur, et le mécanisme est tellement perfectionné qu'il permet qu'on l'attaque avec la plus grande délicatesse aussi-bien qu'avec la plus grand force. MM Pleyel construisent aussi des pianos carrés à une seule corde" (Journal des Débats. 21 novembre 1826.)

L'essor de la marque débute en 1827 avec l'obtention de leur première médaille d'or attribuée à l'occasion de l'exposition nationale des produits de l'industrie. En 1831 Ignace PLEYEL meurt.

Dans les années 1830 il créera deux salles de concerts, ancêtres de la future Salle PLEYEL : d'abord, à partir de 1830, un salon de cent cinquante places, puis, à partir de 1838, une salle de cinq cent places, près de la manufacture PLEYEL.

Camille entretiennent une forte amitié avec le pianiste-compositeur d’origine polonaise Frédéric CHOPIN (1810-1849) qui a écrit 129 compositions pour piano. La préférence de Frédéric CHOPIN pour les pianos PLEYEL est connu mais d'autres compositeurs (Cramer, Moscheles, Kalkbrenner et Steibelt) ont possédés un ou plusieurs PLEYEL comme le révèle les registres de fabrication et vente de la maison PLEYEL.

PLEYEL & DIZI (*1834)


En 1834 PLEYEL avait vendu son fonds d'éditeur: "Le magasin de musique de MM. Pleyel et Cie vient d'être vendu, MM. Pleyel se voueront entièrement à la fabrication de Pianos. Les divers ouvrages composant se vaste fond, ont été acquis par divers éditeurs, il n'est point sans importance pour nos lecteurs de leur faire connaître les noms des maisons qui sont devenues propriétaires des ouvrages principaux." (xx1834) p.212

Les ateliers de Pleyel, célèbre facteur de pianos, ont été détruits, en 1851, par un violent incendie.
Camille PLEYEL décède à Paris le 4 mai 1855. Son associé Auguste WOLFF, gendre de Kalkbrenner, reprenant la compagnie PLEYEL.
Pendant la première moitié du XIX eme siècle les pianos sont exportés dans plusieurs pays européens et les registres mentionnent des expéditions dans le nouveau monde, à New York et à la nouvelle Orléans.

BREVETS

Piano à tambourin, 1810: En 1810, il fait annoncer son piano à tambourin, dans lequel une pédale frappe une membrane avec ou sans grelots; on assurait alors qu' « on ne peut se faire une idée du charme que cette addition prête au piano" Dictionnaire pratique et historique de la musique par Michel Brennet (1926)

Dès 1815 PLEYEL importe des Wornum, inventeur des petits pianos, et PLEYEL était le premier en France en 1829 avec le pianino, ou piano droit, qui ne cessera de se perfectionner jusqu'à nos jours.

Brevet de 1819 - "Il faut donc que les patrons soient raisonnables et ne calculent pas uniquement les salaires selon les bénéfices rapportés, mais bien sur la chèreté plus ou moins grande des objets de consommation; c'est ainsi que l'avait compris Pleyel, dans l'organisation de sa fabrique de pianos, c'est ainsi que l'ouvrier et le patron se trouveront moralement liés. Ce dernier est forcé ment conduit à régler la rétribution due au travail, non-seulement snr le service qui lui est rendu, mais bien encore sur le besoin de l'ouvrier, sur ceux de sa famille. Tant que cette loi sera respectée, la solidarité des deux classes de la société se maintiendra avec fermeté : mais l'ordre public sera compromis dès que cette impérieuse nécessité cessera d'être satisfaite, car il faut, avant toutes choses, que l'ouvrier puisse vivre et soutenir les siens du fruit de son travail." Pontecoulant 1861

'Piano unicorde', construit par PLEYEL, en 1825   - "PLEYEL Père et Fils Ainé (Ignace et Camille), facteurs de pianos, à Paris, leur piano à une corde, appelé piano unicorde, importé d'Angleterre et perfectionné" (*1831) p. 394 - "Pleyel imagina, en 1825, la construction d'un piano dont chaque note se composait d'une seule corde, en employant une corde plus grosse. Après bien des essais, on ne parvint entin à monter ces cordes, qui toutes se cassaient sur les pointes, au diapason des petites, qu'en se servant de très-grosses pointes sur le chevalet et sur le sommier, en diminuant la longueur des cordes et en allégeant la table d'harmonie du poids dont elle était chargée dans les pianos ordinaires. Pleyel était arrivé, par ces moyens, à faire rendre le fa le plus aigu d'un piano unicorde à six octaves, à une corde d'acier 6/0 de Nuremberg, employée ordinairement, pour l'extrême basse. Pleyel employait un cadre en fer et un sommier de pointes en cuivre, afin d'augmenter, par cette addition, la durée de l'accord, et de supprimer entièrement le fond des caisses." Pontecoulant, 1861

Brevet de 1828:  "En 1828, Pleyel fait adapter aux pianos construits dans sa maison un sommier, dit prolongé, formé de trois lames de chêne, croisées, recouvertes d'un panneau d'acajou de vingt-six à vingthuit millimètres d'épaisseur, se prolongeant sur la table d'harmonie jusqu'à une distance de quarante millimètres derrière le chevalet. La partie qui recevait les pointes où se trouvaient attachées les cordes était garnie d'une lame de cuivre de deux millimètres d'épaisseur sur quatre millimètres de largeur. Cette lame était tixée sur le sommier par deux rangées de vis." Pontecoulant, 1861

Aussi en 1829 ils déposent deux brevets, un pour un nouveau mode de pieds aux pianos carrés : "Pleyel adapta à ses pianos, en 1829, des pieds ayant forme d'X et à bascule, pour remédier à l'inégalité inévitable des parquets. Le mouvement du coffre s'opérant sur l'axe de l'un des X seulement, le piano était toujours maintenu parfaitement d'ablomb." Pontecoulant, 1861, et pour la description et l'une image de cet invention: Description des machines, 1836, p.143-144 / Image : 459

et un brevet pour un sommier prolongé s'adaptant également aux pianos carré et à queue. (*1829)

Brevet de 1830 : "Pleyel, Moyen de conserver intactes les tables d'harmonie par leur placage à contre-fil avec un bois droit. (BF.)" Pontecoulant, 1861

Brevet de 1844: "Pleyel fit l'application aux pianos d'un mécanisme au moyen duquel, en touchant une suite de notes, on obtenait simultanément deux sons, soit à l'octave du son principal, au grave ou à l'aigu, soit tout autre intervalle, en établissant la communication de la note principale, aux marteaux de son octave; le pédalier et son système de communication étaient coupés en deux moitiés pour pouvoir jouer simple d'une main et double de l'autre, ou double des deux mains. (B. F.)" Pontecoulant, 1861

Pour voir les brevets originaux voyez le site INPI (13)

EXPOSITIONS (la suite)

"Pour l'élégance vient, après ce meuble tout royal, le piano à queue, à sept octaves, en bois de courbari, de M. Pleyel. Comme on sait, tous les instrumens de ces fabricans sont a table d'harmonie plaquée, procédé pour lequel ils ont obtenu un brevet d'invention." La Romance. Journal de musique, 1834-35, p.82

"L'ébénisterie de M. Pape nous paraît généralement lourde, bien que très-soignée. Celle de M. Pleyel nous semble devoir être mise au premier rang de cette partie de l'Exposition. Nous n'y voyons aucune pièce d'ébénisterie supérieure à deux de ses pianos, l'un à queue, en bois de courbari, avec baguettes en bronze doré; l'autre, carré, en bois d'acajou chenille, entouré d'un cadre de calliatour. Le calliatour et le courbari sont de teintes rapprochées de celles du palissandre, mais mieux veinés et d'un aspect plus animé. L'acajou chenille est moins rouge  moins veiné, et plus chaud que l'acajou ordinaire. Le choix de ces bois et la belle simplicité du dessin de ces meubles nous paraissent mériter les plus grands éloges." Expo 1834 (xxx1834), p.95

"Celle de M. Pleyel nous semble devoir être mise au premier rang de cette partie de l'Exposition. Nous n'y voyons aucune pièce d'ébénisterie supérieure à deux de ses pianos, l'un à queue, en bois de courbari, avec baguettes en bronze doré; l'autre, carré, en bois d'acajou chenillé, entouré d'un cadre de calliatour. Le calliatour et le courbari sont de teintes rapprochées de celles du palissandre, mais mieux veinés et d'un aspect plus animé. L'acajou chenitlé est moins rouge, moins veiné, et plus chaud que l'acajou ordinaire. Le choix de ces bois et la belle simplicité du dessin de ces meubles nous paraissent mériter les plus grands éloges." L'industrie, Stéphane Flachat, 1834, p.95

"Pleyel (Ignace), r. Cadet, 9. Dans les beaux instrumens exposés, on remarquait les pieds en x à bascule, qui maintiennent l'instrument toujours d'aplomb, et les tables d'harmonie plaquées qui empêchent les fentes et gerçures, et que M. P. a inventées en 1830. Plusieurs pianinos à 7 octaves, où, malgré la position verticale des cordes, l'ut grave de l'extrême basse sort bien." Mémorial encyclopédique et progressif des connaissances ..., Volumes 4-5, François Malepeyre, 1834, p.243

"La maison Pleyel se tient toujours à la hauteur de sa réputation. Les instruments qu'elle a exposés cette année se distinguent par les mêmes qualités qui en oui fait le mérite depuis long-temps, et qui leur ont valu l'approbation d'un grand nombre d'artistes et d'amateurs. M. Pleyel n'annonce pas de nouvelles découvertes ni de nouveaux procédés dans la fabrication de ses pianos, si nous exceptons l'invention de M. Lepère, qu'il a appliquée à l'un de ses instruments, et dont nous parlerons plus tard. Il s'est borné à soigner les détails de ses pianos; et l'on peut dire que le mécanisme anglais, qu'il a adopté et perfectionné, est aujourd'hui arrivé au plus haut degré de perfection. Ce mécanisme, renommé pour sa solidité et sa force, avait dans l'origine une certaine lourdeur qui ne pouvait convenir qu'aux mains vigoureuses et habituées à se servir d'un tel clavier; les touches s'enfonçaient trop et, rendaient difficile la répétition rapide d'une même note. M. Pleyel, après avoir reconnu les avantages et les défauts de ce mécanisme, a su conserver les uns et faire disparaître les autres; grâce aux perfectionnements qu'il y a introduits, le clavier de ses pianos, d'une docilité parfaite, se prêle également à la délicatesse et à l'énergie de l'exécution. M.Pleyel a successivement exposé un grand piano à queue destiné aux salles de concert, plusieurs pianos a queue de plus petite dimension pour les salons moins spacieux, des pianos carres et verticaux, et enfin des pianinos. Bien que l'emplacement de M. Pleyel fût peu favorable à l'émission du son, entouré qu'il était d'immense tapis, ces instruments  ont développé sous la main de M. Kalkbrenrter une puissance étonnante de sonorité. Ils ne laissent rien à désirer pour la main d'oeuvre et la solidité de leur construction. On connaît les pianinos importés vers 1830 d'Angleterre, et que la manufacture Pleyel construit dans une rare perfection ces charmants petits instruments qui possèdent une qualité de son pure, moelleuse et chantante, conservent, toujours la faveur du public. Nous en avons vu un qui semblait encore surpasser ce que M. Pleyel a fait de mieux dans ce genre; aussi madame la duchesse d'Orléans, ravie des sons enchanteurs de cet instrument, en a-t-elle fait l'acquisition. Nous n'aurions que peu de choses à dire des pianos carrés, qui méritent les éloges qu'on leur a donnés assez souvent, si nous n'avions à parler d'une innovation qui se rapporte moins à la construction qu'au débit de cet instrument. M. Pleyel vient de fabriquer des pianos carrés a deux cordes et six octaves, destinés principalement aux études élémentaires, très solidement construits et offerts an public au prix de 750 fr. Ces pianos des élèves (comme les appelle M. Pleyel ne manqueront pas d'avoir un grand succès. On sait que la plupart des élèves étaient jusqu'ici obligés de s'exercer sur de vieux pianos usés, achètes d'occasion pour cause d'économie. Beaucoup de personnes se figurent que le plus mauvais instrument est assez bon pour un enfant qui commence; c'est là une erreur qu'il importe de combattre. Un bon instrument avancera de beaucoup les progrès de l'élève, sans compter le goût qu'il lui donnera pour la musique, en lui faisant entendre des sons harmonieux au lieu de ces sons criards qui tiennent du chaudron et qui le rebutent. C'est donc une idée heureuse, une entreprise éminemment ulileque celle de M. Pleyel, de fournira bon marché des instruments qui réunissent toutes les qualités désirables pour le but auquel il les destine. En général M. Pleyel est entré dans une voie de progrès commercial qui devra trouver des imitateurs. Il vient de diminuer les prix de ses pianos en les cotant à prix fixe et en suppriman ce qu'on nomme la remise des professeurs, vil trafic dont les abus n'ont subsisté que trop long-temps. Nous félicitons M. Pleyel d'avoir pris l'initiative d'une mesure qui ne manquera pas d'obtenir l'agrément et l'approbation du public." Revue et gazette musicale de Paris, Volume 6, 1839, p.239

