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Les marques des pianos français

1830 à 1849

1700 - 1799 | 1800 - 1829 | 1830 - 1849 | 1850 - 1874 | 1875 - 1899 | 1900 - 2010

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Nom & Liens

Date de fond.

Logo / Signature

Ville

Adresses

Quantité de pianos

Commentaires

Médailles

 

Fin

 

           
    En 1830, on comptait, à Paris, 320 facteurs de pianos ou ouvriers travaillant pour leur compte à Paris, et 139 dans les départements. En 1830, il n'a plus d'un million habitants à Paris.      

Le piano gagne une demi-octave en 1820; sept ans plus tard, les claviers à six octaves et demie sont d'un usage à peu près général. Cette addition, est faite à la partie grave et se prolonge jusqu'à l'ut au-dessous du fa ordinaire. Quelques pianos ont été portés jusqu'à sept octaves par une nouvelle addition à l'aigu. Ces instrumens présentent huit ut dans leur ravalement.

   
BROSSET 1830 Blois

(Loire et Cher)

48, rue Beauvoir (*1913) Pianos droits

BROSSET et Fils (?)

BROSSET Jules (Orléans, 1852 - Blois, 1937) vers 1896, aussi éditeur de musique, Par exemple, Jules Brosset était alors "facteur de pianos et maître de chapelle à l'école Notre-Dame" (x1892)

BROSSET Christian (?)

BROSSET M. (1913*) et une succursale à Romorantin par C. BROSSET dans le magasin HERICHER, Grande rue (*1913)

   
COLIN Paul 1830

Pianos et harmoniums

Salle de concert à Alger et à Nîmes (1906)

Nîmes

Alger

 Montpellier

2, Place de la Maison Carrée (1891)(1906)

22, rue de l'Horloge (1891)(1907), Nîmes

12, rue Dumont-d'Urville  (*1913)

1, rue d'Aumale (*1929), Alger

1 & 3, Passage Bruyas (1906), Montpellier

COLIN-pianos, membre de Société de pianos de Paris (°1849)

"Nîmes. — Formation de la Société en nom collectif Paul COLIN (pianos, papiers de musique, etc.), rue de l'Horloge et place de la Maison-Carrée. — Durée : 5 ans. — Cap. : 84,842 fr. 60 c. — Acte du 16 mars 1891." Archives commerciales de la France, 25/04/1891, p.507

Succ. de la Maison MOITESSIER de Montpellier (1906)

Succ. par un certain ROUSSELOT en 1909(Archives commerciales de la France. 24/07/1909, p.1103)

Succ. de la Maison TACHET, 5, rue Dumont d'Urville à Alger (*1913)

   
DAUB - JACQUOT

1830

Pianos et orgues

Saint-Quentin 46, rue Croix-Belle-Porte (**1876) Pianos droits

Autres facteurs/marchands avec le nom DAUB

Il y avait aussi un JACQUOT (°1845) à Nancy et un JACQUOT (°1854) à Paris

   

DEBAIN Alexandre François

(1809 - 1877)

1830

Pianos carrés, pianos droits, orgues et des harmoniums, le premier piano automatique

Pianino ca 1835, MIM Bruxelles
Piano mécanique ca 1846-1877, MIM Bruxelles
Piano mécanique ca 1853-77, MIM Bruxelles

Harmonium 'Harmonista' ca1877, MIM Bruxelles
Piano droit ca 1890, Europeana.it

Pour les détails et autres photos voyez la page de MIMO

EXPOSITIONS

1469 (780). M. Debain, rue du Renard-Saint-Méry, n° 1, à Paris. Piano dont l'exécution était soignée" Le musée artistique et industriel: exposition 1834, p.190

"La foule s'est arrêtée souvent à entendre les pianos mécaniques de M. Debain, et s'est émerveillée en voyant la figure indifférente du garçon de magasin qui tournait la manivelle, tout en ayant l'air de penser à autre chose. C'est une musique sèche, il est vrai, sans aucune expression, mais bien préférable certainement, pour les oreilles, à l'audition d'un morceau écorché par les doigts mal assurés des jeunes pensionnaires dont on est forcé de subir le talent naissant dans plus d'un salon. Un autre avantage, c'est qu'au lieu de supplier un artiste douteux qui ne cède qu'au bout de trois quarts d'heure, on n'a qu'à faire venir un domestique qui vous fait danser à tour de bras et, avec un peu d'habitude, sans manquer la mesure. Du reste le piano mécanique peut être joué comme le piano ordinaire, car il est muni d'un clavier. La mécanique en est même indépendante; elle peut s'enlever et se remettre à volonté." Etudes sur l'exposition de 1867 ou les Archives de l'industrie au ..., Volume 3, Eugène Lacroix, p.224

JOURNAL

"Fabrique de Pianos d'Alexandre Debain et Comp., boulevard Bonne-Nouvelle, n. 26, au-dessus du Gymnase Musical,—Société en commandite par actions. — Capital social, 250.000 fr. représentés par 500 actions de 5oo fr. chaque.—La Société a pour objet la
fabrication, la vente, la location et l'accord des pianos, la location d'une salle de concert et de deux appartenions. — Il sera donné six concerts gratuits par an aux actionnaires.— Il sera donné aussi des concerts payants dont tes produits seront partagés entre la Société et les artistes. —D'après des calculs 1res modérés, les bénéfices annuels sont présûmes être de z.i.p. 100 du capital social.— Chaque action donne droit à un intérêt de 6 p. (?), à un cinquantième de l'actif social et des bénéfices, et à une entrée aux six concerts gratuits. — Toute garantie est donnée aux actionnaires par le choix d'un conseil de surveillance et d'un banquier dépositaire des fonds.—Le public est invité à visiter l'établissement de M. Debain qui réunit toutes les commodités qu'on peut désirer, ayant été construit exprès. —S'adresser, pour prendre connaissance de l'acte de société, avoir de plus amples renseignemens et soumissioner les actions : 1° à M Godot, notaire, rue de Choiseul, n. 2.  2° à M.Socard-Magnier, banquier, rue de Lanery, n. 12.  3° à M. Maurras, rue des Saints-Pères, n. 18. 4° à M. Debain, boulevard Bonne Nouvelle, n. 26. 5° dans les buraux du Ménestrel, rue de Grammont, n. 7" Le Ménestrel, 26/06/1836, p.4

"La Police correctionnelle vient de rendre une décision qui intéresse tous les amis de l'art musical. M. Debain, ancien facteur de pianos, et maintenant facteur d'orgues, est breveté pour des perfectionnements qu'il a apportés dans la facture des orgues expressives. Des contrefaçons nombreuses ayant été dénoncées par lui a la justice, une saisie fut opérée chez les sieurs Léon Marix et Bruni. MM. Cavaille, Davrinville et Roller, experts nommés et appelés à l'audience, ont constaté la contrefaçon. C'était un spectacle inaccoutumé que celui de ce tribunal rempli jusqu'aux pieds des magistrats des instruments qui, depuis quinze ans, présentent la série des progrès accomplis dans cette fabrication, devenue aujourd'hui si importante. L'accordéon lui-même avait, obtenu les honneurs de la séance comme point de départ de l'emploi des anches libres. Après quatre audiences consacrées a cette affaire, dans laquelle plaidaient M. Bethmont pour M. Debain, l'inventeur, MMe Crémicux et Btauc pour Léon Marix et Bruni, le trunal a prononcé son jugement. Il déclare la contrefaçon constante, ordonne la confiscation des orgues saisies, et condamne les contre-facteurs en six mille francs de dommages-intérêts au profit de M. Debain en trois mille francs d'amende au profit des pauvres, etc., etc." Revue et gazette musicale de Paris, 1843, p.413

"Il y a deux ans, M. Debain, facteur de pianos et d'harmoniums, eut à soutenir un procès contre divers éditeurs pour la reproduction de leurs propriétés musicales, au moyen du pointage sur les planchettes affectées aux pianos mécaniques. Le Tribunal et la Cour ayant jugé que ce mode de reproduction rentrait sous le coup de la loi de 1793, M. Debain se soumit à la chose jugée, et traita avec les principaux éditeurs de musique du droit exclusif, pendant dix ans, de reproduire par les instruments mécaniques les oeuvres qui leur appartiennent. Après avoir payé à cet effet une somme qui dépasse 60,000 fr., M. Debain offrit à ses concurrents départager avec lui, moyennant un droit de 2 p. % sur les ventes annuelles, le droit qu'il tenait des éditeurs. Plusieurs acceptèrent; mais d'autres refusèrent toutes propositions amiables. (...)" Le Ménestrel, 09/06/1861, p.223

"Sa Majesté la reine d'Espagne, Isabelle II, vient de conférer à M. Debain, facteur d'orgues et de pianos, à Paris, le titre de fournisseur de sa maison royale. Cette distinction, jointe à celles qui lui étaient déjà accordées par LL. MM. l'Empereur des Français et la reine d'Angleterre, est une nouvelle preuve qu'à l'étranger, les instruments de M. Debain sont comme en France, fort appréciés. " Le Ménestrel, 26/04/1863, p.167

"Le 16 octobre 1853, les grands ateliers du fabricant de pianos Debain, rue Vivienne 08, furent incendiés. Ces ateliers étaient contigus aux grands magasins des Villes-de-France, ce qui était un nouvel aliment pour l'incendie. Heureusement que les pompiers étaient la. Ils firent des prodiges pour abattre les murailles, isoler l'incendie, mais dix d'entre eux reçurent de graves blessures, et cinq durent passer de longs jours sur un lit de douleur."('Les sapeurs-pompiers', François Bournand,..., 1893)

Incendie de 1853 dans Journal de Toulouse, 19/10/1853, p.2

ÉTIQUETTE

Paris

1 et 6, rue du Renard-Saint-Méry (A1834) (x1836)(x1838)(arr.4)

26, boulevard Bonne-Nouvelle (1835)(arr.2)

7, rue Hauteville (+1836)(x1836) (arr.10)

24, boulevard Saint-Denis (1839)(arr.10)

70, rue de Bondy (*1842)(arr.10)

76-78, rue de Bondy (arr.10) et 53, rue Vivienne (**1844)(arr.2

15, rue Vivienne (1851)(*1853)(arr.2) 

Fabrique & ateliers: 53, rue neuve Vivienne (**1853)(arr.2)

24, 26 et 28, Place Lafayette, (1858)(*1859)(*1862)(arr.9)

14, Boulevard de Denain (*1859)(arr.10)

116, Place Lafayette (*1867)(arr.10)

116 et 118, Place Lafayette (1873)(*1876)(1882)(arr.10)

15, rue Chaligny (1888)

97, rue de Charonne (1912)(arr.11)

 

  

 

 

600 ouvriers (1865)

 

 

 

'Facteurs de pianos',

Établi dans le 1830's, et le fabricant des pianos, des pianos mécaniques, des antiphonels, des orgues et des harmoniums.

"Il travailla chez M. SAX  et M. MERCIER avant fonder sa propre atelier. il commença à se signaler par diverses inventions qui toutes attestaient une grande habileté mécanique. On vit successivement, soil dans ses ateliers, soit aux expositions industrielles, un Oranger mécanique de quatorze pieds, dont le feuillage était chargé d'oiseaux voltigeant et chantant, et qui a été acquis par M. Henry Clifford; le Piano-écran, le Sténographone, notant les improvisations de l'exécutant; l'Harmonium, qui porte particulièrement son nom, et dont un brevet, pris en août 1840, lui assura la propriété; le Concertina, nouvel orgue expressif; l'Anthiphonel, mécanisme applicable à tous les instruments à clavier; le Piano mécanique, Harmonicorde, etc. (1835-1854). C'est lui qui, en 1850, exécuta pour l'Assemblée nationale l'urne de vatation imaginée par M. Lanet de Limancet. M. Debain a obtenu de nombreuses distinctions aux expositions nationales ou étrangères." (*1865)

Membre de la Société des fabricants de pianos

DEBAIN A. (1851)(*1859)

DEBAIN Al. (1855)

"M. Debain, facteur de pianos et d'harmoniums de St M. l'Empereur, vient de recevoir le titre de fournisseur de S. M. la Reine d'Angleterre. " Le Ménestrel, 27/01/1856, p.4

DEBAIN A. F. (*1862) "Nous avons aussi les pianos du Français Debain, visibles tous les jours à l'exposition permanente de l'hôtel Laffitte." La Musique en 1865, p.280

DEBAIN & Cie (1876)

DEBAIN Mme. Vve. (*1877)

"Paris. — Dissolution, à partir du 10 mars 1882. de la Société DEBAINS et Cie, fab. de pianos H harmoniums, rue Lafayette, 116 et 118. — Liquid.: M. Delanoy, rue Lamartine, 5 bis. — Jug. du même jour. — G. T." Archives commerciales de la France,13/04/1882, p.514

"A ADJUGER le jeudi 28 Juin à 2 heures, en l'Étude de M. Bourget, notaire à Paris, rue Saint-Georges, 38, l'établissement industriel de la Maison DEBAIN et Cie, pianos, harmoniums et pianos mécaniques. Magasin de vente à Paris, rue Lafayette, 120; usine à Saint-Ouen, chemin des Poissonniers. Mise à prix: 80,000 francs, pouvant être baissée; marchandises et matières premières en sus. S'adresser à M. Eug. Delanoy, rue Lamartine, 5 bis, liquidateur judiciaire de la Société DEBAIN et Cie. " Le Ménestrel, 10/06/1883, p.224

"On sait que la maison Debain, facteur de pianos et harmoniums possédait une importante usine à Saint-Ouen. L'usine vient d'être achetée par le Chemin de fer du Nord, et la vieille maison si réputée, reculant devant les frais d'une nouvelle réinstallation, cède son fonds de commerce à MM. Rodolphe, qui continueront, 120, rue Lafayette, Paris, la même fabrication artistique qui a valu à M. Debain sa renommée universelle. " Le Ménestrel, 17/05/1885, p.191

Plus tard: Association avec RODOLPHE FILS & DEBAIN  ( 1850), Alphonse Rodolphe Facteur d'Orgues, Harmoniumns et de Pianos

Succ. par A. CHAPERON vers le début du 20ième siècle

"DEBAIN (Alexandre-François), facteur d'orgues et de pianos, né à Paris en 1809, mort en nov. 1877. Il fut d'abord ouvrier ébéniste, puis entra dans une fabrique de pianos, devint contremaître, et fit apprécier de tous ses patrons sa particulière intelligence mécanique. En 1834, il créa lui-même une manufacture de pianos et orgues, qu'il dirigea avec zèle et habileté. Il tenta plusieurs perfectionnements, dont le plus remarquable et le plus fécond porte sur les orgues expressives à anches libres. Debain, reprenant l'idée de Fourneaux sur l'application des tables d'harmonie, y ajouta l'emploi d'épaisseurs très diverses pour les lames et fit varier la position de ces lames par rapport à l'action du vent. Il obtint ainsi quatre registres différents de sonorité, et donna le nom d'harmonium à l'instrument perfectionné de cette façon. D'autres facteurs, partant de ces heureux résultats, les ont encore améliorés par la suite. De plus, Debain a réalisé diverses combinaisons mécaniques pour supprimer les difficultés dans le rôle de l'exécutant on lui doit des systèmes de pianos mécaniques, une machine destinée à accompagner le plain-chant et qu'il appelait antiplaonel (on l'actionnait à l'aide d'une manivelle, et des planches notées mettaient en mouvement les touches par des pilotes), et aussi l'harmonicorde, instrument nouveau où le son des cordes de métal s'allie avec celui des anches libres." La grande encyclopédie : inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts. Tome 13, par une société de savants et de gens de lettres, 1885-1902

BREVETS

Brevet de 1833: "Debain, notre ingénieux mécanicien et habile facteur, prit son premier brevet pour un nouveau système de mécanisme de piano. Tout esprit ingénieux et vraiment habile se montre dans la simplification des procédés, aussi le système Debain consistait dans la suppression d'un grand nombre des pièces composant alors les systèmes connus. Debain supprimait d'abord un ressort, ce qui réduisait à deux le nombre de ceux employés; la suppression de ce ressort donnait plus de facilité dans le jeu de la machine et permettait de faire les cadences avec plus de promptitude. Le chevalet posé sur la touche était disposé de manière à recevoir dans une entaille garnie en buffle, le bout inférieur de l'échappement, dont la partie formant demi-cercle recevait intérieurement un ressort attaché à la fourche, agissant librement dans l'entaille faite dans ce demi-cercle garni de drap. Le ressort servait à ramener l'échappement sur le nez du chevalet et en même temps à faire retomber à sa place le marteau qui était fixé à l'échappement par un pivot. Au bout du chevalet était fixée et entaillée une roulette en cuir qui manœuvrait snr un triangle garni de peau de daim, lequel était tenu par un fil de laiton fixé à la partie inférieure de la lame de l'étouffoir; cette lame pivotait dans la fourche, sur laquelle était fixé le bout d'un ressort montant le long de la lame, à laquelle il tenait par le moyen d'une petite saillie entaillée et garnie de drap. (B. F.)" Pontecoulant, 1861

' Piano à clavier tournant', imaginé en 1836 par DEBAIN 

'Piano écran', fait par DEBAIN, de Paris, en 1836   Il emploie le fer forgé pour le châssis qui recevait les corges et ajustait la table d'harmonie de manière à être remplacée sans rein déranger.

1847, DEBAIN, nouveau système de piano-concert

Invention de premier 'piano automatique', in 1853

' Piano harmonicorde', inventé par DEBAIN. Il était accouplé d’un harmonium donnant à la note brève de la corde, la note soutenue de la lame

'Piano-Mécanique', piano ordinaire, avec un mécanisme inventé par DEBAIN. Ce mécanisme, semblable à celui de l’Antiphonel, fonctionne à l’aide de planchettes munies de dents d’acier faisant baisser d’autres dents d’un peigne horizontal, qui correspondent avec des pilotes appuyant sur les touches du clavier. Les planchettes sont notées à l’aide de ces dents, plus ou moins étendues, qui donnent plus ou moins de valeur à la note abaissée

'Piano-Mécanique', un essai fut fait par Milchmayer, de Mayence, en 1786; mais c’est celui construit par DEBAIN qui donna seul des résultats heureux 

Pour voir les brevets originaux voyez le site INPI (13)

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"Mr ALEXANDRE DEBAIN, le célèbre facteur d'HARMONIUMS, et prècedemment tout aussi réputé pour la fabrication des PIANOS, vient dé réunir en un seul et immense atelier les matériaux et ressources mécaniques indispensables à établir sur le meilleur pied possible ces deux genres d'instrumens à clavier. Les matièrès premières et les ouvriers étant en effet les mêmes pour la fabrication du piano et de l'harmonium, il résulte nécessairement de leur réunion une économie des plus importantes; mais c'est surtout sous le rapport de la qualité des bois que par cette circonstance les véritables appréciateurs trouveront réunies toutes les conditions désirables ce solidité et de durée dans les instrumens fabriqués par M. Debain. Ainsi le chantier de sa fabrique se trouvant toujours pourvu de bois au moins pour six années à l'avance, il sera permis de n'en faire emploi qu'au fur et à mesure d'un degré de sécheresse éprouvé par quatre ou cinq ans d'empilage à l'air ou à l'étuve. Si, à toutes ces raisons matérielles, inaccessibles aux fabricans de second ordre, on ajoute, d'autre part, le patronage constant qu'ont voué à M. Debain, depuis nombre d années, toutes nos sommités musicales au nombre desquelles on remarque MM. AUBER, HALEVY, SPONTINI, CABAFA, G. ONSLOW, A. ADAM, BERLIOZ, AMBROISE THOMAS, THALBERG, A. DE KONTSKI, LEFEBURE-WELY, OSBORTS, DUPREZ, ROGER, GARDOM, HERMANN-LÉON, MOSCHELÈS, BERTINI, BÉNÉDICT, CAMILO SIVORI, etc., etc., on verra qu'un nouvel accroissement de vogue est assuré désormais à la double fabrication des PIANOS et HARMONIUMS DEBAIN. " Le Ménestrel, 04/07/1847, p.3

" (...) un nouveau modèle de piano dû à l'habile facture de M. Debain, piano dont la puissance égale au moins celle des pianos à queue en tenant toutefois beaucoup moins de place. De plus, ce nouveau piano, de la forme la plus gracieuse, laisse voir l'exécutant ; ses doigts se promènent à l'aise sur le clavier d'ivoire que peut suivre et parcourir sans effort l'oeil de l'auditeur; bref, l'on a conclu à l'unanimité que le nouveau modèle de piano de M. Debain serait favorable aux pianistes femmes et surtout aux pianistes jolies femmes. " Le ménestrel, 09/04/1848, p.3

INFO

Wikipedia: Alexandre-François DEBAIN

 

Exhibition des produits françaises, 1834 / Brevet de 1834.11.09 / Médaille de bronze, 1844 / Médaille d'argent, 1849 / Prize medal, Londres,1851 / Médaille d'argent New York, 1853 / Médaille de la 1e classe, 1855 / Patent, 1860.10.18 / Chevalier de la légion d’honneur    /  Médaille Londres, 1862  / Hors concours, 1867 / Hors concours Lyon, 1872 /  Liste des exposants, hors concours 1873 / Official catalog, 1876 / Médaille d'or, 1878

1877

DUMAS

1830

'Fournisseur de M. R. de Portugal'

Plus tard 'seul concessionnaire' de KAPS

Nîmes

Toul ? (1)

Paris, après 1878 ? (1)

11, Avenue Feugère (1872)

?

