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4. ENSEIGNEMENT

Nous voudrions parvenir à ce que tous les enfants résidant en Flandre (de façon permanente ou temporaire) bénéficient d’un enseignement adapté à leurs capacités et à leur perception du monde.

 

4.1. Problématique

Bien que la participation à l’enseignement des enfants des roulottes augmente, les résultats laissent toujours à désirer.

Les causes sont à regrouper en trois catégories.

4.1.1. Seuils socio-culturels

La plupart des parents n’ont pas d’expérience scolaire (ou seulement une expérience négative). Ils ne pourront donc apporter aucun soutien dans la lourde tâche de leur enfant.

La scolarité obligatoire est surtout une "obligation"; il y a peu de motivation intrinsèque.

Le milieu scolaire est radicalement opposé au milieu domestique: la structure de l’espace et du temps, l’approche collective et l’esprit de compétition...

Les enfants des tziganes sont confrontés à un problème linguistique majeur: leur langue maternelle est le Manouche ou le Romanes, comme 2e langue les Manouches parlent le Néerlandais et les Romanis le Français. Pour ce dernier groupe, le Néerlandais est donc déjà la troisième langue. Egalement les enfants de voyageurs sont toujours retardés par rapport à la richesse linguistique requise pour pouvoir suivre la première primaire.

Les enfants des Romanis grandissent dans une culture non occidentale. A l’école cela mène à un problème d’intégration spécifique, tant du point de vue de la culture des Romanis que du point de vue de la culture bourgeoise qui n’aime pas que ces enfants viennent à "leur" école.

4.1.2. Seuils psychopédagogiques

Sur le terrain pour roulottes, les enfants s’entraînent à d’autres habiletés que celles qui sont requises à l’école. Ils ont un faible niveau de concentration, accordent trop d’importance au résultat immédiat; leur perception est peu orientée et leur motricité grossière est plus développée que leur motricité fine.

Étant donné que chez eux, réfléchir et agir sont indissociables, ils ont des difficultés à séparer les processus théoriques et pratiques.

4.1.3. Continuité

Tous les enfants ne vont pas à l’école maternelle. Pour les enfants des tziganes, le seuil est très difficile à franchir. En première primaire, les enfants démarrent avec les handicaps qu’on vient de mentionner. Ce retard ne peut se rattraper en classe, de sorte qu’il va plutôt s’accumuler (doubler, sécher les cours, avoir des drop-out)...

La mobilité continue à interférer avec l’école. Egalement les voyageurs et les Manouches qui ont un emplacement fixe doivent parfois partir pour des raisons familiales ou professionnelles. Le groupe des Romanis, qui est très mobile, constitue un véritable défi pour notre système d’enseignement: comment l’organiser pour que eux puissent s’y retrouver?

 

4.2. Enseignement: mesures politiques

Pour le moment, trois projets sont en cours pour des enfants de Romanis: Molenbeek, Mortsel et Holsbeek.

A Molenbeek-St.-Jean l’initiative a démarré en 1986. En 1987 a été fondée l’a.s.b.l. Intégration des Romanis qui se charge de l’encadrement scolaire. Les enfants des Romanis y sont intégrés dans les classes régulières à partir de 94-95. Il s’agit ici d’une école communale néerlandophone accueillant une trentaine de nationalités. Elle ne s’appelle pas pour rien l’École Arc-en-Ciel. Chaque année scolaire, une cinquantaine d’élèves s’inscrivent, dont environ la moitié sont réellement présents. L’encadrement supplémentaire est financé grâce à la politique de priorité aux migrants dans l’enseignement et au soutien de la commune et d’instances particulières et publiques. Les frais du transport à l’école des enfants des Romanis sont partiellement pris en charge par une subvention du VOW qui s’élève à 200 000 FB par an. Cette subvention est liée à une évaluation annuelle sur le plan du contenu et des finances.

L’école primaire libre de Holsbeek (qui a démarré en 1993) et l’école communale Lieven Gevaert de Mortsel (qui a démarré en 1989) ont été retenues pour un projet du Département de l’Enseignement, orienté vers l’intégration dans l’école primaire des enfants des Romanis. Chacune des deux écoles reçoit deux enseignants supplémentaires ainsi qu’un budget supplémentaire de 100 000 FB (provisoirement limité aux années 93-94 et 94-95). Cela permet de travailler la socialisation scolaire (chez les nouveaux venus) et de réaliser les débuts d’un enseignement pour "avancés". A Mortsel on a déjà fait quelques expériences avec l’intégration des enfants tziganes dans certaines leçons des classes régulières.

