AO-40

de ON4LDZ


 - Préparation à l'utilisation de AO-40
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La parabole
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L'illuminateur
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Le réflecteur
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Le croisillon

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L'hélice
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Le Stub d'adaptation
 - Le bras de déport
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Le Downconvertor
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Le pointage du satellite
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L'azimut
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L'élévation
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Le trépied
 - L'interface de commande
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Le Software
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La montée
 - Le tout en photo (Album)
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Préparation à l'utilisation de AO-40

Début janvier 2003, j'ai reçu d'un collègue une parabole qu'il venait juste d'acheter et qui malheureusement ne pouvait être installée à son QRA pour cause de manque de place.
Ne sachant qu'en faire, je lui ai proposé de me la céder, chose faite le lendemain.

C'est à cet instant que j'ai fait mes recherches : comment illuminer correctement la parabole, quel convertisseur utiliser, quelle antenne utiliser pour la montée, quel système de poursuite allais-je bien pouvoir utiliser ?

Mais avant d'aller plus loin, si je pouvais déjà entendre la balise et éventuellement décoder la télémétrie, ce serait déjà pas mal.

La parabole  

L'antenne reçue n'était pas accompagnée de beaucoup de documentation, aucune indication quant à son angle OFFSET, son gain, son point de focal... bref, le flou total ... à part la marque de l'antenne, une TRIAX TD-110.
Par contre, j'ai trouvé pas mal d'informations sur le site du constructeur

Mais c'est en cherchant sur divers sites, que je suis tombé sur une foule d'informations non négligeables et qui allaient m'aider à résoudre le type d'illuminateur que j'aurais besoin et pour construire les divers composants.

Tout d'abord, il s'agit d'une antenne
Offset et non Prime-Focus. L'utilisation d'un patch est exclue pour ce type d'antenne, puisque l'angle d'une parabole Offset est trop aigu, et qu'un Patch possède de par sa nature un angle bien trop large.
Le patch est le plus souvent utilisé pour une antenne Prime-Focus à f/D élevé.
Donc, dans mon cas, ce sera un illuminateur du type HELIX qui sera envisagé... oui mais voilà... quel aspect devra-il avoir ? pas de panique...

J'ai trouvé un tableau excel génial, écrit par F6AGR, qui permet de répondre à de nombreuses questions sur le comportement d'une antenne parabolique Offset avec juste 3 mesures à effectuer au préalable sur ladite antenne.
J'ai également trouvé la même philosophie pour des antennes Prime-Focus (écrit ici par W3PM sous le même format), juste au cas où !

Les mesures effectuées sur la parabole:
Hauteur = 1120 mm
Largeur = 1000 mm
Profondeur = 96 mm

Les caractéristiques: (après calcul en Excel)
Distance focale f = 583.1 mm
f/D équivalent = 0.71
Largeur du lobe source à -10 db = 77.6°
Inclinaison de la source = 47.3°
Angle Offset = 26.8° (à 0.2° près suivant les caractéristiques du constructeur)
Gain à 100 % = 28db, mais on peut espérer 26.1db pour 65% de rendement.
L'antenne sera une hélice avec
5.25 spires (la donnée la plus importante).

L'illuminateur  

Avec toutes les données reprises ci-avant, on peut commencer à se pencher sur l'illuminateur.
La fréquence centrale de AO-40 est 2401.350MHz, le nombre de spires est de 5.25.
J'ai également trouvé sur le NET un site qui permet de calculer la mécanique d'une antenne Helix avec les deux valeurs indiquées ci-dessus.
Il s'agit d'une feuille de calcul sous le format HTML écrite par
W0FMS http://vhf.worldsbest.com.au/Helix.htm

Caractéristiques de l'illuminateur:

Diamètre du réflecteur = 124.84mm
Diamètre de la spire = 42.391mm
Espace entre chaque spires = 30.256mm
Longueur d'un tour = 136.569mm
Longueur totale de l'hélice = 716.989mm
Longueur de l'hélice = 15.88cm

