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  Version n°2: Optique

de ON4LDZ

Mise en garde lors d'une utilisation au cours d'un orage !
Il est évident qu'un orage n'est pas un spectacle offert gratuitement par l'office du tourisme !!!
Les dommages occasionnés lors d'une telle activité sont nombreux et sont très souvent accompagnés de blessures, voire de mort lors de leur passage.
Il est dès lors utile de vous protéger un maximum, de suivre les règles de sécurité en vigueur lors de tels événements afin d'assurer votre sécurité.
Le montage tel que présenté ici n'attire pas la foudre. Il s'agit d'un simple dispositif captant la lumière ambiante et commandant un appareil photographique.
Toutefois, il va de soi que je décline toutes responsabilités quant à d'éventuels dégâts matériels et/ou corporels qui pourraient être occasionnés lors de l'utilisation de ce montage durant des activités orageuses. La prudence étant toujours de mise lors de n'importe quel orage, il ne tient qu'à vous d'utiliser ce matériel en vous  munissant de toutes les précautions nécessaires.

Pourquoi un détecteur d'éclairs ou de flash?
Les raisons qui m'ont poussé à réaliser ce montage sont multiples.
Tout d'abord, de par l'expérience du précédent montage, il s'est avéré que ce montage basé sur un détecteur radio, donnait de bons résultats dans au cas où l'orage était assez éloigné du lieu de la prise de vue (de 5 à 50 KM), mais était totalement inefficace si la zone orageuse est trop grande ou multiple, couvrant une surface de plusieurs dizaines de kilomètres de surface, trop d'éclairs sont détectés et dès lors peu de clichés sont valables.
D'autre part, l'utilisation de flash esclaves pour la macro est très souvent onéreuse, et en vue de faire de petites économies, un détecteur d'éclairs se prête parfaitement à la commande d'un ou plusieurs flash esclaves, vu que le principe reste le même: détecter un flash bref et provenant du flash maître.

Les recherches
J'ai effectué quelques recherches sur le net et magazines spécialisés de la photographie ainsi que l'électronique.
Les montages trouvés sont souvent semblables ou du moins se dirigent tous vers la même philosophie électronique.
Il existe bien évidement des dispositifs commerciaux, mais à des prix frôlant le vol et dont le fonctionnement n'est pas garanti.
La plupart des détecteurs de flash ou d'orages sont en général réalisés par des particuliers, qui comme moi, mettent à disposition de qui voudra des schémas et où l'aspect "pécunier" ne les intéressent pas.
Voici ce qui est le plus souvent proposé sur le net en ce qui concerne les détecteurs d'éclairs ou flash.

Par les fabricants

http://www.lightningtrigger.com/

Par les particuliers
http://www.solorb.com/elect/lightning/
http://www.astro.uni-bonn.de/~kbagschi/blitze.shtml
http://petroglyph.crestline.ca.us/Olympus/ld.htm

Quel capteur utiliser ?
Le principal problème auquel j'ai été confronté fut le capteur lumineux lui-même. Lequel utiliser ?
Il n'existe pas 36.000 technologies différentes pour les capteurs lumineux.
Les sites proposent bien souvent des descriptifs assez sommaires sur le type de capteur utilisé, soit on se trouve confronté à un numéro de référence de l'une ou l'autre organisation commerciale vendant des composants électroniques qui n'existent plus, soit des capteurs 'obselet' et dont leurs datasheet et équivalents actuels sont introuvables, inexistant ou difficiles à obtenir à l'unité.
Finalement, après de petites recherches, il en ressort 4 grandes catégories de capteurs.
La première est  un capteur passif qui n'est rien d'autre qu'une mini pile photovoltaïque et dont la surface n'excède pas 2 mm².
Les trois autres catégories font partie de la même famille, à savoir un capteur silicium ayant des comportements diode, transistor ou transistor darligthon.
Autre petit problème à résoudre, "quel type de capteur choisir pour détecter un flash visible" ou "de quoi un flash est-il spectralement composé"?
Plus de 99% des capteurs sur le marché sont prévus pour une sensibilité maximum dans la bande spectrale de infra-rouge (920nm).
Les capteurs dans la bande spectrale du visible sont assez rares et difficiles à obtenir chez l'épicier du coin. Après quelques essais avec un capteur IR, il s'est avéré malgré tout très sensible à une simple lampe de poche et à un flash d'un appareil photo, même lorsque l'éclairage extérieur est assez important.
Côté vitesse de réaction, pas d'inquiétude. Toutes les technologies utilisées réagissent pratiquement instantanément (de l'ordre de 8uS à 300uS suivant leur polarisation).
Comme pour les antennes directives en radio, les opto's disposant d'une lentille, ils sont plus sensibles et ont un angle de détection plus fermé, ce qui cadre parfaitement au but recherché.
Mon choix s'est porté pour un photo transistor IR fabriqué par OPTEK, à savoir un OP804. (temps de réaction de 15uS, angle de 12°)
Remarque: La BASE de ce photo transistor n'est pas connectée, elle peut l'être vers la masse via une capacité de 1nF.

