Nothobranchius orthonotus (Peters, 1844)

Dernière mise à jour 21/12/99

orthonotus:

Description Première

Terra Typica

La premier lieu de collecte de cette espèce si trouve près de Quelimane, dans le delta du fleuve Zambèze au Mozambique. L'entière aire de distribution comprend probablement l'ensemble du système hydrographique du bas Zambèze, jusqu'au sud du Malawi, la région des rivières Pungwe, Sabe [ou Save] Limpopo, Pongola et Mkuze, jusque dans le sud-est du Zimbabwe (Gona-Re-Zhou National Parc) et jusqu'au nord-est de l'Afrique du sud (Krüger National Parc).

 

Figure 1: Distribution de N.orthonotus dans le sud-est du Zimbabwe

 

Figure 2: Aire de distribution de N.orthonotus en Afrique australe.

 

Données Méristiques

Selon Jubb (1975)

Écailles: il y a 28-30 écailles dans la ligne latérale le long du corps, 24-28 autour du corps juste en avant des nageoires ventrales; 4 rangées d'écailles sur les joues en dessous de l'orbite, 4-5 rangées sur la tête entre les orbites;

Rayons des nageoires: La nageoire dorsale compte 15-16 rayons; l'anale: 14-17; il y a des crochets cténoïdes sur les rayons. L'origine de la nageoire dorsale à même hauteur que l'origine da la nageoire anale. L'insertion de la nageoire dorsale se trouve au milieu entre l'origine des rayons médian de la nageoire caudale et le bord postérieur du preopercule.

Dentition: Comme illustré par Peters, mâchoire supérieure et inférieure avec des dents espacées, relativement larges insérées sur une rangée extérieure et une intérieure. De nombreuses petites dents éparpillées entre ces rangées. Bouche large, dirigée vers le haut.

Karyotype:

Synonymes

Cyprinodon orthonotus Peters, 1844
Hydrargyra maculata Peters, 1855 (in Jubb, 1975)
Fundulus othonotus Günther, 1866 (in Jubb, 1975)
Nothobranchius othonotus Peters, 1868 (in Jubb, 1975)

Populations dans le hobby

N. orthonotus "U-3" [n'est plus disponible]
N. orthonotus "U-7" [n'est plus disponible]
N.orthonotus Pongola 'bleu', Afrique du Sud [Vermaak]
N.orthonotus 'rouge' Krüger National Parc, Afrique du Sud
N.orthonotus
MW 88/11 = MW 91/8, Malawi [Watters & Woodford]
N.orthonotus MW 91/9, Malawi [Watters & Woodford]
N.orthonotus MW 91/10, Malawi [Watters & Woodford]
N.orthonotus Pongola N92/1

Holotype

 

Historique

{Selon Jubb 1975}

De 1842 à 1848, le Dr. Wilhelm Peters de Berlin, explora le fleuve Zambèze, le fleuve le plus grand en Afrique australe, depuis son embouchure jusqu'à Tete, une petite ville quelque 400 kilomètres en amont qui fit établie par les pères Dominicain Portugais vers les années 1531. En plus d'oiseaux et de reptiles, Peters collecta de nombreux poissons des eaux douces et estuarines du Zambèze, la plupart nouveaux pour la science.

Le fleuve Zambèze se déverse dans l'Océan Indien au moyen d'un delta immense formé de chenaux et de plaines d'inondations toujours changeants et sujets à des inondations saisonnières. L'un des chenaux les plus stable est le Kwakwa ou la rivière de Quelimane qui se déverse dans la mer à environ 95 km au nord des autres bouches du Zambèze. A l'ouest de Quelimane, il y a de bas marais saisonniers et ce fut dans ceux-ci que Peters obtint les premiers spécimens d'une espèce de poisson qui de nos jours est connue sous le nom de Nothobranchius orthonotus. Jubb (1975) rapporte que Peters aurait débarqué à Quelimane et qu'il doit avoir obtenu ces spécimens quelques temps après car en 1844 il publia une courte description de ce matériel sous le nom de Cyprinodon orthonotus.

Pour des raisons non mentionnées, en 1855 Peters rapporta son matériel dans un autre journal scientifique sous le nom de Hydrargyra maculata. Le nom spécifique de maculata, exprimant la présence de taches, sera, comme on le verra plus loin, d'une grande importance. En 1866, A. Günther, du British Museum (Nat. History), dans son 'Catalogue of the fishes in the British Museum', transféra le Cyprinodon orthonothus de Peters dans le genre Fundulus. Selon Jubb (1975), cette même année Günther et Playfair, dans leur publication 'Fishes of Zanzibar' référencèrent certains spécimens de Nothobranchius de Zanzibar comme orthonotus, mais en 1893, G. J. Pfeffer décrivit ceux-ci comme nouvelle espèce sous le nom de Fundulus guentheri.

