|
home | pianos français |
autres marques françaises
|
contact
|
liens

Les marques
des pianos français
1830 à 1849

1700
- 1799 |
1800 -
1829 |
1830 -
1849 |
1850 -
1874 |
1875 -
1899 |
1900 - 2010
Liste non exhaustive ouverte à toutes les informations, précisions, rectifications... / © Copyright all rights reserved
|
Nom & Liens |
Date de fond. |
Logo / Signature |
Ville |
Adresses |
Quantité
de
pianos |
Commentaires |
Médailles |
Fin
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
En 1830, on comptait, à
Paris, 320 facteurs de pianos ou ouvriers travaillant pour leur compte à
Paris,
et 139 dans les départements.
En 1830, il n'a
plus d'un million habitants à Paris. |
|
|
|
Le piano gagne une demi-octave en
1820; sept ans plus tard, les claviers à six octaves et demie sont
d'un usage à peu près général. Cette addition, est faite à la partie
grave et se prolonge jusqu'à l'ut au-dessous du fa ordinaire.
Quelques pianos ont été portés jusqu'à sept octaves par une nouvelle
addition à l'aigu. Ces instrumens présentent huit ut dans leur
ravalement. |
|
|
|
BROSSET |
1830 |
 |
Blois
(Loire et Cher) |
48, rue Beauvoir
(*1913) |
 |
Pianos droits
BROSSET
et Fils
(?)
BROSSET
Jules (Orléans, 1852 - Blois, 1937)
vers
1896, aussi éditeur de musique, Par exemple,
Jules Brosset était alors "facteur de pianos et maître de chapelle à
l'école Notre-Dame" (x1892)
BROSSET Christian
(?)
BROSSET M.
(1913*) et une succursale à Romorantin par
C. BROSSET
dans le magasin
HERICHER, Grande
rue (*1913) |
|
|
|
COLIN Paul |
1830 |






Pianos et harmoniums

Salle de concert à Alger
et à Nîmes (1906) |
Nîmes

Alger
Montpellier |
2, Place de la Maison Carrée
(1891)(1906)
22, rue de l'Horloge
(1891)(1907),
Nîmes

12, rue Dumont-d'Urville
(*1913)
1, rue d'Aumale
(*1929), Alger

1 & 3, Passage Bruyas (1906),
Montpellier |
 |
COLIN-pianos, membre
de
Société de pianos de Paris (°1849)
"Nîmes. — Formation de
la Société en nom collectif Paul COLIN (pianos, papiers de musique, etc.),
rue de l'Horloge et place de la Maison-Carrée. — Durée : 5 ans. — Cap. :
84,842 fr. 60 c. — Acte du 16 mars 1891."
Archives
commerciales de la France, 25/04/1891, p.507
Succ. de la Maison
MOITESSIER
de Montpellier (1906)
Succ. par un certain
ROUSSELOT en 1909(Archives
commerciales de la France. 24/07/1909,
p.1103)
Succ. de la Maison
TACHET,
5, rue Dumont d'Urville à Alger (*1913)


 |
|
|
|
DAUB - JACQUOT
 |
1830 |



Pianos et orgues |
Saint-Quentin |
46,
rue Croix-Belle-Porte (**1876) |
 |
Pianos droits
Autres facteurs/marchands avec le nom
DAUB
Il y avait aussi un
JACQUOT
(°1845) à Nancy et un
JACQUOT
(°1854) à Paris |
|
|
|
DEBAIN Alexandre
François
(1809 - 1877)


 |
1830 |

 
 










Pianos carrés, pianos droits, orgues et des harmoniums, le premier
piano automatique


 Pianino
ca 1835, MIM Bruxelles
Piano
mécanique
ca 1846-1877, MIM Bruxelles
Piano
mécanique
ca 1853-77, MIM Bruxelles
Harmonium
'Harmonista'
ca1877, MIM Bruxelles
Piano
droit ca 1890, Europeana.it
Pour les détails et autres
photos voyez la page
de
MIMO

EXPOSITIONS
1469 (780). M. Debain, rue du
Renard-Saint-Méry, n° 1, à Paris. Piano dont l'exécution était soignée"
Le musée
artistique et industriel: exposition 1834, p.190
"La foule s'est arrêtée souvent à
entendre les pianos mécaniques de M. Debain, et s'est émerveillée en
voyant la figure indifférente du garçon de magasin qui tournait la
manivelle, tout en ayant l'air de penser à autre chose. C'est une
musique sèche, il est vrai, sans aucune expression, mais bien préférable
certainement, pour les oreilles, à l'audition d'un morceau écorché par
les doigts mal assurés des jeunes pensionnaires dont on est forcé de
subir le talent naissant dans plus d'un salon. Un autre avantage, c'est
qu'au lieu de supplier un artiste douteux qui ne cède qu'au bout de
trois quarts d'heure, on n'a qu'à faire venir un domestique qui vous
fait danser à tour de bras et, avec un peu d'habitude, sans manquer la
mesure. Du reste le piano mécanique peut être joué comme le piano
ordinaire, car il est muni d'un clavier. La mécanique en est même
indépendante; elle peut s'enlever et se remettre à volonté."
Etudes sur
l'exposition de 1867 ou les Archives de l'industrie au ..., Volume 3,
Eugène Lacroix, p.224

JOURNAL
"Fabrique de Pianos d'Alexandre
Debain et Comp., boulevard Bonne-Nouvelle, n. 26, au-dessus du Gymnase
Musical,—Société en commandite par actions. — Capital social, 250.000 fr.
représentés par 500 actions de 5oo fr. chaque.—La Société a pour objet la
fabrication, la vente, la location et l'accord des pianos, la location d'une
salle de concert et de deux appartenions. — Il sera donné six concerts
gratuits par an aux actionnaires.— Il sera donné aussi des concerts payants
dont tes produits seront partagés entre la Société et les artistes. —D'après
des calculs 1res modérés, les bénéfices annuels sont présûmes être de z.i.p.
100 du capital social.— Chaque action donne droit à un intérêt de 6 p. (?),
à un cinquantième de l'actif social et des bénéfices, et à une entrée aux
six concerts gratuits. — Toute garantie est donnée aux actionnaires par le
choix d'un conseil de surveillance et d'un banquier dépositaire des fonds.—Le
public est invité à visiter l'établissement de M. Debain qui réunit toutes
les commodités qu'on peut désirer, ayant été construit exprès. —S'adresser,
pour prendre connaissance de l'acte de société, avoir de plus amples
renseignemens et soumissioner les actions : 1° à M Godot, notaire, rue de
Choiseul, n. 2. 2° à M.Socard-Magnier, banquier, rue de Lanery, n. 12.
3° à M. Maurras, rue des Saints-Pères, n. 18. 4° à M. Debain, boulevard
Bonne Nouvelle, n. 26. 5° dans les buraux du Ménestrel, rue de Grammont, n.
7" Le
Ménestrel, 26/06/1836, p.4
"La Police correctionnelle vient de rendre
une décision qui intéresse tous les amis de l'art musical. M. Debain,
ancien facteur de pianos, et maintenant facteur d'orgues, est breveté
pour des perfectionnements qu'il a apportés dans la facture des orgues
expressives. Des contrefaçons nombreuses ayant été dénoncées par lui a la
justice, une saisie fut opérée chez les sieurs Léon Marix et
Bruni. MM. Cavaille, Davrinville et Roller, experts nommés et appelés à l'audience, ont
constaté la contrefaçon. C'était un spectacle inaccoutumé que celui de ce
tribunal rempli jusqu'aux pieds des magistrats des instruments qui, depuis
quinze ans, présentent la série des progrès accomplis dans cette fabrication,
devenue aujourd'hui si importante. L'accordéon lui-même avait, obtenu les
honneurs de la séance comme point de départ de l'emploi des anches libres.
Après quatre audiences consacrées a cette affaire, dans laquelle plaidaient
M. Bethmont pour M. Debain, l'inventeur, MMe Crémicux et Btauc pour Léon
Marix et Bruni, le trunal a prononcé son jugement. Il déclare la contrefaçon
constante, ordonne la confiscation des orgues saisies, et condamne les
contre-facteurs en six mille francs de dommages-intérêts au profit de M.
Debain en trois mille francs d'amende au profit des pauvres, etc., etc."
Revue
et gazette musicale de Paris, 1843, p.413
"Il y a deux ans, M. Debain, facteur de
pianos et d'harmoniums, eut à soutenir un procès contre divers éditeurs pour
la reproduction de leurs propriétés musicales, au moyen du pointage sur les
planchettes affectées aux pianos mécaniques. Le Tribunal et la Cour ayant
jugé que ce mode de reproduction rentrait sous le coup de la loi de 1793, M.
Debain se soumit à la chose jugée, et traita avec les principaux éditeurs de
musique du droit exclusif, pendant dix ans, de reproduire par les
instruments mécaniques les oeuvres qui leur appartiennent. Après avoir payé
à cet effet une somme qui dépasse 60,000 fr., M. Debain offrit à ses
concurrents départager avec lui, moyennant un droit de 2 p. % sur les ventes
annuelles, le droit qu'il tenait des éditeurs. Plusieurs acceptèrent; mais
d'autres refusèrent toutes propositions amiables. (...)"
Le
Ménestrel, 09/06/1861, p.223
"Sa Majesté la reine d'Espagne, Isabelle II,
vient de conférer à M. Debain, facteur d'orgues et de pianos, à Paris, le
titre de fournisseur de sa maison royale. Cette distinction, jointe à celles
qui lui étaient déjà accordées par LL. MM. l'Empereur des Français et la
reine d'Angleterre, est une nouvelle preuve qu'à l'étranger, les instruments
de M. Debain sont comme en France, fort appréciés. "
Le
Ménestrel, 26/04/1863, p.167
"Le 16 octobre 1853, les grands ateliers du fabricant de pianos Debain, rue
Vivienne 08, furent incendiés. Ces ateliers étaient contigus aux grands magasins des Villes-de-France, ce qui
était un nouvel aliment pour l'incendie.
Heureusement que les pompiers étaient la. Ils firent des prodiges pour
abattre les murailles, isoler l'incendie, mais
dix d'entre eux reçurent de graves blessures, et cinq durent passer de longs
jours sur un lit de douleur."('Les
sapeurs-pompiers', François Bournand,..., 1893)
Incendie de 1853 dans
Journal de Toulouse, 19/10/1853,
p.2

ÉTIQUETTE

 |
Paris |
1 et 6, rue du
Renard-Saint-Méry (A1834)
(x1836)(x1838)(arr.4)
26, boulevard Bonne-Nouvelle (1835)(arr.2)
7, rue Hauteville (+1836)(x1836) (arr.10)
24, boulevard Saint-Denis (1839)(arr.10)
70, rue de Bondy (*1842)(arr.10)
76-78, rue de Bondy
(arr.10)
et 53, rue Vivienne (**1844)(arr.2)
15, rue Vivienne (1851)(*1853)(arr.2)
Fabrique & ateliers: 53, rue neuve
Vivienne (**1853)(arr.2)
24, 26 et 28,
Place Lafayette, (1858)(*1859)(*1862)(arr.9)
14, Boulevard de Denain (*1859)(arr.10)
116,
Place
Lafayette (*1867)(arr.10)
116 et 118, Place Lafayette (1873)(*1876)(1882)(arr.10)
15, rue Chaligny (1888)
97, rue de Charonne
(1912)(arr.11) |
600 ouvriers
(1865)
 |
'Facteurs de pianos',

Établi dans le 1830's, et le fabricant des pianos,
des pianos mécaniques, des antiphonels,
des orgues et des harmoniums.
"Il travailla chez M.
SAX
et M. MERCIER avant fonder sa propre atelier.
il commença à se signaler par diverses inventions qui toutes attestaient
une grande habileté mécanique. On vit successivement, soil dans ses
ateliers, soit aux expositions industrielles, un Oranger mécanique de
quatorze pieds, dont le feuillage était chargé d'oiseaux voltigeant et
chantant, et qui a été acquis par M. Henry Clifford; le Piano-écran, le
Sténographone, notant les improvisations de l'exécutant; l'Harmonium,
qui porte particulièrement son nom, et dont un brevet, pris en août
1840, lui assura la propriété; le Concertina, nouvel orgue expressif;
l'Anthiphonel, mécanisme applicable à tous les instruments à clavier; le
Piano mécanique, Harmonicorde, etc. (1835-1854). C'est lui qui, en
1850, exécuta pour l'Assemblée nationale l'urne de vatation imaginée par
M. Lanet de Limancet. M. Debain a obtenu de nombreuses distinctions aux
expositions nationales ou étrangères." (*1865)
Membre de la
Société des
fabricants de pianos
DEBAIN A.
(1851)(*1859)
DEBAIN Al. (1855)
"M. Debain, facteur de pianos et d'harmoniums de St M. l'Empereur, vient de
recevoir le titre de fournisseur de S. M. la Reine d'Angleterre. "
Le
Ménestrel, 27/01/1856, p.4
DEBAIN A. F.
(*1862) "Nous avons aussi les pianos du Français Debain, visibles tous
les jours à l'exposition permanente de l'hôtel Laffitte." La Musique en
1865, p.280
DEBAIN & Cie
(1876)
DEBAIN
Mme. Vve. (*1877)
"Paris. — Dissolution, à partir du 10 mars 1882. de la Société DEBAINS et Cie,
fab. de pianos H harmoniums, rue Lafayette, 116 et 118. — Liquid.: M.
Delanoy, rue Lamartine, 5 bis. — Jug. du même jour. — G. T."
Archives
commerciales de la France,13/04/1882, p.514
"A ADJUGER le jeudi 28 Juin à 2 heures, en l'Étude de M. Bourget, notaire à
Paris, rue Saint-Georges, 38, l'établissement industriel de la Maison DEBAIN
et Cie, pianos, harmoniums et pianos mécaniques. Magasin de vente à Paris,
rue Lafayette, 120; usine à Saint-Ouen, chemin des Poissonniers. Mise à prix:
80,000 francs, pouvant être baissée; marchandises et matières premières en
sus. S'adresser à M. Eug. Delanoy, rue Lamartine, 5 bis, liquidateur
judiciaire de la Société DEBAIN et Cie. "
Le
Ménestrel, 10/06/1883, p.224
"On sait que la maison Debain, facteur de pianos et harmoniums possédait une
importante usine à Saint-Ouen. L'usine vient d'être achetée par le Chemin de
fer du Nord, et la vieille maison si réputée, reculant devant les frais
d'une nouvelle réinstallation, cède son fonds de commerce à MM. Rodolphe,
qui continueront, 120, rue Lafayette, Paris, la même fabrication artistique
qui a valu à M. Debain sa renommée universelle. "
Le
Ménestrel, 17/05/1885, p.191
Plus tard:
Association avec
RODOLPHE
FILS & DEBAIN (
1850), Alphonse Rodolphe Facteur d'Orgues, Harmoniumns et de
Pianos
Succ. par
A. CHAPERON
vers le début du 20ième siècle

"DEBAIN (Alexandre-François), facteur
d'orgues et de pianos, né à Paris en 1809, mort en nov. 1877. Il fut
d'abord ouvrier ébéniste, puis entra dans une fabrique de pianos, devint
contremaître, et fit apprécier de tous ses patrons sa particulière
intelligence mécanique. En 1834, il créa lui-même une manufacture de
pianos et orgues, qu'il dirigea avec zèle et habileté. Il tenta
plusieurs perfectionnements, dont le plus remarquable et le plus fécond
porte sur les orgues expressives à anches libres. Debain, reprenant
l'idée de
Fourneaux sur l'application des tables d'harmonie, y ajouta
l'emploi d'épaisseurs très diverses pour les lames et fit varier la
position de ces lames par rapport à l'action du vent. Il obtint ainsi
quatre registres différents de sonorité, et donna le nom d'harmonium à
l'instrument perfectionné de cette façon. D'autres facteurs, partant de
ces heureux résultats, les ont encore améliorés par la suite. De plus,
Debain a réalisé diverses combinaisons mécaniques pour supprimer les
difficultés dans le rôle de l'exécutant on lui doit des systèmes de
pianos mécaniques, une machine destinée à accompagner le plain-chant et
qu'il appelait antiplaonel
(on l'actionnait à l'aide d'une manivelle, et des planches notées
mettaient en mouvement les touches par des pilotes), et aussi
l'harmonicorde, instrument nouveau où le son des cordes de métal s'allie
avec celui des anches libres."
La
grande encyclopédie : inventaire raisonné des sciences, des lettres et
des arts. Tome 13, par une société de savants et de gens de lettres,
1885-1902

BREVETS
Brevet de 1833: "Debain, notre
ingénieux mécanicien et habile facteur, prit son premier brevet pour
un
nouveau système de mécanisme de piano. Tout esprit ingénieux et vraiment
habile se montre dans la simplification des procédés, aussi le système
Debain consistait dans la suppression d'un grand nombre des pièces
composant alors les systèmes connus. Debain supprimait d'abord un
ressort, ce qui réduisait à deux le nombre de ceux employés; la
suppression de ce ressort donnait plus de facilité dans le jeu de la
machine et permettait de faire les cadences avec plus de promptitude. Le
chevalet posé sur la touche était disposé de manière à recevoir dans une
entaille garnie en buffle, le bout inférieur de l'échappement, dont la
partie formant demi-cercle recevait intérieurement un ressort attaché à
la fourche, agissant librement dans l'entaille faite dans ce demi-cercle
garni de drap. Le ressort servait à ramener l'échappement sur le nez du
chevalet et en même temps à faire retomber à sa place le marteau qui
était fixé à l'échappement par un pivot. Au bout du chevalet était fixée
et entaillée une roulette en cuir qui manœuvrait snr un triangle garni
de peau de daim, lequel était tenu par un fil de laiton fixé à la partie
inférieure de la lame de l'étouffoir; cette lame pivotait dans la
fourche, sur laquelle était fixé le bout d'un ressort montant le long de
la lame, à laquelle il tenait par le moyen d'une petite saillie
entaillée et garnie de drap. (B. F.)" Pontecoulant, 1861
'
Piano
à clavier tournant',
imaginé en 1836
par DEBAIN
'Piano
écran', fait par
DEBAIN, de Paris, en 1836
Il
emploie le fer forgé pour le châssis qui recevait les corges et ajustait la
table d'harmonie de manière à être remplacée sans rein déranger.
1847,
DEBAIN, nouveau
système de
piano-concert
Invention de premier ' piano automatique',
in 1853
'
Piano
harmonicorde', inventé par
DEBAIN. Il était accouplé d’un harmonium donnant à la note brève de la
corde, la note soutenue de la lame

'Piano-Mécanique', piano ordinaire, avec un mécanisme inventé par
DEBAIN. Ce mécanisme,
semblable à celui de l’Antiphonel, fonctionne à l’aide de planchettes
munies de dents d’acier faisant baisser d’autres dents d’un peigne
horizontal, qui correspondent avec des pilotes appuyant sur les touches
du clavier. Les planchettes sont notées à l’aide de ces dents, plus ou
moins étendues, qui donnent plus ou moins de valeur à la note abaissée

'Piano-Mécanique', un essai fut fait par
Milchmayer, de Mayence, en 1786; mais c’est celui
construit par
DEBAIN qui donna seul des résultats heureux

Pour voir les brevets originaux voyez le site
INPI
(13)

PUBLICITÉ
"Mr ALEXANDRE DEBAIN, le célèbre facteur
d'HARMONIUMS, et prècedemment tout aussi réputé pour la fabrication des
PIANOS, vient dé réunir en un seul et immense atelier les matériaux et
ressources mécaniques indispensables à établir sur le meilleur pied possible
ces deux genres d'instrumens à clavier. Les matièrès premières et les
ouvriers étant en effet les mêmes pour la fabrication du piano et de
l'harmonium, il résulte nécessairement de leur réunion une économie des plus
importantes; mais c'est surtout sous le rapport de la qualité des bois que
par cette circonstance les véritables appréciateurs trouveront réunies
toutes les conditions désirables ce solidité et de durée dans les instrumens
fabriqués par M. Debain. Ainsi le chantier de sa fabrique se trouvant
toujours pourvu de bois au moins pour six années à l'avance, il sera permis
de n'en faire emploi qu'au fur et à mesure d'un degré de sécheresse éprouvé
par quatre ou cinq ans d'empilage à l'air ou à l'étuve. Si, à toutes ces
raisons matérielles, inaccessibles aux fabricans de second ordre, on ajoute,
d'autre part, le patronage constant qu'ont voué à M. Debain, depuis nombre d
années, toutes nos sommités musicales au nombre desquelles on remarque MM.
AUBER, HALEVY, SPONTINI, CABAFA, G. ONSLOW, A. ADAM, BERLIOZ, AMBROISE
THOMAS, THALBERG, A. DE KONTSKI, LEFEBURE-WELY, OSBORTS, DUPREZ, ROGER,
GARDOM, HERMANN-LÉON, MOSCHELÈS, BERTINI, BÉNÉDICT, CAMILO SIVORI, etc.,
etc., on verra qu'un nouvel accroissement de vogue est assuré désormais à la
double fabrication des PIANOS et HARMONIUMS DEBAIN.
" Le
Ménestrel, 04/07/1847, p.3
"
(...) un nouveau modèle de piano dû à l'habile facture de M. Debain, piano
dont la puissance égale au moins celle des pianos à queue en tenant
toutefois beaucoup moins de place. De plus, ce nouveau piano, de la forme la
plus gracieuse, laisse voir l'exécutant ; ses doigts se promènent à l'aise
sur le clavier d'ivoire que peut suivre et parcourir sans effort l'oeil de
l'auditeur; bref, l'on a conclu à l'unanimité que le nouveau modèle de piano
de M. Debain serait favorable aux pianistes femmes et surtout aux pianistes
jolies femmes. "
Le
ménestrel, 09/04/1848, p.3

INFO
Wikipedia:
Alexandre-François DEBAIN

|
Exhibition des produits
françaises, 1834 / Brevet de 1834.11.09
/ Médaille de bronze, 1844
/ Médaille d'argent, 1849
/ Prize medal, Londres,1851 / Médaille d'argent New York, 1853
/ Médaille de la 1e classe,
1855
/ Patent, 1860.10.18 /
Chevalier de la légion d’honneur
/
Médaille Londres,
1862
/ Hors concours, 1867
/ Hors concours Lyon, 1872 / Liste des exposants, hors concours 1873
/ Official catalog, 1876 / Médaille d'or, 1878
 |
1877 |
|
DUMAS




|
1830 |










'Fournisseur de M. R. de Portugal'

Plus tard 'seul concessionnaire' de KAPS
 |
Nîmes

Toul ? (1)

Paris, après 1878 ? (1) |
11,
Avenue Feugère (1872)

?