"Le pianino de M. Pleyel était extrêmement remarquable par la rondeur, la force et l'égalité des sons." Expo (**1839)

"Deux pianos à queue, dont l'un, de petit format, a mérité d'être placé en troisième ligne, un piano carré qui a obtenu le deuxième rang, deux pianinos dont l'un a été jugé supérieur à tous les instruments du même genre. La fabrique dirigée par M. Pleyel est la plus considérable de Paris; elle confectionne de huit à neuf cents pianos par an et occupe trois cents ouvriers; elle est digne, sous tous les rapports, qu'on lui accorde le rappel de la médaille d'or qui lui a été donnée aux précédentes expositions." Expo ( **1839)

"Les pianos de M. Pleyel sont toujours remarquables par ce son doux et argentin qui leur donne un caractère mélancolique essentiellement distingué. De là la préférence que leur accordent certains artistes, tels que Chopin et Osborne, par exemple, dont les oeuvres elle talent d'exécution brillent surtout par des qualités analogues. Les grands pianos d'Erard et de Pape appartiennent aux grandes salles de concerts et aux théâtres; les pianos de Pleyel sont mieux placés dans les salons de peu d'étendue; ils conviennent mieux à la musique intime. " Expo (*1839-44)

"L'établissement dirigé par M. Pleyel se fait distinguer par son importance: on y fabrique annuellement neuf cents pianos, une partie desquels, envoyés à l'étranger, contribuent à étendre la réputation des produits de la facture française. Cette maison a exposé des pianos à queue de grand et de petit modèle, des pianos carrés à trois et à deux cordes, des pianos droits à cordes obliques et à cordes verticales. Ces instruments ont une belle qualité de son, et prouvent que la grande étendue de la fabrication n'est pas un empêchement au fini du travail. M. Pleyel a fait entendre à la commission un piano à queue dit à double percussion. Dans cet instrument, par le moyen d'un mécanisme, on peut à volonté, en posant le doigt sur une touche, faire entendre la note et une de ses octaves. Quelques effets nouveaux résultent de cette disposition; mais c'est au temps qu'il appartient de prononcer sur sa valeur. L'établissement de M. Pleyel se montre de plus en plus digne de la médaille d'or qui lui a été décernée aux précédentes expositions; le jury est heureux de lui en accorder le rappel." Expo (**1844), p.547

"PIANOS Maison PLEYEL. - Sous le n° 2754 la maison Pleyel expose divers instrumens dans tous les genres, que le manque d'espace force de changer fort souvent pour pouvoir les faire passer tous sous les yeux du public. Cette manufacture grandiose, établie a l'instar des maisons anglaises Broadwood et Tomkisson, prend chaque jour plus de développement la majeure partie de ses succès est due à la belle qualité sonore, à la bonne confection et à la solidité de ses pianos. La maison Pleyel a déplacé le commerce de pianos qui se faisait a Londres et à Vienne pour le monde entier, elle s'en est emparée; aujourd'hui avec elle la concurrence est devenue pour ainsi dire impossible. La facture allemande s'est vue suivie, traquée et supplantée en Italie, en Pologne, en Russie, etc., et la facture anglaise ne se soutient encore que par d'énormes sacrifices. Cette révolution commerciale a été accomplie par la haute intelligence, l'activité, la persévérance de M. Pleyel, lequel se trouve aujourd'hui placé à la tête de la fabrication la plus considérable de France, occupant près de 300 ouvriers et livrant au commerce environ 1000 instrumens par année. Je ne ferai pas la description des iInstrumens de M. Pleyel, ils sont trop répandus pour que j'aie quelque chose apprendre a mes lecteurs qui, j'en suis certain, savent reconnaître, à son timbre seul un piano, sortant des ateliers de la rue du Rochechouart, parce que cet instrument possède une qualité de son invariable, qui est son cachet individuel et qui le fait distinguer facilement du piano construit par d'autres facteurs; je ne parlerai donc que des innovations apportées dans la facture de cette maison. M. Pleyel présente au concours huit instrumens; un piano droit a cordes verticales, un piano droit à cordes demi-obliques, un piano droit à cordes obliques et à sept octaves, deux pianos carrés dont un a deux cordes, un piano à queue petit format un piano à queue grand format, et un piano à queue à double percussion. Le piano vertical de M. Pleyel a, depuis cinq ans, subi des modifications fort importantes, et nous voyons figurer cette année à l'exposition un nouveau modèle a cordes obliques, ne différant des autres que par la grandeur. Dans ce nouvel instrument on a su profiter des ressources qu'offre l'allongement des cordes de la basse, en y adaptent la pédale ttni-corda qui n'existe pas dans les pianos à cordes obliques des autres facteurs le clavier a sept octaves a une égalité fort remarquable, et offre ainsi à l'exécutant toutes les ressources du piano a queue qu'il est appelé a remplacer dans les très-petits appartemens. Dans les pianos carrés qui semblent être les enfans de prédilection de M. Pleyel et il a raison car ils ont grandement concouru a établir sa belle réputation, nous avons remarqué également quelques perfectionnemens. M. Pleyel, pour augmenter la résistance à la tension des cordes, la force de sonorité, et consolider l'excellence de l'accord qui est une des bases de la réputation de cette importante manufacture, a appliqué le barrage simple et double en fer. Le piano carré obtient encore la préférence sur certains formats à cause de la fluesso de la délicatesse et de la pureté du son et surtout à cause de la solidité de l'accord. Le piano carré a deux cordes est un délicieux instrument et en l'écoutant on arrive a se plaindre de la tendance de la facture actuelle qui court après la force en abandonnant la pureté du son. Il fallait, pour certains salons, un instrument qui ne fût pas le piano carré, qui eût plus de sonorité que la piano vertical, et moins de grandeur que le piano à queue, assez embarrassant dans certaines localités: ce fut ce qui porta M. Pleyel à construire des pianos à queue sur un petit modèle, qu'il nomma petit format, et qui, dès leur apparition, ont obtenu une grande popularité ils ont toutes les qualités qui distinguent les grands pianos à queues, et ne leur sont pas inférieurs en sonorité, car, admis au concours de l'exposition, en 1839, le petit piano à queue de M. Pleyel jouta avec les autres pianos à queues du grand modèle, et nous nous rappelons qu'il obtint la troisième place. Voici le classement des places occupées par M. Pleyel, en 1839, au concours des instrumens pianos à queues la troisième place pianos carrés a trois cordes, la seconde place; pianos droits et a cordes verticales, la première place. Mais, de tous les instrumens présentés par M. Pleyel au concours, celui qui m'a le plus frappé, celui qui, pour moi, est son chef-d'œuvre, c'est le grand piano de concert le premier de tous pour la puissance et la sonorité. Nous avons remorqué, dans cet instrument, une très grande homogénité desons, un timbre prolongé, une émission franche, vibrante, suave et puissante tour à tour, on clavier obéissant, dont tons les détails fonctionnent sans perte de temps ni de force et d'une égalité parfaite. L'égalité est une des belles qualités de la maison Pleyel, et aucun facteur ne peut rivaliser avec elle à cet égard, car M. Pleyel consacre tout son temps à ce difficile, et consciencieux travail. Les recherches de M. Pleyel sur l'augmentation du son, lui ont présente la double percussion comme un moyen utile à employer. Déjà, avant lui on avait essayé beaucoup de clavecins octaviant an moyen de genouillères; divers facteurs, on France, avaient appliqué à leurs pianos la double percussion; mais tous ces travaux étaient trop compliqués pour être usuels; car, en facture instrumentale, il faut simplicité, solidité, sonorité. M. Pleyel, pour obtenir 1a double percussion sans altérer l'harmonieuse pureté des sons, s'est servi d'équerres obliques, et, au moyen d'un mécanisme simple, indépendant, et fonctionnant par deux pédales, le pianiste peut doubler tout à coup la percussion. Ce perfectionnement rationnel du forte a révélé une qualité différente et distincte, en prolongeant d'une manière très sensible les sons filés de la note touchée par le doigt, doublée tout à coup par celui de l'octave. Cette innovation ne change rien à la construction du piano, qui reste en tout point semblable aux autres pianos à queue. En parlant du piano octaviant d'un autre facteur, un écrivain a prétendu qu'une grande maison de Paris voulait contester la priorité de cette invention. Il y a, ici, légèreté dans l'accusation, échappée, sans doute involontairement, au rédacteur. La réputation de la maison Pleyel est trop haut placée pour qu'il soit digne d'elle de répondre à une semblable insinuation elle ne conteste rien à ce facteur, parce qu'elle n'a rien à lui contester; mais, forte de son droit et de sa conscience elle saura répondre, nous en sommes certains, à quiconque prétendra l'attaquer. D'ailleurs, la double percussion est du domaine public, le moyen d'y parvenir est seul susceptible de discussion; et ne peut-il pas se faire que deux personnes arrivent en même temps au même but n'avons-nous pas l'invention de l'imprimerie, réclamée par plusieurs villes. Ruolz et Blyengton ne sont-ils pas arrivés à la dorure des métaux en même temps et par les mêmes procédés. Ici même il existe une très grande différence, c'est que le facteur dont on parle n'établit se prétentions que sur un projet d'instrument, et que M. Pleyel, au contraire, vous présente un excellent piano, marchant et résonnant bien. Quant à ce que l'on prétend de copie faite, d'envois d'ouvriers à 200 lieues de Paris, la seule réponse a faire à tons ces commérages ou compérages, c'est qu'on ne copie qu'une chose achevée. Honneur à la maison Pleyel elle a marché à grands pas depuis cinq ans, ses progrès sont immenses, et l'on peut dire aujourd'hui du piano de Pleyel, ce que Louis Adam, le Nestor des pianistes de France, disait, il y a quelques années, des pianos d'un autre facteur. " Quand je suis assis devant un de ces instrumens, je m'identifie tellement avec lui, que j'oublie qu'il y a un intermédiaire entre la musique et moi. " AD. vicomte de Pontécoulant. La France Musicale, 1844, p.213

DOCUMENTATION

Pleyel, la manufacture de pianos, livre de Turgan, Cnum

'La notice d'utilisation éditée par Pleyel en 1855' (pdf)(Musiques vivantes)

"Chronologie des pianos de la maison PLEYEL"

PLEYEL harpishord de Wanda Landowska 1912 (pdf)

'Camille PLEYEL is dead', un article dans 'The Ladies' Compagnon', Bradbury and Evans, 1855

Le centenaire de la Maison PLEYEL: dans 'L'Art décoratif'. Revue de la Vie artistique ancienne et moderne, janvier-juin 1909, p. 175-188

Pleyel à Strasbourg, acte de mariage, etc. (pdf)

AVIS

Avis important.