Pour les enfants des voyageurs, un projet analogue est en cours dans l’école d’état De Beckelère à As. Les enseignants supplémentaires adoptent ici davantage le rôle de professeurs mobiles qui soutiennent les professeurs réguliers des classes maternelles et primaires.

Pour la coordination de ces écoles à projet, le VOW dispose d’un contrat avec le Département d’Enseignement, qui subventionne les frais de fonctionnement et de personnel pour le poste de coordinateur à temps plein. Le coordinateur a également un mandat consultatif vis-à-vis des écoles autres que celles qu’on vient de nommer.

A l’intérieur des fonds VFIK de Genk (démarré en février 1993), de Maasmechelen et de Hasselt (qui ont démarré ensemble en novembre 1991), un contrat a été signé avec le VOW pour réaliser un service socio-éducatif pour les enfants des roulottes. Cela a résulté en la subvention des frais de fonctionnement et de personnel de deux pédagogues. Leur devoir est d’établir la connexion entre les enfants et les parents, l’école ou le service P.M.S. Ceci répond parfaitement aux besoins du public-cible, qui est réparti sur un très grand nombre d’écoles.

Les autres travailleurs de terrain considèrent la problématique scolaire comme une des priorités absolues. Ils soutiennent les écoles qui désirent accueillir des enfants des roulottes, aident à trouver les écoles motivées, font le suivi des demandes de bourses d’études et informent les collaborateurs des services P.M.S. au début de chaque année scolaire...

 

4.3. Enseignement: options

4.3.1. Adapté aux enfants

En vue d’offrir aux enfants des loisirs plus sains et de maintenir les contacts entre les enfants, leurs parents et l’aide sociale aux habitants de roulottes, le VOW organise une récréation en plein air. L’expérience montre que l’élaboration séparée d’un pareil service est une excellente façon d’introduire l’idée à l’intérieur du groupe-cible. Le VOW a dès lors voulu être reconnu comme espace récréatif. Le but final est d’orienter les enfants vers les espaces récréatifs existants.

Pour les enfants et les parents qui le désirent, nos volontaires offrent le plus d’assistance possible pour aider à faire les devoirs des enfants. Ceci est également un moyen de découvrir les problèmes d’apprentissage et de les signaler à l’école.

Étant donné qu’il existe déjà plusieurs autre projets (cfr. ci-dessus) stimulant l’enfant des roulottes, nous voulons surtout offrir des programmes complémentaires. Les programmes "Instapje" (0 à 2 ans) et "Opstapje" (2 à 4 ans), développés aux Pays-Bas, offrent aux enfants beaucoup de possibilités supplémentaires de s’épanouir et aux parents la possibilité de s’entraîner à stimuler leur enfant. Dans ces programmes les mères du groupe-cible jouent elles-mêmes un rôle central: grâce à une formation et un statut d’emploi, certaines d’entre elles deviennent elles-mêmes les éducatrices des autres. Cette façon de travailler est surtout suivie pour les enfants de 0 à 2 ans. Pour les enfants plus âgés, des maîtresses d’école maternelle détachées sont formées et assistées par le VOW afin de pouvoir continuer le travail.

Adolescents

Pour les adolescents de l’enseignement secondaire, il n’y a pas d’accueil. Pour le moment nous n’avons pas les moyens d’y remédier. A l’avenir le VOW développera à ce propos une vision, pour la présenter ensuite aux instances responsables. Ceci est d’autant plus urgent que les jeunes se montrent de plus en plus motivés pour aller à l’école secondaire.

Étant donné les problèmes qui se posent lors de la transition de l’école primaire à l’école secondaire, les enfants des roulottes devraient pouvoir disposer dans l’enseignement secondaire du "droit d’asile" auprès d’un(e) professeur de contact. Ceci est un instrument très valable dans le cadre de la création de liens sociaux indispensables (cfr. 1.4. Vulnérabilité sociale).

On doit également créer la possibilité d’offrir aux jeunes qui sèchent régulièrement les cours une formation professionnelle hors de l’école. Ainsi on reste très proche de la culture nomade et on éviterait sans doute beaucoup d’exclusion sociale.

4.3.2. Adapté aux parents

Le transport à l’école, notamment des enfants des Romanis peut entraîner des frais supplémentaires dont il faut tenir compte. La provision actuelle de 200 000 FB par an et par projet pourrait être insuffisante à l’avenir: en effet, des problèmes supplémentaires de transport peuvent surgir, par exemple dans la région d’Anvers.

