Nothobranchius palmqvisti (Lönnberg, 1907)
Dernière mise à jour 29-12-99
palmqvisti
: Adjectif latinisé établi en l'honneur de G. Palmqvist, pourvoyeur de fonds de l'expédition Kilimanjaro-Mweru.Description première
Lönnberg
, E. (1907): "Sjöstedts Kilimandjaro-Meru Expedition 5., Fishes" - Wissenschaftliche Ergebnisse der Schwedischen Zoologischen Expedition Kilimandjaro-Meru, Stockholm, 1907.N.palmqvisti
fut décrit pour la première fois en 1907 sur la base de spécimens récoltés dans les environs de Tanga par le Dr. Y. Sjöstedt durant une expédition vers les Monts Mweru et Kilimanjaro (Wildekamp, 1977).Terra Typica
Le Dr.
Y. Sjöstedt rapporta le lieux de collecte original comme étant une plantation inondée de cacao à Tanga, nord-est de la Tanzanie (Jubb, 1981).Données méristiques
D= 14-16(
Jubb, 1981); A= 15-17(Jubb, 1981)L'origine de la nageoire dorsale se situe au dessus ou légèrement en arrière de l'origine de la nageoire anale. L'insertion de la nageoire dorsale se situe approximativement au milieu entre l'origine des rayons centraux de la nageoire caudale et le bord postérieur de l'orbite (
Jubb, 1981). Il y a 28-30 (Jubb, 1981), 27-28 (+3-4) (Wildekamp, 1979) écailles le long de la ligne longitudinale latérale et 24-28 (Jubb, 1981) écailles autour du corps juste en avant des nageoires ventrales. Il y a 3 rangées d'écailles sous les yeux (Jubb, 1981).La bouche est large et dirigée vers le haut. Les dents sont arrangées en plusieurs rangées contenant aussi bien des dents larges, coniques et fortement pointues que de petites dents éparpillées (
Jubb, 1981).Karyotype: ?
Synonymes
En 1915,
Boulenger changea le nom en N.palmquistii, mais selon les règles de la Nomenclature Zoologique Internationale ceci n'est pas autorisé et l'espèce de Lönnberg se nomme donc correctement N.palmqvisti (Jubb, 1981).N.palmqvisti
a longtemps été connu sous l'appellation de N. spec. "Tanzanie". La population qui portait ce nom fut découverte par Leaky près de Pangani/Tanzanie le long de la route vers Tanga. Comme cette espèce correspond à de description première de Lönnberg et considérant que la localité se trouve près du Terra Typica de l'espèce, elle devrait représenter le véritable N.palmqvisti.Durant les années soixante, une espèce importée en 1957 de
Soga, à l'ouest de Dar-es-Salaam, fut distribuée sous le nom de N.palmqvisti. Cette dernière population n'est cependant pas identique au véritable N.palmqvisti mais appartient à une espèce décrite par la suite, en 1979, par Wildekamp & Berkenkamp comme N.foerschi qui elle-même était connue sous le nom de N. spec. "Dar-es-Salaam" (Wildekamp, 1979).Spécimens type
Taille
Les mâles peuvent atteindre une longueur totale de 5,5 à 6-cm, les femelles peuvent atteindre la même longueur mais restent en général plus petites.
Code
PAL
Distribution & Biotope
L'aire de distribution de
N.palmqvisti comprend les basses plaines côtières du nord-est de la Tanzanie et du sud-est du Kenya. L'espèce se retrouve dans les zones d'inondation et dans les marais et, dans diverses localités, elle fut trouvée vivant conjointement avec un "N.guentheri", qui, après une identification correcte effectuée par Wildekamp, correspond en réalité à N.melanospilus (Wildekamp, 1979).Wildekamp
et al. (1998) notèrent que l'existence en synpatrie dans les plaines côtières de N.palmqvisti et de N.melanospilus avait déjà été rapporté par Goldstein (1972) d'après des poissons récoltés près de Pangani [Tanzanie] en 1963 par J. H. E. Leaky et de poissons récoltés près de Ramisi [Kenya] par Brown & Brown (1991).A l'exception de la rivière
Pangani, toutes les rivières côtières du nord-est de la Tanzanie émergent de chaînes montagneuses côtières suivant la ligne de la côte. La rivière Ruvu as sa source dans les montagnes Uluguru, la rivière Wami dans les montagnes du Nguru, de Rubeho et de l'Ukaguru, et la rivière Umba dans les chaînes montagneuses de l'Usambara. La rivière Pangani a sa source près des Monts Mweru et Kilimanjaro et, dans sa course vers l'océan, elle draine les eaux des chaînes montagneuses de Pare et de l'Usambara, et, en périodes de pluies abondantes, également les eaux des plaines Masaï. La végétation de cette zone consiste principalement de buissons d'épineux, de savane buissonneuse et de forêt de Miombo qui, en de nombreux endroits, a disparu au détriment d'une agriculture agressive. A l'ouest de Tanga, les plantations de sisal occupent également de vastes zones. La pluviométrie annuelle dans cette zone varie de 800 à 1 000-mm.
