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REALISATION D'UNE OEUVRE D'ART POUR LA NOUVELLE BIBLIOTHEQUE
GEORGE SAND à CLEON l Seine-Maritieme (F) |
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| La
bibliothèque George Sand est une structure nouvelle
d’une superficie de 722 m2, située sur
la place Saint Roch, au coeur de la ville de Cléon. |
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| Elle
réunit les deux sections, jeunesse et adultes
au sein d’un même lieu. A la fois lumineuse
et accueillante, moderne et chaleureuse, elle offre
aux lecteurs un mélange harmonieux de bois, d’aluminium
et de verre. |
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| La
commande d’une oeuvre d’art pour ce lieu
a été faite à l’artiste Patrick
Merckaert. La demande était une intervention
sur les douze kakemonos prévu en façade,
derrière la baie vitré. |
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| Ma
proposition a été d’investir les
deux faces de chaque kakémono de façon
à pouvoir constituer deux grandes images lorsque
les kakémonos ferment la façade. Deux
positions sont possibles selon les horaires de la bibliothèque
: lorsque la bibliothèque est ouverte, les kakémonos
sont eux-aussi « ouverts » et laissent le
regard des passants qui sont sur la place Saint Roch,
pénétrer à travers la baie vitrée
dans la bibliothèque ; lorsque la bibliothèque
est fermée, les kakémonos sont alors «
fermés » et présentent alors aux
passants une des deux images. |
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Une
des faces des douze kakémonos est bleue et blanche
et présente le portrait d’un homme avec
le mot « REGARD ». Sur l’autre face,
des kakémonos, en rouge et blanc, apparaît
le visage d’une jeune femme et le mot «
PENSEE ». Lorsque la bibliothèque est fermée
au public, c’est l’une ou l’autre
de ces deux images que l’on voit de la place.
Les kakémonos s’ouvrent ou se ferment,
changent d’image, de mot et de couleur comme on
tourne la page d’un livre. |
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| Lorsque
ils sont ouverts les images et les mots paraissent alors
fragmentés à celui qui entre dans la bibliothèque.
L’homme et la femme sont comme les deux côtés
d’une même pièce. Côté
pile, le visage de l’homme exprime une certaine
force mentale et le mot « REGARD » déjà
une action intériorisée ou ouverte sur
le monde. Côté face, le visage de la jeune
femme émane la douceur d’une émotion
qui, liée au mot « PENSEE », renforce
l’expression d’une réflexion sur
le monde intérieur ou extérieur. |
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Regard
et pensée, intérieur et extérieur,
des notions qui sont déjà à l’oeuvre
dans
l’architecture de cette bibliothèque et
qui sont les mots qui résument peut-être
le plus simplement l’action d’ouvrir un
livre. |
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