Le schéma
Le montage présenté a été réalisé sur une période de 1 mois et la version qui vous est proposée est la version 0.1 et est fonctionnelle à 100%.
Seules de mauvaises manipulations ou modifications de votre part peuvent entraîner son dysfonctionnement.
Je me réserve le droit d'apporter des modifications, soit personnelles soit venant de tiers, après vérifications et approbation de celles-ci.
Inutile de réinventer la roue, juste la rendre un peu plus ronde pour jouir de plus de confort...
Je me suis fortement inspiré d'un montage se trouvant sur le net pour une partie de mon montage, et d'une autre partie ayant fait ses preuves sur le détecteur d'orages radio réalisé il y a quelque mois.
D'ailleurs, l'aspect des circuits originaux sont gardés, seuls certains composants ont juste vu leurs valeurs changer.

Description du schéma bloc 

Le projet est constitué de plusieurs parties distinctes et ceci afin de mieux comprendre son fonctionnement.
Je vous suggère, pour une meilleure compréhension, d'imprimer le schéma bloc et de suivre les explications au fur et à mesure.
Schéma bloc

  Light sensor
Le détecteur optique est l'élément déterminant de ce projet.
L'opto choisi est un OP804, mais d'autres capteurs IR peuvent être utilisés, la seule précaution à prendre est la polarisation ou courant de fonctionnement.
Pour garantir un gain de sensibilité, un réflecteur est ajouté au photo-transistor, et un tube en PVC dont sa longueur peut être modifiée est placé devant le capteur, ceci afin de choisir l'angle optique désiré  correspondant à la longueur focale utilisée sur l'appareil photo.
 
  L'amplificateur
L'amplificateur permet d'amplifier le signal venant du photo transistor.
L'amplification est fixée à un gain de 500, permettant une grande sensibilité du système sans pour autant osciller.
Cet ampli est réalisé à l'aide d'une partie du LM324. A l'origine, l'amplification était fixée à 1000, mais j'ai constaté une instabilité lors de la détection, et c'est pour cela que j'ai opté pour un gain de 500.
 
  Le filtre
Pour pouvoir être utilisé durant la journée, ce filtre permet de faire passer les signaux rapides et brefs, tandis que les petites fluctuations lentes sont bloquées par ce filtre.
Ce filtre est donc un passe haut, et est construit au tour d'une partie d'un LM324.
 
  Ajustement du niveau
La sensibilité du montage est permise grâce à un potentiomètre qui sera monté en face avant.
Lorsque le curseur est placé au maximum de sensibilité, le circuit déclenche en permanence, et le point de non déclenchement varie suivant la tension de l'alimentation. En générale, lorsque la batterie s'affaibli, il faudra faire une retouche sur le seuil maximum de sensibilité.
Placé au minimum, un flash très proche permet le déclenchement.
 
Comparateur
Le comparateur effectue la comparaison entre le signal venant du filtre passe haut et la consigne d'ajustement du niveau.
Ce comparateur est réalisé à l'aide d'une partie du LM324.
Au repos la sortie est proche de la tension d'alimentation, activé, elle tire à la masse l'entrée du timer.
 
Timer / Temporisation
La temporisation est assurée par un NE555 qui permet l'activation de l'indicateur d'éclair, du buzzer et surtout de l'obturateur d'une durée suffisante. La valeur choisie est de 1/3 de seconde.
 