?

'Facteur de pianos'

MAGER, MAURY, DUMAS & PARIS (vers 1845-50 ?), voyez aussi pour le facteur avec le nom 'PARIS'

MAURY & DUMAS (1855)(*1860)  

"Enfin, le piano droit à cordes mi-obliques et à chevalet suspendu, exposé par MM. Maury et Dumas, de Nîmes (Gard), offre une autre application du principe de M. Sax père." Exposition universelle de 1855, Bonaparte, p.694

DUMAS Père et Fils (1863)

DUMAS A. & COLIN (1869), 'Pianos expressifs à genouillères', à Nîmes. COLIN, c'était le même que vous voyez ci-dessus, établis à 1830 à Nîmes ?

DUMAS Fils (1872), encore à Nîmes :  Jacques et Jean Aristide DUMAS

DUMAS Fils & COLIN (*1873)

DUMAS Fils & COLIN (?)

A. DUMAS Fils (?)

DUMAS Aristide (**1878)

DUMAS Jean Aristide (1889)(1894)

EXPOSITION

"Pianos droits pédale pour rendre le piano muet clef à l'aide de laquelle le clavier devient plus ou moins résistant."  (*1878), Nîmes

"DUMAS. - France. - Pianos droits . pédale pour rendre le piano muet; clef à l’aide de laquelle le clavier devient plus ou moins résistant." Chouquet, Rapport sur les instruments de musiques à l'exposition universelle de 1878

BREVETS

Brevet de 1860: 'Clavier régulateur'

Brevet 08.06.1867: 'pianos expressiefs à genouillères'

Brevet de 11.02.1870: 'pianos à grillé en fer, genre américain, système Dumas fils et Colin'

'Piano vertical avec clavier lévigrave et pédale pianissimo' ou '249478. 8 août. Société A, Dumas et Cie. — Le Levigrave Sanud ou clavier mobilgrave à pédale progressive muette. — Cette invention, relative spécialement aux pianos, a pour objet de rendre mobile le clavier pour que la bascule des touches puisse attaquer le chevalet de la mécanique immobile à des distances différentes de la balance îles louches, el l'application d'une troisième pédale, dite muette, qui agit sur une barre pour étouffer progressivement les sons du piano. '(*1896)

Mention honorable, 1855 / Médaille de Vermeil, Montpellier, 1860 (***1860) / Liste des exposants Metz, 1861 / Liste des exposants, 1872 / Médaille de bronze, 1878 / Liste des exposants, 1889 / Diplôme de médaille de bronze Lyon, 1894

 
MANGEOT Pierre Hyacint

(1808 - 1862)

 

 

 

 

Le Musée de l'Ecole de Nancy

1830

Pianos droits, pianos carrés et pianos à queue (dès 1840)

'Facteur de pianos à Nancy ' (8)

Piano 'niche de chien' ca 1860 ?, University of Leipzig - Museum of Musical Instruments
Piano à queue ca 1860, 'Mangeot Frères & cie', Cité de la Musique, Paris
Piano à queue ca 1878 décoré par Majorelle, Musée de Nancy
Double piano à queue double aux claviers inversés ca 1879
, et une page d'info sur ce piano, MIM, Bruxelles

'Le piano à claviers renversés de MM. Frères MANGEOT & Cie, ses recources au point de vue de la composition et de la virtuosité avec des exemples d'appui', par Jules Zarebski et Oscar Comettant, dans Le Ménestrel, 19/05/1878, p.196-197 et  Le Ménestrel, 28/07/1878, p.275-277

Autre article sur le piano aux claviers inversés dans 'L'Idée libre. Littéraire, artistique, sociale', 01/1904, p492-493

BREVETS

'Piano à claviers renversés'. Piano imaginé par MANGEOT Frères de Nancy, en 1878  : Qu'on s'imagine deux pianos à queue posés l'un sur l'autre de façon que les deux claviers se trouvent immédiatement superposés comme les claviers de l'orgue. Jusque-là cette disposition n'aurait pour avantage que de mettre à la portée des deux mains de l'exécutant deux pianos séparés et complets. Mais ce qui fait l'originalité du piano de M. Mangeot, c'est que le clavier supérieur a les sons graves à la main droite et les sons aigus à la main gauche : la série des sons est renversée. Au lieu d'aller du grave à l'aigu de gauche à droite, comme on l'a toujours pratiqué depuis qu'il y a des instruments à clavier, elle va de droite à gauche en descendant. ( Histoire Anecdotique du Piano, p.40) 'Piano à claviers renversés' : Et voyez un exemple dans le MIM, à Bruxelles (histoire et avec des fragments audio)

EXPOSITIONS

"Un facteur de Nancy, M. Mangeot, a su attirer sur ses instruments l'attention du public artistique; ils sont confectionnés d'après les meilleurs principes, et doués d'une ampleur et d'une, pureté de sons qu'il est rare de rencontrer à un tel degré, même dans les pianos de nos grands maîtres." Histoire illustrée de l'exposition universelle, Robin, 1855, p.106

"L'exposition universelle de Metz a fait connaître d'une manière plus complète lés excellents pianos de MM. Mangeot frères et Ce, de Nancy, qui fabriquent toutes pièces sur place. Ces pianos rivalisent avec les bons pianos de Paris. Nous en dirons autant de ceux exposés par la maison Leté, à l'exposition universelle de Nantes. On reconnaît là les instruments d'un habile facteur. " Le Ménestrel, 28/07/1861, p.279

"Le premier facteur français, dont nous examinerons l'instrument, en suivant toujours, bien entendu, l'ordre du catalogue, est M. Mangeot, de Nancy; cet instrument, à cordes obliques, quoique peu sonore, a cependant du charme. Le facteur, pour opposer une résistance à l'effet de la tension des cordes, établit un système de contre-tirage qui a de l'analogie avec celui de M. Scholtus. M. Mangeot est dans la bonne voie, il n'a qu'à continuer." Expo (*1862)

"MM. MANGEOT (Nancy). La commission chargée de l'examen des instruments de musique, a mis fin à sa mission et clos son rapport; le résumé en est parvenu, à ce qu'il paraît, à la connaissance des exposants de la 10e classe, et, comme cela a eu lieu à toutes les Expositions, ce résumé a causé plus de mécontentement que de satisfaction. Les exposants de pianos se plaignent de n'avoir pas été examinés, car ils ne reconnaissent pas comme examen sérieux quelques doigts passés sur un clavier plus ou moins longtemps, avec plus ou moins d'habileté. Ont-ils tort?... ont-ils raison? C'est ce que nous examinerons prochainement. Ayant suivi avec intérêt et assiduité les divers travaux de la Commission, je rends hommage à la patience, au bon vouloir et à la loyauté que les membres de cette commission ont apportés dans leur opération. Ne soyons cependant pas étonnés si quelques erreurs ont été commises dans les appréciations de cette Commission : l'homme n'est pas parfait... Errare humanumest. Ces erreurs involontaires, que les membres de la commission seront les premiers à regretter, doivent être surtout attribuées au peu de temps accordé à leurs opérations. Comment juger en quinze jours de temps du mérite de cinq cents facteurs présentant à l'examen en moyenne cinq instruments chacun!!! Comment, dans un laps de temps aussi co'urt, pouvoir entendre, apprécier, examiner, comparer, juger. Abandonnons momentanément les mécontents pour nous occuper des satisfaits, au nombre desquels se trouvent MM. Mangeot, ces habiles facteurs de Nancy.    (la suite )

INFO

Pianos - Maison Mangeot Frères in : 'Les chefs-d'oeuvre d'art à l'Exposition universelle 1878. Tome 2, sous la direction de M. Émile Bergerat,..., 1878, p.165 - 168

Certain info de: Réné Pierre

 Les facteurs de pianos à Nancy, J.M. Stussi (8)

MANGEOT  a fabriqué les premiers pianos pour STEINWAY, avant ils commencaient à Hamburg vers 1868 :"On ne voit, dans tous les travaux que nous venons de passer rapidement en revue, rien qui puisse opérer une sorte de révolution comme celle qu'a inaugurée la facture américaine en 1867. Seul le piano à queue à double clavier de MM. MANGEOT, qui, dans leurs autres instruments, se montrent les serviles imitateurs de M. Steinway; seul le piano à double clavier de ces facteurs, de Nancy, peut être considéré comme quelque chose d'absolument nouveau. L'idée en a été conçue par M. Joseph Wieniawski, et nous trouvons naturel qu'on la doive à un éminent virtuose. Il convient, en effet d'établir une distiction entre les résultats qui profitent au public et ceux dont bénéficie l'exécutant. Il y a donc toujours lieu de classer les inventions des facteurs en deux catégories : les unes ont pour objet de procurer à l'audieur des jouissances nouvelles au moyen de sons mieux timbrés, plus forts ou plus doux, exempts de fausses résonances; ou bien de construire un instrument plus solide et tenant mieux l'accord. Le second genre d'inventions se rapporte à l'amélioration des conditions générales d'exécution : soit, par exemple, un clavier plus docile et répétant parfaitement, soit encore des moyens nouveaux pour obtenir des effect impossibles et non réalisés jusque-là. C'est ce dernier résultat qu'a visé M. Jos. Wieniawski, professeur au Conservatoire de Bruxelles, et MM. MANGEOT lui ont procuré le moyen d'atteindre au dut qu'il se proporait, en construisant un piano composé de deux pianos à queue superposés, avec deux claviers placés l'un au-dessus de l'autre et disposés en sens inverse." The Pianoforte

Nancy

Paris (1886)

Faubourg Saint George (1831)

rue des Dominicains (1835)

9, rue de la Constitution (1841)(xx1853)(*1868)

4, rue de la Constitution (1846)

9, rue de la Constitution (1859)(*1861) (*1867)(*1875)  

17, rue des Jardiniers (*1867)(*1870)(*1868)

11, rue des Jardiniers (*1875)

64, rue Neuve- des-Petits-Champs (*1876)(arr.2)

21, avenue de l'Opéra (1882)(*1884)(arr.1)

334, rue Saint Honoré in Paris (1886)(arr.8)

3, rue du 29 Juillet (*1893)(*1896)(arr.1)

60 ouvriers et 360 pianos par an (1867)

Pierre Hyacint MANGEOT  a eu son apprentissage dans quelques manufactures de pianos à Paris.

"Après un séjour de perfectionnement hors de Nancy entre 1828 et 1830, Pierre Hyacinthe Mangeot ouvre un atelier de fabrication de pianos à Nancy en 1832. Son travail est rapidement récompensé par des médailles aux Expositions régionales. En 1841, il s’installe au 9 rue de la Constitution, site qu’il occupera jusqu’en 1880 à partir duquel il a connu un large développement. En 1858, ses deux fils André Alfred (1831 Nancy – 1889 Paris) et Edouard Joseph (1835 Nancy – 1898 Paris) prennent la direction de la manufacture. Le succès de la maison est dû aux compétences commerciales, techniques et artistiques de ces deux frères, et en particulier de l’adoption sous licence de la technique Steinway ainsi qu’à la création d’un piano à deux claviers inversés. Avant de transférer, en 1878, ses ateliers et direction à Paris (64 rue Neuve-des-Petits-Champs, puis au 334 rue Saint-Honoré), les Mangeot bénéficiaient dans la capitale du concours de Oscar Comettant et de son Louis Lucien Comettant, gendre d’André Alfred. Les deux frères avaient développé une notable activité musicale dans leurs salons de Nancy et de Paris (avenue de l’Opéra) dans lesquels ils recevaient les artistes renommés. La manufacture de pianos arrête sa production après le décès d’André Alfred Mangeot, Edouard se consacrant ensuite uniquement aux activités musicales." Les facteurs de pianos à Nancy, J.M. Stussi

"MANGEOT (Pierre-Hyacinthe) s'établit à Nancy en 1830. Ses fils Alfred et Edward-Joseph lui succèdent en 1859. Il est impossible de ne pas signaler une très originale tentative, dont l'idée revient au célèbre pianiste Wieniawski, professeur a cette époque au Conservatoire de Bruxelles et qui, en 1877, disait aux frères MANGEOT combien il regrettait qu'aucun facteur n'eut essayé de réaliser son désir consistant à construire un piano à deux claviers renversés. Ce sont en réalité deux pianos à queue, superposés de telle sorte que la corde la plus grave du premier soit placée sous la plus aiguë du second. L'avantage escompté par cette disposttion spéciale consistait dans la suppression de t'écartement des bras pour atteindre aux limites extremes du clavier; facilité aussi pour tes croisements demains. Les frères Mangeot envoyèrent un piano de ce genre a l'Exposition de 1878; ils en fabriquèrent six, dont un est au Conservatoire de Bruxelles, un autre au Conservatoire de Varsovie le prix en était de 5000 francs. Les avantages offerts par cette disposition n'étaient pas en rapport avec les difficultés d'exécution, parait-il. Avec une plus grande difficulté encore, MM. MANGEOT frères parvinrent à faire quelques pianos droits du même système au prix de ZSOO francs. M A. MANGEOT est aujourd'hui directeur de journal le Monde Musical." Encyclopédie de la musique et dictionnaire du conservatoire, 1927, p. 2080

MANGEOT P. H. à Nancy (1830)

MANGEOT Fils André-Alfred (***1850)

MANGEOT Frères & Cie à Nancy (*1861) Ses fils qui lui succèdent étaient Alfred et Eduoard-Joseph vers 1859

MANGEOT Edouard à Nancy (°1859)(1835 - 1898)

MANGEOT Frères et Compagnie à Paris E. MANGEOT (°1859) successeur (1886) ???

"Paris. — Dissolution, à partir du 17 janv. 1884, de la Société MANGEOT frères et Cie, fab. de pianos, av. de l'Opéra, 21. — Liquid. : M. J. Mangeot. — Acte du même jour. — D. " Archives commerciales de la France. 27/01/1884, p.108

La firm cessait la fabrication des pianos avec la mort d'Alfred.

EXPOSITIONS (la suite)

Apres avoir travaillé dans les premières manufactures de pianos de Paris, M. P. Mangeot, père des facteurs actuels, s'établit à Nancy en 1831, et ce fut lui qui, le premier par une bonne fabrication de pianos droits, porta atteinte en province, à la vogue du piano carré qui y régnait encore en maître. M. P. Mangeot, sachant que pour réussir il faut de la patience, de la continuité dans le travail et se hâter lentement, ne construisit d'abord que peu d'instruments, mais il les construisit si bien, que cette bonne fabrication lui créa promptement une nombreuse clientèle. A l'Exposition de Nancy, en 1833, il obtenait une médaille d'argent, et, à celle qui eut lieu cinq années plus tard (1838), une médaille d'or lui fut accordée. Ces récompenses encouragèrent M. P. Mangeot, et, en 1840, il entreprit la fabrication des pianos à queue; il fit si beau, et tel fut son succès, que ses instruments se répandirent en France, et qu'une nouvelle médaille d'or lui fut encore décernée à l'Exposition de Nancy en 1843. En 1850, le débouché annuel de ses produits, tant en France qu'à l'étranger, était d'environ cent soixante à cent quatre-vingts instruments. En prenant la suite des affaires de leur père, MM. Alfred et Edouard Mangeot donnèrent à leur fabrication plus d'extension; ils établirent une machine à vapeur, qui sert à faire mouvoir un nouvel et nombreux outillage. Tout se confectionne chez MM. Mangeot, caisse, clavier, mécanique, filage des cordes, etc., enfin toutes les parties de l'instrument, depuis la plus petite jusqu'à la plus grande, sortent de leurs ateliers. A l'aide de cette machine et de soixante ouvriers, MM. Mangeot construisent aujourd'hui trois cent soixante instruments par année, dont un grand nombre est dirigé vers l'Australie, où ces pianos sont fort appréciés par leurs précieuses qualités de solidité et de sonorité. MM. Mangeot se présentèrent à l'Exposition de Metz, en 1861, et ils y obtinrent une médaille d'argent; récompense la plus élevée accordée aux pianos, et je les vis l'année suivante, 1862, à l'Exposition universelle de Londres. Voici ce que j'écrivais à cette époque: « Le premier facteur français dont nous examinerons l'instrument, en suivant, bien entendu, l'ordre du catalogue, est M. Mangeot, de Nancy. Son instrument à cordes obliques, » quoique peu sonore, a cependant beaucoup de charme. Le facteur, pour opposer de la résistance à l'effet de la tension des cordes, établit'un système de contre-tirage qui doit donner de la solidité à l'accord. M. Mangeot est dans la bonne voie...  il n'a qu'à continuer. Le jury international de 1862 a accordé M. Mangeot la prize medal, avec ce motif: Excellence de la fabrication, combinée avec le bon marché.Exposition de Londres. MM. Mangeot ne se sont pas arrêtés, ils ont présenté cette année un piano droit oblique, dont la caisse, en palissandre, décorée de moulures est d'un très-bon goût; le barrrage et les sommiers sont en fer forgé. L'instrument monté à trois cordes a sept octaves. Ce piano joint à une bonne et brillante sonorité une égalité parfaite dans toute son étendue. La construction en est excessivement bien établie. Le second instrument est un piano à queue, qui avait subi, on ne sait vraiment pourquoi, l'ostracisme du jury d'admission; mais sur appel il fut reçu, et on peut le dire bien haut, cet instrument est un des meilleurs entre ceux qui figurent dans la galerie réservée à la facture instrumentale. Une caisse, en bois de palissandre, bien dessinée et d'une courbe gracieuse, renferme l'instrument qui est à trois cordes; le clavier a sept octaves; le barrage et les sommiers sont en fer forgé et les sillets en cuivre. Pour donner plus de pureté au son, les facteurs ont garni l'angle du coudage d'une languette en bois de cormier. Ce piano agit au moyen d'une mécanique à double échappement, remarquable par la précision et la simplicité des parties dont un spécimen se trouve également exposé. Cet instrument est digne, par sa sonorité belle, suave et ronde, la facilité de son clavier et par sa parfaite construction, de figurer parmi les instruments des maîtres les plus en renom. Ce piano, fut remarqué de tous les membres de la commission qui décernèrent à ses auteurs une des médailles d'argent. Les artistes qui ont essayé les instruments de MM. Mangeot ont ratifié la décision du jury. MM. Mangeot méritent, de la part de tous les hommes qui savent apprécier les travaux de l'industrie de la facture instrumentale des encouragements et des éloges bien mérités, non-seulement pour leurs produits, mais aussi pour le bel établissement qu'ils dirigent si dignement et surtout si sagement, ainsi que pour le nombre considérable d'ouvriers qu'ils occupent et font vivre. Nous terminons en disant à MM. Mangeot comme en 1862: Courage, vous êtes dans la bonne voie. Faire bien et beau, puis livrer à bon marché, c'est le chemin de la fortune." Expo (x1867)

"On ne voit, dans tous les travaux que nous venons de passer rapidement en revue, rien qui puisse opérer une sorte de révolution comme celle qu’a inaugurée la facture américaine en 1867. Seul le piano à queue à double clavier de MM. Mangeot, qui, dans leurs autres instruments, se montrent les serviles imitateurs de M. Steinway; seul le piano à double clavier de ces facteurs, de Nancy, peut être considéré comme quelque chose d’absolument nouveau. L’idée en a été conçue par M. Joseph Wieniawski, et nous trouvons naturel qu’on la doive à un éminent virtuose. Il convient, en effet, d’établir une distinction entre les résultats qui profitent au public et ceux dont bénéficie l’exécutant. Il y a donc toujours lieu de classer les inventions des facteurs en deux catégories : les unes ont pour objet de procurer à l’auditeur des jouissances nouvelles au moyen de sons mieux timbrés, plus forts ou plus doux, exempts de fausses résonances (2); ou bien de construire un instrument plus solide et tenant mieux l’accord. Le second genre d’inventions se rapporte à l’amélioration des conditions générales inexécution : soit, par exemple, un clavier plus docile et répétant parfaitement, soit encore des moyens nouveaux pour obtenir des effets impossibles et non réalisés jusque-là. C’e st ce dernier résultat qu’a visé M. Jos. Wieniawski, et MM. Mangeot lui ont procuré le moyen d’atteindre au but qu’il se proposait, en construisant un piano composé de deux pianos à queue superposés, avec deux claviers placés l’un au-dessus de l’autre et disposés en sens inverse." Chouquet, Rapport sur les instruments de musiques à l'exposition universelle de 1878

"Le succès du piano à doubles claviers renversés de MM. Mangeot frères et Cie est décidément très-grand. L'habile virtuose qui joue ce riche instrument, M. Zarebski, a conquis en quelques semaines avec ce double piano, une réputation devenue européenne. Les auditions de cet instrument, par M. Zarebski, attirent chaque fois un nombreux auditoire dans la galerie des instruments de musique français où MM. Mangeot ont exposé, à côté de magnifiques pianos à queue à un seul clavier, ce monarque de leur manufacture." Le Ménestrel, 30/06/1878, p.248

"Comme on le voit, la lutherie de province le dispute à celle de Paris, tout comme les pianos franco-américains de MM. Mangeot frères, de Nancy, ont su conquérir une toute première place à Paris. " Le ménestrel, 06/10/1878, p.364

"C'est dans la légende de Liszt « St-François de Paule marchant sur les flots » que l'on a pu surtout juger de la puissance et de la variété des effets que peut obtenir du clavier un artiste tel que Planté ! Les pianos américains de Steinway, si remarquablement fabriqués en France par MM. Mangeot frères, ne s'étaient point encore trouvés à pareille fête. Ces habiles facteurs ont dû être d'autant plus flattés des félicitations toutes particulières de M. Francis Planté sur les puissantes et suaves qualités de leurs instruments, que le jeune et célèbre virtuose, on le sait, professe une indépendance absolue à l'égard des facteurs de pianos. Tous les claviers lui sont bons, s'ils réalisent sous ses doigts l'idéal qu'il s'est tracé dans le domaine des sonorités. Voilà pourquoi les pianos d'Erard, de Pleyel-Wolff et de Herz trouvent en lui un vulgarisateur aussi précieux que fervent, mais absolument indépendant." Le Ménestrel, 11/05/1873, p.190

 

 

 Médaille d'argent Nancy, 1833 / Médaille d'or Nancy, 1838 / Médaille d'or Nancy, 1843 /  Liste des exposants, 1855/ Médaille première classe, argent, grand module Metz, 1861 / Médaille Londres, 1862 / Médaille d'argent, 1867 / Hors concours Lyon, 1872 / Médaille d'or, 1878 ?