"MM. Ignace Pleyel, et comp., ont l'honneur de prévenir le public que les pianos que l'on a annonce journellement à vendre dans les maisons de commission, sous le nom de Pleyel, n'ont point été fabriqués dans leurs ateliers, et qu'ils n'avouent que les instrumens portant exactement les noms d'Ignace Pleyel, et comp. Ils n'ont point d'autre dépôt à Paris que leurs magasins du boulevard Montmartre et leur manufacture rue Cadet n. 9, où on est prié de s'adresser, pour éviter toute méprise. " Le Figaro 18/02/1828, p.4

"Piano de Garafa. - Ce piano droit à 2 cordes et d'une étendue de 6 octaves est d'Ignace Pleyel et Cie. Il porte le n°2515 et fut acheté en mars 1833. C'est l'instrument dont Michel Carafa (Naples, 1785; — Paris, 1872) s'est servi pour écrire ses derniers ouvrages, y compris son chef-d'œuvre la Prison d'Edimbourg (20 juillet 1833). Sur le devant de ce pianino se trouve une* plaque en cuivre sur laquelle on lit : « Piano de Carafa. » Offert au Musée du Conservatoire de musique par son neveu et fils adoptif, Michel d'Aubenton Carafa." Le musee du Conservatoire national de musique : catalogue descriptif et raisonne, 1884

ARTICLE

"LES voleurs SUR LES TOITS. Un vol audacieux a été commis dernièrement dans le vaste chantier de M.Pleyel, le fabricant de pianos. Des malfaiteurs, malgré la vigilance de deux chiens de garde, se sont introduits par escalade et ont enlevé pour un millier de francs de zinc. Les employés ayant établi de nouveaux moyens de surveillance, ont aperçu la nuit dernière quatre hommes qui, placés sur le toinde.l'un des bâtimens de la scierie mécanique, enlevaient le zinc qui le recouvre. A leur approche trois de ces hommes parvinrent à s'échapper le quatrième, quoique cerné de tous côtés, s'apprêtait à faire résistance, quand un coup de fusil chargé à plomb lui fut tiré, et l'effroi autant que la blessure le forcèrent à se laisser arrêter. Ses blessures, légères d'ailleurs, furent pansées avant que la force armée fût appelée; et on le remit entre les mains du commissaire de police. Ses aveux ont mis, dit-on, sur la voie de tous ses complices qui, depuis quelque temps, étaient la terreur du quartier Saint-Marcel." Le Figaro, 04/08/1837, p. NP

"Le roi, la reine et les princes se sont arrêtés devant la cabane du célèbre facteur, M. Camille Pleyel. Au moment de leur arrivée, M. Pleyel se trouvait seul devant un admirable piano qui, par un mécanisme nouveau, double la percussion sonore, et, par un heureux à propos, il a joué l'air du Dé serteur quand le roi passait. La reine et le roi sont montés sur l'estrade et se sont assis a côté de l'exécutant. Louis-Philippe a connu particulièrement te père de M. Camille Pleyel. Il s'est souvenu d'un atr qu'il avait entendu il y a cinquante ans; il s'est mis a le fredonner à M. Pleyel, et l'a prié de lui exécuter la composition de son père. Le roi, après avoir écouté avec un plaisir infini les deux morceaux joués de la manière la plus distinguée par M. Pleyel, lui a dit "Je"vous félicite de votre invention, c'est un prodigieux développement que vota avez donné A vos instrument. Puis Sa Majesté s'est entretenue longuement avec l'excellent et ai honorable facteur, des détails de son invention et a vivement appuyé l'importance qu'elle aura pour l'effet du piano dans les grandes salles. Elle a été surtout frappée d'une de ses qualités inappréciables, celle de prolonger les sons. On sait, en effet, que le piano si bien perfectionné aujourd'hui, laissait à désirer, sous le rapport du chant soutenu, ce résultat est complet dans le nouveau piano de M. Pleyel, et il fournira sans aucun doute à nos grands pianistes de nouvelles ressources pour la composition. Le roi et la reine, en quittant M. Pleyel, lui ont réitéré les marques de leur sympathie et les témoignages les plus sincères de leur satisfaction." La France Musicale, 07/01/1844, p.173

"Un incendio considerevole scoppiò verso le 5 ore di mattina di martedì, 25 spirato marzo, nello stabilimento di uno fra i primi fabbricatori di pianoforti, del signor Camillo Pleyel, L'incendio dilatandosi, s'appiccò ad un vasto locale che conteneva legnami lavorati e da lavorarsi, ed alimentato da quelle materie combustibili fece dei rapidi progressi malgrado i potenti mezzi impiegati per arrestarlo. Si ignora la causa di tale incendio, che dovette certamente cagionare gravi danni, poiché 300 operai lavoravano in quel locale, che divenne preda delle fiamme. Il signor Pleyel si adoperò tosto con ogni cura affinchè i suoi operai non mancassero di lavoro, e publicò sui giornali una lettera di ringraziamento a coloro che eransi adoperati a suo vantaggio. Il locale e le mercanzie erano assicurate." L'Italia musicale, Volume 3, Francesco Lucca, 1851, p.111

"Un incendie considérable s'est déclaré mardi matin, vers cinq heures, chez M. J. Pleyel fabricant de pianos, rue Rochechouart, 22. Le feu a pris dans l'un des bâtiments occupés par les ateliers au n° 24, en communication, par une cour formant un carré long avec la maison d'habitation et les magasins. Ce bâtiment, élevé de quatre étages dans la cour; renfermait une grande quantité de bois ouvré et à ouvrer. Malheureusement par suite de l'heure matinale, il s'est écoulé un certain espace de temps avant qu'on n'ait pu réunir des travailleurs en nombre suffisant, et le feu, alimenté par une immense quantité de matières essentiellement combustibles, a fait des progrès si rapides; que les batiments dans lequel il avait pris naissance n'a pas tardé à être entièrement embrasé, et que les flammes ont atteint l'autre bâtiment sur la rue, dans la partie la plus rapprochée de la maison n° 26, qui s'est trouvée dès cet instant gravement, menacée. Comme il n'était plus possible de concevoir l'espoir de sauver ]es marchandises on a dû diriger les travaux de manière à concentrer le feu dans son foyer principal, afin de préserver les habitations voisines; et, après une heure et demie d'efforts, ont y est parvenu et on s'en est rendu maître. Vers huit heures, le feu, enfin maîtrisé, était à peu près éteint, mais le bâtiment dans lequel il avait pris naissance et toutes les marchandises qu'il renfermait étaient complètement réduits en cendres : il n'est resté debout que les quatre murs. Les planchers, les marchandises et une partie, de la toiture de l'autre bâtiment sur la rue ont été également consumés ou détruite. La perte occasionnée par cet incendie doit être considérable, car ces ateliers n'occupaient pas moins de 300 ouvriers. L'habitation personnelle de M. Pleyel a été entièrement préservée. Mardi matin, à sept heures, pendant que le feu résistait encore à tous les efforts combinés, M. Pleyel s'occupait déjà de répartir dans ses autres ateliers les ouvriers que ce sinistre menaçait de laisser sans ouvrage et le soir même, à côté des bâtiments incendiés, a eu lieu le concert de M. Grignon, dans la salle Pleyel, qui n'a souffert en rien, pas plus que les ateliers principaux. Bâtiments et marchandises étaient assurés. " Le Ménestrel, 30/03/1851, p. 3

BLOG PLEYEL pianino

Blog 'PIANINO PLEYEL' d'Olivier FADINI

 Cordes métalliques, 1811  / Cordes métalliques, 1811 / Brevet, 1825.11.17 / Médaille d'or, 1827 / Médaille d'or, 1834 / Médaille d'or, 1839 / Médaille d'or, 1844 / Médaille d'or Toulouse, 1845 /  Médaille d'or, 1849 / Médaille d'honneur, 1855 /  Hors concours Becançon, 1860 / Hors concours Mont-pellier, 1860 /  Diplôme d'honneur, Metz, 1861 / Médaille Londres, 1862 / Hors concours, 1867 /  Liste des exposants Londres, 1871/ Hors concours, Lyon, 1872 / Hors concours, Vienne, 1873 / Médaille d'or, 1878 / Hors concours, Amsterdam, 1883 / Diplôme d'honneur, Anvers, 1885 / Grand Prix, 1889 / Hors concours, Anvers, 1894  /   Hors concours, Amsterdam, 1895 / Hors concours, Bruxelles, 1897 / Hors concours, 1900 / Hors concours Liège 1905

1964
ROLLER Jean

(1798 - 1866)

1808

Piano carré ca 1804 Roller, et sa signature, Cité de la Musique, Paris (Collection Geneviève Thibault de Chambure)

Pour les détails et photos voyez la page de MIMO en ce qui concerne la Cité de la musique

 

"Voici les prix des pianos de M. ROLLER."

"Pianos ordinaires : 2 cordes, petit format, 6 octaves, 2 pédales, 600 fr.  -  Idem., 4 pédales, 680 fr.  -  Idem, longue table de mécanique à échappement, 1000 fr.  -  Idem, 3 cordes, 6 octaves, 4 pédales, 1050 fr.  -  Idem, longue table de mécanique à échappement, 1200 fr.

Pianos transpositeurs, deux cordes, petit format, 6 octaves, 4 pédales, longue table, 750 fr.  -  Idem, grand format, 950 fr.  -  Idem, longue table de mécanique à échappement, 1200 fr.  -  Idem, 3 cordes, 6 octaves, 4 pédales, 1300 fr.  -  Idem, longue table de mécanique à échappement, 1500 fr.

Ces mêmes instrumens avec une cinqième pédale, tambour à clochettes, en plus, 50 fr.  -  Les pédales en cuivres montées dans une lyre élevée sur une estrade, en plus, 120 fr." (*1822)

BREVETS

"Roller, Piano - transpositeur, Vieille rue du Temple, n°6. -  Au moyen d'un mécanisme aussi simple qu'ingénieux, dont M. Roller est l'inventeur, ce facteur a su faire marcher le clavier sous les cordes, de sorte que la touche qui frappait les cordes qui sonnent l'ut passe sous l'ut dièse ou ré bémol, et donne ainsi un autre système tonal, sans que le doigté éprouve le moindre changement. Pour baisser le ton, il suffit de porter le clavier de droite à gauche, et alors, selon le nombre de degrés qu'on lui fait parcourir, la gamme d'ut, et par conséquent le système entier de ce ton, se changent en ceux de si, de si bémol, de ré, de la bémol, de sol, de fa dièse, de fa. On peut obtenir les mêmes tons à l'aigu. Le mécanisme, qui porte le clavier à droite ou à gauche, est mis en jeu par une clé de la nature de celles des pendules; chaque tour de clé donne un degré de plus, si c'est en haut; et un degré de moins, si c'est en bas. Chacun de ces deux degrés est un demi ton; et, à quelque de gré que l'on s'arrête, le clavier se trouve invariablement fixé. Des signes mis sur le clavier qui change de place, et sur le devant du piano, qui est d'une parfaite immobilité, montrent, sur-le-champ à ceux qui n'auraient pas l'oreille assez exercée pour s'en rendre raison, si le clavier est dans sa position naturelle, ou s'il a été porté d'un ou plusieurs degrés à droite ou à gauche. Il est inutile de faire remarquer que, si la transposition opérée par le clavier mobile porte l'ut aune quarte au-dessus, et à une quinte au-dessous de son ton naturel, les pianos transpositeurs, dont le clavier représente six octaves, doivent nécessairement en avoir sept à cordes pour pouvoir faire face au clavier, dans quelque position qu'il se trouve. Ce mécanisme applanit toutes les difficultés de la transposition. Cet instrument est bien précieux pour les pianistes qui accompagnent sur la partition, et pour ceux qui exécutent des duos, des trios, des quatuors, etc., avec des instrumens à vent, et doit assurer un succès complet à cette découverte." Bazar Parisien, ou Annuaire raisonné de l'industrie des premiers artistes et ..., 1821, p. 429-430