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Figure 1: Profils météorologiques du Kenya et de la Tanzanie |
Présence dans le sud-est du Kenya
En 1978,
E. Holler découvrit N.melanospilus au sud de la rivière Ramisi, dans le sud-est du Kenya, proche de Mrima, Kikoneni et de Kanoneni. N.melanospilus se distingue des autres Nothobranchius par la présence chez les femelles de taches noires sur la partie postérieure du corps ainsi que sur les nageoires impaires (Wildekamp, 1982). Près de Kanoneni et de Mrima, E. Holler découvrit N.palmqvisti vivant en syntopie avec N.melanospilus. N.palmqvisti est une espèce plus petite et plus robuste. Elle peut facilement se distinguer par un patron typique de lignes irrégulières obliques sur les nageoires dorsales et anales. Cette composition mena Wildekamp (1982) a considérer que la partie sud-est des basses plaines côtières Kenyanes possédaient une faune de Nothobranchius fort similaire à celle des basses plaines côtières Tanzaniennes, où N.melanospilus présente une aire de distribution beaucoup plus vaste, au nord du delta de la rivière Rufiji et où N.palmqvisti se trouve aux alentours de Tanga et, vers le sud, jusqu'à la rivière Pangani. Il semblerait que la rivière Ramisi au Kenya joue le rôle de barrière naturelle limitant l'expansion de l'espèce vers le nord (Wildekamp, 1982).
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Figure 2: Distribution de N.palmqvisti dans le sud-est du Kenya. |
En Juin Juillet 1983,
Manfred Forstner et Manfred et Brigitte Willert entreprirent un voyage au Kenya. Leur base d'opération était Mombasa. De là ils effectuèrent différentes expéditions. En direction du sud, vers la frontière Tanzanienne, ils collectèrent un mâle N.palmqvisti de 6-cm de long.En 1989,
Alan et Barbara Brown collectèrent N.palmqvisti dans un caniveau situé à l'est de la route A14, au sud de Mombasa vers Lunga Lunga, juste 6,3 km au sud de la sucrerie abandonnée de Ramisi [localité 4/89]. Ce caniveau passa sous la route et se termina dans une grande mare du côté est de la route. Les caractéristiques de l'eau à cet emplacement étaient: pH 6,8; DH< 1; nitrates: 0,05; température de l'eau 26°C et de l'air 24°C. Comme autre poisson d'accompagnement ils récoltèrent également N.melanospilus (Brown & Brown, 1991).
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Figure 3: Lieux de collecte de N.palmqvisti au Kenya et en Tanzanie |
Présence dans le nord-est de la Tanzanie
N.palmqvisti
fut récolté en Tanzanie près de Tanga [=Terra Typica], Amboni et Pangani.In 1994, durant un voyage qui le mena vers le nord de la
Tanzanie, Seegers récolta N.palmqvisti [TZ 94/7] et N.melanospilus, 14 kilomètres au nord-ouest de Pangani à la localité TZ 94/7.En juin 1995,
Wildekamp, Sainthouse & Watters récoltèrent également N.palmqvisti de près de la localité où Seegers avait précédemment récolté en 1994 [TZ 94/7]. Ils notèrent la localité mais ne retinrent pas de poissons de cette localité (Sainthouse, 1996). Citant Sainthouse (1996), "Plus loin sur la route [de Tanga vers la frontière du Kenya], à Gezani, nous avons collecté une population attrayante de N.palmqvisti. Étonnement, ces derniers se trouvèrent dans un profond caniveau de la route. Ils furent introduits comme N.palmqvisti Gezani TAN95/16". Durant ce même voyage, ils trouvèrent également N.palmqvisti au sud de Tanga, sur la route vers Pangani. Endéans les premiers 10-kilomètres ils trouvèrent N.palmqvisti en divers endroits mais ne les retinrent pas. A Pangani, ils décidèrent de prendre la route triangulaire menant à nouveau vers Tanga. Ils prirent la route menant vers Muheza et à un endroit de cette route [à 3-km au sud-est de Muheza], ils trouvèrent une autre population de N.palmqvisti, qu'ils ne retinrent pas non plus (Sainthouse, 1996).En Mai 1998,