En 1868, Peters décrivit dans son "Reise nach Mossambique" ['Voyage au Mozambique'], avec beaucoup de soins et de détails, les poissons qu'il récolta dans les eaux du Mozambique. Pour pouvoir classifier cette espèces orthonothus, il érigea un nouveau genre qu'il nomma Nothobranchius. Dans sa description amendée de N.orthonotus, Peters rapporta l'aire de distribution de l'espèce comme couvrant les des eaux douces des marais de Quelimane jusqu'à Quisanga quelque 850 km vers le nord et jusqu'à la côte du Mozambique. Peters inclut également la mention de Günther et Playfair du orthonotus de Zanzibar. Dans sa discussion, il rapporta le nom local de Anamolugo et ajouta: "frits, ils forment un plat excellent".

Pour des raisons inconnues, les ichtyologistes continuèrent à référer leur matériel au genre Fundulus au lieu d'utiliser le genre Nothobranchius de Peters.

En 1924 George S. Myers reconnut le genre Nothobranchius et pourtant il érigea le nouveau genre Adioniops avec guentheri comme espèce type pour classifier guentheri, neumanni et d'autres espèces affiliées. Cependant, en 1933 Myers, dans un article intitulé 'The genera of the Indo-Malayan and African Cyprinodont Fishes allied to Panchax and Nothobranchius' ['Les genres des poissons Cyprinodontes Indo-Malais et Africains affiliés à Panchax et Nothobranchius'] publié dans Copeia, il écrivit comme suit:

"Une étude récente m'a convaincu que Ahl était parfaitement correct en référant Fundulus neumanni, Fundulus guentheri et d'autres formes apparentées au genre Nothobranchius. Fundulus kunthae Ahl et Adiniops troemneri Myers, provenant tous deux de Beira, semblent être identique à N.orthonotus. Les types de orthonotus de Peters, l'un desquels j'ai pu examiné, se trouvaient dans un état piteux et les lèvres étaient déformées et étirées. Ceci fait que le spécimen que j'ai examiné [tout comme dans la figure de Peters] avait l'air d'avoir une grande ouverture latérale. J'observai que lorsque les lèvres étaient placées dans leur position originale, elles ressemblaient à celle de guentheri. N.orthonotus a des mâchoires plus longues que n'importe quel autre Nothobranchius, cependant je ne peux le séparer génériquement sur la base de ce seul caractère".

Le livre devenu classique du Colonel J.J. Scheel "Rivulins of the Old World" publié en 1968, ne laissa aucun doute sur la confusion existant en ce temps dans la nomenclature commune et scientifique des espèces de Nothobranchius. Il fut alors décidé d'établir d'abord l'identité correcte du N.orthonotus de Peters.

A part la description amendée de N.orthonotus publiée par Peters en 1868, la littérature disponible, tant la populaire que la scientifique, ne procura que peu d'évidences additionnelles quant à l'identité de cette espèce. Un spécimen type obtenu en prêt auprès du Muséum de Berlin, confirma le niveau de détail et d'exactitude de la description amendée de Peters et n'ajouta que peu à nos connaissances sur l'apparence et la livrée du poisson vivant.

L'attention devait dès lors se reporter vers la localité type de Quelimane et la possibilité d'obtenir du matériel neuf vivant dans cette partie du Mozambique. Cependant, les premiers spécimens vivants de Nothobranchius qui purent être identifiés comme représentant orthonotus provinrent de mares isolées situées dans la partie nord du Krüger National Parc, en Afrique du Sud, près de la frontière avec le Mozambique. Ceux-ci furent découverts par le Dr. U. de V. Pienaar. Ils furent suivi de spécimens de N.orthonotus provenant de mares temporaires servant d'abreuvoir aux éléphants dans la Réserve du Gona re Zhou dans le 'low-veld' [basses plaines] près de la frontière entre la Rhodesie [actuellement le Zimbabwe] et le Mozambique.

En Mars 1968, R.E. Furzer et le Dr. W. Warne furent à la recherche de poissons dans le sud-est du Zimbabwe [ex-Rhodésie] dans une des plus grandes mares connue sous le nom de Sazale, qui avec plusieurs autres font partie du système de la rivière Guluene. Ils y récoltèrent N.orthonotus, une autre espèce encore inconnue de Nothobranchius [connue actuellement sous le nom de N.furzeri] et le dipneuste ['poisson à poumons'] Protopterus annectens.

Mr. B. Donnelly, un Officier de Recherches sur les Poissons de Rhodésie en vacances, récolta des spécimens d'une mare dans les plaines d'inondation de la rivière Pungwe près de Vila Machado, au Mozambique. Puis, la confirmation finale de ce travail de recherche sur l'identité exacte de N.orthonotus provint d'une grande collection de Nothobranchius du bas Zambèze réalisée par S.M. Grant.