Le buzzer
Le buzzer permet lors d'une utilisation en mode surveillance (24/24) de faire retentir un BIP lors d'une détection.
Un switch permet de désactiver le buzzer afin d'apprécier dans un espace silencieux soit les craquements dans le haut-parleur, soit les tonalités naturelles des grondements.
De plus, cela permet d'éviter les commentaires de madame ;-)
 
Indicateur d'éclair
L'indicateur d'éclair est réalisé à l'aide d'une DEL blanche (du luxe) dont la tension d'alimentation est très élevée.
Elle procure une intensité très forte.
 
Isolation galvanique
Afin d'éviter un quelconque endommagement de l'appareil photo ou tout autre interface connectée au détecteur, cette isolation galvanique procure une isolation à raison de 4.000 Volts.
Cette isolation est réalisée à l'aide d'un classique CNY17, un relais mécanique prenant plus de temps et ne cadrant pas avec les sujets fugitifs comme les éclairs.
La connexion à l'appareil photo ne pose aucun problème, car en général il s'agit de tirer à la masse la connexion de la commande de l'obturateur.
 
Sortie vers externe
La sortie de l'opto coupleur est disponible sur un petit JACK 3.5 stéréo, dont seuls la masse et son centre y sont connectés.
On pourra y commander un appareil photo, ou un enregistreur d'événements sur une ligne de temps, afin d'apprécier la période de l'activité orageuse.
 
Alimentation générale
L'alimentation générale du circuit est de 9V nominal. Celle-ci est donc réalisable avec une petite pile de 9V.
Sur ma version, j'y ai disposé un connecteur d'alimentation externe, qui désactive la pile interne et permet donc un fonctionnement continu.
J'ai poussé la tension d'alimentation à 12V durant 24H puisqu'il est plus difficile de trouver un adaptateur secteur de 9V au lieu de 12V.
Une DEL bleue (du luxe) alimentée très faiblement indique la mise sous tension du détecteur.
 
Demi alimentation
Afin de faire des économies au niveau des composants étant donné une alimentation asymétrique des amplificateurs opérationnels, la tension de repos des amplificateurs est réalisée grâce à une partie du LM324 et alimente divers point du montage par la moitié de la tension d'alimentation, ce qui évite d'être  gêné par l'affaiblissement de la pile de 9V.
 

Résumé des caractéristiques du détecteur 
- Ajustement de la sensibilité du trigger.
- Fonctionnement durant le jour ou la nuit.
- Durée de l'impulsion de déclenchement de 1/3s. (Possibilité d'ajuster en modifiant un composant)
- Buzzer d'avertissement en mode d'alarme déconnectable.
- DEL blanche d'activité d'éclairs.
- Isolation galvanique de 9.000V.
- Connexion externe universelle. (collecteur ouvert)
- DEL bleue de contrôle de mise sous tension.
- Alimentation par une pile de 9V (+/- 154 heures de fonctionnement)
- Plaquette du circuit compact (70x45)
- Disponibilité des composants.
- Portable et léger (+/- 100 gr sans boîtier)

Les points faibles 
- Enclenchement sporadique lors de la mise sous tension.

Description du schéma électronique 
Je vous suggère, comme pour le schéma bloc, d'imprimer le schéma électronique et de suivre les explications au fur et à mesure.
Schéma électronique


Le détecteur optique
Le capteur optique (OP804) est connecté à CON1 (Photo). Le collecteur est placé à la pinne 1 et le émetteur à la pinne 2, la base éventuelle n'est pas connectée ou peut l'être via une capacité de 1nF à la masse.
Le courant E-C est fixé à 0,75mA, assurant une sensibilité plus accrue. Ce courant est fixé grâce à R1+R2.
Sans détection de lumière, la tension au collecteur est de 9V +/-, dès l'apparition de lumière, cette tension baisse jusqu'à 0 volt si l'opto est saturé.
La capacité de 100uF (C1), assure un tampon d'énergie au moment où le montage s'active. Ceci permet d'éviter des réactivations intempestives du montage.
NB: D'autres capteurs peuvent être montés; dans le cas d'un capteur photovoltaïque, retirer les composants R1, R2 et C1 (voir les exemples du data sheet du LM324).