 1889

MERCIER Sébastien-Placide

1830

TITRES

"Facteur de Piano - Le Roi des Français et le Roi de Suède"

"Facteur de pianos de L.L.M.M. la Reine d'Angleterre et le Roi de Suède"

'Niche de chien' ou 'piano pont' ca 1850 et sa signature, Cité de la Musique, Paris
Pianino Mercier de 1835, Germanische Nationalmuseum
Piano pont et un piano droit n°1465, Musée du piano à Limoux

Pour les détails et autres photos voyez la page de MIMO

EXPOSITIONS

"N. 700. M, MERCIER, fabricant de pianos, rue Basse-Saint Pierre, n. 4, boulevart des Filles-du-Calvaire. Piano à sept oclaves. M. Mercier est du petit nombre de ceux qui ont le mieux réussi à améliorer la confection de cet instrument. L'élégance, le peu de volume de ses pianos, n'en excluent ni la force, ni la pureté des sons, ni aucun des autres avantages que les artistes et les mécaniciens recherchent dans les parties organiques d'un piano. Le clavier est prompt et facile dans sa marche, et les touches obéissent sans difficulté à la pltis légère comme a la plus lourde pression. Outre ces améliorations, M. Mercier a eu l'heureuse idée de joindre à son piano une pédale, dont l'emploi est de diminuer le son à volonté et par gradation, de manière aproduire au besoin des sons fantastiques, ou seulement a faire entendre des sons éloignés. Nous invitons les amateurs à visiter les ateliers de M. Mercier; ils y trouveront un choix varié de pianos, dont la supériorité atteste ses longues études et son expérience dans la fabrication ds cet instrument. " Expo (*1834)

"M. Mercier est, selon la Notice de l'exposition, du petit nombie de ceux qui ont le mieux réussi à améliorer la confection du piano. M. Mercier (poursuit la Notice) a eu l'heureuse idée de joindre à son piano une pédale dont l'emploi est de diminuer le son à volonté et par gradation , de manière à produire au besoin des sons fantastiques . L'un de ses pianos a été acheté pour S. A. la princesse royale de Suède, et M. Mercier a pris le titre de facteur de S. M. le roi de Suède et de Norvège. Nous ne savons jusqu'à quel point les sons fantastiques ont pu influencer le choix de Son Altesse Royale. Ceux de nos lecteurs qui voudraient connaître un piano à sons fantastiques, devront se rendre chez M. Mercier, ce sont là de ces choses dont la description serait au-dessus de nos forces." Gazette musicale de Paris, 1834

"1493 (700) M. Mercier, rue Basse-Saint-PierreAmelot, n° 4, à Paris, fournisseur de pianos à la Cour de Suède. Il a exposé un piano à 7 octaves. Cet habile industriel est du petit nombre de ceux qui ont le mieux réussi à améliorer la confection de cet instrument. L'élégance, le peu de volume de ses pianos, n’en excluent ni la force ni la pureté des sons, ni aucun des autres avantages que les artistes et les mécaniciens recherchent dans les parties organiques d’un piano. Le clavier est prompt et facile dans sa marche. - M. Mercier a joint à son piano une pédale dont l'emploi est de diminuer le son à volonté et par gradation, de manière à produire, au besoin, des sons fantastiques ou des sons éloignés. Les ateliers de M. Mercier renferment un choix varié de pianos, à des prix modérés, et nous engageons les amateurs à les visiter." Le musée artistique et industriel: exposition 1834, p.194-195, la description de son piano, p.195, et des images du piano et sa mécanique, p.391

"M. Mercier est, selon la Notice de l'exposition, du petit nombre de ceux qui ont le mieux réussi à améliorer la confection du piano. M. Mercier (poursuit la Notice ) a eu l'heureuse idée de joindre à son piano une pédale, dont l'emploi est de diminuer le son à volonté et par gradation, de manière à produire au besoin des sons fantastiques. L'un de ses pianos a été acheté pour S. A. la princesse royale de Suède, et M. Mercier a pris le titre de facteur de S. M. le roi de Suède et de Norvège. Nous ne savons jusqu'à quel point les sons fantastiques ont pu influencer le choix de Son Altesse Royale. Ceux de nos lecteurs qui voudraient connaître un piano à sons fantastiques, devront se rendre chez M. Mercier, ce sont là de ces choses dont la description serait au-dessus de nos forces." Expo (***1834)

"M. Mercier, à Paris, rue Basse-St-Pierre, 4. - Ce facteur, l'un des meilleurs élèves de M. Roller, construit des pianos droits à cordes obliques; il a exposé deux de ces instruments, qui se faisaient remarquer par le fini du travail, par la beauté et la force des sons, par la disposition ingénieuse et en même temps simple du mécanisme, ainsi que par un système de doubles étouffoirs entièrement de son invention. Cet artiste distingué occupe vingt-sept ouvriers et construit cent vingt pianos par an. L'un de ses pianos droit, présenté seul au concours, à été placé au quatrième rang." Expo (->1839)

"27. M. Mercier, fabricant de pianos, boulevard Bonne-Nouvelle : un piano droit en bois de palissandre à mécanisme perfectionné. La Société a entendu cet instrument, qui donne des sons purs et d'un grand volume." Bulletin de la société d'encouragement pour l'industrie nationale, 1839, p.448

"M. MERCIER, à Paris, boulevard Bonne-Nouvelle, 31. - M. Mercier occupe trente ouvriers et fabrique cent quarante pianos. Les instruments qui sortent de ses ateliers tout construits avec soin et présentent beaucoup de solidité. Ce facteur distingué a soumis à l'examen de la commission un piano par le moyen duquel on peut transposer de un, deux, trois, quatre et cinq demitons, au-dessous ou au-dessus du ton naturel de l'instrument. Le mécanisme qui donne au piano cette précieuse propriété a paru nouveau, simple et ingénieux. Un des pianos ordinaires de M. Mercier, présenté au concours, a été placé au sixième rang. M. Mercier avait obtenu une médaille de brouze en 1839; le jury lui décerne une médaille d'argent." Expo (**1844), p.540

"M. Mercier exposait un piano qui a la propriété de permettre de jouer, dans tous les tons, un morceau écrit dans un ton quelconque, sans aucune difficulté pour l'exécutant, qui lit la musique comme elle est écrite, et l'exécute de même. Ce résultat est obtenu au moyen des dispositions suivantes. La touche est transformée en levier du second genre, à axe parallèle, semblable à celle de la nouvelle mécanique de M. Pape. Un talon placé sous la face inférieure de cette touche, vis-à-vis le doigt, repose sur une des extrémités d'une bascule à bras égaux, dont l'autre extrémité porte un pilote qui agit sous un autre levier placé sur le même plan, et dans le prolongement de la touche. Ce levier se relève, par conséquent, quand on appuie le doigt sur la touche, puisque l'abaissement de celle-ci fait jouer la bascule, qui s'abaisse de son côté, et se relève sous le second levier, qui agit alors comme l'extrémité postérieure d'une touche ordinaire dans le piano droit, et détermine le mouvement du marteau par l'un des mécanismes ordinairement employés. Le centre de mouvement vertical de chaque bascule est sur une pointe également verticale, implantée dans une traverse mobile, qui occupe toute la longueur du clavier. L'extrémité postérieure de ces mêiïies bascules reçoit, dans une fente qui y est pratiquée, une autre goupille implantée sur une traverse fixe. Il résulte, de cette disposition, que si on fait marcher à droite ou à gauche la traverse mobile qui occupe le milieu des bascules, celles-ci prendront un mouvement transversal, oblique, qui laissera leur extrémité postérieure sous le même levier où elle est retenue par la goupille qui occupe leur fente, tandis que leur extrémité antérieure passera successivement sous l'extrémité antérieure de touches différentes. De sorte que, si nous supposons d'abord toutes les bascules parallèles aux touches, un morceau de musique sera exécuté dans le ton où il aura été écrit, en ut par exemple; mais, si on fait faire à la traverse un mouvement qui déplace obliquement les bascules, de manière que leur extrémité antérieure corresponde à la touche immédiatement voisine de celle à laquelle elle correspondait d'abord, le morceau exécuté en ut sera réellement joué en ut diéze ou en si, selon qu'on aura fait marcher la traverse à droite ou à gauche, parce que la bascule, qui correspondait d'abord, des deux côtés, à la note ut dièze ou à la note si, n'y correspond plus que par son extrémité postérieure, son extrémité antérieure étant maintenant placée sous la touche ut, qui fait nécessairement entendre le son ut dièze ou si. En d'autres termes, toutes les touches ont changé de son et font parler la note immédiatement voisine de celle qu'elles faisaient sonner auparavant. Si la barre mobile a marché de deux distances, la touche ut donnera le son ré ou si bémol; pour trois distances, les sons mi bémol ou la, et ainsi de suite, parcourant une étendue de cinq demi-tons en montant et de cinq demitons en descendant. (...) Mais en permettant ainsi la transposition mécanique dans tous les tons, M. Mercier a-t-il rendu un véritable service à l'art? La musique qu'on obtiendra de son instrument sera-t-elle toujours de la musique acceptable? Il y a vingt-cinq ans, j'aurais répondu non, bien certain de rencontrer de nombreux échos. Aujourd'hui, je dirai que ce sera, non pas de la musique acceptable, mais de la musique acceptée." (***1844)

"Dans la visite du lundi, 30 mai, faite par le roi à l'exposition, au moment de se retirer, Sa Majesté a daigné consacrer quelques instans à l'examen particulier des pianos do M. Mercier, et a fixé principalement son attention bienveillante sur le piano-transpositeur. Ce prince, dont la mémoire n'est jamais en défaut, s'est rappelé que M. Mercier avait travaillé à l'orgue de Neuilly. La Reine a ajouté des paroles pleines de bonté pour ce facteur du Roi. Lors de sa dernière visite, Sa Majesté a écouté de nouveau avec beaucoup d'attention, le piano de M, Mercier, et a daigné répéter a plusieurs reprises «Que ce piano est puissant de son !! »" La France Musicale, 1844, p.174

"La réputation des pianos obliques, petit format, de M. Mercier, s'est bien soutenue au concours." Expo (*1849)

"MÉDAILLE DE 1re CLASSE. M. MERCIER, facteur de pianos - Artisan d'une fortune honorablement acquise par le concours de l'intelligence et d'un travail soutenu, M. Mercier est aujourd'hui en première ligne parmi les fabricants de pianos. Plus que tout autre, peut-être, il a contribué, par les soins minutieux apportés à tous les détails de sa fabrication, à l'excellente réputation que possède la facture parisienne, non-seulement en France, mais encore à l'etranger, notamment dans les colonies, où nos pianos sont maintenant préférés à ceux de la fabrique anglaise. Aucun des instruments sortis des ateliers de M. Mercier ne s'est détérioré par l'usage ou les variations de la température, et ce fait mérite d'autant plus d'être signalé, que ces instruments sont construits dans le système Relier, qui exclut, comme on sait, l'emploi de tout barrage ou appareil résistant exceptionnel. Le bruit avait couru que la plus noble des récompenses qu'on puisse ambitionner allait être décernée à M. Mercier ce bruit n'est pas conûrmé, mais rien no prouve qu'il n'aura pas dans l'avenir son éclatante confirmation." La France musicale, 07/01/1855, p.385

"Mercier (Sébastien), boulevard Bonne Nouvelle, 31. Piano en thuya." Catalogue explicatif et raisonné de l'Exposition permanente des produits de 1855, p.198

Paris 4, rue Basse-St-Pierre-Amelot (*1832)(1834) (arr.11)

et boulevart des Filles-du-Calvaire (1834)(arr.11)

31, boulevard Poissonnière (*1840)(arr.9)

 31, boulevard Bonne-Nouvelle (1839)(*1842) (**1844)(**1856) (arr.2)

4, rue Basse-Saint-Pierre-Popincourt (1839)(*1841)(arr.11)

44, rue des Graviliers (?)(arr.3)

30 ouvriers et 140 pianos par an vers 1849

'Facteur de pianos'

Il était élève de ROLLER & BLANCHET et selon Claude MONTAL, GIBAUT est commencé son atelier avec  MERCIER comme associé en 1828, qui est commencé pour lui-même en 1830. (**1836) p.240

MERCIER Baptiste (xx1839)

"L'habile facteur, M. Mercier, qui a obtenu à la dernière exposition une médaille décernée à la spécialité des pianos droits est de retour d'un voyage à Londres, où il a eu l'honneur d'être reçu en audience privée par le prince Albert. Le prince, qui est excellent connaisseur en musique, a été enchanté du nouveau piano, à clavier et mécanique non mobiles, que l'inventeur, M. Mercier, lui a présenté. Le prince s'est empressé d'acheter ce piano-modèle et d'accorder le brevet de facteur de la reine Victoria à M. Mercier, en témoignage de sa vive satisfaction." La France Musicale, 1844, p.283

"Au mois d'août dernier, Thalberg, ayant ou l'occasion de jouer à Boulogne-sur-Mer, le piano de M. Mercier, voulut témoigner toute  satisfaction à l'habile facteur, en lui donnant une lettre de recommandation très pressante pour son beau-pére Lablache alors à Londres. Conjointement avec M. Costa, Lablache présenta M. Mercier et son instrument à la reine Victoria et au prince Albert, et ce dernier, très compétent en tout ce qui concerne l'art musical, fit délivrer sur-le-champ, a M. Mercier, le brevet de facteur de la reine pour pianos droits à claviers et à mécaniques non mobiles." La France Musicale, 1844, p.326

"Séb. MERCIER, en 1844. présenta un piano droit à cordes verticales permettant de transposer de cinq demi-tons. Plus tard, toujours pour faciliter la transposition (1851), il fabriqua un instrument muni de touches brisées agissant sur divers leviers, suivant le déplacement du clavier. A la même époque, il ajouta une pédale expressive. " Encyclopédie de la musique et dictionnaire du conservatoire, 1927, p. 2078

EXPOSITIONS (la suite)

"Pianos en bois de thuya. —Kriegelstein, S. Mercier, Pleyel, Scholtus." Revue de l'Orient, Volumes 3-4, Société orientale Paris, 1856, p.69

"M. S. Mercier, breveté facteur de pianos de LL MM le roi des Français et le roi de Suède, a été distingué à l'exposition dernière par une médaille la Société d'Encouragement vient de lui en décerner une autre d'argent. On ne aurait assez recommander ce fabrique, que depuis treize ans s'est occupé exclusivement. L'amélioration des pianos droits, aussi cette maison est-elle considérée comme une des premières, pour ce genre d'instrument. " Le Figaro, 01/11/1840, p. NP

"Rapport fait par M. Francœur, au nom du comité des arts mécaniques, sur les pianos droits de M. Mercier, fabricant de pianos, boulevard Poissonnière, 31. - L'une des principales difficultés que présente l'exécution des pianos est dans le mécanisme qui meut les marteaux. Il faut que ce mouvement soit dune grande rapidité sans exiger beaucoup de force, qu'ensuite le marteau s'éloigne à l'instant de la corde qu'il a frappée, afin de laisser la vibration se produire, enfin que l'artiste puisse sur-le-champ, si la pièce musicale qu'il joue l'exige, faire de nouveau parler la même corde, et cela avec une prodigieuse vivacité. Ces difficultés sont encore accrues quand le système de toutes les cordes est disposé dans un plan vertical; car, dans le cas contraire, le marteau, après avoir frappé la corde, s'en éloigne par son propre poids et sans exiger un mécanisme spécial; quelquefois aussi, comme dans les pianos de M. Pape, le marteau est éloigné de la corde par un petit ressort. L'assemblage des organes destinés à transmettre le mouvement imprimé aux touches par les doigts de l'artiste exige aussi de nombreuses attentions pour que les frottements soient faibles et n'appesantissent pas sa main. Des conditions indispensables à remplir compliquent encore le problème. Ce n'est pas assez que l'action de la touche soit transmise au marteau le plus rapidement possible, avec le degré de force que lui veut imprimer le talent de l'exécutant, il faut encore que cette action puisse être réitérée aussi vivement qu'il le désire, avec toutes les nuances de force possibles, et que, par conséquent, quelque court que soit l'intervalle entre les coups donnés à une même touche, le marteau, à chaque répétition de son mouvement, parcoure tout l'espace qui lui est assigné pour sa course. Il faut surtout que ces divers effets se produisent sans que l'oreille perçoive d'autre bruit que le son rendu par la corde frappée. Ces conditions variées ont été remplies par d'habiles facteurs à l'aide d'échappements divers, et les noms de Pape, Erard, Pleyel, Roller, etc., sont cités par les beaux succès qu'ils ont obtenus dans leurs fabrications. M. Mercier a voulu marcher sur leurs traces et tenter de les surpasser, s'il lui était possible. Il a cherché à diminuer la complication du mécanisme, à assurer les effets, à empêcher la détérioration rapide que l'usage produit nécessairement. C'est principalement du piano droit qu'il s'est occupé (c'est ainsi qu'on appelle les pianos qui ont toutes leurs cordes inclinées à l'horizon et dans un plan vertical); mais il pense que son mécanisme peut également être employé dans les pianos carrés ou à queue, dont les cordes sont dans un plan horizontal. Quoique nous n'ayons vu qu'un piano droit de M. Mercier où son échappement soit appliqué, nous pensons, comme, lui, que de légères modifications permettront de l'appliquer aussi aux autres espèces de pianos. Il nous serait difficile, impossihle peut-être, de faire comprendre l'échappement de M. Mercier sans le secours d'une figure; el nous ne l'entreprendrons pas ici, d'autant plus qu'il faudrait en même temps montrer en quoi il diffère de ceux qui sont en usage, et dont la diversité est telle que cette description deviendrait fatigante et prolixe. Nous croyons donc devoir nous en référer, à cet égard, au Bulletin de la Société, laissant chacun apprécier les différences et le mérite d'une invention qui est garantie à l'auteur par un brevet. Il nous suffira de dire que ce mécanisme est assez simple, qu'il fonctionne bien, que le jeu est facile et doux, qu'enfin cet échappement remplit toutes les conditions exigées, sans cependant prétendre affirmer qu'il soit, en effet, préférable à d'autres, jusqu'à ce que le temps et l'expérience aient mis à même déjuger et de prononcer. Le jury de la dernière exposition des produits de l'industrie, d'après le suffrage éclairé de M. Savart, a fait accorder à M. Mercier une médaille de bronze, comme témoignage de sa satisfaction, et la famille royale lui a fait des commandes dont elle a eu sujet de se féliciter. Il croit avoir assez réduit la complication des agents mis en œuvré par son mécanisme pour que le prix de fabrication de cette partie de l'instrument soit diminué de 40 pour 100, ce qui permettra de le donner au commerce à des conditions modérées. Quoique la Société d'encouragement se soit interdit de porter un jugement sur les objets d'arts étrangers à ses travaux ordinaires, pour n'avoir pas lieu de craindre de le voir infirmer par les artistes mêmes, qui sont plus compétents pour prononcer définitivement sur ces matières, nous ne croyons pas devoir terminer ce rapport sans rappeler que le piano carré de M. Mercier a été entendu à la fin de la dernière séance générale de la Société, et que le public présent à cette séance a été satisfait de la beauté des sons rendus par cet instrument, de leur douceur ou de leur force, de la rapidité avec laquelle les effets ont été rendus, au gré du caprice de l'habile M. Karr, qui le jouait. Le comité des arts mécaniques vous propose, messieurs, d'approuver le mécanisme de M. Mercier, de le figurer et décrire dans votre Bulletin, et de recommander cet artiste au comité des médailles." Bulletin de la societe dencouragement pour lindustrie nationale, 1840, p.216-217

"M. Sébastien Mercier est entré en 1822 dans la carrière de la facture instrumentale. Après avoir séjourné quelque temps à Naples il se rendit à Rome, où son habileté lui valut les sympathiques encouragements de S. S. Pie VIL Son arrivée à Paris date de 1824; quelques années après, il jetait les bases de son établissement et il construisait, d'après le système Roller, ses premiers pianos droits. Dès ce moment sa place fut marquée parmi l'élite de nos facteurs. Honoré du titre de facteur ordinaire du roi Louis-Philippe et de S. M. le roi de Suède, il reçut la grande médaille d'argent de la Société d'encouragement pour lés arts industriels. A la suite de l'Exposition universelle de 1855, où ses pianos ont obtenu un grand succès, M. Mercier a été récompensé par la médaille de première classe, qui ne fait que lui présager une récompense plus précieuse encore.
Mécanicien très-distingué, travailleur plein de persé- vérance et d'énergie, homme de progrès et d'initiative, M. Sébastien Mercier ne doit qu'à son mérite et à ses, efforts soutenus la haute position où il est parvenu, position conquise par trente-quatre ans d'activité incessante. "
(Le Luth français. Journal de la facture instrumentale, 1857/02/06, p.5)

BREVETS

Brevet de 1834: Piano à sept octaves (*1834)

Brevet de 1839: nouvelles dispositions applicables aux pianos (13)

Brevet de 1847: "Mercier, construisit un piano à double table d'harmonie reliées entre elles par une pièce nommée conducteur acoustique." Pontecoulant, 1861 -    - "Mercier, construisit un piano à double table d'harmonie reliées entre elles par une pièce nommée conducteur acoustique."