La collection de Grant fut réalisée près de Chiromo dans les plaines d'inondation de la rivière Shire, un affluent du Zambèze qui forme le seul exutoire du Lac Malawi, le troisième plus grand lac intérieur d'Afrique. D'un point de vue écologique, les zones du bas Shire et du bas Zambèze, incluant Quelimane, appartiennent toutes à un seul grand écosystème sujet à des inondations saisonnières, durant les mois de l'été austral, et à des périodes de sécheresse qui s'étendent de l'automne au début du printemps austral.

Des études méristiques et morphologiques ont montré que les spécimens de Grant, comme par ailleurs ceux des autres collectionneurs mentionnés ci-dessus, représentent le vrai N.orthonotus de Peters. La collection de Grant est particulièrement utile du fait qu'elle est supportée par des photographies en couleur et des notes sur les poissons vivants dans leur habitat naturel. Du point de vue de la livrée, N.orthonotus est l'un des représentant les moins attractifs des espèces connues de Nothobranchius. La taille maximale atteinte par les mâles matures varie avec l'habitat et la densité de la population, mais, sous des conditions optimales des mâles atteignant une taille jusqu'à 100 mm de longueur totale ont été observés.

Taille

Les mâles atteignent généralement une longueur totale variant entre 60 et 90 mm (U. de V. Pienaar, 1978), mais des observations font mention de spécimens atteignant les 100 mm de longueur totale (Jubb, 1975).

Les femelles restent d'habitude plus petites.

Selon Him (1995), les mâles de la population Malawi MW 88/11 atteignent seulement 50 mm tandis que les femelles de cette population n'atteignent seulement que 40 mm de long.

Code

ORT

Distribution & Biotope

L'aire de distribution de N.orthonotus est généralement mentionnée comme 'les basses plaines côtières de l'Afrique tropicales du sud-est' (Crass, 1964; Turner, 1964; Jubb, 1965, 1967 et Bell-Cross, 1976).

Fowler (1934) décrivit un killi, Fundulus mkuziensis qui avait été récolté par Bell-Marley de la rivière Mkuze dans le courant de 1931. Cette espèce est actuellement reconnue représenter un synonyme de N. orthonotus, bien que Jubb (1969) exprime des doutes sur cette synonymie car certains caractères démontrent un chevauchement entre N.(mkuziensis) et N. rachovii Ahl, 1935 (Kok & Walley, 1978).

D'autres mentions de N.orthonotus du Natal [Afrique du Sud ] comprennent:

Selon Jubb (1978), l'aire de distribution connue de N.orthonotus s'étend des marais à l'ouest de Quelimane et des plaines d'inondations du bas Zambèze au Mozambique, aux plaines d'inondations du bas Shire au Malawi, les plaines d'inondations de la rivière Pungwe, où il se rencontre en syntopie avec N.rachovii. Il peut également se retrouver dans des mares saisonnières de la réserve faunistique du Gona-Re-Zhou dans le sud-est du Zimbabwe, où ils se trouve en syntopie avec N.furzeri et vers le sud dans des mares temporaires dans le Krüger National Parc dans le nord-est de la république d'Afrique du sud. Finalement, on le retrouve dans les plaines d'inondations de la rivière Pongolo, au Kwazulu, au nord du Natal, Afrique du Sud (Jubb, 1978). Selon Jubb (1978) N.orthonotus est une espèce très variable, qui à l'avenir pourrait éventuellement être subdivisée en différentes sous-espèces. Jubb (1978) préfère cependant considérer N.orthonotus comme une espèce polytypique ayant différentes formes d'apparence.

Walley, collecta six adultes matures de N.orthonotus (deux mâles et quatre femelles) le 16 Avril 1977 du Ngwema pan (Kok et.al., 1978). Ceux-ci furent conservés dans l'Albany Muséum de Grahamstown (AM/P 4035-4041). Les femelles n'étaient que partiellement vidées de leurs oeufs et les spécimens allaient de 52 à 62 mm LS, le plus grand étant un mâle. Les caractères de dimorphisme furent les mêmes que ceux énoncés pour l'espèce par Jubb (1967, 1969). La mare Ngwema pan [27°14'S, 32°16'E] est une mare éphémère le long de la route se trouvant au-dessus et à l'est de la plaine d'inondation de la rivière Pongolo au Tongaland. Celle-ci s'assécha entièrement durant les hivers austraux de 1974, 1975, et seulement partiellement en 1976. Kok échantillonna intensément cette mare ainsi que les mares des plaines d'inondation du Pongolo à plusieurs occasions durant ces trois années mais ne captura pas de N.orthonotus. Kok and Walley (1978) attribuèrent la réapparition soudaine de cette espèce à une diapause embryonnaire arrêtant l'ontogénie durant même plusieurs saisons en tant que mécanisme d'adaptation à un environnement irrégulier comme ce fut démontré par Wourms (1972) chez N. guentheri, N. palmqvisti, et N.melanospilus. Alternativement, Pienaar (1968) opta la possibilité de transfert d'oeufs de Nothobranchius dans la boue attachée aux pieds d'oiseaux aquatiques.