"NOUVELLE INVENTION. - Piano transpositeur de M. Roller, de Paris. Au moyen d'un mécanisme aussi simple qu'ingénieux, dont M. Roller est l'inventeur, ce facteur a su faire marcher le clavier sous les cordes, de sorie que la touche qui frappait les cordes qui sonnent l'ut passé sous l'ut diése ou re bémol, et donne ainsi un a ure systême tonal, sans que le doigter éprouve le moindre changement. Pour baisser le ton, il suffit de porter le clavier de droite à gauche, et alors selon le nombre de degrés qu'on lui fait parcourir, la gamme l'ut, et par conséquent le systême entier de ce ton, se changent en ceux de si, de si bémol, de ra, de la bémol, de 50%, de fa dièse, de fa. On peut obtenir les mêmes tons à l'aigu. Le mécanisme qui porte le clavier à droite ou à gauche pst mis en jeu, par une clef de la nature de celles des pendu et si c'est en bas, et Ut degré de moins si chaque tour de clef donne un degré de piu si c'est en bas. Chacun de ces deux degrés est un demi ton, et, a quel degré que l'on s'arrète le clavier se trouve invariablemcnt fixé. Des signes mis sur le clavier qui change de place, et sur le devant du piano, qui est d'une parfaite immobilité montrerit sur-le-champ a ceux qui n'auraient pas l'oreille assez exercée pour s'en rendre raison, si le clavier est dans sa position naturelle, ou s'il a été poi té d'un ou plusieurs degrés à droite ou à gauche. Il est inutile de faire remarquer que, si la transposition opérée par le clavier mobile porte l'ut a une quarte au-dessus, et a une quinte au-dessous de son ton naturel, les pianos transpositeurs, dont le clavier représente six octaves, doivent nécessairement en avoir sept en cordes pour pouvoir faire face au clavier, dans quelque position qu'il se trouve. Ce mécanisme applanit louies les difficultés de la transposition. Cet instrument est bien précieux pour les pianistes qui accompagnent sur la partition, et ceux qui exécutent des duos, des trios, des quatuors, etc., avec des instrumeus a vent, et doit assurer un succes complet a cette découverte" Journal d'affiches de Gand et de la Flandre, 1821, p. 4 &  Mémorial universel: journal du Cercle des arts, 1820, p.141

Paris 90, rue Vieille du Temple (*1809)(x1810)(*1811)(*1812)(*1816) (*1817)(x1820)(arr.3)

6, rue Vieille du Temple (1808)(**1821)(*1822)(arr.4)

27, rue de Paradis Poissonière  (*1822)(1823)(arr.10)

'Facteur de pianos et harpes' et peintre

Jean (Johan) ROLLER ou ROLLER Père, (né en Allemagne) commencait déjà aussi à travailler à 1818 pour le Fils d'Armand BLANCHET à savoir Nicolas BLANCHET, avec qui il a fondé l'association, nommée ROLLER et BLANCHET

ROLLER Fils (*1820),  'M. Roller fils écrit à l'Académie pour exprimer le désir de lui faire entendre son piano vertical et d'en obtenir un rapport' (*1830-34) Il n'est claire que le fils de ROLLER est été un facteur de pianos indépendant, ou travaillait pour son père, car les adresses d'eux changent.

ROLLER et Cie (?)

BREVETS (la suite)

"M. Roller, à Paris, a inventé un piano qui a l'avantage de ménager les voix, en permettant à chacune de se maintenir dans le diapason qui lui est naturel. Au moyen d'une transposition convenable et qui peut être facilement opérée en faisant mouvoir le clavier, on exécute sur cet instrument d'anciennes partitions-, qu'on met à la portée des voix peu étendues, et qu'on juge à tort avoir été écrites trop haut, à cause de l'élévation exagérée du diapason actuel." Bulletin de La Societe D'Encouragement pour L'Industrie Nationale Vingt, 1825, p.53

1820, piano transpositeur, ROLLER - " En 1820, Roller construisit un piano pouvant à volonté changer de ton, c'est-à-dire que chacune de ses notes pouvait, au même instant et d'un seul mouvement, monter ou descendre par degré de demi-ton jusqu'à une octave. Ce changement avait lieu par le déplacement du clavier, au moyen d'un mécanisme qui, en faisant monter ou descendre un châssis sur lequel était posé le clavier, faisait changer de corde chacun des marteaux. Le mécanisme se composait d'un arbre vertical dont l'extrémité supérieure portait une forte aiguille, et l'extrémité inférieure était armée d'une roue dentée, engrenant une crémaillère assemblée au châssis qui renfermait le clavier. De sorte que cette crémaillère pouvait avancer soit à droite, soit à gauche, par l'action de la main qui, en tournant l'aiguille, faisait jouer la roue dentée. Ce changement était combiné avec une précision concordante avec chacune des divisions de la plate-forme métallique sur laquelle tournait l'aiguille, de manière que la distance d'une division à l'autre, soit en montant, soit en descendant, ne changeait le ton que d'un demi-ton." Pontecoulant, 1861 (voyez aussi à gauche)

Brevet de 1823, ROLLER adapte au piano un sommier de métal, ayant l'avantage de donner de l'âme et de la vibration à la partie de la table qui ne pouvait en recevoir par l'ancienne disposition, parce que cette table était alors collée sur le sommier des chevilles, et que les vibrations étaient ainsi interrompues à partir de l'endroit collé jusqu'à la paroi latérale de la caisse de l'instrument." Pontecoulant, 1861

Brevet de 1831 : "Roller, construisit un piano droit qui a servi de type à tous ceux que l'on fabrique maintenant. Dans ce piano, la table d'harmonie et les cordes étaient disposées dans une capacité ou caisse verticale placée en arrière du clavier et en devant de l'exécutant, de manière toutefois à laisser une ouverture pour le passage des pieds du musicien et des pédales. La longueur de l'instrument n'était que de 0 M 46, et sa longueur de 1 M 30. Un volume aussi peu considérable suffisait à loger les cordes des dix octaves, la mécanique, le clavier et les pédales. Le système d'échappement était fort ingénieux et disposé de manière que le marteau arrivait sur la corde avec toute la vivacité que lui imprimait la touche (B. F.)" Pontecoulant, 1861

Brevet de 1839 : "Roller, chercha à augmenter la puissance de la sonorité dans le piano de manière à ce qu'il devînt un instrument d'orchestre dans un vaste local. Il tâcha d'arriver à cette solution par deux moyens : 1°dans un piano à queue, à table renversée (trois cordes), il fit attaquer les marteaux en dessous du sillet. Il plaça ensuite, le plus près possible du plan des cordes, le pivot au centre du marteau, afin de rapprocher, autant que possible, de la perpendiculaire à la corde la direction du dernier élément de l'arc décrit par le marteau; ce qui lui permit d'utiliser une partie d'autant plus grande de la force d'impulsion transmise parle mécanisme. Le second moyen par lequel Roller crut arriver à résoudre le problême, ce fut le piano à double queue à trois cordes sur (une et l'autre table). Au moyen d'une pédale on pouvait en jouant, isoler à volonté l'un et l'autre système de marteaux, en conservant au clavier la facilité ordinaire, et ajoutant aux ressources de l'exécutant pour nuancer ses effets." Pontecoulant, 1861

Pour voir les brevets originaux voyez le site INPI (13)

EXPOSITION

"668 M. Roller, rue de Paradis-Poissonnière, n. 27. Un piano à sommier de métal isolé." et "315 M. Dietz, rue de l'Échiquier, n°34 - 316 M. Koska, rue de Richelieu, n°10. - 317 M. Roller, rue de Paradis-Poissonnière, n°27. Le jury a cru ne pas devoir séparer ces trois fabricans qui ont présenté des pianos d'une excellente exécution; il appelle sur leurs produits l'attention particulière du jury central." Rapport du Jury d'admission des produits de l'industrie du Département de la Seine, 1825, expo 1823, p. 71 et 169

"1654 M. Roller et Compagnie, breveté, rue du Paradis, n°. 27 : Pianos et Pianos transpositeurs." Exposition Publique Des Produits De L'Industrie Francaise, 1823, p.185

"M. Roller, à paris, rue de paradis, n°27, A presenté un piano transpositeur et vocal, ayant l'avantage de ménager les voix, en permettant à chacune de se maintenir dans le diapason qui lui est naturel. Au moyen d'une transcription convenble, et qui peut être facilement opérée en faisant mouvoir le clavier, on exécute sur cet instrument d'anciennes partitions que l'on met à la portée des voix peu étendues, et qu'on juge tort avoir été écrites trop haut, à cause de l'élévation exagérée du diapason actuel. Le jury a décerné à M. Roller une médaille d'argent"  Exposition nationale. Paris. 1823. Rapport, p.351

(*1847): L'histoire de la musique moderne p.304

 Médaille d'argent, 1823

 
LE BOULCH 1810

Ver-sailles 12, rue Sainte Adélaide (*1913)

5, 7 et 8, rue de l'Oratoire (*1929)(arr.1)

"Manufacture de pianos, orgues, lutherie fine"

Facteur de pianos, compositeur (?) et éditeur de musique

LE BOULCH H. Jules (*1913)

Acquéreur de la plus grande partie du fonds (selon une partition de 1897) GERARD, successeur à son tour de MEISSONNIER

LE BOULCH G. (*1929)

Un autre LE BOULCH à Caen (°1847)

   
MARTIN

Piano 'boudoir' Expo 1844

1810

Pianos carrés, pianos droits, pianos verticaux ou, pianos à queue

Piano pédalier n°5128 (mécanique à lâmes, bayonettes à l'arrière) au Musée du piano à Limoux

EXPOSITIONS

M. MARTIN, à Paris, place de la Bourse, 13, - Pour l'appareil auquel il a dotiné le nom de chirogymnaste, qui sert à exercer les doigts du pianiste, sans fatiguer son oreille et sans user le mécanisme du piano." Expo (**1844), p.545

"Piano de boudoir, de M. Casimir Martin. - M. Casimir Martin est l'ingénieux inventeur du chirogymnaste, appureil mécanique destiné à rendre moins pénible et moins longue l'élude du piano. Cet instrument à la fois élégant, léger et portatif, ne s'adapte pas nécessairement au piano; il peut être convenablement placé sur toute surface plane, sur une table, une console ou tout autre meuble. Le chirogymnaste est une découverte trop utile pour qu'il ne soit pas, de notre part, l'objet d'une appréciation particulière; bornons-nous donc aujourd'hui à constater le grand succès qu'il a obtenu à l'exposition. M. C. Martin a aussi exposé de charmants pianos de boudoir, pouvant servir à la fois de piano et de secrétaire : écritoire, bureau, caisse, tiroirs, tout s'y trouve réuni. Ce nouveau format, dont nous reproduisons le modèle sons toutes ses faces, fera certainement fortune dans le boudoir et le cabinet de travail de nos dames où, en raison de l'exiguïté de nos apartements, l'économie de la place est chose si urgente. Il faut ajouter que les pianos de boudoir de M. Casimir Martin ne sont pas seulement de jolis meubles en palissandre, à balustres ou colonnes lorses, mais qu'ils sont aussi d'excellents instruments, réunissant toutes les qualités de solidité et de sonorité désirables. Nous en reparlerons avec plus de détails à propos du chirogymnaste." Expo (xxx1844)