'Piano transpositeur', cet essai, appliqué au piano, fut fait par : ROLLER, à Paris et plus tard, tant des autres comme MERCIER - Brevet de 1851 : "Mercier, de Paris, faisant application à la transposition d'un système de touche brisée, pour laquelle M. Pape avait étébréveté, et qui, dans l'origine, n'avait pour but que de rendre le toucher du piano plus léger, imagina de faire de ce système un moyen nouveau de transposition. Une touche agissant sur un levier plus long, met en mouvement celui-ci sur le mécanisme; par là, la touche devient plus légère, et tout le poids de l'action est reporté sur le levier intermédiaire. Tel est le principe de Pape. M. Mercier y vit le moyen de faire agir la même touche sur plusieurs leviers différents, en rendant le clavier mobile sans que le reste du mécanisme éprouvât de mutation." Pontecoulant, 1861

Brevet de 1851 : "Mercier apporta des perfectionnements au nez de l'échappement ordinaire dit de Roller, et perfectionna sa pédale expressive qui consistait en un ventail unique, formé d'un panneau fort mince appliqué à l'arrière du piano droit; ce ventail porte sur le bas de l'instrument, et à cet endroit il est muni de charnières: il est attaché, vers son milieu, à des tringles de rappel, qui le font s'appliquer au corps de l'instrument ou s'en détacher, selon que l'exécutant appuie plus ou moins sur une pédale disposée comme les pédales ordinaires. (B. F. 11,178.)" Pontecoulant, 1861

Brevet de 1855 : "Mercier ajouta à son piano une pédale dite d'expression. B. F., 23,870)." Pontecoulant, 1861

Pour voir les brevets originaux voyez le site INPI (13)

ARTICLE

"Le piano droit à sept octaves et trois cordes, de Mercier, à Paris, contient une pédale particulière au moyen de laquelle la diffussion du son peut-être graduée à volonté. Le piano étant, de tous les instrumens, le plus cultivé aujourd'hui, on ne saurait y apporter trop de perfectionnemens" La France industrielle: encyclopédie des arts, du commerce, de l'agriculture, 1836, p.115

"Les pianos transpositeurs de M. Mercier ont obtenu les suffrages de tous les amateurs. La simplicité du mécanisme qui fait le fond de cette invention remarquable lui assure le rang que l'on s'est plu à lui promettre tout d'abord. On sait que l'ancien système du piano occasionnait un dérangement complet, dans le clavier et la mécanique, tandis que dans le nouveau système il ne s'agit que de faire mouvoir un petit bouton pour obtenir une transposition de demi-tons jusqu'à dix, de sorte que l'accompagnement d'un morceau de chant est bon pour toutes les voix, et qu'un solo de cor, par exemple, peut être exécute par un cornet à pistons, quel que soit le ton. Ces instruments sont à trois cordes, six octaves trois quarts. " La France Musicale, 1845, p.7

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"Facteur de pianos de LL. MM. la Reine d'Angleterre et le Roi de Suède, M. Mercier a exposé deux de ses instruments au Palais de Cristal; l'un est en ébène légèrement orné de dorures et harmonisé avec une rare élégance; l'autre est en bois de caracoa des Indes, formant, par une gracieuse intersection de bois de rose, des marbrures de l'effet le plus original; il est ouvragé en imitation du style grec, goût particulier du facteur, qui semble vouloir se soustraire, même en ce qui louche la forme, à toute accusation de plagiat. " Pub de 1851, Le Palais de Cristal

Exhibition des produits françaises, 1834 / Médaille de bronze, 1839 / Médaille d'argent, 1844 / Patent, 1840, 1841, 1844 / Médaille d'or, 1849 / Official catalog, 1851 / Médaille 1e classe, 1855

 
MOITESSIER Prosper Antoine

(1807 - ?)

1830

Pianos droits et orgues

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"Moitessier, luthier, fact., acc. et march. de pianos, vend et loue tout ce qui concerne son état fabr. de violons, altos et violoncelles; copie exacte du stradivarius, Grande-Rue, 91"(x1837)

"Moitessier, facteur de pianos, orgues d'église, instr. et musique en tous genres. "

"Moitessier fils, maison fondée en 1830, vente, location, réparations, échanges, plusieurs médailles d'or et d'argent." Annuaire des artistes et de l'enseignement dramatique et musical, 1893

Probablement deux succersales de MOITESSIER, un à Beaucaire et un à Carcassonne vers 1837

Montpellier 91, Grande-Rue (x1837)

 magasins: 6, grand rue (fact. 1859)

ateliers : rue Jeu de Ballon (fact. 1859)

'Facteur de pianos' et d'orgues

"Manufacture des pianos et des orgues d'église" (fact.1859)

"Moitessier ( Prosper-Anloine), né à Carcassorine (Aude), en 1807. Avant perdu son père à l'âge de dix ans, sa mère, pour le mettre à même d'apprendre et de continuer l'état de luthier, l'entoura de bons ouvriers. En 1819 et 1810, il reçut les premières notions de la facture d'orgues d'un nommé Pilot, natif des Vosges. Désirant se perfectionner dans cette partie, il se rendit à Mirecourt et travailla d'abord chez Nicolas Roy, l'un des plus habiles ouvriers du pays, et il alla ensuite à Paris, où il fut reçu dans les ateliers de M. Lété, actuellement à Mirecourt. Il prit aussi des leçons de M. Wuillaume, qui s'est acquis une si grande réputation comme luthier, et qui était alors associé de M. Lété. En 1826, il quitta Paris, où la facture d'orgues ne semblait présager aucun avenir. De retour dans son pays, il ne trouva point d'ouvrage, si ce n'est quelques menues réparations à faire à de petits orgues. Cependant son goût pour la mécanique lui faisait préférer cet instrument à tout autre; mais ne trouvant point assez de ressources à Carcassonue, il vint en 1830 s'établir à Montpellier, nourrissant toujours l'espoir de rentrer dans les ateliers de M. Lété, qui avait alors de grands projets que firent évanouir les événements de juillet de cette même année et la mort d'une personne influente. Six années se passèrent sans que Moitessier pût parvenir à se faire connaître, ne voulant pas causer le moindre tort à de vieux facteurs à qui l'on confiait le peu de réparations qu'il y avait à faire aux orgues de la contrée. Enfin, en 1836, ou lui proposa de relever l'orgue du temple protestant, construit par le grand-père de M. Aristide Cavaille. (...) Chaque facteur cherchait à se distinguer par quelque amélioration dans son art. M. Moitessier ayant remarqué l'hésitation où l'on était sur le ton auquel il convenait le mieux de mettre les orgues, concilia les diverses opinions en adaptant aux claviers un mécanisme transpositeur analogue à celui que M. Roller avait appliqué aux pianos. En 1839, il présenta à l'exposition à Montpellier un orgue de salon, (...)Ce travail fut récompensé d'une médaille d'or, et fit prendre rang à son auteur parmi les facteurs d'orgues. Depuis cette époque, il ouvrit de grands ateliers, qui n'ont point cessé d'occuper vingt ouvriers et souvent plus. (...)" Nouveau manuel complet du facteur d'orgues, Marie-Pierre Hamel, 1849, p.462

MOITESSIER Fils (*1893)

Voyez aussi: ROUSSELOT (°1835)

Succ. par COLIN P. vers 1906 (°1830)

EXPOSITION

"Dans cette catégorie, le Jury a remarqué un piano petit format de M. MOITESSIER. Sonorité assez bonne, timbre un peu cuivré, répétition assez bonne, égalité laissant à désirer dans le médium grave, clavier facile." Expos. Montpellier (*1860)

Médailles d'or Montpellier, 1839, Médaille d'argent Montpellier, 1840 / Médaille d'or Montpellier ?, 1851 / Médaille d'argent Montpellier, 1860  

O'KELLY Joseph Père

(1804 - 1856)

1830

Pianos droits

BREVET

"Au sieur Ferry (A.-H.), représenté par le sieur Raclot (X.), à Ixelles, un brevet d'importation, à prendre date le 27 novembre 1863, pour des marteaux de pianos. — Brevet français du 19 octobre 1863" Bulletin, Volumes 45-46, 1864, p.61

Paris

11, rue Faubourg Poissonnière (vers 1850?)(**1878)(1881)(1891)(arr.9)

93, rue de Richelieu (1899)(1901)(*1909)(*1913) (*1922)(arr.2)

1830, la date de fondation n'est probablement pas la date de fondation d'un atelier de pianos d'O'KELLY, mais la date de fondation d'un éditeur.

Auguste O'KELLY (1829-1900) était surtout éditeur de musique, et probablement seulement marchand de pianos. Son père était d'origine irlandaise, mais il était né à Boulogne-sur-Mer. Il était le successeur d'un autre éditeur Céleste CENDRIER. Son magasin avait le nom 'Magasin de Musique du Conservatoire', comme la signature sur ses pianos qu'il là vendait. Un peu plus tard nous voyons la signature 'Magasin de musique et de piano du conservatoire' Il était actif entre 1872 et 1888.

Son frère O'KELLY Joseph (1828-1885),  était second-chef chez PLEYEL-WOLFF vers 1860, aussi son fils Henri O'KELLY avait travaillé pour PLEYEL, et avait registré des 'pianorolls' pour le Pleyela.

O'KELLY & NAUS (1881)

"Vendeur : Donnasson - Acquéreur : X - Domicile élu pour les oppositions : O'Kelly, 93, Richelieu - Entrée en jouissance : de suite - Fonds vendu : Factage de pianos, 93, Richelieu" Archives commerciales de la France, 05/10/1898, p.1250  -  Voyez DONNASSON

O'KELLY Gustave (fils d'Auguste), était 'facteur de pianos' (1899)

"Paris. — Dissolution. — Société G. O'KELLY. factage de pianos, 93, Richelieu. — M. Gustave, Jean O'Kelly continue seul. — 16 fév. 99. — L." Archives commerciales de la France, 22/02/1899, p.230

O'KELLY G. & FERRY (1901)(*1913)

"Paris. — Formation. — Société en nom collectif G. O'KELLY et FERRY, factage de pianos, 93, Richelieu. — 12 ans. — 196,023 fr. — 27 sept. 1901. — P. C." Archives commerciales de la France, 05/10/1901, p.1254

O'KELLY (1914)

"Vendeur : Kelly (O.) et Ferry - Acquéreur : Kelly - Domicile élu pour les oppositions : au fonds - Entrée en jouissance : de suite - Fonds vendu : Conserv. d'un F. de pianos, 93, Richelieu (P.A.)" Archives commerciales de la France, 28/03/1914, p.428

Succ. par  FORTIN Georges entre 1914 et 1922 (*1922)

Info: Axel KLEIN

Liste des exposants Paris, 1878

 
ROBLOT & ESLINE

1830

Piano droit ca 1910, MIM, Bruxelles

 

Paris 64, rue du Faubourg Saint-Denis (x1836)(*1842)(arr.10)

52, rue du Faubourg Saint-Denis (x1864)(arr.10)

62, rue du Faubourg Saint-Denis (*1859)(*1876)(arr.10)

27, rue de Sevigné (?)(arr.3)

33, boulevard Henri IV (*1894)(arr.4)

"Facteur de pianos"

Ce n'est pas sûr qu'il s'agit de le suivant Roblot:  1826 ou 1827: "Mariage de Pierre Louis Barthélémy Roblot, accordeur de pianos. 12,  rue Sainte-Barbe, avec Louise Kintz. 27, rue du Faubourg-Saint-Antoine." Documents du Minutier central des notaires de Paris, 1800-1830, p.160

ESLINE (***1836)

ROBLOT & ESLINE (?)

ESLINE & Veuve ROBLOT (x1836)(*1842)

ROBLOT Vve. (*1859)

"Roblot, fabricant de pianos, faubourg Saint-Denis, n. 52., Mlle Gravois, chez ses père et mère, rue Culture Sainte-Catherine, 27. " L'Indicateur des mariages de Paris, 02/10/1864, p.3

ROBLOT (*1894)

Selon Malou Haine, Roblot fondait sa maison déjà vers 1823.

   
WIRTH Samuel

1830

 

Pianos carrés, pianos droits et pianos à queue

Il y a un WIRTH Neveu à Lyon vers 1896

 

Lyon 9, Place de la Préfecture (maintenant rue de l'Ancienne Préfecture)(1830)

5, rue Champier (xxx1838)(xxx1839)

3, rue des Trois Carreaux (*1841)(**1842)

1, Place de la Préfecture (**1844)(xxx1853)(*1855)(*1856)(*1860)

6, rue de la Préfecture (?)(maintenant rue de l'Ancienne Préfecture)

63, chemin de St-Denis-de-Bron (1903)

48, rue de la République (**1893)(1894)(*1896)(*1913)

fabrique: Montplaisir-lès-Lyon (*1896)(*1913)*

5, Grande rue (*1922) Grenoble

 

15 ouvriers et 60 pianos par année (1844)

'Facteur de pianos'

"WIRTH (Samuel), à Lyon en 1830. Produit en 1840 un piano doucino de forme et de mécanisme differents ces pianos ordinaires, frappe en dessus, nouveau jeu d'étouffoirs, double échappement. Son successeur en 1889 est M. AURAND-WIRTH." Encyclopédie de la musique et dictionnaire du conservatoire, 1927, p. 2078

WIRTH Samuel (xxx1839)(**1842)(**1844)

WIRTH A. (?)

AURAND-WIRTH successeur depuis 1889 (1889). C'est Érhard Louis AURAND (1831 - 1921)(photo) qui fondait sa maison vers 1850 et son beau-père WIRTH. Voyez ici pour la genealogie de la famille AURAND.

En 1901, ils succèdent MAROKY (°1827)

Vers 1906 succèdé par MARQUIS A. (Clermont-Ferrand)

Plus tard: AURAND et BOHL (1903), Louis AURAND:

"Lyon.— Modification.— Société AURAN (sic), WIRTH et Cie, fab. de pianos, 63, chemin de St-Denis-de-Bron. — Retraite de M. Erhard, Louis Aurand commanditaire. — Par suite la raison sociale devient AURAND et BOHL. — 22 mai 1903. " Archives commerciales de la France, 10/06/1903, p.737

EXPOSITIONS

"M. WIRTH, à Lyon (Rhône). Cet exposant s'occupe quinze ouvriers dans ses ateliers. Il a présenté un piano carré à double échappement et à frappement par-dessus, dans lequel on remarque une nouvelle disposition des étouffoirs. Le jury accorde une mention honorable à M. Wirth.".  (**1844)

"Un facteur lyonnais, M. Wirth, place de la Préfecture, s'est même distingué entre tous par une nouvelle invention d'une extrême importance pour les pianos droits. C'est celle du double échappement que tant de facteurs ont vainement cherché depuis si longtemps, et que notre compatriote a réalisé, lui, de la manière la plus complète et la plus satisfaisante. Cette précieuse découverte, achevée seulement après l'ouverture de l'exposition universelle, n'a pu être indiquée au catalogue et n'occupe au palais qu'une place hors rang; mais son utilité a vivement frappé les hommes spéciaux, et pour en rendre la démonstration plus sensible au public, M. Wirth a eu l'heureuse idée d'exposer son appareil isolément, de façon à ce que chacun puisse par sa propre expérimentation se convaincre de la réalité du double échappement, qui double le son, améliore, l'arrondit plus harmonieusement, et augmente la force du mécanisme intérieur du piano, auquel il assure une solidité exceptionnelle. " (y1855)

BREVETS

' Piano doucine', piano à timbre doux, fait par WIRTH, de Paris, en 1840 (*1841)

Brevet: Wirth, imagina un nouveau genre de piano qu'il nomma piano domine, qui se distinguait des pianos ordinaires par sa forme et son mécanisme; il étaità frappement en-dessus, sur le devant de la bascule, et à double échappement. (B.F.) 

Brevet de 1854: "Wirth, nouveau genre d'échappement pour piano droit. (B. F. 19,166.)" Pontecoulant, 1861

Pour voir les brevets originaux voyez le site INPI (13)

Mention Honorable,1844 / Médaille de bronze, 1889 / Diplôme de médaille d'or Lyon, 1894 / Médaille d'argent, 1900

1935
DE ROHDEN Ferdinand

1831

Mécaniques pour pianos.

BREVETS

"BREVET D'INVENTION DE CINQ ANS - en date du 4 juin 1840, Au sieur De Rhoden (Ferdinand), à Paris, Pour des barres de marteaux-de piano.- Depuis longtemps on a remplacé, dans les barres de marteaux faisant partie du mécanisme d'un piano, tes fourches en bois, qui ne présentaient pas assez de solidité, par des doubles plaques en cuivre, système dit anglais; mais ces plaques, malgré leur supériorité, ont encore de grands inconvénients: d'abord, pour démonter une noix de marteau ou un échappement, il faut démonter toute une octave; les deux plaques de cuivre entre lesquelles est tenu le fil formant pivot peuvent quelquefois occasionner un claquement en touchant le piano; les trous garnis, dans la noix et dans l'échappement, qui marchent autour du pivot, n'ont pas assez d'écartement et peuvent, par cette raison, faire ballotter le marteau et lui faire attaquer une fausse note; j'ai donc remédié à ces inconvénients par l'invention d'un nouveau système de barres de marteaux à fourches en cuivre détachées; système depuis longtemps désiré (...)" Description des machines et procédés spécifiés dans les brevets d'invention, 1845, p.202

Brevet  d'invention, 1844 p.1181 : "Rohden apporta un perfectionnement au mécanisme du piano, consistant dans l'application aux noix, échappements et étouffoirs, d'un pirot-cône roulant dans un troucône intérieurement garni, et dans un mode de rappel de la fourche. (B. F., n° 16,001.)" Pontecoulant, 1861

Brevet de 1847: "Rohden. Jadis, pour adoucir et régler la rotation du pivot qui réunit la noix à la fourche, on amincissait coniquement chaque bout du pivot et on le faisait frotter dans une garniture en drap et en feutre; mais, cette garniture était sujette à se gonfler à l'humidité. Pour éviter ce grave inconvénient, Rohden a imaginé une fourche dite compensatrice laissant au pivot toute la mobilité désirable. (B. F., 4,933)" Pontecoulant, 1861

Brevet de 1849: "Rohden imagina un mécanisme répétiteur pouvant servir à tous les genres de pianos. (P. F., n° 8,670.)" Pontecoulant, 1861

Pour voir les brevets originaux voyez le site INPI (13)

 

Paris

61, rue Saint-Maur Popincourt (1841) (**1844)(**1847)(arr.11)

34, rue Saint-Louis (*1844)(arr.11)

14, rue Ferdinand Saint-Maur (*1859)(arr.?)

159, rue Saint-Maur (*1862)(arr.11)

159, rue Saint-Maur-de-Popincourt (*1867)(arr.11

 159, rue Saint-Maur (1873)(arr.11)

185, 187, 189, rue Saint-Maur (*1878)(arr.10)

185, rue Saint-Maur (1889)(arr.10)

Mentionné comme 'Facteur de pianos' (*1864), mais fabriquait des mécaniques pour pianos.

de ROHDEN F. (*1862)

de ROHDEN C. (1871)

de ROHDEN C. E. (1873)  Charles Emile

de ROHDEN Charles (1889)

de ROHDEN Charles & Théodore (1900)

A. ROBERT - sousmarque (°1868)

Succ. par GEHRLING (°1842) vers le début XXème) (Voyez le piano à gauche) donc qui fabriquait des pianos et/ ou y vendait.

