Avis relatifs à des suspensions d'autorisation de mise sur le marché de médicaments vétérinaires



(J.O. du 28 décembre 2000, p. 20787)

Décision du directeur général de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments.

Vu la décision d'autorisation de mise sur le marché accordée le 18 décembre 1985 au médicament vétérinaire dénommé DOHYVAC 5 des laboratoires Fort Dodge Santé animale, 22-24-26, avenue Marcel Dassault, 37200 Tours;

Vu la transmission, en date du 7 novembre 2000 par un vétérinaire d'un courrier relatif à des incidents survenus chez trois animaux;

Considérant l'apparition de la maladie de Carré survenue chez trois chiens après vaccination contre cette même maladie par la spécialité vétérinaire DOHYvac 5 et la mort d'un des animaux;

Considérant la nécessité de procéder à une enquête de pharmacovigilance...

Considérant la nécessité de vérifier les conditions de fabrication et de contrôle...

Considérant la nécessité de réaliser une inspection du site de fabrication (USA)...

Le directeur général de l'agence française de sécurité sanitaire des aliments décide:

L'autorisation de mise sur le marché de la spécialité DOHYVAC 5 des laboratoires Fort Dodge Santé Animale est suspendue a compter du 17 novembre 2000 pour une durée de douze mois.




Trois cas d'accidents post-vaccinaux chez des chiens ont suffi pour déclencher une "surveillance" du vaccin et son retrait. Combien de maladies démyélinisantes après vaccination anti-hepatite B devrons-nous comptabiliser pour que l'on retire le vaccin du marché?

Source: Le Courrier d'ALIS, N° 33, 2001




Le vaccin antipolio donne la polio



[Science et Vie, février 2001, p. 30
et Courrier International, n° 536 du 8 février 2001, p. 54]

On lit dans Science et Vie:

"Alors que l'OMS se bat pour que la poliomyélite soit totalement éradiquée en 2005, trois enfants de la République Dominicaine et un autre a Haïti ont contracté la maladie. Ils n'etaient pas vaccinés. Le problème posé par ces quatre cas réside dans le fait que ces enfants ont contracté un virus dérivé du vaccin oral administré à la population. Les scientifiques ont séquencé le virus des malades et découvert qu'il avait divergé de la forme virulente. Les chercheurs ne s' expliquent pas cette diversion. En tout cas, il semble clair que le vaccin peut évoluer vers la virulence et se propager."

On lit dans Courrier International:

"0n croyait l'épidémie definitivement éradiquée. Mais, aux Caraïbes, un vaccin mutant a cause une flambée de poliomyélite. Si d'autres cas étaient observés, I'OMS devrait revoir sa politique contre la maladie. Au départ, on soupçonna un empoisonnement aux pesticides. Mais les études épidémiologiques menées l' été dernier pour déterminer la cause des mysterieuses paralysies frappant des enfants de la municipalité de Constanza en République Dominicaine, mirent en évidence quelque chose de plus sinistre." Le virus incriminé était une forme mutante de celui contenu dans le vaccin oral. "Ce virus, délibérément attenue pour le vaccin, est donc capable de causer une poussée épidémique..."




Dans les annees 60, quand les médecins commencèrent à donner le vaccin oral aux enfants, ils savaient que les virus vivants atténués le composant pouvaient survivre dans l' environnement et être transmissibles. En fait, cette caractéristique a même contribué à la grande efficacité de ce vaccin: les enfants vaccinés continuent pendant un certain temps d'évacuer par les selles les virus vaccinaux. En infectant des personnes exposées par la suite à ces virus évacués dans l'environnement, le vaccin peut conférer une certaine immunité a ceux qui n'ont pas eu la chance d'être vaccinés... Cependant, si les virus contenus dans le vaccin oral, en circulation dans l'environnement, peuvent redevenir un agent de la maladie, la stratégie se révèle très dangereuse.

Il existe certes des cas de polio imputables au vaccin oral. Environ un individu sur 750 000 personnes vaccinées avec le vaccin antipolio oral contracte la maladie. Les spécialistes en virologie savent également que, dans l'intestin grêle, les virus du vaccin oral peuvent, dans certaines conditions, se muter en souches plus virulentes. [...] A present l'OMS n'est plus du tout sûre de sa stratégie... "Selon moi, c'est un phénomène très rare", estime Donald HENDERSON, de l' Université John Hopkins de Baltimore et chef de file du programme de l'OMS d'éradication de la variole. [...] Roland SUTTER, responsable du département d'éradication de la poliomyélite au CDC, résume ainsi: "Il est clair qu'une sonnette d'alarme a été tirée. Notre problème est de savoir si l'heure est grave ou non"."