Selon U. de V. Pienaar, (1978), N.orthonotus sont de réels poissons annuels dans le sens qu'ils complètent leur cycle de vie endéans la période d'une année entière. Une colonie isolée de N.orthonotus fut découverte en 1960 par U. de V. Pienaar, (1978) dans une mare temporaire près des sources de la rivière Mtomene dans les environs des monts Lebombo, proche de la frontière entre le Transvaal et le Mozambique [24°17' S - 31°57' E]. Cette population fut initialement trouvée durant la saison des pluies, le 24 février 1960, et les poissons étaient déjà pleinement adultes. Une seconde population fut découverte par la suite dans une petite mare sur la frontière internationale à la localité Pumbe picket [Krüger National Parc - Afrique du Sud]. Celle-ci représente les seules mentions de populations de N.orthonotus vivant à l'état naturel dans le Krüger National Parc, et au Transvaal. Ils sont néanmoins également connus de mares [pans] dans le nord du Zululand, et des basses terres du sud du Mozambique (U. de V. Pienaar, 1978).

Selon U. de V. Pienaar (1978), "les mares que l'on trouve à la frontière est du Krüger National Parc ne retiennent l'eau que durant les quelques mois de la saison des pluies seulement et s'assèchent complètement par la suite. Occasionnellement elles ne se remplissent pas du tout, et elles dépassent à peine la profondeur d'un mètre. Les dépressions se remplissent d'habitude avec les premières pluies diluviennes de l'été austral en novembre ou décembre. Les visites suivantes effectuées en février ont démontré qu'en cette période déjà, les alevins nouvellement éclos avaient atteint la taille adulte. Le pH de l'eau était ici de 6,7, donc considérablement plus acide que les eaux dans les rivières et les mares ailleurs dans le Parc. Une analyse de l'eau donna les résultats suivants: Solides en parties par million - 145 (c-à-d. 38 parts de Sodium, 7 parts de Calcium, 6 parts de Magnésium, substances causant la dureté temporaire 2,3, chlorides 59, sulfates 2, bicarbonates 4 et fluorides 0,25). Les mares possèdent un substrat boueux d'argile noire profond, dérivé de rhyolite".

"Durant les saisons d'été de 1963-64 et de 1966-67, et par la suite durant la période 1971-1978, des inondations sévères recouvrèrent la zone où l'habitat de N.orthonotus était située. Suite aux quantités importantes des eaux de ruissellement un érosion considérable de la couche de terre superficielle était apparente dans cette zone. La petite rivière de Mtomene s'écoulait rapidement, et les eaux d'inondation atteignirent finalement les affluents plus larges de la rivière Nwanedzi, drainant les plaines du Lebombo dans cette région. D'autres espèces, tel le poisson chat Clarias gariepinus et plusieurs petits espèces de barbés [B. trimaculatus, B.toppini et B.(Beirabarbus) radiatus] migrèrent en amont de ces affluents et envahirent finalement l'habitat de Nothobranchius. Des craintes furent exprimées concernant la survie de cette population isolée, plus particulièrement par ce que aucun killi ne fut retrouvé durant certaines de ces périodes critiques" (U. de V. Pienaar, 1978).

"Il semblerait que ces poissons disposent d'un mécanisme ingénieux de survie assurant que la population ne se fasse pas éliminé par des catastrophes naturelles comme celles mentionnées ci-dessus. .... Il semblerait également que les oeufs n'éclosent pas lorsque le pH et la salinité de l'eau dans les mares ne s'assèche pas complètement avant que le cycle de vie du poisson ne soit achevé. Dans des situations où le niveau de la mare n'atteindrait pas un niveau de sécurité minimal, ou lorsque seulement la couche superficielle de boue serait mouillée, les oeufs n'éclosent pas. Si la température de l'eau est trop élevée, les oeufs n'écloront pas non plus. Que certains de ces mécanismes sont fonctionnels fut démontré par le fait que N.orthonotus fut à nouveau trouvé en nombre dans les mares de Mtomene durant la période de l'été austral de 1964-65" et celles durant les mauvaises inondations du début des années soixante-dix (U. de V. Pienaar; 1968, 1978).

U. de V. Pienaar (1978) mentionne également que "le 20 avril 1975, un certain nombre de N.orthonotus furent capturés dans les mares en aval de l'habitat du Mtomene et furent relâchés dans la mare [pan] à Pumbe beacon et dans une mare dans la zone des eaux de source de Nhlangulene spruit dans la section de Nwanedzi. A une date ultérieure, le 26 avril 1976 environ 80 de ces poissons rares furent capturés dans le pan de Pumbe picket et héliportées vers le nord dans le sandveld [terres sablonneuses] de Nyandu où 15-20 furent relâchés dans les deux mares [pans] de Nwambiya et quelque vingt autres 20 dans le pan de Machayi [Figure 3]. Des recherches menées par la suite en mars 1977 et février 1978 confirmèrent la colonisation fructueuse des deux pans de Nwambiya et les poissons capturés étaient très large [80-90 mm de long] et en excellente condition" (U. de V. Pienaar, 1978).