L'amplificateur
Au repos, la tension à l'entrée négative de IC1A (LM324) est la moitié de la tension d'alimentation, à savoir 4,5V dans le cas d'une pile de 9V.
L'amplification est déterminée par le rapport entre R4 et R1, dans ce montage, le rapport est de 470, donc l'amplification est de 470.
C2 (220nF) assure une élimination de la composante DC provenant du capteur, et permet une tension de repos de l'amplificateur.
En sortie de l'amplificateur (pinne1), on retrouve donc 4,5V au repos, et juste les variations du détecteur amplifié 470 fois.
La tension de repos provient de la demi alimentation (IC1D) appliquée à l'entrée positive de IC1A.
L'alimentation est directe, à savoir 9V dans le cas d'une pile et maximum 12V.

Le filtre passe haut
Le filtre passe haut est constitué des composants (C3,C4, R5,R6 & IC1B).
Ce filtre atténue fortement l'amplification de IC1A, mais empêche aux variations lentes détectées d'activer le montage.
En sortie, de brèves impulsions négatives sont visibles à l'oscilloscope lors de la détection de flash.
La tension de repos est de la moitié de la tension d'alimentation provenant de IC1D et injectée sur l'entrée positive de IC1C.
C'est ce filtre qui permet d'utiliser ce montage en journée.

Niveau de sensibilité
Le niveau de la sensibilité, ou encore le niveau de déclenchement du trigger, est réglé à l'aide du potentiomètre P1 (47Kohms).
Les résistances R7 (2.2K) et R8 (22K) permettent de fixer les limites maximales et minimales de la tension de déclenchement.
L'alimentation de l'ensemble est faite grâce à la moitié de la tension d'alimentation générale par le biais de IC4D.

Comparateur ou trigger
Le comparateur est la partie C du LM324 (IC1C).
On retrouve sur la pinne 9 négative le signal de consigne provenant de l'organe de réglage de la sensibilité (P1), et sur la pinne 10 positive le signal provenant du filtre.
Lorsque le provenant du filtre est inférieur au signal de consigne, la tension de sortie du comparateur (pin 8) passe à 0 volt, et donne le feu vert au timer de s'enclencher.

Le timer
Le temps choisi pour la temporisation est de l'ordre de 300ms (0.3s) et est déterminé par la résistance de 1,5M (R11) et la capacité de 220nF (C7).
Le signal provenant du comparateur enclenche immédiatement le timer (câblé en monostable) et sa sortie (pinne 3) active plusieurs partie du circuit, à savoir;
- L'activation du Buzzer (LS1) par l'entremise du transistor de T1 (BC547).
- L'activation de l'opto coupleur (IC3) et DEL blanche (LED2) par le biais du transistor T2 (BC547).
L'alimentation du NE555 (IC2) est directement connectée à l'alimentation du détecteur.

Signalisation d'activité
La signalisation d'un flash est réalisée à l'aide d'une DEL blanche (LED 2).
Dès que le timer s'active, donc la sortie (pinne 3) du NE555 (IC2) passe au niveau haut, ce signal est inversé par le transistor T1 (BC547), cet état, tire à la masse, via la résistance de limitation de 470Ohms (R15), la cathode de la DEL blanche (LED2).
La tension d'alimentation de la DEL est réglée à son maximum d'intensité lumineuse que peut assurer ce genre de DEL. Cette tension est de 3.5V aux bornes de la DEL blanche.

Le buzzer

Le buzzer (LS1) est un micro buzzer de type MEB-12C-5, qui comporte son propre oscillateur interne, et dispense donc des composants additionnels.
Une résistance de 270 ohms (R14) limite son alimentation, car d'origine le buzzer fonctionne sous une tension de 5V.
Une capacité de 100uF (C8) est placée en parallèle au buzzer, évitant au détecteur des enclenchements sporadiques dus à fait un courant drainé par le buzzer assez conséquent lors de son activation et perturbant les faibles niveaux de tensions à l'entrée de l'amplificateur IC1A.
Le switch SW2 permet de rendre le buzzer actif ou non, suivant l'utilisation du détecteur.
La mise en action du buzzer est réalisée par l'interrupteur électronique formé par le BC547 (T1), qui passe en saturation lorsque sa base passe à l'état haut.
Le courant de saturation de T1 est calibré par la résistance de 1K (R12).