"CHIROGYMNASTE et PIANO-SECRÉTAIRE DE Casimir Martin. Le piano est à l'ordre du jour. Il n'est point de famille qui ne cultive l'étude de cet instrument. Déjà depuis nombre d'années, l'esprit a cherché des moyens matériels propres à simplifier l'étude mécanisme du piano. C'est ainsi que se sont présentés : successivement à notre examen, le Guide-Mains et le Clavier muet de M. Kalkbrenner, le Dactylion de M. Herz, les Bagues de plomb de Liszt et plusieurs autres inventions qui n'ont jamais complètement atteint le but. La cause en résultait surtout de l'absence totale de science anatomique de la main, sans laquelle il était impossible d'arriver à rien de bon. Aussi le Ghirogymnaste procede-t-il par des moyens totalement étrangers à ceux connus jusqu'à ce jour. Bien qu'à ce titre, il mériterait déjà l'attention la plus sérieuse, si nous n'en étions déjà à constater des milliers de résultats effect plus heurreux les uns que les autres, et qui se sont effectués en présence de nos plus hautes sommités statistiques. - Thalberg, Liszt, Dohler, Prudent, Zimmermann, Adam, Cramer, Hunten, Henri Lemoine, Kalkbrenner, Herz ; enfin tout ce qui tient au piano de près comme de loin, a vu et approuvé le Chirogymnaste de M. Casimir Martin. Chacun a dû se rendre à l'évidence de faits positifs et matériels, et il est aujourd'hui dans la conviction de tous que la gymnastique des doigts de M. Martin est une précieuse découverte. Grâce aux nombreux exercices du Chirogymnaste, les doigts acquerront bientôt cette agilité, cette extension, enûn cette force et cette égalité qui n'étaient autrefois que le résultat de bien des années de labeur. Et qu'on ne croie pas qu'il s'agisse ici d'une invention exclusivement utile aux jeunes élèves, mais bien aussi aux pianistes d'une certaine force. Nous dirons mieux : tous nos grands artistes ont cet instrument sur leur piano, et Dohler, en approuvant le chirogymnaste, n'a pas manqué de dire : « Par suite de votre ingénieuse invention, vous aurez rendu un service signalé aux personnes qui se destinent au piano comme à celles qui ont déjà acquis sur cet instrument un certain degré de perfection. » Nous n'entrerons point ici dans le détail et l'analyse des articulations de la main, trouvant une à une leur théorie et leur pratique d'extension et de souplesse naturelles, d'après les procédés de M. Martin ; nous ne vous dirons pas combien un mécanisme ingénieux a su créer de ressources variées pour arriver à combattre toutes les faiblesses articulaires ou vices de conformation de la main, sans lui ôter en rien de son élégance; bien au contraire. Pour tous ces renseignemens qui nous prendraient trop de temps et de place, permettez que nous vous renvoyions à la notice de l'inventeur qui résume tous ces détails avec une merveilleuse clarté. D'ailleurs vous y trouverez, à l'appui de nos assertions, le rapport flatteur de l'Institut de France, l'adoption du chirogymnaste dans* les classes des Conservatoires de Paris et de Londres ; enfin toutes les approbations raisonnées des grands artistes et professeurs que nous avons nommés plus haut. Et pour n'en citer qu'une, dont l'importance ne fera doute aux yeux de personne, enregistrons ici les quelques lignes de M. Zimmermann, adressées à l'inventeur du Chirogymnaste, "Paris, 24 novembre 1841. Monsieur,  Jusqu'à ce jour, je me suis refusé à faire emploi de toute espèce d'appareil mécanique desliné à l'étude du piano; mais votre Chirogymnaste est tellement ingénieux et me paraît si efficace pour arriver au but que vous vous proposez, que je me promets, aussitôt que votre appareil sera livré au public, d'en faire usage non seulement pour mes enfans et mes élèves, mais encore d'en exiger l'emploi dans ma classe du Conservatoire. Veuillez recevoir, Monsieur, avec mes sincères complimens pour votre utile invention, l'assurance de mes sentimens distingués, ZIMMERMANN, Professeur de piano au Conservatoire." Du reste, l'invention de M. Martin a non seulement trouvé appui et protection parmi nos pianistes, mais MM: de Bériot, Labarre, Sivori, ïulou, enfin tous ceux qui cultivent des instrumens à doigtés, ont déjà, ou auront prochainement, à remercier l'inventeur, de cette précieuse découverte qui s'applique aussi bien à la flûte, au violon, à la harpe qu'au piano, etc., etc. Il n'est pas inutile d'ajouter que cet instrument, d'un prix modéré, constitue un appareil à la fois élégant, léger et portatif, qui ne s'adapte pas nécessairement au piano, mais qui peut se placer sur toute surface plane, sur une table, une console, ou tout aiitrer meuble. L'étude approfondie du piano qu'a dû faire M. Casimir Martin pour arriver si bien à son but, devait naturellement le porter vers la fabrication de cet instrument qu'on améliore sans cesse et avec tant de réussite. Aussi, avons-nous vu et esaininé dans ses ateliers, de délicieux de pianos -boudoirs que l'on peut appeler, à juste titre, pianos-secrétaires, car ceux-ci peuvent effectivement servir à la fois de piano et de secrétaire: écritoire, bureau, caisse, tiroirs, tout s'y trouve réuni et comme par enchantement. Ce nouveau format fera certainement fortune dans nos boudoirs et dans nos cabinets de travail, où l'économie de la place est chose si urgente. D'ailleurs, lespianos-secrétaires de M. Martin ne sont pas seulement de ravissans petits meubles en palissandre, à balustres ou colonnes torses, ce sont aussi d'excellens instrumens réunissant toutes les qualilités de solidité et de sonorité désirables. On y trouve les avantages de la fabrication anglaise modifiés par les améliorations de notre facture française. N'appartenant à aucune école, M. Casimir Martin n'a voulu en adopter aucune exclusivement, et s'est approprié, par contre, les ressources de l'une et de l'autre, ce qu'il a fait avec une habileté et un bonheur incontestables. Nous publierons prochainement, à l'appui de nos éloges, une gravure sur acier représentant les nouveaux pianos-boudoirs de M. Casimir Martin, admis à l'exposition de cette année et brevetés du roi. " Le Ménestrel, 07/07/1844, p.1-2

Toulouse

Paris

 

72, rue de la Pomme (**1828)(1837*)

Manufacture : 2, boulevard Napoléon (1837*)(*1841)

13, Place de la Bourse (**1844)(arr.2), à Paris

Ateliers:  boulevard de la Marne (1870)

72, rue de la Pomme (1864)

2, rue du Poids de l'Huile (*1913)

10, rue d'Alsace-Lorraine (1930 ?)

 usine: Pont Demoiselles (1930)

24, rue Vivienne (**1843)(arr.2)

13, Place de la Bourse (**1843)(arr.2)

Plus de trente ouvriers allemands, prussiens, anglais et français, 1838

Plus de cent pianos par année, 1838

'Facteur de pianos'

"Grâce à Martin fils aîné dont le frère, Casimir MARTIN, inventeur du Chirogymnaste avait exposé un piano secrétaire en 1844 avant de s’établir à Madrid, elle eut sa manufacture de pianos vers 1840 et elle figura avec honneur aux expositions de Londres en 1862 (prize medal) et de Paris en 1867 et 1878 (méd. d’argent). A cette dernière, la raison sociale était devenu Martin et Cie." Constant Pierre (*1893)

MARTIN Basile (1810)

MARTIN Aîné (**1828)

MARTIN Frères (1835)

MARTIN Casimir et Comp. (1837*)(**1843) - MARTIN Jean-Gregoire-Casimir

MARTIN (Paul) Fils Ainé (1855)

MARTIN Paul (1864)

MARTIN (*1867)

MARTIN et Cie (*1878)

SOCIETE ANONYME MARTIN (1900)(*1913)

"SOCIÉTÉS - Toulouse, — Formation. — SOCIÉTÉ ANONYME MARTIN, FABRIQUE DE PIANOS, HARMONIUMS, MUSIQUE, 72, Pomme. — 25 ans. — 250,090 fr. " Archives commerciales de la France. 26/09/1900, p.1217

MARTIN - GAUTIÉ réunies à 1923. C'était GAUTIÉ P. et Fils, facteurs d'instruments.

MARTIN - GAUTIÉ réunies à 1923. C'était GAUTIÉ P. et Fils, facteurs d'instruments.

MARTIN - GAUTIÉ et ROUGET  GAUTIÉ frères, réunies vers 1930 ?, les successeurs de MARTIN

BREVETS

Brevet de 1839: système de suspension de sommier prolongé, appliqué à la construction des pianos grand format, six octaves et sept octaves, à deux et trois cordes (13)

'Hirogymnaste'  : "Pour l'appareil auquel il a donné le nom de chirogymnaste, qui sert à exercer les doigts du pianiste, sans fatiguer son oreille et sans user le mécanisme du piano." (**1844)

Brevet de 1844 : 'Piano sécretaire', MARTIN, de Paris, l’imagina en 1844

Pour voir les brevets originaux voyez le site INPI (13)

EXPOSITIONS (la suite)

Sur le piano 'boudoir' : "(...) M. Casimir Martin est d'ailleurs un facteur de pianos fort distingué. A la case de son exposition, l'on remarquait une nouvelle disposition du meuble de cet instrument très-curieux et très-utile. Le clavier mobile, en se fermant, développe la planchette d'un bureau très-commode. Cet instrument est très-élégant. Dans ce cas, cette dissimulation de la nature de l'instrument a un but digne d'approbation, mais le plus souvent ces métamorphoses sont puériles. Quel intérêt à déguiser la nature du meuble? Un piano, même à queue, malgré sa disgracieuse disposition, ne peut que recommander à la sympathie des gens de goût le propriétaire du salon où il se trouve place." Archives du Commerce, Volume 36, 1845, p.398

"M. Martin de Toulouse, se présente avec les caractères qui dénotent un industriel habile et intelligent. Ce fabricant occupe un personnel très-considérable d'ouvriers; ik prend les précautions les plus minutieuses pour donner à ses instruments une solidité parfaite. Le bois est bien travaillé, et préparé longtemps à l'avance. Les pièces rapportées avec une exactitude admirable mettent les pianos à l'abri des différences de climats et de température et leur permettent de supporter de longs voyages sans éprouver la plus petite altération. On sait que M. Martin envoie jusque dans l'amérique méridionale un grand nombre des produits de sa manufacture et ce nombre s'accroit tous les ans, ce qui est la meilleure preuve de la bonne qualité des ces produits. Mais la solidité n'est pas l'unique but auquel M. Martin s'est efforce d'atteindre: par d'ingénieuses combinaisons, par des études suivies, il est arrivé à une étonnante égalité de son. Le grave, le médium, l'aigu, ne cherchent pas à se contrarier et à briller l'un aux dépens de l'autre. Toutes les notes semblent vibrer avec une cordiale déférence pour leurs voisines, aussi les morceaux joués sur ces instruments sont remarquables par leur ensemble, et par une netteté d'expression qui permet à l'auditeur de ne laisser échapper aucun trait, aucun détail, aucune intention de l'auteur. M. Martin fabrique des pianos de sept formats différents. Quatre ou cinq des ces formats figuraient à l'Exposition. Le public a pu apprecier leur mérite, car il lui était donné d'assister à de petits concerts destinés à faire ressortir la valeur, la superiorité ou les différences des pianos exposés." Journal de Toulouse, 12/09/1858

"C'est à cette exposition toulousaine que la maison Martin a obtenu la médaille d'or unique, pour la fabrication supérieure de ses pianos droits qui jouissent d'une réputation méritée, non seulement dans le midi de la France, mais à Paris, où ils peuvent lutter avec les instruments des meilleures factures. " Expo Toulouse 1858, Le Ménestrel, 02/01/1859, p.39

"Remarqué surtout un piano de MM. MARTIN, demi-oblique, riche, bois d'ébène, consoles sculptées. Ce piano possède une bonne sonorité, un timbre doux; sa répétition et son égalité sont bonnes. " Expos. Montpellier (**1860)