? |
 |
'Facteur de pianos'
MAGER,
MAURY, DUMAS & P ARIS (vers
1845-50 ?), voyez aussi pour le facteur avec le nom
'PARIS'
MAURY & DUMAS
(1855)(*1860)
"Enfin, le piano droit à cordes
mi-obliques et à chevalet suspendu, exposé par MM. Maury et Dumas, de Nîmes
(Gard), offre une autre application du principe de M. Sax père."
Exposition universelle de 1855, Bonaparte,
p.694
DUMAS
Père et Fils
(1863)
DUMAS A. & COLIN
(1869),
'Pianos expressifs à
genouillères', à Nîmes.
COLIN, c'était le
même que vous voyez ci-dessus, établis à 1830 à Nîmes ?
DUMAS Fils
(1872), encore à Nîmes
:
Jacques et Jean
Aristide DUMAS
DUMAS
Fils & COLIN
(*1873)
DUMAS Fils & COLIN
(?)
A. DUMAS Fils
(?)
DUMAS
Aristide
(**1878)
DUMAS Jean Aristide
(1889)(1894)

EXPOSITION
"Pianos droits pédale pour rendre le piano muet clef à l'aide de laquelle le clavier devient plus ou moins résistant."
(*1878), Nîmes
"DUMAS. - France. - Pianos droits . pédale pour
rendre le piano muet; clef à l’aide de laquelle le clavier devient plus ou
moins résistant."
Chouquet,
Rapport sur les instruments de musiques à l'exposition universelle de 1878

BREVETS
Brevet de 1860: 'Clavier régulateur'
Brevet 08.06.1867: 'pianos
expressiefs à genouillères'
Brevet de 11.02.1870: 'pianos à grillé en fer,
genre américain, système Dumas fils et Colin'
'Piano vertical avec
clavier
lévigrave et pédale pianissimo' ou '249478.
8 août. Société A, Dumas et Cie. — Le Levigrave Sanud ou clavier
mobilgrave
à pédale progressive muette. — Cette invention, relative spécialement aux
pianos, a pour objet de rendre mobile le clavier pour que la bascule des
touches puisse attaquer le chevalet de la mécanique immobile à des distances
différentes de la balance îles louches, el l'application d'une troisième
pédale, dite muette, qui agit sur une barre pour étouffer progressivement
les sons du piano. '(*1896)

|
Mention honorable, 1855 / Médaille de Vermeil, Montpellier,
1860 (***1860) / Liste des exposants Metz, 1861 / Liste des exposants,
1872 / Médaille de bronze, 1878 / Liste des exposants, 1889 / Diplôme de
médaille de bronze Lyon, 1894
 |
|
|
MANGEOT Pierre Hyacint
(1808 - 1862)




Le Musée de l'Ecole de Nancy |
1830 |














Pianos droits, pianos carrés et pianos à queue (dès 1840)

'Facteur de pianos à Nancy '
(8)


Piano
'niche de chien' ca 1860 ?, University of Leipzig - Museum of
Musical Instruments
Piano
à queue ca 1860, 'Mangeot Frères & cie', Cité de la Musique, Paris
Piano
à queue ca 1878 décoré par Majorelle,
Musée de Nancy
Double
piano à queue double aux claviers inversés ca 1879,
et
une page d'info sur ce piano, MIM, Bruxelles

'Le
piano à claviers renversés de MM. Frères MANGEOT & Cie, ses recources au
point de vue de la composition et de la virtuosité avec des exemples d'appui', par Jules Zarebski
et Oscar Comettant, dans
Le Ménestrel,
19/05/1878, p.196-197 et Le Ménestrel, 28/07/1878, p.275-277
Autre article sur le piano aux claviers inversés dans 'L'Idée
libre. Littéraire, artistique, sociale', 01/1904, p492-493

BREVETS
'Piano à claviers
renversés'. Piano imaginé par
MANGEOT Frères
de Nancy, en 1878
:
Qu'on
s'imagine deux pianos à queue posés l'un sur l'autre de façon que les deux
claviers se trouvent immédiatement superposés comme les claviers de l'orgue.
Jusque-là cette disposition n'aurait pour avantage que de mettre à la portée
des deux mains de l'exécutant deux pianos séparés et complets. Mais ce qui
fait l'originalité du piano de M. Mangeot, c'est que le clavier supérieur a
les sons graves à la main droite et les sons aigus à la main gauche : la
série des sons est renversée. Au lieu d'aller du grave à l'aigu de gauche à
droite, comme on l'a toujours pratiqué depuis qu'il y a des instruments à
clavier, elle va de droite à gauche en descendant. (
Histoire Anecdotique du Piano, p.40)
-
'Piano à claviers renversés'
:
Et voyez un exemple
dans le MIM, à Bruxelles
(histoire et avec des fragments audio)

EXPOSITIONS
"Un facteur de Nancy, M. Mangeot, a su attirer sur ses instruments l'attention
du public artistique; ils sont confectionnés d'après les meilleurs
principes, et doués d'une ampleur et d'une, pureté de sons qu'il est rare de
rencontrer à un tel degré, même dans les pianos de nos grands maîtres."
Histoire illustrée de
l'exposition universelle, Robin, 1855, p.106
"L'exposition universelle de Metz a fait connaître d'une manière plus complète
lés excellents pianos de MM. Mangeot frères et Ce, de Nancy, qui fabriquent
toutes pièces sur place. Ces pianos rivalisent avec les bons pianos de
Paris. Nous en dirons autant de ceux exposés par la maison Leté, à
l'exposition universelle de Nantes. On reconnaît là les instruments d'un
habile facteur. "
Le
Ménestrel, 28/07/1861, p.279
"Le premier facteur français, dont nous
examinerons l'instrument, en suivant toujours, bien entendu, l'ordre du
catalogue, est M. Mangeot, de Nancy; cet instrument, à cordes obliques,
quoique peu sonore, a cependant du charme. Le facteur, pour opposer une
résistance à l'effet de la tension des cordes, établit un système de
contre-tirage qui a de l'analogie avec celui de M. Scholtus. M. Mangeot est
dans la bonne voie, il n'a qu'à continuer." Expo (*1862)
"MM. MANGEOT (Nancy). La commission
chargée de l'examen des instruments de musique, a mis fin à sa mission et
clos son rapport; le résumé en est parvenu, à ce qu'il paraît, à la
connaissance des exposants de la 10e classe, et, comme cela a eu lieu à
toutes les Expositions, ce résumé a causé plus de mécontentement que de
satisfaction. Les exposants de pianos se plaignent de n'avoir pas été
examinés, car ils ne reconnaissent pas comme examen sérieux quelques doigts
passés sur un clavier plus ou moins longtemps, avec plus ou moins d'habileté.
Ont-ils tort?... ont-ils raison? C'est ce que nous examinerons prochainement.
Ayant suivi avec intérêt et assiduité les divers travaux de la Commission,
je rends hommage à la patience, au bon vouloir et à la loyauté que les
membres de cette commission ont apportés dans leur opération. Ne soyons
cependant pas étonnés si quelques erreurs ont été commises dans les
appréciations de cette Commission : l'homme n'est pas parfait... Errare
humanumest. Ces erreurs involontaires, que les membres de la commission
seront les premiers à regretter, doivent être surtout attribuées au peu de
temps accordé à leurs opérations. Comment juger en quinze jours de temps du
mérite de cinq cents facteurs présentant à l'examen en moyenne cinq
instruments chacun!!! Comment, dans un laps de temps aussi co'urt, pouvoir
entendre, apprécier, examiner, comparer, juger.
Abandonnons momentanément les mécontents pour nous occuper des satisfaits,
au nombre desquels se trouvent MM. Mangeot, ces habiles facteurs de Nancy.
(la suite )

INFO
Pianos -
Maison Mangeot Frères
in : 'Les chefs-d'oeuvre d'art à l'Exposition universelle 1878. Tome 2,
sous la direction de M. Émile Bergerat,..., 1878, p.165 - 168
Certain info de:
Réné Pierre
Les facteurs de pianos à Nancy, J.M. Stussi
(8)
MANGEOT a fabriqué les premiers pianos pour
STEINWAY, avant ils commencaient
à Hamburg vers 1868 :"On ne voit, dans tous les travaux que nous venons
de passer rapidement en revue, rien qui puisse opérer une sorte de
révolution comme celle qu'a inaugurée la facture américaine en 1867. Seul le
piano à queue à double clavier de MM. MANGEOT, qui, dans leurs autres
instruments, se montrent les serviles imitateurs de M. Steinway; seul le
piano à double clavier de ces facteurs, de Nancy, peut être considéré comme
quelque chose d'absolument nouveau. L'idée en a été conçue par M. Joseph
Wieniawski, et nous trouvons naturel qu'on la doive à un éminent virtuose.
Il convient, en effet d'établir une distiction entre les résultats qui
profitent au public et ceux dont bénéficie l'exécutant. Il y a donc toujours
lieu de classer les inventions des facteurs en deux catégories : les unes
ont pour objet de procurer à l'audieur des jouissances nouvelles au moyen de
sons mieux timbrés, plus forts ou plus doux, exempts de fausses résonances;
ou bien de construire un instrument plus solide et tenant mieux l'accord. Le
second genre d'inventions se rapporte à l'amélioration des conditions
générales d'exécution : soit, par exemple, un clavier plus docile et
répétant parfaitement, soit encore des moyens nouveaux pour obtenir des
effect impossibles et non réalisés jusque-là. C'est ce dernier résultat qu'a
visé M. Jos. Wieniawski, professeur au Conservatoire de Bruxelles, et MM. MANGEOT lui ont procuré le moyen d'atteindre
au dut qu'il se proporait, en construisant un piano composé de deux pianos à
queue superposés, avec deux claviers placés l'un au-dessus de l'autre et
disposés en sens inverse."
The
Pianoforte
 |
Nancy
Paris (1886) |
Faubourg
Saint George (1831)
rue des Dominicains (1835)
9, rue de la Constitution (1841)(xx1853)(*1868)
4,
rue de la Constitution
(1846)
9, rue de la Constitution (1859)(*1861) (*1867)(*1875)
17, rue des Jardiniers (*1867)(*1870)(*1868)
11, rue des Jardiniers (*1875)
64, rue Neuve- des-Petits-Champs
(*1876)(arr.2)
21, avenue de l'Opéra (1882)(*1884)(arr.1)
334, rue Saint Honoré in Paris (1886)(arr.8)
3, rue du 29 Juillet (*1893)(*1896)(arr.1)
|

60 ouvriers et 360 pianos par an
(1867) |
Pierre Hyacint MANGEOT
a eu son apprentissage dans
quelques manufactures de pianos à Paris.
"Après un séjour de perfectionnement hors de
Nancy entre 1828 et 1830, Pierre Hyacinthe Mangeot ouvre un atelier de
fabrication de pianos à Nancy en 1832. Son travail est rapidement récompensé
par des médailles aux Expositions régionales. En 1841, il s’installe au 9
rue de la Constitution, site qu’il occupera jusqu’en 1880 à partir duquel il
a connu un large développement. En 1858, ses deux fils André Alfred (1831
Nancy – 1889 Paris) et Edouard Joseph (1835 Nancy – 1898 Paris) prennent la
direction de la manufacture. Le succès de la maison est dû aux compétences
commerciales, techniques et artistiques de ces deux frères, et en
particulier de l’adoption sous licence de la technique Steinway ainsi qu’à
la création d’un piano à deux claviers inversés. Avant de transférer, en
1878, ses ateliers et direction à Paris (64 rue Neuve-des-Petits-Champs,
puis au 334 rue Saint-Honoré), les Mangeot bénéficiaient dans la capitale du
concours de Oscar Comettant et de son Louis Lucien Comettant, gendre d’André
Alfred. Les deux frères avaient développé une notable activité musicale dans
leurs salons de Nancy et de Paris (avenue de l’Opéra) dans lesquels ils
recevaient les artistes renommés. La manufacture de pianos arrête sa
production après le décès d’André Alfred Mangeot, Edouard se consacrant
ensuite uniquement aux activités musicales."
Les facteurs de pianos à Nancy, J.M. Stussi
"MANGEOT (Pierre-Hyacinthe)
s'établit à Nancy en 1830. Ses fils Alfred et Edward-Joseph lui succèdent en
1859. Il est impossible de ne pas signaler une très originale tentative,
dont l'idée revient au célèbre pianiste Wieniawski, professeur a cette
époque au Conservatoire de Bruxelles et qui, en 1877, disait aux frères
MANGEOT combien il regrettait qu'aucun facteur n'eut essayé de réaliser son
désir consistant à construire un piano à deux claviers renversés. Ce sont en
réalité deux pianos à queue, superposés de telle sorte que la corde la plus
grave du premier soit placée sous la plus aiguë du second. L'avantage
escompté par cette disposttion spéciale consistait dans la suppression de
t'écartement des bras pour atteindre aux limites extremes du clavier;
facilité aussi pour tes croisements demains. Les frères Mangeot envoyèrent
un piano de ce genre a l'Exposition de 1878; ils en fabriquèrent six, dont
un est au Conservatoire de Bruxelles, un autre au Conservatoire de Varsovie
le prix en était de 5000 francs. Les avantages offerts par cette disposition
n'étaient pas en rapport avec les difficultés d'exécution, parait-il. Avec
une plus grande difficulté encore, MM. MANGEOT frères parvinrent à faire
quelques pianos droits du même système au prix de ZSOO francs. M A. MANGEOT
est aujourd'hui directeur de journal le Monde Musical."
Encyclopédie de la musique et dictionnaire du conservatoire, 1927,
p. 2080
MANGEOT
P. H. à Nancy (1830)
MANGEOT
Fils André-Alfred
(***1850)
MANGEOT
Frères & Cie à Nancy (*1861)
Ses fils qui lui succèdent étaient Alfred et Eduoard-Joseph vers 1859
MANGEOT Edouard à Nancy (°1859)(1835 - 1898)
MANGEOT
Frères et Compagnie à Paris
E. MANGEOT
(°1859) successeur (1886)
???
"Paris. — Dissolution, à partir du 17 janv. 1884, de la Société MANGEOT frères
et Cie, fab. de pianos, av. de l'Opéra, 21. — Liquid. : M. J. Mangeot. —
Acte du même jour. — D. "
Archives
commerciales de la France. 27/01/1884, p.108
La firm cessait la fabrication des pianos avec la mort d'Alfred.

EXPOSITIONS (la
suite)
Apres avoir travaillé dans les premières manufactures de pianos de Paris, M.
P. Mangeot, père des facteurs actuels, s'établit à Nancy en 1831, et ce fut
lui qui, le premier par une bonne fabrication de pianos droits, porta
atteinte en province, à la vogue du piano carré qui y régnait encore en
maître. M. P. Mangeot, sachant que pour réussir il faut de la patience, de
la continuité dans le travail et se hâter lentement, ne construisit d'abord
que peu d'instruments, mais il les construisit si bien, que cette bonne
fabrication lui créa promptement une nombreuse clientèle. A l'Exposition de
Nancy, en 1833, il obtenait une médaille d'argent, et, à celle qui eut lieu
cinq années plus tard (1838), une médaille d'or lui fut accordée. Ces
récompenses encouragèrent M. P. Mangeot, et, en 1840, il entreprit la
fabrication des pianos à queue; il fit si beau, et tel fut son succès, que
ses instruments se répandirent en France, et qu'une nouvelle médaille d'or
lui fut encore décernée à l'Exposition de Nancy en 1843.
En 1850, le
débouché annuel de ses produits, tant en France qu'à l'étranger, était
d'environ cent soixante à cent quatre-vingts instruments. En prenant la
suite des affaires de leur père, MM. Alfred et Edouard Mangeot donnèrent à
leur fabrication plus d'extension; ils établirent une machine à vapeur, qui
sert à faire mouvoir un nouvel et nombreux outillage. Tout se confectionne
chez MM. Mangeot, caisse, clavier, mécanique, filage des cordes, etc., enfin
toutes les parties de l'instrument, depuis la plus petite jusqu'à la plus
grande, sortent de leurs ateliers. A l'aide de cette machine et de soixante
ouvriers, MM. Mangeot construisent aujourd'hui trois cent soixante
instruments par année, dont un grand nombre est dirigé vers l'Australie, où
ces pianos sont fort appréciés par leurs précieuses qualités de solidité et
de sonorité. MM. Mangeot se présentèrent à l'Exposition de Metz, en 1861, et
ils y obtinrent une médaille d'argent; récompense la plus élevée accordée
aux pianos, et je les vis l'année suivante, 1862, à l'Exposition universelle
de Londres. Voici ce que j'écrivais à cette époque: «
Le premier facteur
français dont nous examinerons l'instrument, en suivant, bien entendu,
l'ordre du catalogue, est M. Mangeot, de Nancy. Son instrument à cordes
obliques, » quoique peu sonore, a cependant beaucoup de charme. Le facteur, pour opposer de la résistance à l'effet de la tension des cordes,
établit'un système de contre-tirage qui doit donner de la solidité à
l'accord. M. Mangeot est dans la bonne voie... il n'a qu'à continuer.
Le jury international de 1862 a accordé M. Mangeot la prize medal, avec ce
motif: Excellence de la fabrication, combinée avec le bon marché.Exposition
de Londres. MM. Mangeot ne se sont pas arrêtés, ils ont présenté cette année
un piano droit oblique, dont la caisse, en palissandre, décorée de moulures
est d'un très-bon goût; le barrrage et les sommiers sont en fer forgé.
L'instrument monté à trois cordes a sept octaves. Ce piano joint à une bonne
et brillante sonorité une égalité parfaite dans toute son étendue. La
construction en est excessivement bien établie. Le second instrument est un
piano à queue, qui avait subi, on ne sait vraiment pourquoi, l'ostracisme du
jury d'admission; mais sur appel il fut reçu, et on peut le dire bien haut,
cet instrument est un des meilleurs entre ceux qui figurent dans la galerie
réservée à la facture instrumentale. Une caisse, en bois de palissandre,
bien dessinée et d'une courbe gracieuse, renferme l'instrument qui est à
trois cordes; le clavier a sept octaves; le barrage et les sommiers sont en
fer forgé et les sillets en cuivre. Pour donner plus de pureté au son, les
facteurs ont garni l'angle du coudage d'une languette en bois de cormier. Ce
piano agit au moyen d'une mécanique à double échappement, remarquable par la
précision et la simplicité des parties dont un spécimen se trouve également
exposé. Cet instrument est digne, par sa sonorité belle, suave et ronde, la
facilité de son clavier et par sa parfaite construction, de figurer parmi
les instruments des maîtres les plus en renom. Ce piano, fut remarqué de
tous les membres de la commission qui décernèrent à ses auteurs une des
médailles d'argent. Les artistes qui ont essayé les instruments de MM.
Mangeot ont ratifié la décision du jury. MM. Mangeot méritent, de la part de
tous les hommes qui savent apprécier les travaux de l'industrie de la
facture instrumentale des encouragements et des éloges bien mérités,
non-seulement pour leurs produits, mais aussi pour le bel établissement
qu'ils dirigent si dignement et surtout si sagement, ainsi que pour le
nombre considérable d'ouvriers qu'ils occupent et font vivre. Nous terminons
en disant à MM. Mangeot comme en 1862: Courage, vous êtes dans la bonne voie.
Faire bien et beau, puis livrer à bon marché, c'est le chemin de la fortune."
Expo (x1867)
"On ne voit, dans tous les
travaux que nous venons de passer rapidement en revue, rien qui puisse
opérer une sorte de révolution comme celle qu’a inaugurée la facture
américaine en 1867. Seul le piano à queue à double clavier de MM. Mangeot,
qui, dans leurs autres instruments, se montrent les serviles imitateurs de
M. Steinway; seul le piano à double clavier de ces facteurs, de Nancy, peut
être considéré comme quelque chose d’absolument nouveau. L’idée en a été
conçue par M. Joseph Wieniawski, et nous trouvons naturel qu’on la doive à
un éminent virtuose. Il convient, en effet, d’établir une distinction entre
les résultats qui profitent au public et ceux dont bénéficie l’exécutant. Il
y a donc toujours lieu de classer les inventions des facteurs en deux
catégories : les unes ont pour objet de procurer à l’auditeur des
jouissances nouvelles au moyen de sons mieux timbrés, plus forts ou plus
doux, exempts de fausses résonances (2); ou bien de construire un
instrument plus solide et tenant mieux l’accord. Le second genre
d’inventions se rapporte à l’amélioration des conditions générales
inexécution : soit, par exemple, un clavier plus docile et répétant
parfaitement, soit encore des moyens nouveaux pour obtenir des effets
impossibles et non réalisés jusque-là. C’e st ce dernier résultat qu’a visé
M. Jos. Wieniawski, et MM. Mangeot lui ont procuré le moyen d’atteindre au
but qu’il se proposait, en construisant un piano composé de deux pianos à
queue superposés, avec deux claviers placés l’un au-dessus de l’autre et
disposés en sens inverse."
Chouquet,
Rapport sur les instruments de musiques à l'exposition universelle de 1878
"Le
succès du piano à doubles claviers renversés de MM. Mangeot frères et Cie
est décidément très-grand. L'habile virtuose qui joue ce riche instrument,
M. Zarebski, a conquis en quelques semaines avec ce double piano, une
réputation devenue européenne. Les auditions de cet instrument, par M.
Zarebski, attirent chaque fois un nombreux auditoire dans la galerie des
instruments de musique français où MM. Mangeot ont exposé, à côté de
magnifiques pianos à queue à un seul clavier, ce monarque de leur
manufacture."
Le
Ménestrel, 30/06/1878, p.248
"Comme on le voit, la
lutherie de province le dispute à celle de Paris, tout comme les pianos
franco-américains de MM. Mangeot frères, de Nancy, ont su conquérir une
toute première place à Paris. "
Le
ménestrel, 06/10/1878, p.364