L'opto coupleur
L'opto coupleur assure la communication entre le détecteur et l'appareil devant être commandé par ce dernier.
En général  j'y connecte mon appareil photo CANON par la connexion d'enclenchements externes de la télécommande.
L'opto coupleur assure également une isolation galvanique de quelques 9000V et donc aucune connexion électrique entre les deux dispositifs mis en jeu.
Cette isolation et commande sont réalisées à l'entour d'un CNY17 (IC3). Sa commutation est activé par le transistor BC547 (T2) et dont le courant de saturation de commande est limité par la résistance de 1K (R13).
Le courant de limitation de la diode DEL interne de l'opto est à son tour limité par la résistance de 470 ohms (R16), ce qui permet de faire circuler un courant de l'ordre de (9/470) 20mA, largement suffisant pour saturer le photo transistor de l'opto coupleur.
Ce genre de montage est appelé collecteur ouvert, et est de plus, dans le cas présent, isolé électriquement.
Le signal de commande se retrouve aux bornes du connecteur CON2 (
shutter) ainsi qu'aux bornes 2&3 de CON4 (external).
Ce connecteur (CON4) dispose de la tension d'alimentation du détecteur et pourra éventuellement servir à alimenter dans le futur un détecteur auxiliaire qu'on pourrait d'ailleurs mettre en parallèle avec les sorties des opto's coupleur.
ATTENTION: afin d'activer correctement le dispositif externe, il va de soit qu'il faut connecter la masse externe avec la pinne 1 (émetteur) du connecteur CON2.

Les alimentations
Une pile de 9V (ou encore un adaptateur secteur avec une tension maximum de 12V continu) sera placée au connecteur
power (CON3).
Le switch SW2 permet la mise sous tension de l'ensemble du montage. Cette mise sous tension est visualisée grâce à la DEL bleue (LED1), dont le courant de fonctionnement est fortement limité par la résistance de 10K (R17). Le courant est ici de l'ordre de 2mA, ce qui permet d'être illuminée pour une tension minimum de 7V, tension minimum où le remplacement de la pile sera nécessaire.
La capacité de 100uF (C11) assure un filtrage efficace si un adaptateur secteur mal filtré est connecté en lieu et place d'une pile de 9V.
La tension d'alimentation de repos (moitié de VCC) est réalisée grâce au pont diviseur constitué de R9 et R10 (4,7K) dont C5 (100uF) assure un tampon d'énergie, et dont le courant est stabilisé par la partie D du LM324.
Une capacité de 100uF (C9) est placée à proximité du LM324 (IC1) assurant un tampon d'énergie ainsi qu'une autre capacité de 100uF (C10) assure la même fonction pour le NE555 (IC2), ceci afin d'éviter des enclenchements sporadiques du détecteur.

La réalisation pratique
La réalisation du détecteur est faite sur un circuit imprimé de 70x45mm double face.
J'ai fait en sorte de tracer les pistes afin que les soudures ne se fassent uniquement que sur la face opposée de celle de la pose du composant (côté soudure) pour certains d'entre eux (ex: condensateur radial, switch, DEL).
D'autres composants, (circuits intégrés, résistances,...) devront être soudés sur les deux faces (soudure des deux côtés d'une même pine d'un C.I.).
De plus, les composants occuperont les deux faces de la carte ceci afin de condenser la réalisation et de pouvoir disposer d'une face avant pour l'intégration dans un boîtier en PVC.
La pose d'un soquet (type tulipe) pour les circuits intégrés est envisageable, mais ceci augmente l'épaisseur de la carte une fois montée.