La construction:

Le réflecteur
Pour le réflecteur, j'ai pris une plaque en aluminium d'un diamètre de 124.8 et d'une épaisseur de 3mm.
Voici le dessin à l'échelle pour la découpe et forage des différents trous (format gif).
La même découpe du réflecteur sous format COREL DRAW 8 ou plus (format COREL8).
Le connecteur à fixer sur le réflecteur est un modèle du type N mâle pour châssis me permettant de cette manière de fixer directement le down-convert sans passer par une adaptation femelle-femelle et éviter des pertes d'insertion.
La fixation est assurée par des vis à têtes fraisées de M3, qui rendent la surface du réflecteur un tantinet encore plane et plus esthétique.

Pour la fixation du réflecteur sur le petit bras de déport (A), j'ai utilisé ici des vis également à têtes fraisées mais de M4 et qui seront serrées par des écrous autobloquants.
Du côté de l'hélice, un dégagement est prévu pour les vis à têtes fraisées.

Pour fixer le croisillon, j'ai prévu 4 trous de 4mm de diamètre et fraisé l'arrière des trous comme pour une vis à tête fraisée, mais j'ai utilisé de la colle à deux composants pour former un bloc homogène avec le croisillon.

Le croisillon
L'hélice est soutenue grâce à deux plaques en fibre de verre (comme pour les circuits imprimés mais sans cuivre) où se trouvent les trous de passage de l'hélice.
Les deux plaques sont entrecroisées, et forment un croisillon qui maintient l'hélice à distance constante entre les spires.
Cette croix est collée avec de la résine à deux composants sur le réflecteur.
Avant de commencer, une petite simulation n'est pas inutile, question de voir si la mécanique est réalisable et si le sens de la polarisation est correct (simulation papier).

La découpe des deux plaques se trouve sur ce fichier à l'échelle (format gif).
La même découpe, mais ici en format COREL DRAW 8 ou plus (format COREL8).

J'ai pris les deux plaques coupées en forme de rectangle et ai collé une copie du fichier dessus afin d'y reporter à la pointe à tracer les différents trous, les deux diagonales, l'axe de la plaque pour le sciage et finalement la butée des traits de scies servant à l'emboîtement.
Comme les deux plaques s'entrecroisent, j'ai prévu 4 trous afin de permettre à la colle à deux composants de communiquer d'une face à l'autre, permettant ainsi une meilleure solidité.

4 trous de 3mm de diamètre sont prévus afin qu'avec la colle à deux composants un bloc de maintien puisse se former et constituer ainsi une solide fixation sur le réflecteur.

Un dégagement est prévu permettant à la première spire de passer dans un des panneaux du croisillon. Ce dégagement permet la pose du Stub d'adaptation d'impédance.

Ensuite, après avoir retiré la couche de cuivre, j'ai assemblé les deux plaques afin de constituer le croisillon.
ATTENTION: lors de l'emboîtement des deux plaques, il faut veiller à bien respecter l'ordre des plaques, car on risque d'avoir une mauvaise polarisation circulaire.
En principe l'hélice doit monter du réflecteur vers l'extrémité dans le sens horlogique (polarisation circulaire droite), qui deviendra circulaire gauche par réflexion avec la parabole.

Pour terminer le croisillon, j'ai utilisé une colle EPOXY à deux composants et laissé l'ensemble durcir durant 12 heures.

L'hélice
L'hélice est réalisée avec une tige de laiton d'un diamètre de 3mm.
Pour la réalisation, j'ai utilisé une barre en nylon d'un diamètre de 35mm où j'ai foré un trou de 3mm de diamètre afin de fixer la barre en laiton, maintenant ainsi la tige, puisque, finalement, l'hélice forme un ressort puissant.
J'ai placé la barre de 35 dans le mandrin du tour et j'ai lentement, et avec force, enlacé la tige en laiton à l'entour de la barre, en faisant attention au sens de rotation et en plaçant les spires jointives.
Il faut au moins prévoir 10 spires lors de réalisation, car à l'effet de détente, ce nombre va légèrement diminuer.