"C'est dans la légende de Liszt « St-François de Paule marchant sur les flots
» que l'on a pu surtout juger de la puissance et de la variété des effets
que peut obtenir du clavier un artiste tel que Planté ! Les pianos
américains de Steinway, si remarquablement fabriqués en France par MM.
Mangeot frères, ne s'étaient point encore trouvés à pareille fête. Ces
habiles facteurs ont dû être d'autant plus flattés des félicitations toutes
particulières de M. Francis Planté sur les puissantes et suaves qualités de
leurs instruments, que le jeune et célèbre virtuose, on le sait, professe
une indépendance absolue à l'égard des facteurs de pianos. Tous les claviers
lui sont bons, s'ils réalisent sous ses doigts l'idéal qu'il s'est tracé
dans le domaine des sonorités. Voilà pourquoi les pianos d'Erard, de
Pleyel-Wolff et de Herz trouvent en lui un vulgarisateur aussi précieux que
fervent, mais absolument indépendant."
Le
Ménestrel, 11/05/1873, p.190

|
Médaille
d'argent Nancy, 1833 / Médaille d'or Nancy, 1838 / Médaille d'or Nancy,
1843 /
Liste des exposants, 1855/ Médaille première classe, argent,
grand module Metz, 1861
/ Médaille Londres, 1862
/ Médaille d'argent, 1867
/ Hors concours Lyon, 1872 / Médaille d'or, 1878 ?
 |
1889 |
|
MERCIER Sébastien-Placide



 |
1830 |







TITRES
"Facteur de Piano - Le
Roi des Français et le Roi de Suède"
"Facteur de pianos de L.L.M.M. la Reine d'Angleterre et le Roi de Suède"
 

'Niche
de chien' ou 'piano pont'
ca 1850 et
sa
signature, Cité de la Musique, Paris
Pianino
Mercier de 1835, Germanische Nationalmuseum
Piano
pont et un piano droit n°1465,
Musée du piano à Limoux
Pour les détails et autres photos voyez la page de
MIMO
 
EXPOSITIONS
"N. 700. M, MERCIER, fabricant de pianos, rue Basse-Saint Pierre, n. 4,
boulevart des Filles-du-Calvaire. Piano à sept oclaves. M. Mercier est
du petit nombre de ceux qui ont le mieux réussi à améliorer la
confection de cet instrument. L'élégance, le peu de volume de ses pianos,
n'en excluent ni la force, ni la pureté des sons, ni aucun des autres
avantages que les artistes et les mécaniciens recherchent dans les
parties organiques d'un piano. Le clavier est prompt et facile dans sa
marche, et les touches obéissent sans difficulté à la pltis légère comme
a la plus lourde pression. Outre ces améliorations, M. Mercier a eu
l'heureuse idée de joindre à son piano une pédale, dont l'emploi est de
diminuer le son à volonté et par gradation, de manière aproduire au
besoin des sons fantastiques, ou seulement a faire entendre des sons
éloignés. Nous invitons les amateurs à visiter les ateliers de M.
Mercier; ils y trouveront un choix varié de pianos, dont la supériorité
atteste ses longues études et son expérience dans la fabrication ds cet
instrument. " Expo (*1834)
"M. Mercier est, selon la Notice de l'exposition, du petit nombie de
ceux qui ont le mieux réussi à améliorer la confection du piano. M.
Mercier (poursuit la Notice) a eu l'heureuse idée de joindre à son piano
une pédale dont l'emploi est de diminuer le son à volonté et par
gradation , de manière à produire au besoin des sons fantastiques . L'un
de ses pianos a été acheté pour S. A. la princesse royale de Suède, et
M. Mercier a pris le titre de facteur de S. M. le roi de Suède et de
Norvège. Nous ne savons jusqu'à quel point les sons fantastiques ont pu
influencer le choix de Son Altesse Royale. Ceux de nos lecteurs qui
voudraient connaître un piano à sons fantastiques, devront se rendre
chez M. Mercier, ce sont là de ces choses dont la description serait
au-dessus de nos forces."
Gazette musicale de Paris, 1834
"1493 (700) M. Mercier, rue Basse-Saint-PierreAmelot, n° 4, à Paris,
fournisseur de pianos à la Cour de Suède. Il a exposé un piano à 7
octaves. Cet habile industriel est du petit nombre de ceux qui ont le
mieux réussi à améliorer la confection de cet instrument. L'élégance, le
peu de volume de ses pianos, n’en excluent ni la force ni la pureté des
sons, ni aucun des autres avantages que les artistes et les mécaniciens
recherchent dans les parties organiques d’un piano. Le clavier est
prompt et facile dans sa marche. - M. Mercier a joint à son piano une
pédale dont l'emploi est de diminuer le son à volonté et par gradation,
de manière à produire, au besoin, des sons fantastiques ou des sons
éloignés. Les ateliers de M. Mercier renferment un choix varié de pianos,
à des prix modérés, et nous engageons les amateurs à les visiter."
Le musée
artistique et industriel: exposition 1834, p.194-195, la description
de son piano, p.195, et des images du piano et sa mécanique, p.391
"M. Mercier est, selon la Notice de l'exposition, du petit nombre de
ceux qui ont le mieux réussi à améliorer la confection du piano. M.
Mercier (poursuit la Notice ) a eu l'heureuse idée de joindre à son
piano une pédale, dont l'emploi est de diminuer le son à volonté et par
gradation, de manière à produire au besoin des sons fantastiques. L'un
de ses pianos a été acheté pour S. A. la princesse royale de Suède, et
M. Mercier a pris le titre de facteur de S. M. le roi de Suède et de
Norvège. Nous ne savons jusqu'à quel point les sons fantastiques ont pu
influencer le choix de Son Altesse Royale. Ceux de nos lecteurs qui
voudraient connaître un piano à sons fantastiques, devront se rendre
chez M. Mercier, ce sont là de ces choses dont la description serait
au-dessus de nos forces."
Expo (***1834)
"M. Mercier, à Paris, rue Basse-St-Pierre, 4. - Ce facteur, l'un des meilleurs élèves de M. Roller, construit des
pianos droits à cordes obliques; il a exposé deux de ces instruments,
qui se faisaient remarquer par le fini du travail, par la beauté et la
force des sons, par la disposition ingénieuse et en même temps simple du
mécanisme, ainsi que par un système de doubles étouffoirs entièrement de
son invention. Cet artiste distingué occupe vingt-sept ouvriers et
construit cent vingt pianos par an. L'un de ses pianos droit, présenté
seul au concours, à été placé au quatrième rang." Expo (->1839)
"27. M. Mercier, fabricant de pianos, boulevard Bonne-Nouvelle : un
piano droit en bois de palissandre à mécanisme perfectionné. La Société
a entendu cet instrument, qui donne des sons purs et d'un grand volume."
Bulletin de la société
d'encouragement pour l'industrie nationale, 1839, p.448
"M. MERCIER, à Paris, boulevard Bonne-Nouvelle, 31. - M. Mercier occupe
trente ouvriers et fabrique cent quarante pianos. Les instruments qui
sortent de ses ateliers tout construits avec soin et présentent beaucoup
de solidité. Ce facteur distingué a soumis à l'examen de la commission
un piano par le moyen duquel on peut transposer de un, deux, trois,
quatre et cinq demitons, au-dessous ou au-dessus du ton naturel de
l'instrument. Le mécanisme qui donne au piano cette précieuse propriété
a paru nouveau, simple et ingénieux. Un des pianos ordinaires de M.
Mercier, présenté au concours, a été placé au sixième rang. M. Mercier
avait obtenu une médaille de brouze en 1839; le jury lui décerne une
médaille d'argent." Expo (**1844), p.540
"M. Mercier exposait un piano qui a la propriété de permettre de jouer,
dans tous les tons, un morceau écrit dans un ton quelconque, sans
aucune difficulté pour l'exécutant, qui lit la musique comme elle est
écrite, et l'exécute de même. Ce résultat est obtenu au moyen des
dispositions suivantes. La touche est transformée en levier du second
genre, à axe parallèle, semblable à celle de la nouvelle mécanique de
M. Pape. Un talon placé sous la face inférieure de cette touche,
vis-à-vis le doigt, repose sur une des extrémités d'une bascule à bras
égaux, dont l'autre extrémité porte un pilote qui agit sous un autre
levier placé sur le même plan, et dans le prolongement de la touche. Ce
levier se relève, par conséquent, quand on appuie le doigt sur la
touche, puisque l'abaissement de celle-ci fait jouer la bascule, qui
s'abaisse de son côté, et se relève sous le second levier, qui agit
alors comme l'extrémité postérieure d'une touche ordinaire dans le piano
droit, et détermine le mouvement du marteau par l'un des mécanismes
ordinairement employés. Le centre de mouvement vertical de chaque
bascule est sur une pointe également verticale, implantée dans une
traverse mobile, qui occupe toute la longueur du clavier. L'extrémité
postérieure de ces mêiïies bascules reçoit, dans une fente qui y est
pratiquée, une autre goupille implantée sur une traverse fixe. Il
résulte, de cette disposition, que si on fait marcher à droite ou à
gauche la traverse mobile qui occupe le milieu des bascules, celles-ci
prendront un mouvement transversal, oblique, qui laissera leur extrémité
postérieure sous le même levier où elle est retenue par la goupille qui
occupe leur fente, tandis que leur extrémité antérieure passera
successivement sous l'extrémité antérieure de touches différentes. De
sorte que, si nous supposons d'abord toutes les bascules parallèles aux
touches, un morceau de musique sera exécuté dans le ton où il aura été
écrit, en ut par exemple; mais, si on fait faire à la traverse un
mouvement qui déplace obliquement les bascules, de manière que leur
extrémité antérieure corresponde à la touche immédiatement voisine de
celle à laquelle elle correspondait d'abord, le morceau exécuté en ut
sera réellement joué en ut diéze ou en si, selon qu'on aura fait marcher
la traverse à droite ou à gauche, parce que la bascule, qui
correspondait d'abord, des deux côtés, à la note ut dièze ou à la note
si, n'y correspond plus que par son extrémité postérieure, son extrémité
antérieure étant maintenant placée sous la touche ut, qui fait
nécessairement entendre le son ut dièze ou si. En d'autres termes,
toutes les touches ont changé de son et font parler la note
immédiatement voisine de celle qu'elles faisaient sonner auparavant. Si
la barre mobile a marché de deux distances, la touche ut donnera le son
ré ou si bémol; pour trois distances, les sons mi bémol ou la, et ainsi
de suite, parcourant une étendue de cinq demi-tons en montant et de cinq
demitons en descendant.
(...) Mais en permettant ainsi la transposition mécanique dans tous les
tons, M. Mercier a-t-il rendu un véritable service à l'art? La musique
qu'on obtiendra de son instrument sera-t-elle toujours de la musique
acceptable? Il y a vingt-cinq ans, j'aurais répondu non, bien certain de
rencontrer de nombreux échos. Aujourd'hui, je dirai que ce sera, non pas
de la musique acceptable, mais de la musique acceptée."
(***1844)
"Dans la visite du lundi, 30 mai, faite par le roi à l'exposition, au
moment de se retirer, Sa Majesté a daigné consacrer quelques instans à
l'examen particulier des pianos do M. Mercier, et a fixé principalement
son attention bienveillante sur le piano-transpositeur. Ce prince, dont
la mémoire n'est jamais en défaut, s'est rappelé que M. Mercier avait
travaillé à l'orgue de Neuilly. La Reine a ajouté des paroles pleines de
bonté pour ce facteur du Roi. Lors de sa dernière visite, Sa Majesté a
écouté de nouveau avec beaucoup d'attention, le piano de M, Mercier, et
a daigné répéter a plusieurs reprises «Que ce piano est puissant de son
!! »"
La France Musicale, 1844, p.174
"La réputation des pianos obliques, petit
format, de M. Mercier, s'est bien soutenue au concours." Expo (*1849)
"MÉDAILLE DE 1re CLASSE. M. MERCIER, facteur de pianos - Artisan d'une
fortune honorablement acquise par le concours de l'intelligence et d'un
travail soutenu, M. Mercier est aujourd'hui en première ligne parmi les
fabricants de pianos. Plus que tout autre, peut-être, il a contribué,
par les soins minutieux apportés à tous les détails de sa fabrication, à
l'excellente réputation que possède la facture parisienne, non-seulement
en France, mais encore à l'etranger, notamment dans les colonies, où nos
pianos sont maintenant préférés à ceux de la fabrique anglaise. Aucun
des instruments sortis des ateliers de M. Mercier ne s'est détérioré par
l'usage ou les variations de la température, et ce fait mérite d'autant
plus d'être signalé, que ces instruments sont construits dans le système
Relier, qui exclut, comme on sait, l'emploi de tout barrage ou appareil
résistant exceptionnel. Le bruit avait couru que la plus noble des
récompenses qu'on
puisse ambitionner allait être décernée à M. Mercier ce bruit n'est pas
conûrmé, mais rien no prouve qu'il n'aura pas dans l'avenir son
éclatante confirmation."
La
France musicale, 07/01/1855, p.385
"Mercier (Sébastien), boulevard Bonne Nouvelle, 31. Piano en thuya."
Catalogue
explicatif et raisonné de l'Exposition permanente des produits de 1855,
p.198
  |
Paris |
4, rue Basse-St-Pierre-Amelot (*1832)(1834)
(arr.11)
et boulevart des
Filles-du-Calvaire (1834)(arr.11)
31, boulevard Poissonnière
(*1840)(arr.9)
31, boulevard Bonne-Nouvelle (1839)(*1842) (**1844)(**1856)
(arr.2)
4, rue
Basse-Saint-Pierre-Popincourt (1839)(*1841)(arr.11)
44, rue des Graviliers (?)(arr.3) |

30 ouvriers et 140 pianos par an vers 1849
|
'Facteur de pianos'
Il était élève de
ROLLER & BLANCHET et
selon
Claude MONTAL,
GIBAUT
est commencé son atelier avec
MERCIER comme associé
en 1828, qui est commencé pour lui-même en 1830. (**1836) p.240
MERCIER
Baptiste (xx1839)
"L'habile facteur, M. Mercier, qui a
obtenu à la dernière exposition une médaille décernée à la
spécialité des pianos droits est de retour d'un voyage à Londres, où
il a eu l'honneur d'être reçu en audience privée par le prince
Albert. Le prince, qui est excellent connaisseur en musique, a été
enchanté du nouveau piano, à clavier et mécanique non mobiles, que
l'inventeur, M. Mercier, lui a présenté. Le prince s'est empressé
d'acheter ce piano-modèle et d'accorder le brevet de facteur de la
reine Victoria à M. Mercier, en témoignage de sa vive satisfaction."
La
France Musicale, 1844, p.283
"Au mois d'août dernier, Thalberg,
ayant ou l'occasion de jouer à Boulogne-sur-Mer, le piano de M.
Mercier, voulut témoigner toute satisfaction à l'habile
facteur, en lui donnant une lettre de recommandation très pressante
pour son beau-pére Lablache alors à Londres. Conjointement avec M.
Costa, Lablache présenta M. Mercier et son instrument à la reine
Victoria et au prince Albert, et ce dernier, très compétent en tout
ce qui concerne l'art musical, fit délivrer sur-le-champ, a M.
Mercier, le brevet de facteur de la reine pour pianos droits à
claviers et à mécaniques non mobiles."
La
France Musicale, 1844, p.326
"Séb. MERCIER, en 1844. présenta un
piano droit à cordes verticales permettant de transposer de cinq
demi-tons. Plus tard, toujours pour faciliter la transposition
(1851), il fabriqua un instrument muni de touches brisées agissant
sur divers leviers, suivant le déplacement du clavier. A la même
époque, il ajouta une pédale expressive. "
Encyclopédie de la musique et dictionnaire du conservatoire, 1927,
p. 2078
 
EXPOSITIONS (la suite)
"Pianos en bois de thuya. —Kriegelstein, S. Mercier, Pleyel, Scholtus."
Revue de l'Orient,
Volumes 3-4, Société orientale Paris, 1856, p.69
"M. S. Mercier, breveté facteur de pianos de LL MM le roi des Français
et le roi de Suède, a été distingué à l'exposition dernière par une
médaille la Société d'Encouragement vient de lui en décerner une autre
d'argent. On ne aurait assez recommander ce fabrique, que depuis treize
ans s'est occupé exclusivement. L'amélioration des pianos droits, aussi
cette maison est-elle considérée comme une des premières, pour ce genre
d'instrument. "
Le Figaro, 01/11/1840, p. NP
"Rapport fait par M. Francœur, au nom du comité
des arts mécaniques, sur les pianos droits de M. Mercier, fabricant de
pianos, boulevard Poissonnière, 31. - L'une des principales difficultés que
présente l'exécution des pianos est dans le mécanisme qui meut les marteaux.
Il faut que ce mouvement soit dune grande rapidité sans exiger beaucoup de
force, qu'ensuite le marteau s'éloigne à l'instant de la corde qu'il a
frappée, afin de laisser la vibration se produire, enfin que l'artiste
puisse sur-le-champ, si la pièce musicale qu'il joue l'exige, faire de
nouveau parler la même corde, et cela avec une prodigieuse vivacité. Ces
difficultés sont encore accrues quand le système de toutes les cordes est
disposé dans un plan vertical; car, dans le cas contraire, le marteau, après
avoir frappé la corde, s'en éloigne par son propre poids et sans exiger un
mécanisme spécial; quelquefois aussi, comme dans les pianos de M. Pape, le
marteau est éloigné de la corde par un petit ressort. L'assemblage des
organes destinés à transmettre le mouvement imprimé aux touches par les
doigts de l'artiste exige aussi de nombreuses attentions pour que les
frottements soient faibles et n'appesantissent pas sa main. Des conditions
indispensables à remplir compliquent encore le problème. Ce n'est pas assez
que l'action de la touche soit transmise au marteau le plus rapidement
possible, avec le degré de force que lui veut imprimer le talent de
l'exécutant, il faut encore que cette action puisse être réitérée aussi
vivement qu'il le désire, avec toutes les nuances de force possibles, et que,
par conséquent, quelque court que soit l'intervalle entre les coups donnés à
une même touche, le marteau, à chaque répétition de son mouvement, parcoure
tout l'espace qui lui est assigné pour sa course. Il faut surtout que ces
divers effets se produisent sans que l'oreille perçoive d'autre bruit que le
son rendu par la corde frappée. Ces conditions variées ont été remplies par
d'habiles facteurs à l'aide d'échappements divers, et les noms de Pape,
Erard, Pleyel, Roller, etc., sont cités par les beaux succès qu'ils ont
obtenus dans leurs fabrications. M. Mercier a voulu marcher sur leurs traces
et tenter de les surpasser, s'il lui était possible. Il a cherché à diminuer
la complication du mécanisme, à assurer les effets, à empêcher la
détérioration rapide que l'usage produit nécessairement. C'est
principalement du piano droit qu'il s'est occupé (c'est ainsi qu'on appelle
les pianos qui ont toutes leurs cordes inclinées à l'horizon et dans un plan
vertical); mais il pense que son mécanisme peut également être employé dans
les pianos carrés ou à queue, dont les cordes sont dans un plan horizontal.
Quoique nous n'ayons vu qu'un piano droit de M. Mercier où son échappement
soit appliqué, nous pensons, comme, lui, que de légères modifications
permettront de l'appliquer aussi aux autres espèces de pianos. Il nous
serait difficile, impossihle peut-être, de faire comprendre l'échappement de
M. Mercier sans le secours d'une figure; el nous ne l'entreprendrons pas ici,
d'autant plus qu'il faudrait en même temps montrer en quoi il diffère de
ceux qui sont en usage, et dont la diversité est telle que cette description
deviendrait fatigante et prolixe. Nous croyons donc devoir nous en référer,
à cet égard, au Bulletin de la Société, laissant chacun apprécier les
différences et le mérite d'une invention qui est garantie à l'auteur par un
brevet. Il nous suffira de dire que ce mécanisme est assez simple, qu'il
fonctionne bien, que le jeu est facile et doux, qu'enfin cet échappement
remplit toutes les conditions exigées, sans cependant prétendre affirmer
qu'il soit, en effet, préférable à d'autres, jusqu'à ce que le temps et
l'expérience aient mis à même déjuger et de prononcer. Le jury de la
dernière exposition des produits de l'industrie, d'après le suffrage éclairé
de M. Savart, a fait accorder à M. Mercier une médaille de bronze, comme
témoignage de sa satisfaction, et la famille royale lui a fait des commandes
dont elle a eu sujet de se féliciter. Il croit avoir assez réduit la
complication des agents mis en œuvré par son mécanisme pour que le prix de
fabrication de cette partie de l'instrument soit diminué de 40 pour 100, ce
qui permettra de le donner au commerce à des conditions modérées. Quoique la
Société d'encouragement se soit interdit de porter un jugement sur les
objets d'arts étrangers à ses travaux ordinaires, pour n'avoir pas lieu de
craindre de le voir infirmer par les artistes mêmes, qui sont plus
compétents pour prononcer définitivement sur ces matières, nous ne croyons
pas devoir terminer ce rapport sans rappeler que le piano carré de M.
Mercier a été entendu à la fin de la dernière séance générale de la Société,
et que le public présent à cette séance a été satisfait de la beauté des
sons rendus par cet instrument, de leur douceur ou de leur force, de la
rapidité avec laquelle les effets ont été rendus, au gré du caprice de
l'habile M. Karr, qui le jouait. Le comité des arts mécaniques vous propose,
messieurs, d'approuver le mécanisme de M. Mercier, de le figurer et décrire
dans votre Bulletin, et de recommander cet artiste au comité des médailles."
Bulletin de la
societe dencouragement pour lindustrie nationale, 1840, p.216-217
"M. Sébastien Mercier est entré en 1822 dans la carrière de la facture
instrumentale. Après avoir séjourné quelque temps à Naples il se rendit
à Rome, où son habileté lui
valut les sympathiques encouragements de S. S. Pie VIL Son arrivée à
Paris date de 1824; quelques années après, il jetait les bases de son
établissement et il construisait,
d'après le système Roller, ses premiers pianos droits. Dès ce moment sa
place fut marquée parmi l'élite de nos facteurs. Honoré du titre de
facteur ordinaire du roi Louis-Philippe et de S. M. le roi de Suède, il
reçut la grande médaille d'argent de la Société d'encouragement pour
lés arts industriels.
A la suite de l'Exposition universelle de 1855, où ses pianos ont obtenu
un grand succès, M. Mercier a été récompensé par la médaille de première
classe, qui ne fait que lui présager une récompense plus précieuse
encore.
Mécanicien très-distingué, travailleur plein de persé- vérance et
d'énergie, homme de progrès et d'initiative, M. Sébastien Mercier ne
doit qu'à son mérite et à ses, efforts
soutenus la haute position où il est parvenu, position conquise par
trente-quatre ans d'activité incessante. "
(Le Luth français.
Journal de la facture instrumentale, 1857/02/06, p.5)
 