Selon U. de V. Pienaar (1978), le régime alimentaire de ces poissons se compose principalement de larves de moustiques, et de petits crustacés et divers petits organismes aquatiques.

 

Figure 3: Habitats original et nouveaux de N. orthonotus dans le Krüger National Parc - Afrique du sud - [d'après U.de V. Pienaar, 1978]

 

P. la Hausse de Lalouvière (1986) mentionne que Kok et Walley (1978) observèrent N.orthonotus, considéré représenter une espèce vulnérable par Skelton (1977), de deux zones dans les plaines d'inondation de la rivière Pongolo; du nord-ouest [Ndumu Game Reserve] et du sud-est [Nhlanjane et Ngwema]. Malgré d'intenses échantillonnages dans les mares du Ndumu Game Reserve, dans la mare Ngwema et dans le lac Nhlanjane, aucun spécimen n'y fut trouve entre 1982 et 1985. Des mares éphémères distribuées dans les plaines d'inondations furent pêchées durant cette période, la plupart du temps sans succès. Néanmoins, quatre mares éphémères situées dans le sud-est de la zone des plaines d'inondation, proche de Madonela [27°21'S-23°16'E] au lac lake Nhlanjane, abritèrent N.orthonotus [Tableau 1].

Tableau 1: Sites de collecte de N.orthonotus [d'après P. la Hausse de Lalouvière, 1986].

Localité

Distance de Madonela
[27°21'S - 32°16'E]

Date

Rusi Nombre

(Numéro d'acquisition du
Smith Institut)

Nomathasa

5,5 km N

17 Dec.83

24245,25042,25151,20580

05 Jan.84

-

28 Feb.84

20581

16 Apr.85

-

Engulubeni

17,0 km N

17 Dec.83

20583

08 Aug.84

24719

Empisini

12,5 km N

16 Apr.85

-

Okhayeni

6,1 km N

28 Feb.84

20582

Engodwini

13,5 km OSO

18 Dec 83

24307

Inconnu (apparemment un
affluent de la rivière
Pongolo,
6 km à l'est de
Jozini)

17,5 km SO

Dec. 83

-

 

Des spécimens de N.orthonotus furent également trouvés dans le Engodwini [Mlambo], un affluent du lac Mayazela [27°23'S - 32°08'E]. Mayazela est situé 8,5 km au NE de Jozini et 13,5 km à l'ouest-sud-ouest de Madonela et se trouve à l'ouest de la rivière Pongolo. En décembre 1983, J. Vermaak (comm. pers. à P. la Hausse de Lalouvière) trouva également N.orthonotus dans une petite mare adjacente à un caniveau le long de la route de Jozini à Madonela, proche de la Ferme expérimentale de Makatini. La plupart des spécimens sont conservés au JBL Smith Institut d'Ichtyologie (P. la Hausse de Lalouvière, 1986).

"La distribution de N.orthonotus dans les plaines d'inondations de la rivière Pongolo, un partie de la quelle est actuellement mise en valeur par une agriculture commerciale, semble se présenter sous forme de nuées. Son absence de sites précédemment échantillonnés n'exclut pas une distribution plus vaste dans la région. Sa stratégie de reproduction comprenant une diapause embryonnaire et l'exigence des oeufs d'un assèchement avant éclosion (Jubb, 1981) pourraient être responsable de l'apparition erratique dans diverses localités" (P. la Hausse de Lalouvière, 1986).

En 1990, R. Kyle mentionne différentes références bibliographiques sur la présence du killi tachetés N. orthonotus dans la Réserve faunistique de Ndumu par Crass 1964, Kok et Walley 1978, Bruton et Kok 1980, La Hausse de Lalouvière 1986 et Skelton 1987. Il mentionne également que, dans la mesure qu'il a pu l'établir, toutes ces publications réfèrent à la seule collection de J.E.W. Dixon au début 1964 dans laquelle la localité est donnée comme les plaines d'inondations de la rivière Pongolo dans l'enceinte de la réserve. Coke (comm. pers. à Kyle) donna la localité exacte comme les eaux de source de la mare du Nyamithi Pan. Depuis cette première collecte, aucun autre spécimen n'avait plus été rapporté de l'intérieur de la réservé de Ndumu malgré d'intenses recherches sur une longue période (Pooley, 1975; La Hausse de Lalouvière, 1986). R. Kyle rapporta que ceci mis en cause la véracité même de la collection originale (Kok, 1980) et que de plus ceci avait d'importantes implications quant au statut de conservation de l'espèce.

