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9. ROMANIS

Le groupe des Romanis sera traité séparément, parce qu’ils constituent un groupe encore plus fermé que les autres sous-groupes, parce qu’ils entretiennent des contacts internationaux intenses, qu’ils vivent de façon nomade,... , bref, parce qu’ils se positionnent à une plus grande distance de la société civile et qu’ils veulent maintenir cette distance.

Ceci se reflète entre autre dans le faible taux de scolarité chez les Romanis: 97 % d’entre eux doivent être considérés comme étant fonctionnellement analphabètes. Leur connaissance limitée du Néerlandais y est sûrement pour quelque chose. (2)

Depuis 1969, la presque totalité des Romanis en Flandre est assistée par M. et Mme Tambour-Pierre de Merksem. Ce couple a fondé une a.s.b.l. "Keree Amende" (ce qui, en Romanes, veut dire: "Ensemble, entre nous"). Les Romanis qu’ils accompagnent se sont presque tous domiciliés chez eux: 300 environ. M. Leon Tambour effectue cette assistance à temps plein et en tant que volontaire (à l’intérieur de son statut de prépension). Son épouse, Mme Elisa Pierre, a le statut de rédacteur DAC à temps plein à l’intérieur du VOW et prendra sa retraite dans 1 an.

Leur travail équivaut donc au moins à deux temps pleins, étant donné qu’ils doivent travailler avec leur public-cible d’une manière qui les implique personnellement. Leur maison est ouverte 7 jours sur 7 du matin jusqu’au soir.

En poussant très loin leur engagement ils sont arrivés à un rare degré d’acceptation de la part de la communauté des Romanis.

De la même façon, ils ont également réussi à rapprocher les Romanis de notre société, tout d’abord sur le plan de l’administration sociale (assurance maladie, statut d’indépendant, impôts,...) mais également du point de vue de la mentalité ils arrivent peu à peu à les influencer.

Pour pouvoir continuer sur la voie d’une pareille approche, il faut maintenant assurer la succession de ces pionniers. La transmission d’une relation confidentielle ou des informations confidentielles doit se faire très progressivement.

Le VOW désire s’en charger à condition que les moyens financiers soient disponibles. Ceux-ci devraient couvrir les frais d’au moins deux employés à plein temps, qui devraient opérer dans deux locations différentes: Anvers et Bruxelles. Ces locations doivent avoir l’espace nécessaire pour l’installation des bureaux mais également pour des locaux d’accueil, vu que les tziganes y prennent leurs domiciles et y reçoivent la visite de leurs familles et de leurs amis.

Nous devons éviter à tout prix que ces locaux fassent fonction de guichet.

C’est seulement après qu’un lien personnel commence à se créer entre l’assistant social et le client que les Romanis viennent constamment y régler leurs petites affaires. Pour cette raison, une subvention sous forme de projet doit absolument être évitée. Une aide pareille ne peut être développée qu’avec une subvention structurelle; c’est le seul cadre qui garantit une continuité optimale.

Si cette approche ne peut pas être transmise et respectée, les 20 ans d’assistance aux Romanis auront été vains.

Étant donné que les enfants des Romanis commencent à suivre un enseignement néerlandophone, nous pouvons espérer que plusieurs d’entre eux, au moment de devenir adulte, seront capables de régler leurs propres affaires. D’où la nécessité de ne pas abandonner, maintenant que les améliorations s’annoncent.

9.1. Nationalité

Dans certaines familles les épouses sont uniquement mariées selon la "loi" tzigane. Si nous pouvons convaincre ces femmes de se marier également selon la loi belge, elles auront la possibilité d’acquérir la nationalité belge. Ainsi elles obtiennent aussi les droits nécessaires, là où elles se trouvent maintenant dans une position de dépendance continue. Nous ne savons pas encore déterminer exactement comment nous y prendre. Nous devons d’abord analyser soigneusement les intérêts et les motivations qui entrent en jeu. Nous voulons surtout éviter que les femmes concernées soient dupées par ces changement éventuels. Il s’agit donc d’un projet que nous ne saurons pas réaliser à court terme.