BREVETS
Brevet de 1834:
Piano à sept
octaves (*1834)
Brevet de 1839: nouvelles dispositions applicables aux pianos (13)
Brevet de 1847: "Mercier, construisit un piano à double table
d'harmonie reliées entre elles par une pièce nommée conducteur
acoustique." Pontecoulant, 1861 -
-
"Mercier, construisit un piano
à double table d'harmonie reliées entre
elles par une pièce nommée conducteur acoustique."
'Piano transpositeur',
cet essai,
appliqué au piano, fut fait par :
ROLLER, à Paris et plus tard, tant des
autres
comme
MERCIER
- Brevet de 1851 : "Mercier, de Paris, faisant application à la transposition
d'un système de touche brisée, pour laquelle M. Pape avait étébréveté, et
qui, dans l'origine, n'avait pour but que de rendre le toucher du piano plus
léger, imagina de faire de ce système un moyen nouveau de transposition. Une
touche agissant sur un levier plus long, met en mouvement celui-ci sur le
mécanisme; par là, la touche devient plus légère, et tout le poids de
l'action est reporté sur le levier intermédiaire. Tel est le principe de
Pape. M. Mercier y vit le moyen de faire agir la même touche sur plusieurs
leviers différents, en rendant le clavier mobile sans que le reste du
mécanisme éprouvât de mutation." Pontecoulant, 1861
Brevet de 1851 : "Mercier apporta des perfectionnements au nez de
l'échappement ordinaire dit de Roller, et perfectionna sa pédale
expressive qui consistait en un ventail unique, formé d'un panneau fort
mince appliqué à l'arrière du piano droit; ce ventail porte sur le bas
de l'instrument, et à cet endroit il est muni de charnières: il est
attaché, vers son milieu, à des tringles de rappel, qui le font
s'appliquer au corps de l'instrument ou s'en détacher, selon que
l'exécutant appuie plus ou moins sur une pédale disposée comme les
pédales ordinaires. (B. F. 11,178.)" Pontecoulant, 1861
Brevet de 1855 : "Mercier ajouta à son piano une
pédale dite d'expression.
B. F., 23,870)."
Pontecoulant, 1861
Pour voir les brevets originaux voyez le site
INPI (13)
 
ARTICLE
"Le piano droit à sept octaves et trois cordes, de
Mercier, à Paris, contient une pédale particulière au moyen de laquelle la
diffussion du son peut-être graduée à volonté. Le piano étant, de tous les
instrumens, le plus cultivé aujourd'hui, on ne saurait y apporter trop de
perfectionnemens" La
France industrielle: encyclopédie des arts, du commerce, de l'agriculture,
1836, p.115
"Les pianos transpositeurs de M.
Mercier ont obtenu les suffrages de tous les amateurs. La simplicité du
mécanisme qui fait le fond de cette invention remarquable lui assure le rang
que l'on s'est plu à lui promettre tout d'abord. On sait que l'ancien
système du piano occasionnait un dérangement complet, dans le clavier et la
mécanique, tandis que dans le nouveau système il ne s'agit que de faire
mouvoir un petit bouton pour obtenir une transposition de demi-tons jusqu'à
dix, de sorte que l'accompagnement d'un morceau de chant est bon pour toutes
les voix, et qu'un solo de cor, par exemple, peut être exécute par un cornet
à pistons, quel que soit le ton. Ces instruments sont à trois cordes, six
octaves trois quarts. "
La France
Musicale, 1845, p.7
 
PUBLICITÉ
"Facteur de pianos de LL. MM. la Reine d'Angleterre et le Roi de Suède,
M. Mercier a exposé deux de ses instruments au Palais de Cristal; l'un
est
en ébène légèrement orné de dorures et harmonisé avec une rare élégance;
l'autre est en bois de caracoa des Indes, formant, par une gracieuse
intersection de bois de rose, des marbrures de l'effet le plus original; il est
ouvragé
en imitation du style grec, goût particulier du facteur, qui semble
vouloir se
soustraire, même en ce qui louche la forme, à toute accusation de
plagiat.
"
Pub de 1851, Le Palais de Cristal
 
|
Exhibition des produits françaises, 1834 / Médaille
de bronze, 1839 / Médaille d'argent, 1844 / Patent, 1840, 1841, 1844 / Médaille d'or,
1849 / Official catalog, 1851 / Médaille 1e classe, 1855
 |
|
MOITESSIER Prosper Antoine
(1807 - ?) |
1830 |





 Pianos droits et orgues

PUBLICITÉ
"Moitessier, luthier, fact., acc. et march. de pianos, vend et loue tout ce qui concerne son état fabr.
de violons, altos et violoncelles; copie exacte du stradivarius, Grande-Rue, 91"(x1837)
"Moitessier,
facteur de pianos, orgues d'église, instr. et musique en tous
genres. "
"Moitessier
fils,
maison fondée en 1830,
vente, location, réparations, échanges, plusieurs médailles d'or et
d'argent."
Annuaire des artistes et de l'enseignement
dramatique et musical,
1893

Probablement deux succersales de
MOITESSIER,
un à Beaucaire et un à Carcassonne vers 1837 |
Montpellier |
91, Grande-Rue (x1837)
magasins: 6, grand
rue (fact. 1859)
ateliers : rue Jeu de Ballon (fact. 1859) |
 |
'Facteur de pianos'
et d'orgues "Manufacture des pianos et des
orgues d'église" (fact.1859)
"Moitessier ( Prosper-Anloine), né à Carcassorine (Aude), en 1807.
Avant perdu son père à l'âge de dix ans, sa mère, pour le mettre à même
d'apprendre et de continuer l'état de luthier, l'entoura de bons
ouvriers. En 1819 et 1810, il reçut les premières notions de la facture
d'orgues d'un nommé Pilot, natif des Vosges. Désirant se perfectionner
dans cette partie, il se rendit à Mirecourt et travailla d'abord chez
Nicolas Roy, l'un des plus habiles ouvriers du pays, et il alla ensuite
à Paris, où il fut reçu dans les ateliers de M. Lété, actuellement à
Mirecourt. Il prit aussi des leçons de M. Wuillaume, qui s'est acquis
une si grande réputation comme luthier, et qui était alors associé de M.
Lété. En 1826, il quitta Paris, où la facture d'orgues ne semblait
présager aucun avenir. De retour dans son pays, il ne trouva point
d'ouvrage, si ce n'est quelques menues réparations à faire à de petits
orgues. Cependant son goût pour la mécanique lui faisait préférer cet
instrument à tout autre; mais ne trouvant point assez de ressources à
Carcassonue, il vint en 1830 s'établir à Montpellier, nourrissant
toujours l'espoir de rentrer dans les ateliers de M. Lété, qui avait
alors de grands projets que firent évanouir les événements de juillet de
cette même année et la mort d'une personne influente. Six années se
passèrent sans que Moitessier pût parvenir à se faire connaître, ne
voulant pas causer le moindre tort à de vieux facteurs à qui l'on
confiait le peu de réparations qu'il y avait à faire aux orgues de la
contrée. Enfin, en 1836, ou lui proposa de relever l'orgue du temple
protestant, construit par le grand-père de M. Aristide Cavaille. (...)
Chaque facteur cherchait à se distinguer par quelque amélioration dans
son art. M. Moitessier ayant remarqué l'hésitation où l'on était sur le
ton auquel il convenait le mieux de mettre les orgues, concilia les
diverses opinions en adaptant aux claviers un mécanisme transpositeur
analogue à celui que M. Roller avait appliqué aux pianos. En 1839, il
présenta à l'exposition à Montpellier un orgue de salon, (...)Ce travail
fut récompensé d'une médaille d'or, et fit prendre rang à son auteur
parmi les facteurs d'orgues. Depuis cette époque, il ouvrit de grands
ateliers, qui n'ont point cessé d'occuper vingt ouvriers et souvent
plus. (...)"
Nouveau manuel complet du facteur d'orgues, Marie-Pierre Hamel,
1849, p.462
MOITESSIER
Fils
(*1893)
Voyez aussi:
ROUSSELOT
(°1835) Succ.
par
COLIN P.
vers 1906
(°1830)

EXPOSITION "Dans cette
catégorie, le Jury a remarqué un piano petit format de M. MOITESSIER.
Sonorité assez bonne, timbre un peu cuivré, répétition assez bonne,
égalité laissant à désirer dans le médium grave, clavier facile."
Expos. Montpellier (*1860)
 |
Médailles d'or Montpellier, 1839,
Médaille d'argent Montpellier, 1840 / Médaille d'or Montpellier ?,
1851 / Médaille d'argent Montpellier,
1860 |
|
|
O'KELLY
Joseph Père
(1804 - 1856)
 |
1830 |



Pianos droits

BREVET
"Au sieur Ferry (A.-H.), représenté par le sieur Raclot (X.), à Ixelles,
un brevet d'importation, à prendre date le 27 novembre 1863, pour des
marteaux de pianos. — Brevet français du 19 octobre 1863"
Bulletin, Volumes
45-46, 1864, p.61
 |
Paris |
11, rue Faubourg Poissonnière (vers 1850?)(**1878)(1881)(1891)(arr.9)
93, rue de Richelieu (1899)(1901)(*1909)(*1913)
(*1922)(arr.2) |
 |
1830,
la date de fondation n'est probablement pas la date de fondation d'un atelier
de pianos d'O'KELLY, mais la date de fondation d'un éditeur.
Auguste O'KELLY
(1829-1900)
était surtout éditeur de musique,
et probablement seulement marchand de pianos. Son père était d'origine irlandaise,
mais il était né à Boulogne-sur-Mer. Il était le successeur d'un autre
éditeur Céleste CENDRIER.
Son magasin avait le nom
'Magasin de Musique du Conservatoire', comme la signature sur ses pianos
qu'il là vendait. Un peu plus tard nous voyons la signature
'Magasin
de musique et de piano du conservatoire'
Il était actif entre 1872 et 1888.
Son frère
O'KELLY Joseph
(1828-1885), était second-chef chez
PLEYEL-WOLFF
vers 1860, aussi son fils Henri O'KELLY avait
travaillé pour PLEYEL, et avait registré des 'pianorolls' pour le Pleyela.
O'KELLY
&
NAUS (1881)
"Vendeur : Donnasson - Acquéreur : X -
Domicile élu pour les oppositions : O'Kelly, 93, Richelieu - Entrée en
jouissance : de suite - Fonds vendu : Factage de pianos, 93, Richelieu"
Archives
commerciales de la France, 05/10/1898, p.1250 - Voyez
DONNASSON
O'KELLY
Gustave (fils d'Auguste), était
'facteur de pianos' (1899)
"Paris. — Dissolution. — Société G. O'KELLY.
factage de pianos, 93, Richelieu. — M. Gustave, Jean O'Kelly continue seul.
— 16 fév. 99. — L."
Archives
commerciales de la France, 22/02/1899, p.230
O'KELLY G. & FERRY
(1901)(*1913)
"Paris. — Formation. — Société en nom
collectif G. O'KELLY et FERRY, factage de pianos, 93, Richelieu. — 12
ans. — 196,023 fr. — 27 sept. 1901. — P. C."
Archives commerciales de la France, 05/10/1901, p.1254
O'KELLY
(1914)
"Vendeur : Kelly (O.) et Ferry -
Acquéreur : Kelly - Domicile élu pour les oppositions : au fonds -
Entrée en jouissance : de suite - Fonds vendu : Conserv. d'un F. de
pianos, 93, Richelieu (P.A.)"
Archives commerciales de la France, 28/03/1914, p.428
Succ. par
FORTIN Georges
entre 1914 et 1922
(*1922)
Info:
Axel KLEIN |
Liste des exposants Paris, 1878
 |
|
|
ROBLOT & ESLINE


|
1830 |






Piano
droit ca 1910, MIM, Bruxelles
 |
Paris |
64, rue du Faubourg Saint-Denis (x1836)(*1842)(arr.10)
5 2, rue du Faubourg Saint-Denis (x1864)(arr.10)
62, rue du Faubourg Saint-Denis (*1859)(*1876)(arr.10)
27, rue de Sevigné (?)(arr.3)
33, boulevard Henri IV (*1894)(arr.4) |
 |
"Facteur de pianos"
Ce n'est pas sûr qu'il s'agit de le
suivant Roblot: 1826 ou 1827: "Mariage de Pierre Louis Barthélémy
Roblot, accordeur de pianos. 12, rue Sainte-Barbe, avec Louise
Kintz. 27, rue du Faubourg-Saint-Antoine." Documents du Minutier central
des notaires de Paris, 1800-1830, p.160
ESLINE
(***1836)
ROBLOT
& ESLINE (?)
ESLINE
& Veuve ROBLOT
(x1836)(*1842)
ROBLOT
Vve. (*1859)
"Roblot, fabricant de pianos, faubourg Saint-Denis, n. 52., Mlle
Gravois, chez ses père et mère, rue Culture Sainte-Catherine, 27. "
L'Indicateur des mariages de Paris, 02/10/1864, p.3
ROBLOT (*1894)
Selon Malou Haine, Roblot fondait sa maison
déjà vers 1823. |
|
|
|
WIRTH
Samuel




|
1830 |














Pianos carrés, pianos droits et pianos à queue

Il y a un
WIRTH Neveu
à Lyon vers 1896
|
Lyon |
9, Place de la Préfecture
(maintenant rue de l'Ancienne Préfecture)(1830)
5, rue Champier (xxx1838)(xxx1839)
3, rue des Trois Carreaux (*1841)(**1842)
1, Place de la Préfecture (**1844)(xxx1853)(*1855)(*1856)(*1860)
6, rue de la Préfecture (?)(maintenant rue de l'Ancienne Préfecture)
63, chemin de St-Denis-de-Bron (1903)
48, rue de la République
(**1893)(1894)(*1896)(*1913)

fabrique: Montplaisir-lès-Lyon
(*1896)(*1913)*

5, Grande rue (*1922)
Grenoble |

15 ouvriers et 60 pianos par année
(1844)
 |
'Facteur de pianos'
"WIRTH (Samuel), à Lyon
en 1830. Produit en 1840 un piano doucino de forme et de mécanisme
differents ces pianos ordinaires, frappe en dessus, nouveau jeu
d'étouffoirs, double échappement. Son successeur en 1889 est M.
AURAND-WIRTH."
Encyclopédie de la musique et dictionnaire du conservatoire, 1927,
p. 2078
WIRTH
Samuel
(xxx1839)(**1842)(**1844)
WIRTH
A.
(?)

AURAND-WIRTH
successeur depuis 1889
(1889). C'est
Érhard Louis AURAND
(1831 - 1921)(photo)
qui fondait sa maison vers 1850 et son beau-père
WIRTH. Voyez ici
pour
la genealogie de la famille AURAND.
En 1901, ils succèdent
MAROKY
(°1827)
Vers 1906 succèdé par
MARQUIS A.
(Clermont-Ferrand)
Plus
tard:
AURAND et BOHL
(1903), Louis AURAND:
"Lyon.— Modification.— Société AURAN (sic), WIRTH et Cie, fab. de pianos, 63,
chemin de St-Denis-de-Bron. — Retraite de M. Erhard, Louis Aurand
commanditaire. — Par suite la raison sociale devient AURAND et BOHL. — 22
mai 1903. "
Archives
commerciales de la France, 10/06/1903, p.737

EXPOSITIONS
"M. WIRTH, à Lyon
(Rhône). Cet exposant
s'occupe quinze ouvriers dans ses
ateliers. Il a présenté un piano carré à double échappement et à
frappement par-dessus, dans lequel on remarque une nouvelle disposition
des étouffoirs. Le jury accorde une mention honorable à M. Wirth.".
(**1844)
"Un facteur lyonnais, M. Wirth, place de
la Préfecture, s'est même distingué entre tous par une nouvelle
invention d'une extrême importance pour les pianos droits. C'est celle
du double échappement que tant de facteurs ont vainement cherché depuis
si longtemps, et que notre compatriote a réalisé, lui, de la manière la
plus complète et la plus satisfaisante. Cette précieuse découverte,
achevée seulement après l'ouverture de l'exposition universelle, n'a pu
être indiquée au catalogue et n'occupe au palais qu'une place hors rang;
mais son utilité a vivement frappé les hommes spéciaux, et pour en
rendre la démonstration plus sensible au public, M. Wirth a eu
l'heureuse idée d'exposer son appareil isolément, de façon à ce que
chacun puisse par sa propre expérimentation se convaincre de la réalité
du double échappement, qui double le son, améliore, l'arrondit plus
harmonieusement, et augmente la force du mécanisme intérieur du piano,
auquel il assure une solidité exceptionnelle. " (y1855)

BREVETS
'
Piano
doucine', piano à timbre doux, fait par
WIRTH, de Paris, en 1840
(*1841)
Brevet: Wirth, imagina un nouveau genre de
piano qu'il nomma
piano domine, qui se distinguait des pianos ordinaires par sa forme
et son mécanisme; il étaità frappement en-dessus, sur le devant de la
bascule, et à double échappement. (B.F.)
Brevet de 1854: "Wirth, nouveau genre d'échappement
pour piano droit. (B. F. 19,166.)" Pontecoulant, 1861
Pour voir les brevets originaux voyez le site
INPI
(13)


|
Mention Honorable,1844 / Médaille de bronze, 1889 / Diplôme de médaille
d'or Lyon, 1894 / Médaille d'argent,
1900
 |
1935 |
|
DE ROHDEN Ferdinand
 |
1831 |




Mécaniques pour pianos.

BREVETS
"BREVET D'INVENTION DE CINQ ANS - en date du 4 juin 1840, Au sieur De
Rhoden (Ferdinand), à Paris, Pour des barres de marteaux-de piano.-
Depuis longtemps on a remplacé, dans les barres de marteaux faisant
partie du mécanisme d'un piano, tes fourches en bois, qui ne
présentaient pas assez de solidité, par des doubles plaques en cuivre,
système dit anglais; mais ces plaques, malgré leur supériorité, ont
encore de grands inconvénients: d'abord, pour démonter une noix de
marteau ou un échappement, il faut démonter toute une octave; les deux
plaques de cuivre entre lesquelles est tenu le fil formant pivot peuvent
quelquefois occasionner un claquement en touchant le piano; les trous
garnis, dans la noix et dans l'échappement, qui marchent autour du pivot,
n'ont pas assez d'écartement et peuvent, par cette raison, faire
ballotter le marteau et lui faire attaquer une fausse note; j'ai donc
remédié à ces inconvénients par l'invention d'un nouveau système de
barres de marteaux à fourches en cuivre détachées; système depuis
longtemps désiré (...)"
Description des
machines et procédés spécifiés dans les brevets d'invention, 1845,
p.202
Brevet d'invention,
1844
p.1181
:
"Rohden apporta un perfectionnement au mécanisme du piano, consistant
dans l'application aux noix, échappements et étouffoirs, d'un pirot-cône
roulant dans un troucône intérieurement garni, et dans un mode de rappel
de la fourche. (B. F., n° 16,001.)"
Pontecoulant, 1861

Brevet de 1847: "Rohden. Jadis,
pour adoucir et régler la rotation du pivot qui réunit la noix à la
fourche, on amincissait coniquement chaque bout du pivot et on le
faisait frotter dans une garniture en drap et en feutre; mais, cette
garniture était sujette à se gonfler à l'humidité. Pour éviter ce grave
inconvénient, Rohden a imaginé une fourche dite compensatrice laissant
au pivot toute la mobilité désirable. (B. F., 4,933)"
Pontecoulant, 1861
Brevet de 1849: "Rohden imagina un mécanisme répétiteur pouvant servir à
tous les genres de pianos. (P. F., n° 8,670.)"
Pontecoulant, 1861
Pour voir les brevets originaux voyez le site
INPI
(13)

|
Paris |
61,
rue Saint-Maur
Popincourt (1841)
(**1844)(**1847)(arr.11)
34, rue Saint-Louis (*1844)(arr.11)
14, rue Ferdinand Saint-Maur (*1859)(arr.?)
159, rue Saint-Maur (*1862)(arr.11)
159, rue
Saint-Maur-de-Popincourt (*1867)(arr.11)
159, rue Saint-Maur (1873)(arr.11)
185, 187, 189, rue Saint-Maur (*1878)(arr.10)
185, rue Saint-Maur (1889)(arr.10) |
 |
Mentionné comme 'Facteur de pianos' (*1864), mais fabriquait des mécaniques
pour pianos.
de
ROHDEN F. (*1862)
de
ROHDEN C. (1871)
de
ROHDEN C. E.
(1873)
Charles Emile
de
ROHDEN Charles
(1889)
de
ROHDEN Charles &
Théodore (1900)
A. ROBERT
- sousmarque
(°1868)
Succ. par
GEHRLING
(°1842) vers le début XXème) (Voyez le piano
à gauche) donc qui fabriquait des pianos et/ ou y vendait.
Puis succ. par
DOUILLET
et puis
UNION
(°1894)

EXPOSITION
"M. RODHEN, à Paris (France). Une bonne
moitié des pianos admis à l'Exposition devaient leur mécanisme à cet
industriel, dont les affaires sont considérables, et qui exécute avec
une finesse remarquable tous les systèmes connus, au choix du facteur.
Médaille De Première Classe. "
Album de l'Exposition universelle, Léon
Brisse, 1855, p.427
"ROHDEN (DE). - France. - Rappel de
médailles avec éloges : mécaniques de Pianos d’un travail très soigné;
inventions heureuses. "
Chouquet,
Rapport sur les instruments de musiques à l'exposition universelle de 1878
"GEHRLING FILS (C.). - France. -
Mécaniques de pianos; grande variété de modèles établis avec beaucoup
de soin; bon travail"
Chouquet,
Rapport sur les instruments de musiques à l'exposition universelle de 1878
 |
Médaille d'argent, 1844 /
Médaille d'argent, 1849 /
Médaille d'argent, 1855
/
Prize medal, Londres, 1862 / Médaille d'argent, Paris 1867
/
Médaille pour le progres Vienne, 1873 / Médaille d'argent, 1878 /Médaille
d'or, 1889 / Médaille d'or, 1900
 |
? |
KRIEGELSTEIN
Jean Georges
(1801 - 1865)