Kyle (1990) rapporta que le 3 avril 1989, plusieurs spécimens de N.orthonotus furent capturés dans une petite mare résiduelle isolée dans un lit de rivière à l'ouest de la réserve faunistique de Ndumu. Durant une collecte ultérieure, le 5 avril 1989, de nombreux spécimens [longueur totale de 18-63 mm] furent découverts dans plusieurs mares résiduelles isolées situées approximativement le long des deux derniers kilomètres du lit de la rivière, qui s'écoule du sud-ouest dans le marais à hauteur de N.R.C. Camp. "Les semaines précédentes, seul de faibles précipitations avaient été observées au bureau de la réserve mais il y avait dans la zone d'étude de fortes évidences de pluies importantes récentes. A une seule exception (la Hausse de Lalouvière, 1986) toutes les découvertes antérieures faites au Natal proviennent de mares éphémères et non de rivières. Il est possible que N.orthonotus fréquente principalement les mares temporaires adjacentes à cette rivière mais qu'en cette occasion, ils furent emportés vers la rivière pendant de fortes pluies. Cette hypothèse pourrait expliquer le manque d'observations antérieures, malgré que la rivière coule régulièrement chaque année. Aucune autre espèce de poisson ne fut trouvée dans ces mares. En général, cette espèce se retrouve là où aucune autre espèce ne se rencontre (Skelton, 1987) alors qu'elle fut trouvée en novembre 1988 dans une mare le long de la route près du Balamhlanga pan dans les plaines d'inondation du Pongolo en compagnie de Oreochromis mossambicus et de Barbus paludinosus"(Kyle, 1990). L'observation de N.orthonotus dans la réserve de Ndumu permet de confirmer sa présence dans la réserve et donne une localité précise. L'observation précédente était vague et mentionné les plaines d'inondations du Pongolo alors que cette observation ci est la première de la périphérie de la plaine d'inondation de l'Usuthu. (Kyle, 1990).

Kyle rapporta que le 23 octobre, 1987, la réunion d'aménagement du Tembe Elephant Parc décida d'introduire N.orthonotus dans le Parc (Kyle, 1993): "Le jour suivant 100 de ces poissons [20 - 35 mm Longueur Totale] furent capturés dans une mare temporaire [27°24'15" S - 32°12'00" E] adjacente au Balamhlanga Pan, qui se situe environ 10 km au nord-est de Jozini. Ils furent conduits directement vers Tembe et relâchés dans le système du Mahlasela Pan dans une petite mare isolée [27°03'40" S - 32°27'08" E] juste à l'intérieur de la limite sud du parc, 3-km à l'est de Sihangwana Camp. Les poissons furent capturés en faisant usage d'une épuisette en tissu faite à la main et ils furent transportés dans deux boites isothermes en plastique [60 x 30 cm] dans 3 cm d'eau. L'entière opération pris environ deux heures et aucun poisson ne mourut durant le transit ou n'apparut être affecté par le stress" (Kyle, 1993).

Selon Kyle (1993), "les Mahlasela Pans sont une série de mares temporaires dans une zone sablonneuse. Bien que situées près du marais de Mosi, ils n'y a aucun contact de surface avec aucun autre système de drainage, même pas durant d'importantes précipitations. Malgré d'intenses recherches, aucun poisson n'avait précédemment été trouvé dans les Mahlasela Pans et N.orthonotus n'avait pas encore été rapporté d'aucun autre endroit dans le Tembe Elephant Parc. A l'origine, l'introduction était de nature expérimentale car il apparaissait souhaitable d'établir N.orthonotus dans des endroits plus protégés. Le site d'introduction comprenait une mare isolée d'environ 70 x 20 m de sorte que, s'il s'avérait nécessaire par la suite, le poisson aurait pu y être anéanti".

Kyle (1993) échantillonna le Mahlasela Pan le 14 novembre 1987 lorsque 11 killi d'une longueur de 50-65 mm LT furent capturés et relâchés. Durant un autre échantillonnage le 22 décembre aucun poisson ne fut plus trouvé. Le 18 novembre 1988 le pan fut à nouveau visité et après quelques instants sept N.orthonotus matures furent capturés. Considérant que la mare s'était asséchée et à nouveau remplie d'eau dans l'intervalle des échantillons, la présence de killi vivants en 1988 indique que la translocation du poisson fut réussie et qu'il s'était reproduit avec succès.

Kyle (1993) rapporte en outre que Skelton (1987) considéra N.orthonotus comme rare et menacé en Afrique du Sud, et que "dans le Krüger National Parc il avait été transloqué avec succès à plusieurs occasions depuis 1975 (U. de Pienaar, 1978). De Moor et Bruton (1988) rapportèrent que l'espèce vit d'habitude dans des mares temporaires à la périphérie de système de drainage, ces localités étant d'habitude isolées de ligne de drainage de surface. Ils suggérèrent également que la translocation de cette espèce était probablement souhaitable du fait de son état de rareté, mais mirent en garde protéger l'intégrité de l'ensemble génétique. La principale raison pour cette introduction dans le Tembe Elephant Parc était le fait que presque l'entièreté de la zone de distribution de cette espèce autour des plaines d'inondation du Pongolo était sous la menace directe d'un grand plan d'irrigation des terres (Woodburn comm. pers. à Kyle) et de l'agriculture commerciale (La Hausse de Lalouvière, 1987). Il y avait également des projets pour asperger le Balamhlanga Pan avec un produit larvicide contre les moustiques (Short comm. pers. à Kyle). La survie de cette espèce dans le système du Pongolo était donc devenue incertaine. Le succès de cette introduction indiquèrent qu'il y avait plusieurs colonies dans la réserve faunistique au Maputaland, outre celles rapportées de la réserve de Ndumu dans les années 1960 (Crass, 1964) et qui furent confirmées par Kyle en 1990".