Puis succ. par DOUILLET et puis UNION (°1894)

EXPOSITION

"M. RODHEN, à Paris (France). Une bonne moitié des pianos admis à l'Exposition devaient leur mécanisme à cet industriel, dont les affaires sont considérables, et qui exécute avec une finesse remarquable tous les systèmes connus, au choix du facteur. Médaille De Première Classe. " Album de l'Exposition universelle, Léon Brisse, 1855, p.427

"ROHDEN (DE). - France. - Rappel de médailles avec éloges : mécaniques de Pianos d’un travail très soigné; inventions heureuses. " Chouquet, Rapport sur les instruments de musiques à l'exposition universelle de 1878

"GEHRLING FILS (C.). - France. - Mécaniques de pianos; grande variété de modèles établis avec beaucoup de soin; bon travail" Chouquet, Rapport sur les instruments de musiques à l'exposition universelle de 1878

Médaille d'argent, 1844 / Médaille d'argent, 1849 / Médaille d'argent, 1855 / Prize medal, Londres, 1862  / Médaille d'argent, Paris 1867 / Médaille pour le progres Vienne, 1873 / Médaille d'argent, 1878 /Médaille d'or, 1889 / Médaille d'or, 1900

?
KRIEGELSTEIN Jean Georges

(1801 - 1865)

PeriodPiano

1831

Pianos carrés, pianos droits, pianinos, pianos portatifs et pianos à queue

TITRE

"Facteurs de Pianos du roi
Fournisseurs du mobilier de la couronne" (ca 1844)

'Facteur de pianos de l'Empéreur' (yy1855)

Piano droit ca 1850, MIM, Bruxelles
Piano droit ca 1900, Musée du Palais Lascaris, Nice
Piano carré (meuble en forme de trapèze) n° 698 et un pianino n°1893/10 vers 1845 (4e cartouche), Musée du piano à Limoux

Pour les détails voyez la page de MIMO on ce qui concerne le Musée du Palais Lasciaris

EXPOSITIONS

"MM. Kriegelstein et Arnaud : Deux pianos à six octaves et demie. L'un frappe les cordes en dessus; sa forme est à gorge." Expo (x1834)

"Un facteur jusque-là peu connu, M. Crigenstein, a mérite un rang honorable auprès de ses confrères." Annuaire historique universel, Charles-Louis Lesur, 1835, p.281

"MM. Kriegelstein et Arnaud ont exposé deux pianos carrés, l'un orné avec beaucoup d'élégance, l'autie d'un extérieur plus simple, mais tous deux d'une construction des plus satisfaisantes. Le piano orné avait la mécanique en-dessus des cordes, dans l'autre elle était placée comme à l'ordinaire. Un travail soigné recommandait particulièrement ces instrumens, et la décision du jury, en décernant la médaille d'argent à ces habiles facteurs, n'a fait que justifier les prévisions des artistes qui avaient touché ces pianos." (***1834)

"MM. KRIEGELSTEIN et ARNAUD, à Paris, rue des Petites-Ecuries, n° 27. Ils ont présenté deux pianos carrés, dont le mécanisme est placé pour l'un en dessous des cordes, pour l'autre en dessus. Ce dernier est d'une exécution parfaite, et son mécanisme, qu'on ne doit pas confondre avec celui de Pape, est très-bien conçu. On a trouvé la qualité des sons de ce piano si belle, qu'on l'a "mis au premier rang après le piano carré de cet artiste célèbre. MM. Kriegelstein et Arnaud, avec 20 à 25 ouvriers, exécutent 70 pianos par année. Le jury leur décerne la médaille d'argent." Expo 1834, Rapport du jury central sur les produits de l'industrie française exposés en 1834, Charles Dupin, p.288-289

"1490 (314). M.M. Kriegelstein et Arnaud, à Paris, rue des Petites-Ecuries, n° 27, ont reçu la médaille d’argent. Ils avaient dans le quatrième pavillon de la place de la Concorde, deux pianos carrés: dans l'un, le mécanisme était au dessous des cordes, et dans l'autre au-dessus. Ce dernier se distinguait par l'exécution la plus parfaite. Le mécanisme ingénieux dont tous deux étaient pourvus, et qui diffère de celui de M. Pape inscrit ci-après sous le n° 1498, appartient à ces habiles facteurs qui fabriquent, tous les ans, 70 pianos." Le musée artistique et industriel: exposition 1834, p.194

"Ils ont présenté un piano à queue qui a mérité d'être placé en quatrième ligne; deux pianos carrés, dont l'un a été mis au second rang, et un pianino placé au quatrième rang. Les instruments qui sortent de cet établissement se font remarquer par leur parfaite exécution. Le piano carré de M. Kriegelstein était à frapper en dessus, au moyen d'un mécanisme simple qui ne nuit en rien à la facilité du jeu de l'instrument; une disposition analogue s'observait dans le piano à queue, où des étouffoirs doubles empêchaient complétement les sons de persister après que la touche avait été abandonnée." Expo (->1839)

"MM. Kriegelstein et Charles Plantade, dont les intrumens sont si remarqués à l'Exposition, ont réuni, les jours derniers dans leurs ateliers, rue Laval, quartier Saint-Georges, n° 27, plusieurs de nos célèbres artistes, pour entendre les instrumens perfectionnés qu'ils ont produire au concours.  Deux pianos à queue, de grande dimension, à nouveau système, ou double échappent, dont l'un à frappement en dessus, ont paru pue rare perfection; mais on a particulièrement remarqué un piano carré de grand format, à double échappement, qui, par la puissance et l'harmonie du son se proche beaucoup du piano à queue. — On pense que l'instrument, qui est d'une forme élégante et gratieuse, et se place plus commodément, est destiné à obtenir un grand succès dans le monde musical. On lui donne le nom de piano de salon."(yy1844)

"MM. Kriegelstein et Ch. Plantade. Alliance de l'artiste et du facteur doit conduire la confection des instrumens vers la perfection; car après la construction du piano, la qualité la plus essentielle à obtenir, c'est celle de l'égalité, et ce n'est qu'un habile artiste qui peut y parvenir M. Ch. Plantade est de ce nombre. Georges Kriégelstein est le fils d'un ministre protestant du département du Haut-Rhin; son pere, voyant son aptitude pour les mathématiques, lui fit abandonner la théologie et dirigea ses études vers la mécanique. Il étudia l'ébénisterie à Colmar, s'occupa de la facture des pianos a Munich, arriva à Paris en 1828 et travailla chez Petzold plus tard il fut chez d'atelier chez Pape pendant six ans; cette position est déjà un éloge de son talent, car personne mieux que M. Pape ne peut apprécier le mérite d'un ouvrier. M. Kriegelstein commença en 1831 à travailler pour son compte, et ce ne fut qu'en 1838 qu'il s'associa avec M. Charles Plantade. A l'exposition de 1839, ces facteurs obtinrent la médaille d'argent pour leur piano à queue. Aujourd'hui la maison Kriegelstein et Plantade occupe une des premières places dans la facture instruments. M. Kriegelstein semble, dans sa facture, donner la préférence au piano à queue je suis de son avis, et nous sommes persuadés que l'étendue du son et sa solidité lui conserveront toujours le premier rang. La raison en est ample dans les pianos à queues, les cordes ne font pas d'angles; elles sont tendues sur l'instrument dans la ligne des touches. Les trois cordes peuvent être suffisamment espacées pour ne pas être gênées dans leurs vibrations et rendent Impossible toute confusion de sons. Il y a des facteurs qui, il est vrai, changeant l'appellation de leurs instrumens, donnent le nom de piano a queue à un piano droit, à cordes obliques, posé horizontalement; mais cet instrument ressemble, en construction, à un piano à queue comme une veste ressemblerait a un habit, s'il prenait fantaisie à un tailleur de lui donner le nom d'habit sans basques. M. Kriegelstein expose deux pianos à queues, l'un à frappement en dessus et l'autre a frappement ordinaire; ils sont, tous les deux, construits sur le même patron et montés de cordes semblables. A l'audition le frappement ordinaire a semblé plus fort à quelques personnes, mais toutes ont trouvé plus de suavité plus de rondeur, plus d'harmonie dans le frappement en dessus. Dans l'instrument de ce genre, le facteur a introduit une nouvelle combinaison ait servir le ressor qui ramène l'échappement à relever le marteau; la suppression d'un ressort donne de la légèreté au clavier. Le facteur a fixé ses touches sur des points mobiles, qui donnent également plus de facilité à la bascule du levier. Dans le piano à queue à frappement ordinaire, M. Kriegelstein a fait l'application d'un nouveau mécanisme qu'il à double échappement; mais j'espère, pour lui, le contraire car, plus il y aura d'échappemens, pius il y aura de frottemens, et la mécanique en sera d'autant plus vicieuse le meilleur système sera celui qui fera répéter la note vivement sans le secours d'aucun échappement. Je crois que M. Kriegelstein y parviendra, car ce qu'il vient de faire est si simple, la note répète avec tant d'énergie et de facilité, qu'il ne laisse rien à envier a l'échappement d'Erard. Nous avons retrouvé, dans les pianos à queue de ce facteur, les contre-sommiers que nous avions remarqués à l'exposition de 1839; mais aujourd'hui il en a changé la matière: de bois qu'ils étalent, il les a faits en fer. MM. Kriegelstein et Plantade font également des pianos carrés et des pianos droits dans lesquels ils ont introduit leurs divers perfectionnemens. Nous avons remarqué dans l'un d'eux l'emploi d'agrafes dites de précision, qui prenant chacune des cordes en dessus, derrière le sillet, les tenant sur leur point d'appui par le mouvement d'une vis, diminuent ou augmentent ainsi à volonté leur degré de tension Ceci nous rappelle le système d'accord par pression employé par M. Pape dans quelques instrumens. Félicitons M. Kriegelstein il marche dans la voie du progrès; puisse-t-il nae pas s'arrêter et recevoir la récompense que méritent ses recherches et ses résultats. " (LFM 1844)

"MM. KRIEGELSTEIN et PLANTADE, à Paris, boulevard Montmartre, 8. - MM. Kriegelstein et Plantade ont présenté un piano à queue qui fut placé au troisième rang dans les essais comparatifs, un piano à queue de petit format mis au cinquième rang; un piano carré à trois cordes qui a mérité le premier rang, ainsi qu'un piano droit à cordes obliques; enfin, un piano droit à cordes verticales, qui a obtenu le deuxième rang. M. Kriegelstein, dans un piano à queue à frappement par-dessus, a introduit une nouvelle disposition de la pointe qui sert de centre aux touches du clavier. Celte innovation paraît heureuse, en ce qu'elle rend le toucher plus facile et permet de régler la touche avec une grande précision. Les instruments construits dans les ateliers de MM. Kriegelstein et Plantade ne laissent rien à désirer pour la perfection du travail. Cet établisseaient avait obtenu une médaille d'argent en 1834 et une nouvelle récompense du même ordre en 1839; les progrès qu'il a faits depuis la dernière exposition portent le jury à lui décerner une médaille d'or."(**1844), p.535

"Le roi vient de faire l'acquisition du beau piano queue À frappement en dessus que MM. Kriegelstein ei Charles Plantade avaient mis à l'exposition et que s' il avait entendu avec intérêt; cet instrument est, dit-on destiné à être placé au palais des Tuileries. — Le piano droit à cordes obliques qui a obtenu le prix au concours et qui a mérité à ces facteurs la médaille d'or, a été acheté par M. le baron Séguier, membre du jury central. " Le Ménestrel, 25/08/1844, p.4

"M. Georges KRIEGELSTEIN, rue Laffitte, n° 53, à Paris. - Le mécanisme des pianos de M. Kriegelstein renferme des perfectionnements ayant pour but d'obtenir du clavier une répétition plus certaine, comme avec le double échappement. Son piano carré a mérité le premier rang, et son piano droit à cordes oliques a obtenu le même bonueur. Ses pianos demi-obliques et à queue, modèle ordinaire, ont été classés au deuxième rang. Le piano à queue de M. Kriegelstein est un excellent instrument, et les pianos de divers modèles exposés par cet habile fadeur ont été remarqués pour la précision et le fini du travail. Le rang distingué qu'occupent au concours quatre des pianos de M. Kriegelstein, et les perfectionnements qu'il s'efforce d'apporter dans sa" fabrication générale, déterminent le jury à lui rappeler la médaille d'or qu'il a reçue en 1844."(*1849)

"KRIEGELSTEIN Georges, né à Riquewyhr (Haut-Rhin), facteur de pianos de S. M. l'empereur, fournisseur du mobilier de la Couronne, rue Laffitte, 53, Paris. Médailles d'argent aux Expositions de 1834 et 1839. Première médaille d'or, en 1844 et rappel de la médaille d'or en 1849. Dès la fondation de sa maison, en 1831, M. Kriegelstein fabriqua avec de si éclatants succès les pianos carrés, qui ont eu tant de réputation, qu'il fut placé immédiatement au premier rang des facteurs de la capitale. Quelques années plus tard, il apporta un grand perfectionne ment aux pianos à queue et droite, par l'jnvention d'un mécanisme simple et solide, réunissant avec l'effet du double échappement toutes les bonnes qualités que t'en peut exiger d'un clavier. Les pianos, qu'il a faits pour l'Exposition universelle de 1855 sont des instruments remarquables par leur sonorité; la facilité et la précision du mécanisme àinsi que par l'élégance de leur forme extér cure etia richesse de leurs ornements. Entre les six qui figurent à cette solennité industrielle, nous remarquons surtout un pano à queue en mosaïque d'un goût et d'un fini parfaits. Le poli mat, dont il est revêtu, est d'un aspect sévère tout en conservant aux couleurs une vivacité naturelle. La préférence donnée à la cire sur le vernis au tampon est heureuse. et offre bien le caractère du style de l'époque. Il est a regretter qu'on ait été aussi exigu dans la place accordée à nos industriels distingués, Kriegelstein aurait réuni dans la belle exposition six spécimens de pianos remarquables. Nous regrettons de ne pouvoir parler d'un petit piano à trois octaves et demie,-forme de pupitre, destiné aux compositeurs en voyage." Expo Paris (xx1855)

"KRIEGELSTEIN. Son piano demi-oblique, d'un mètre dix centimètres de hauteur, était par sa sonorité claire, brillante et sympathique, l'un des meilleurs du genre parmi ceux de l'Exposition. Ses pianos à queue de petit format méritaient aussi d'être remarqués. M. Kriegelstein est l'inventeur d'un ingénieux système d'échappement double par lequel la répétition des coups de marteau est des plus promptes, car la note se trouve reprise à la moitié de l'enfoncement de la touche." Album de l'Exposition universelle, Léon Brisse, 1855, p.426

"204 — Kriegelstein et Cie 4, rue Charras, Paris. Facteurs de pianos. 1 piano à queue, 2 pianos droits. 1834, 1839, 1867, 1878, médailles d'argent, Paris. 1844, 1849, 1875, médailles d'or, Paris. 1855, médaille de première classe, Paris. 1862, Prize Medal, Londres. 1873, médaille de progrès. Vienne. 1876, médaille unique, Philadelphie." Exposition d'Anvers 1885, p.21

KRIEGELSTEIN par MONTAL

"Les pianos à mécanisme en dessus de MM. Kriegelstein et Arnaud s'accordent aussi au moyen d'un coin long et mince qu'on introduit entre les marteaux, ou au moyen des pédales, qui seulement se meuvent différemment de celles des précédents. Ici, pour mettre la pédale qui étouffe la seconde et la troisième corde, il faut lever un mouvement en bois situé sous le piano vers la droite de l'exécutant jusqu'à ce qu'on rencontre le cran d'un petit loquet.cau destiné à le maintenir; alors la première corde étant seule libre, on accorde le piano à une corde, puis on lève encore le même mouvement de bois jusqu'à ce qu'il soit fixé de nouveau par un second cran du petit loqueteau; la troisième corde se trouvant seule étouffée, on accorde la deuxième de chaque unisson sur la première déjà d'accord; on lâche tout-à-fait la pédale, et on accorde la troisième sur les deux autres. On peut aussi produire le même effet, c'est-à-dire étouffer une ou deux cordes avec les pédales ordinaires qui se meuvent avec les pieds. Pour remettre des cordes dans ces pianos de MM. Kriegelstein et Arnaud, il faut prendre avec les doigts sur le devant du clavier une petite moulure qui sert d'ornement, lever en l'air  comme un couvercle, le clavier qui est à charnière et l'y fixer avec un bâton qu'on aperçoit sur le fond du piano; les cordes étant toutes à découvert, on remet celles qui manquent, qu'on tend d'abord en les pinçant; on rebaisse le bâton et le clavier, et on accorde ensuite ces cordes neuves comme d'ordinaire, au moyen du marteau."(**1836)

NÉCROLOGIE

"J.-G. Kriegelstein, facteur de pianos, mort à Paris, à l'âge de 65 ans (octobre). Il était né dans le Haut-Rhin, en 1801, La maison Kriegelstein, passée maintenant entre les mains du fils, avait été fondée par le père vers 1830. Les produits de cette maison jouissent de la meilleure renommée." La Musique en 1865, p.258

"M. Charles Kriegelstein, le facteur de pianos bien connu, est mort mercredi dernier à Paris, dans un âge avancé. Ses obsèques ont eu lieu vendredi, au temple de la Rédemption" Le Ménestrel, 31/12/1905, p.420

Dès 1897 la fabrique déménagait vers Doittecourt dans l'Oise.

KRIEGELSTEIN fabriqua aussi pianos pour: CHARTIER (succ. de PRUVOST)(°1852) / FLAXLAND (°1870) / PFEIFFER (mais lequel?) / WEINGARTNER (°1849)

Pub. 'La France Musicale', 1844

(Alsace)

   

Paris

46, rue de l'Arbre-Sec (**1825)(arr.1)

boulevard Bessières (1831)(1)(arr.17)

27, rue des Petites-Écuries (A1834)(x1836)(arr.10)

46, rue de Paradis-Poissonnière (***1836) (arr.10)

Magasin : 8, boulevard Montmartre (1839)(1841)(arr.9)

Fabrique : 27 et 29, quartier Notre-dame-de-Lorette (1841)(arr.9)

Fabrique : 27-29, rue Laval Montmorency (*1844)(arr.3)

magasins :  45, Laffitte (arr.9)(*1846)

Ateliers: 27-29, rue Laval (*1846) (**1847)(arr.3)

53, Laffitte (1849 - 62) (**1856)(*1859)(arr.9)

11, rue Drouot (*1863)(*1867)(arr.9)

23, boulevard Haussmann (1872)(*1876)(arr.9)

4, rue Charras (1885)(arr.9)

11, boulevard Bessieres (1831?)(arr.17)

24, rue Caumartin (1897)(arr.9)

3, rue d' Edimbourg (*1913)(arr.8)

 

20 à 25 ouvriers et 70 pianos par année (1834)

15.000 pianos vers 1900


25.700 (vers 1930)

Jean Georges KRIEGELSTEIN était né à Riquewihr (Haut-Rhin) en Alsace en 1801.

"Artisans et ouvriers protestans de Paris, sommes inscrites sur les carnets de 31 Collecteurs du 1e Avril 1824 au 31 Mars 1825: (...) Kriegelstein (G.), facteur de piano, r. de l'Arbre-Sec, 46" Assemblee Generale de la Societe Biblique Protestante de Paris, 1825, p.224

"Trois ans après l’établissement de la maison précédente (1835), Jean-Georges KRIEGELSTEIN, natif de Riquewihr (Haut-Rhin), quittant l’atelier de Pape où il avait été contremaître depuis son arrivée à Paris en 1826 (***1855), fondait une manufacture de pianos qui devait acquérir une belle renommée. KRIEGELSTEIN n’avait alors que 30 ans; deux ans après, il faisait breveter en collaboration avec Arnaud, un piano carré avec mécanisme et marteaux au dessus des cordes (1834) qui lui valut une méd. d’argent à l’exposition de la même année; en 1839, ce fut un piano à queue à sillet, contre-sommier et marteaux frappant les cordes contre le point d’appui, avec étouffoirs perfectionnés, récompensé d’une nouvelle méd. d’argent; puis, en 1841, ce sont des agrafes de précision pour faciliter l’accord, et, en 1844, le système de double échappement qui porte son nom, « chef-d’œuvre de simplicité et de précision » adopté par beaucoup de facteur et perfectionné plus tard par son fils, bientôt suivi d’un mécanisme à répétition pour le piano droit également simple et précis (1846). L’année précédente avait été marquée par l’apparition du piano demi-oblique de 1m 07 de hauteur, -véritable et précieuse innovation- dont l’exécution et la sonorité étaient en tous points remarquables; la méd. de 1re classe qui fut décernée en 1855 à son auteur déjà titulaire de deux médailles d’or (1844-49) était donc parfaitement justifiée. En 1858, sept ans avant sa mort qui survint le 20 novembre 1865, J.-G. KRIEGELSTEIN confia la direction de sa manufacture à son fils Charles (né à Paris le 16 déc. 1839) qui sut conserver la bonne renommée acquise et confirmée par le jury des expositions de Londres (1862, Prize medal), de Paris (1867 et 1878, méd. d’argent). En 1889, MM. KRIEGELSTEIN et Cie, peu satisfaits de l’emplacement qu’on leur concédait, renoncèrent à exposer leurs instruments au Champ-de-Mars; pourtant, ils avaient des modèles nouveaux à soumettre au concours. Modifiant les plans primitifs, M. KRIEGELSTEIN a résolument adopté le système à cadre tout en fer et cordes croisées. Depuis 8 ans, ces instruments ont pris faveur auprès de la clientèle de cette maison, qui, sur 10 modèles n’en a plus qu’un de l’ancien système", Constant Pierre (*1893)

En 1841 il invente les agrafes puis en 1846 il fait breveter une mécanique à double échappement que l'on appellera "mécanique KRIEGELSTEIN" pour la différencier de celle d'ERARD.:  KRIEGELSTEIN ouvre son atelier à Paris en 1850, et fabrique des pianos droits. Depuis 1897 fabrique dans seifontaine (Oise).