Larsen, Agnew, Rosenstock et Watters voulurent inspecter la steppe de l'Umba steppe au nord-ouest de Tanga. Près de Machimboni [localité TAN 98/2], ils récoltèrent quelques N.melanospilus vivant en synpatrie avec N.palmqvisti. Cependant, tous les N.palmqvisti étaient affectés par une maladie et des 12 couples qu'ils récoltèrent, seul un mâle et 3 femelles étaient toujours en vie lorsque l'équipe quitta la Tanzanie. A l'opposé, tous les N.melanospilus de cette localité étaient en bonne santé et purent être ramené. Néanmoins, du fait qu'il y avait encore trop d'eau, l'équipe ne pu traverser la rivière Umba et du rentrer sur Tanga (Larsen, 1999).Dans les zones côtières de la rivière
Pangani N.palmqvisti et N.melanospilus sont relativement communs (Wildekamp et al., 1998). Ces auteurs furent en mesure de confirmer la présence de N.palmqvisti à l'ouest, jusqu'à 3-km au sud-est de Muheza, dans le nord à Gezani, au nord de Tanga, et dans diverses autres localités entre Tanga et Pangani. Tous ces lieux de collecte sont situés dans les basses plaines côtières. Bien qu'il ne soit pas surprenant de trouver plus d'une espèce de Nothobranchius partageant un même habitat, la présence conjointe de N.vosseleri et de N.palmqvisti n'a pu encore être observée. Les chutes de la rivière Pangani [au sud-est de Hale] pourraient éventuellement jouer le rôle de barrière physico-écologique entre les zones de distributions de N.vosseleri et de N.palmqvisti, la première vivant en amont des chutes (Wildekamp et al., 1998). La présence synpatrique de N.vosseleri et de N.melanospilus n'a également pas été observé par Wildekamp et al. (1998). Bien que N.melanospilus ait été récolté en 1969 par Gould dans une mare proche de Korogwe, accidentellement connectée à la rivière Pangani et rapporté par Bailley (1972) comme étant N.guentheri [les spécimens de Gould furent à nouveau examinés par Wildekamp et al. (1998) et furent à nouveau identifiés comme N.melanospilus] (Wildekamp et al., 1998).Historique
N.palmqvisti
fut décrit en 1907 sur la base de spécimens récoltés dans les environs de Tanga par le Dr. Y. Sjöstedt durant une expédition des Monts Mweru et Kilimanjaro. Lönnberg indique dans sa description première que la couleur rouge de la nageoire caudale pouvait aussi être trouvé sous forme de taches et de lignes dans les nageoires anale et dorsale, qui en outre présentaient des lignes jaunâtres irrégulières (Wildekamp, 1977).Wildekamp
(1977) rapporte que selon Scheel, la société Fma Tropicarium [Frankfurt/Allemagne] importa en 1957 un Nothobranchius sous le nom de "N.palmqvisti". Cette espèce fut largement distribuée dans le hobby. Le lieux de collecte original était inconnu, mais l'espèce provenait fort probablement de quelque part au nord de dar-es-Salaam car cette forme correspondait aux spécimens récoltés par J. H. E. Leaky dans des mares situées dans une plantation de sisal au nord de cette ville. Leaky récolta également dans une zone marécageuse située entre Tanga et Pangani, 5-miles au nord de Pangani, une forme correspondant fortement à la description de N. palmqvisti faite par Lönnberg; spécialement en ce qui concerne la description de la livrée et le patron des dessins sur les nageoires dorsales et anales. Considérant que le site de collecte se trouvait proche de la Terra Typica de N.palmqvisti et que les deux formes provenaient des basses plaines du bassin de la rivière Pangani et qu'elles présentaient une forte similitude dans la livrée, Wildekamp (1977) considéra que cette forme représentait le vrai N.palmqvisti. Parmi les aquariophiles, cette forme de N.palmqvisti se distribua sous l'appellation de N. spec. "Tanzanie", une appellation dérivée de N.palmqvisti "Tanganyika". Ce nom représente cependant encore une autre distorsion du nom N. palmqvisti "Tanga", sous lequel le poisson fut distribué aux États Unis par B. J. Turner (Wildekamp, 1977).Wildekamp