Ensuite, il faut essayer... (pas facile avec des trous de 3mm), de faire passer l'hélice dans le croisillon. Après plusieurs essais, j'ai finalement foré les trous de 3 au diamètre de 4, car c'est assez "serré" comme réalisation.

Stub d'adaptation
Pour l'adaptation de l'impédance de l'hélice, j'ai utilisé une feuille de laiton que j'ai découpée afin de former un quart de spire d'une largeur de 6mm (format gif).
Voici le fichier de cette adaptation au format COREL DRAW 8 ou plus (format COREL8).

Il s'agit à mon sens du travail le plus délicat, car il faut chauffer assez fortement l'ensemble afin de réaliser une belle soudure.
Pour m'aider, j'ai utilisé des petits morceaux de plaquette en EPOXY afin de garder l'espace entre le STUB et le réflecteur.
Il est conseillé de laisser un espace de 1.5mm du côté du connecteur et de 3mm à l'extrémité du STUB.

Pour terminer les travaux de l'illuminateur, dès la pose du STUB, il suffira de souder l'hélice sur le connecteur.

Le bras de déport  

Afin de bien illuminer l'hélice, il est hors de question d'utiliser le bras de déport livré d'origine avec la parabole tel quel.
D'une part la fixation est trop longue, et d'autre part inadaptée du point de vue fixation avec l'hélice.

Je me suis penché sur plusieurs sites, mais n'ayant pas trouvé mon bonheur quant à savoir si le point de focal devait être au niveau du réflecteur ou bien au centre de l'hélice, j'ai décidé de concevoir un système à compromis, me permettant d'effectuer des mesures comparatives suivant l'emplacement de l'hélice et avec facilité.

La construction:

Sur le fichier ci-joint, on aperçoit le bras d'origine (en bleu), l'hélice dans ses positions extrêmes (grise pour un point focal situé au niveau du réflecteur, et jaune pour un point focal au centre de l'hélice) d'emplacement et les deux pièces à réaliser pour la fixation (A&B en rouge). (format gif)
Le même schéma, mais ici en format COREL DRAW 8 ou plus. (format COREL8)

La réalisation des pièces A&B est exécutée avec des profilés d'aluminium de 20x20.
La fixation entre-elles est assurée par un L de 40 de côté fixée à l'aide de rivets de diamètre 4mm, pour donner après lustrage la pièce suivante.
Ne pas oublier une petite encoche afin d'évacuer l'eau qui risquerait de s'accumuler dans la pièce B.

Ensuite, j'ai dégagé la partie rectangulaire devant recevoir la pièce B, retiré la partie inutile du bras d'origine et foré sur le flan du bras un trous de part et d'autre d'un diamètre de 5mm afin d'effectuer le serrage de la pièce B.
Pour la fixation et permettre la mobilité du bras de déportation de l'hélice, j'ai utilisé deux blocs en aluminium de 40x10x10 où j'ai foré et taraudé du M5.
Le serrage est donc assuré par deux vis en INOX d'une longueur de 17mm et permettant le serrage sur les parois et bloquant de cette manière la pièce B.

Le Downconvertor 

Le Downconvertor qui me permettra de recevoir les fréquences de 2.4GHz sur la bande 2M est assuré par un kit Italien que vous pouvez retrouver sur ce site;
http://www.keps.it

Marko (IK2CFR) se fera un plaisir de vous répondre très rapidement, et la livraison lors de ma commande fut très rapide, 4 jours après, j'avais déjà mon convertisseur en mains propres.
Il s'agit du modèle 13LNC2-PH, qui après un test comparatif avec un UEK-3000 est semblable si pas mieux, mais d'un point de vue esthétique et d'aspect de construction, bien meilleur (qualité professionnelle), le prix également est très attractif comparé aux autres modèles du genre.