PeriodPiano







_modele_BIJOU_de_1927_acajou_w.jpg) |
1831 |




















Pianos carrés, pianos droits, pianinos,
pianos portatifs et pianos à queue

TITRE
"Facteurs de Pianos
du roi
Fournisseurs du mobilier de la couronne" (ca 1844)
'Facteur de pianos de l'Empéreur' (yy1855)


Piano
droit ca 1850, MIM, Bruxelles
Piano droit ca 1900, Musée du Palais Lascaris, Nice
Piano
carré (meuble en forme de trapèze) n° 698 et un
pianino n°1893/10
vers 1845 (4e cartouche),
Musée du piano à Limoux
Pour les détails voyez la page de
MIMO on ce qui concerne le Musée du Palais
Lasciaris

EXPOSITIONS
"MM.
Kriegelstein et Arnaud : Deux pianos à six
octaves et demie. L'un frappe les cordes en dessus; sa forme est à gorge."
Expo (x1834)
"Un facteur jusque-là peu connu, M.
Crigenstein, a mérite un rang honorable auprès de ses confrères."
Annuaire historique
universel, Charles-Louis Lesur, 1835, p.281
"MM.
Kriegelstein et Arnaud ont exposé deux pianos carrés, l'un orné avec
beaucoup d'élégance, l'autie d'un extérieur plus simple, mais tous deux
d'une construction des plus satisfaisantes. Le piano orné avait la mécanique
en-dessus des cordes, dans l'autre elle était placée comme à l'ordinaire. Un
travail soigné recommandait particulièrement ces instrumens, et la décision
du jury, en décernant la médaille d'argent à ces habiles facteurs, n'a fait
que justifier les prévisions des artistes qui avaient touché ces pianos."
(***1834)
"MM. KRIEGELSTEIN et ARNAUD, à Paris, rue des
Petites-Ecuries, n° 27. Ils ont présenté deux pianos carrés, dont le
mécanisme est placé pour l'un en dessous des cordes, pour l'autre en dessus.
Ce dernier est d'une exécution parfaite, et son mécanisme, qu'on ne doit pas
confondre avec celui de Pape, est très-bien conçu. On a trouvé la qualité
des sons de ce piano si belle, qu'on l'a "mis au premier rang après le piano
carré de cet artiste célèbre. MM. Kriegelstein et Arnaud, avec 20 à 25
ouvriers, exécutent 70 pianos par année. Le jury leur décerne la médaille
d'argent." Expo 1834,
Rapport du jury central sur les produits de l'industrie française exposés en
1834, Charles Dupin, p.288-289
"1490 (314). M.M. Kriegelstein
et Arnaud, à Paris, rue des Petites-Ecuries, n° 27, ont reçu la médaille
d’argent. Ils avaient dans le quatrième pavillon de la place de la
Concorde, deux pianos carrés: dans l'un, le mécanisme était au dessous
des cordes, et dans l'autre au-dessus. Ce dernier se distinguait par
l'exécution la plus parfaite. Le mécanisme ingénieux dont tous deux
étaient pourvus, et qui diffère de celui de M. Pape inscrit ci-après
sous le n° 1498, appartient à ces habiles facteurs qui fabriquent, tous
les ans, 70 pianos."
Le musée
artistique et industriel: exposition 1834, p.194
"Ils ont présenté un piano à queue qui a
mérité d'être placé en quatrième ligne; deux pianos carrés, dont l'un a été
mis au second rang, et un pianino placé au quatrième rang. Les instruments
qui sortent de cet établissement se font remarquer par leur parfaite
exécution. Le piano carré de M. Kriegelstein était à frapper en dessus, au
moyen d'un mécanisme simple qui ne nuit en rien à la facilité du jeu de
l'instrument; une disposition analogue s'observait dans le piano à queue,
où des étouffoirs doubles empêchaient complétement les sons de persister
après que la touche avait été abandonnée." Expo (->1839)
"MM. Kriegelstein et Charles Plantade, dont les intrumens sont si
remarqués à l'Exposition, ont réuni, les jours derniers dans leurs ateliers,
rue Laval, quartier Saint-Georges, n° 27, plusieurs de nos célèbres artistes,
pour entendre les instrumens perfectionnés qu'ils ont produire au concours.
Deux pianos à queue, de grande dimension, à nouveau système, ou double
échappent, dont l'un à frappement en dessus, ont paru pue rare perfection;
mais on a particulièrement remarqué un piano carré de grand format, à double
échappement, qui, par la puissance et l'harmonie du son se proche beaucoup
du piano à queue. — On pense que l'instrument, qui est d'une forme élégante
et gratieuse, et se place plus commodément, est destiné à obtenir un grand
succès dans le monde musical. On lui donne le nom de piano de
salon."(yy1844)
"MM. Kriegelstein et Ch. Plantade. Alliance
de l'artiste et du facteur doit conduire la confection des instrumens vers
la perfection; car après la construction du piano, la qualité la plus
essentielle à obtenir, c'est celle de l'égalité, et ce n'est qu'un habile
artiste qui peut y parvenir M. Ch. Plantade est de ce nombre. Georges
Kriégelstein est le fils d'un ministre protestant du département du
Haut-Rhin; son pere, voyant son aptitude pour les mathématiques, lui fit
abandonner la théologie et dirigea ses études vers la mécanique. Il étudia
l'ébénisterie à Colmar, s'occupa de la facture des pianos a Munich, arriva à
Paris en 1828 et travailla chez Petzold plus tard il fut chez d'atelier chez
Pape pendant six ans; cette position est déjà un éloge de son talent, car
personne mieux que M. Pape ne peut apprécier le mérite d'un ouvrier. M.
Kriegelstein commença en 1831 à travailler pour son compte, et ce ne fut
qu'en 1838 qu'il s'associa avec M. Charles Plantade. A l'exposition de 1839,
ces facteurs obtinrent la médaille d'argent pour leur piano à queue.
Aujourd'hui la maison Kriegelstein et Plantade occupe une des premières
places dans la facture instruments. M. Kriegelstein semble, dans sa facture,
donner la préférence au piano à queue je suis de son avis, et nous sommes
persuadés que l'étendue du son et sa solidité lui conserveront toujours le
premier rang. La raison en est ample dans les pianos à queues, les cordes ne
font pas d'angles; elles sont tendues sur l'instrument dans la ligne des
touches. Les trois cordes peuvent être suffisamment espacées pour ne pas
être gênées dans leurs vibrations et rendent Impossible toute confusion de
sons. Il y a des facteurs qui, il est vrai, changeant l'appellation de leurs
instrumens, donnent le nom de piano a queue à un piano droit, à cordes
obliques, posé horizontalement; mais cet instrument ressemble, en
construction, à un piano à queue comme une veste ressemblerait a un habit,
s'il prenait fantaisie à un tailleur de lui donner le nom d'habit sans
basques. M. Kriegelstein expose deux pianos à queues, l'un à frappement en
dessus et l'autre a frappement ordinaire; ils sont, tous les deux,
construits sur le même patron et montés de cordes semblables. A l'audition
le frappement ordinaire a semblé plus fort à quelques personnes, mais toutes
ont trouvé plus de suavité plus de rondeur, plus d'harmonie dans le
frappement en dessus. Dans l'instrument de ce genre, le facteur a introduit
une nouvelle combinaison ait servir le ressor qui ramène l'échappement à
relever le marteau; la suppression d'un ressort donne de la légèreté au
clavier. Le facteur a fixé ses touches sur des points mobiles, qui donnent
également plus de facilité à la bascule du levier. Dans le piano à queue à
frappement ordinaire, M. Kriegelstein a fait l'application d'un nouveau
mécanisme qu'il à double échappement; mais j'espère, pour lui, le contraire
car, plus il y aura d'échappemens, pius il y aura de frottemens, et la
mécanique en sera d'autant plus vicieuse le meilleur système sera celui qui
fera répéter la note vivement sans le secours d'aucun échappement. Je crois
que M. Kriegelstein y parviendra, car ce qu'il vient de faire est si simple,
la note répète avec tant d'énergie et de facilité, qu'il ne laisse rien à
envier a l'échappement d'Erard. Nous avons retrouvé, dans les pianos à queue
de ce facteur, les contre-sommiers que nous avions remarqués à l'exposition
de 1839; mais aujourd'hui il en a changé la matière: de bois qu'ils étalent,
il les a faits en fer. MM. Kriegelstein et Plantade font également des
pianos carrés et des pianos droits dans lesquels ils ont introduit leurs
divers perfectionnemens. Nous avons remarqué dans l'un d'eux l'emploi
d'agrafes dites de précision, qui prenant chacune des cordes en dessus,
derrière le sillet, les tenant sur leur point d'appui par le mouvement d'une
vis, diminuent ou augmentent ainsi à volonté leur degré de tension Ceci nous
rappelle le système d'accord par pression employé par M. Pape dans quelques
instrumens. Félicitons M. Kriegelstein il marche dans la voie du progrès;
puisse-t-il nae pas s'arrêter et recevoir la récompense que méritent ses
recherches et ses résultats. " (LFM 1844)
"MM. KRIEGELSTEIN et PLANTADE, à Paris,
boulevard Montmartre, 8. - MM. Kriegelstein et Plantade ont présenté un
piano à queue qui fut placé au troisième rang dans les essais comparatifs,
un piano à queue de petit format mis au cinquième rang; un piano carré à
trois cordes qui a mérité le premier rang, ainsi qu'un piano droit à cordes
obliques; enfin, un piano droit à cordes verticales, qui a obtenu le
deuxième rang. M. Kriegelstein, dans un piano à queue à frappement
par-dessus, a introduit une nouvelle disposition de la pointe qui sert de
centre aux touches du clavier. Celte innovation paraît heureuse, en ce
qu'elle rend le toucher plus facile et permet de régler la touche avec une
grande précision. Les instruments construits dans les ateliers de MM.
Kriegelstein et Plantade ne laissent rien à désirer pour la perfection du
travail. Cet établisseaient avait obtenu une médaille d'argent en 1834 et une nouvelle récompense du même ordre en
1839; les progrès qu'il a faits
depuis la dernière exposition portent le jury à lui décerner une médaille
d'or."(**1844), p.535
"Le roi vient de faire l'acquisition du beau
piano queue À frappement en dessus que MM. Kriegelstein ei Charles Plantade
avaient mis à l'exposition et que s' il avait entendu avec intérêt; cet
instrument est, dit-on destiné à être placé au palais des Tuileries. — Le
piano droit à cordes obliques qui a obtenu le prix au concours et qui a
mérité à ces facteurs la médaille d'or, a été acheté par M. le baron Séguier,
membre du jury central. "
Le
Ménestrel, 25/08/1844, p.4
"M. Georges KRIEGELSTEIN, rue Laffitte, n°
53, à Paris. - Le mécanisme des pianos de M. Kriegelstein renferme des
perfectionnements ayant pour but d'obtenir du clavier une répétition plus
certaine, comme avec le double échappement. Son piano carré a mérité le
premier rang, et son piano droit à cordes oliques a obtenu le même bonueur.
Ses pianos demi-obliques et à queue, modèle ordinaire, ont été classés au
deuxième rang. Le piano à queue de M. Kriegelstein est un excellent
instrument, et les pianos de divers modèles exposés par cet habile fadeur
ont été remarqués pour la précision et le fini du travail. Le rang distingué
qu'occupent au concours quatre des pianos de M. Kriegelstein, et les
perfectionnements qu'il s'efforce d'apporter dans sa" fabrication générale,
déterminent le jury à lui rappeler la médaille d'or qu'il a reçue en
1844."(*1849)
"KRIEGELSTEIN
Georges, né à Riquewyhr (Haut-Rhin), facteur de pianos de S. M. l'empereur,
fournisseur du mobilier de la Couronne, rue Laffitte, 53, Paris. Médailles
d'argent aux Expositions de 1834 et 1839. Première médaille d'or, en 1844 et
rappel de la médaille d'or en 1849. Dès la fondation de sa maison, en 1831,
M. Kriegelstein fabriqua avec de si éclatants succès les pianos carrés, qui
ont eu tant de réputation, qu'il fut placé immédiatement au premier rang des
facteurs de la capitale. Quelques années plus tard, il apporta un grand
perfectionne ment aux pianos à queue et droite, par l'jnvention d'un
mécanisme simple et solide, réunissant avec l'effet du double échappement
toutes les bonnes qualités que t'en peut exiger d'un clavier. Les pianos,
qu'il a faits pour l'Exposition universelle de 1855 sont des instruments
remarquables par leur sonorité; la facilité et la précision du mécanisme
àinsi que par l'élégance de leur forme extér cure etia richesse de leurs
ornements. Entre les six qui figurent à cette solennité industrielle, nous
remarquons surtout un pano à queue en mosaïque d'un goût et d'un fini
parfaits. Le poli mat, dont il est revêtu, est d'un aspect sévère tout en
conservant aux couleurs une vivacité naturelle. La préférence donnée à la
cire sur le vernis au tampon est heureuse. et offre bien le caractère du
style de l'époque. Il est a regretter qu'on ait été aussi exigu dans la
place accordée à nos industriels distingués, Kriegelstein aurait réuni dans
la belle exposition six spécimens de pianos remarquables. Nous regrettons de
ne pouvoir parler d'un petit piano à trois octaves et demie,-forme de
pupitre, destiné aux compositeurs en voyage." Expo Paris (xx1855)
"KRIEGELSTEIN.
Son piano demi-oblique, d'un mètre dix centimètres de hauteur, était par sa
sonorité claire, brillante et sympathique, l'un des meilleurs du genre parmi
ceux de l'Exposition. Ses pianos à queue de petit format méritaient aussi
d'être remarqués. M. Kriegelstein est l'inventeur d'un ingénieux système
d'échappement double par lequel la répétition des coups de marteau est des
plus promptes, car la note se trouve reprise à la moitié de l'enfoncement de
la touche."
Album de l'Exposition universelle, Léon
Brisse, 1855,
p.426
"204
— Kriegelstein et Cie 4, rue Charras, Paris. Facteurs de pianos. 1 piano à
queue, 2 pianos droits. 1834, 1839, 1867, 1878, médailles d'argent, Paris.
1844, 1849, 1875, médailles d'or, Paris. 1855, médaille de première classe,
Paris. 1862, Prize Medal, Londres. 1873, médaille de progrès. Vienne. 1876,
médaille unique, Philadelphie."
Exposition d'Anvers 1885,
p.21

KRIEGELSTEIN par MONTAL
"Les pianos à mécanisme en dessus de MM. Kriegelstein et Arnaud
s'accordent aussi au moyen d'un coin long et mince qu'on introduit entre
les marteaux, ou au moyen des pédales, qui seulement se meuvent
différemment de celles des précédents. Ici, pour mettre la pédale qui
étouffe la seconde et la troisième corde, il faut lever un mouvement en
bois situé sous le piano vers la droite de l'exécutant jusqu'à ce qu'on
rencontre le cran d'un petit loquet.cau destiné à le maintenir; alors la
première corde étant seule libre, on accorde le piano à une corde, puis
on lève encore le même mouvement de bois jusqu'à ce qu'il soit fixé de
nouveau par un second cran du petit loqueteau; la troisième corde se
trouvant seule étouffée, on accorde la deuxième de chaque unisson sur la
première déjà d'accord; on lâche tout-à-fait la pédale, et on accorde la
troisième sur les deux autres. On peut aussi produire le même effet,
c'est-à-dire étouffer une ou deux cordes avec les pédales ordinaires qui
se meuvent avec les pieds. Pour remettre des cordes dans ces pianos de
MM. Kriegelstein et Arnaud, il faut prendre avec les doigts sur le
devant du clavier une petite moulure qui sert d'ornement, lever en l'air
comme un couvercle, le clavier qui est à charnière et l'y fixer avec un
bâton qu'on aperçoit sur le fond du piano; les cordes étant toutes à
découvert, on remet celles qui manquent, qu'on tend d'abord en les
pinçant; on rebaisse le bâton et le clavier, et on accorde ensuite ces
cordes neuves comme d'ordinaire, au moyen du marteau."(**1836)

NÉCROLOGIE
"J.-G. Kriegelstein, facteur de pianos,
mort à Paris, à l'âge de 65 ans (octobre). Il était né dans le Haut-Rhin,
en 1801, La maison Kriegelstein, passée maintenant entre les mains du
fils, avait été fondée par le père vers 1830. Les produits de cette
maison jouissent de la meilleure renommée."
La Musique en 1865, p.258
"M. Charles Kriegelstein, le facteur de pianos bien connu, est mort
mercredi dernier à Paris, dans un âge avancé. Ses obsèques ont eu lieu
vendredi, au temple de la Rédemption"
Le
Ménestrel, 31/12/1905, p.420


Dès 1897 la fabrique déménagait vers Doittecourt dans l'Oise.

KRIEGELSTEIN
fabriqua aussi pianos pour:

CHARTIER
(succ. de
PRUVOST)(°1852)
/
FLAXLAND
(°1870) /
PFEIFFER (mais
lequel?) /
WEINGARTNER
(°1849)


Pub. 'La France Musicale', 1844
 |
(Alsace)
Paris |
46, rue de l'Arbre-Sec (**1825)(arr.1)
boulevard Bessières (1831)(1)(arr.17)
27, rue des
Petites-Écuries (A1834)(x1836)(arr.10)
46, rue de Paradis-Poissonnière (***1836) (arr.10)
Magasin : 8, boulevard
Montmartre (1839)(1841)(arr.9)
Fabrique : 27 et 29, quartier Notre-dame-de-Lorette (1841)(arr.9)
Fabrique :
27-29, rue Laval Montmorency (*1844)(arr.3)
magasins : 45, Laffitte (arr.9)(*1846)
Ateliers: 27-29, rue Laval (*1846) (**1847)(arr.3)
53,
Laffitte (1849 - 62) (**1856)(*1859)(arr.9)
11,
rue Drouot (*1863)(*1867)(arr.9)
23, boulevard
Haussmann (1872)(*1876)(arr.9)
4,
rue Charras (1885)(arr.9)
11, boulevard Bessieres (1831?)(arr.17)
24,
rue Caumartin (1897)(arr.9)
3, rue d' Edimbourg
(*1913)(arr.8) |
20 à
25
ouvriers et
70 pianos par année (1834)
15.000
pianos vers 1900
25.700 (vers 1930)
 |
Jean Georges KRIEGELSTEIN
était né à Riquewihr
(Haut-Rhin)
en Alsace en 1801.
"Artisans et ouvriers protestans de Paris,
sommes inscrites sur les carnets de 31 Collecteurs du 1e Avril 1824 au 31
Mars 1825: (...) Kriegelstein (G.), facteur de piano, r. de l'Arbre-Sec, 46"
Assemblee Generale de
la Societe Biblique Protestante de Paris, 1825, p.224
"Trois ans après l’établissement de la
maison précédente (1835), Jean-Georges KRIEGELSTEIN, natif de Riquewihr (Haut-Rhin),
quittant l’atelier de Pape où il avait été contremaître depuis son arrivée à
Paris en 1826
(***1855),
fondait une manufacture de pianos qui devait acquérir une belle renommée.
KRIEGELSTEIN n’avait alors que 30 ans; deux ans après, il faisait breveter
en collaboration avec Arnaud, un piano carré avec mécanisme et marteaux au
dessus des cordes (1834) qui lui valut une méd. d’argent à l’exposition de
la même année; en 1839, ce fut un piano à queue à sillet, contre-sommier et
marteaux frappant les cordes contre le point d’appui, avec étouffoirs
perfectionnés, récompensé d’une nouvelle méd. d’argent; puis, en 1841, ce
sont des agrafes de précision pour faciliter l’accord, et, en 1844, le
système de double échappement qui porte son nom, « chef-d’œuvre de
simplicité et de précision » adopté par beaucoup de facteur et perfectionné
plus tard par son fils, bientôt suivi d’un mécanisme à répétition pour le
piano droit également simple et précis (1846). L’année précédente avait été
marquée par l’apparition du piano demi-oblique de 1m 07 de hauteur, -véritable
et précieuse innovation- dont l’exécution et la sonorité étaient en tous
points remarquables; la méd. de 1re classe qui fut décernée en
1855 à son auteur déjà titulaire de deux médailles d’or (1844-49) était donc
parfaitement justifiée. En 1858, sept ans avant sa mort qui survint le 20
novembre 1865, J.-G. KRIEGELSTEIN confia la direction de sa manufacture à
son fils Charles (né à Paris le 16 déc. 1839) qui sut conserver la
bonne renommée acquise et confirmée par le jury des expositions de Londres
(1862, Prize medal), de Paris (1867 et 1878, méd. d’argent). En 1889, MM.
KRIEGELSTEIN et Cie, peu satisfaits de l’emplacement qu’on leur concédait,
renoncèrent à exposer leurs instruments au Champ-de-Mars; pourtant, ils
avaient des modèles nouveaux à soumettre au concours. Modifiant les plans
primitifs, M. KRIEGELSTEIN a résolument adopté le système à cadre tout en
fer et cordes croisées. Depuis 8 ans, ces instruments ont pris faveur auprès
de la clientèle de cette maison, qui, sur 10 modèles n’en a plus qu’un de
l’ancien système", Constant Pierre (*1893)
En 1841 il invente les agrafes puis en 1846 il fait breveter une
mécanique à double échappement que l'on appellera "mécanique
KRIEGELSTEIN" pour la différencier de celle d'ERARD.:
KRIEGELSTEIN ouvre son atelier à Paris en 1850, et fabrique des
pianos droits. Depuis 1897 fabrique dans seifontaine (Oise).
" En 1858, sept ans avant
sa mort qui survint le 20 novembre 1865, J.-G. KRIEGELSTEIN confia la
direction de sa manufacture à son fils Charles (né à Paris le 16
déc. 1839) qui sut conserver la bonne renommée acquise."
Constant Pierre (*1893)
KRIEGELSTEIN G .
(**1825)
KRIEGELSTEIN et A RNAUD
(A1834)(x1836)
KRIEGELSTEIN et Charles-Henri P LANTADE
(1838 -1844)(*1846)
"Le roi vient de faite
l'aquisition du beau piano a queue, à nouveau système frappement en dessus,
que MM. Kriegelstein et Ch. Plantade avaient mis à l'exposition, et que S.
M. avait entendu avec interêt"
La France
Musicale, 1844, p.256
 KRIEGELSTEIN Georges
(1849)
KRIEGELSTEIN, Jean Georges
(1855)
KRIEGELSTEIN
Père et Fils (Charles-Etienne)
- "Facteurs de pianos de S.M. l'Empereur"
(*1867)
Mariage de "Kriegelstein, facteur de
pianos, rue Drouot, 11. Mlle Bury, chez son tuteur, rue Villedot,
13."(*1863)
KRIEGELSTEIN
& PELLIN
(dès 1871 à 1883)
KRIEGELSTEIN & Cie
(1876)"Paris. —
Modification des statuts de la Société en nom collectif KRIEGELSTEIN et
Cie, facteurs de pianos, rue Charras, 4, par l' adjonction d'un troisième
associé, M. Henri Grumbach, avec droit à la signature sociale et un
apport de 100,000 fr., — et prorogation du 30 juin 1890 au 1er avril
1890. — Cap. porté par suite de 200,000 fr. à 300,000 fr. — Acte du 27
oct. 1887. — G. T. "
Archives commerciales de la France. 12/11/1887,
p.1410, voyez
GRUMBACH
"Paris.—Modifications.—Soçiété KRIEGELSTEIN et Cie, fab. de pianos, 4,
Charras. — Admission de M. Georges Kriegelstein comme associé en nom
collectif. — Cap. porté de 300,000 fr. à 360,000 fr. — 3 oct. 92. —A.
P."
Archives commerciales de la France, 12/10/1892, p.1242
BOULÉ-KRIEGELSTEIN
et Cie
(avant 1929)
"PARIS. — Dissolution. —
20 juin 1929. —Soc. BOULÉ-KRIEGELSTEIN et Cie, pianos Kriegelstein. 3,
Edimbourg. — 10 sept. 1929. — P. A."
Archives commerciales de la France. 11/10/1929, p.4309