(1977) rapporte que des expériences de reproduction croisée effectuées par H. O. Berkenkamp démontrèrent que le N.palmqvisti de Tanga/Pangani et le "N.palmqvisti de près de dar-es-Salaam" [en réalité N.melanospilus] des aquariophiles n'étaient pas identiques. Des observations énoncées ci haut, il apparu évident à Wildekamp (1977) que seul la forme de Tanga/Pangani méritait l'appellation correcte de N.palmqvisti. L'espèce distribuée durant les années soixante dans le hobby sous le nom de N.palmqvisti, avait été importée en 1957 de Soga, à l'ouest de Dar-es-Salaam. Cette dernière population n'est pas identique au véritable N.palmqvisti mais appartient à une espèce qui fut décrite en 1979 par Wildekamp & Berkenkamp comme N.foerschi, qui fut elle-même également connue sous le nom de N. spec. "Dar-es-Salaam" (Wildekamp, 1979).En 1977,
Wildekamp pensa initialement que la description de N.vosseleri de 1924 faite par Ahl pouvait éventuellement être basée sur des spécimens de N.palmqvisti, du fait que la Terra Typica de ces spécimens se trouvait proche de Mombo, une localité à peine située à l'ouest de Tanga, et que la description de la livrée correspondait à celle de femelles de N.palmqvisti (Wildekamp, 1977).Dans le nord-est de la
Tanzanie et dans le sud-est du Kenya, Leaky recueillit entre Pangani et l'embouchure de la rivière Tana au Kenya deux formes qui correspondait à la forme N. palmqvisti mais avec des différences dans la morphologie, la livrée et le patron des dessins. 17-miles au nord de Malindi/Kenya il récolta une espèce qui fut distribuée parmi les aquariophiles sous le nom de N.neumanni (Hilgendorf, 1905). Cette dénomination de N. neumanni ne put cependant s'appliquer au matériel récolté par Leaky à Malindi car Hilgendorf avait déjà assigné ce nom à un poisson récolté par Neumann dans une mare marécageuse entre Tisso dans le nord Ugogo et Usandawi, environ 30-km au nord de la capitale Dodoma/Tanzanie. Ce lieux de collecte place N.neumanni plus proche de la forme plus continentale qu'est N. taeniopygus (Hilgendorf, 1891). En outre, la description de la livrée donnée par Hilgendorf de ses spécimens préservés ne ressemble que très peu à la forme de Malindi de Leaky, de sorte que ces deux espèces doivent être considérées comme distinctes (Wildekamp, 1977). Wildekamp décrivit plus tard ce N.neumanni de Leaky provenant de Malindi sous le nom de N.jubbi.De récentes collectes tendent à démontrer que
N.palmqvisti occupe une zone de distribution sur le continent couvrant les basses plaines côtières [sous le niveau des 1 000-m], du nord-est de la Tanzanie et du sud-est du Kenya. La zone basse entre Mombassa et dar-es-Salaam comprend les systèmes hydrographiques de la Ruvu et du Wami [dans lesquels N.palmqvisti n'est pas présent] et du Pangani, Umba et une multitude de petites rivières s'écoulant toutes vers l'Océan Indien. Plus vers le nord, cette espèce se voit remplacée par N. spec. "Malindi", l'ancien N. neumanni des aquariophiles, que Wildekamp identifia comme N.jubbi.Durant les longues recherches méticuleuses menées dans le cadre de l'identification correcte de l'identité réelle de
N.melanospilus et de N.guentheri, il devint de plus en plus évident aux yeux de Wildekamp (1977, 1981, 1982) que le nom de "N.guentheri" avait en réalité été appliqué à trois espèces distinctes mais pourtant valides (1) N.melanospilus (Pfeffer, 1896) ayant une vaste aire de distribution dans les plaines côtières du continent de la Tanzanie [au nord du delta de la rivière Rufiji] et du sud-est du Kenya, (2) N.guentheri est, pour autant que connu actuellement, limité à l'île de Zanzibar et (3) N.palmqvisti qui semble être limité aux basses plaines côtières du sud-est Kenyan et du nord-est Tanzanien.Wildekamp
(1977) rapporta également que E. Korthaus récolta sur l'île de Zanzibar un second phénotype de N.guentheri sans bande marginale noire dans la nageoire caudale. Elle pensa que cette forme sans bande marginale noire correspondait à N.palmqvisti. Scheel effectua des expériences de reproduction croisée entre le N.guentheri avec bande noire et le N.palmqvisti sans bande noire et obtint des hybrides entièrement fertiles. D'un autre côté, Wildekamp (1977) rapporte que des expériences de reproduction croisée effectuées par Th. Steinfort entre le véritable N.palmqvisti et N.guentheri ne donnèrent pas d'hybrides viables.Relations
Wildekamp