Le Downconvertor est connecté directement au connecteur de l'illuminateur, car à ces fréquences, mieux vaut éviter les pertes par des longueurs de câble coaxial inutiles.
En principe, il suffit de placer le bras sur la parabole et cela devrait fonctionner....

Le pointage du satellite  

Pour la réception de AO-40, il n'est pas utile si l'on veut faire des essais de réceptions, d'utiliser un quelconque dispositif de poursuite, une simple chaise fera office de calage de l'antenne une fois la balise de AO-40 trouvée (attention elle n'est pas toujours active, contrôler le MA).
Mais dès qu'il s'agit de faire des contacts en hiver, mieux vaut s'équiper un petit système de poursuite, mieux encore automatique, avant d'attraper un bon rhume !

Il y a quelques années, j'utilisais un système complet de poursuite de marque YEASU, à savoir le modèle G-5500, mais hélas à l'époque et par manque de place, j'ai revendu l'ensemble à un ami afin que je puisse installer mon antenne HF en lieu et place de mon système satellite.
Tout ce qui suit est la description de l'assemblage pour l'élévation et azimut, ainsi que son boîtier de contrôle qui me permettront la poursuite de AO-40.

L'azimut: 

Il y a quelques années, j'avais fait l'acquisition d'un rotor d'antenne pour TV, qui m'avait servi pour effectuer des essais avec un long fusil en VHF.
Pourquoi ne pas ressortir ce moteur du grenier et s'en servir comme organe de pointage pour l'azimut.
Malheureusement, ce moteur n'a aucun capteur de position qui me permettrait à tout instant de savoir dans quelle direction pointe l'antenne, et surtout un dispositif me permettant une mesure facile afin d'être assisté par PC.

En ouvrant le moteur, j'ai constaté qu'il n'y avait que peu d'endroit pour y fixer un potentiomètre.
Le plus facile fut d'utiliser la grande couronne qui comporte 108 dents. Au QRL j'avais trouvé quelques engrenages de récupération du même type de dentitions.
Un rapide calcul me donne soit 108/25 = 4.32 tours pour une rotation de 360°, ou bien, 108/18 = 6 tours pour une rotation de 360°.
L'engrenage sélectionné fut celui comptant 25 dents, car le moteur, de par sa mécanique d'origine est capable d'effectuer 380°.
Il fallait trouver un potentiomètre qui pouvait être capable d'effectuer 5 tours, bobiné de préférence et d'une valeur de 1KOhms, j'ai trouvé mon bonheur auprès de la marque SPECTROL, représenté par Farnel, le modèle retenu est le SPECTROL 535-1-1.
Comme le diamètre intérieur de l'engrenage et celui du potentiomètre ne sont pas les mêmes (cela aurait été trop beau), une petite bague d'adaptation fut tournée et maintenue par serrage uniquement.
Pour placer le potentiomètre, j'ai du retirer tout les composants interne du rotor afin que pouvoir travailler sans risquer d'endommager une quelconques pièces.
Après le fraisage, muni de son petit support j'ai placé le potentiomètre afin d'effectuer un petit essai mécanique.

Lorsque tout est OK point de vue modification, quelques repérages sur la couronne, un graissage supplémentaire avant de refermer le rotor, et le tour est joué.

L'élévation: 

Malheureusement une parabole commerciale n'offre pas l'articulation nécessaire pour effectuer une élévation, il a fallut concevoir cette partie là de A à Z.
La première considération est celle de l'angle maximum et minimum à apporter à l'antenne, après vérification des données Kepler, il est rare à ma latitude d'avoir AO-40 à une élévation supérieur de 35°.
Seconde considération, prévoir un système de mesure.
Une simulation sur PC me permet d'avoir une idée précise sur ce que j'ai besoin comme articulation et contrainte éventuelle mécanique, j'ai pris comme valeur maximal d'élévation 40° et minimal de -5° (-5° afin de permettre au système de mesure d'être opérant de 0 à 40°)

Sur ce plan on peut apercevoir les différentes parties constituant l'articulation, à savoir les pièces A, B, C, D, E et F. Tous les schémas sont regroupé dans ce fichier en COREL DRAW 8 ou plus.
Il est à noté que la pièce F fait partie du système de la mesure et en aluminium contrairement autres exécutées en INOX.