L"Atlas of Killifish" de J.J. Scheel donne une vague description des sites naturels de collecte de cette espèce. Elle se retrouve dans le Krüger National Parc [forme rouge] ainsi que dans les plaines d'inondations des rivières Mkuze et Pongola [forme bleue]. A trois différentes reprises, Wood visita en 1983 la zone du Pongola-Mkuze mais ne put recapturer cette espèce. Apparemment, cinq mois plus tôt, J.Vermaak retrouva l'espèce dans cette même zone.

Selon Bowmaker et al. (1978), N.orthonotus se rencontrerait dans les rivières Buzi et Pungwe, la rivière Limpopo, les rivières du Natal au sud du Pongolo jusqu'à la rivière Umtamvuma, les rivières Pongolo et Incomati, les rivières Sabi et Lundi et le système du bas Zambèze.

En 1991, Watters et Harry Woodsford récoltèrent N.orthonotus MW 91/8 dans le sud du Malawi (Watters, 1999).

Description

Selon Wildekamp (1977) et Jubb (1978), plusieurs populations de cette espèce peuvent être trouvées, différant par la livrée. Jubb (1978) parle d'une espèce polytypique [avec plusieurs types].

Dans les environs de Beira, Mozambique, N.kuhntae est presque toujours retrouvé en compagnie de N.rachovii. Selon Scheel (1990), Seegers & Wildekamp (1983) il pourrait s'avérer que N.kuhntae ne constitue pas une espèce valide mais représente plutôt une forme locale de N.orthonotus. N.orthonotus est plutôt commun en Afrique australe et se trouve remplacé en Tanzania par N.melanospilus et plus vers le nord encore éventuellement par N.elongatus. Également sur l'île de Zanzibar, on peut trouver une grande espèce de Nothobranchius [N.melanospilus] vivant en synpatrie avec un plus petit [N.guentheri].

Selon U. de V. Pienaar (1978), les mâles adultes vivants du Krüger National Park sont bleu vert sombre brillant sur la surface dorsale avec une surface ventrale olive-or plus pale. Les nageoires dorsale et anale ont des bords mauve ou indigo profond et des taches couleur magenta. Les rayons de la nageoire anale sont marron sombre, et les écailles latérales sont bordées de marron avec des taches distinctes le long de leurs bords postérieurs. L'iris de l'oeil est couleur or et l'opercule tacheté de rouge foncé. Chez les femelles de la population du Krüger National Park les nageoires dorsale et anale sont olive or avec des bord bleutés et des taches brunes.

Selon Jubb (1975), la description générale de N.orthonotus peu être donnée comme suit:

Écailles: bordées de couleur marron à rouge brun; le centre des écailles bleu ciel, turquoise à vert réfléchissant, l'intensité des couleurs du corps dépend largement des circonstances ainsi des spécimens sauvages stressés sont souvent bien pales;

Nageoire dorsale: la membrane a une couleur olive avec de nombreux petites taches rouges ou rouge brunes et des bandes transversales; l'extrémité de la nageoire est sombre et souvent bordée de blanc;

Nageoire caudale: la membrane est couleur olive sombre avec des taches rouges ou rouge brunes. Chez certains spécimens les rayons de la nageoire près de la base de la caudale sont également rouge ou rougeâtre brun;

Nageoire anale: la membrane est olive pale avec de nombreuses petites taches magenta ou rouge brunes et des bandes transversales. L'extrémité de la nageoire est mauve ou noire avec un bord blanc;

Nageoires ventrales: petites avec des taches rouges ou rouge brunes;

Nageoires pectorales: Transparentes et membrane olive avec extrémité de la nageoire striée de rouge ou rouge brun;

Surface ventrale: dorée avec de nombreux petits points rouges ou rouge bruns vers la région caudale;

L'oeil: L'iris est couleur or avec une bande verticale sombre traversant l'oeil. Chez les mâles adultes l'oeil est petit, le diamètre allant environ 5 fois dans la longueur de la tête;

Opercule et préopercule: Bleu ciel réfléchissant ou verdâtre avec des taches éparpillées mais proéminentes rouges ou rougeâtre brunes sur les joues et l'opercule, le bord ventral de l'opercule étant noir. Les taches mentionnées plus haut constituent une caractéristique proéminente et restent visible bien longtemps après que les autres couleurs du corps aient pali. C'est ce patron de taches qui pourrait avoir incité Peters à employer le nom spécifique de maculata dans sa description de 1855;