(1982) note que les espèces N.elongatus, N.jubbi et N.interruptus pourraient être considérées comme des "espèces frontalières" dans le sens de Huber (1980); formant un groupe d'espèces transitoires entre d'une part le groupe d'espèces N.melanospilus-N.palmqvisti habitant les basses plaines côtières du sud-est Kenyan [au sud de la rivière Ramisi] et du nord-est Tanzanien [Tanga & Pangani] et d'autre part le groupe d'espèces N.cyaneus et N.jubbi occupant les plaines côtières du nord-est Kenyan et Somalien et formant un groupe opposé d'espèces "bleues", apparentées ou égales à N.cyaneus, avec une plus vaste aire de dispersion dans le sud de la Somalie.Le groupe d'espèces
N.guentheri se compose d'espèces de taille maximale moyenne. Au sein du groupe d'espèces N.guentheri, Watters et al. (1998) considèrent l'existence de deux sous groupes apparentés. L'un de ces sous-groupes comprend N.albimarginatus, N.korthausae, N.eggersi, N.lourensi, et éventuellement une espèce encore non décrite provenant du système hydrographique de la Kilombero. Le second sous groupe au sein du complexe N.guentheri comprend N.annectens, N.guentheri and N.rubripinnis. Ce dernier sous groupe partage les synapomorphies d'une tache rouge sur l'opercule couvrant les branchies et un patron de bandes circulaires en forme de chevrons sur la partie postérieure du corps. Les synapomorphies d'une nageoire caudale rouge sans bande marginale noire et le patron en forme d'arc de cercle dans les nageoires dorsales et anales sont également partagées avec N.palmqvisti et N.patrizii, qui pourrait éventuellement également être inclus dans de second sous-groupe. Les femelles de toutes ces espèces présentent également des bandes circulaires grises sur le corps (Watters et al., 1998).Livrée
Lönnberg
indiqua dans sa description que la couleur rouge de la nageoire caudale pouvait également se retrouver sous forme de taches et de lignes dans les nageoires anale et dorsale qui en outre présentaient des lignes irrégulières jaunâtres. Jubb (1981) citant la description originale de Lönnberg: "Chaque écaille chez le mâle possède à son bord postérieur une bande rouge carmin et ces bandes sont reliées l'une à l'autre pour former des bandes rouges continues transversales, quelque peu ondulantes, en travers du corps, dans un nombre similaire au nombre de séries d'écailles transversales. Ces bandes sont moins intenses juste derrière la tête. La nageoire caudale est rouge vif, les nageoires anales et dorsales sont parsemées de taches rouge carmin en forme de lignes rouges sur les rayons, un peu moins intense sur la membrane mais interconnectées en bandes irrégulières au travers des nageoires. Les femelles sont uniformément colorées, probablement verdâtre sur le vivant, sans marques."Les mâles de
N.palmqvisti présentent sur le corps une couleur bleu vert réfléchissante, les écailles du corps sont bordées d'une étroite lisière rose brune. Sur la partie postérieure du corps, ces bords sont parfois plus larges créant un patron de bandes circulaires en forme de chevrons. La tête est bleu claire avec un patron rouge. L'iris de l'oeil est également bleu ciel. Les nageoires dorsales et anales sont bleu vert clair et fortement couvertes de lignes irrégulières obliques rouge brun. Ces lignes sont plus claires et plus larges sur l'anale que sur la dorsale. Dans certains cas, un fin bord marginal blanchâtre à jaunâtre peut également être observé. La nageoire caudal est rouge vif et sans bande marginale noire.Citant
Jubb (1981): "Les écailles chez les mâles matures ont des milieux réfléchissant vert turquoise avec un bord rouge formant une réticulation parfaite. Chez certains spécimens il y a des bandes transversales rouge proéminentes sur la partie postérieure du corps. La membrane de la nageoire dorsale est olive avec des taches rouge à rouge brique ou les taches forment des lignes irrégulières. Chez certains spécimens l'extrémité de la nageoire est blanche ou bleu pale. Depuis le pédoncule caudal jusqu'à l'extrémité de la nageoire caudale la couleur rouge vif domine. Chez certains spécimens, la pointe des rayons de la nageoire caudale sont noir. La membrane de la