La pièces A sera fixée à l'aide d'écrous de M8 sur la pièce B. Ces des pièces ont été réalisées avec des cornières en L de 50x50x5 INOX.
La pièce E est un coussinet serti sur la pièce A et permettra à la pièce D de pivoter librement sur son axe, axe qui est soudé sur la pièce C et à son tour soudée sur l'attache d'origine de la parabole..

L'ensemble ainsi réalisé permet une stabilité, sans jeu et même au besoin, à l'aide d'un actuateur de plus long développement, de couvrir plus de 45° d'élévation.

Le vérin utilisé pour l'élévation est du type tout à fait standard, d'un développement de 12'', ceci me permet d'obtenir mes 45° d'élévation.
Son alimentation étant prévu pour 36V, lors d'essais, une tension entre 15V et 18V permet d'avoir une vitesse de travail très doux et lent permettant un pointage très précis.
Le vérin est fixé d'une part sur le mat verticale équipé de sa rotule et d'autre part sur la fixation de maintient de la parabole, fixation qui d'origine ne permet pas cette option.
Une tige de M12 INOX a été fixée près de la fixation du bras de déport. (Un renfort est nécessaire à l'intérieur afin de ne pas forcer cette fixation)

Pour la mesure de l'élévation, un simple potentiomètre de 1Kohms bobiné de préférence fera l'affaire.
Deux engrenages d'un facteur de 3 permet pour un angle de 90° un développement de 270° sur potentiomètre, de quoi utiliser au maximum ce potentiomètre.
Le potentiomètre en placé dans une petite boite en PVC et fixé à l'aide d'une récup de carte PCB. (ne pas oublier le petit trou permettant après serrage de fixer correctement le potentiomètre)
L'ensemble est placé dans la boite et un petit morceau de chambre à air est collé permettant d'assurer une étanchéité entre l'axe et le boîtier, ensuite, la pose de l'engrenage.
L'autre engrenage est fixé sur la pièce F et riveté à l'aide de petits rivets en aluminium. Une vis M3 assurera un bon maintient sur l'axe D.

La boite PVC est fixée ensuite sur la pièce B afin d'être en vis à vis pour les deux engrenages.

Le trépied: 

Puisque la place fait défaut au QRA pour installer l'ensemble du système AO-40 sur un mat fixe, j'ai dû utiliser la dernière surface encore disponible non occupée par une quelconque antenne.
C'est pourquoi, la construction d'un trépied a été choisi et entreprise.

Les différentes parties constituant le trépied, à savoir les pièces A, B, C, D, E, F & G sont regroupées dans ce fichier en COREL DRAW 8 ou plus.

L'ossature du trépied est effectuée à l'aide de cornières de 30x30x3 en acier bleu.
Au sommet du trépied, une bague en nylon (pièce A) dont l'intérieur est recouverte d'une petite bague en téflon, permet au mat rotatif d'être centré et ainsi occasionner moins d'effort lors de la rotation.
Cette bague en nylon est fixée sur la plaque en acier (pièce B) de 6mm, qui permet également la fixation des 4 pieds, les 4 pieds étant soudés.

Les pieds sont réalisés à l'aide d'une tige de M12 INOX où un écrou a été brasé et ensuite tourné (constituant ainsi la pièce G), ceci évite à la tige de se libérer par la pièce D de la plaque en INOX (pièces E) constituant le pied, et permettant en plus la possibilité d'un réglage en hauteur ainsi que l'exploitation d'un terrain non plat.
Les tiges passent dans un écrou en INOX qui est soudé sur une plaque F, elle même soudée sur les extrémitées des pieds.

Au centre du renfort, une plaque en INOX reçoit le moteur (pièce C) qui permet le pointage azimutal.
L'ensemble terminé permet de se rendre compte de la bonne stabilité du système et du mécanisme d'élévation dans son ensemble.