"A la brillante exposition de Montpellier, plusieurs médailles ont été accordées à l'industrie des pianos, c'était justice. M. Paul Martin fils aîné, de Toulouse, l'un des plus importants facteurs de la province, a obtenu le rappel de la médaille d'or. Les instruments de'cettë'maison ont une réputation bien méritée, tant pour leur solidité que pour leur éclat et la beauté des sons d'une égalité parfaite. Les instruments de la maison Paul Martin, fils aîné de Toulouse, rivalisent partout aujourd'hui avec les premières maisons de Paris, et obtiennent souvent la préférence, notamment dans les expéditions du Chili, de l'Italie et de l'Espagne. " Le Ménestrel, 26/08/1860, p.311

"Je ne sais si vous vous rappelez avoir vu en 1844, figurer à l'Exposition un jeune facteur de Toulouse, nommé Casimir Martin, qui était venu se fixer à Paris; il exposa un piano-secrétaire qui renfermait tout, même le son qu'il ne laissait pas échapper; il présenta également un système de gymnastique pour les doigts, nommé chirogymnasle, qui fit longtemps concurrence au Dactylion, autre mécanique à ressort, imaginée par M. Henri Herz. Ce facteur est allé s'établir à Madrid, et son frère, M. Martin fils aîné, a fondé, à Toulouse, une fabrique de pianos, qui a pris, depuis deux ou trois ans, de l'importance, à en juger par les récompenses de premier ordre que M. Martin a obtenues dans les grands concours de nos départements. M. Martin fils aîné, a exposé ses produits à Londres, et il a obtenu une médaille comme ses confrères MM. Pleyel, Wolff, Henri Herz, Boisselot, etc., avec cette annotation officielle : pour la bonne construction et les bas prix de ses produits. Faire bien et à bon marché, c'est le chemin de la fortune. Ajoutons que les artistes qui ont joué à l'Exposition les pianos de M. Martin, ont ratifié le jugement du jury." Expo (*1862)

"PIANOS.- Le piano est aujourd'hui un meuble indispensable. Ce n'est pas seulement un instrument de musique d'une extrême délicatesse, c'est encore un ornement obligé d'un salon comme il faut. Le fabricant ne doit pas seulement s'occuper de la solidité de l'instrument, de sa sonorité et de sa justesse qui en sont les qualités indispensables, mais aussi de la beauté, de l'élégance et même de la richesse de cet objet comme meuble de salon. A tous ces points de vue, nous avons admiré ceux qui ont été exposés par MM. Martin et Lagèze, de Toulouse, et ceux que nous ont envoyés M. Gruner, de Lyon, et M. Remy, fabricant à Mirecourt (Vosges)." Expo 1863 ? Journal illustré de l'Exposition toulousaine, 18/03/1866, p.1

"Le jury de l'exposition de la ville de Marseille vient de décerner à la maison Martin, de Toulouse, le 1er prix (diplôme d'honneur) pour la perfection de ses pianos, i'La maison Martin, dont les instruments ont partout obtenu des médailles (Paris, Londres, New-York, Lyon, Nantes, Bordeaux, etc., etc.), n'a pas été moins heureuse à Vienne (Autriche), où le jury, à l'unanimité, a reconnu l'excellence de ses pianos obliques, en ayant soin d'en faire mention dans le diplôme de progrès décerné à cet habile manufacturier. " Le Ménestrel,  23/08/1874, p. 303

"MARTIN ET Cie, de Toulouse. France. - Pianos construits avec soin." Chouquet, Rapport sur les instruments de musiques à l'exposition universelle de 1878

PHOTOS

Des belles photos des ateliers MARTIN à Toulouse sur le site de CHAVANNE Pianos

 

Médaille de bronze, 1835 / Citation favorable, 1844 / Liste des exposants, 1855 / Médaille d'or Toulouse, 1858 / Médaille d'or Mont-pellier, 1860 /  Médaille Londres, 1862 /  Médaille de bronze Bayonne, 1864 / Médaille d'or Toulouse, 1866  / Médaille d'argent, 1867 /  Médaille d'or Lyon, 1872 / Médaille pour la mérité Vienne, 1873 / Médaille de bronze, 1878

Autres brevets: 1841 (*1841)

 
CARBONEL 1812

Pianos et harmoniums

Marseille 27, rue St. Ferréol (***1903)(*1913)

CARBONEL M. (**1903)

Plus tard: Succ. par AIGUIER Félix, et plus tard par F. LAJGINIES

 

   

PETZOLD Guillaume-Lebrecht

(1784 - ?)

1814

Pianos carrés, pianos à queue

TITRES

'Facteur de pianos du Duc de Berry, membre de l'Athénée' (*1820)

"Petzold, facteur de la reine et des princesses, rue Grange-Batelière, 1. "(***1836)

Piano carré ca 1825, autre photo, MIM, Bruxelles

EXPOSITION

"510 M. Petzold, rue d'Orléans-Saint-Honoré, n. 13. Les nouveaux pianos de M. Petzold sont surtout remarquables par une très-belle qualité de son, qui est due au soin extrême qu'apporte cet habile facteur à maintenir une exacte proportion de flexibilité dans chaque partie de la table d'harmonie, et au travail particulier pratiqué dans cette table pour adoucir les tons élevés. Les instrumens de M. Petzold sont très-recherchés, et parmi les personnages éminens qui en font usage, nous citerons LL. AA. RR. Madame, duchesse de Berry, et Madame la duchesse d'Orléans" Expo 1823 (**1825), p.169

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"Petzold, Pianos, rue d'Orléans St.-Honoré, n°13. - Facteur de Pianos de S. A. R. feu Mgr. le duc de Berry et de S. A. R. Mgr. le duc de Bordeaux. S'est acquis une réputation méritée, pour l'excellente confection de ses Pianos; il est le seul qui ait porté à un si haut degré de perfection, ces instrumens de forme carrée, à table d'harmonie prolongée, mécanisme à échappement, tant pour la qualité des sous moelleux et forts, que pour leur beauté et leur solidité. La bonté de son système l'a fait adopter, en partie, par la plupart des fabricans. Les nombreux témoignages de bienveillance, et les encouragemeus que M. Petzold a reçus du Gouvernement, d'un grand nombre de personnes de la plus haute distinction, et des premiers artistes de la Capitale, qui font usage de ses instrumens, sont une preuve irrécusable de l'intérêt qu'inspire son bel Établissement. Couronné, en 1817, par l'Athénée des Arts, il en a reçu en, même temps, une médaille d'encouragement." Bazar Parisien, ou Annuaire raisonné de l'industrie des premiers artistes et ..., 1821, p. 395

"Le piano sur lequel les divers morceaux ont été accompagnés était une soi-disant nouvelle invention de M. Petzold. Il m'a paru que c'était un piano comme tous les pianos, avec cette différence qu'il était fort bon. Cependant, il font le dire, un piano carré est trop faible pour accompagner des chanteurs les pianos a queue sont beaucoup préférâbles pour cet usage. " Revue musicale, 1830, p.593

"Les nombreux essais que M. Petzold a tentés pour perfectionner la fabrication des pianos, ont toujours eu un succès qui lui ont mérité des médailles et une vogue soutenue. On ne peut donner à instrument une plus grande solidité, une plus belle qualité de sons. M. Petzold vient d'inventer des pianos d'un nouveau système, qui consiste dans un double chevalet sur la table d'harmonie, construction qui, en doublant la longueur des cordes, augmente et prolonge considérablement les vibrations, et donne à la partie de dessus une qualité bien supérieure. Les magasins sont toujours rue Grange-Batelière, n°1" Journal des artistes, 20/01/1833

INFO

PETZOLD

Paris

13, rue d'Orléans-Saint-Honoré (*1820)(*1822)(x1822)(x1823)(x1825)(*1825)(***1828)(arr.1)

 1, rue Grange-Batelière (x1829)(*1832) (*1835)(***1838)(*1842)(arr.9)

'Facteur de pianos'

PETZOLD - PFEIFFER, voyez (°1806) ci-dessus pour la biographie de PETZOLD par Fétis

Après fondation en 1814, le bruit, le règlement et la construction des instruments suivants de Guillaume-Lebrecht PETZOLD lui ont gagné une réputation distinguée.

"Son but était d'augmenter la quantité de bruit, mais l'arrangement a augmenté la taille des cordes et la plus grande action exigée accroissent que l'action carrée anglaise pourrait fournir. PETZOLD a substitué une variation d'une action grande anglaise avec un déversoir détraqué et de différentes brides de marteau, mais les coups plus lourds qu'il a permis ficeler plus lourd exigé, qui au tour a exigé des armatures plus fortes. Ces changements ont donné à ses places une plénitude et une capacité sans précédent pour l'expression, et ont indiqué la direction des changements suivants pour lesquels aurait lieu dans l'art de la construction, aussi bien que l'inscription et l'exécution sur des pianos." (11)

BREVETS

"En 1814 M. Petzold imagina cette année son nouveau mécanisme, représenté tel qu'on l'emploie généralement encore aujourd'hui sous le nom d'échappement de Petzold. Ce mécanisme est composé d'un marteau long et fort qui se meut, dans un enfourchement particulier, sur une goupille que l'on peut serrer ou desserrer à volonté, pour régler le jeu du marteau au moyen d'une petite vis placée sur l'enfourchement. Un échappement ou pilote mobile, destiné à lancer le marteau et à l'abandonner dans sa course, pivote non dans la touche même, mais sur un chevalet ou espèce de bascule placée sur la touche qui, au moyen de deux vis, donne la faculté de régler l'échappement à la hauteur convenable. L'échappement eslarmé par-derrière et à sa partie inférieure d'un talon garni d'une peau épaisse qui, lorsqu'on appuie sur la touche, vient porter sous une vis de pression destinée à lui faire opérer un mouvement rétrograde, afin que le marteau puisse frapper la corde et retomber en toute liberté sur son attrape où il reste immobile. Lorsqu'on laisse relever la touche, le marteau tombe sur la barre de repos et le talon s'éloigne de la vis de pression; au même instant le petit ressort placé derrière l'échappement le repousse dans sa position première devant la noix du marteau, et la touche peut fonctionner de nouveau. On voit donc que toutes les pièces de ce mécanisme peuvent être réglées au moyen de vis de pression et de rappel, avantage immense pour l'entretien de l'instrument; aussi le mécanisme» pilote et le demi-échappement anglais furent-ils complètement oubliés. On reproche seulement à ce mécanisme, que le petit ressort dastiné a repousser l'échappement est quelquefois sujet à s'affaiblir par le froltemént, et même à se casser lorsque le cuivre est trop aigre; mais en 1834 cet habile artiste vient de donner à son mécanisme la perfection qui lui manquait, en lui adaptant un ressort sans frottement et qui ne peut jamais casser. Ce ressort, fixé dans un petit morceau de bois assujéli sur la touche au moyen d'une vis, a à peu près la forme de celui du mécanisme anglais; seulement, au lieu de porter par son extrémité sur l'origine de l'échappement, il est terminé par un petit crochet auquel est agrafé par un de ses bouts un petit ruban de peau qui, par l'autre extrémité, est fixé sur le devant de l'échappement, à peu près aux deux tiers de sa hauteur, et qui ne manque jamais de le ramener avec toute la vitesse désirable. Le mécanisme de M. Petzold fut calculé pour donner un levier plus considérable au marteau, afin qu'il frappe les cordes avec plus de force et en tirât plus de son, sans cependant alourdir le clavier. L'augmentation de force dans l'action du marteau, jointe à une plus grande longueur des cordes, obligèrent à donner à celles-ci un diamètre plus considérable; mais plus les cordes sont grosses, plus elles montent difficilement, et conséquemment plus leur tension fatigue l'instrument dans le sens de leur longueur, et ce ne fut qu'avec du temps, beaucoup de peine et d'essais, qu'on arriva à construire des caisses qui pussent résister au tirage des fortes cordes qu'on employa dans la suite. A. cet effet différents facteurs firent usage de barrages en fer qui tenaient toute la longueur de l'instrument, mais l'expérience démontra que le plus sûr moyen d'obtenir de la solidité dans les pianos carrés était de faire des sommiers très forts, ainsi que le derrière et le fond de la caisse." L'art d'accorder soi-même son piano, C. Montal, 1836, p.216, 218