En complément des informations en provenance de la République Dominicaine, où la polio était censée avoir été éradiquée en 1994 [1], la revue The Lancet [2] nous apporte des données en provenance du Japon qui confirment la dangerosité du vaccin polio oral. Tant que l'on utilisera le vaccin polio a virus vivant attenué le risque de paralysies poliomyélitiques liées à la contamination environnementale par le virus vaccinal redevenu virulent demeurera. La preuve: une equipe japonaise a recherché le virus vaccinal dans les égouts et les rivières de la région de Toyama où le vaccin oral est largement prescrit au cours de campagnes de vaccination, en mai et octobre. Sur une periode de 2 ans, 31 polio-virus de type 3 ont été isolés. "Ce qui est bien plus inquiétant, du moins en théorie, est que 55% des souches isolées comportaient une proportion élevée (2 a 91 %) de virus ayant muté... ayant récuperé leur neurovirulence et étant considérés comme dangereux."

Voilà qui empêche de claironner que la polio est éradiquée au Japon, comme l'annonçait - prematurement - l'OMS l'année dernière [3].

Sans aller si loin, regardons en France. C'est à Strasbourg que le virus de la polio a été retrouvé dans le reseau d'eau potable, de la ville ! [4] Les spécialistes ont dit qu'il s'agissait d'une souche très ancienne isolée en 1941. Les hypothèses sont allées bon train. Un laboratoire aurait-il éliminé ses déchets par le tout-à-l'égout, allez savoir ? Toujours est-il que nous sommes entourés de virus, quand ils sont naturels, nous pouvons encore "pactiser" avec eux, mais lorsqu'ils sortent d'une séringue, tout est possible, même le pire !

Références

1 - Selon les dires des chercheurs de l'Organisation Panaméricaine de la Santé (OPS) dans Courrier International
2 - H. Yoshida et coll. "Characterisation of vaccine derived polioviruses isolated from sewage and river in Japan", Lancet (2000; 356: p. 1461-63)
3 - "Polio éradiquée", Libération, 30 octobre 2000
4-"Poliomyélite à Strasbourg", Le progres de Saint-Etienne du 11 novembre 2000



Complétons notre information en nous référant à une publication dans les Annales de I'lnstitut Pasteur qui a pour titre "Les virus neurotropes" (Ed. Elsevier, Vol. 6, n° 2, 1995). Les auteurs, Radu CRAINIC et coll. parlent de la poliomyélite paralytique associée à la vaccination (PPAV). Cette maladie " iatrogène" a été introduite en toute connaissance de cause dans la population quand on a lancé le vaccin oral Sabin. En effet, on apprend dans la revue de l'lnstitut Pasteur que des cas de PPAV peuvent apparaître aussi bien chez les vaccinés que chez des individus non vaccinés vivant au contact de vaccines. "La PMV a été individualisée comme entité pathologique dès l'introduction du vaccin VPO (oral à virus attenué Sabin). Après 30 ans d'administration de VPO aux Etats-Unis, on évalue ce risque à un cas de PPAV pour 2,5 millions de doses de VPO administrées. Parmi ces cas, 75% d'entre eux se déclarent suite a la première dose de vaccin. Dans le cas du polio-virus, I'atténuation des souches vaccinales se caractérise par leur capacité reduite (qu' est-ce que cela veut dire?) d'atteindre ou de proliférer dans le système nerveux central de l'homme malgré le fait qu'elles soient toujours capables de se multiplier dans l'intestin. [...] Une des caractéristiques des souches d'origine vaccinale isolées de vaccinés sains est un niveau de neurovirulence relativement élevé. Cette instabilite génétique et phenotypique des souches vaccinales joue un rôle évident dans l'apparition de la PPAV, mais est aussi a l' origine d'une pollution continuelle de l'environnement par des souches plus ou moins neurovirulentes [polymorphisme qui est le résultat de mutations ou de recombinaisons génétiques entre virus vaccinaux]. " >BR>

Voir pour tout complement d'information le livre du Dr Jean P~LETTE: Nous te protègerons - La polio, quel vaccin ? Quel risque ? (Ed. 1997).