BREVETS
Brevet de 1833: "Kriegelstein adapta au piano carré le mécanisme de
frappement du marteau en dessus des cordes parce que, disait le facteur,
la corde se trouvant frappée par dessus, est attaquée contre le point
d'appui, le son est plus fort et plus pur que dans les pianos ordinaires
où la corde est frappée en dessous. (B. F.)"
Pontecoulant, 1861
Brevet de 1839:
KRIEGELSTEIN construit
un remarquable piano à queue
à sillet, contre-sommier
et marteau, frappant les cordes contre le point d'appui
- "Kriegelstein, construisit un remarquable piano à queue à sillet,
contre sommier et marteaux frappant les cordes contre le point
d'appui avec étouffoirs perfectionnés."
Pontecoulant, 1861
Brevet de 1841 : "Piano Avec Nouveau Système D'accord : — Kriegelstein,
présenta un moyen propre à accorder les pianos et ù consolider l'accord dont
le mécanisme consistait en une agrafe appellée de précision, laquelle était
en cuivre, et composée d'une tige ronde, surmontée d'une platine fixe,
formant équerre avec elle. La platine était traversée par une vis en fer,
disposée de manière à entrer dans le sommier parallèlement avec la tige. La
corde passant entre cette tige et la vis, était appuyée par la platine vers
le sillet; ainsi, en augmentant où en diminuant la pression par le mouvement
de la vis, on faisait monter ou descendre le son, et l'on obtenait le point
de justesse le plus parfait en assurant la solidité de l'accord. (B. F.)"
Pontecoulant, 1861
Brevet de 1844:
KRIEGELSTEIN
imagine son double échappement.
-
"Kriegelstein imagina son
double échappement. Avec l'échappement simple ou ordinaire on éprouvait
l'inconvénient d'être obligé de laisser relever entièrement la touche avant
de reproduire le son, afin que l'échappement rentrât sous le nez de la noix; de sorte qu'il fallait laisser parcourir à la touche la même distance pour
jouer fort ou piano. Dans l'origine de cet instrument, le marteau
étaitpoussé vers la corde par un seul pilote fixé sur la touche, et ce
pilote était toujours placé sous le marteau; en sorte que celui-ci ne
cessant de répondre directement ou au doigt ou à la touche, le lançait fort
ou faible, suivant qu'on le laissait plus ou moins se relever. Il en
résultait aussi que la répétition rapide de la même note s'effectuait avec
facilité; mais cette mécanique manquait de force et d'énergie.
Stein, facteur allemand,
remédia à ce manque de force eu imaginant l'échappement dont la propriété
était d'abandonner le marteau dans sa course en augmentant considérablement
son impulsion : c'est l'échappement dit Allemand.
Erard prit les choses
en cet état vers 1808, et ce ne fut qu'en 1823 qu'il produisit son double
échappement; mais les moyens émis par
Erard ne sont pas les
seuls qui conduisent à la solution du problême, et Kriegelstein est parvenu
à la même solution par des moyens fort ingénieux, et même moins compliqués
que dans l'échappement d'Erard."
Pontecoulant, 1861
Brevet de 1844 :
"Kriegelstein and Plantade, of Paris, for a means of tuning pianos,
and making them keep in tune."
The London journal of
arts and sciences,1844, p.226

Brevet de 1845: "Kriegelstein imagine un
mécanisme répétiteur pour le piano droit, d'une précision et d'une
simplicité fort remarquables. (B. F., 4,492)."
Pontecoulant, 1861
'Piano demi-oblique',
de
KRIEGELSTEIN,
de Paris, 1845
-
"Kriegelstein, fait paraître un piano demi-oblique; cet instrument,
véritable et précieuse innovation pour le monde musical, unit
l'amplitude des sons, à l'élégance de la forme."
Pontecoulant, 1861
Brevet de 1846 : Piano droit avec
échappement continu.— B.
d'inv. de 15 ans (31 octobre 1846) au sieur Kriegelstein
Brevet de 1855: "Kriegelstein présenta
un
piano demi-oblique excellent dans toutes ses parties, quoiqu'il n'eût
que 1",07 de hauteur : c'est un véritable chef-d'œuvre comme exécution
et sonorité." Pontecoulant, 1861
Pour voir les brevets originaux voyez le site
INPI
(13)

ARTICLE
"(...) On a entendu à ce concert un excellent piano carré sorti des ateliers
de MM. Kriegelstein et Ch. Plantade. La belle qualité de son de cet
instrument se rapproche beaucoup de celle des pianos à queue et justifie
pleinement la réputation de ses facteurs "
Le
Ménestrel, 10/05/1840, p.4
"La fabrique de MM. Kriegelstein et
Plantade mérite encore d'être citée avec éloges. M. Kriegelstein est un
facteur soigneux et instruit. La construction de ses pianos se distingue par
une grande perfection dans le fini du travail qu'il surveille et dirige
lui-même. A l'aide d'une succession d'inventions très-ingénieuses, il est
parvenu à donner au jeu de ses claviers une extrême douceur, très-appréciée
des pianistes."
Archives du Commerce, Volume 36, 1845, p.394
"Incendie boulevard Bessières. Hier soir, un peu avant huit heures, une
immense lueur s'élevait au nord de Paris et faisait croire à une
conflagration formidable. C'est au bout de l'avenue de Saint-Ouen, au n° 11
du boulevard Bessières, occupé par la fabrique do pianos Ch. Kriégelstein et
Cie, que le feu s'était subitement déclaré, quelques minutes après le départ
des ouvriers. Les premières flammes, sortant d'un sechoir situé au centre
de, l'établissement, furent aperçues par des locataires du passage
Sainte-Marie, qui donnèrent aussitôt, l'alarme. Dès le début de l'incendie,
qui prit en peu de minutes des développements considérables, on vit arriver
les pompiers de Clichy, de Saint-Ouen et de Levallois, suivis bientôt de
ceux de la caserne de la rua Blanche, da la Pépinière, de la Villette, de
l'état-major, de la pompe de la fabrique de pianos Bord, boulevard d'Epinay,
à Saint-Ouen, etc. A neuf heures, trois pompes à vapeur étaient en action,
et, malgré la violence du vent, la part du feu était rapidement faite.
(...)" La
Presse, 19/10/1879, p.3
Sur KRIEGELSTEIN
dans 'Revue
illustrée de l'Exposition universelle. Organe de l'Exposition de 1900 et
de toutes les expositions',
Dir. O. Lartigue, 1900, p.9-10
"Jetons un coup d'oeil en passant sur la fabrique de M. Kriegelstein à
Droittecourt, placée, il est vrai, dans le canton de Chaumont, mais tout
près de l'usine de Saint-Charles. Tout le monde connaît la juste réputation
des pianos de M. Kriegelstein. Ce qui nous importe, ce n'est pas seulement
de noter que la nouvelle fabrique répond à toutes les exigences de
l'industrie moderne et que l'organisation de ses chantiers, où sont empilés
tous les bois nécessaires à la fabrication des pianos, est irréprochable ;
c'est surtout de signaler la construction de maisons ouvrières, qui en
grande partie sont occupées par le personnel de la fabrique, comme à
Sérifontaine et à Saint-Charles. "
Annuaire
des cinq départements de la Normandie, 1909, p.266

PUBLICITÉ
"On
parle beaucoup dans le monde musical d'une invention nouvelle, qui parait
avoir résolu un problème longtemps cherché, le moyen de parvenir, par une
opération facile, à accorder les pianos avec la plus parfaite précision, et
à rendre l'accord aussi invariable que possible. Cette précieuse découverte,
qui consiste en un mécanisme des plus simples, est due à MM. Kriegelstein et
Charles Plantade." Pub (x1841)
"Parmi
les pianos qne l'op cite aujourd'hui dans la haute facture, il faut mettre
en première ligne ceux de la fabrique de SIM. Kriegelstein et Ch. Plantade,
facteurs du roi, boulevard Montmartre, 8. Ces instrumens, qui réunissent
toutes les qualités désirables, sont réduits aux prix les plus modérés, et
nous ne saurions trop les recommander aqx personnes qui ont à faire des
acquisitions de pianos."
La Presse,
04/05/1841, p.4
"Manufacture
de pianos de Kriegelstein et Ch. Plantade, fact. du Roi. Cette Manufacture (ci-devant
rue de Paradis-Poissonnière) vient d'être transportée rue Laval, 27 et 29,
quartier Notre-dame-de-Lorette. La maison de vente et de location reste
située boulevard Montmartre, 8. On trouve dans les deux établissemens un
choix de pianos neufs de toutes natures et pianos d'occasion."
La Presse,
09/11/1841, p.4
"PIANOS
de KRIEGELSTEIN et Ch. PLANTADE - Facteur du roi - Médaille d'argent 1834 et
1839. MAGASINS - Boulevart Montmartre, 8, et rue de Paradis-Poissonnière,
46. On trouve dans les deux élablissemens un choix de pianos de toutes
formes aux prix les plus modérés. Ces instruments déjà si connus èl si
appréciés dans le monde musical, réunissent toutes les qualités désirables;
l'harmonie et l'intensité du son, la délicatesse et l'égalité du clavier,
l'élégance des formés et la solidité de construction. On trouve toujours
dans les magasins du boulevart de bons pianos à louer et des pianos
d'occasion à vendre aux prix les plus modiques. La maison se charge de
toutes les réparations et continue de satisfaire immédiatement à toutes lés
demandes qui lui sont faites pour l'accord et l'entretien des pianos en
ville et à la campagne."
Le
Ménestrel, 10/01/1841, p.NP
"Le
roi vient de faire l'acquisition du beau piano à queue à frappement en
dessus que MM. Kriegelstein et Charles Plantade avaient mis à l'exposition
et que s'il avait entendu avec intérêt; cet instrument est, dit-on destiné à
être placé au palais des Tuileries. — Le piano droit à cordes obliques qui a
obtenu le prix au concours et qui a mérité à ces facteurs la médaille d'or,
a été acheté par M. le baron Séguier, membre du jury central."(z1844)
"La vogue brillante et soutenue qui s'est
attarhée aux nouveaux Pianos droits de MM. Kriegelstein et Cie, est la
meilleure sanction qu'ait pu recevoir la décision par laquelle le jury
central de 1844 leur a décerne la première medaille d'or. Puissance et belle
qualité de son, solidité à toute épreuve, tenue d'accord élégance de forme,
rien ne manque à ces merveilleux instrumens qui, grâce à la modicité de leur
prix, sont la portée de tout le monde. Depuis le 1er avril, les magasins de
MM. Kriegelstein et Cie, sont établie, rue Lafflite 45 "
La France
Musicale, 1845, p.382
"Nous
ne pensons pas non plus que MM. Kriegelstein et Plantade considèrent la
médaille d'or qui leur a été décernée en 1844, comme une décoration
d'invalides. Seraient-ils comme l'académie de Marseille, que Voltaire
qualifiait de la plus honnête fille du monde parce qu'elle ne faisait jamais
parler d'elle?" Revue
et gazette musicale de Paris, Volume 16, 1849, p.261
"Les
bals, les soirées, c'est la dansé, la musique. Cela me fait songer aux beaux
pianos de M. Kriegelstein, qui ont tant de magnificence et de qualités
indispensables. Leur son est plein et harmonieux; ils conservent l'accord
un très longtemps, enfin, pour une acquisition de ce genre, qui a toujours
une grande importance, on ne saurait mieux faire que de s'adresser à M.
Kriegelstein. "
Le Journal
des coiffeurs, 01/10/1855
"Le
choix d'un bon et savant piano n'est pas par conséquent chose indifférente.
Un piano ne-doit pas être un meuble, mais un instrument précis et
remarquable comme main d'oeuvre et comme perfection de touches et de
sonorité. M. Kriegelstein, fournisseur de l'empereur, 'a prouvé à
l'Exposition qu'on pouvait être à la fois artiste et facteur de pianos. Il a
exposé deux pianos obliques, d'un fini parfait en bois de Tuya, nouveau bois
qui joue admirablement l'écaillé et que bien des amateurs préfèrent au
palissandre. Puis un charmant piano
à demi-queue, avec incrustations, dont la composition artistique ne laisse
rien à désirer. Les pianos de M. Kriegelstein sont doux, moelleux,
harmonieux, et pourtant ils ont une puissance qui vibre avec force et
énergie. Nous engageons vivement nos actrices à rendre une visite aux pianos
de M. Kriegelstein, car ils méritent l'admiration générale. "(xxx1855)
"Pianos en bois de thuya. —Kriegelstein, S.
Mercier, Pleyel, Scholtus."
Revue de l'Orient,
Volumes 3-4, Société orientale Paris, 1856, p.69
"On
se contente pour tout orchestre d'un piano de Kriegelstein, car cet
admirable instrument vaut mieux, je vous en réponds bien, à lui tout seul
qu'un orchestre
complet, tant les.pianos de l'habile facteur de Sa Majesté l'Empereur ont
des sons doux, moelleux et d'une fraîcheur exquise, tout en ayant une grande
puissance de vibration. Non seulement les pianos de Kriegelstein sont admis
dans tous les salons aristocratiques et chez tous les amateurs d'instruments
perfectionnés qui recherchent
l'art pour l'art, mais ils ont encore le pas au
palais de l'Exposition universelle. M. Kriegelstein, en artiste sérieux et
intelligent, a laissé de côté cette profusion de cuivre et de bronze qui ne
servent souvent qu'à orner de mauvais instruments, et s'est appliqué avant
tout à faire de la simplicité élégante. On remarque à l'Exposition deux
pianos modèles : l'un, d'un fini parfait, en bois de Tuya, nouveau bois qui
joue admirablement bien l'écaillé, et l'autre à demi-queue, avec
incrustations capricieusement disposées
dans le bois."
La
Sylphide, 20/08/1855
"Les
véritables artistes créent toujours et necopient jamais. Kriegelstein, le
célèbre facteur d'instruments de musique de Sa Majesté l'Empereur, n'a t-il
pas affranchi le piano de son mécanisme ordinaire ?... Il a vonlu faire du
piano un instrument doux, harmonieux, rempli de mélodies suaves et exquises,
et il a parfaitement réussi. Les pianos de Kriegelstein n'ont plus ces sons
aigus et criards qui agaçaient les nerfs et ne pénétraient pas jusqu'à l'âme.
Ils savent pleurer et se plaindre comme le violoncelle, et ils plongent la
pensée et le coeur dans des rêveries incommensurables. Pour arriver à une
perfection aussi grande, Kriegelstein n'a rien épargné. Parfois il a
sacrifice le luxe au perfection nement dev l'instrument, et à la place de
petits meubles en bois de palissandre ou en bois de rose qui s'appelaient
pianos, il a fait des pianos sérieux et utiles, qu'il peut donner à moitié
prix, d'après son nouveau système de fabrication."
La Sylphide,
10/04/1856
"KRIEGELSTEIN
- FACTEUR DE PIANOS DE S. M. - L'empereur, fournisseur du mobilier de la
couronne, 53, rue Laffitte. Médailles d'or aux deux expositions nationales
de 1844-1849, et de première classe à l'exposition universelle de 1855. Au
concours de cette dernière exposition, ses instruments figurèrent avec
succès et furent classés parmi les premiers. En parlant des pianos système
oblique, le jury, dans son rapport, s'exprime ainsi: Le jury en a distingué
un dont l'élévation n'était que de 1",07 et dont le son était brillant,
clair et sympathique. M. Kriegelstein, un des meilleurs facteurs de Paris,
est l'auteur de ce joli instrument. Tous les instruments de sa maison se
font remarquer, non-seulement par leur force et leur belle qualité de son,
mais aussi par la supériorité de leur mécanisme à répétition dont il est
l'inventeur, mécanisme dont le rapport du jury, en parlant du double
échappement, dit encore: Celui de M. Kriegelstein est ingénieux il reprend
la note à moitié de l'enfoncement de la touche. La combinaison simple de ce
mécanisme offre en même temps une grande solidité et une longue durée. C'est
à ses longs travaux et à ses recherches que ce facteur doit le rang
distingué qu'il occupe dans son industrie." Pub (x1857)
"Nous signalons aux artistes et amateurs les nouveaux modèles de Pianos; que
la maison Kriegelstein et Cie, expose dans ses salons attenants à sa salle
de concert, rue Charras, 4, (boul. Haussmann). Cette maison, dont la
réputation est ancienne et qui a obtenu les premières récompenses aux
expositions nationales et universelles, vient de recevoir une nouvelle
médaille d'or, à la récente Exposition de Bordeaux."
Le Figaro,
25/05/1883, p.1

|
Médaille d'argent,
1834 / "Brevet de 1834.11.09 / Nouvelle médaille d'argent,
1839 / Médaille d'or, 1844
/
Médaille d'or, 1849 / Médaille d'argent, Paris 1855 /
Médaille d'argent, 1867
/ Rappel de médaille d'or,
1849 /
Médaille de 1re classe,
1855
/ Médaille Londres, 1862
/
Prize medal, Londres 1862
/ Médaille
d'argent, Paris 1867
/ Diplôme d'honneur Lyon, 1872 / Médaille pour le progrès
Vienne, 1873 / Médaille philadephie, 1876
/
Médaille d'argent,
1878 / Médaille d'or Bordeaux, 1883 / Médaille d'or Anvers, 1885 / Dipôme d'honneur, Anvers, 1894
/
Diplôme de médaille d'or, Lyon, 1894 /
Diplôme d'honneur Amsterdam, 1895 / Diplôme d'honneur Bruxelles, 1897
/ Grand prix, 1900
 |
1931 |
|
LAINÉ
Auguste Gilles |
1831 |


 |
Paris |
18, rue Basse Saint-Denis (arr.9)(**1835)(**1837)
18, Boulevard Bonne Nouvelle (**1835)(*1836)(arr.2)
100, rue Cléry (**1842)(arr.2)
37, rue Vivienne (?)(arr.2)
ateliers à Batignolles (?)
7, Boulevard des Italiens (vers 1850)(arr.9) |
 |
'Facteur de pianos'
"Fait pianos en tous
genres"(*1836)
"Lainé (A.),
vend et loue des pianos, r. Basse-Porte, Saint-Denis, 18, boul.
lionne-Nouvelle." - "Laine (Auguste-Gilles), fait pianos en tous
genres, rue Basse-Saint-Denis, 18, boul. Bonne-Nouvelle. " (**1837) |
|
|
|
BELL Martin
(1799-1841)

 |
1832 |



"Bell Père & Fils - Facteurs anglais, ayant établis les Pianos de la
maison Ignace Pleyel et Compagnie, depuis 1825 jusqu'en 1832. - Rue Se
Denis, N° 356, Paris"

Pianos droits, pianos carrés et pianos à queue
 

BELL par MONTAL
" En 1832 MM. Bell père et fils, facteurs anglais
distingués établis à Paris, ont imaginé de remplacer le placage et le
barrage des tables parce qu'ils appellent des tables doublées; ce sont
deux tables de sapin, d'épaisseur à peu près égale, collées l'une sur
l'autre en croisant la fibre des bois. La table inférieure est taillée
en biseau sur des bords, et plus étroite que la table supérieure, afin
de laisser à celle-ci de l'élasticité tout autour, près desparois de
l'instrument, sur le bord desquelleq elle est fixée. Ces facteurs
collent en outre, à certaine distance les uns des autres, des rubans de
fil paralleles en long et en large, de manière à former des carrés entre
eux; ces rubans sont vernis après être collés, pour empêcher la colle de
se détériorer; ils espèrent par ce moyen augmenter le solidité de la
table sans diminuer son mouvement vibratoire de va et de vient, qui lui
est imprimé par les oscillations perpendiculaires des cordes.
MM. Bell construisent, à l'aide de ces tables, des instruments
remarquables, parmi lesquels on distingue les pianinos à trois cordes."
Montal (**1836)

|
Paris |
356, rue Saint Denis (1834)(*1835)(x1836)(*1842) (**1844)(arr.3) |
 |
'Facteur de pianos'
BELL
Martin
(1832),
ou son nom intégral
BELL Martin Ocker Bloom
(10), et marié avec une française SAUTRIAUX Clémentine
BELL
Père et Fils
(***1834)(x1836)
BELL Fils
(**1844), très
probablement dès 1841, après la mort de son père.
Était un ouvrier chez
PLEYEL
avant il était établi sa maison.
Bell a participé à la mise au point des premiers
pianos à queue PLEYEL.