Livrée des femelles: Les femelles de Nothobranchius orthonotus sont généralement plus petites que les mâles. Elle ont une couleur uniforme olive pale sans taches sombres sur la partie postérieure du corps. Ceci est très important à mémoriser car dans les environs de Beira, Mozambique, une autre espèce de Nothobranchius fut collectée, plus brillamment colorée chez les mâles mais les femelles ont clairement des taches sur la partie caudale et sur les nageoires impaires. Cette espèce fut assigné le nom de Nothobranchius kuhntae (Ahl, 1926);

Relations

N.vosseleri diffère de N.orthonotus par une tête plus courte (27.4-31.5 % SL, vs. 29.9-33.0), une longueur prédorsale plus grande (56.2-67.7 % SL, vs. 57.7-62.9), une distance préanale plus courte (52.9-65.4 % SL, vs. 59.0-66.6), moins de rayons à la dorsale (14-16, vs. 16-18), moins d'écailles dans la ligne médio-latérale (25-31, vs. 31-33), et la livrée chez les mâles (chez N.orthonotus, dominée par un patron de taches rouges sombres sur la tête) (Wildekamp et al., 1998).

Le statut taxonomique des populations de Nothobranchius trouvées entre le delta du Zambezi et le bassin de la rivière Ruvuma dans le sud-est de la Tanzanie est actuellement peu clair et elles pourraient représenter une ou plusieurs espèces non encore décrites apparentées soit à N.orthonotus soit à N.melanospilus.

Maintenance & reproduction

Avec cette espèces, les aquariophiles disposent d'un poisson qui peut facilement être maintenu dans un aquarium de compagnie. Cependant, les vieux mâles peuvent devenir parfois plutôt agressifs envers leurs congénères. Ce poisson ne demande aucun traitement particulier pour sa maintenance pourvu que les situations extrêmes soient évitées (Wildekamp, 1977).

La reproduction de ces poissons annuels n'est pas trop difficile et peut déjà s'effectuer dans un volume de 10-15 litres (Him, 1995). Le substrat de ponte [tourbe en paillettes bien rincée] est soit distribué sur l'entière surface du fond ou maintenu concentrée dans un pots en plastique avec couvercle dans lequel une ouverture d'environ 10-cm de diamètre a été découpé. Les poissons pondront leur 1,25 mm oeufs dans ce substrat sombre et douillet. Après 7-14 jours de ponte, le substrat contenant les oeufs est retiré et légèrement pressé dans la paume de la main. On le laisse ensuite sécher durant 1 à 2 jours supplémentaires. La tourbe humide, mais non mouillée, est alors déversée dans un sachet en plastique que l'on ferme. En fermant la sachet il convient de s'assurer que suffisamment d'air soit également enfermé dans le sachet. Le sachet est alors mis de côté pour la période d'incubation requise pour l'espèce. La durée d'incubation ne devrait pas être inférieure à 5 mois.

Him (1995) mentionne une durée d'incubation de 5 à 7 mois. A l'autre extrême, Watters (1999) quant à lui, rapporte qu'il fit éclore avec succès des oeufs de N.orthonotus MW 91/8 3 ans, 5 mois et 2 semaines après la ponte. Il trouva un bon nombre d'oeufs 'oeillé' et d'oeufs encore transparents dans le sachet contenant la plus vieille ponte qu'il possédait encore. La seconde ponte la plus ancienne avait 3 ans, 4 mois et contenait encore plus d'oeufs, aussi bien transparents [non développés] qu''oeillés'. Il mentionne en outre qu'il fait éclore régulièrement des oeufs de N.orthonotus, N.furzeri, N.rachovii, N. sp. Hoba, N. sp. Liwonde, après des période d'incubation de 1-2 ans, mais que le cas de N.orthonotus MW 91/8 avait battu l'ancien record qui avait obtenu avec N.rachovii KNP black [qu'il fit éclore avec succès après 3 ans, 3 mois et 2 semaines de repos]. Les deux sachets en question n'avaient jamais auparavant été humidifier ni avaient-ils été ouvert durant l'entièreté de la période d'entreposage. La température d'incubation était maintenue à 25°C.

L'éclosion des alevins se passe dans une eau fraîche [18-20°C.] et âgée, aussi bien alcaline que légèrement acide, mais de préférence de la même composition que l'eau de ponte. La hauteur de l'eau au moment de l'éclosion peut facilement atteindre jusqu'à 4-5 cm. Les alevins, après avoir remplis leur vessie natatoire, sont en mesure de manger immédiatement des nauplies fraîchement écloses d'Artemia et peuvent atteindre sous des conditions optimales la maturité sexuelle après seulement 2 mois. Les alevins paraissent être vulnérables aux mauvaises conditions de l'eau et nécessitent des changement partiels mais fréquents d'une partie de l'eau.

Him (1995) rapporta un rapport des sexes pouvant aller de plus de mâles à un rapport de 50%.

Littérature