ASA
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SOUS LA LOUPE
Eric Deboeck, Chef-Steward RSCA
Anderlecht – Saint- Trond, le 20 novembre 2011
Wim Smet
Deux heures avant le match, j’ai rendez-vous avec Eric au Stade Constant Vanden Stock.
Le briefing pour les stewards démarre aussitôt en tribune 3.
Le nombre de supporters visiteurs est communiqué : 500 supporters trudonaire seront présents.
Le RSCA pourra compter sur 20.000 supporters.
« Aujourd’hui, nous comptons 169 stewards épaulés de 17 étudiants de la septième année « Sécurité ». Ils doivent suivre cinq matchs dans le cadre de leur stage. Les services de police de la commune sont venus rejoindre l’effectif de sécurité. Les visiteurs seront accompagnés de 16 stewards et de quelques policiers en civil.
RSC Anderlecht réserve 943 places pour les visiteurs. Pour les matchs européens, il est obligatoire de mettre 5% des places à la disposition de l’adversaire.
Une heure et demie avant le match : les supporters commencent à rentrer dans le stade. Après quelques actions administratives, j’accompagne Eric pour la première fois dans le stade. Chaque accès est contrôlé afin de voir si les effectifs sont bien en place.
« La tâche du steward comporte trois volets : l’accueil du supporter, l’observation et si nécessaire, calmer le supporter. Il est très important pour un steward de réagir très vite. »
Ensuite, nous nous rendons à l’entrée du bloc « Visiteurs » où nous rencontrons les stewards et les services de police de Saint-Trond. Les premiers bus trudonaire arrivent sur le parking escortés par la police de la route.
Nous quittons le stade afin de nous rendre au parking « Dupuis » où 42 bus de supporters « Mauve et blanc » arriveront au compte-gouttes. En chemin, nous constatons un peu la pagaille. Chacun essaie de trouver une place de parking, La police en a plein les mains à chaque carrefour.
« Le parking Dupuis était jusqu’à ce jour un parking pour les voitures. De ce fait, les bus devaient aller se garer beaucoup plus loin. »
Les supporters interpellent Eric afin de lui demander pourquoi les urinoirs ne sont pas présents.
Ceux qui s’adonnent au « pipi-sauvage » sont automatiquement verbalisés par la police.
L’interphone d’Eric sonne sans arrêt, une partie de la tribune 3 est sans lumière, un steward demande un entretien avec Eric, etc…Je constate qu’Eric essaie de résoudre les problèmes d’une manière sereine.
Nous retournons au stade car le match débute dans quelques instants. Eric m’emmène à l’entrée de nos supporters pour me montrer comment se déroule la fouille. (Peu avant le début de la rencontre, nous constatons que quelqu’un à pu détourner la fouille. Celui-ci a lancé un fumigène. Il a été repéré et aussitôt il a été interpellé). Les stewards observent le « Kop ». Au moindre « échauffement », Eric et son équipe s’introduisent dans la foule afin de faire régner le calme au plus vite. Beau travail.
Enfin un moment pour une causette : « une de mes tâches en temps que chef-steward consiste à recruter des nouveaux stewards. Après un screening, ils reçoivent une formation de deux jours et ils doivent suivre cinq matchs dans le cadre de leur formation. Sais-tu qu’un steward peut infliger une interdiction de stade de trois mois à un supporter ? »
Entre-temps, nous sommes arrivés à la mi-temps du match et nous nous rendons de l’autre côté du stade. Tout est calme dans le bloc « Ambiance ».Nous passons devant le bloc du sponsor principal et nous arrivons au bloc des supporters « Visiteurs » où trois stewards nous attendent.
Une porte en acier et une cloison en verre épais doivent empêcher que les supporters des deux clubs n’en viennent aux mains.
« Cinq minutes avant la fin du match, une partie des stewards se positionnent sur le terrain devant la tribune 3. Le nombre varie entre 8 et 40. Par après, les stewards se rendent à l’endroit où se trouvent les bus de supporters adverses car il arrive parfois que les deux clans se lancent des projectiles. Nos stewards sont aussi présents dans la zone d’interview.
L’ambiance parmi les stewards est très bonne et c’est presque une obligation car nous devons pouvoir compter sur tous à chaque intervention.
Lorsque le stade s’est vidé, nous passons au débriefing et ensuite nous buvons un bon verre ensemble.
Un bon verre que vous avez tous bien mérité !
Un grand merci à Eric et ses collègues ! Il n’existe qu’un seul mot pour cela : RESPECT !