Brevet de 1823: "Petzold apporta, en 1823, quelques changements dans la direction de la table d'harmonie, à laquelle il sut donner plus d'indépendance." Pontecoulant, 1861

Brevet de 1829, piano carré, en fer fondu, sans fond, et ouvert de côté, PETZOLD. - Petzold, en 1829, produisit un piano carré en fer fondu, à jour, sans fond et ouvert de tous côtés. L'invention principale consistait dans un grand châssis de fer fondu, régnant à l'intérieur du piano, et qui passait par dessous la table d'harmonie. Sur la partie de derrière du châssis,et du côté gauche.se trouvait fixé, par des écrous, un sommier de pointes, pour attacher les cordes, également en fer fondu et découpé àjour. Ce châssis était supporté par sept gros boulons et fixé, par des écrous, sur un cadre de bois figurant le fond; le sommier de chevilles était placé à six millimètres au-dessus de la table d'harmonie, qui était tout à fait indépendante du cliàssis de fer et des deux sommiers." Pontecoulant, 1861

Pour voir les brevets originaux voyez le site INPI (13)

Médaille d'argent, 1823 / Jury d'admission, 1823 / Brevet, 1829

 

PFEIFFER

(1769 - 1838)

1814

Pianos carrés, orgues, harpes et harmoniums

TITRES

'Facteur de pianos de SAR Mgr. le Dauphin'

'Facteur de pianos et de harpes du Duc d'Angoulème'

Piano carré ca 1818, MIM, Bruxelles

EXPOSITIONS

"MM. PFEIFFER et compagnie, rue Neuve-Saint-Martin, .°7, Ont présenté un piano dont les cordes sont verticales, et qui donnent en général de beaux sons: une pédale sert à rendre des sons de harpe." Expo (*1806)

"M. Pfeiffer, rue du Mail, n.°19, à Paris, A perfectionné le piano carré, qui jusqu'à lui était demeuré inférieur au piano à queue. Parsa construction, le piano carré était borné à une courte table d'harmonie: M. Pfeiffer, le premier, l'a fait à longue table, avec une mécanique qui règne sur une seule ligne d'un bout à l'autre du clavier; il a aussi introduit dans les détails de la mécanique, des améliorations qui rendent le son plus net. Les pianos carrés de M. Pfeiffer sont recherchés dans des pays où, jusqu'à ce jour, on ne se servait que de pianos à queue. Les premiers professeurs de Paris donnent la préférence aux pianos de M. Pfeiffer. Le jury lui décerne une médaille d'argent." Rapport du Jury central sur les produits de l'industrie française, Louis Costaz (baron), 1819, p.268

" 311 M. Pape, cour des Fontaines, n°21; 312. M. Pfeiffer, rue Montmartre, n°28. Le jury a reconnu dans les pianos présentés par MM. Pape et Pfeiffer un grand mérite d'exécution, et une très-belle qualite de son. Les perfectionnemens qu'ils ont apportés dans le mécanisme ont reçu l'approbation des artistes, et leurs instrumens sont placés au premier rang de ceux qui se fabriquent à Paris" Expo 1823  (**1825), p.168

"Il a exposé quatre pianos, tous très-dignes de la réputation de l'auteur." Expo (1827)

"M. Pfeiffer, rue Montmartre; est un de ceux qui semblent renoncer à ces prix exorbitans, sans rien retrancher à la perfection de ses pianos. Nous en avons vu deux ou trois fort remarquables d'une harmonie parfaite, et un seul du petit format digne de rivaliser avec les plus sonores. On sait les améliorations que M. Pfeiffer a introduites dans la table d'harmonie, et qui lui ont valu une médaille d'argent à l'une des dernières expositions. M. Lerame, de Paris, a exposé un piano à queue, à double clavier; le second est mis en mouvement avec des pédaleset il sonne l'octave des basses du clavier supérieur, ce qui peut paraître superflu, lorsqu'on considère combien les basses du piano sont riches et puissantes. " Expo (*1827)

"Ce fut en 1806 que MM. Pfeiffer et Petzold mirent à l'exposition des produits de l'industrie des pianos de forme verticale à longue table d'harmonie, avec un nouveau mécanisme qui, par un mode particulier d'échappement, doublait la puissance du marteau. Le nouvel instrument réunit les suffrages des professeurs du Conservatoire, et valut à ses auteurs un encouragement du gouvernement. Ce résultat les conduisit à une découverte beaucoup plus importante, qui consistait à appliquer au piano carré ta langue table d'harmonie et le mécanisme à échappement, qui paraît devoir en être inséparable. Dès ce moment, on put prévoir que les conditions principales de sonorité étaient fixées à l'égard du piano carré. Ce nouveau genre de fabrication, qui, depuis, a été adopté dans toute l'Europe, doit être considéré, non comme un perfectionnement de l'ancien, mais comme une invention; car, à cela près de la forme du meuble et de l'emploi du clavier, la construction intérieure était absolument différente de celle des pianos pré exista as. Pour mettre en rapport les dimensions du corps sonore avec l'effet qu'on pouvait en tirer, il fallait augmenter le volume des cordes; dès lors la force de traction de celle-ci s'augmentant, il fallait songer à assurer la solidité de l'instrument; car, l'action opérée par la tension sur un piano à trois cordes égale celle qui résulterait d'un tirage de sept mille livres de poids. Néanmoins il fallait éviter d'allourdir considérablement fa charpente du fond et des sommiers, parce que cet alourdissement aurait pour effet d'éteindre en partie les vibrations, et, d'autre part, ajouteraitàun appareil déjà volumineux un poids fort incommode. C'est à éviter tous les inconvéniens et à atteindre le maximum de sonorité, de solidité et d'élégance possibles que M. Pfeiffer s'est attaché constamment depuis. Une foule d'essais ont été tentés par lui, et chaque année a été marquée par quelque perfectionnement nouveau. Dès l'exposition de 1819, le rapport du jury s'exprimait en ces termes à l'égard de ce facteur: M. Pfeiffer a perfectionné le piano carré, qui jusqu'à lui était demeuré inférieur au piano à queue. Par sa construction, le piano carré était borlié à une courte table d'harmonie, M. Pfeiffer, le premier, l'a fait à longue table, avec une mécanique qui règne sur une seule ligne d'un bout à l'autre du clavier; il a aussi introduit, dans les détails de la mécanique, des améliorations qui rendent  le son plus net. Les pianos carrés de M. Pfeiffer sont recherchés dans les pays où, jusqu'à ce jour, on ne seservait que de pianos à queue. Depuis l'époque où ce rapport a été fait, des améliorations partielles ont été faites, et les instrumens de cette fabrique semblent avoir atteint le point de perfection de leur forme, tant par leurs qualités positives que par celles qui ne sont que relatives. J'appelle qualités positives celles qui concernent la sonorité, l'égalité, la légèreté, et la solidité du mécanisme ou de la masse de l'instrument; les qualités relatives sont celles qui résultent de la modicité du prix et des avantages que les instrumens présentent pour l'exportation. Sous le premier rapport, si l'on examine le piano à deux cordes, petit modèle, celui à deux cordes, grand patron, celui à trois cordes et celui à queue, on voit que chacun d'eux remplit toutes les conditions désirables. Les pianos à deux cordes ont même un volume de son qui tient du prodige, attendu l'exiguité de leurs proportions. A l'égard du prix et des avantages pour l'exportation, ces instrumens ne sont pas moins satisfaisans. Les pianos de M. Pfeiffer sont à peu près les seuls instrumens français de cette espèce qui soient admis en concurrence avec les produits des fabriques de Vienne et de Londres, dans les Pays-Bas, la Hollande et l'Amérique." Revue musicale, Volume 2, 1828, p.479

"1500 (808). C’est le sort qu’a éprouvé M. Pfeiffer, à Paris , place des Victoires, n° 5. Les perfectionnemens qu’il apporta, il y a très-long-temps, aux pianos carrés , lui firent obtenir , en 1819, une médaille d’argent qui a été rappelée en 1823 et 1827." Le musée artistique et industriel: exposition 1834, p.198

"RAPPEL DE MÉDAILLE D'ARGENT.- M. Pfeiffer, à Paris, rue Montmartre, 132. - M. Pfeiffer, l'un de nos plus anciens et de nos plus habiles facteurs, a exposé uo piano carré à trois cordes dans lequel il a cherché à diminuer, autant que possible, la hauteordes sommiers et l'épaisseur du fond, afin d'avoir plus de légèreté sans perdre, d'ailleurs, de la solidité. Cet instrument a paru fort bon et habilement disposé. Le jury accorde à M. Pfeiffer le rappel de la médaille d'argent qu'il a obtenue à l'exposition de 1827." Expo (**1839), p.337

RAISON SOCIALE : PFEIFFER ET COMP. SIÉGE DE LA SOCIÉTÉ : rue Montmartre, 132. DEUXIÈME MAGASIN, Bazar Bonne-Nouvelle.- SOCIÉTÉ EN COMMANDITE DUREE DE LA SOCIETE : DIX ANS.   EXPLOITATION DES FIAIS PFEIFFER ET AUTRES. Acte du 22 août 1858.— Me CADET DE CHAMBINE, notaire à Paris. FONDATEUR ET GÉRANT SEUL RESPONSABLE, M. PFEIFFER, fabricant de Pianos et de Harpes depuis 1808, membre de la Société d'encouragement de l'Industrie nationale, importateur en France des Pianos droits, honoré, par le jury de l'exposition de l'Industrie nationale en 1819 et en 1824, des premières médailles d'argent, confirmées par brevet nouveau en 1826; trois fois breveté, ancien facteur du duc d'Angoulême, honoré de récompenses nationales, etc.; rue Montmartre, 132, à Paris. CAPITAL SOCIAL : 3oo,ooo francs, en 600 actions au porteur, de 5oo francs chaque, payables par dixièmes : le premier lors de la souscription, et chacun des autres quand les besoins de la Société l'exigeront, et seulement un mois après l'approbation, par le conseil de surveillance, de la demande qu'en aura faite le Gérant. — Il ne pourra être demandé plus d'un dixième à la fois. DROIT DES ACTIONS. —1°Intérêt à 5 pour cent des versemens effectués; 20 part proportionnelle à l'actif social et aux bénéfices annuels. Ces bénéfices, d'après l'expérience par M. Pfeiffer de trente-cinq ans d'un commerce honorable, excéderont 60,000 francs par an, ou le cinquième du capital social, dont le cinquième seulement des actions en numéraire aura été versé, et sera garanti par des Pianos ou des matières premières; 3°la faculté de prendre à prix de revient, plus nn dixième de ce prix, un ou plus d'un Pianos de la Société, en donnant en paiement les dixièmes versés sur l'action ou les actions dont on est porteur; 4°la faculté de payer de la même manière le prix de la location des pianos de la Société. — Toutes les garanties possibles sont données aux actionnaires. S'adresser pour les renseignemens à Me CADET DE CHAMBINE, notaire, rue du Bac, 27, ou à M. PFEIFFER, rue Montmartre, 132." Le Vendeur : journal spécial des ventes et acquisitions d'immeubles, fonds de commerce, actions industrielles,... 18/11/1838, p.4

Paris

7, rue Neuve Saint-Martin (**1806)(**1807)(arr.4)

14, rue Vivienne (*1816)(*1817)(arr.2)

19, rue du Mail (*1819)(arr.2)

29, rue du Mail (x1820)(arr.2)

18, rue Montmartre (*1822)(x1822) (x1823)(x1825)(***1828)(x1829)(*1832)(arr.2)

28, rue Montmartre (*1825)(***1828)(arr.2)

7, Place des Victoires (*1833)(arr.1)

5, Place des Victoires (1834)(arr.1)

20, rue neuve Saint Augustin (*1835)(arr.2)

6, rue du chemin Vert (***1836)(arr.11)

132, rue Montmartre (xx1837)(1838)(arr.2)

18, rue de Chateaudun (*1876)(1907)(arr.9)

35 ouvriers en 1827

'Facteur de pianos'

PETZOLD - PFEIFFER, voyez (°1806) ci-dessus pour la biographie de PFEIFFER par Fétis

"(N.° 14,530.) Ordonnance du Roi qui accorde des Lettres de déclaration de naturalité au S.r Pfeiffer dit Peiffer ( Jean-François-Antoine ), né le 10 juillet 1772 à Perl, ci devant département de la Sarre, facteur de piano." Bulletin des lois de la République Française, Volume 16, 1823, p.341

Séparé de PETZOLD, en 1814, PFEIFFER se fit alors une honorable réputation par ses pianos carrés à deux cordes. Vers 1830, il a fait connaître un petit instrument de son invention, sous le nom de Harpolyre; il le croyait destiné à remplacer avantageusement la guitare, parce qu'il était aussi portatif et offrait plus de ressources et des sons plus puissants : cependant, la harpolyre n'a point eu de succès. PFEIFFER a aussi inventé un instrument nouveau, imitation du piano, et appelé Harmomelo. PFEIFFER a exhibé ses instruments dans les diverses expositions des produits de l'industrie française, et a fait imprimer un Mémoire adressé à MM. les membres composant le jury de l'exposition de 1823 (Paris), où il rendait compte de ses travaux depuis 1800. PFEIFFER est mort à Paris, vers 1838.