L'interface de commande:

La commande des moteurs est assurée par une petite interface de réalisation personnelle.
Celle-ci est pilotée par un processeur DALLAS 5002, compatible 8051, embarqué sur une petite carte industrielle de récupération.
La programmation est effectuée en PLM51, langage se situant entre l'assembleur et le C.
L'interface dispose de deux ports séries RS-232, d'un câblage pour un display et d'une mini gestion des interruptions pour un clavier.

Tout ce qui me reste à mettre à l'entour de cette carte, sont: 2 convertisseurs A/N de 12 bits, des relais de commandes, un petit joystick et une alimentation fournissant les tensions DC pour le moteur d'élévation et le processeur, et d'une alternative pour le moteur d'azimut.

Sur la face avant, on aperçoit le bouton de mise en marche, le joystick, un bouton pour passer en mode automatique, 2 switch pour l'activation des relais coaxiaux montés dans les lignes de la VHF & UHF, de 4 LED indiquant l'activation des moteurs et leurs sens, d'un switch permettant d'inverser la polarisation de la montée en 70cm et d'un display de 2 fois 20 caractères rétro éclairé.

Sur la face arrière, un connecteur du type classique pour l'alimentation 220V, un bornier de 4 connexions pour la commande des relais coaxiaux, un bornier de 12 contacts permettant la commande des moteurs, la lectures des positions et la commande du relais coaxial de l'antenne 70 cm pour l'inversion de la polarisation.

L'utilisation d'un convertisseur de 12 bits me permet de travailler au dixième de degré, donc 4096 positions sont permises en 12 bits, le travail se fera entre 0 et 3600.
Donc, 1mV par 1/10°, cela permet pour l'azimut de travailler entre 0 et 3.6V, représentant respectivement 0° à 360,0°.
Pour l'élévation, la même plage de tension est utilisée, mais sera digitalement divisée par 4 afin d'obtenir une valeur comprise entre 0 et 90.0°.

4 relais assurent la commande des moteurs, divisés en 2 groupes, un pour l'azimut et l'autre pour l'élévation.
1 relais d'un groupe permet l'inversion du sens de rotation, tandis que l'autre du même groupe, permet d'alimenter le moteur.
Il est à noter qu'il est possible, par le biais d'un JUMPER, de choisir le type de moteur à commander, AC ou DC.

L'assemblage mécanique ainsi que les cartes électroniques sont de fabrication maison et développés grâce au programme PROTEL98.

Le Software 

MODE TEST
Un mode de test est prévu au démarrage du programme et permet de tester indépendamment toutes les parties constituantes de l'interface, ceci permet de détecter le cas échéant tout disfonctionnement.
Les tests possible sont:
- Test du joystick
- Test du display
- Test des LED
- Test des relais pour la commande azimutale
- Test des relais pour la commande en élévation
- Test du convertisseur de la position de l'azimut (lecture de la tension)
- Test du convertisseur de la position de l'élévation (lecture de la tension)
- Test de la RS-232 en réception (9600 8 n 1)
- Test de la RS-232 en transmission (9600 8 n 1)
- Sortie du mode test

MODE MANUEL
2 modes sont possible avec l'interface, l'un dit mode manuel, permet grâce au joystick d'ajuster une position, l'autre dit automatique, permet de suivre un satellite par le biais de l'interface RS-232, dont le programme NOVA envoi les données vers l'interface en mode
NOVAComm1.

En mode manuel, avec action sur le joystick, il est possible d'activer les moteurs et de suivre via le display la position pointée par les antennes.

MODE AUTOMATIQUE
En mode automatique (action sur le bouton AUTO), les données reçues par NOVA sont analysées et les données de pointage sont copiées à la seconde ligne.
L'interface intercepte le nom du satellite et précise s'il s'agit d'un nouveau satellite. Toutes les 15 secondes, le nom du satellite est affiché. Une action sur le joystick, remet l'interface en mode manuel.
Si aucune donnée n'est reçue par l'interface, celle-ci se place en mode stand-by.