Une cinquantaine de Romanis ont toujours une nationalité indéterminée. Pour les jeunes qui viennent d’avoir 18 ans, cela peut se régler par une simple demande qui n’entraîne pas beaucoup de frais. Il n’y a que quelques cas par an.

9.2. Administration sociale

9.2.1. Assurance maladie

Nous essayons d’obtenir que les cotisations à l’assurance maladie soient toujours payées. Si la famille n’y arrive pas, nous faisons appel aux CPAS pour payer la cotisation, ne fût ce que pour l’avancer.

Pour éviter de créer une situation de dépendance, nous essayons de mettre progressivement un terme à ce système. Si les CPAS concernés entreprennent des initiatives, nous jouerons notre rôle d’intermédiaire pour plaider une normalisation graduelle.

9.2.2. Domicile

Pour leurs domiciles les tziganes doivent avoir le choix entre un terrain ou une adresse de référence.

Progressivement, un certain nombre de familles vont transférer leur adresse vers une nouvelle adresse de référence, qui sera celle du nouveau secrétariat à Anvers.

Le secrétariat actuel de Berchem déménagera en 1995.

L’assistant social qui travaille maintenant à Anvers recevra déjà les premiers dossiers. L’aménagement effectif d’un point de rencontre (fonctionnant comme adresse de référence) ne se fera que quand il y aura un accord pour la subvention de l’assistant social spécifique pour les Romanis (dont il est question dans l’introduction de ce chapitre) qui puisse assumer les responsabilités du fonctionnement.

9.3. Intégration socioprofessionnelle

9.3.1. Administration

Nous voulons continuer à aider les indépendants à régulariser leur situation sur le plan de la sécurité sociale. En ce qui concerne l’accompagnement au niveau de l’administration pour la TVA, nous devons évoluer vers une situation dans laquelle l’assistant social ne remplit plus la fonction d’adviseur TVA.

En ce moment, une dizaine d’indépendants sont plus ou moins en règle; nous espérons augmenter ce chiffre en 1995.

9.3.2. Possibilité de travail

Le groupe des adolescents de 14 à 18 ans a le plus besoin d’assistance. Ils "terminent" l’enseignement primaire mais ils ne sont pas prêts pour l’enseignement secondaire. Vu la scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans, nous ne pouvons rien offrir à ce public de drop-outs (l’enseignement se voit obligé d’accueillir tout le monde). Ainsi ils commencent une vie de famille sans avoir de perspective de revenu professionnel, surtout maintenant que le marché des voitures d’occasions s’est écroulé.

Le VOW se propose d’entrer en contact avec ce groupe-cible d’adolescents afin d’analyser comment ils voient leur propre avenir et de prendre les initiatives adaptées à partir de là.

A partir du moment où le nombre de personnel le permet, nous voulons prendre une initiative visant à obtenir le permis de conduire C. Le sport est probablement un autre moyen de trouver un accès à la communauté des jeunes Romanis. Vu le fait qu’il s’agit d’un groupe très fermé, il faut tenir compte d’un détour considérable pour pouvoir arriver à un accompagnement au niveau de l’emploi.

9.4. Santé

Ici la collaboration avec Kind & Gezin joue un rôle central. Le VOW souhaite collaborer avec une ou deux infirmières sociales qui s’occupent spécifiquement des Romanis. Le tabou qui repose sur tout ce qui concerne l’hygiène demande dans une première phase surtout une stratégie individuelle: formation par visites à domicile. Ce n’est que dans quelques années que nous espérons aborder collectivement quelques grands thèmes sur la santé.

Nous avons déjà introduit une demande officielle auprès de Kind & Gezin pour réaliser cette collaboration. On attend une décision de leur part en 1995.