EXPOSITIONS
"MM. Bell, père et fils, de Londres, dont l'établissement de Paris date
de 1832, se sont présentés a l'exposition avec un beau piano à queue.
Facteurs anglais ils préfèrent naturellement la mécanique anglaise; mais
ils ont su lui ôter sa lourdeur, et leurs instrumens se distinguent par
la facilité du clavier. MM. Bell annoncent sur leur prospectus qu'ils
ont, depuis 1825, établi les pianos de la maison Pleyel. C'est en effet
une bonne recommandation." Expo (***1834)
"Bell, père et fils. Ces habiles ouvriers anglais vinrent s'établir en
France vers 1825. M. Kalkbrenner associé de la maison Pleyel, se trouva
si satisfait de leur mode de fabrication, qu'il acheta tous les
instrumens et tout le matériel de MM, Bell, et les plaça à la tête de la
fabrication des pianos de la maison Pleyel et Cie, où ils travaillèrent
pendant fort long-temps. Leur fils marche aujourd'hui sur les traces de
ses aleux il construit fort bien les instrumens de M. Bell sont solides,
d'une belle sonorité; la qualité du son est ronde et brillante; son
mécanisme est le mécanisme anglais perfectionné par son père. Le piano à
queue que nous avons vu et entendu est fort remarquable par la facilité
du clavier, et surtout par l'égalité. Les bases sont fortes sans
lourdeur; les dessus brillans sans sécheresse. M. Bell fabrique de bons
instrumens dans tous les genres, et ses prix sont fort modérés. Il mérite
de réussir, car, malgré sa jeunesse, il est tout entier à son industrie.
" (LFM1844)
"M. BELL fils, à Paris, rue Saint-Denis, 356, - Pour la bonne
construction de ses pianos. M. Bell, quoique très-jeune encore, dirige
avec distinction l'établissement qui lui a été légué par son père." Expo
(**1844), p.547

PUBLICITÉ
"Bell père et fils, facteurs anglais, ayant établi les pianos de la
maison Ignace Pleyel et co., depuis 1825 jusqu'en 1832, r. St-Denis,
356." Pub (*1842)

|
Liste des exposants, 1834
/
Citation favorable, 1844
 |
|
|
HATZENBÜHLER Baptiste


 |
1832 |





Pianos droits, pianos carrés et pianos à queue

TITRE
"Facteur du ROI" (ca 1850)


 Piano
à queue ca 1850,
autre photo,
et sa
signature, Musée de la Musique, Paris

EXPOSITIONS
"MM. Hatzenbuhler et Faure, à Paris, faubourg Saint-Antoine, 63, - Ils exposent un piano carré, un piano à queue,
deux pianinos et un piano droit. L'un des pianinos que ces fabricants
avaient mis au concours a mérité d'être placé le deuxième, et, en
conséquence, le jury décerne une médaille de bronze à MM. Hatzenbuhler et
Faure." Expo (->1839), p.343
"LES PIANOS DROITS. - Longtemps a duré la
prévention qui, parmi les différents systèmes de pianos, assignait le
dernier rang aux pianos droits à cordes verticales, dédaigneusement nommés
pianinos; cette qualification était justifiée par le peu d'espace que le
format laissait au développement des cordes, et, disons-le, par la
médiocrité des premiers produits de ce système. — Ce genre de pianos est
maintenant réhabilité, et c'est pour nous un plaisir autant qu'un devoir, de
constater le triomphe honorable de la difficulté vaincue. MM. Hatzenbuhler,
Faure et Cl 0 avaient pensé qu'il était possible, en conservant à
l'instrument ce format si commode, qui permet de placer un piano dans le
plus petit salon, et même dans un boudoir, d'atteindre, par d'autres
combinaisons, à la puissance de sons que donnent les tables les plus
étendues. Dans un tablage qui leur est particulier et dont feu Savart avait
apprécié les dispositions, ils ont su découvrir des éléments do sonorité qui
suppléent admirablement au défaut de longueur des cordes, et une expérience
de trois années a démontré jusqu'à l'évidence que les pianos droits de cette
maison rivalisent, pour la puissance et la rondeur des sons, avec les pianos
carrés des fabriques les plus renommées. On reprochait encore au piano droit
à cordes verticales de conserver l'accord moins longtemps que les grands
pianos : hâtons-nous d'ajouter que MM. Hatzenbuhler et Faure ont remédié à
cet inconvénient par la solidité de construction de leurs barrages, et qu'un
piano droit de leur fabrique n'a pas plus souvent besoin de l'accordeur que
le meilleur piano carré. Ces divers avantages ont valu à MM. Hatzenbuhler et
Faure, lors du concours national de 1839, la première médaille accordée au
genre perfectionné par eux; en décembre de la même année, le roi, sur un
rapport de juges éclairés, a bien voulu leur accorder le brevet de facteurs
de sa maison. Encouragés par les conseils et l'approbation bienveillante de
M. Auber, chargé par Mme la duchesse d'Orléans de choisir un piano droit
dans leurs magasins, MM. Hatzenbuhler et Faure ont apporté de nouveaux
perfectionnements au genre de pianos dont ils se sont fait une spécialité,
et ils recueillent aujourd'hui le fruit de leurs sacrifices et de leurs
efforts, puisqu'il est avéré qu'ils livrent au monde musical trois cents
pianos par année. —Le goût de cette forme particulière de pianos, si
gracieuse, si élégante, se répand de plus en plus, et nous trouvons
naturelle la préférence que vient do leur accorder la reine d'Espagne, qui a
complété le mobilier de sa résidence de la rue de Courcelles par deux pianos
de la fabrique de MM. Hatzenbuhler, Faure et Cie : un piano droit et un
magnifique piano à queue. Ainsi, dans notre époque éclairée, le succès ne
manque jamais de se ranger du côté des découvertes profitables ou des
perfectionnements utiles. "
La
Sylphide, 1841, p.275
"Pianos de formes diverses. M. Hatzenbuhler
aoffert à l'expostion de 1839 cinq pianos de différentes formes tous fort
remarquables. un piano carré; un piano droit à cordes obliques; un piano
vertical à grande dimension; un piano vertical (nouveau système); un piano
unicorde d'ébène, dit du premier âge, dont il est inventeur, et combiné de
manière que la main d'un enfant de cinq ans peut enbrasser l'octave. On
admire dans ces pianos des formes variées, la solidité de construction,
mécanisme aisé, douceur de touche joints à l'agrément de leurs sons"
Dictionnaire
universel du commerce de la Banque et des Manufactures, Joseph Chérade
Montbrion (Comte), 1851, p. 601
"M. Hatzenbühler, facteur de pianos, rue Fontaine-Saint-Georges, 8, adresse
une notice explicative sur les modifications qu'il a apportées dans les
dispositions et la fabrication des pianos droits, et rappelle les
distinctions qu'il a obtenues aux expositions de 1839 et 1844." (***1847)
"PIANOS Hatzenbuhler. - A peine entré dans
la carrière, M. Halzenbuhler (n° 1745), qui expose cinq instrumens de divers
genres, s'est placé aussitôt au rang des meilleurs facteurs en 1839, la
première année de sa facture, il obtint, à l'exposition, la médaille pour un
piano droit, à cordes verticales, a deux cordes; au concours, son instrument
eut la seconde place. A cette époque, M. Hatzenbuhler occupait trente
ouvriers, ujourd'hui il en fait travailler quatre-vingts qu'il dirige M.
Savart avait compris et approuvé l'intelligente activité de ce facteur, et
il nous répétait souvent Cet homme n'est qu'un ouvrier, mais son amour du
travail, sa ténacité, son ardeur a provoquer les conseils, sa persévérance à
les suivre, le mèneront très loin. M. Hatzenbuhler n'invente pas, il a le
bon esprit d'imiter ce qui est bon et de corriger ce qui lui parait
défectueux. Ainsi, jadis les étouffoirs étalent a demeures fixes,
invariables; une fois usés on affaissés, il fallait les regarnir M.
Hatzenbuhler les a rendus mobiles, et par des ils de pression, il les
resserre contre les cordes a volonté. Il a également amélioré la garniture
dus claviers et il y a fait l'application d'un ingénieux mécanisme pour les
régler. M. Hatzenbuhler construit des pianos dans tous les genres; nous
avons remarqué, dans ses ateliers, le piano a queue destiné au concours; il
nous a paru d'une grande puissance de son. Dans ses instrument, il a
supprimé les pointes dans les dessus et les a remplacées par un barrage en
cuivre qui maintient mieux les cordes et rend les cordes moins sensibles.
Les pianos carrés sont également d'une belle facture; mais ce que je préfère,
ce sont ses pianos droits on est surpris par l'ampleur, la ponce et le
mordant de leur son qui est comparable à celui d'un instrument de grand
format ce qui prouve encore que le son n'est pas proportionnel a la
dimension de la table d'harmonie, mais bien à l'espace mis en vibration. La
facture de M. Hatzenbuhler fait chaque jour de grands progrès. "
La France
Musicale, 1844, p.188
"M. Hatzenbuhler construit des pianos dans tous les genres; nous avons
remarqué, dans ses ateliers, le piano a queue destiné au concours; il nous a
paru d'une grande puissance de son. Dans ses instrument, il a supprimé les
pointes dans les dessus et les a remplacées par un barrage en cuivre qui
maintient mieux les cordes et rend les coudes moins sensibles. Les pianos
carrés sont également d'une belle facture; mais ce que je préfère, ce sont
ses pianos droits on est surpris par l'ampleur, la ponce et le mordant de
leur son qui est comparable à celui d'un Instrument de grand format ce qui
prouve encore que le son n'est pas proportionnel a la dimension de la table
d'harmonie, mais bien à l'espaco mis en vibration. La facture de M.
Hatzenbuhler fait chaque jour de grands progrès. (...) A peine entré dans la
carrière, M. Hatzenbuhler qui expose cinq instrumens de divers genres, s'est
placé aussitôt au rang des meilleurs facteurs en 1839, la première année de
sa facture, il obtint, à l'exposition, la médaille pour un piano droit, à
cordes verticales, a deux cordes; au concours, son instrument eut la seconde
place. A cette époque, M. Hatzenbûhler occupait trente ouvriers, aujourd'hui
il en fait travailler quatre-vingts qu'il dirige seul, sans aucun
contre-maitre, et il construit, par an, environ 350 instrumens de toute
espèce." (LFM1844)
"M. Hatzenbühler réussit dans toutes les
parties de son art : mais il excèle surtout dans une branche qui prend
de jour en jour de plus vastes développemens. Il a compris que, dans nos
habitations resserrées, le lourd piano carré et l'immense piano à queue
devenaient des hôtes commodes, souvent même inadmissibles. Il a vu
l'avenir des pianos droits, si heureusement importés chez nous par MM.
Roller et Blanchet; il s'est consacré à cette fabrication, et s'il y
rencontre encore des rivaux, il n'y trouve plus de maître. Un homme qui
s'y connaît, et qu'il suffit de nommer pour faire accepter son autorité,
M. Auber, directeur du Conservatoire, donne toutes ses préférences aux
pianos droits de M. Hatzenbühler; aussi les plus brillantes demandes
arrivent-elles aux beaux magasins de la rue Laffitte, 1. Vous pouvez y
voir un charmant et délicieux piano destiné à Mme la duchesse de Nemours;
c'est là que c'était déjà pourvue Mme la duchesse d'Orléans là que
s'adresse l'aristocratie de position, de fortune et de talent. M.
Hatzenbùller s'est fait une clientèle de grands noms, privilége
honorable et rare dans notre époque de concurrence. Il a reçu du jury la
récompense d'une médaille; c'est un témoignage, une garantie de succès.
Le public fera le resté; car le public est juste, et il ne va longtemps
que là où est le bon et le beau." Expo (xx1844)
"M. HATZENBÙHLER, à Paris, rue
Fontaine Saint-Georges, 8. - Parmi les pianos de genres divers présentés
au concours par M. Uatzenbùhler, un grand piano à queue a obtenu le
quatrième rang, et un piano droit à cordes verticales a été mis au
dixième rang. Ce facteur occupe de soixante à soixante dix ouvriers. Le
jury décerne une médaille d'argent à M. Hatzenbiïhler." Expo (**1844),
p.540
"M. Hatzenbühler, facteur de pianos,
rue Laffitte, 1, demande la permission de faire entendre un piano droit
à cordes verticales dont le mécanisme a été modifié par lui.
M. le président l'invite à faire toucher cet instrument; après cette
audition, il adresse les remerciments de la Société a M. Hatzenbühler,
et lui demande de déposer un mémoire descriptif du mécanisme qu'il a
imaginé, afin que la commission puisse l'examiner et en rendre compte.
M. Combes ajoute que l'auteur lui a particulièrement signalé l'emploi de
matériaux indigènes tels que cordes, bois des Vosges, etc."(***1847)
"Les pianos droits à
cordes droites, les pianos obliques et demi-obliques, et les pianos
orgues figurant au Palais, sous le nom de MM. Hérold et Cie, révèlent
dans leur mécanisme le zèle et l'intelligence que ces dignes successeurs
de M. Hatzenbuhler ont dépensé pour maintenir la supériorité de
fabrication qui a conquis à cette maison, fondée depuis 1832, une
clientèle d'élite. Ils ont enrichi leur industrie de perfectionnements
remarquables, et la solidité de leurs instruments est devenue
proverbiale."
Histoire illustrée de l'exposition universelle, Robin, 1855, p.107

|
Paris |
63,
Faubourg du Saint-Antoine
(1839)(arr.11)
8, rue
Fontaine-Saint-Georges (**1844)(arr.9)
151, rue de l'Université (*1842)(**1844)(arr.7)
108, rue Richelieu (*1842)(*1846)(arr.2)?
8, Fontaine Saint Georges (*1846)(***1847)(arr.2)?
1, rue Lafitte (**1847)(arr.9)
29,
rue Lafitte dès 1849(1855)(arr.9)
18, rue Lafitte (ca 1850)(arr.9)
76, rue du Faubourg Saint-Martin (1855?)(arr.10)
Fabrique : 39,
rue du Château d'Eau
(?)(arr.10)
6, rue Lafitte (voyez barre d'adresse à gauche)(arr.9) |
60
ouvriers en 1839

65
ouvriers en 1844
|
'Facteur de pianos'
HATZENBÜHLER
Baptiste & FAURÉ André (1839)(1841)(*1846)
: 'Facteurs de pianos du Roi'
HATZENBÜHLER
(**1844), il travaille seul dès 1840, parce que
FAURÉ André
est dès 1840 l'associé de
ROGER
HATZENBÜHLER F.,
HEROLD, Succ. (1855). Plus d'info sur le successeur
HEROLD Georges-Frederic

PUBLICITÉ
"Hatzenbühler
(Baptiste), Faure et co., ® 1839, ® Acad. Ind. 1841, fact. du Roi, fab. de
pianos en tous genres, spécialité des pianos droits d cordes verticales qui
jouissent d'une grande renommée magasins, r. Richelieu, 108; fab., rue de
l'Université, 151. " Pub (*1842)
"A
l'occasion du jour de l'an, au moment où les concerts vont ommencer, nos
lecteurs nous sauront gré de les guider dans le choix des maisons qui
doivent leur fournir leurs instrumens, entre autres des pianos. Parlons donc
de Baptiste Hatzenbuhler. En venant s'établir dans la cité des Italiens, le
centre de l'activité et de l'élégance parisiennes, cet habite facteur,
destiné a continuer un jour l'antique renommée des Erard, a fixé la vogue
dans ses salons. Rien n'a manqué leur inauguration, car, dès le jour où M.
Hatzenbulher est venu s'y établir, M. Masini y a donné un concert qui avait
réuni, comme par enchantement, l'élite de la société et des artistes. Le nom
de M. Hatzenbuhler, devenu célèbre a si juste titre, tend encore à se
répandre de plus en plus. On sait que les meilleurs pianos sortent de ses
ateliers; compositeurs et exécuteurs disputent à qui aura les premiers finis
et les plus beaux. Dix années d'expérience, de travaux et de succes sont de
sufliantes garanties offertes par ce facteur au public. Sous le rapport
mnsical, ces pianos sont des chefs-d'œuvre de mécanisme qui brillent autant
par la pureté et la justesse que par la sonorité et ja profondeur du son;
sous te rapport du luxe, ce sont des meubles charmans qui, a eux seuls,
ornent presque un salon, soit qu'on adopte la forme verticale, si propice
aux petits appartemens et à l'accompagnement des romances, soit la forme
carrée, qui dure toujours et qui a raison, soit enfin le système a queue, le
roi du genre, qui, exprime si bien tes grands mouvemens, la passion et le
génie de nos premier: maitres, Thalberg et Listz. Les pianos de M.
Hatzenbuhler ne sont donc pas moins remarquables par le fond que par la
forme; le style, les bois, les ornemens extérieurs varient à l'infini et
selon le prix que l'on y veut mettre; le fond reste toujours le même, solide
et puissant, rmonieux et sonore. Au résume, les pianos de M. Hatzenbuhler
satisfont à toutes les exigences, et conviennent aussi bien aux professeurs
qu'aux élevés, à l'accompagnement des chansonnettes qu'à l'exécution des
magnifiques fantaisies des compositeurs modernes.", Ch. Rouget,
La Presse,
1842/12/28
"Voici
ce qu'on lit dans le feuilleton du journal La Presse, au sujet de M.
Hatzenbuhler, l'un de nos meilleurs facteurs de pianos : « En venant
s'établir dans la cité des Italiens, le centre de l'activité et de
l'élégance parisiennes, cet habile facteur, destiné à continuer un jour la
renommée des Erard, a fixé la vogue dans ses salons. Rien n'a manqué à leur
inauguration, car, dès le jour où M. Hatzenbuhler est venu s'y établir, il y
a été donné un concert qui avait réuni, comme par enchantement, l'élite de
la société et des artistes. Le nom de M. Hatzenbuhler, devenu célèbre à si
juste dire, tend encore à se répandre de plus en plus. On sait que les
meilleurs pianos sortent de ses ateliers; compositeurs et exécutans se
disputent à qui aura les premiers finis et les plus beaux. Dix années
d'expérience, de travaux et de succès sont de suffisantes garanties offertes
par ce facteur au public. Sous le rapport musical, ces pianos sont des
chefs-d'oeuvre de mécanisme qui brillent autant par la pureté et la justesse
que par la sonorité et la profondeur du son; sous le rapport du luxe, ce
sont des meubles charmants qui, à eux seuls, ornent presque un salon, soit
qu'on adopte la forme verticale, si propice aux petits appartenions et à
l'accompagnement des romances, soit la forme carrée, qui duretoujours etqui
a raison, soit enfin le systèmeà queue,le roi du genre, qui exprime si bien
les grands mouvemens, la passion et le génie de nos premiers maîtres,
Thalberg et Listz. Les pianos de M. Hatzenbuhler ne sont donc pas moins
remarquables par le fond que par la forree; le style, les bois, les
ornemens extérieurs varient à l'infini et selon le prix que l'on y veut
mettre; le fond reste, toujours le même, solide et puissant, harmonieux et
sonore. Au résumé, les pianos de M. Hatzenbuhler satisfont à toutes les
exigences, et conviennent aussi bien aux professeurs qu'aux élèves, à
l'accompagnement des chansonnettes qu'à l'exécution des magnifiques
fantaisies des compositeurs modernes. » Nous nous sommes empressés
d'accueillir cette appréciation, car on ne saurait trop aujourd'hui fixer le
goût du public à l'égard des bons pianos."
Le
Ménestrel, 01/01/1843, p.NP
"Parlons
donc de Baptiste Hatzenbuhler. En venant s'établir dans la Cité des Italiens,
le centre de l'activité et de l'élégance parisiennes, cet habile facteur,
destiné à continuer un jour l'antique renommée des Érard, a fixé la vogue
dans ses salons. Rien n'a manqué à leur inauguration, car des le jour ou M.
Hatzenbuhler est venu s'y établir, M. Masini y a donné un concert qui avait
réuni comme par enchantement l'élite de la société et des artistes. Le nom
de M. Hatzenbuhler, devenu célèbre à si juste titre, tend encore à se
répandre de plus en plus. On sait que les meilleurs pianos sortent de ses
ateliers ; compositeurs et exécutants se disputent à qui aura les premiers
finis et les plus beaux. Dix années d'expérience, de travaux et de succès
sont, desuffisantes garanties offertes par ce facteur au public. Sous le
rapport musical, ces pianos sont des chefs-d'oeuvre de mécanisme qui
brillent autant par la pureté et la justesse que par la sonorité et la
profondeur du son; sous le rapport du luxe, ce sont des meubles charmants
qui, à eux seuls, ornent presque un salon, soit qu'on adopte la forme
verticale, si propice aux petits appartements et à l'accompagnement des
romances, soit la forme carrée, -qui dure toujours et qui a raison, soit
enfin le système à queue, le roi du genre, qui exprime si bien les grands
mouvements, la passion et le génie de nos premiers maîtres, Thalberg et
Listz. Les pianos de M. Hatzenbulher ne sont donc pas moins remarquables par
le fond que par la forme; le style, les bois, les ornements extérieurs
varient à l'infini et selon le prix que l'on y veut mettre; le fond reste
toujours le même, solide et puissant, harmonieux et sonore. Au résumé, les
pianos de M. Hatzenbulher satisfont à toutes les exigences et conviennent
aussi bien anx professeurs qu'aux élèves, à l'accompagnement des
chansonnettes qu'à l'exécution des magnifiques fantaisies des compositeurs
modernes. "
La
Sylphide, 1843, p.79
"On lit dans le Moniteur universel, sous la rubrique : Beaux-Arts,—Industrie,
— Un rapport que nous avons sous les yeux, et qui émane d'une autorité
imposante daus les arts, constate les perfectionnemens successifs introduis
par M. Hatzenbuhler dans la fabrication des pianos, et qui,lui ont valu une
honorable récompense lors de la dernière exposition industrielle. Il en
résulte que, dans le système de cet habile facteur, les vis de pression qui
resserrent les cordes à volonté ont rendu mobiles les étouffoirs qui étaient
jusque là invariables et fixes; il a réglé par un ingénieux mécanisme la
garniture des clavicules. Ses pianos à queue offrent un perfectionnement
qu'il a introduit aussi dans tous ses instrumens: c'est la suppression des
pointes dans le dessus, remplacées par un barrage en cuivre qui maintient
mieux les cordes et rend moins sensibles les coudes. Voilà un fait que nous
nous empressons d'enregistrer en faveur des pianos de M. Hatzenbuhler, qui
obtiennent et, méritent du reste la faveur générale. Nos artistes
recherchent beaucoup les instrumens de ce facteur, aujourd'hui placé en
première ligne.
Le
Ménestrel, 20/04/1845, p.NP
"Les pianos Hatzenbuhler qui se sont acquis une si bonne réputation dans la
spécialité des pianos droits, viennent d'être transférés de la Maison-Dorée
au n° 29, de la même rue (rue Laffitte). Il y a quelque intérêt pour le
public à prendre bonne note de cet avis, attendu les nombreuses annonces
faites à tort depuis quelque temps des pianos de ce facteur, et qui ne
provenaient pas de sa fabrique. "
Le
Ménestrel, 20/05/1849, p.3