" En 1858, sept ans avant sa mort qui survint le 20 novembre 1865, J.-G. KRIEGELSTEIN confia la direction de sa manufacture à son fils Charles (né à Paris le 16 déc. 1839) qui sut conserver la bonne renommée acquise." Constant Pierre (*1893)

KRIEGELSTEIN G. (**1825)

KRIEGELSTEIN et ARNAUD (A1834)(x1836)

KRIEGELSTEIN et Charles-Henri PLANTADE (1838 -1844)(*1846)

"Le roi vient de faite l'aquisition du beau piano a queue, à nouveau système frappement en dessus, que MM. Kriegelstein et Ch. Plantade avaient mis à l'exposition, et que S. M. avait entendu avec interêt" La France Musicale, 1844, p.256

KRIEGELSTEIN Georges (1849)

KRIEGELSTEIN, Jean Georges (1855)

KRIEGELSTEIN Père et Fils (Charles-Etienne) -  "Facteurs de pianos de S.M. l'Empereur" (*1867)

Mariage de "Kriegelstein, facteur de pianos, rue Drouot, 11. Mlle Bury, chez son tuteur, rue Villedot, 13."(*1863)

KRIEGELSTEIN & PELLIN (dès 1871 à 1883)

KRIEGELSTEIN & Cie (1876)

"Paris. — Modification des statuts de la Société en nom collectif KRIEGELSTEIN et Cie, facteurs de pianos, rue Charras, 4, par l' adjonction d'un troisième associé, M. Henri Grumbach, avec droit à la signature sociale et un apport de 100,000 fr., — et prorogation du 30 juin 1890 au 1er avril 1890. — Cap. porté par suite de 200,000 fr. à 300,000 fr. — Acte du 27 oct. 1887. — G. T. " Archives commerciales de la France. 12/11/1887, p.1410, voyez GRUMBACH

"Paris.—Modifications.—Soçiété KRIEGELSTEIN et Cie, fab. de pianos, 4, Charras. — Admission de M. Georges Kriegelstein comme associé en nom collectif. — Cap. porté de 300,000 fr. à 360,000 fr. — 3 oct. 92. —A. P." Archives commerciales de la France, 12/10/1892, p.1242

BOULÉ-KRIEGELSTEIN et Cie (avant 1929)

"PARIS. — Dissolution. — 20 juin 1929. —Soc. BOULÉ-KRIEGELSTEIN et Cie, pianos Kriegelstein. 3, Edimbourg. — 10 sept. 1929. — P. A." Archives commerciales de la France. 11/10/1929, p.4309

BREVETS

Brevet de 1833: "Kriegelstein adapta au piano carré le mécanisme de frappement du marteau en dessus des cordes parce que, disait le facteur, la corde se trouvant frappée par dessus, est attaquée contre le point d'appui, le son est plus fort et plus pur que dans les pianos ordinaires où la corde est frappée en dessous. (B. F.)" Pontecoulant, 1861

Brevet de 1839: KRIEGELSTEIN construit un remarquable piano à queue à sillet, contre-sommier et marteau, frappant les cordes contre le point d'appui - "Kriegelstein, construisit un remarquable piano à queue à sillet, contre sommier et marteaux frappant les cordes contre le point d'appui avec étouffoirs perfectionnés." Pontecoulant, 1861

Brevet de 1841 : "Piano Avec Nouveau Système D'accord : — Kriegelstein, présenta un moyen propre à accorder les pianos et ù consolider l'accord dont le mécanisme consistait en une agrafe appellée de précision, laquelle était en cuivre, et composée d'une tige ronde, surmontée d'une platine fixe, formant équerre avec elle. La platine était traversée par une vis en fer, disposée de manière à entrer dans le sommier parallèlement avec la tige. La corde passant entre cette tige et la vis, était appuyée par la platine vers le sillet; ainsi, en augmentant où en diminuant la pression par le mouvement de la vis, on faisait monter ou descendre le son, et l'on obtenait le point de justesse le plus parfait en assurant la solidité de l'accord. (B. F.)" Pontecoulant, 1861

Brevet de 1844: KRIEGELSTEIN imagine son double échappement. - "Kriegelstein imagina son double échappement. Avec l'échappement simple ou ordinaire on éprouvait l'inconvénient d'être obligé de laisser relever entièrement la touche avant de reproduire le son, afin que l'échappement rentrât sous le nez de la noix; de sorte qu'il fallait laisser parcourir à la touche la même distance pour jouer fort ou piano. Dans l'origine de cet instrument, le marteau étaitpoussé vers la corde par un seul pilote fixé sur la touche, et ce pilote était toujours placé sous le marteau; en sorte que celui-ci ne cessant de répondre directement ou au doigt ou à la touche, le lançait fort ou faible, suivant qu'on le laissait plus ou moins se relever. Il en résultait aussi que la répétition rapide de la même note s'effectuait avec facilité; mais cette mécanique manquait de force et d'énergie. Stein, facteur allemand, remédia à ce manque de force eu imaginant l'échappement dont la propriété était d'abandonner le marteau dans sa course en augmentant considérablement son impulsion : c'est l'échappement dit Allemand. Erard prit les choses en cet état vers 1808, et ce ne fut qu'en 1823 qu'il produisit son double échappement; mais les moyens émis par Erard ne sont pas les seuls qui conduisent à la solution du problême, et Kriegelstein est parvenu à la même solution par des moyens fort ingénieux, et même moins compliqués que dans l'échappement d'Erard." Pontecoulant, 1861

Brevet de 1844 : "Kriegelstein and Plantade, of Paris, for a means of tuning pianos, and making them keep in tune." The London journal of arts and sciences,1844, p.226

Brevet de 1845: "Kriegelstein imagine un mécanisme répétiteur pour le piano droit, d'une précision et d'une simplicité fort remarquables. (B. F., 4,492)." Pontecoulant, 1861

'Piano demi-oblique', de KRIEGELSTEIN, de Paris, 1845    - "Kriegelstein, fait paraître un piano demi-oblique; cet instrument, véritable et précieuse innovation pour le monde musical, unit l'amplitude des sons, à l'élégance de la forme." Pontecoulant, 1861

Brevet de 1846 : Piano droit avec échappement continu.— B. d'inv. de 15 ans (31 octobre 1846) au sieur Kriegelstein

Brevet de 1855: "Kriegelstein présenta un piano demi-oblique excellent dans toutes ses parties, quoiqu'il n'eût que 1",07 de hauteur : c'est un véritable chef-d'œuvre comme exécution et sonorité." Pontecoulant, 1861

Pour voir les brevets originaux voyez le site INPI (13)

ARTICLE

"(...) On a entendu à ce concert un excellent piano carré sorti des ateliers de MM. Kriegelstein et Ch. Plantade. La belle qualité de son de cet instrument se rapproche beaucoup de celle des pianos à queue et justifie pleinement la réputation de ses facteurs " Le Ménestrel, 10/05/1840, p.4

"La fabrique de MM. Kriegelstein et Plantade mérite encore d'être citée avec éloges. M. Kriegelstein est un facteur soigneux et instruit. La construction de ses pianos se distingue par une grande perfection dans le fini du travail qu'il surveille et dirige lui-même. A l'aide d'une succession d'inventions très-ingénieuses, il est parvenu à donner au jeu de ses claviers une extrême douceur, très-appréciée des pianistes." Archives du Commerce, Volume 36, 1845, p.394

"Incendie boulevard Bessières. Hier soir, un peu avant huit heures, une immense lueur s'élevait au nord de Paris et faisait croire à une conflagration formidable. C'est au bout de l'avenue de Saint-Ouen, au n° 11 du boulevard Bessières, occupé par la fabrique do pianos Ch. Kriégelstein et Cie, que le feu s'était subitement déclaré, quelques minutes après le départ des ouvriers. Les premières flammes, sortant d'un sechoir situé au centre de, l'établissement, furent aperçues par des locataires du passage Sainte-Marie, qui donnèrent aussitôt, l'alarme. Dès le début de l'incendie, qui prit en peu de minutes des développements considérables, on vit arriver les pompiers de Clichy, de Saint-Ouen et de Levallois, suivis bientôt de ceux de la caserne de la rua Blanche, da la Pépinière, de la Villette, de l'état-major, de la pompe de la fabrique de pianos Bord, boulevard d'Epinay, à Saint-Ouen, etc. A neuf heures, trois pompes à vapeur étaient en action, et, malgré la violence du vent, la part du feu était rapidement faite. (...)" La Presse, 19/10/1879, p.3

Sur KRIEGELSTEIN dans 'Revue illustrée de l'Exposition universelle. Organe de l'Exposition de 1900 et de toutes les expositions',  Dir. O. Lartigue, 1900, p.9-10

"Jetons un coup d'oeil en passant sur la fabrique de M. Kriegelstein à Droittecourt, placée, il est vrai, dans le canton de Chaumont, mais tout près de l'usine de Saint-Charles. Tout le monde connaît la juste réputation des pianos de M. Kriegelstein. Ce qui nous importe, ce n'est pas seulement de noter que la nouvelle fabrique répond à toutes les exigences de l'industrie moderne et que l'organisation de ses chantiers, où sont empilés tous les bois nécessaires à la fabrication des pianos, est irréprochable ; c'est surtout de signaler la construction de maisons ouvrières, qui en grande partie sont occupées par le personnel de la fabrique, comme à Sérifontaine et à Saint-Charles. " Annuaire des cinq départements de la Normandie, 1909, p.266

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"On parle beaucoup dans le monde musical d'une invention nouvelle, qui parait avoir résolu un problème longtemps cherché, le moyen de parvenir, par une opération facile, à accorder les pianos avec la plus parfaite précision, et à rendre l'accord aussi invariable que possible. Cette précieuse découverte, qui consiste en un mécanisme des plus simples, est due à MM. Kriegelstein et Charles Plantade." Pub (x1841)

"Parmi les pianos qne l'op cite aujourd'hui dans la haute facture, il faut mettre en première ligne ceux de la fabrique de SIM. Kriegelstein et Ch. Plantade, facteurs du roi, boulevard Montmartre, 8. Ces instrumens, qui réunissent toutes les qualités désirables, sont réduits aux prix les plus modérés, et nous ne saurions trop les recommander aqx personnes qui ont à faire des acquisitions de pianos."  La Presse, 04/05/1841, p.4

"Manufacture de pianos de Kriegelstein et Ch. Plantade, fact. du Roi. Cette Manufacture (ci-devant rue de Paradis-Poissonnière) vient d'être transportée rue Laval, 27 et 29, quartier Notre-dame-de-Lorette. La maison de vente et de location reste située boulevard Montmartre, 8. On trouve dans les deux établissemens un choix de pianos neufs de toutes natures et pianos d'occasion." La Presse, 09/11/1841, p.4

"PIANOS de KRIEGELSTEIN et Ch. PLANTADE - Facteur du roi - Médaille d'argent 1834 et 1839. MAGASINS - Boulevart Montmartre, 8, et rue de Paradis-Poissonnière, 46. On trouve dans les deux élablissemens un choix de pianos de toutes formes aux prix les plus modérés. Ces instruments déjà si connus èl si appréciés dans le monde musical, réunissent toutes les qualités désirables; l'harmonie et l'intensité du son, la délicatesse et l'égalité du clavier, l'élégance des formés et la solidité de construction. On trouve toujours dans les magasins du boulevart de bons pianos à louer et des pianos d'occasion à vendre aux prix les plus modiques. La maison se charge de toutes les réparations et continue de satisfaire immédiatement à toutes lés demandes qui lui sont faites pour l'accord et l'entretien des pianos en ville et à la campagne." Le Ménestrel, 10/01/1841, p.NP

"Le roi vient de faire l'acquisition du beau piano à queue à frappement en dessus que MM. Kriegelstein et Charles Plantade avaient mis à l'exposition et que s'il avait entendu avec intérêt; cet instrument est, dit-on destiné à être placé au palais des Tuileries. — Le piano droit à cordes obliques qui a obtenu le prix au concours et qui a mérité à ces facteurs la médaille d'or, a été acheté par M. le baron Séguier, membre du jury central."(z1844)

"La vogue brillante et soutenue qui s'est attarhée aux nouveaux Pianos droits de MM. Kriegelstein et Cie, est la meilleure sanction qu'ait pu recevoir la décision par laquelle le jury central de 1844 leur a décerne la première medaille d'or. Puissance et belle qualité de son, solidité à toute épreuve, tenue d'accord élégance de forme, rien ne manque à ces merveilleux instrumens qui, grâce à la modicité de leur prix, sont la portée de tout le monde. Depuis le 1er avril, les magasins de MM. Kriegelstein et Cie, sont établie, rue Lafflite 45 " La France Musicale, 1845, p.382

"Nous ne pensons pas non plus que MM. Kriegelstein et Plantade considèrent la médaille d'or qui leur a été décernée en 1844, comme une décoration d'invalides. Seraient-ils comme l'académie de Marseille, que Voltaire qualifiait de la plus honnête fille du monde parce qu'elle ne faisait jamais parler d'elle?" Revue et gazette musicale de Paris, Volume 16, 1849, p.261

"Les bals, les soirées, c'est la dansé, la musique. Cela me fait songer aux beaux pianos de M. Kriegelstein, qui ont tant de magnificence et de qualités indispensables. Leur son est plein et harmonieux; ils conservent l'accord un très longtemps, enfin, pour une acquisition de ce genre, qui a toujours une grande importance, on ne saurait mieux faire que de s'adresser à M. Kriegelstein. " Le Journal des coiffeurs, 01/10/1855

"Le choix d'un bon et savant piano n'est pas par conséquent chose indifférente. Un piano ne-doit pas être un meuble, mais un instrument précis et remarquable comme main d'oeuvre et comme perfection de touches et de sonorité. M. Kriegelstein, fournisseur de l'empereur, 'a prouvé à l'Exposition qu'on pouvait être à la fois artiste et facteur de pianos. Il a exposé deux pianos obliques, d'un fini parfait en bois de Tuya, nouveau bois qui joue admirablement l'écaillé et que bien des amateurs préfèrent au palissandre. Puis un charmant piano à demi-queue, avec incrustations, dont la composition artistique ne laisse rien à désirer. Les pianos de M. Kriegelstein sont doux, moelleux, harmonieux, et pourtant ils ont une puissance qui vibre avec force et énergie. Nous engageons vivement nos actrices à rendre une visite aux pianos de M. Kriegelstein, car ils méritent l'admiration générale. "(xxx1855)

"Pianos en bois de thuya. —Kriegelstein, S. Mercier, Pleyel, Scholtus." Revue de l'Orient, Volumes 3-4, Société orientale Paris, 1856, p.69

"On se contente pour tout orchestre d'un piano de Kriegelstein, car cet admirable instrument vaut mieux, je vous en réponds bien, à lui tout seul qu'un orchestre
complet, tant les.pianos de l'habile facteur de Sa Majesté l'Empereur ont des sons doux, moelleux et d'une fraîcheur exquise, tout en ayant une grande puissance de vibration. Non seulement les pianos de Kriegelstein sont admis dans tous les salons aristocratiques et chez tous les amateurs d'instruments perfectionnés qui recherchent l'art pour l'art, mais ils ont encore le pas au palais de l'Exposition universelle. M. Kriegelstein, en artiste sérieux et intelligent, a laissé de côté cette profusion de cuivre et de bronze qui ne servent souvent qu'à orner de mauvais instruments, et s'est appliqué avant tout à faire de la simplicité élégante. On remarque à l'Exposition deux pianos modèles : l'un, d'un fini parfait, en bois de Tuya, nouveau bois qui joue admirablement bien l'écaillé, et l'autre à demi-queue, avec incrustations capricieusement disposées
dans le bois." La Sylphide, 20/08/1855

"Les véritables artistes créent toujours et necopient jamais. Kriegelstein, le célèbre facteur d'instruments de musique de Sa Majesté l'Empereur, n'a t-il pas affranchi le piano de son mécanisme ordinaire ?... Il a vonlu faire du piano un instrument doux, harmonieux, rempli de mélodies suaves et exquises, et il a parfaitement réussi. Les pianos de Kriegelstein n'ont plus ces sons aigus et criards qui agaçaient les nerfs et ne pénétraient pas jusqu'à l'âme. Ils savent pleurer et se plaindre comme le violoncelle, et ils plongent la pensée et le coeur dans des rêveries incommensurables. Pour arriver à une perfection aussi grande, Kriegelstein n'a rien épargné. Parfois il a sacrifice le luxe au perfection nement dev l'instrument, et à la place de petits meubles en bois de palissandre ou en bois de rose qui s'appelaient pianos, il a fait des pianos sérieux et utiles, qu'il peut donner à moitié prix, d'après son nouveau système de fabrication." La Sylphide, 10/04/1856

"KRIEGELSTEIN - FACTEUR DE PIANOS DE S. M. - L'empereur, fournisseur du mobilier de la couronne, 53, rue Laffitte. Médailles d'or aux deux expositions nationales de 1844-1849, et de première classe à l'exposition universelle de 1855. Au concours de cette dernière exposition, ses instruments figurèrent avec succès et furent classés parmi les premiers. En parlant des pianos système oblique, le jury, dans son rapport, s'exprime ainsi: Le jury en a distingué un dont l'élévation n'était que de 1",07 et dont le son était brillant, clair et sympathique. M. Kriegelstein, un des meilleurs facteurs de Paris, est l'auteur de ce joli instrument. Tous les instruments de sa maison se font remarquer, non-seulement par leur force et leur belle qualité de son, mais aussi par la supériorité de leur mécanisme à répétition dont il est l'inventeur, mécanisme dont le rapport du jury, en parlant du double échappement, dit encore: Celui de M. Kriegelstein est ingénieux il reprend la note à moitié de l'enfoncement de la touche. La combinaison simple de ce mécanisme offre en même temps une grande solidité et une longue durée. C'est à ses longs travaux et à ses recherches que ce facteur doit le rang distingué qu'il occupe dans son industrie." Pub (x1857)

"Nous signalons aux artistes et amateurs les nouveaux modèles de Pianos; que la maison Kriegelstein et Cie, expose dans ses salons attenants à sa salle de concert, rue Charras, 4, (boul. Haussmann). Cette maison, dont la réputation est ancienne et qui a obtenu les premières récompenses aux expositions nationales et universelles, vient de recevoir une nouvelle médaille d'or, à la récente Exposition de Bordeaux." Le Figaro, 25/05/1883, p.1

 

 

 Médaille d'argent, 1834 / "Brevet de 1834.11.09 / Nouvelle médaille d'argent, 1839 / Médaille d'or, 1844 /  Médaille d'or, 1849 / Médaille d'argent, Paris 1855 / Médaille d'argent, 1867 / Rappel de médaille d'or, 1849 / Médaille de 1re classe, 1855 / Médaille Londres, 1862 / Prize medal, Londres 1862 / Médaille d'argent, Paris 1867 / Diplôme d'honneur Lyon, 1872 / Médaille pour le progrès Vienne, 1873 / Médaille philadephie, 1876 / Médaille d'argent, 1878 / Médaille d'or Bordeaux, 1883 / Médaille d'or Anvers, 1885 /  Dipôme d'honneur, Anvers, 1894 / Diplôme de médaille d'or, Lyon, 1894 /  Diplôme d'honneur Amsterdam, 1895 / Diplôme d'honneur Bruxelles, 1897 / Grand prix, 1900

1931
LAINÉ Auguste Gilles 1831

Paris 18, rue Basse Saint-Denis (arr.9)(**1835)(**1837)

18, Boulevard Bonne Nouvelle (**1835)(*1836)(arr.2)

100, rue Cléry (**1842)(arr.2)

37, rue Vivienne (?)(arr.2)

ateliers à Batignolles (?)

7, Boulevard des Italiens (vers 1850)(arr.9)

'Facteur de pianos'

"Fait pianos en tous genres"(*1836)

"Lainé (A.), vend et loue des pianos, r. Basse-Porte, Saint-Denis, 18, boul. lionne-Nouvelle."  - "Laine (Auguste-Gilles), fait pianos en tous genres, rue Basse-Saint-Denis, 18, boul. Bonne-Nouvelle. " (**1837)

   
BELL Martin

(1799-1841)

1832

"Bell Père & Fils - Facteurs anglais, ayant établis les Pianos de la maison Ignace Pleyel et Compagnie, depuis 1825 jusqu'en 1832. - Rue Se Denis, N° 356, Paris"

Pianos droits, pianos carrés et pianos à queue

Sigismund Thalberg, Fantasy  "Casta Diva" un piano à queue rectangulair de Bell Père & Fils de 1840 n° 219

Frédéric Chopin Polonaise Op. 53 - sur un Bell Pére & Fils anno 1840, n° 219.

BELL par MONTAL

" En 1832 MM. Bell père et fils, facteurs anglais distingués établis à Paris, ont imaginé de remplacer le placage et le barrage des tables parce qu'ils appellent des tables doublées; ce sont deux tables de sapin, d'épaisseur à peu près égale, collées l'une sur l'autre en croisant la fibre des bois. La table inférieure est taillée en biseau sur des bords, et plus étroite que la table supérieure, afin de laisser à celle-ci de l'élasticité tout autour, près desparois de l'instrument, sur le bord desquelleq elle est fixée. Ces facteurs collent en outre, à certaine distance les uns des autres, des rubans de fil paralleles en long et en large, de manière à former des carrés entre eux; ces rubans sont vernis après être collés, pour empêcher la colle de se détériorer; ils espèrent par ce moyen augmenter le solidité de la table sans diminuer son mouvement vibratoire de va et de vient, qui lui est imprimé par les oscillations perpendiculaires des cordes. MM. Bell construisent, à l'aide de ces tables, des instruments remarquables, parmi lesquels on distingue les pianinos à trois cordes." Montal (**1836)

Paris 356, rue Saint Denis (1834)(*1835)(x1836)(*1842) (**1844)(arr.3)

'Facteur de pianos'

BELL Martin (1832), ou son nom intégral BELL Martin Ocker Bloom (10), et marié avec une française SAUTRIAUX Clémentine

BELL Père et Fils (***1834)(x1836)

BELL Fils (**1844), très probablement dès 1841, après la mort de son père.