PFEIFFER N. (**1817), p.65

PFEIFFER J. (1829)

(N.°14530 Ordonnance Du Roi qui accorde des Lettres de déclaration de naturalité au S.r Pfeiffer dit Peiner (Jean-François-Antoine), né le 10 juillet 1772 à Perl, ci-devant département de la Sarre, facteur de piano, demeurant à Paris.; Paris, 16 Mars 1823.)(*1823)

PFEIFFER E. (1834-1839), son fils, facteur de pianos, établi à Versailles

PFEIFFER Henry (*1876)(1907)

Faillite vers 09/08/1839 (12)

De la même famille il était aussi un PFEIFFER à Bruxelles (Belgique) entre 1859 -1870. p.327

BREVETS

Vers 1830, il a fait connaître un petit instrument de son invention, sous le nom de Harpolyre; il le croyait destiné à remplacer avantageusement la guitare, parce qu'il était aussi portatif et offrait plus de ressources et des sons plus puissants : cependant, la harpolyre n'a point eu de succès. PFEIFFER a aussi inventé un instrument nouveau, imitation du piano, et appelé Harmomelo.

Brevet de 1838: "Pfeiffer, appliqua sur les pianos carrés un barrage en fer avec un arc boutant de même matière; il imagina également une nouvelle mécanique appropriée à la nouvelle construction de la caisse; les étouffoirs se trouvaient logés dans l'intérieur de la caisse, derrière les marteaux de manière à laisser sortir le son libre; par ce moyen la mécanique était moins sujette à se déranger. (B. F.)", Pontecoulant, 1861

Pour voir les brevets originaux voyez le site INPI (13), parfois sous le nom 'PFIEFFER'

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"Pfeiffer, fact. de M. le duc d'Angoulème; il a perfectionné le piano carré, borné à une courte table d'harmonie: le premier il l'a fait à longue table avec une mécanique qui regne le long du clvier, et a donné, par d'autres améliorations, plus de netteté aux sons, (...), r. Montmartre, 18"(x1822)

"Avant que M. Pfeiffer, facteur d'instrumens, rue Montmartre, n. 18, eût perfectionné le piano à longue table, cet instrumentétait considéré comme inférieur de beaucoup au piano à queue; c'est maintenant à ceux de M. Pfeiffer que les premiers professeurs donnent la préférence. Il vient d'exposer, sous le n. 830, quatre nouveaux instrumens de son invention. Savoir le premier, piano à queue, transpositeur d'un ton (nouvelle construction); le second, piano à trois cordes, transpositeur (nouvelle mécanique); le troisième, piano à deux cordes (nouvelle mécanique); le quatrième, piano à deux cordes, petit patron. La transposition de ton dans ces pianos s'opère par le Jonché du pied sur la pédale de droite, et est retenu par un locto du même côté droit, situé à la joue du clavier afin que le musicien ne soit pas gêné par l'attention de tenir constamment le pied sur la pédale pour faire revenir le ton naturel il ne faut qu'appuyer sur le petit locto, et le clavier reprend sa première position. " Le Figaro, 25/08/1827, p.1

"Pfeiffer, facteur de pianos et harpes, facteur du Dauphin, a perfect. le piano carré, r. Montmartre, 18" (x1829)

"Inventeur de la harpe d'Itale, nouvel instrument pour l'accompagnement du chant, à quatre octaves" (*1836)

"50 pianos neufs et d'occasion, plusieurs harpes, et autres beaux meubles de salon, à vendre pour cause de changement du domicile de M. Pfeiffer, facteur de pianos, rue Neuve-St-Augtintin (sic), n. 20, les 26 et 27 décembre 1836 . heure de midi; exposition publique les 23, 24 et 25, par le ministère de M. Amaury, commissaire-priseurs." Le Ménestrel, 25/12/1836, p. NP

"L'établissement de M. PFEIFFER, l'un de nos premiers facteurs de pianos, fournisseur de S. A. R. madame Adélaïde, et qui était situé rue Neuve-Saint-Augustin, n°20, vient d'être transporté rue Montmartre n°132, à peu de distance du boulevart. " (xx1837)

"PIANOS ET HARPES DITALES. - M. PFEIFFER, facteur de pianos et harpes, ci-devant rue Neuve-St.-Augustin, n°20, vient de transporter sa fabrique et ses magasins, rue Montmartre, n°132. Les pianos PFEIFFEK. jouissent depuis long-temps d'une réputation justement méritée, tant pour la bonne confection que pour la qualué.- On trouve sa a fabrique la harpe éolienne, instrument peu connu en France et qui a la propriété de-rendre des sons harmoniques de la plus grande variété quand on l'expose a un courant d'air ou sur un lieu élevé et bien aéré; le fabricant donnera les explications nécessaires pour obtenir tout ce qu'on peut désirer de cette harpe également agréable a la ville et a la campagne." L'Indépendant, 16/07/1837, p.NP

"A MESSIEURS LES ARTISTES ET AMATEURS DE PIANO. - J. PFEIFFER, facteur de pianos, rue Montmartre, 132, breveté du roi, ayant obtenu le premier prix en médailles d'argent aux expositions de 1819 et 1823, ençouragemens confirmés par brevet, en 1827, a l'honneur de prévenir qu'il vient de confectionner un nouveau genre de pianos carrés,a deux et trois cordes, dont la construction est combinée de manière que lacaisse est d'un tiers moins haute,et le fond a jour; ce qui est un grand avantage, à cause que le son sort plus librement par dessus et par dessous; ainsi qu'une nouvelle mécanique a l'anglaise, entièrement logée dans l'intérieur de là caisse.; Par ce moyen, rien ne peut être dérangé par qui que ce soit. levant le couvercle et la fausse table, on ne voit rien que les cordes et les chevilles, par conséquent très-facile à accorder- la force que le tirage des cordes exige étant très-près des cordes, lui donne une supériorité a tenir l'accord miéux que dans les constructions ordinaires. Ce piano a encore l'avantage d'être plus léger que le piano ordinaire. - Le prix en est très-modéré; ce qui n'exclut pas la beauté ni le fini du travail." L'Indépendant, 18/02/1838, p.NP

"M. Pfeiffer, facteur de pianos, breveté, rue Montmartre, 132, a eu l'heureuse idée de mettre en actions une combinaison nouvelle très-avantageuse pour les actionnaires, l'exploitation qu'il fait depuis trente-cinq ans des pianos fortes et des harpes. Les capitalistes trouveront dans ces actions un placement sûr et très-lucratif. Les amateurs et les artistes y aurant des pianos supérieurs en grâce et en bonté à tout ce qu'on a fait jusqu'à ce jour. " Le Vendeur : journal spécial des ventes et acquisitions d'immeubles, fonds de commerce, actions industrielles,... 18/11/1838, p.4

"Ceux-ci semblaient être condamnés à rester désormais dans leur état d'imperfection, lorsque MM. Pfeiffer et Petzold, alors associés, changèrent tout à coup les principes de leur construction, et obtinrent les plus heureux résultats. La table sonore, qui précédemment n'occupait qu'une partie dela longueur de l'instrument, fut prolongée d'un bout à l'autre; la caisse fut élargie et permit de donner à la courbe du chevalet une direction telle que la longueur des cordes fut notablement augmentée, surtout dans le haut; un nouveau mécanisme, soigné dans tous détails, fut calculé pour donner un levier considérable au marteau, afin qu'il frappât les cordes avec plus de force et en tirât plus de son. Mais l'augmentation de force dans l'action du marteau, jointe à celle de la longueur des cordes, obligeait àdonnera celle-ci un diamètre plus considérable; or, plus les cordes sont grosses, plus elles montent difficilement, et conséquemment, plus leur tension fatigue l'instrument dans le sens de sa longueur. Il faut donc proportionner la résistance de la caisse à l'action exercée sur elle : tout cela fut fait avec une sagacité et une précision remarquables, et pour prix de leurs efforts, MM. Pfeiffer et Petzold obtinrent des instrumens excellons, dont ils ont successivement perfectionné les détails, et qui satisfont maintenant les artistes les plus exigeans, soit sous le rapport du son, soit sous celui du mécanisme. Depuis lors, tous les facteurs adoptant les mêmes principes, et les mettant eu pratique avec plus ou moins de succès, y ont seulement introduit quelques variétés, soit dans le mécanisme, soit dans des accessoires qui ont un but d'utilité spéciale. Par exemple, M. Roller, aujourd'hui associé à M. Blanchet, ayant remarqué la difficulté qu'éprouvent tous les amateurs et même quelques professeurs à transposer sur-le-champ d'un ton dans un autre l'accompagnement de certains morceaux qui sont trop élevés ou trop bas pour les voix, M. Roller, dis-je, a voulu venir à leur secours en réduisant le tout à une simple opération mécanique. Il a rendu son clavier mobile, afin qu'on pûl le transporter à volonté un demi-ton, un ton, ou un ton et demi plus bas, ou enfin tin demi-ton plus haut, en sorte que l'exécutant jouant la musique telle qu'elle est écrite transpose sans occuper son esprit d'un calcul difficile. M. Pfeiffer a perfectionné ce mécanisme eu y appliquant une pédale; mais ses pianos ne transposent qu'à un demi-ton au-dessous, ce qui suffît dans l'usage le plus habituel. L'idée des pianos - transpositeurs n'était pas nouvelle. MM. Erard et Pfeiffer en avaient exécuté autrefois dans lesquels la table sonore était une colonne verticale sûr laquelle les cordes étaient tendues, et qu'on pouvait tourner à volonté, de manière que le même marteau frappât telle note voulue. Mais l'obligation de contraindre le bois pour lui faire prendre la forme cylindrique le privait de vibration, et l'on n'obtenait qu'un son défeçtueux. On avait donc été forcé d'abandonner cette invention."  Fétis, Revue musicale, Volume 1, 1827, p.35-36

Liste des exposants, 1806 / Médaille d'argent, 1819 / Médaille d'argent, 1823 / Jury d'admission, 1823 / Rappel de médaille d'argent, 1827 / Brevet, 1838/ Rappel de médaille d'argent, 1839

1862

?

BARBIER Louis Victor

1815

  Paris 13, rue de la Jussienne (1855)(arr.2)

12, rue de la Jussienne (*1867)(arr.2)

Feutres de laine, chevilles, ferrures, clés - Pianos ?

'Piano transpositeur', cet essai, appliqué au piano, fut fait par : ROLLER, à Paris et plus tard, tant des autres comme BARBIER en 1847