SETUP ET OPTION
Quelques options et paramétrages sont disponibles afin d'obtenir un confort d'utilisation.
Options et paramétrages possible:
- Azimut maximum, permet de régler la position maximum au moteur d'azimut
- Azimut minimum, permet de régler la position minimum au moteur d'azimut
- Offset azimut, permet d'ajouter une valeur d'angle afin de rattraper la mesure de l'azimut
- Elevation maximum, permet de régler la position maximum du moteur d'élévation
- Elevation minimum, permet de régler la position minimum du moteur d'élévation
- Offset elevation, permet d'ajouter une valeur d'angle afin de rattraper la mesure d'élévation
- Precision azimut, permet d'ajuster l'écart de précision azimutale avant un re-pointage en mode automatique
- Precison elevation, permet d'ajuster l'écart de précision en élévation avant un re-pointage en mode automatique
- Precision du DSP, permet de régler sur 4 niveaux le mode d'échantillonnage des convertisseurs AN

- Alarm
sonor, permet en cas de problème d'être averti par un bip, attirant l'attention sur l'interface
- Alarm visuelle, permet de visualiser les événements non prioritaires
- Sortie du menu "paramétrage"

SECURITE
Deux sécurités sont actives aussi bien en mode manuel qu'en mode automatique. Ces alarmes peuvent être activées ou désactivées suivant l'option choisie dans le menu de paramétrage.
L'une permet d'éviter qu'un moteur ne dépasse les consignes minimum ou maximum réglées dans le menu de paramétrage, ceci afin qu'aucun forçage mécanique endommage le système.
L'autre alarme agit uniquement lorsqu'un des moteurs en supposé être en mouvement et qu'après un certain laps de temps sa position est inchangée ou que l'écart n'est pas assez important.
Dans ce cas, l'interface est bloquée et seul l'action power OFF/ON permet de redémarrer le programme.

La montée 

Pour la montée vers AO-40 j'utilise la bande U (435MHz) puisque au départ je suis en possession d'un ICOM 910 (me permettant en principe de délivrer 75W en UHF) équipé des options pour travailler en mode satellite.

Vu l'espace réduit, j'ai opté pour une antenne de la marque Gulf Alpha. Le modèle choisi est une 8 éléments YAGI croisée avec option d'inversion de polarisation.
(ref: No. 70CM-8ELSat)
Il est à noter que cette antenne est en aluminium et inox, toutes les connectiques sont réalisées en N, le service de vente, de livraison et l'après-vente sont d'une qualité remarquable.
Peter m'a toujours informé via e-mail de l'avancement de ma commande et a porté une attention toute particulière pour l'envoi du colis depuis le Nebraska en faisant en sorte de renforcer le "boom" avec un "boom" de récupération pour le transport via la poste.

Afin de déporter l'antenne sur l'ensemble déjà existant, un petit restant de mat en aluminium fait parfaitement l'affaire.
Ce mat est fixé à l'aide de brides de fixations sur la partie mobile qui maintient la parabole et permet ainsi de travailler en élévation.
A l'extrémité de ce mat, l'antenne 70cm est fixée de telle manière qu'aucun élément ne soit parallèle au mat et ce afin d'éviter au maximum un effet parasite.
Après le réglage et fixation à zéro degré d'élévation, vérification des connecteurs des deux dipôles, serrage des fixations de réglages des dipôles. Et tout sera en ordre pour recouvrir les connecteurs N d'une bande vulcanisant qui permettra de longues années de fonctionnement à l'abris des intempéries.

Le 14 juillet 2003, je faisais déjà mes premiers contacts sur AO-40 avec 6 stations. Ce fut un grand moment de joie et surtout de soulagement de voir que le projet s'était enfin concrétisé avec succès après 6 mois de travail acharné.

           

Le tout en photo (Album)
Logbook
on4ldz'at'pandora.be

Date de dernière mise à jour 28/09/2003