Le programmes de stimulation déjà mentionnés sous 4.3.1. constituent aussi pour les parents une formation adaptée et importante, à condition que les techniques leur soient apprises de façon émancipatrice. Le fait d’atteindre deux groupes-cibles en même temps fait encore gagner de l’importance à ce type de programmes.

Les assistants sociaux de l’aide sociale aux habitants de roulottes tiennent toujours à coeur leur fonction d’intermédiaire entre parent et école.

Individuel

En étant ouverts aux problèmes socio-administratifs des parents, les assistants sociaux créent pour les parents l’espace nécessaire pour pouvoir s’occuper des questions qui dépassent le besoin de survivre. Comme on a déjà dit plus haut, cela reste une partie constitutive du travail d’assistance scolaire.

Les remarques faites par les parents au sujet d’un enfant ou d’une école seront toujours traitées. Nous jouons avant tout un rôle conciliateur, toujours dans l’intention d’apprendre aux deux partenaires à résoudre leurs problèmes ensemble.

Collectif

Afin de pouvoir traiter certains aspects (enseignement, éducation générale, hygiène,...) de façon collective, le VOW développe un service socio-culturel (là où le personnel est disponible) qui met l’accent sur la collectivité: excursion élargissant les horizons, conférences sur des sujets à intérêt global, organisation de pèlerinage. Une collaboration ad hoc avec les différents partenaires socio-culturels devrait permettre l’organisation optimale de ces activités collectives. Une formation interne destinée aux assistants sociaux du VOW est également prévue, pour créer une compétence à ce sujet également à l’intérieur de l’organisation. Nous pensons ici d’abord à la création de "groupes-mères". La thématique autour de laquelle il faut travailler et la façon de le faire prennent forme en cours de route sur base des expériences vécues.

4.3.3. Adapté à l’école

Les projets en cours actuellement (dans les 3 écoles) doivent être prolongés et étendus. De plus en plus de familles tziganes désirent que leurs enfants aillent à l’école. Malheureusement, ce sont maintenant les écoles qui ne semblent pas assez motivées pour offrir une éducation à ces enfants.

Pour le groupe des Romanis, qui n’a pas du tout d’expérience scolaire, les classes de transition vers la première primaire sont une nécessité absolue.

On ne peut pas encore décider définitivement de la façon dont elles doivent être organisées, étant donné le peu d’expérience dans les projets actuels (qui sont en cours depuis seulement deux ans).

Ce qu’on a déjà pu constater est que

- les enfants des voyageurs ont besoin d’assistance supplémentaire en classe et que les enfants des Romanis ont besoins de classes de transition séparées, à cause de la langue et de la faible socialisation scolaire;

- les services d’aide sociale aux habitants de roulottes doivent être consultés lors de la sélection des professeurs à projet.

L’école Arc-en-Ciel de Molenbeek doit pleinement participer à ces développements.

Dans la formation (supplémentaire) des enseignants de l’école primaire ou secondaire et des collaborateurs des centres P.M.S, le thème des enfants des roulottes doit être pris en compte.

A cet effet, le VOW prendra contact avec les écoles normales en vue d’y organiser des cours de professeurs invités et avec les instances de formation supplémentaire pour organiser des sessions régulières d’information. On accordera une attention particulière aux expériences positives avec le NT2, l’Enseignement Interculturel, l’Enseignement dans la Langue et la Culture Propres, l’enseignement orienté sur l’expérience pratique, l’enseignement associé aux soins intégraux et spécifiquement pour notre groupe-cible: l’enseignement à distance. En effet, le VOW voudrait élaborer un système efficace pour suivre les enfants et les adolescents ayant une vie nomade en combinant l’enseignement en classe et l’enseignement à distance, de façon telle que les enfants en tirent un profit maximum. D’ailleurs, le VOW ne voit pas d’obstacle à rompre le système classique des années scolaires.

A cet effet, le VOW collaborera avec les partenaires et les services qui suivent d’autres minorités, notamment les enfants des cirques et des kermesses et les enfants des bateliers.

Le professeur servant de personne de contact dans l’enseignement secondaire, tel qu’il a été décrit sous 4.3.1., doit avoir l’autorité de signaler les manquements structurels de l’école auprès de la direction et des collègues. Il n’y pas que notre groupe-cible qui doit s’adapter.