nageoire anal est olive avec des taches rouges ou des taches formant des lignes irrégulières sur l'entièreté de la nageoire. L'extrémité de la nageoire anale est rouge avec les pointes des rayons olive pâle. Les nageoires ventrales sont olive tacheté de rouge, leurs extrémités sont marquées de rouge. Les nageoires pectorales sont olive pâle bordées de bleu pâle. L'iris de l'oeil est turquoise bordé de couleur or. L'operculum est turquoise pâle avec un bord rouge chez certaines écailles, olive à doré sur la partie inférieure". Cependant, malgré la description détaillée donné ci-dessus, l'image qui devrait représenter N.palmqvisti dans le livre de 1981 de Jubb sur les "Nothobranchius" [page 6] ne représente pas N.palmqvisti mais plutôt N.foerschi, qui lui était antérieurement appelé N.palmqvisti.Les femelles sont gris olive pâle, la partie ventrale et la gorge argenté à blanchâtre. Toutes les nageoires sont transparentes. Sur le corps et les nageoires il n'y a souvent pas de dessins particuliers à noter.
Maintenance & Reproduction
N.palmqvisti
est en fait une espèce très facile à maintenir et à reproduire. A seulement 1,5 à 2 mois d'âge on peut déjà s'attendre à trouver les premiers oeufs [avec une nourriture abondante ceci peut même se produire dès 5 à 7 semaines]. Pour reproduire l'espèce avec un couple ou un trio [2 femelles pour 1 mâle], un petit aquarium de près de 5 à 10 litres est déjà plus que suffisant. Cependant, il est toujours préférable de procéder à la reproduction dans un bac plus grand [20-30 litres] et avec plusieurs couples, dans une rapport de 3 femelles pour 1 mâle, simultanément. Le fond de l'aquarium est d'habitude laissé vierge tandis que les paillettes de tourbe, préalablement bouillies et abondamment rincées, sont gardées dans un récipient d'une hauteur de 10-cm et ayant une ouverture de 10-cm de diamètre dans le couvercle. On peut cependant également couvrir le fond du bac d'une couche de tourbe d'une épaisseur de 1-cm. Alors que certains mâles s'engagent dans des combats, des démonstrations de forces et des poursuites, d'autres mèneront les femelles vers le substrat de ponte. Chaque semaine l'eau est partiellement remplacée en même temps que la tourbe contenant les oeufs. Les oeufs demandent en général un temps d'incubation minimal de 2,5 mois, en fonction de la température d'incubation. Durant la période d'incubation la tourbe doit rester légèrement humide. Lorsque l'iris des yeux des alevins devient visible au travers de l'enveloppe de l'oeuf, les oeufs développés et la couche de tourbe protectrice sont transférés de leur sachet en plastique vers un récipient d'un litre de contenance. De l'eau fraîche [18°C] et âgée est versée sur le contenu. Le substrat ainsi humidifié est assez fortement remué de sorte a faire couler les oeufs développés. Ensuite on laisse ce mélange reposer pendant 5 minutes. Les paillettes de tourbe qui au terme des 5 minutes flottent encore sont retirées manuellement. Le reste est versé dans un aquarium ou dans un récipient à grande surface. Après plusieurs heures les premiers alevins vont apparaître. Juste après l'éclosion, les alevins sont déjà en mesure de prendre les plus petites nauplies d'Artemia fraîchement écloses. Avec une nourriture abondante et variée et des changements partiels d'eau les alevins croissent rapidement.Tout comme chez le plupart des autres
Nothobranchius on peut souvent trouver des "oeufs en repos" qui ne développeront que plus tard, après plusieurs mois d'incubation. Il est dès lors recommandé de faire sécher, incuber et humidifier la tourbe à plusieurs reprises jusqu'au moment où tous les oeufs se seront développés et auront éclos. A chaque nouvelle immersion de la tourbe on pourra trouver de nouveaux alevins.N.palmqvisti
est une espèce d'aquarium facile mais comme la plupart des autres représentants du genre, ils ne forment pas l'occupant idéal pour des aquariums de groupement. Ils demandent en outre une nourriture variée et abondante et peuvent même parfois s'habituer à de la nourriture sèche en flocons.Littérature