Source: Le Courrier d'ALIS, N° 33, 2001





Un pédiatre devant l'ordre des médecins


[Nouvelle République du Centre Ouest, 12/02/2001, article signé de Marie-Paule MEMY]

Nous connaissons le Dr Philippe BRY et savons qu'il est la conscience professionnelle même. Que lui reprochent ses confrères de l'Ordre ? Tout simplement "de jeter la suspicion sur l'utilité des vaccinations". Le médecin est condamné une premiere fois à un mois de mise à pied, le 12 fevrier 1999, par l'instance régionale et à trois mois par l'instance nationale, le 8 février 2001. "L' aggravation de la peine, fait rare, fait suite au recours du Conseil départemental qui estimait que "la dangerosité des opinions et du mode d'exercice du Dr Bry était insuffisamment sanctionnée en premiere instance."

Il n'y a pas eu de plainte de patients. Le Dr BRY a été dénoncé par un confrère pédiatre de Tours, très engagé dans la lutte contre les sectes, pour avoir prescrit un traitement isothérapique (à base de dilutions homéopathiques de vaccins) à un enfant qui présentait une grande fatigue à la suite de toute une serie de vaccinations. L'Ordre des Médecins l'a donc accusé d'utiliser des procédés insuffisamment éprouvés faisant courir des risques injustifiés aux patients (Code de deontologie art. 39 et 40) !

C'est là un comble: accuser quelqu'un de mettre la vie en danger, alors qu'il tente de soigner un patient dont la vie a été mise en danger par des vaccins. Les accusateurs mesurent-ils le paradoxe? D'autant que les isothérapiques sont des médicaments vendus en pharmacie, qu'ils sont employés par de nombreux médecins pour des drainages vaccinaux et que même l'lnstitut Pasteur les préconise ! (Réponse d'un responsable de l'lnstitut Pasteur à une victime du vaccin hepatite B atteinte de troubles qu'elle ne savait pas comment soigner) [1].

"Philippe BRY, pour sa part, analyse la mesure qui le frappe comme un procès en sorcellerie: "On m'a déjà enlevé mes cours auprès des sages-femmes, on m'a supprimé les gardes pédiatriques et mes interventions a l'hôpital Clocheville. J'ai été parmi les premiers à tiquer contre le vaccin de l'hepatite B. Il y a un tabou médical sur les vaccins, il ne faut pas entacher le dogme selon loquel le vaccin va sauver le monde. Je paie pour ma liberté de parole".

Le pédiatre envisage d'intenter un recours contre sa mise à pied, prévue à partir du mois de mai, devant le Conseil d'Etat. "

Rappelons que le Dr P. BRY était intervenu, parmi tous les autres orateurs, au colloque << Faut-il avoir peur des vaccinations >> le 16 octobre 1999 à Paris, ce qui lui avait valu d'etre cité, lui seul, dans le journal Impact Médecin hebdo (n° 466 du 22 octobre 1999, p. 45) qui rapporta ses paroles: "Les médecins devraient être mieux formés à la connaissance des effets secondaires des vaccins", et: " Mieux informées, les familles devraient choisir librement les vaccins de leurs enfants". Jugez vous-même du sacrilège !

Tous ceux qui veulent manifester leur soutien au Dr Bry peuvent lui envoyer un petit d'encouragement par l'intermédiaire d'ALIS (Ecrire au siège à RIOM).

Source: Le Courrier d'ALIS, N° 33, 2001



Un medecin condamné pour n' avoir pas obéi aux ordres de vacciner contre l'hépatite B


[La lettre de l'employeur territorial, n° 672, 18 mars 1999, p. 5]

En parallèle avec cette affaire, il est intéressant de signaler qu'un medecin, directeur d'un service communal d'hygiène et de santé, avait refusé de vacciner contre l'hepatite B, I'ensemble du personnel d'un CCAS travaillant dans les résidences de personnes agées. Ce médecin considerait, en effet, qu'au vu des risques inhérents au vaccin contre l'hepatite B, un examen particulier de chaque dossier médical des agents concernés était indispensable.

La Cour administrative d'appel de Marseille a donné tort au medecin arguant que la vaccination contre l'hepatite B des personnels d'hébergement pour personnes agées est une obligation légale et que tout médecin a pour obligation déontologique de pratiquer des actes de soins, de diagnostic et de prévention.

Et voilà comment on sanctionne un médecin qui fait bien son travail, c'est-à-dire qui prend des précautions avant un acte medical, et comment on impose l'exécution d'une loi aveuglement !

Source: Le Courrier d'ALIS, N° 33, 2001




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