Description des fichiers

Schéma électronique
Ce fichier contient le schéma électronique du détecteur d'éclairs et de flash. (format PDF)
 
Liste des composants
Ce fichier reprend les composants nécessaires à la réalisation du détecteur d'orage. (format EXCEL)
Sérigraphie de la face avant
Ce fichier contient le dessin de la platine électronique de la face avant. (format PDF)
Le dessin est intentionnellement inversé afin de permettre un développement aux U.V. en l'imprimant à l'aide d'une imprimante de 600dpi sur un slide transparent.
Ceci permet d'avoir le TONER de l'impression directement sur la partie photosensible de la carte à réaliser, et évite de provoquer des traits flous à cause de l'épaisseur du slide.
Lors de l'insolation aux U.V., les inscriptions seront donc lisibles normalement (non inversées).
Le diamètre des trous de forage est réduit à 0.4mm, ceci qui permet de mieux centrer les mèches.
Il faudra donc vérifier le diamètre nécessaire pour les composants à installer, mais en général 0.7mm est largement suffisant pour la plupart des composants.
Sérigraphie de la face arrière
Ce fichier contient le dessin de la platine électronique de la face arrière. (format PDF)
Les mêmes remarques que celles reprises ci-dessus valent également pour la face arrière.
Implantation des composants face avant
On trouve sur ce fichier l'implantation des composants devant être soudés sur la face avant du circuit imprimé.
Implantation des composants face arrière
On trouve sur ce fichier l'implantation des composants devant être soudés sur la face arrière du circuit imprimé.
Localisation des VIA's
Dès que le circuit est imprimé et les forages effectués, la première opération consistera à placer les VIA's sur la carte.
Ces VIA's assurent le passage électrique d'une face à l'autre, ceux-ci sont généralement difficiles à éviter lorsqu'il s'agit de cartes assez complexes.
Les connexions seront réalisées en soudant de part et d'autre des faces un petit fil cuivré (diamètre de forage = +/-0.7mm).
Ce fichier permet de localiser l'endroit où devront être placés les VIA's, qui sont au nombre de 8. (format PDF)
Guide de forage pour face avant
Si vous envisagez de rendre le détecteur portable, un petit boîtier en PVC pourra très bien faire l'affaire. Personnellement, j'ai utilisé un boîtier en PVC de petite dimension (voir photo plus loin).
Ce fichier permet donc d'effectuer le pointage central de tous les composants de la face avant. (format PDF)
Le diamètre des trous devra être similaire au matériel installé sur le circuit imprimé.

Le design du détecteur a été réalisé avec le programme PROTEL DXP.
Étapes de réalisation
1) Imprimer les deux faces sur des feuilles transparentes.
2) Développer le circuit imprimé.
3) Procéder au forage des trous.
4) Placer les VIA's à l'aide du fichier "localisation des VIA's"
5) Souder les composants, en commençant par les circuits intégrés (profil plat), ensuite les composants de la face avant, et terminer par les autres composants de la face arrière.
6) Vérifier une dernière fois la pose des composants.
7) Placer les composants extérieurs; alimentation, détecteur optique et commande externe.

Remarque: Lors du développement de la carte, par distraction j'ai inversé la disposition du switch d'alimentation, si bien qu'il est à l'opposé de l'autre montage de détection radio des orages.

Photos de la réalisation

   
         
         

Réglage du détecteur
Le seul réglage à effectuer est le seuil de sensibilité maximum de détection.
Placé à son maximum de sensibilité, le montage se déclenchera en permanence.
De nuit, ce réglage n'aura que très peu d'influence sur son fonctionnement, mais de jour, il faudra le régler un poil moins sensible au déclenchement permanent.
Pour tester le montage, je me sers soit d'une simple lampe de poche en faisant passer son rayon rapidement devant la cellule de détection, soit en utilisant le flash d'un appareil photographique. Normalement, cela devrait faire BEEP et la DEL blanche s'allumera +/- 1/3s.
Remarque: Lorsqu'un test avec un appareil photographique au flash est réalisé, le cliché montre la DEL blanche allumée.