Était un ouvrier chez PLEYEL avant il était établi sa maison. Bell a participé à la mise au point des premiers pianos à queue PLEYEL.

EXPOSITIONS

"MM. Bell, père et fils, de Londres, dont l'établissement de Paris date de 1832, se sont présentés a l'exposition avec un beau piano à queue. Facteurs anglais ils préfèrent naturellement la mécanique anglaise; mais ils ont su lui ôter sa lourdeur, et leurs instrumens se distinguent par la facilité du clavier. MM. Bell annoncent sur leur prospectus qu'ils ont, depuis 1825, établi les pianos de la maison Pleyel. C'est en effet une bonne recommandation." Expo (***1834)

"Bell, père et fils. Ces habiles ouvriers anglais vinrent s'établir en France vers 1825. M. Kalkbrenner associé de la maison Pleyel, se trouva si satisfait de leur mode de fabrication, qu'il acheta tous les instrumens et tout le matériel de MM, Bell, et les plaça à la tête de la fabrication des pianos de la maison Pleyel et Cie, où ils travaillèrent pendant fort long-temps. Leur fils marche aujourd'hui sur les traces de ses aleux il construit fort bien les instrumens de M. Bell sont solides, d'une belle sonorité; la qualité du son est ronde et brillante; son mécanisme est le mécanisme anglais perfectionné par son père. Le piano à queue que nous avons vu et entendu est fort remarquable par la facilité du clavier, et surtout par l'égalité. Les bases sont fortes sans lourdeur; les dessus brillans sans sécheresse. M. Bell fabrique de bons instrumens dans tous les genres, et ses prix sont fort modérés. Il mérite de réussir, car, malgré sa jeunesse, il est tout entier à son industrie. " (LFM1844)

"M. BELL fils, à Paris, rue Saint-Denis, 356, - Pour la bonne construction de ses pianos. M. Bell, quoique très-jeune encore, dirige avec distinction l'établissement qui lui a été légué par son père." Expo (**1844), p.547

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"Bell père et fils, facteurs anglais, ayant établi les pianos de la maison Ignace Pleyel et co., depuis 1825 jusqu'en 1832, r. St-Denis, 356." Pub (*1842)

 Liste des exposants, 1834 / Citation favorable, 1844

 
HATZENBÜHLER Baptiste

1832

Pianos droits, pianos carrés et pianos à queue

TITRE

"Facteur du ROI" (ca 1850)

Piano à queue ca 1850, autre photo, et sa signature, Musée de la Musique, Paris

EXPOSITIONS

"MM. Hatzenbuhler et Faure, à Paris, faubourg Saint-Antoine, 63, - Ils exposent un piano carré, un piano à queue, deux pianinos et un piano droit. L'un des pianinos que ces fabricants avaient mis au concours a mérité d'être placé le deuxième, et, en conséquence, le jury décerne une médaille de bronze à MM. Hatzenbuhler et Faure." Expo (->1839), p.343

"LES PIANOS DROITS. - Longtemps a duré la prévention qui, parmi les différents systèmes de pianos, assignait le dernier rang aux pianos droits à cordes verticales, dédaigneusement nommés pianinos; cette qualification était justifiée par le peu d'espace que le format laissait au développement des cordes, et, disons-le, par la médiocrité des premiers produits de ce système. — Ce genre de pianos est maintenant réhabilité, et c'est pour nous un plaisir autant qu'un devoir, de constater le triomphe honorable de la difficulté vaincue. MM. Hatzenbuhler, Faure et Cl 0 avaient pensé qu'il était possible, en conservant à l'instrument ce format si commode, qui permet de placer un piano dans le plus petit salon, et même dans un boudoir, d'atteindre, par d'autres combinaisons, à la puissance de sons que donnent les tables les plus étendues. Dans un tablage qui leur est particulier et dont feu Savart avait apprécié les dispositions, ils ont su découvrir des éléments do sonorité qui suppléent admirablement au défaut de longueur des cordes, et une expérience de trois années a démontré jusqu'à l'évidence que les pianos droits de cette maison rivalisent, pour la puissance et la rondeur des sons, avec les pianos carrés des fabriques les plus renommées. On reprochait encore au piano droit à cordes verticales de conserver l'accord moins longtemps que les grands pianos : hâtons-nous d'ajouter que MM. Hatzenbuhler et Faure ont remédié à cet inconvénient par la solidité de construction de leurs barrages, et qu'un piano droit de leur fabrique n'a pas plus souvent besoin de l'accordeur que le meilleur piano carré. Ces divers avantages ont valu à MM. Hatzenbuhler et Faure, lors du concours national de 1839, la première médaille accordée au genre perfectionné par eux; en décembre de la même année, le roi, sur un rapport de juges éclairés, a bien voulu leur accorder le brevet de facteurs de sa maison. Encouragés par les conseils et l'approbation bienveillante de M. Auber, chargé par Mme la duchesse d'Orléans de choisir un piano droit dans leurs magasins, MM. Hatzenbuhler et Faure ont apporté de nouveaux perfectionnements au genre de pianos dont ils se sont fait une spécialité, et ils recueillent aujourd'hui le fruit de leurs sacrifices et de leurs efforts, puisqu'il est avéré qu'ils livrent au monde musical trois cents pianos par année. —Le goût de cette forme particulière de pianos, si gracieuse, si élégante, se répand de plus en plus, et nous trouvons naturelle la préférence que vient do leur accorder la reine d'Espagne, qui a complété le mobilier de sa résidence de la rue de Courcelles par deux pianos de la fabrique de MM. Hatzenbuhler, Faure et Cie : un piano droit et un magnifique piano à queue. Ainsi, dans notre époque éclairée, le succès ne manque jamais de se ranger du côté des découvertes profitables ou des perfectionnements utiles. " La Sylphide, 1841, p.275

"Pianos de formes diverses. M. Hatzenbuhler aoffert à l'expostion de 1839 cinq pianos de différentes formes tous fort remarquables. un piano carré; un piano droit à cordes obliques; un piano vertical à grande dimension; un piano vertical (nouveau système); un piano unicorde d'ébène, dit du premier âge, dont il est inventeur, et combiné de manière que la main d'un enfant de cinq ans peut enbrasser l'octave. On admire dans ces pianos des formes variées, la solidité de construction, mécanisme aisé, douceur de touche joints à l'agrément de leurs sons" Dictionnaire universel du commerce de la Banque et des Manufactures, Joseph Chérade Montbrion (Comte), 1851, p. 601

"M. Hatzenbühler, facteur de pianos, rue Fontaine-Saint-Georges, 8, adresse une notice explicative sur les modifications qu'il a apportées dans les dispositions et la fabrication des pianos droits, et rappelle les distinctions qu'il a obtenues aux expositions de 1839 et 1844." (***1847)

"PIANOS Hatzenbuhler. - A peine entré dans la carrière, M. Halzenbuhler (n° 1745), qui expose cinq instrumens de divers genres, s'est placé aussitôt au rang des meilleurs facteurs en 1839, la première année de sa facture, il obtint, à l'exposition, la médaille pour un piano droit, à cordes verticales, a deux cordes; au concours, son instrument eut la seconde place. A cette époque, M. Hatzenbuhler occupait trente ouvriers, ujourd'hui il en fait travailler quatre-vingts qu'il dirige M. Savart avait compris et approuvé l'intelligente activité de ce facteur, et il nous répétait souvent Cet homme n'est qu'un ouvrier, mais son amour du travail, sa ténacité, son ardeur a provoquer les conseils, sa persévérance à les suivre, le mèneront très loin. M. Hatzenbuhler n'invente pas, il a le bon esprit d'imiter ce qui est bon et de corriger ce qui lui parait défectueux. Ainsi, jadis les étouffoirs étalent a demeures fixes, invariables; une fois usés on affaissés, il fallait les regarnir M. Hatzenbuhler les a rendus mobiles, et par des ils de pression, il les resserre contre les cordes a volonté. Il a également amélioré la garniture dus claviers et il y a fait l'application d'un ingénieux mécanisme pour les régler. M. Hatzenbuhler construit des pianos dans tous les genres; nous avons remarqué, dans ses ateliers, le piano a queue destiné au concours; il nous a paru d'une grande puissance de son. Dans ses instrument, il a supprimé les pointes dans les dessus et les a remplacées par un barrage en cuivre qui maintient mieux les cordes et rend les cordes moins sensibles. Les pianos carrés sont également d'une belle facture; mais ce que je préfère, ce sont ses pianos droits on est surpris par l'ampleur, la ponce et le mordant de leur son qui est comparable à celui d'un instrument de grand format ce qui prouve encore que le son n'est pas proportionnel a la dimension de la table d'harmonie, mais bien à l'espace mis en vibration. La facture de M. Hatzenbuhler fait chaque jour de grands progrès. " La France Musicale, 1844, p.188

"M. Hatzenbuhler construit des pianos dans tous les genres; nous avons remarqué, dans ses ateliers, le piano a queue destiné au concours; il nous a paru d'une grande puissance de son. Dans ses instrument, il a supprimé les pointes dans les dessus et les a remplacées par un barrage en cuivre qui maintient mieux les cordes et rend les coudes moins sensibles. Les pianos carrés sont également d'une belle facture; mais ce que je préfère, ce sont ses pianos droits on est surpris par l'ampleur, la ponce et le mordant de leur son qui est comparable à celui d'un Instrument de grand format ce qui prouve encore que le son n'est pas proportionnel a la dimension de la table d'harmonie, mais bien à l'espaco mis en vibration. La facture de M. Hatzenbuhler fait chaque jour de grands progrès. (...) A peine entré dans la carrière, M. Hatzenbuhler qui expose cinq instrumens de divers genres, s'est placé aussitôt au rang des meilleurs facteurs en 1839, la première année de sa facture, il obtint, à l'exposition, la médaille pour un piano droit, à cordes verticales, a deux cordes; au concours, son instrument eut la seconde place. A cette époque, M. Hatzenbûhler occupait trente ouvriers, aujourd'hui il en fait travailler quatre-vingts qu'il dirige seul, sans aucun contre-maitre, et il construit, par an, environ 350 instrumens de toute espèce."  (LFM1844)

"M. Hatzenbühler réussit dans toutes les parties de son art : mais il excèle surtout dans une branche qui prend de jour en jour de plus vastes développemens. Il a compris que, dans nos habitations resserrées, le lourd piano carré et l'immense piano à queue devenaient des hôtes commodes, souvent même inadmissibles. Il a vu l'avenir des pianos droits, si heureusement importés chez nous par MM. Roller et Blanchet; il s'est consacré à cette fabrication, et s'il y rencontre encore des rivaux, il n'y trouve plus de maître. Un homme qui s'y connaît, et qu'il suffit de nommer pour faire accepter son autorité, M. Auber, directeur du Conservatoire, donne toutes ses préférences aux pianos droits de M. Hatzenbühler; aussi les plus brillantes demandes arrivent-elles aux beaux magasins de la rue Laffitte, 1. Vous pouvez y voir un charmant et délicieux piano destiné à Mme la duchesse de Nemours; c'est là que c'était déjà pourvue Mme la duchesse d'Orléans là que s'adresse l'aristocratie de position, de fortune et de talent. M. Hatzenbùller s'est fait une clientèle de grands noms, privilége honorable et rare dans notre époque de concurrence. Il a reçu du jury la récompense d'une médaille; c'est un témoignage, une garantie de succès. Le public fera le resté; car le public est juste, et il ne va longtemps que là où est le bon et le beau." Expo (xx1844)

"M. HATZENBÙHLER, à Paris, rue Fontaine Saint-Georges, 8. - Parmi les pianos de genres divers présentés au concours par M. Uatzenbùhler, un grand piano à queue a obtenu le quatrième rang, et un piano droit à cordes verticales a été mis au dixième rang. Ce facteur occupe de soixante à soixante dix ouvriers. Le jury décerne une médaille d'argent à M. Hatzenbiïhler." Expo (**1844), p.540

"M. Hatzenbühler, facteur de pianos, rue Laffitte, 1, demande la permission de faire entendre un piano droit à cordes verticales dont le mécanisme a été modifié par lui.
M. le président l'invite à faire toucher cet instrument; après cette audition, il adresse les remerciments de la Société a M. Hatzenbühler, et lui demande de déposer un mémoire descriptif du mécanisme qu'il a imaginé, afin que la commission puisse l'examiner et en rendre compte. M. Combes ajoute que l'auteur lui a particulièrement signalé l'emploi de matériaux indigènes tels que cordes, bois des Vosges, etc."(***1847)

"Les pianos droits à cordes droites, les pianos obliques et demi-obliques, et les pianos orgues figurant au Palais, sous le nom de MM. Hérold et Cie, révèlent dans leur mécanisme le zèle et l'intelligence que ces dignes successeurs de M. Hatzenbuhler ont dépensé pour maintenir la supériorité de fabrication qui a conquis à cette maison, fondée depuis 1832, une clientèle d'élite. Ils ont enrichi leur industrie de perfectionnements remarquables, et la solidité de leurs instruments est devenue proverbiale." Histoire illustrée de l'exposition universelle, Robin, 1855, p.107

Paris

63, Faubourg du Saint-Antoine (1839)(arr.11

8, rue Fontaine-Saint-Georges (**1844)(arr.9)

151, rue de l'Université (*1842)(**1844)(arr.7)

108, rue Richelieu (*1842)(*1846)(arr.2)?

8, Fontaine Saint Georges (*1846)(***1847)(arr.2)?

1, rue Lafitte (**1847)(arr.9)

29, rue Lafitte dès 1849(1855)(arr.9)

18, rue Lafitte (ca 1850)(arr.9)

76, rue du Faubourg Saint-Martin (1855?)(arr.10)

Fabrique : 39, rue du Château d'Eau (?)(arr.10)

6, rue Lafitte (voyez barre d'adresse à gauche)(arr.9)

60 ouvriers en 1839

65 ouvriers en 1844

'Facteur de pianos'

HATZENBÜHLER Baptiste & FAURÉ André   (1839)(1841)(*1846) : 'Facteurs de pianos du Roi'

HATZENBÜHLER (**1844), il travaille seul dès 1840, parce que FAURÉ André est dès 1840 l'associé de ROGER

HATZENBÜHLER F., HEROLD, Succ. (1855). Plus d'info sur le successeur  HEROLD Georges-Frederic

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"Hatzenbühler (Baptiste), Faure et co., ® 1839, ® Acad. Ind. 1841, fact. du Roi, fab. de pianos en tous genres, spécialité des pianos droits d cordes verticales qui jouissent d'une grande renommée magasins, r. Richelieu, 108; fab., rue de l'Université, 151. " Pub (*1842)

"A l'occasion du jour de l'an, au moment où les concerts vont ommencer, nos lecteurs nous sauront gré de les guider dans le choix des maisons qui doivent leur fournir leurs instrumens, entre autres des pianos. Parlons donc de Baptiste Hatzenbuhler. En venant s'établir dans la cité des Italiens, le centre de l'activité et de l'élégance parisiennes, cet habite facteur, destiné a continuer un jour l'antique renommée des Erard, a fixé la vogue dans ses salons. Rien n'a manqué leur inauguration, car, dès le jour où M. Hatzenbulher est venu s'y établir, M. Masini y a donné un concert qui avait réuni, comme par enchantement, l'élite de la société et des artistes. Le nom de M. Hatzenbuhler, devenu célèbre a si juste titre, tend encore à se répandre de plus en plus. On sait que les meilleurs pianos sortent de ses ateliers; compositeurs et exécuteurs disputent à qui aura les premiers finis et les plus beaux. Dix années d'expérience, de travaux et de succes sont de sufliantes garanties offertes par ce facteur au public. Sous le rapport mnsical, ces pianos sont des chefs-d'œuvre de mécanisme qui brillent autant par la pureté et la justesse que par la sonorité et ja profondeur du son; sous te rapport du luxe, ce sont des meubles charmans qui, a eux seuls, ornent presque un salon, soit qu'on adopte la forme verticale, si propice aux petits appartemens et à l'accompagnement des romances, soit la forme carrée, qui dure toujours et qui a raison, soit enfin le système a queue, le roi du genre, qui, exprime si bien tes grands mouvemens, la passion et le génie de nos premier: maitres, Thalberg et Listz. Les pianos de M. Hatzenbuhler ne sont donc pas moins remarquables par le fond que par la forme; le style, les bois, les ornemens extérieurs varient à l'infini et selon le prix que l'on y veut mettre; le fond reste toujours le même, solide et puissant, rmonieux et sonore. Au résume, les pianos de M. Hatzenbuhler satisfont à toutes les exigences, et conviennent aussi bien aux professeurs qu'aux élevés, à l'accompagnement des chansonnettes qu'à l'exécution des magnifiques fantaisies des compositeurs modernes.", Ch. Rouget, La Presse, 1842/12/28

"Voici ce qu'on lit dans le feuilleton du journal La Presse, au sujet de M. Hatzenbuhler, l'un de nos meilleurs facteurs de pianos : « En venant s'établir dans la cité des Italiens, le centre de l'activité et de l'élégance parisiennes, cet habile facteur, destiné à continuer un jour la renommée des Erard, a fixé la vogue dans ses salons. Rien n'a manqué à leur inauguration, car, dès le jour où M. Hatzenbuhler est venu s'y établir, il y a été donné un concert qui avait réuni, comme par enchantement, l'élite de la société et des artistes. Le nom de M. Hatzenbuhler, devenu célèbre à si juste dire, tend encore à se répandre de plus en plus. On sait que les meilleurs pianos sortent de ses ateliers; compositeurs et exécutans se disputent à qui aura les premiers finis et les plus beaux. Dix années d'expérience, de travaux et de succès sont de suffisantes garanties offertes par ce facteur au public. Sous le rapport musical, ces pianos sont des chefs-d'oeuvre de mécanisme qui brillent autant par la pureté et la justesse que par la sonorité et la profondeur du son; sous le rapport du luxe, ce sont des meubles charmants qui, à eux seuls, ornent presque un salon, soit qu'on adopte la forme verticale, si propice aux petits appartenions et à l'accompagnement des romances, soit la forme carrée, qui duretoujours etqui a raison, soit enfin le systèmeà queue,le roi du genre, qui exprime si bien les grands mouvemens, la passion et le génie de nos premiers maîtres, Thalberg et Listz. Les pianos de M. Hatzenbuhler ne sont donc pas moins remarquables par le fond que par la forree; le style,  les bois, les ornemens extérieurs varient à l'infini et selon le prix que l'on y veut mettre; le fond reste, toujours le même, solide et puissant, harmonieux et sonore. Au résumé, les pianos de M. Hatzenbuhler satisfont à toutes les exigences, et conviennent aussi bien aux professeurs qu'aux élèves, à l'accompagnement des chansonnettes qu'à l'exécution des magnifiques fantaisies des compositeurs modernes. » Nous nous sommes empressés d'accueillir cette appréciation, car on ne saurait trop aujourd'hui fixer le goût du public à l'égard des bons pianos." Le Ménestrel, 01/01/1843, p.NP

"Parlons donc de Baptiste Hatzenbuhler. En venant s'établir dans la Cité des Italiens, le centre de l'activité et de l'élégance parisiennes, cet habile facteur, destiné à continuer un jour l'antique renommée des Érard, a fixé la vogue dans ses salons. Rien n'a manqué à leur inauguration, car des le jour ou M. Hatzenbuhler est venu s'y établir, M. Masini y a donné un concert qui avait réuni comme par enchantement l'élite de la société et des artistes. Le nom de M. Hatzenbuhler, devenu célèbre à si juste titre, tend encore à se répandre de plus en plus. On sait que les meilleurs pianos sortent de ses ateliers ; compositeurs et exécutants se disputent à qui aura les premiers finis et les plus beaux. Dix années d'expérience, de travaux et de succès sont, desuffisantes garanties offertes par ce facteur au public. Sous le rapport musical, ces pianos sont des chefs-d'oeuvre de mécanisme qui brillent autant par la pureté et la justesse que par la sonorité et la profondeur du son; sous le rapport du luxe, ce sont des meubles charmants qui, à eux seuls, ornent presque un salon, soit qu'on adopte la forme verticale, si propice aux petits appartements et à l'accompagnement des romances, soit la forme carrée, -qui dure toujours et qui a raison, soit enfin le système à queue, le roi du genre, qui exprime si bien les grands mouvements, la passion et le génie de nos premiers maîtres, Thalberg et Listz. Les pianos de M. Hatzenbulher ne sont donc pas moins remarquables par le fond que par la forme; le style, les bois, les ornements extérieurs varient à l'infini et selon le prix que l'on y veut mettre; le fond reste toujours le même, solide et puissant, harmonieux et sonore. Au résumé, les pianos de M. Hatzenbulher satisfont à toutes les exigences et conviennent aussi bien anx professeurs qu'aux élèves, à l'accompagnement des chansonnettes qu'à l'exécution des magnifiques fantaisies des compositeurs modernes. " La Sylphide, 1843, p.79