ARTICLE
Article sur
HATZENBÜHLER & FAURÉ
dans 'Le Journal de Toulouse' de 03/11/1841
"Déjà en 1839, les pianos de M. Hatzenbuller lui avaient mérité une récompense;
à l'esamen comparé fait par le jury de l'avant-dernière exposition, ils
avaient obtenu la seconde place. M. Hatzenbuller n'a cessé depuis
d'améliorer l'ensemble et les détails de sa fabrication. Ce facteur, homme
de talent et de conscience, s'est récemment essayé dans la construction du
piano à queue, format réduit. Ses premiers et heureux essais en ce genre
font augurer que jsa maison, jusque-là plus spécialement vouée aux pianos
droits, sera également bien notée dans cette nouvelle fabrication."
Archives du Commerce,
Volume 36, 1845, p.394
"On sait que le goût de nos dilettants va toujours se perfectionnant; aussi
l'on assure qu'ils n'adopteront cet hiver que les instrumens dont de
nombreux succès auront constaté la perfection. Leur choix s'est d'abord fixé
sur les pianos de M. Hatzenbuhler, que l'on a vu, à l'exposition de 1844, se
placer à la tête des plus hardis novateurs. En effet, tous les connaisseurs
se sont accordés pour proclamer que les instrumens de cet habile fabricant
se faisaient remarquer par l'ampleur, l'éclat et en même temps la douceur du
son. Il a été reconnu depuis qu'à ces qualités brillantes ils joignaient
celles de la solidité et de la durée. Après avoir servi pendant plusieurs
années aux études les plus opiniâtres, ils possèdent encore la même
élasticité dans le mécanisme, la même fraîcheur dans la sonorité. Il est
permis d'attribuer ces résultats inespérés à la faculté singulière qu'ont
ces pianos de tenir l'accord pendant un très grand espace de temps, malgré
l'effort des doigts les plus nerveux. Ce magnifique perfectionnement de
l'ensemble est dû à des améliorations de détail sans nombre que l'expérience
de M. Hatzenbuhler lui a suggérées, et qu'il a distribuées avec le tact le
plus intelligent. Tant d'efforts couronnés d'un si brillant succès
méritaient une récompense. M. Hatzenbuhler est evenu fournisseur du roi des
Français; il a de plus obtenu la première médaille d'argent décernée par le
jury de l'exposition de 1844, à l'industrie du piano. Mais le zèle du
célèbre facteur a été de nouveau stimulé par ces éclatantes marques
d'encouragement; on nous assure que l'exposition de 1849 sera l'occasion
pour lui de remporter une victoire plus complète encore, tant la qualité de
ses instrumens aura acquis une incontestable supériorité. Ce qui doit
confirmer cet heureux évément, c'est que M. Hatzenbuhler, désireux de se
conserver tout entier à l'art, vient de s'adjoindre comme associé M.
Roll de Boispéan.
" Le
Mercure des Théatres, 24/12/1846, p.3
"M. Hatzenbuhler se
maintient toujours à la place qu'il a su se faire parmi nos meilleurs
facteurs. Ses instruments sont bien confectionnés, solides, d'une
brillante sonorité et facile à jouer."
Revue et gazette
musicale de Paris, Volume 16, 1849, p.261

Il y a un autre
Hatzenbühler,
fabricant de pianos, à Paris vers 1837
|
Médaille de bronze, 1839 / Médaille d'argent, 1844 /
Médaille de deuxième classe, 1855
 |
|
|
SOYE D.
 |
1832 |



Pianos et orgues automatiques (*1922) |
Bordeaux

(Paris) |
35, allées de Tourny (y1865)
42, Cours Tourny
(*1913)
39, rue Condillac (1910)

42, Cours Georges- Clémenceaux (*1922) |
 |
'Facteur de pianos'
"J'ai été voir M. Soye, ancien
sous-lieutenant du 5e de housards et des housards de la garde, qui a
fait fortune à Bordeaux comme facteur de pianos." Journal du Maréchal de
Castellane, 1804-1862, Volume 3, 1896, p.353
SOYE-pianos (*1913)



pub1865
|
Brevet de 1846 (**1847) |
|
|
FRANK
J.

Pianos
Thiel- Collection
|
1833 |


Pianos droits et pianos carrés


Pianino
n° 207 ca 1835, Cité de la Musique, Paris

PUBLICITÉ
"Frank, pianos; anciennement rue Grammont, maintenant galerie Colbert,
n. 23 et 25, fabrique tous les genres de pianos. On en trouve chez lui
toujours un grand assortiment. Ses instruments sont d'une solidité telle
que les plus longs voyages n'influent même pas sur l'accord; il les
garantit pour deux années." (**1837)
"Nous
recommandons vivement aux artistes ainsi qu'aux amateurs les excellens
pianos de M. Franck, galerie Colbert. Ce facteur, grâce aux soins qu'il a
apportés à la fabrication de ses instrumens, méritera incessamment d'occuper
un rang distingué dans sa spécialité. "
Le
Ménestrel, 13/10/1844, p.4
 |
Paris |
rue Grammont (voor
1836)(arr.2)
23-25, Galerie
Colbert (*1836)(*1842)(**1844)(*1846)(*1859)(arr.2)
23- 25, passage
Colbert
(xx1862)(arr.2)
25,
passage Colbert (?)(arr.2)
25, rue Vivienne
(?)(arr.2) |
 |
'Facteur de
pianos'
FRANK
J. (1833)
FRANK
Mme. Vve. (*1859)

EXPOSITIONS
"M. Frank, malgré son nom
allemand, est Polonais de naissance. Arrivé à Paris long-temps avant la
catastrophe qui dispersa des milliers de ses compatriotes dans tous les
coins du monde, cet artiste travailla d'abord chez plusieurs facteurs de
la capitale. En 1833 il s'établit pour son propre compte, et les
instruments qui sont sortis de son atelier lui ont valu la confiance du
public musical. M. Frank s'occupe principalement de la fabrication de
deux espèces de pianos, ceux de forme verticale et les pianos carrés.
Les instruments qu'il a exposés méritent des éloges. Ajoutons que M.
Frank se recommande encore aux amateurs par la modération de ses prix,
qui n'est pas obtenue au détriment de la facture, toujours bonne et
solide." Expo (*1839)
"Meuble facon
ébénistrie très soignée" Expo 1849 (?)
"En parlant des pianos envoyés cette
année à l'exposition, nous avons omis de mentionner ceux de M. Franck,
qui se signalent par d'importants perfectionnements. Ces instruments
sont, en outre, ornés de panneaux peints à la manière des trumeaux du
XVIII siècle. Cette gracieuse innovation, jointe à la richesse des
sculptures, recommande les pianos droits de M. Franck à tous les
amateurs. "
Le
Ménestrel, 02/09/1849, p.4
 |
Liste des exposants,
1844 / Liste
des exposants, 1849
 |
|
|
MUSSAT H. |
1833 |
|
Laval |
14 - 16 - 30, rue du
Pont-de-Mayenne (*1913) |
 |
Mussat-pianos |
|
|
CAVAILLÉ
COLL et Fils
(1811 - 1899)
 |
1834 |




Pianos et orgues |
Paris |
14, rue Neuve-Saint-Georges
(1833)(*1834)(arr.9)
14, rue de Laval (1847)
magasin
(arr.3)
42, rue
Notre-Dame De Lorette
(c'est la
changement du nom du rue et n°)(arr.9)
66,
rue de La Roche-foucault (1848)(arr.9)
94-96 rue de Vaugirard (*1862)(arr.6)
|
 |
'Facteur de pianos',

Pianos et orgues
Aristide CAVAILLE
(?)
Le père venait du
Toulouse, le fils était facteur d'orgues
'Poïkilorgue',
(1834)
Est été
l'associé de
Georges
CLOETENS (Bruxelles) dans la
Société
ORPHEAL
Repris par
PLEYEL vers 1937
(:::)


Piano
droit 'Clavéal' ca 1900 ?, MIM, Bruxelles
Le 'Clavéal' était le Luthéal
perfectionné

|
Exhibition des produits françaises, 1834 / autres médailles pour ses orgues
 |
|
|
EULRIOT Étienne

Fac-simile |
1834 |
Pianos et orgues

BREVETS
Brevet de 1825 :
'Piano
elliptique' (voyez
brevet),
c’est
EULRIOT, de Paris, qui l’a imaginé en 1825.
DIETZ en fit un
aussi, mais à quatre cordes pour chaque note
-
C'est un instrument qui rappelait,
par la forme, l'ancien
tympanium
(*1826) -
"Après l'inspection passée, sur sa demande, par le Comité con-'
sultatif des Beaux-Arts, de son instrument nommé Piano elliptique,
il fut accordé a Eulriot, en 1825, un brevet d'invention gratuit
pendant dix ans. Eulriot, dans cet instrument, retournait, pour la
forme, vers l'ancien tympanon. Quant à la disposition des cordes,
les plus longues se trouvaient sur le devant, dans une position
parallèle au clavier, et à une égale distance de la caisse, qui
avait la forme elliptique. Chaque marteau, par un mécanisme
particulier, n'attaquait point la corde transversalement comme dans
les pianos carrés, mais longitudinalement, comme dans les pianos à
queue."
Pontecoulant, 1861
" Eulriot construit des
pianos ovales d'une disposition intérieure toute particulière, qui
permettait de poser le clavier au milieu de la caisse : parce moyen
aucune place n'était perdue. En 1825, le gouvernement accorda
gratuitement un brevet de dix ans à ce facteur. Il est malheureux que
Eulriot n'ait point obtenu de son invention le fruit qu'il devait en
attendre. Sa position financière vint l'arrêter et l'empêcha d'établir
un nombre suffisant de ses pianos pour les produire avec avantage dans
le monde musical. "
Revue de Paris, 1839, p.38 - "1 juin 1825. BREVET D'INVENTION DE DIX
ANS, Pour un piano de forme elliptique et à deux tables d'harmonie, Au sieur
Eulriot (Étienne), facteur de pianos, à Paris." Pour le texte complet voyez
'Description des
machines et procédés spécifiés', Volume 30, 1836, p.144-146, et l'images
p.489
Brevet de 1833: " Eulriot chercha à activer la promptitude des marteaux au
moyen de six roulettes adaptées au mécanisme de chaque touche; par ce
moyen l'artiste pouvait, disait le facteur, obtenir sur telle touche que
ce fût, la répétition d'une note avec autant de célérité qu'il pouvait
le désirer. La roulette placée à l'extrémité de l'échappement avait le
double avantage de régler l'attaque des marteaux, et par sa mobilité de
ne point creuser la bascule qui règle l'échappement de hauteur."
Pontecoulant, 1861
Brevet de 1833: "M. Eulriot (Etienne), facteur de pianos,
demeurant à Paris, rue des Anglais, n° 8, auquel il a été délivré, le 31
juillet dernier, le certificat de sa demande d'un brevet d'invention et
de perfectionnement de dix ans* pour un piano dont la promptitude des
marteaux est activée an moyen de six roulettes adaptées au mécanisme de
chaque touche, et dont la table d'harmonie est allégée et à l'abri de
toutes les variations, au moyen d'une pointe appelée contre-pointe
centrale" (**1834)
Pour voir les brevets originaux voyez le site
INPI
(13)
 |
Paris |
14, rue des Rosiers, au Marais (*1826)(arr.4)
8, rue des Anglais (A1834)(x1836)(arr.5)
21, rue de Bièvre (1844)(*1845)(1849)(arr.5) |
 |
'Facteur de pianos'

EULRIOT par MONTAL
" En 1834 M. Eulriot a construit un piano vertical qui avait la forme
d'une grande lyre, et dans lequel il a introduit plusieurs perfectionnements.
La forme de son instrument lui permit de donner une longueur suffisante aux
basses, en les faisant monter verticalement dans la branche gauche de la
lyre. Le sommier prolongé y était remplacé par des verges de fer fixées avec
des vis sur les massifs de la caisse, et qui, par l'autre extrémité,
venaient aboutir près du chevalet, afin de raccourcir les cordes qui étaient
accrochées trois par trois pour chaque unisson à l'extrémité de chacune de
ces verges. Trois pointes placées au chevalet, dont l'une contrariait un peu
la direction des deux autres, permettaient de mettre les cordes tout-à-fait
en ligne droite, afin de diminuer le poids des cordes sur la table et de
détruire le tiraillement que font éprouver à la table les contre-pointes
ordinaires du chevalet, qui tendent toujours à le faire tourner sur lui-même.
Un mécanisme qui échappait par en bas, comme celui de MM. Roller et Blanchet,
y était appliqué, et tous les frottements y étaient diminués et presque
annulés par des roulettes adaptées au point de contaet de toutes les pièces,
lesquelles roulettes facilitaient la marche du mécanisme et la répétition
des notes. Une glace placée derrière l'instrument s'élevait et s'abaissait à
volonté entre les deux branches de la lyre au moyen d'un contre - poids, et
permettait au virtuose de se voir pendant qu'il exécutait, quelle que fût la
place qu'occupât le piano." Montal (**1836)
" Eulriot construit des
pianos ovales d'une disposition intérieure toute particulière, qui
permettait de poser le clavier au milieu de la caisse : par ce moyen
aucune place n'était perdue. En 1825, le gouvernement accorda
gratuitement un brevet de dix ans à ce facteur. Il est malheureux que
Eulriot n'ait point obtenu de son invention le fruit qu'il devait en
attendre. Sa position financière vint l'arrêter et l'empêcha d'établir
un nombre suffisant de ses pianos pour les produire avec avantage dans
le monde musical."(x1839)

|
Exhibition des produits françaises, 1834
 |
|
|
FARFELIER
 |
1834 |


 |
Saint- Quentin |
33, rue Saint - André
(rond 1850)
6, rue Saint - André (**1876)
12, rue Saint - André
(1885)(*1913) |
 |
'Facteur de pianos' et harmoniums
Pianos droits
FARFELIER-DEVRED A.
(**1876)(*1885)
"On
demande un accordeur de pianos sérieux, connaissant la réparation. Bonnes
références. S'adresser à M. Farfelier-Devred, facteur de pianos, 12, rue
Saint-André, à Saint-Quentin (Aisne)."
Le
Ménestrel, 12/07/1885, p.255

Il y a vers 1822 un
FARFELIER, luthier, à
Paris, 11, passage du Saumon. (*1822) |
Médaille d'or a l'exposition
industrielle de St. Quentin, 1882
 |
|
|
ROGEZ E.


 |
1834 |



'Breveté du Roi '


Piano
droit clavier basculant ca 1845, MIM, Bruxelles

PUBLICITÉ
"Aux
pères de famille qui veulent donner des étrénnes durables et utiles à leurs
enfans, nous recommandons les excellens pianos de M. Rogez, rue de Seine,
32. Ce facteur, dont les instrumens sont prisés par les artistes et les
amateurs à l'égal de ceux de Pleyel et d'Erard, et qui ont, en outre,
l'avantage d'être à bien meilleur marché, a fait faire de grands progrès à
la fabrication. Ses pianos, grâce à un mode de construction particulier,
tiennent l'accord très long-temps, ce qui dispense de recourir aussi souvent
à l'accordeur. Ils ont, en outre, une excellente qualité de son, et la
partie extérieure de l'instrument est fabriquée avec un soin et une élégance
qui le rendent propre à orner les plus beaux appartenons. M. Rogez est
classé aujourd'hui parmi nos meilleurs facteurs. On trouve dans ses magasins
de nombreux pianos à louer, à des prix très modérés. "
L'Indépendant, 31/12/1835, p.2
"La
fabrication des pianos a fait beancoup de progrès depuis quelques années, et
la dernière exposition a prouvé que ce genre d'instrumens,graces aux
nombreux perfectionnemens dont il a été l'objet, a atteint un degré de
perfection qu'il nous paraît difficile de surpasser. Nous signalerons, comme
tout-à-fait au niveau des améliorations introduites dans la fabrication, par
les industries français et étrangers, les pianos de M. Rogez, rue de
Seine-Saint-Germain, 32. D'utiles innovations, des perfectionnemens
notables, et dont les résultats sont appréciés des artistes et des amateurs,
ont été tentés par ce facteur, qui recueille aujourd'hui le fruit de dix
années de travaux. Il y a toujours dans ses magasins, un grand nombre d'
instrumens tout prêts, et qui se recommendant autaut par la beauté, la
pureté du son, que par l'élégance et la modicité du prix. M. Rogez donne des
pianos en location."
L'Indépendant, 24/03/1836, p.3
"Parmi
les facteurs de pianos qui ont fait faire depuis quelques années le plus de
progrès à cette branche importante de notre industrie, il faut placer M.
Rogez, dont les instrumens ont été admirés à
la dernière exposition, et que nos meilleurs artistes protègent. Les pianos
de ce facteur réunissent toutes les qualités désirables. Le son en est
plein, sonore et vibrant; ils sont construits avec une solidité et une
élégance qui ne laissent rien à désirer, et, avant d'être livrés, ils sont
essayés par les pianistes l'es plus dignes de confiance. La fabrique de M.
Rogez est placée au centre d'un quartier élégant et riche, rue de
Seine-Saint-Germain, 32. Il n'est point de somptueux hôtel de ce quartier
qui ne soit fourni d'un instrument de cet excellent facteur, dont les pianos
réunissent tous les perfectionnemens imaginés depuis quelques années, soit
en France, soit à l'étranger. On trouve chez lui un grand choix de pianos en
location."
L'Indépendant 05/03/1837,
p.3
L'un de
nos plus habiles facteurs de pianos, M. Rogez, dont les magasins étaient
situés rue de Seine-Saint-Germain, vient de les transférer rue Jacob, 31;
c'est une nouvelle qui intéresse les nombreuses personnes avec lesquelles il
est en relation, et particulièrement les artistes et les amateurs qui
voudraient être à même d'apprécier l'excellence et la supériorité de ses
instruments"
La France
Théâtrale, 21-12-1845
 "M.
Rogez dont les magasins de pianos sont établies rue Jacob, 31, nous prie
d'informer le public que la faillite de MM. Fauré et Roger ne le concerne
nullement. Nous profitons de cette circonstance pour recommander aux
amateurs et aux artistes l'établissement de M. Rogez, dont l'excellente
réputation est faite depuis vingt-cinq ans"
La
France Théâtrale,
31-12-1846
"ROGEZ,
33, rue Jacob - Pianos droits, petit et grand format, pianos à clavier
mobile. - Grande location."
Le Luth
français. Journal de la facture instrumentale, 1856, p.8

BREVETS
"BREVET
D'INVENTION ET DE PERFECTIONNEMENT. - ROGEZ, FABRICANT DE PIANOS - DES
MAISONS ROYALES, RUE JACOB, 31, est breveté pour un clavier mobile
d'une construction aussi ingénieuse que solide, et qui, se relevant potir
produire la fermeture de l'instrument, ne donne à un piano droit que
quelques pouces d'épaisseur. M. Rogez s'est en outre acquis une réputation
méritée par la bonne exécution de ses instrumens. ( Extrait du Rapport du
jury, Moniteur du 5 août 1839.) Tous les pianos de M. Rogez sont à
sommier prolongé et ont les chevilles à gauche. Cette distribution rend la
corde plus courte et assure une très grande durée à l'accord. La barre qui
sépare le clavier d'avec la table d'harmonie est faite de deux pièces, une
mobile et l'autre immobile. Cette dernière est en chêne, d'une forie
dimension; elle va d'un bout à l'autre du piano, et empêche que l'énornie
tirage des cordes ne courbe l'instrument qui, du reste, est garanti par ce
facteur pendant deux ans, contre tout accident qui proviendrait de son fait.

Prix des pianos.
PIANOS 3 CORDES, SIX OCTAVES ET DEMIE. — A queue, six octaves
et demie, de 1,800 à 2,000 francs.
Carres, palissandre, filets en cuivre, riches. 1,500
Id. courbaril, id. 1,500
Id. acajou moiré ou moucheté, filets. 1,200
PIANOS 2 CORDES, SIX OCTAVES ET DEMIE, A X —
Carrés, palissandre. 1,100
Id. courbaril. 1,100
Id. acajou moiré ou moucheté. 900
Id. ordinaires. 860
PIANOS CLAVIERS A BASCULÉS. — Palissandre, six octaves et demie. 1,400
Courbaril,, id. 1, 00
Acajou moiré ou moucheté. 1,200
Ordinaires. 1,100
PIANOS DROITS, six OCTAVES ET DEMIE. Palissandre. 1,200
Courbaril. 1,200
Acajou moiré ou moucheté, filets. 1,000
Ordinaires. 900
Emballage 20 francs"
La France
Théâtrale ,
04-01-1846
 |
Paris |
32, rue de Sèvres (?)(arr.6)
32, rue de Seine-Saint-Germain (1834)(x1836)(*1836)(*1842) (**1844)(arr.6)
31, rue Jacob (**1847)(*1848) (1849)(arr.6)
33, rue Jacob (**1857)(arr.6) |
 |
'Facteur de pianos'
Un des premiers pianos avec clavier basculant (voyez la 2ème et 3ème photo à
gauche)
Les pianos transatl
| |