Connexion à un appareil photo
Pour actionner l'obturateur d'un appareil photo, il suffit en général d'effectuer un court-circuit au bouton de la télécommande.
Soit on place la sortie de l'opto coupleur en parallèle sur le switch de la commande, soit on réalise un câble direct vers l'appareil.
ATTENTION: Certains appareils photographiques ne disposent pas de ce genre d'entrée. Au contraire, l'interface de commande, telle une télécommande, peut être du type intelligent et utiliser un protocole de communication afin de donner des ordres à l'APN (MAP, ZOOM, prise de vue).
SONY par exemple utilise un protocole, dit LAN-C. Il faudrait dans ce cas se placer en parallèle sur le bouton poussoir de la télécommande au lieu de se connecter directement sur l'APN, opération qui pourrait d'être destructive pour  l'APN!!!
Avant de se lancer dans une telle opération, il est préférable de s'informer quant au type de connexion entretenu entre une télécommande et l'APN; simple switch ou protocole de communication.
CANON 
Pour la commande du 10D, j'ai modifié la télécommande (RS-80N3) en insérant dans le câble de connexion un jack stéréo femelle du côté du boîtier, le plus près possible du boîtier et un jack mâle sur le câble allant vers le connecteur RN3. Ce jack sera connecté au boîtier du détecteur d'orage.
Même si une erreur de connexion (inversion de polarité) est faite, il n'y a aucun risque de destruction de l'appareil photo; on pourra se référer à ce schéma pour la connexion.
NIKON 
Pour commander un APN NIKON (D200), il a fallu pas moins de 9 échanges de mails avec un ami, Frédérique (alias SNAKE), pour comprendre et trouver la solution à notre problème. A la différence de CANON, NIKON ne veut absolument pas déclencher si l'on ne court-circuite pas les 3 câbles en même temps. L'astuce réside à pratiquer ce montage. Il n'y a aucun risque de destruction de l'APN puisque après démontage d'une télécommande NIKON MC-30, lors de la prise de vue, les trois câbles sont court-circuités.
Je laisse ici la description du connecteur 10 pinnes et des attributions de couleurs pour le sacrifice d'une MC-30.
Merci à Frédérique pour les essais et les informations disponibles à présent.
SONY
Je n'ai pas fait de tests avec mon SONY F-828, mais le temps de réaction de celui-ci est bien trop important (+/- 200 à 250 ms) comparé au 10D (typique 85ms).
De plus, il faut dans ce cas-ci, intervenir au niveau du bouton poussoir de la télécommande. Protocole LAN-C oblige.

Réglage de l'appareil photo
La Photographie avec un détecteur d'éclairs est possible car il ne s'agit pas d'un événement unique et bref, mais est plutôt composé de plusieurs événements espacés chacun de 30 à 50 mS et peut s'étirer sur une période de plus de 1S.
Le temps de réaction, dit 'LAG TIME', est le temps entre l'ordre de prise de vue et la prise de vue elle-même. Ceci est très déterminant pour ce genre de prise de vue : plus la durée de réaction est réduite, plus les chances de prendre un bon cliché seront de votre côté.
L'usage d'une optique à grand angle sera bien plus confortable d'utilisation, car souvent la localisation d'un éclair n'est pas prévisible.
Le réglage d'un appareil photographique sera réalisé comme suit;
* Réglage en priorité de vitesse, soit 1/8 à 1/2 seconde.
* Réglage de la mise au point en manuel, de préférence sur l'infini.
* Mode d'asservissement unique (pas de rafale).
Le réglage du diaphragme est évalué sans prendre l'éclair en compte, c'est à dire, composez votre balance vitesse/diaphragme normalement.
Je déconseille néanmoins d'utiliser une vitesse supérieure à 1/4S sous peine de ne pas capturer correctement l'éclair et donner la priorité au paysage.
Sur le terrain, vu les réglages conseillés plusµ haut, la profondeur de champ sera plus importante puisque la valeur du diaphragme sera au maximum.
Je conseille également d'utiliser des filtres neutres de 2 à 3 si les conditions en journée ne permettent pas une vitesse inférieure ou égale à 1/4S.
Un ZOOM peut être utile si l'activité orageuse est assez éloignée et localisée.
La balance des couleurs durant la nuit devrait être placée sur TL (tube lumineux).

Quelques photos d'orages


Vilvoorde août 2004


Vilvoorde août 2004


Vilvoorde août 2004


Vilvoorde août 2004


Vilvoorde août 2004


Vilvoorde août 2004


Vilvoorde août 2004


  Ardèche 2004 (France)    


  Ardèche 2004 (France)   


  Ardèche 2004 (France)   


  Ardèche 2004 (France)   


  Ardèche 2004 (France)   


  Ardèche 2004 (France)  


  Ardèche 2004 (France)   


  Ardèche 2004 (France)  

Pour le reste.... beaucoup de patience... de plaisir... et de satisfaction.

danielv37'at'pandora.be

Date de dernière mise à jour 02/02/2007