"On lit dans le Moniteur universel, sous la rubrique : Beaux-Arts,—Industrie, — Un rapport que nous avons sous les yeux, et qui émane d'une autorité imposante daus les arts, constate les perfectionnemens successifs introduis par M. Hatzenbuhler dans la fabrication des pianos, et qui,lui ont valu une honorable récompense lors de la dernière exposition industrielle. Il en résulte que, dans le système de cet habile facteur, les vis de pression qui resserrent les cordes à volonté ont rendu mobiles les étouffoirs qui étaient jusque là invariables et fixes; il a réglé par un ingénieux mécanisme la garniture des clavicules. Ses pianos à queue offrent un perfectionnement qu'il a introduit aussi dans tous ses instrumens: c'est la suppression des pointes dans le dessus, remplacées par un barrage en cuivre qui maintient mieux les cordes et rend moins sensibles les coudes. Voilà un fait que nous nous empressons d'enregistrer en faveur des pianos de M. Hatzenbuhler, qui obtiennent et, méritent du reste la faveur générale. Nos artistes recherchent beaucoup les instrumens de ce facteur, aujourd'hui placé en première ligne. Le Ménestrel, 20/04/1845, p.NP

"Les pianos Hatzenbuhler qui se sont acquis une si bonne réputation dans la spécialité des pianos droits, viennent d'être transférés de la Maison-Dorée au n° 29, de la même rue (rue Laffitte). Il y a quelque intérêt pour le public à prendre bonne note de cet avis, attendu les nombreuses annonces faites à tort depuis quelque temps des pianos de ce facteur, et qui ne provenaient pas de sa fabrique. " Le Ménestrel, 20/05/1849, p.3

ARTICLE

Article sur HATZENBÜHLER & FAURÉ dans 'Le Journal de Toulouse' de 03/11/1841

"Déjà en 1839, les pianos de M. Hatzenbuller lui avaient mérité une récompense; à l'esamen comparé fait par le jury de l'avant-dernière exposition, ils avaient obtenu la seconde place. M. Hatzenbuller n'a cessé depuis d'améliorer l'ensemble et les détails de sa fabrication. Ce facteur, homme de talent et de conscience, s'est récemment essayé dans la construction du piano à queue, format réduit. Ses premiers et heureux essais en ce genre font augurer que jsa maison, jusque-là plus spécialement vouée aux pianos droits, sera également bien notée dans cette nouvelle fabrication." Archives du Commerce, Volume 36, 1845, p.394

"On sait que le goût de nos dilettants va toujours se perfectionnant; aussi l'on assure qu'ils n'adopteront cet hiver que les instrumens dont de nombreux succès auront constaté la perfection. Leur choix s'est d'abord fixé sur les pianos de M. Hatzenbuhler, que l'on a vu, à l'exposition de 1844, se placer à la tête des plus hardis novateurs. En effet, tous les connaisseurs se sont accordés pour proclamer que les instrumens de cet habile fabricant se faisaient remarquer par l'ampleur, l'éclat et en même temps la douceur du son. Il a été reconnu depuis qu'à ces qualités brillantes ils joignaient celles de la solidité et de la durée. Après avoir servi pendant plusieurs années aux études les plus opiniâtres, ils possèdent encore la même élasticité dans le mécanisme, la même fraîcheur dans la sonorité. Il est permis d'attribuer ces résultats inespérés à la faculté singulière qu'ont ces pianos de tenir l'accord pendant un très grand espace de temps, malgré l'effort des doigts les plus nerveux. Ce magnifique perfectionnement de l'ensemble est dû à des améliorations de détail sans nombre que l'expérience de M. Hatzenbuhler lui a suggérées, et qu'il a distribuées avec le tact le plus intelligent. Tant d'efforts couronnés d'un si brillant succès méritaient une récompense. M. Hatzenbuhler est evenu fournisseur du roi des Français; il a de plus obtenu la première médaille d'argent décernée par le jury de l'exposition de 1844, à l'industrie du piano. Mais le zèle du célèbre facteur a été de nouveau stimulé par ces éclatantes marques d'encouragement; on nous assure que l'exposition de 1849 sera l'occasion pour lui de remporter une victoire plus complète encore, tant la qualité de ses instrumens aura acquis une incontestable supériorité. Ce qui doit confirmer cet heureux évément, c'est que M. Hatzenbuhler, désireux de se conserver tout entier à l'art, vient de s'adjoindre comme associé M. Roll de Boispéan. " Le Mercure des Théatres, 24/12/1846, p.3

"M. Hatzenbuhler se maintient toujours à la place qu'il a su se faire parmi nos meilleurs facteurs. Ses instruments sont bien confectionnés, solides, d'une brillante sonorité et facile à jouer." Revue et gazette musicale de Paris, Volume 16, 1849, p.261

Il y a un autre Hatzenbühler, fabricant de pianos, à Paris vers 1837

Médaille de bronze, 1839 / Médaille d'argent, 1844 / Médaille de deuxième classe, 1855

 
SOYE D.

1832

Pianos et orgues automatiques (*1922)

Bordeaux

(Paris)

35, allées de Tourny (y1865)

42, Cours Tourny (*1913)

39, rue Condillac (1910)

42, Cours Georges- Clémenceaux (*1922)

'Facteur de pianos'

"J'ai été voir M. Soye, ancien sous-lieutenant du 5e de housards et des housards de la garde, qui a fait fortune à Bordeaux comme facteur de pianos." Journal du Maréchal de Castellane, 1804-1862, Volume 3, 1896, p.353

SOYE-pianos (*1913)

pub1865

Brevet de 1846 (**1847)  
FRANK J.

  Pianos Thiel- Collection

 

1833

Pianos droits et pianos carrés

Pianino n° 207 ca 1835, Cité de la Musique, Paris

PUBLICITÉ

"Frank, pianos; anciennement rue Grammont, maintenant galerie Colbert, n. 23 et 25, fabrique tous les genres de pianos. On en trouve chez lui toujours un grand assortiment. Ses instruments sont d'une solidité telle que les plus longs voyages n'influent même pas sur l'accord; il les garantit pour deux années." (**1837)

"Nous recommandons vivement aux artistes ainsi qu'aux amateurs les excellens pianos de M. Franck, galerie Colbert. Ce facteur, grâce aux soins qu'il a apportés à la fabrication de ses instrumens, méritera incessamment d'occuper un rang distingué dans sa spécialité. " Le Ménestrel, 13/10/1844, p.4

Paris rue Grammont (voor 1836)(arr.2)

23-25, Galerie Colbert (*1836)(*1842)(**1844)(*1846)(*1859)(arr.2)

23- 25, passage Colbert (xx1862)(arr.2)

 25, passage Colbert (?)(arr.2)

25, rue Vivienne (?)(arr.2)

'Facteur de pianos'

FRANK J. (1833)

FRANK Mme. Vve. (*1859)

EXPOSITIONS

"M. Frank, malgré son nom allemand, est Polonais de naissance. Arrivé à Paris long-temps avant la catastrophe qui dispersa des milliers de ses compatriotes dans tous les coins du monde, cet artiste travailla d'abord chez plusieurs facteurs de la capitale. En 1833 il s'établit pour son propre compte, et les instruments qui sont sortis de son atelier lui ont valu la confiance du public musical. M. Frank s'occupe principalement de la fabrication de deux espèces de pianos, ceux de forme verticale et les pianos carrés. Les instruments qu'il a exposés méritent des éloges. Ajoutons que M. Frank se recommande encore aux amateurs par la modération de ses prix, qui n'est pas obtenue au détriment de la facture, toujours bonne et solide." Expo (*1839)

"Meuble facon ébénistrie très soignée" Expo 1849 (?)

"En parlant des pianos envoyés cette année à l'exposition, nous avons omis de mentionner ceux de M. Franck, qui se signalent par d'importants perfectionnements. Ces instruments sont, en outre, ornés de panneaux peints à la manière des trumeaux du XVIII siècle. Cette gracieuse innovation, jointe à la richesse des sculptures, recommande les pianos droits de M. Franck à tous les amateurs. " Le Ménestrel, 02/09/1849, p.4

Liste des exposants, 1844 / Liste des exposants, 1849

 
MUSSAT H. 1833   Laval 14 - 16 - 30, rue du Pont-de-Mayenne (*1913)

Mussat-pianos

   
CAVAILLÉ COLL et Fils

(1811 - 1899)

1834

Pianos et orgues

Paris 14, rue Neuve-Saint-Georges (1833)(*1834)(arr.9)

14, rue de Laval (1847) magasin (arr.3)

42, rue Notre-Dame De Lorette (c'est la changement du nom du rue et n°)(arr.9)

66, rue de La Roche-foucault (1848)(arr.9)

94-96 rue de Vaugirard (*1862)(arr.6)

'Facteur de pianos',

Pianos et orgues

Aristide CAVAILLE (?)

Le père venait du Toulouse, le fils était facteur d'orgues

'Poïkilorgue', (1834)

Est été l'associé de Georges CLOETENS (Bruxelles) dans la Société ORPHEAL

Repris par PLEYEL vers 1937 (:::)

Piano droit 'Clavéal' ca 1900 ?, MIM, Bruxelles

Le 'Clavéal' était le Luthéal perfectionné

Exhibition des produits françaises, 1834 / autres médailles pour ses orgues

 
EULRIOT Étienne

Fac-simile

1834 Pianos et orgues

BREVETS

Brevet de 1825 : 'Piano elliptique' (voyez brevet), c’est EULRIOT, de Paris, qui l’a imaginé en 1825. DIETZ en fit un aussi, mais à quatre cordes pour chaque note - C'est un instrument qui rappelait, par la forme, l'ancien tympanium (*1826) -   "Après l'inspection passée, sur sa demande, par le Comité con-' sultatif des Beaux-Arts, de son instrument nommé Piano elliptique, il fut accordé a Eulriot, en 1825, un brevet d'invention gratuit pendant dix ans. Eulriot, dans cet instrument, retournait, pour la forme, vers l'ancien tympanon. Quant à la disposition des cordes, les plus longues se trouvaient sur le devant, dans une position parallèle au clavier, et à une égale distance de la caisse, qui avait la forme elliptique. Chaque marteau, par un mécanisme particulier, n'attaquait point la corde transversalement comme dans les pianos carrés, mais longitudinalement, comme dans les pianos à queue." Pontecoulant, 1861  " Eulriot construit des pianos ovales d'une disposition intérieure toute particulière, qui permettait de poser le clavier au milieu de la caisse : parce moyen aucune place n'était perdue. En 1825, le gouvernement accorda gratuitement un brevet de dix ans à ce facteur. Il est malheureux que Eulriot n'ait point obtenu de son invention le fruit qu'il devait en attendre. Sa position financière vint l'arrêter et l'empêcha d'établir un nombre suffisant de ses pianos pour les produire avec avantage dans le monde musical. " Revue de Paris, 1839, p.38 - "1 juin 1825. BREVET D'INVENTION DE DIX ANS, Pour un piano de forme elliptique et à deux tables d'harmonie, Au sieur Eulriot (Étienne), facteur de pianos, à Paris." Pour le texte complet voyez 'Description des machines et procédés spécifiés', Volume 30, 1836, p.144-146, et l'images p.489

Brevet de 1833: " Eulriot chercha à activer la promptitude des marteaux au moyen de six roulettes adaptées au mécanisme de chaque touche; par ce moyen l'artiste pouvait, disait le facteur, obtenir sur telle touche que ce fût, la répétition d'une note avec autant de célérité qu'il pouvait le désirer. La roulette placée à l'extrémité de l'échappement avait le double avantage de régler l'attaque des marteaux, et par sa mobilité de ne point creuser la bascule qui règle l'échappement de hauteur." Pontecoulant, 1861

Brevet de 1833: "M. Eulriot (Etienne), facteur de pianos, demeurant à Paris, rue des Anglais, n° 8, auquel il a été délivré, le 31 juillet dernier, le certificat de sa demande d'un brevet d'invention et de perfectionnement de dix ans* pour un piano dont la promptitude des marteaux est activée an moyen de six roulettes adaptées au mécanisme de chaque touche, et dont la table d'harmonie est allégée et à l'abri de toutes les variations, au moyen d'une pointe appelée contre-pointe centrale" (**1834)

Pour voir les brevets originaux voyez le site INPI (13)

Paris 14, rue des Rosiers, au Marais (*1826)(arr.4)

8, rue des Anglais (A1834)(x1836)(arr.5)

21, rue de Bièvre (1844)(*1845)(1849)(arr.5)

'Facteur de pianos'

EULRIOT par MONTAL

" En 1834 M. Eulriot a construit un piano vertical qui avait la forme d'une grande lyre, et dans lequel il a introduit plusieurs perfectionnements. La forme de son instrument lui permit de donner une longueur suffisante aux basses, en les faisant monter verticalement dans la branche gauche de la lyre. Le sommier prolongé y était remplacé par des verges de fer fixées avec des vis sur les massifs de la caisse, et qui, par l'autre extrémité, venaient aboutir près du chevalet, afin de raccourcir les cordes qui étaient accrochées trois par trois pour chaque unisson à l'extrémité de chacune de ces verges. Trois pointes placées au chevalet, dont l'une contrariait un peu la direction des deux autres, permettaient de mettre les cordes tout-à-fait en ligne droite, afin de diminuer le poids des cordes sur la table et de détruire le tiraillement que font éprouver à la table les contre-pointes ordinaires du chevalet, qui tendent toujours à le faire tourner sur lui-même. Un mécanisme qui échappait par en bas, comme celui de MM. Roller et Blanchet, y était appliqué, et tous les frottements y étaient diminués et presque annulés par des roulettes adaptées au point de contaet de toutes les pièces, lesquelles roulettes facilitaient la marche du mécanisme et la répétition des notes. Une glace placée derrière l'instrument s'élevait et s'abaissait à volonté entre les deux branches de la lyre au moyen d'un contre - poids, et permettait au virtuose de se voir pendant qu'il exécutait, quelle que fût la place qu'occupât le piano." Montal (**1836)

" Eulriot construit des pianos ovales d'une disposition intérieure toute particulière, qui permettait de poser le clavier au milieu de la caisse : par ce moyen aucune place n'était perdue. En 1825, le gouvernement accorda gratuitement un brevet de dix ans à ce facteur. Il est malheureux que Eulriot n'ait point obtenu de son invention le fruit qu'il devait en attendre. Sa position financière vint l'arrêter et l'empêcha d'établir un nombre suffisant de ses pianos pour les produire avec avantage dans le monde musical."(x1839)

Exhibition des produits françaises, 1834

 
FARFELIER

1834

Saint- Quentin 33, rue Saint - André (rond 1850)

6, rue Saint - André (**1876)

12, rue Saint - André (1885)(*1913)

'Facteur de pianos' et harmoniums

Pianos droits

FARFELIER-DEVRED A. (**1876)(*1885)

"On demande un accordeur de pianos sérieux, connaissant la réparation. Bonnes références. S'adresser à M. Farfelier-Devred, facteur de pianos, 12, rue Saint-André, à Saint-Quentin (Aisne)." Le Ménestrel, 12/07/1885, p.255

Il y a vers 1822 un FARFELIER, luthier, à Paris, 11, passage du Saumon. (*1822)

Médaille d'or a l'exposition industrielle de St. Quentin, 1882

 
ROGEZ E.

 

1834

'Breveté du Roi'

Piano droit clavier basculant ca 1845, MIM, Bruxelles

PUBLICITÉ

"Aux pères de famille qui veulent donner des étrénnes durables et utiles à leurs enfans, nous recommandons les excellens pianos de M. Rogez, rue de Seine, 32. Ce facteur, dont les instrumens sont prisés par les artistes et les amateurs à l'égal de ceux de Pleyel et d'Erard, et qui ont, en outre, l'avantage d'être à bien meilleur marché, a fait faire de grands progrès à la fabrication. Ses pianos, grâce à un mode de construction particulier, tiennent l'accord très long-temps, ce qui dispense de recourir aussi souvent à l'accordeur. Ils ont, en outre, une excellente qualité de son, et la partie extérieure de l'instrument est fabriquée avec un soin et une élégance qui le rendent propre à orner les plus beaux appartenons. M. Rogez est classé aujourd'hui parmi nos meilleurs facteurs. On trouve dans ses magasins de nombreux pianos à louer, à des prix très modérés. " L'Indépendant, 31/12/1835, p.2

"La fabrication des pianos a fait beancoup de progrès depuis quelques années, et la dernière exposition a prouvé que ce genre d'instrumens,graces aux nombreux perfectionnemens dont il a été l'objet, a atteint un degré de perfection qu'il nous paraît difficile de surpasser. Nous signalerons, comme tout-à-fait au niveau des améliorations introduites dans la fabrication, par les industries français et étrangers, les pianos de M. Rogez, rue de Seine-Saint-Germain, 32. D'utiles innovations, des perfectionnemens notables, et dont les résultats sont appréciés des artistes et des amateurs, ont été tentés par ce facteur, qui recueille aujourd'hui le fruit de dix années de travaux. Il y a toujours dans ses magasins, un grand nombre d' instrumens tout prêts, et qui se recommendant autaut par la beauté, la pureté du son, que par l'élégance et la modicité du prix. M. Rogez donne des pianos en location." L'Indépendant, 24/03/1836, p.3

"Parmi les facteurs de pianos qui ont fait faire depuis quelques années le plus de progrès à cette branche importante de notre industrie, il faut placer M. Rogez, dont les instrumens ont été admirés à
la dernière exposition, et que nos meilleurs artistes protègent. Les pianos de ce facteur réunissent toutes les qualités désirables. Le son en est plein, sonore et vibrant; ils sont construits avec une solidité et une élégance qui ne laissent rien à désirer, et, avant d'être livrés, ils sont essayés par les pianistes l'es plus dignes de confiance. La fabrique de M. Rogez est placée au centre d'un quartier élégant et riche, rue de Seine-Saint-Germain, 32. Il n'est point de somptueux hôtel de ce quartier qui ne soit fourni d'un instrument de cet excellent facteur, dont les pianos réunissent tous les perfectionnemens imaginés depuis quelques années, soit en France, soit à l'étranger. On trouve chez lui un grand choix de pianos en location.
" L'Indépendant 05/03/1837, p.3

L'un de nos plus habiles facteurs de pianos, M. Rogez, dont les magasins étaient situés rue de Seine-Saint-Germain, vient de les transférer rue Jacob, 31; c'est une nouvelle qui intéresse les nombreuses personnes avec lesquelles il est en relation, et particulièrement les artistes et les amateurs qui voudraient être à même d'apprécier l'excellence et la supériorité de ses instruments" La France Théâtrale, 21-12-1845

"M. Rogez dont les magasins de pianos sont établies rue Jacob, 31, nous prie d'informer le public que la faillite de MM. Fauré et Roger ne le concerne nullement. Nous profitons de cette circonstance pour recommander aux amateurs et aux artistes l'établissement de M. Rogez, dont l'excellente réputation est faite depuis vingt-cinq ans" La France Théâtrale, 31-12-1846

"ROGEZ, 33, rue Jacob - Pianos droits, petit et grand format, pianos à clavier mobile. - Grande location." Le Luth français. Journal de la facture instrumentale, 1856, p.8

BREVETS

"BREVET D'INVENTION ET DE PERFECTIONNEMENT. - ROGEZ, FABRICANT DE PIANOS - DES MAISONS ROYALES, RUE JACOB, 31,  est breveté pour un clavier mobile d'une construction aussi ingénieuse que solide, et qui, se relevant potir produire la fermeture de l'instrument, ne donne à un piano droit que quelques pouces d'épaisseur. M. Rogez s'est en outre acquis une réputation méritée par la bonne exécution de ses instrumens. ( Extrait du Rapport du jury, Moniteur du 5 août 1839.)  Tous les pianos de M. Rogez sont à sommier prolongé et ont les chevilles à gauche. Cette distribution rend la corde plus courte et assure une très grande durée à l'accord. La barre qui sépare le clavier d'avec la table d'harmonie est faite de deux pièces, une mobile et l'autre immobile. Cette dernière est en chêne, d'une forie dimension; elle va d'un bout à l'autre du piano, et empêche que l'énornie tirage des cordes ne courbe l'instrument qui, du reste, est garanti par ce facteur pendant deux ans, contre tout accident qui proviendrait de son fait.



Prix des pianos.

PIANOS 3 CORDES, SIX OCTAVES ET DEMIE. — A queue, six octaves
et demie, de 1,800 à 2,000 francs.
Carres, palissandre, filets en cuivre, riches. 1,500
Id. courbaril, id. 1,500
Id. acajou moiré ou moucheté, filets. 1,200
PIANOS 2 CORDES, SIX OCTAVES ET DEMIE, A X —
Carrés, palissandre. 1,100
Id. courbaril. 1,100
Id. acajou moiré ou moucheté. 900
Id. ordinaires. 860
PIANOS CLAVIERS A BASCULÉS. — Palissandre, six octaves et demie. 1,400
Courbaril,, id. 1, 00
Acajou moiré ou moucheté. 1,200
Ordinaires. 1,100
PIANOS DROITS, six OCTAVES ET DEMIE.  Palissandre. 1,200
Courbaril.  1,200
Acajou moiré ou moucheté, filets. 1,000
Ordinaires. 900

Emballage 20 francs"

La France Théâtrale, 04-01-1846

Paris

32, rue de Sèvres (?)(arr.6)

32, rue de Seine-Saint-Germain (1834)(x1836)(*1836)(*1842) (**1844)(arr.6)

 31, rue Jacob (**1847)(*1848) (1849)(arr.6)

33, rue Jacob (**1857)(arr.6)

'Facteur de pianos'

Un des premiers pianos avec clavier basculant (voyez la 2ème et 3ème photo à gauche)

Les pianos transatl